Ressources Catholiques Magistère

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DEUXIÈME PARTIE : DOCUMENTS DU MAGISTÈRE DE L'ÉGLISE (101-3997)
PIERRE : 30 ? - 67 ?
LIN : 67 - 76 (79 ?)
ANACLET : 76 (80 ?) - 90 (88 ?)
CLEMENT 1er DE ROME : 92 (88 ?)-101 (97 ?)
Lettre aux Corinthiens, vers 96.
(lettre occasionnée par des troubles dans la communauté ; des presbytres avaient été privés injustement de leur ministère)
L'ordre parmi les membres de l'Église
DS 101
(Chap. 40, n. 1)... après nous être penchés sur les profondeurs de la connaissance divine, nous devons faire avec ordre tout ce que le Maître a ordonné d'accomplir selon les temps fixés. (02) Il a ordonné que les offrandes et les fonctions liturgiques s'accomplissent non pas au hasard ou sans ordre, mais à des temps et des moments déterminés. (03) Où et par qui il veut qu'elles soient accomplies, lui-même l'a déterminé par sa décision souveraine, afin que toutes choses se passent dans la sainteté selon son bon plaisir et soient agréables à sa volonté. (04) Donc ceux qui présentent leurs offrandes aux temps marqués sont agréés et heureux, car en suivant les préceptes du Maître ils ne se trompent pas. (05) Car au grand prêtre ont été dévolues des fonctions qui lui sont particulières, aux lévites sont imposés des services particuliers. Celui qui est laïque est lié par les préceptes propres aux laïques.
(Chap. 41, n. 1) Que chacun de nous, frères, plaise (rende grâce) à Dieu " à son rang particulier ". 1Co 15,23 selon une conscience droite, avec dignité, sans enfreindre les règles qui ont été déterminées pour sa fonction...
(Chap. 42, n. 1) Les apôtres ont reçu pour nous la bonne nouvelle par le Seigneur Jésus Christ ; Jésus, le Christ, a été envoyé par Dieu. (02) Donc le Christ vient de Dieu, les apôtres viennent du Christ ; les deux choses sont sorties en bel ordre de la volonté de Dieu. (03) Ils ont reçu des instructions et, remplis de certitude par la résurrection de notre Seigneur Jésus Christ, affermis par la Parole de Dieu, avec la pleine certitude de l'Esprit Saint, ils sont partis annoncer la bonne nouvelle que le Royaume de Dieu allait venir. (04) Ils prêchaient dans les campagnes et dans les villes et ils établissaient les prémices, ils les éprouvaient par l'Esprit, afin d'en faire les épiscopes et les diacres des futurs croyants.
L'autorité de l'Église romaine
DS 102
(Chap. 7, n.1) Pour vous avertir, nous vous écrivons...
(Chap. 58, n.2) Recevez nos recommandations et vous ne vous en repentirez pas.
(Chap. 59, n.1) Mais si quelques-uns désobéissent à ce que nous leur avons dit de sa part (du Christ), qu'ils sachent qu'ils s'engagent dans une faute et des dangers considérables. (02) Quant à nous, nous serons innocents de ce péché.
(Chap. 63, n.2) Vous nous procurerez en effet joie et allégresse si vous obéissez à ce que nous avons écrit par le Saint Esprit, si vous coupez court aux colères coupables que vous inspire la jalousie, selon l'invitation à la paix et à la concorde que nous vous adressons dans cette lettre.
EVARISTE : 101 (97 ?) - 105 ?
ALEXANDRE Ier : 105 (107 ?) - 115 (116 ?)
XYSTE (SIXTE) Ier : 115 (116s) - 125 ?
TELESPHORE : 125 ? - 136 ?
HYGIN : 136 ? - 140 ?
PIE Ier : 140 ? - 155 ?
ANICET : 155 ? - 166
SOTER : 166 ? - 174 (175 ?)
ELEUTHERE : 174 (175 ?) - 189 ?
VICTOR Ier : 189 - 198 (199 ?)
ZEPHIRIN : 198 (199 ?)-217
Déclarations dogmatiques de Zéphirin et de Calixte.
Le Verbe fait chair (authenticité douteuse)
DS 105
Mais il (Calixte) amena Zéphirin lui-même à affirmer publiquement : " Je ne connais qu'un seul Dieu, le Christ Jésus, et en dehors de lui nul autre qui fût engendré et qui ait souffert ". Mais en disant alors : " Ce n'est pas le Père qui est mort, mais le Fils ", il (Calixte) maintint indéfiniment la querelle au sein du peuple.
CALIXTE Ier : 217 (218 ?) - 222(223)
URBAIN Ier : 222 ? - 230
PONTIEN : Juillet août 230 - 28 septembre 235
ANTERUS : 21 (22 ?) novembre 235 - 3 janvier 236
FABIEN : 10 janvier 236 - 20 janvier 250
CORNEILLE : mars 251-juin (septembre ?) 253
Lettre " Quantam sollicitudinem ". à l'évêque Cyprien de Carthage, 251.
DS 108
" Nous savons... que Corneille a été élu évêque de la très sainte Église catholique par Dieu le tout-puissant et par le Christ notre Seigneur ; nous confessons notre erreur ; nous avons été victimes d'une imposture ; nous avons été circonvenus par la perfidie et des bavardages trompeurs ; car même si nous paraissions être comme dans une certaine communion avec un homme schismatique et hérétique, notre cœur fut toujours dans l'Église ; nous n'ignorons pas en effet qu'il n'y a qu'un seul Dieu, et qu'un seul Christ Seigneur que nous avons confessé, un seul Esprit Saint, et qu'il ne doit y avoir qu'un seul évêque (préposé) dans l'Église catholique.
Lettre (de Corneille)à l'évêque Fabien d'Antioche, 251.
Les ministères et les états dans l'Église
DS 109
Le vengeur de l'Évangile (Novatien) ne savait-il donc pas qu'il doit y avoir un seul évêque dans une Église catholique ? Dans celle-ci, il ne l'ignorait pas - comment l'aurait-il fait - il y a quarante-six presbytres, sept diacres, sept sous-diacres, quarante deux acolytes, cinquante deux exorcistes, lecteurs et portiers, plus de quinze cents veuves et indigents, que la grâce et la philanthropie du Maître nourrissent tous.
LUCIUS : 25 (26 ?) juin 253 - 5 mars 254
ETIENNE Ier : 12 (28 ?) mai 254 - 2 août 257
Lettre (fragment) à Cyprien de Carthage. 256.
Baptême des hérétiques
DS 110
(Chap. 1)... " S'il en est donc qui viennent à vous de quelque hérésie, qu'on n'innove pas sinon selon ce qui a été transmis, qu'on leur impose la main pour la pénitence, puisque les hérétiques eux-mêmes, lorsque l'un des leurs vient à un autre groupe ne baptisent pas, mais l'admettent simplement à leur communion. "
(Ces paroles du pape Étienne, Cyprien les rejette et poursuit :)
(Chap. 2) (Étienne) a défendu de baptiser dans l'Église quelqu'un qui vient de quelque hérésie, c'est-à-dire qu'il tient tous les baptêmes des hérétiques pour authentiques et légitimes.
Lettre (fragment) aux évêques d'Asie Mineure, 256.
Baptême des hérétiques.
DS 111
(Chap. 18) " Mais... le nom du Christ a grand avantage pour la foi et pour la sanctification par le baptême, de sorte que quiconque, et où que ce soit, a été baptisé au nom du Christ, reçoit aussitôt la grâce du Christ. "
(Firmilien écrit dans la même lettre ce qui suit au sujet de la décision d'Étienne 1er :)
(Chap. 5)... Étienne disait cela, comme si les apôtres avaient interdit que soient baptisés ceux qui viennent de l'hérésie, et avaient transmis cela pour que cela soit gardé par ceux qui suivraient...
(Chap.8)... Étienne et ceux qui partagent son sentiment prétendent que la rémission des péchés et la seconde naissance peuvent avoir lieu dans le baptême des hérétiques chez qui, comme ils le confessent eux-mêmes, l'Esprit Saint n'est pas...
(Chap. 9)... ils pensent qu'il ne faut pas demander quel est celui qui a baptisé, parce que celui qui a été baptisé a pu recevoir la grâce par l'invocation de la Trinité des noms du Père et du Fils et de l'Esprit Saint... Ils disent que celui qui a été baptisé au-dehors peut obtenir la grâce du baptême par sa disposition d'esprit et par sa foi.
(Chap. 17)... Étienne, qui se vante de détenir par succession la chaire de Pierre, n'est animé d'aucun zèle contre les hérétiques, puisqu'il leur accorde un pouvoir de grâce non pas petit mais grand, de sorte qu'il dit et qu'il assure que par le sacrement du baptême ils effacent les souillures du vieil homme, qu'ils pardonnent les anciens péchés de mort, qu'ils font des fils de Dieu par la régénération céleste, et qu'ils renouvellent par la sanctification du bain divin en vue de la vie éternelle.
XYSTE (SIXTE) II : 30 ? août 257 - 6 août 258
DENYS : 22 juillet 259 (260 ?)-27 (26 ?) décembre 268
Lettre (fragment) à Denys, l'évêque d'Alexandrie, 262.
Trinité et Incarnation
DS 112
(Chap. 1) Ensuite je dois m'adresser à ceux qui divisent, séparent et détruisent la monarchie, l'enseignement le plus vénérable de l'Église de Dieu, en trois puissances et hypostases séparées et en trois divinités. J'ai appris en effet que certains, qui prêchent et enseignent chez vous la Parole divine, professent cette opinion. Ils s'opposent diamétralement, dirais-je, à la pensée de Sabellius. Lui blasphème en disant que le Fils est le Père, et réciproquement. Eux prêchent en quelque manière trois dieux, en divisant la sainte unité en trois hypostases étrangères l'une à l'autre et totalement séparées. Il est, en effet, nécessaire que le Verbe divin soit uni au Dieu de l'univers, et il faut que l'Esprit Saint demeure et habite en Dieu ; il est nécessaire, d'ailleurs, que la Trinité divine soit récapitulée et ramenée à un seul, comme à un sommet, c'est-à-dire le Dieu tout-puissant de l'univers. La doctrine de l'insensé Marcion, qui coupe et divise la monarchie en trois principes, est un enseignement diabolique et non celui des vrais disciples du Christ, ni de ceux qui se plaisent aux enseignements du Sauveur. Car ceux-ci savent bien que la Trinité était prêchée dans la divine Écriture, mais que ni l'Ancien Testament ni le Nouveau ne prêchent trois dieux.
DS 113
(Chap. 2) On ne blâmera pas moins ceux qui soutiennent que le Fils est une créature et qui pensent que le Seigneur a été fait comme l'une des choses qui ont été faites, alors que les paroles divines attestent à son sujet une génération adaptée et appropriée, mais non une fabrication et une création. Ce n'est donc pas n'importe quel blasphème, mais le plus grand, de dire que le Seigneur est en quelque sorte une chose façonnée. Car si le Fils est devenu, c'est donc qu'il y eut un temps où il n'était pas ; mais il est de toujours s'il est dans le Père, comme il le dit lui-même Jn 14,10s, si le Christ est le Verbe, la Sagesse et la Puissance - car que le Christ le soit, les saintes Écritures le disent Jn 1,14 1Co 1,24, comme vous le savez ; or ce sont là des puissances de Dieu. Si donc le Fils a été fait, il y eut un temps où cela n'était pas ; et il y eut donc un moment où Dieu était sans cela ; ce qui est totalement insensé.
DS 114
Et dois-je disserter davantage à ce sujet devant vous, face à des hommes remplis de l'Esprit et qui savent bien les incohérences qui surgissent lorsqu'il est dit que le Fils est une créature ? Ceux qui promeuvent cette opinion ne me semblent pas les avoir eues à l'esprit, et donc avoir manqué totalement la vérité, puisque ce passage : " Le Seigneur m'a créé comme le commencement de ses voies ", Pr 8,22(LXX.) : ils l'ont compris autrement que ne le veut l'Écriture divine et prophétique. Car il n'existe pas, comme vous le savez une seule signification de " il a créé ". En effet, " il a créé " doit être entendu au sens de " il a établi à la tête des œuvres faites par lui ", mais faites par le Fils lui-même..
Mais " il a créé " n'est pas dit ici au sens de " il a fait ". Il y a en effet une différence entre " créer " et " faire ". Ce père qui est le tien, ne t'a-t-il pas acquis, fait et créé ? Dt 32,6 (LXX.) dit Moïse dans le grand cantique du Deutéronome. A ceux là, quelqu'un pourrait dire aussi : Ô hommes insensés, il est donc quelque chose de fait, " le premier-né de toute la création " Col 1,15 " celui qui est né du sein avant l'étoile du matin " Ps 110,3 (LXX.), celui qui a dit, comme la Sagesse, " avant toutes les collines il m'a engendré ", Pr 8,25 (LXX.) ? On peut trouver aussi beaucoup de passages de paroles divines dans lesquels il est dit que le Fils a été engendré, mais non qu'il a été fait. Pour ces raisons, ceux qui osent lire que son engendrement divin et ineffable est une création, sont clairement convaincus de proférer des mensonges au sujet de l'engendrement du Seigneur.
DS 115
(Chap. 3) Il ne faut donc pas partager en trois divinités l'admirable et divine unité, ni porter atteinte à la dignité et à la souveraine grandeur de Dieu en parlant de " faire " mais il faut croire en Dieu le Père tout-puissant et en son Fils Jésus Christ et au Saint-Esprit : le Verbe est uni au Dieu de l'univers. Car il dit : " Moi et le Père, nous sommes un " Jn 10,30 et " Je suis dans le Père et le Père est en moi " Jn 14,10. C'est ainsi que la Trinité divine et la sainte prédication de la monarchie seront sauvegardées.
FELIX Ier : 5 (3 ?) janvier 269 - 30 décembre 274
EUTYCHIEN : 4 (3 ?) janvier 275 - 8 (7 ?) décembre 283
CAIUS : 17 (16 ?) décembre 283 - 22 avril 295 (296 ?)
MARCELLIN : 30 juin 295 (296 ?)-25 octobre (15 janvier ?) 304
Concile d'Elvire (Espagne), 300-303
Indissolubilité du mariage
DS 117
Can. 9. De même une femme croyante, qui a quitté son mari croyant adultère et qui épouse un autre, il sera interdit qu'elle l'épouse ; si elle l'épouse néanmoins, elle ne recevra pas la communion avant que celui qu'elle a abandonné ait quitté d'abord le monde ; à moins que peut-être la contrainte de la maladie ne pousse à la lui donner.
Célibat des clercs
DS 118
Can. 27. Un évêque, ainsi que tout autre clerc, n'aura avec lui que sa sœur ou sa fille si elle est consacrée à Dieu ; il a été décidé qu'en aucune manière il n'aura avec lui une étrangère.
DS 119
Can. 33. Il a été décidé d'imposer l'interdiction absolue suivante aux évêques, aux presbytres et aux diacres, ainsi qu'aux clercs qui assurent le ministère : ils s'abstiendront de leurs épouses et n'engendreront pas d'enfants ; quiconque le fera, sera chassé du rang des clercs.
Baptême et confirmation
DS 120
Can. 38. Lorsqu'on navigue au loin ou s'il n'est pas d'église à proximité, un fidèle qui a gardé intact son baptême et qui n'est pas bigame, peut baptiser un catéchumène qui se trouve dans la contrainte d'une maladie, mais de telle sorte que s'il survit, il le conduise auprès de l'évêque afin qu'il puisse être parfait par l'imposition des mains.
DS 121
Can. 77. Si un diacre dirigeant le peuple en a baptisé quelques-uns sans l'évêque ou le presbytre, l'évêque devra les parfaire par la bénédiction ; mais s'ils ont quitté le monde avant cela, quelqu'un pourra être juste en vertu de la foi avec laquelle il aura cru.
MARCEL Ier : mai-juin 308 (307 ?)-16 janvier 309 (308 ?)
EUSEBE : 18 avril 309 (310 ?) - 17 août 309 (310 ?)
MILTIADE (MELCHIADE) : 2 juin 310 (311 ?) - 11 janvier 314
SILVESTRE Ier : 31 janvier 314 - 31 décembre 335
1er. concile d'Arles, commencé le 1er août 314
Baptême des hérétiques
DS 123
Can. 9 (08). A propos des Africains qui pratiquent une règle qui leur est propre, celle de rebaptiser, il a été décidé que si quelqu'un vient de l'hérésie à l'Église, on l'interroge sur le symbole, et que si on voit avec certitude qu'il a été baptisé dans le Père et le Fils et l'Esprit Saint, on lui impose seulement les mains pour qu'il reçoive l'Esprit Saint. Mais si, interrogé, il ne répond pas en proclamant cette Trinité qu'on le rebaptise.
1er concile de NICEE (1er œcuménique) 19 juin-25 août 325
Profession de foi de Nicée, 19 juin 325.
DS 125
Version grecque
Nous croyons en un seul Dieu, Père tout-puissant, créateur de tous les êtres visibles et invisibles,
et en un seul Seigneur Jésus Christ, le Fils de Dieu,
engendré du père, unique engendré, c'est-à-dire de la substance du Père, Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, engendré non pas créé, consubstantiel au Père, par qui tout a été fait, ce qui est dans le ciel et ce qui est sur la terre,
qui à cause de nous les hommes et à cause de notre salut est descendu et s'est incarné, s'est fait homme, a souffert et est ressuscité le troisième jour, est monté aux cieux, viendra juger les vivants et les morts,
et en l'Esprit Saint.
Version latine
Nous croyons en un seul Dieu, Père tout-puissant, créateur de tous les êtres visibles et invisibles.
Et en notre seul Seigneur, Jésus Christ le Fils de Dieu,
né du Père, unique engendré, c'est-à-dire de la substance du Père, Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, né, non pas créé, d'une unique substance avec le Père (ce qu'en grec on appelle homoousios), par qui tout a été fait, ce qui est dans le ciel et ce qui est sur la terre,
qui à cause de notre salut.est descendu et s'est incarné, s'est fait homme, a souffert et est ressuscité le troisième jour, est monté aux cieux, viendra juger le vivants et les morts.
Et en l'Esprit Saint.
DS 126
Version grecque
Ceux qui disent : " Il était un temps où il n'était pas " et " Avant d'avoir été engendré, il n'était pas " et " il est devenu à partir de ce qui n'était pas "ou d'une autre hypostase ou substance, ou qui affirment que le Fils de Dieu est créé ou susceptible de changement ou d'altération, ceux-là l'Église catholique et apostolique les anathématise.
Version latine
Ceux qui disent : " Il était un temps où il n'était pas " et " Avant d'être né il n'était pas " et " il est devenu à partir de ce qui n'était pas ", ou qui disent que Dieu est d'un autre substance ou essence ou qu'il est susceptible de changement ou d'altération, ceux-là l'Église catholique et apostolique les anathématise.
Canons.
Baptême des hérétiques
DS 127
8. Au sujet de ceux qui s'appellent eux-mêmes les purs, mais qui voudraient entrer ensemble dans l'Église catholique et apostolique, il a paru bon au saint et grand concile qu'on leur impose les mains et qu'ainsi ils demeurent dans le clergé ; mais avant tout ils promettront par écrit de se conformer aux décrets de l'Église catholique et de les suivre, c'est-à-dire de garder la communion avec ceux qui se sont mariés en deuxièmes noces et avec ceux qui ont failli dans la persécution ...
(texte complémentaire de NICEE absent de DENZINGER)
... mais qui font pénitence de leurs fautes. Ils seront donc tenus de suivre en tout l'enseignement de l'Église catholique. Par conséquent, lorsque, dans les villages ou dans les villes, il ne se trouve que des clercs de leur parti, ils doivent rester dans le clergé et dans leur charge ; mais si un prêtre ou un évêque catholique se trouvait parmi eux, il est évident que l'évêque de l'Église catholique devra conserver la dignité épiscopale, tandis que celui qui a été décoré du titre d'évêque par les cathares n'aura droit qu'aux honneurs réservés aux prêtres, à moins que l'évêque ne trouve bon de le laisser jouir de l'honneur du titre (épiscopal). S'il ne le veut pas, qu'il lui donne une place de chorévêque ou de prêtre, afin qu'il paraisse faire réellement partie du clergé, et qu'il n'y ait pas deux évêques dans une ville.
9. Si quelques-uns ont été, sans enquête, élevés à la prêtrise ou si, au cours de l'enquête, ils ont avoué leurs crimes, l'imposition des mains faites contrairement à ce que le canon ordonne, n'est pas admise, car l'Église catholique veut des hommes d'une réputation intacte.
10. Les 'lapsi' qui auront été ordonnés soit que ceux qui les ordonnaient ne connussent pas leur chute, soit qu'ils la connussent, ne font pas exception aux lois de l'Église ; ils seront exclus dès que l'on aura connaissance de cette illégalité.
11. Quant à ceux qui ont faibli pendant la persécution de Licinius, sans y être poussés par nécessité ou par la confiscation de leurs biens ou par un danger quelconque, le Concile décide qu'on les traitera avec ménagement, quoique, à la vérité ils ne s'en soient pas montrés dignes. Ceux d'entre eux qui sont véritablement repentants et qui sont déjà baptisés, doivent faire pénitence pendant trois ans avec les 'audientes' et sept ans avec les 'substrati' ; ils pourront pendant les deux années suivantes assister avec le peuple au saint sacrifice, mais sans prendre part à l'offrande.
12. Ceux qui, appelés par la grâce ont d'abord proclamé leur foi abandonnant le ceinturon, mais qui ensuite, semblables à des chiens retournant à leurs vomissements, vont jusqu'à donner de l'argent et des présents pour être réintégrés dans le service public, ceux-là devront rester trois ans parmi les 'audientes' et dix ans parmi les 'substrati'. Mais pour ces pénitents, il faut avoir soin d'étudier leurs sentiments et leur genre de contrition. En effet, ceux d'entre eux qui, avec crainte, larmes, patience et bonnes œuvres, montrent ainsi par des faits la sincérité d'un retour réel, après avoir accompli le temps de leur pénitence parmi les 'audientes' pourront être admis avec ceux qui prient, et il dépend même de l'évêque de les traiter avec encore plus d'indulgence. Quant à ceux qui supportent avec indifférence (leur exclusion de l'Église) et qui pensent que cette pénitence est suffisante pour expier leurs fautes, ceux-là seront tenus à faire tout le temps prescrit.
DS 128
19. A l'égard des paulianistes qui font retraite ensuite vers l'Église catholique, la décision a été prise de les rebaptiser en toute hypothèse. Dans le cas où certains d'entre eux étaient auparavant membres du clergé, s'ils apparaissent irréprochables et au-dessus de tout soupçon, qu'une fois rebaptisés, ils soient ordonnés par l'évêque de l'Église catholique..
20. Comme quelques-uns plient le genou le dimanche et au jour de la Pentecôte, le saint Concile a décidé que, pour observer une règle uniforme, tous devraient adresser leurs prières à Dieu en restant debout.
Castration
1. Si quelqu'un a subi de la part de médecins une opération qu'il reste dans le clergé ; mais si quelqu'un s'est châtré lui-même, alors qu'il était en bonne santé, il convient qu'il cesse d'être rangé dans le clergé, et à l'avenir on ne devra admettre aucun de ceux qui auront agi ainsi. Mais, de même que ce qui vient d'être dit ne regarde évidemment que ceux qui font la chose de propos délibéré et qui osent se châtrer eux-mêmes, de même, si certains ont été rendus eunuques par des barbares ou par leurs maîtres et que par ailleurs ils se trouvent dignes, ceux-là, la règle ecclésiastique les admet dans le clergé.
2. Soit par nécessité, soit à cause des instances de quelques personnes, plusieurs choses contraires à la règle ecclésiastique se sont produites ; ainsi, on a accordé le bain spirituel et avec le baptême, la dignité épiscopale ou sacerdotale à des hommes qui avaient à peine passé de la vie païenne à la foi, et qui n'avaient été instruits que pendant très peu de temps ; il est juste qu'à l'avenir on n'agisse plus ainsi, car il faut du temps au catéchumène (en vue du baptême) et après le baptême une plus longue épreuve (en vue des ordres). Elle est sage la parole de l'Apôtre disant 1Tm 3,6 que l'évêque ne soit pas néophyte, de peur que par orgueil il ne tombe dans le jugement et dans le piège du démon. Si dans la suite un clerc se rend coupable d'une faute grave, constatée par deux ou trois témoins, il doit cesser d'appartenir au clergé. Celui qui agit contre cette ordonnance et qui se montre désobéissant à l'égard de ce grand concile est en danger de perdre sa cléricature.
3. Le grand Concile défend absolument aux évêques, aux prêtres, aux diacres, en un mot à tous les membres du clergé d'avoir (avec eux) une personne du sexe, à moins que ce soit une mère, une sœur, une tante, ou enfin les seules personnes qui échappent à tout soupçon.
4. L'évêque doit être établi par tous ceux (les évêques) de l'éparchie (province), si une nécessité urgente, ou la longueur du chemin s'y oppose, trois (évêques) au moins doivent se réunir et procéder à la cheirotonie (sacre), munis de la permission écrite des absents. La confirmation de ce qui s'est fait revient de droit dans chaque éparchie, au métropolitain.
5. Pour ce qui est des excommuniés clercs ou laïques, la sentence portée par les évêques de chaque province doit avoir force de loi, conformément à la règle prescrivant que celui qui a été excommunié par l'un ne doit pas être admis par les autres. Il faut cependant s'assurer que l'évêque n'a pas porté cette sentence d'excommunication par étroitesse d'esprit, par esprit de contradiction ou par quelque sentiment de haine. Afin que cet examen puisse avoir lieu, il a paru bon d'ordonner que dans chaque province, on tînt deux fois par an un concile, qui se composera de tous les évêques de la province ; ils feront toutes les enquêtes nécessaires pour que chacun voie que la sentence d'excommunication a été justement portée pour une désobéissance constatée et jusqu'à ce qu'il plaise à l'assemblée des évêques d'adoucir ce jugement. Ces conciles devront se tenir l'un avant le carême, pour que, ayant éloigné tout sentiment peu élevé, nous puissions présenter à Dieu une offrande agréable ; et le second dans l'automne.
Viatique pour les mourants
DS 129
13. A l'égard de ceux qui achèvent leur route ici-bas, la loi ancienne et canonique sera encore observée maintenant, de sorte que celui qui achève sa route ne soit pas privé du dernier et du plus nécessaire viatique, Si, dans un état désespéré, il obtient la communion avec l'Église et participe à l'offrande, et qu'ensuite il soit à nouveau compté au nombre des vivants, il se tiendra parmi ceux qui ont communion la prière seule. En général, pour n'importe quel mourant demandant de participer à l'eucharistie, que l'évêque après vérification lui donne part (à l'offrande).
14. Le saint et grand Concile ordonne que les catéchumènes qui ont failli soient seulement 'audientes' pendant trois ans ; ils pourront ensuite prier avec les autres catéchumènes.
15. Les troubles nombreux et les divisions ont fait trouver bon d'abolir la coutume qui, contrairement à la règle, s'est établie dans certains pays, c'est-à-dire de défendre aux évêques, aux prêtres et aux diacres de passer d'une ville dans une autre. Si quelqu'un osait agir contre la présente ordonnance et suivre l'ancien errement, la translation serait frappée de nullité, et il devrait revenir dans l'Église pour laquelle il avait été ordonné évêque ou prêtre.
16. Les prêtres, les diacres, ou en général les clercs qui, par légèreté, et n'ayant plus sous les yeux la crainte de Dieu, abandonnent au mépris des lois ecclésiastiques, leur Église, ne doivent, en aucune façon, être reçus dans une autre ; on doit les forcer de toutes manières à revenir dans leur diocèse, et s'ils s'y refusent, on doit les excommunier. Si quelqu'un ose, pour ainsi dire, voler un sujet qui appartient à un autre (évêque) et s'il ose ordonner ce clerc pour sa propre Église sans la permission de l'évêque auquel appartient ce clerc, l'ordination sera non avenue.
17. Comme plusieurs clercs, remplis d'avarice et d'un esprit d'usure et oubliant la parole sacrée : " Il n'a pas donné son argent à intérêt " Ps 15,5, exigent en véritables usuriers un taux d'intérêt par mois, le saint et grand Concile décide que si quelqu'un, après la publication de cette ordonnance, prend des intérêts pour n'importe quel motif, ou fait ce métier d'usurier de n'importe quelle autre manière, ou s'il réclame la moitié et plus, ou s'il se livre à quelque autre manière de gain scandaleux, celui-là doit être chassé du clergé et son nom rayé de la liste.
18. Il est venu à la connaissance du saint et grand Concile que, dans certains endroits et dans certaines villes, des diacres distribuaient l'Eucharistie aux prêtres, quoiqu'il soit contraire aux canons et à la coutume de faire distribuer le Corps du Christ à ceux qui offrent le sacrifice par ceux qui ne peuvent l'offrir ; le Concile a appris également que quelques diacres recevaient l'Eucharistie, même avant des évêques. Tout cela doit cesser ; les diacres doivent se tenir dans les limites de leurs attributions, se souvenir qu'ils sont les serviteurs des évêques, et ne viennent qu'après les prêtres. Ils ne doivent recevoir la communion qu'après les prêtres, ainsi que l'ordre l'exige, que ce soit un évêque ou un prêtre qui la leur distribue. Les diacres ne doivent pas non plus s'asseoir parmi les prêtres, cela est contre la règle et contre l'ordre. Si quelqu'un refuse d'obéir aux présentes prescriptions, il sera suspendu du diaconat.
Lettre synodale aux Égyptiens
L'hérésie d'Arius
DS 130
(Chap. 1, n° 2) Avant toutes choses, on examina ce qui concerne l'impiété et l'iniquité d'Arius et de ses partisans et à l'unanimité il a été jugé bon de frapper d'anathème son opinion impie, les paroles et les expressions blasphématoires dont il se servait pour blasphémer le Fils de Dieu, en disant qu' " il vient du néant ", qu' " avant d'avoir été engendré il n'était pas " qu'" il était un temps où il n'était pas " et en disant que le Fils de Dieu était de par sa libre volonté capable du mal comme de la vertu et en l'appelant un et créé et un être fait. Tout cela, le saint concile l'a frappé d'anathème, ne supportant même pas d'entendre l'énormité de cette opinion impie, de cette déraison et de ces paroles de blasphème.
Autres canons du 1er Concile de Nicée
(ces textes n'apparaissent pas dans DENZINGER)
DS 131
6. Que l'ancienne coutume en usage en Égypte, dans la Lybie et la Pentapole soit maintenue, c'est-à-dire que l'évêque d'Alexandrie conserve juridiction sur toutes (ces provinces), car il y a le même rapport que pour l'évêque de Rome. On doit de même conserver aux Églises d'Antioche et des autres éparchies (provinces) leurs anciens droits. Il est bien évident que, si quelqu'un est devenu évêque sans l'approbation du métropolitain, le Concile lui ordonne de renoncer à son épiscopat. Mais l'élection ayant été faite par tous avec discernement et d'une manière conforme aux règles de l'Église, si deux ou trois font opposition par pur esprit de contradiction, ce sera la majorité qui l'emportera.
7. Comme la coutume et l'ancienne tradition portent que l'évêque d'Aelia doit être honoré, qu'il obtienne la préséance d'honneur sans préjudice cependant de la dignité qui revient à la métropole.
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