CONCLUSION
51. Chaque jour, à la fin de la Liturgie des Heures, l'Église fait monter vers Marie une invocation, celle-ci entre autres :
« Sainte Mère du Rédempteur, porte du ciel, toujours ouverte, étoile de la mer, viens au secours du peuple qui tombe et qui cherche à se relever. Tu as enfanté, à l'émerveillement de la nature, celui qui t'a créée ! ».
« À l'émerveillement de la nature » ! Ces paroles de l'antienne expriment
l'émerveillement de la foi qui accompagne le mystère de la maternité divine de Marie. Il l'accompagne, en un sens, au cœur de toute la création et, directement, au cœur de tout le Peuple de Dieu, au cœur de l'Église. Quelle profondeur admirable Dieu n'a-t-il pas atteinte, Lui le Créateur et Seigneur de toutes choses, dans la révélation de lui-même à l'homme !
[147] Avec quelle évidence il a comblé le vide de la « distance » infinie qui sépare le Créateur de la créature ! S'il reste en lui-même
ineffable et insondable, il est encore plus
ineffable et insondable dans la réalité de l'Incarnation du Verbe, qui s'est fait homme en naissant de la Vierge de Nazareth.
S'il a voulu de toute éternité appeler l'homme à être participant de la nature divine (cf.
2P 1,4), on peut dire qu'il a prédisposé la « divinisation » de l'homme en fonction de sa situation historique, de sorte que, même après la faute, il est prêt à rétablir à grand prix le dessein éternel de son amour par l'« humanisation » de son Fils, qui lui est consubstantiel. Ce don ne peut pas ne pas remplir d'émerveillement la création entière, et plus directement l'homme, lui qui en est devenu participant dans l'Esprit Saint : « Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique » (
Jn 3,16).
Au centre de ce mystère, au plus vif de cet émerveillement de foi, il y a Marie. Sainte Mère du Rédempteur, elle a été la première à en faire l'expérience : « Tu as enfanté, à l'émerveillement de la nature, celui qui t'a créée » !
52. Dans les paroles de cette antienne liturgique est exprimée aussi
la vérité du « grand retournement » qui est déterminé pour l'homme par le mystère de l'Incarnation. C'est un retournement qui affecte toute son histoire, depuis le commencement qui nous est révélé par les premiers chapitres de la
Genèse jusqu'à son terme ultime, dans la perspective de la fin du monde dont Jésus ne nous a révélé « ni le jour ni l'heure » (
Mt 25,13). C'est un revirement incessant, continuel, entre la chute et le relèvement, entre l'homme dans le péché et l'homme dans la grâce et la justice. La liturgie, surtout pendant l'Avent, se place au point névralgique de ce retournement et en touche l'incessant « aujourd'hui », alors qu'elle nous fait dire : « Viens au secours du peuple qui tombe, et qui cherche à se relever » !
Ces paroles concernent chaque homme, les communautés, les nations et les peuples, les générations et les époques de l'histoire humaine, notre époque, ces années du millénaire qui touche à sa fin : « Viens au secours, oui, viens au secours du peuple qui tombe » !
Telle est la prière adressée à Marie, « sainte Mère du Rédempteur », la prière adressée au Christ qui, par Marie, est entré dans l'histoire de l'humanité. D'année en année, l'antienne monte vers Marie, évoquant le moment où s'est accompli ce retournement historique essentiel, qui persiste de façon irréversible : le retournement entre la « chute » et le « relèvement ».
L'humanité a fait des découvertes admirables et a atteint des résultats prodigieux dans le domaine de la science et de la technique, elle a accompli de grandes œuvres sur la voie du progrès et de la civilisation, et l'on dirait même que, ces derniers temps, elle a réussi à accélérer le cours de l'histoire ; mais le revirement fondamental, le revirement que l'on peut qualifier d'« originel », accompagne toujours la marche de l'homme et, à travers toutes les vicissitudes historiques, il accompagne tous et chacun des hommes. C'est le retournement entre la « chute » et le « relèvement », entre la mort et la vie. C'est aussi un défi incessant pour les consciences humaines, un défi pour toute la conscience historique de l'homme : le défi qui consiste à marcher sans « tomber », sur les routes toujours anciennes et toujours nouvelles, et à « se relever » si l'on est tombé.
Arrivant bientôt, avec toute l'humanité, aux confins des deux millénaires, l'Église, pour sa part, avec l'ensemble de la communauté des croyants et en union avec tous les hommes de bonne volonté, accueille le grand défi contenu dans ces paroles de l'antienne mariale sur le « peuple qui tombe et qui cherche à se relever », et elle se tourne à la fois vers le Rédempteur et vers sa Mère en disant : « Viens au secours ». Elle voit en effet - et cette prière en témoigne - la bienheureuse Mère de Dieu dans le mystère salvifique du Christ et dans son propre mystère ; elle la voit profondément enracinée dans l'histoire de l'humanité, dans la vocation éternelle de l'homme, selon le dessein que Dieu, dans sa Providence, a fixé pour lui de toute éternité ; elle la voit apportant sa présence et son assistance maternelles dans les problèmes multiples et complexes qui accompagnent aujourd'hui la vie des personnes, des familles et des nations ; elle la voit secourant le peuple chrétien dans la lutte incessante entre le bien et le mal, afin qu'il « ne tombe pas » ou, s'il est tombé, qu'il « se relève ».
Je souhaite ardemment que les réflexions contenues dans la présente encyclique servent également au renouveau de cette vision dans le cœur de tous les croyants.
Comme Évêque de Rome, j'envoie à tous ceux auxquels sont destinées ces réflexions un baiser de paix, que j'accompagne de mon salut et de ma Bénédiction en notre Seigneur Jésus Christ. Amen.
Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 25 mars 1987, solennité de l'Annonciation du Seigneur, en la neuvième année de mon pontificat.
[01] Cf. Const. Dogm. sur l’Église Lumen Gentium 52 et tout le chapitre VIII intitulé « La bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu, dans le mystère du Christ et de l’Église ».
[02] L’expression « plénitude du temps » (pléroma tou chronou) est le parallèle d’expressions similaires du judaïsme, tant bibliques (cf. Gen. 29 : 21 ; 1 Sam. 7 :12 ; Tob. 14 :5) qu’extra-bibliques, et spécialement du Nouveau Testament (cf. Mc 1, l5 ; Lc 21, 24 ; Jn 7, 8 ; Eph l, 10). Du point de vue de la forme, cette expression indique non seulement la conclusion d’un processus chronologique, mais aussi, et surtout, l’arrivée à maturité et l’accomplissement d’une période particulièrement importante, car elle est orientée vers l’actualisation d’une espérance, et acquiert par là, une dimension eschatologique. Suivant Gal 4, 4, et son contexte, c’est la venue du Fils de Dieu qui révèle que ce temps, pour ainsi dire, est arrivé à son terme. C’est-à-dire que la période marquée par la promesse faite à Abraham et par la loi transmise par Moïse a atteint son point culminant, dans le sens que le Christ accomplit la promesse divine et surpasse l’ancienne loi.
[03] Cf. Missel Romain, préface du 8 décembre, l’Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie ; S. Ambroise, De Institutione Virginis, XV, 93-94 : PL 16, 342 ; Conc. Œcum. Vat. II, Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, 68.
[04] Conc. Œcum. Vat. II, Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, 58.
[05] Paul VI, Lettre Encycl. Christi Matri (15 septembre 1966) : AAS 58 (1966) 745-749 ; Exhort. Apost. Signum Magnum (13 mai 1967) : AAS 59 (1967) 465-475 ; Exhort. Apost. Marialis Cultus (2 février 1974) : AAS 66 (1974) 113-168.
[06] L’Ancien Testament a annoncé de multiples manières le mystère de Marie : cf. S. Jean Damascène, Hom. in Dormitionem 1, 8-9 : S. Ch. 80, 103-107.
[07] Cf Insegnamenti, VI/2 (1983), 225 s. ; Pie IX, Lett. Ap. Ineffabile Deus (8 Décembre 1854) : Pie IX P.M. Acta, pars I, 597-599.
[08] Cf. Const. past. sur l’Église dans le monde d’aujourd’hui Gaudium et Spes, 22.
[09] Conc. oecum. ephes. : Conciliorum Oecumenicorum Decreta, Bologna 19753, 41-44 ; 59-61 (DS 250-264) ; cf. conc. oecum. Chalcédoine : o.c., 84-87 (DS 500-505).
[10] Cf. Const. past. sur l’Église dans le monde d’aujourd’hui Gaudium et Spes, 22.
[11] Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, 52.
[13] Ibid., 63 ; cf S. Ambroise, Expos. Evang. sec. Lucam, II, 7 : CSEL 32/4, 45 ; De Institutione Virginis, XIV, 88-89 : PL 16, 541.
[14] Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, 64.
[16] « Otez ce soleil qui éclaire le monde, c'en est fait du jour. Enlevez Marie, cette étoile de la mer, mais de notre grande et vaste mer à nous, que reste-t-il, sinon un voile de ténèbres, une ombre de mort, une extrême obscurité. » S. Bernard, In Nativitate B. Mariae Sermo - De aquaeductu, 6 : S. Bernardi Opera, V, 1968, 279 ; cf In laudibus Virginis Matris Homilia II, 17 : ed. cit., IV, 1966, 34 s.
[17] Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, 63.
[19] Sur la prédestination de Marie, cf. S. Jean Damascène, Hom. in Nativitatem, 7 ; 10 : S. Ch. 80, 65 ; 75 ; Hom. in Dormitionem I, 5 : S. Ch. 80, 85 : « C’est elle, en effet, choisie depuis les générations anciennes, en vertu de la prédestination et de la bienveillance de Dieu Père, qui t’as (Verbe de Dieu) engendrée hors du temps, sans sortir d’elle-même, et sans altération, c’est elle qui t’as mis au monde, nourri de sa chair, dans les derniers temps… »
[20] Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, 55.
[21] Sur cette expression, la tradition patristique comporte une interprétation ample et variée : cf. Origène, In Lucam homiliae, VI, 7 : S. Ch. 87, 148 ; Séverin de Gabala, In mundi creationem, Oratio VI, 10 : PG 56, 497 s. ; S. Jean Chrysostome (pseudo), In Annuntiationem Deiparae et contro Arium impium : PG 62, 765 s. ; Basile de Séleucie, Oratio 39, In Sanctissimae Deiparae Annuntiationem, 5 : PG 85, 441-446 ; Antipater de Bostra, Hom. II, In Sanctissimae Deiparae Annuntiationem, 3-11 : PG 85, 1777-1783 ; S. Sophronius de Jérusalem, Oratio II, In Sanctissimae Deiparae Annuntiationem, 17-19 : PG 87/3, 3235-3240 ; S. Jean Damascène, Hom. in Dormitionem, I, 7 : S. Ch. 80, 96-101 ; S. Jérôme, Epistola 65,9 : PL 22, 628 ; S. Ambroise, Expos. Evang. sec. Lucam, II, 9 : CSEL 32/4, 45 s. ; S. Augustin, Sermo 291, 4-6 : PL 38, 1318 s. ; Enchiridion, 36, 11 : PL 40, 250 ; S. Pierre Chrysologue, Sermo 142 : PL 52, 579 s. ; Sermo 143 : PL 52, 583 ; S. Fulgens de Ruspe, Epistola 17, VI, 12 : PL 65, 458 ; S. Bernard, In laudibus Virginis Matris, Homilia III, 2-3 : S. Bernardi Opera, IV, 1966, 36-38.
[22] Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, 55.
[24] Cf. Pie IX, Lett. Ap. Ineffabilis Deus (8 Décembre 1854) : Pii IX P.M. Acta, pars I, 616 ; Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, 53.
[25] Cf. S. Germain de Constantinople, In Annuntiationem SS. Deiparae Hom. : PG 98, 327 s. ; S. André de Crète, Canon in B. Mariae Natalem, 4 : PG 97, 1321 s. ; In Nativitatem B. Mariae, I : PG 97, 811 s. ; Hom. in Dormitionem S. Mariae 1 : PG 97, 1067 s.
[26] Liturgie des Heures, 15 août, l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie, Hymne des Ières et Iièmes vèpres ; S. Pierre Damien, Carmina et preces, XLVII : PL 145, 934.
[27] La Divine Comédie, Le Paradis, XXXIII, 1 ; Cf. Liturgie des Heures, Mémoire de la Vierge Marie le samedi, 2ème hymne de l’Office des lectures.
[28] Cf. S. Augustin, De Sancta Virginitate, III, 3 : PL 40, 398 ; Sermo 25, 7 : PL 46, 937 s.
[29] Const. Dodm. sur la Divine Révélation Dei Verbum, 5.
[30] Thème classique, déjà exposé par S. Irénée : « Et comme à cause de la vierge désobéissante, l’homme fut frappé et, déchu, mourut, ainsi, de même par l’œuvre de la Vierge obéissant à la parole de Dieu, l’homme, régénéré, au moyen de la vie, reçut la vie…Parce qu’il était convenable et juste… qu’Ève fut « récapitulée » en Marie, afin que la Vierge, devenue avocate de la vierge, dissolve et détruise la désobéissance virginale par l’obéissance virginale » : Expositio doctrinae apostolicae, 33 : S. Ch. 62, 83-86 ; cf et aussi Adversus Haereses, V, 19, 1 : S. Ch. 153, 248-250.
[31] Const. Dodm. sur la Divine Révélation Dei Verbum, 5.
[32] Ibid., 5 ; Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, 56.
[33] Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, 56.
[35] Cf. ibid., 55 ; S. Augustin, De Sancta Virginitate, III, 5 : PL 40, 598 ; Sermo 215, 4 : PL 38, 1074 ; Sermo 196, 1 : PL 38, 1019 ; De pec catorum meritis et remissione.I, 29, 57 : PL 44, 142 ; Sermo 25, 7 : PL 46, 937 s. ; S. Léon le Grand, Tractatus 21, De natale Domini, I : CCL 158, 86.
[36] Cf. La montée du Carmel, II, chap. 5, 4-6.
[37] Cf. Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, 58.
[39] Const. Dogm. sur la Divine Révélation Dei Verbum, 5.
[40] Au sujet de la participation, ou « compassion », de Marie à la mort du Christ, Cf. S. Bernard, In Dominica infra octavam Assumptionis Sermo, 14 : S. Bernardi Opera, V,1968, 275.
[41] S. Irénée, Adversus Haereses, III, 22, 4 : S. Ch. 211, 468-444 ; Cf. Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, 56, note 6.
[42] Cf. Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, 56, et les Pères qui y sont cités aux notes 8 et 9.
[43] Car le Christ est vérité, comme le Christ est chair. A l'âme de Marie le Christ vérité, aux entrailles de Marie le Christ fait chair. S. Augustin, Sermon 25 (Sermons inédits), 7 : PL 46, 938.
[44] Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, 60.
[47] On connaît ce qu’écrit Origène sur la présence de Marie et Jean au Calvaire : « Les Évangiles sont les prémices de toute l’Écriture, et l’Évangile de Jean et les premier des Évangiles : personne ne peut en comprendre le sens, s’il n’a posé sa tête sur la poitrine de Jésus et n’a reçu de Jésus Marie comme mère » : Comm. in Ioan., 1, 6 : PG 14, 31 ; cf S. Ambroise, Expos. Evang. sec. Lucam, X, 129-131 : CSEL 32/4, 504 s.
[48] Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, 54 et 53 ; Ce dernier texte conciliaire cite S. Augustin, De Sancta Virginitate, VI, 6 : PL 40, 399.
[49] Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, 55.
[50] S. Léon le Grand, Tractatus 26, De natale Domini, 2 : CCL 138, 126.
[51] Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, 59.
[52] S. Augustin, De civitate Dei, XVIII, 51 : CCL 48, 650.
[53] Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, 8.
[60] Const. Dogm. sur la Divine Révélation Dei Verbum, 5.
[61] Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, 63.
[69] Cf. Missel Romain, formule de la consécration du calice dans la première Prière Eucharistique.
[70] Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, 1.
[73] Cf conc. œcum. vat. II, Décr. sur l'œcuménisme Unitatis redintegratio, 1.
[74] Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, 68, 69. Sur la T.S. V. Marie promotrice de l’unité des chrétiens et sur le culte de Marie en Orient, cf. Léon XIII, Ep. Enc. Adiutricem populi (5 Septembre 1895) : Acta Leonis, XV, 300-312.
[75] Cf conc. œcum. vat. II, Décr. sur l'œcuménisme Unitatis redintegratio, 20.
[79] Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, 66.
[80] Conc. œcum. de Chalcéd. Definitio fidei : Conciliorum Oecumenicorum Decreta, Bologna 19733, 86 (DS 301).
[81] Cf. le Weddâsê Mâryâm (Louanges de Marie), qui fait suite au « psautier éthiopien » et contient des hymnes et prières à Marie pour tous les jours de la semaine. Cf. aussi le Matshafa Kidâna Mehrat (Livre du Pacte de Miséricorde) ; il convient de souligner l’importance donnée à Marie dans l’hymnologie et la liturgie éthiopienne.
[82] Cf. S. Ephrem, Hymn. de Nativitate : Scriptores Syri, 82, CSCO, 186.
[83] Cf. S. Grégoire de Narek, Le livre de prières : S. Ch. 78,160-163 ; 428-432.
[84] conc. œcum. de Nicée II. Conciliorum Oecumenicorum Decreta, Bologna 19733, 135-138 (DS 600-609).
[85] Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, 59.
[86] Cf conc. œcum. vat. II, Décr. sur l'œcuménisme Unitatis redintegratio, 19.
[87] Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, 8.
[89] Comme on le sait, les mots du Magnificat contiennent ou évoquent de nombreux passages de l’Ancien Testament.
[90] Const. Dogm. sur la Divine Révélation Dei Verbum, 2.
[91] Cf. par exemple S. Justin, Dialogus cum Tryphone Iudaeo, 100 : Otto II, 358 ; S. Irénée, Adversus Haereses III, 22, 4 : S. Ch. 211, 439-445 ; Tertullien, De carne Christi, 17, 4-6 : CCL 2, 904 s.
[92] Cf. S. Épiphane, Panarion, III, 2, Haer. 78, 18 : PG 42, 727-730.
[93] Congregation pour la doctrine de la foi, Instruction sur « Liberté chrétienne et libération » (22 Mars 1986), 97.
[94] Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, 60.
[96] Cf. la formule de médiatrice « ad Mediatorem » de S. Bernard, In Dominica infra oct. Assumptionis Sermo, 2 : S. Bernardi Opera, V, 1968, 263. Marie comme un pur miroir, renvoie au Fils toute gloire et honneur qu’elle reçoit : Id., In Nativitate B. Mariae Sermo - De aquaeductu, 12 : ed. cit., 283.
[97] Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, 62.
[105] Ibid., 62. Dans sa prière également, l’Église reconnaît et célèbre la « fonction maternelle » de Marie, fonction « d’intercession et de pardon, d’impétration et de grâce, de réconciliation et de paix » (cf. préface de la Messe de la Bienheureuse Vierge Marie, mère et médiatrice de grâce, in Collectio Missarum de Beata Maria Virgine, ed. typ. 1987, 1,120).
[107] Ibid., 62 ; cf S. Jean Damascène, Hom. in Dormitionem, I, 11 ; II, 2, 14 ; III, 2 : S. Ch. 80, 111 s. ; 127-131 ; 157-161 ; 181-185 ; S. Bernard, In Assumptione Beatae Mariae Sermo, 1-2 : S. Bernardi Opera, V, 1968, 228-238.
[108] Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, 59 ; cf. Pie XII, Const. Ap. Munificentissimus Deus (1° Novembre 1950) : AAS 42 (1950) 769-771 ; S. Bernard présente Marie immergée dans la splendeur de la gloire du Fils : In Dominica infra oct. Assumptionis Sermo, 3 : S. Bernardi Opera, V, 1968, 263 s.
[109] Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, 53.
[110] Au sujet de cet aspect particulier de la médiation de Marie comme « impétratrice de clémence auprès du Fils juge, cf. S. Bernard, In Dominica infra oct. Assumptionis Sermo, 1-2 : S. Bernardi Opera V, 1968, 262 s. ; Léon XIII, Ep. Enc. Octobri Mense (22 Septembre 1891) : Acta Leonis, XI, 299-315.
[111] Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, 55.
[115] À propos de Marie Reine, cf. S. Jean Damascène, Hom. in Nativitatem, 6 ; 12 ; Hom. in Dormitionem, I, 2, 12, 14 ; II, 11 ;III, 4 : S. Ch. 80, 59 s. ; 77 s. ; 83 s. ; 113s. ; 117 ; 151 s. ; 189-193.
[116] Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, 62.
[120] Cf. S. Ambroise, De Institutione Virginis, XIV, 88-89 : PL 16, 341 ; S. Augustin, Sermo 215, 4 : PL 38, 1074 ; De Sancta Virginitate, II, 2 ; V, 5 ; VI, 6 : PL 40, 397 ; 398 s/, 399 ; Sermo 191, II, 3 : PL 38, 1010 s.
[121] Cf. Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, 63.
[126] Cf. Const. Dogm. sur la Divine Révélation Dei Verbum, 8 ; S. Bonaventure, Comment. in Evang. Lucae, Ad Claras Aquas, VII, 53, n. 40 ; 68, n. 109.
[127] Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, 64.
[130] On sait que dans le texte grec, l’expression « eis tà ídia » va au delà d’un accueil de Marie de la part du disciple dans le sens d’un simple logement matériel et de l’hospitalité dans sa maison, désignant plutôt une communion de vie qui s’établit entre eux deux en raison de la parole du Christ mourant : cf. S. Augustin, In loan. Evang. tract. 119, 3 : CCL 36, 659 : « Il la reçut donc chez lui, c'est-à-dire, non dans ses propriétés, puisqu'il n'en possédait aucune en propre, mais dans ses attributions ; car il devait en prendre soin, par suite de l'obligation qu'il avait personnellement acceptée. »
[131] Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, 62.
[133] Cf. conc. œcum. vat. II, Const. past. sur l’Église dans le monde moderne Gaudium et Spes, 22.
[134] Cf. Paul VI, Discours du 21 Novembre 1964 : AAS 56 (1964)1015.
[135] Paul VI, Profession de foi solennelle (30 Juin 1968), 15 : AAS 60 (1968) 438s.
[136] Paul VI, Discours du 21 Novembre 1964 : AAS 56 (1964)1015.
[138] Cf. conc. œcum. vat. II, Const. past. sur l’Église dans le monde moderne Gaudium et Spes, 37.
[139] Cf. S. Bernard, In Dominica infra oct. Assumptionis Sermo : S. Bernardi Opera, V, 1968, 262-274.
[140] Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, 65.
[141] Cf. Lett. Enc. Fulgens corona (8 septembre 1953) : AAS 45 (1953) 577-592. Pie X avec la Lett. Enc. Ad diem illum (2 février 1904), à l’occasion du 50° anniversaire de la définition dogmatique de l’Immaculée Conception de la B. V. Marie, ouvrit, lui aussi un Jubilé extraordinaire de quelques mois : PII X P. M. Acta, I, 147-166.
[142] Cf. Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, 66-67.
[143] Cf. S. Louis Marie Grignion de Monfort, Traité de la vraie dévotion à la sainte Vierge. À ce saint, on peut associer la figure de S. Alphonse Marie de Liguori, dont c’est, cette année, le deuxième centenaire de la mort : cf. parmi ses œuvres, Les gloires de Marie.
[144] Cf. Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, 69.
[145] Homélie du 1er Janvier 1987.
[146] Cf. Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, 69.
[147] Const. Dogm. sur la Divine Révélation Dei Verbum, 2 : « Ainsi par cette révélation, provenant de l’immensité de sa charité, Dieu, qui est invisible, s’adresse aux hommes comme à des amis, et converse avec eux pour les inviter à entrer en communion avec lui et les recevoir en cette communion. »