DISCOURS DU PAPE PIE XII
AUX GYMNASTES DES CHAMPIONNATS DU MONDE*
Mercredi 30 juin 1954
Soyez les bienvenus, vous tous, dirigeants, organisateurs et athlètes, qui participez à ces championnats du monde de gymnastique. Nous saluons avec joie les représentants de tant de nations différentes, venus pour rivaliser dans une fraternelle émulation, aux yeux de sportifs émerveillés. Aboutissement d'une longue et difficile préparation, d'un travail persévérant et minutieux, ces démonstrations seront aussi un témoignage d'effort désintéressé au service d'un noble but. Nous avons dit déjà, voici près de deux ans, comment le sport et la gymnastique peuvent contribuer à l'épanouissement des plus belles qualités morales, pourvu qu'ils sachent se maintenir dans les limites de leur finalité propre et se mettre toujours au service d'un idéal pleinement digne de l'homme.
Dans votre vie de tous les jours et dans les actions, humbles ou éclatantes, par lesquelles vous poursuivez votre tâche terrestre, Nous vous souhaitons d'apporter les mêmes vertus de simplicité, de loyauté, de maîtrise de soi et de respect d'autrui, que vous a enseignées la pratique de la gymnastique. Puissiez-vous aussi emporter de votre séjour à Rome, avec le souvenir d'un accueil chaleureux, le désir plus vif d'une collaboration internationale aussi franche et sincère sur tous les autres plans de la civilisation et de la culture.
En même temps que Nous formons ces vœux, Nous en demandons l'accomplissement à Dieu, Créateur du corps humain et de son âme intelligente et aimante, et Nous vous en donnons pour gage Notre Bénédiction apostolique.
* Discours et messages-radio de S.S. Pie XII, XVI,
Seizième année de pontificat, 2 mars 1954 - 1er mars 1955, p. 63
Typographie Polyglotte Vaticane
MESSAGE-RADIO DU PAPE PIE XII
AUX CATHOLIQUES DE SUISSE*
Dimanche 16 mai 1954
Chers fils et chères filles, guidés par vos Pasteurs, Nos Vénérables et très dignes frères, vous vous êtes réunis cette année à Fribourg pour tenir le assises solennelles de la Suisse catholique. Parmi les, villes qui s'enchâssent comme des pierres précieuses dans le merveilles naturelles de votre pays, Fribourg est l'une des plus belles, riche aussi en trésors de culture et, depuis toujours, citadelle de la foi et de la vie catholique dans votre patrie.
Mais la beauté de la ville que baigne la Sarine est aujourd'hui largement dépassée par la magnificence de Celle à qui votre Congrès est consacré, Marie, la Vierge conçue sans tache et la Mère de Dieu. Sa splendeur éclatante est lumière et force ; lumière qui éclaire la richesse et la profondeur des vérités de la foi chrétienne, force qui déborde dans la volonté et le cœur et rend capable de traduire cette foi en actes jusque dans le moindre détail.
Quand Nous avons proclamé l'année mariale, pour le centenaire de la définition de l'Immaculée Conception, Nous l'avons fait précisément dans l'intention et l'espoir de voir, par la puissante intercession de Marie, la foi vivante croître et se fortifier dans l'Église catholique elle-même, dans ses fils et ses filles, pour endiguer le matérialisme qui monte comme une marée.
Le progrès matériel par la recherche et l'exploitation des forces naturelles poursuit sans arrêt son chemin et l'Église approuve cette évolution, même dans ses principes, mais elle y joint un avertissement pressant : quand le progrès matériel n'est pas contrebalancé par des forces religieuses et morales puissantes, il risque de devenir le chancre de la société humaine. Où devrait-on trouver ces forces sinon dans l'Église catholique et chez ses croyants ?
Le matérialisme, le processus de laïcisation de toute l'existence se déploie dans le domaine spirituel et religieux: la pensée de Dieu, le respect et la crainte de Dieu sont bannis de plus en plus de la vie publique, de la famille et par là aussi, presque fatalement, de la vie de l'individu. Ce processus est déjà fort avancé. À qui incombe-t-il de faire front sinon à vous, enfants de l'Église catholique ? Par vos prières, votre amour du Christ, votre lutte contre le péché et pour la pureté de l'âme dans tous les sens, par toutes ces valeurs suprêmes de la vie religieuse et ce qui en est le fruit: votre engagement public pour la cause de Dieu, du Christ et de son Église.
Les difficultés du mariage et de la famille s'accroissent, de même que s'accentue leur éloignement des préceptes essentiels et des commandements de Dieu. Vous en avez d'autant plus, chers fils et chères filles, le devoir d'observer parfaitement la loi de la nature et celle du Christ, avec l'aide de la grâce qui est offerte à tous. Ce n'est pas l'heure de la pusillanimité ni des concessions qui répugnent à la conscience, mais de la ténacité courageuse et de la persévérance.
La soif de jouissances grandit de façon inquiétante. Ce fait ne doit-il pas vous inciter à la simplicité dans le train de vie, à la pénitence volontaire et au renoncement ? Aux époques dangereuses, aux époques décisives pour la religion, l'Église a toujours compté sur le sacrifice personnel de ses croyants. C'est vrai aujourd'hui encore. Agissez donc en conséquence !
Les différents peuples et l'humanité dans son ensemble se trouvent devant des questions de droit, d'économie et d'ordre social difficiles à résoudre. L'Église et les catholiques des divers pays sont conscients du devoir qu'ils ont de contribuer de leur mieux à la solution de ces questions. Leurs convictions religieuses en doivent être d'autant plus assurées. Car indépendamment du fait que toutes les obligations morales sont aussi des devoirs religieux, ils n'accompliront rien de grand et de décisif, même pour le bien temporel, que soutenus par une foi inébranlable dans les vérités éternelles ; oui, cette foi est en elle-même la contribution la plus précieuse qu'ils peuvent apporter au bien général de ce monde.
Dans le combat contre le matérialisme, il faut lancer le mot d'ordre : « Revenons au christianisme des origines ! ». Il s'applique bien ici. Les chrétiens de ces premiers temps faisaient face à une culture païenne et matérialiste, qui régnait en maîtresse. Ils ont osé l'attaquer et, finalement, ils se sont imposés, grâce d'ailleurs à leur ténacité opiniâtre et moyennant de lourds sacrifices. Imitez-les ! Daigne Marie, la Vierge puissante, la Mère de la divine grâce, vous guider et vous bénir !
Freiburg, wo ihr, geliebte Söhne und Töchter, in diesen Tagen unter dem Schutzmantel Unserer Lieben Frau über Fragen des katholischen Lebens beraten habt, ist seit den Jahren, da der hl. Petrus Canisius dort wirkte, als Heimstätte der Schulen bekannt. Ihr selbst habt in den letzten Generationen dem Schulwesen der Stadt und des Kantons den krönenden Abschluss gegeben durch die Gründung und den Ausbau der katholischen Universität, und Freiburg beherbergt in seinen Mauern auch das Herz der Pax Romana, des grossen internationalen Werks der katholischen Jungakademiker.
Wir freuen Uns der Gelegenheit, euren Schöpfungen Unser väterliches Lob auszusprechen. Wir begleiten ihre Entfaltung mit innigen Segenswünschen. Wo Wir sie erwähnen, können Wir nicht umhin, des edlen Mannes zu gedenken, der hohe Verdienste um eure Universität hat, Georges Python; ihn hat einer eurer besten Staatsmänner, Giuseppe Motta, den « homme providentiel » genannt, « qui réunissait en lui la foi du charbonnier, le coup d'œil du génie et l'ardeur de l'apôtre tout entier tourné vers l'action ».
Wo Wir das Andenken dieser und aller ihnen geistesverwandten katholischen Männer und Frauen ehren, lasst Uns ein Wort an die Katholiken der akademischen und führenden Berufe richten :
In eurer wissenschaftlichen Tätigkeit bleibt euch bewusst, dass alles Denken letztlich in absolute, unberdingt gültige Wahrheit mündet. Die Relativierung alles Erkennens, auch der obersten Denk-und Seinsgesetze, ist ebenso naturwidrig wie unchristlich. Jene obersten Gesetze führen zwingend zu Gott, und umgekehrt schliesst das Bekenntnis des persönlichen Gottes das Bekenntnis der absoluten Wahrheit mit ein. Weit entfernt, für die Forschung ein Hemmnis zu sein, ist die absolute Wahrheit vielmehr deren notwendige Grundlage und ihre stärkste Sicherung gegen den Irrtum.
Wir erinnern euch sodann an eine verantwortungsvolle Sendung, die euch obliegt: Lebt dem Volk einen einfachen, demütigen Glauben vor! Ihr habt euch Nikolaus von Flüe zum Patron erkoren. Sein Glaube war ebenso selbstverständlich wie tief. Aber auch wenn ihr Geistesriesen wie den hl. Augustinus nehmt - er ist wohl der bisher grösste unter ihnen und war gleichzeitig von ganz echter Demut und demütigem Glauben. Er bleibt das grosse Vorbild der geistig tätigen und führenden Schicht, überzeitlich, durch alle Jahrhunderte.
Gebt euren Brüdern und Schwestern auch das Beispiel einer unverfälschten Liebe zur Kirche. Wo Liebe zu Maria, da ist Liebe zur Kirche; wo Hingabe an die Kirche, da ist Hingabe an Maria. Das eine bedingt und fördert das andere.
Unsere väterliche Teilnahme gilt besonders denen aus eurer Mitte, die im öffentlichen Leben stehen. Ihr dürft euch der Volkskräfte wie der Einzelpersönlichkeiten rühmen, die ihr in den Dienst des Vaterlands gestellt habt. Um so mehr wagen Wir der Hoffnung Ausdruck zu geben, dass schliesslich doch auch die letzten Spuren eines unglückseligen Kulturkampfs überlebter Zeit dem gerechten Empfinden der besten Schichten eures Volkes weichen werde.
Möge die Fürbitte und starke Hilfe des hl. Petrus Canisius, dieses Meisters der Erziehung und Schule, dieses Ratgebers der Grossen seiner Zeit, den Freiburg mit Stolz zu den Seinen zählt und dessen verehrungswürdige Überreste es an heiliger Stätte birgt, auf euch und eurer Mitarbeit im sozialen und staatlichen Bereich ruhen und sie befruchten.
Diletti figli e figlie !
Mentre l'alba radiosa di sempre nuovi e maggiori progressi materiali parrebbe promettere al mondo un secolo di tranquillità e di benessere, sul vasto orizzonte una nera nube fa sì che la umanità viva invece sommersa nelle tenebre dell'angustia e del timore, perché le stesse conquiste luminose della scienza e della tecnica, per natura loro così utili all'avanzamento delle opere di pace, si presentano come apportatrici di desolazione e di rovina.
Il Nostro ultimo Messaggio pasquale, effusione di un cuore di Padre, ha voluto essere l'eco del Nostro dolore, dinanzi a così lamentevole spettacolo, e una voce ammonitrice, nella tremenda pagina della storia presente, sulla gravità di sovrastanti pericoli.
Pericoli reali, che però non turbano il vero cristiano, come commoverebbero invece il viandante ignaro della meta, che improvvisamente venisse assalito dalla tormenta. Egli, il vero cristiano, crede nella Provvidenza divina, che dirige i suoi passi, lo sostiene e lo conforta, nei momenti facili, come nelle difficili congiunture.
Mossi da questo ottimismo cristiano, che mai non può venir meno, perché è fondato non sull'arena mobile dei calcoli terreni, ma sulla ferma rocca della fede, noi tutti, diletti figli e figlie, volgiamo con fiducia filiale lo sguardo a Maria, Madre di misericordia, sotto la cui potente e universale protezione riponiamo tutto il nostro avvenire. E perciò
a Lei raccomandiamo primieramente i sacerdoti, ministri del suo divin Figlio, affinché con la santità della vita, la purezza dei costumi, la integrità della dottrina, il dono totale di sé stessi alla loro altissima vocazione e la loro instancabile attività al servizio della Chiesa, siano le guide sicure, di cui il popolo di Dio ha oggi, forse più che mai, bisogno;
a Lei i legislatori e i reggitori della vostra nazione, perchè, consapevoli della loro responsabilità, promuovano sempre il suo vero bene, specialmente conformando le sue leggi ai precetti divini;
a Lei il suo popolo tutto, acciocché, come ha dato al mondo mirabili esempi di laboriosità, di ordine e di armonia, possa praticare coscienziosamente anche tutte quelle altre virtù cristiane, che — nella solida pace, nella giusta libertà e nella conveniente prosperità — rendono felici le nazioni;
a Lei anche tutti coloro che hanno abbandonato la Casa del Padre, onde ritrovino la fede in Dio e riconquistino il suo paterno amore;
a Lei finalmente affidiamo il mondo intero, affinché Maria tenda ad esso la sua mano soccorrevole e lo conduca al suo Figlio Gesù Cristo, Re e Signore dell'universo, vero Dio, luce della umanità, Padre e Redentore delle anime, a cui sia gloria nei secoli.
Sopra i vostri degnissimi Pastori, sopra i vostri zelanti sacerdoti, sopra quelli tra voi che con tanto onore rappresentano le autorità dello Stato, sopra voi tutti, diletti figli e figlie, costì presenti, non meno che su tutti coloro i quali ascoltano la Nostra voce, sopra la vostra amatissima patria, discenda ora, pegno delle più abbondanti grazie celesti, la Nostra paterna Apostolica Benedizione.
* Discours et messages-radio de S.S. Pie XII, XVI,
Seizième année de pontificat, 2 mars 1954 - 1er mars 1955, pp. 23 - 28
Typographie Polyglotte Vaticane
MESSAGE-RADIO DU PAPE PIE XII
AUX TÉLÉSPECTATEURS RELIÉS POUR LA PREMIÈRE FOIS
AVEC L'ANGLETERRE, LA HOLLANDE, LA BELGIQUE,
LE DANEMARK, LA FRANCE, L'ALLEMAGNE ET L'ITALIE*
Dimanche 6 juin 1954
Non è forse una fausta coincidenza che in questo giorno, in cui la Chiesa solennemente commemora la discesa dello Spirito Santo nel Cenacolo e la prima predicazione dell’Apostolo Pietro alle moltitudini avide di verità e di pace, Ci sia dato d’indirizzarCi personalmente a voi, spettatori europei della Televisione, e di dichiararvi quanto grande è la Nostra gioia nel venirvi in qualche modo incontro fin nella intimità dei vostri focolari?
Ecco che giungono oggi a felice esito i diuturni sforzi, le ardue ricerche, gli esperimenti innumerevoli compiuti così da singoli scienziati, come da gruppi di studiosi e da nazioni, per stabilire tra i popoli europei, e forse fra qualche tempo con altri continenti, un nuovo mezzo di scambi intellettuali e artistici. Senza dubbio era già possibile mediante la radio di portare fin nelle vostre dimore parole d’insegnamento, d’incoraggiamento o di conforto. Ma chi non è bramoso di contatto immediato? Per quanto fervido ed efficace un discorso possa apparire, esso diviene anche più vivo e commovente, quando la prossimità dell’oratore permette di cogliere sul suo volto le più lievi sfumature dei più soavi sentimenti e d’imprimere nella memoria i lineamenti di lui.
Perciò siamo lieti di salutare l’alta intrapresa della « Union Européenne de Radiodiffusion », grazie alla quale, con la collaborazione degli organismi responsabili della Televisione e il tenace lavoro dei tecnici incaricati del buon andamento delle stazioni emittenti e riceventi, è potuta sorgere questa rete europea di trasmissione delle immagini. Le esperienze effettuate con favorevole successo gli anni scorsi attraverso la Manica hanno reso possibile la elaborazione del programma, che ha oggi inizio, ed è « il primo che la Televisione Italiana invia alle nove Televisioni europee nel quadro dei primi scambi internazionali di Televisione ».
Le fonctionnement d'un réseau européen de Télévision répond d'ailleurs à la fois au désir des techniciens et à celui des spectateurs. Comme toute invention récente, la Télévision est avide de prospecter ses propres possibilités. Elle a découvert que son point d'application préféré était de saisir les manifestations les plus intéressantes de la vie humaine au moment même où elles se produisent. Qu'il s'agisse d'activités scientifiques, artistiques ou sportives, des aspects innombrables de la technique moderne ou des réalisations sociales, chacun aspire à l'heure actuelle non seulement à en être informé dans le plus bref délai, mais à s'y associer immédiatement, à en être témoin, si possible.
De plus, la difficulté de réaliser un programme de haute qualité invitait à une collaboration qui divisât les charges, tout en élargissant le champ d'investigation directe. Il importe de remarquer en effet que, si la camera de Télévision capte le réel de façon synthétique, elle le soumet cependant à une analyse plus minutieuse que l'objectif cinématographique : à cause des dimensions réduites de l'écran récepteur, elle préfèrera les images en gros plans, aux personnages peu nombreux, dont elle saisit les expressions les plus fugitives. Aucune hésitation des interprètes ne lui échappe, et l'attention concentrée du spectateur, que n'influence pas l'ambiance d'une assistance compacte, ne pardonne ni les faiblesses éventuelles du sujet ni les négligences de présentation.
La Télévision peut donc jeter partout un regard curieux et s'introduire au cœur des événements. Elle est par là un instrument privilégié d'exploration humaine, un moyen efficace de mettre les hommes en contact les uns avec les autres, de leur révéler plus vite, plus sûrement et avec une puissance insoupçonnée de pénétration, les formes innombrables de la vie contemporaine.
Kaum hat sich indes die weittragende Bedeutung dieses Werkzeugs zur Verbreitung von Kenntnissen und Wissen gezeigt, als sich schon gleich ein heikles Problem zu Wort meldet: Wie steht es um den sittlichen Wert der zum Teil neuen Welt, die das Fernsehen noch viel umfassender und anziehender eröffnet als der Rundfunk und der Film? Ist es nicht möglich, dass sich neben Bestem auch anderes findet, das ein sittsames Empfinden verletzt? Ist es deshalb nicht doch wohl die erste und selbstverständliche Pflicht der Fernseh-Unternehmen wie der Zuschauer, eine umsichtige und passende Auswahl zu treffen? Der Gesellschaftskörper von heute weist bereits zu viele offene Wunden auf, die ihm die zersetzende Tätigkeit einer bestimmten Art von Presse, Film und Rundfunk geschlagen haben. Wird vielleicht das neue noch wirksamere Mittel das Übel nur verschlimmern, oder wird man von Beginn an sich bereit finden, etwas wirklich Aufbauendes und echt Gesundes zu schaffen?
Die Sorge um den nötigen Absatz verleitet die Unternehmen oft zur Verbreitung von Unterhaltungsstoff und Stücken, die auf die minder edlen menschlichen Instinkte abgestimmt sind und ihnen schmeicheln. Es genügt nicht, die Folgen eines solchen Übels, besonders die diesseitstrunkene selbstische Vergnügungssucht mit dem verschlossenen harten Herzen gegenüber der Not und den Wünschen der Mitmenschen zu beklagen. Man muss in geeigneter Weise vorbeugen. Will die Television ihre glänzenden Versprechen halten, so möge sie sich hüten, sich der billigen Künste zu bedienen, die nich weniger dem guten Geschmack als dem sittlichen Empfinden so sehr widersprechen; sie möge davon Abstand nehmen, sich auf die unnatürlichen Erzeugnisse eines kranken Zeitgeistes einzulassen; es sei ihr vielmehr darum zu tun, die wahre Schönheit zur Anerkennung zu bringen und alles, was die Menschheitskultur und besonders die christliche Religion an Gesundem und Hohem und Bestem hervorgebracht hat und hervorbringt.
Perhaps one might here call special attention to the desire of a television audience to see reflected on the screen some of its own deepest aspirations, its ideal of human brotherhood, of justice and of peace, its love of family and country, and also the fact that it is a part of a society, whose purpose transcends the limits of this material world or belongs to a religious group. We are thinking in particular of those of you, whom sickness or infirmity confine to your homes and who would like to find the consolation and comfort they need more than others by being present in spirit at religious ceremonies and uniting their prayer to that of the Church. From now on television, better than radio, will bring them into the sanctuary. This will not of course take the place of being present actually, and in person at religious rites; but at least it will help to create the atmosphere of reverence and recollection that surrounds liturgical functions, and bring the audience to share the fervent prayer of faith and adoration that rises heavenwards from a gathering of the faithful.
May this first international program, that brings together eight countries of Western Europe, be at once a symbol and a promise! Symbol it is of union between the nations, and in one respect, to a degree, it initiates that union. For must not knowledge go before appreciation and esteem? Let the European nations then learn to know each other better; let them be happy and proud to display the national beauties of their countries and its cultural riches; let them open to others the deeper feelings of their spirit and their sincere desire for understanding and cooperation. How many prejudices, how many barriers will thus fall! Lack of mutual confidence, selfishness will lessen, and above all a renewed ambition will be stirred to contribute something to the world community for the common good. Such is Our hope.
On this day of Pentecost may the divine Spirit, sent to enlighten the minds of men on this earth and to inflame their hearts with love of the Supreme Good, find in this product of human toil an instrument to extend the reign of mutual understanding and concord among all peoples. With an earnest prayer for this gift precious beyond others, and from a heart filled with love for all We impart the Apostolic Blessing.
Tot slot groeten Wij alle Nederlands-sprekende toeschouwers alsmede het gehele Nederlandse yolk, welks welzijn Ons na aan het hart ligt en welks lotgevallen Wij met warme belangstelling volgen.
Beminde Zonen en Dochters, Wij smeken van harte Gods overvloedige Zegen over U af.
* Discours et messages-radio de S.S. Pie XII, XVI,
Seizième année de pontificat, 2 mars 1954 - 1er mars 1955, pp. 49 - 52
Typographie Polyglotte Vaticane
DISCOURS
DU PAPE PIE XII
AUX PARTICIPANTS AU XVIIIe CONGRÈS DE LA
SOCIÉTÉ ITALIENNE DE RADIOLOGIE MÉDICALE*
Lundi 5 avril 1954
Nous sommes heureux d'accueillir le groupe imposant que vous formez devant Nous, Messieurs, groupe imposant tant par le nombre que par la qualité de ses membres. Deux grands congrès, l'un national, l'autre international, vous réunissent cette année à Rome autour d'un programme scientifique particulièrement riche, à l'illustration duquel les plus hautes compétences ont brillamment contribué par de savantes conférences et par de nombreux et importants rapports.
La Radiologie se perfectionne de jour en jour et tient maintenant une telle place dans la médecine générale que celle-ci ne peut plus ignorer ses ressources ni se passer de ses services. Le temps n'est plus où elle demeurait pour beaucoup une spécialité aisément négligeable. Elle a désormais, conquis droit de cité dans l'enseignement, car elle a souvent modifié et parfois même révolutionné les données traditionnelles. C'est ainsi que, grâce à l'examen radiologique du vivant, l'anatomie et la physiologie normales et pathologiques ont notablement progressé. Il est devenu possible de diagnostiquer plus tôt et plus sûrement des états congénitaux ou acquis, jusque là difficilement ou trop tardivement discernables. On a pu par le même moyen d'observation mettre en évidence les corrélations et répercussions des anomalies locales et, par le fait même, adapter les traitements, hâter les interventions, apporter à toutes les branches de la médecine un précieux concours.
Le rôle de la Radiologie n'est pas seulement de recherche et d'information, il est aussi thérapeutique, et les applications en sont nombreuses et bienfaisantes, particulièrement dans les cas d'affections inflammatoires et dans le champ, si vaste, hélas, des tumeurs de tous genres.
Que de problèmes techniques résolus depuis 1895, date des premières découvertes de Roentgen, jusqu'aux merveilleux appareils radiologiques d'aujourd'hui ! Là en effet où l'observation directe des phénomènes est impossible, les démarches de l'esprit humain doivent s'entourer d'une multitude de précautions; il faut procéder par hypothèses, inventer constamment quelque nouveau moyen de rendre sensible ce qui ne l'était pas, de mesurer des quantités ou des vitesses absolument en dehors du champ normal de nos sens. La simple question de la chaleur à éliminer dans les générateurs du rayonnement X présente de grandes difficultés techniques, et si l'on passe en revue toutes les conditions nécessaires pour obtenir une image radioscopique ou radiographique correcte, on est stupéfait de les voir réalisées dans un seul et même appareil, le tube à anticathode tournante, aujourd'hui universellement employé.
Lorsqu'on aborde la question proprement médicale des effets du rayonnement X sur la matière vivante, on se heurte encore à un grand nombre d'énigmes touchant la nature des perturbations produites dans les cellules par le mystérieux bombardement de particules infiniment petites douées de vitesses extrêmement grandes. La connaissance que les microscopes électroniques eux-mêmes donnent des éléments les plus ténus de la cellule ne renseigne pas sur les conséquences immédiates et lointaines des lésions subies par ces éléments, ni sur les possibilités de restauration des tissus sains endommagés par le traitement des tissus formés par des cellules parasitaires. On sait toutefois que les cellules parasites et pathologiques sont beaucoup plus sensibles au rayonnement X que les cellules naturelles et saines, et toute la radiothérapie des tumeurs malignes est basée sur cette constatation. Ses indications et ses limites sont marquées par la connaissance des doses que peut supporter le tissu environnant. Il faut s'efforcer de faire parvenir sur la tumeur, à n'importe quelle profondeur, une dose d'irradiation suffisante pour la détruire complètement, tout en épargnant les régions saines. Le grand problème est de déterminer en chaque cas particulier ce que l'organisme du patient peut supporter immédiatement; le temps manque souvent pour attendre les réactions lointaines. D'autre part il faut juguler le mal avant qu'il ne s'étende. On devine la somme de connaissances qu'il faut pour se servir des rayons X. Deux des thèmes de votre congrès y sont consacrés, d'autres étudient de nouvelles techniques radiographiques de la région rénale ou la physiothérapie sportive.
Mais les fruits d'un congrès sont loin d'être épuisés par l'énumération des leçons et communications officielles : les relations et entretiens personnels en constituent souvent l'attrait et le bienfait le plus sensible. Des amitiés profondes basées sur l'estime réciproque amorcent ou entretiennent des collaborations précieuses. Qui ne soupçonne ce qu'il faut parfois, au chercheur et à l'expérimentateur, de patience et de dévouement à la science pour ne pas se contenter d'une certaine approximation, pour ne pas majorer les résultats obtenus, pour garder constamment et jusqu'au bout la parfaite probité scientifique, sans laquelle il ne saurait y avoir d'acquisition définitive ! Un homme seul pourrait se lasser ou succomber à la tâche; s'il est stimulé par l'exemple et l'encouragement d'amis fidèles, il a plus de chances de mener â bien son laborieux effort.
La Radiologie a mis à la disposition des médecins un nouvel instrument, fruit d'une science neuve et hardie, qui ne fait peut-être encore qu'entrevoir la multitude de ses applications futures. Les plus beaux espoirs lui semblent permis, mais une telle perspective pourrait engendrer chez certains une réaction dommageable : l'excès de confiance, et son corollaire presqu'obligé, le découragement, lorsque survient l'insuccès. Toute technique appliquée au recouvrement ou au maintien de la santé s'exerce nécessairement dans un champ d'action limité: elle peut guérir un mal, en ralentir un autre, mais ne supprimera jamais totalement la maladie, la souffrance et la mort. Quand le médecin médite cette vérité, il évite avec peine un sentiment d'amertume, surtout quand il a mis sa foi dans les ressources d'une technique nouvelle, susceptible d'une magnifique évolution. Il aurait tort toutefois de céder à cette impression, et de relâcher son effort. Car, en apportant à d'autres spécialistes une précieuse collaboration, en développant incessamment les possibilités propres à votre branche, vous réussirez peut-être, Messieurs, Nous le souhaitons ardemment, à triompher de maux réputés jusqu'ici incurables.
Mais il est encore un autre objectif, plus digne et plus enviable. N'admirez-vous pas la souveraine aisance, avec laquelle le Christ guérissait les malades qu'on lui apportait: un regard, un geste de la main, une parole de consolation, et le patient s'en allait, délivré de son infirmité, mais surtout purifié au plus intime de son âme et de sa conscience. Ne devez vous pas ambitionner vous aussi d'étendre votre action jusqu'au plan moral ? Le sens d'une destinée humaine ne se limite pas à la jouissance ou au recouvrement d'une santé périssable. Il s'élargit infiniment jusqu' aux réalités ineffables de l'au-delà. Comment accepter la maladie et la souffrance; comment en tirer profit pour la purification de la vie affective et l'appréciation plus exacte des choses humaines. Voila des problèmes qui se posent à tout malade, et dont il cherche obscurément ou consciemment la solution. Si vous voulez aider à y répondre tous ceux qui auront recours à votre aide, vous n'aurez plus à craindre l'échec de vos efforts dans le domaine médical ni même l'incompréhension ou l'opposition de ceux qui prônent des méthodes différentes. Animés d'une charité profonde, vous poserez une action qui, outre son efficacité temporelle, acquiert une valeur d'éternité.
Le savant qui se consacre à des travaux tels que les vôtres ne sert pas une idole, mais, en s'efforçant de connaître les inépuisables ressources de la nature physique et de la nature vivante, il révèle chaque jour un peu plus les trésors déposés par le Créateur dans sa création. Il est comme un découvreur de terres nouvelles à la gloire de son Seigneur. Il est aussi dans la même mesure le bienfaiteur de ses frères les hommes, au service desquels il met immédiatement ou compte mettre le plus tôt possible le résultat de ses recherches. Votre part est belle, Messieurs, dans le travail pour l'humanité et Nous vous adressons bien volontiers les félicitations et les encouragements que vous pouvez attendre de Nous. Rien de ce qui touche à la science et au bonheur de l'humanité ne Nous laisse indifférents, et Nous formons pour le succès de votre labeur les vœux les plus cordiaux et les plus sincères.
Que le Dieu tout-puissant, par la Bénédiction Apostolique reçue de Notre main, répande sur vous-mêmes ici présents, sur vos familles et sur tous ceux qui vous sont chers, l'abondance de ses grâces et ses faveurs les plus précieuses.
* Discours et messages-radio de S.S. Pie XII, XVI,
Seizième année de pontificat, 2 mars 1954 - 1er mars 1955, pp. 5 - 8
Typographie Polyglotte Vaticane