Ressources Catholiques Missel Romain

précédent

Lc 1, 18-22
18 Mais Zacharie dit à l'ange : « Comment vais-je savoir que cela arrivera ? Moi, je suis un vieil homme, et ma femme aussi est âgée. »
19 L'ange lui répondit : « Je suis Gabriel ; je me tiens en présence de Dieu, et j'ai été envoyé pour te parler et pour t'annoncer cette bonne nouvelle.
20 Mais voici que tu devras garder le silence, et tu ne pourras plus parler jusqu'au jour où cela se réalisera, parce que tu n'as pas cru à mes paroles : elles s'accompliront lorsque leur temps viendra. »
21 Le peuple attendait Zacharie et s'étonnait de voir qu'il restait si longtemps dans le sanctuaire.
22 Quand il sortit, il ne pouvait pas leur parler, et ils comprirent qu'il avait eu une vision dans le sanctuaire. Il leur faisait des signes, car il demeurait muet.
Saint Jean Chrysostome. (sur l’incompréh. nat. de Dieu.) Zacharie, ne considérant que son âge et la stérilité de sa femme, se laisse aller au doute : " Et Zacharie dit à l’ange : À quoi pourrai-je connaître la vérité de ce que vous m’annoncez ? " en d’autres termes : Comment cela se fera-t-il ? et il donne les raisons qu’il a de douter : " Car je suis vieux, " etc. L’âge est contraire, la nature impuissante, je suis sans force pour engendrer, et de son côté, la terre est stérile. Ces raisons ne suffisent pas au jugement de quelques-uns, pour excuser le prêtre Zacharie d’avoir fait toutes ces questions ; car quand Dieu parle, on doit recevoir sa parole avec foi ; vouloir la discuter, c’est faire preuve d’un esprit opiniâtre. Aussi voyez la suite : " Et l’ange lui répondit : Je suis Gabriel qui suis toujours présent devant Dieu. " — Saint Bède. Comme s’il disait : Si un homme vous annonçait un semblable prodige, vous auriez droit de lui demander une preuve, un signe de la vérité de ses paroles ; mais quand c’est un ange qui promet, le doute n’est plus permis : " Et j’ai été envoyé pour vous parler, " etc.
Saint Jean Chrysostome. Dès lors donc que vous savez que je suis envoyé de Dieu, ne voyez plus rien de naturel dans ce que je vous dis ; car je ne parle point de moi-même, je ne fais que vous transmettre les volontés de celui qui m’a envoyé. En effet, la vertu, le mérite d’un envoyé, c’est de ne rien dire de sa propre autorité. — Saint Bède. Remarquez ici qu’au témoignage de l’ange, il est tout à la fois devant Dieu et envoyé pour annoncer à Zacharie la naissance de son fils. — Saint Grégoire le Grand. (hom. 34 sur les Evang.) En effet, lorsque les anges viennent nous trouver, ils remplissent extérieurement leur ministère sans interrompre intérieurement l’exercice de la contemplation ; car si leur esprit est limité, l’Esprit souverain qui est Dieu, n’a point de bornes. Ainsi les anges sont toujours devant lui, même quand ils sont en mission, puisque c’est dans l’immensité de Dieu qu’ils accomplissent leur message "
Saint Bède. L’ange donne ensuite le signe qui lui a été demandé. Zacharie n’a fait usage de la parole que pour exprimer son incrédulité, le silence lui enseignera la foi : " Et voici que vous allez devenir muet, " etc. — Saint Jean Chrysostome. Les liens qui le rendaient impuissant, sont transportés à l’organe de la voix ; te sacerdoce dont il est revêtu n’est point une raison pour qu’il soit épargné, au contraire, la punition sera plus grande, parce qu’il devait donner aux autres l’exemple d’une foi plus vive. — Théophylacte. Le mot grec χωφοζ signifie également sourd, on peut donc donner ce sens aux paroles de l’ange : Puisque vous ne croyez point, vous deviendrez sourd, et vous ne pourrez plus parler. Juste châtiment de sa double faute, la désobéissance est punie par la surdité, et la contradiction par la mutité. — Saint Jean Chrysostome. L’ange dit : Et voici, c’est-à-dire à l’instant même. Considérez toutefois la miséricorde de Dieu dans ce qui suit : " Jusqu’au jour où ces choses arriveront ; " comme s’il lui disait : Lorsque l’accomplissement de ma prédiction en aura démontré la vérité, et que tu auras reconnu la justice de ton châtiment, alors tu en seras délivré, Il lui en fait aussi connaître clairement la cause : Parce que vous n’avez pas cru à mes paroles, qui s’accompliront en leur temps ; " méconnaissant ainsi la puissance de celui qui m’a envoyé, et devant lequel je suis toujours présent. Or, si tel fut le châtiment de Zacharie pour avoir refusé de croire à un enfantement naturel, comment ceux qui blasphèment la naissance ineffable pourront-ils échapper à la vengeance divine ?
Chaîne des Pères Grecs. (ou Antipat. de Bostr., Chaîne des Pères grecs.) Tandis que ces choses se passaient dans l’intérieur du temple, la multitude qui attendait au dehors était surprise de ce que Zacharie tardait à revenir : " Cependant le peuple attendait Zacharie, et s’étonnait de ce qu’il demeurait si longtemps dans le temple. " Chacun se livrait à ses conjectures et donnait ses suppositions ; Zacharie étant enfin sorti, leur apprit, par son silence forcé, ce qui lui était arrivé dans l’intérieur du temple. " Et étant sorti, il ne pouvait leur parler. — Théophylacte. Zacharie faisait des signes au peuple qui lui demandait probablement pourquoi il était devenu muet : " Et il leur faisait des signes et il demeura muet. " — Saint Ambroise. Un signe est un mouvement du corps qui n’est point accompagné des paroles, et qui cherche à faire connaître la volonté, sans pouvoir l’exprimer complètement.

Lc 1, 23-25
23 Lorsqu'il eut achevé son temps de service au Temple, il repartit chez lui.
24 Quelque temps plus tard, sa femme Élisabeth devint enceinte. Pendant cinq mois, elle garda le secret. Elle se disait :
25 « Voilà ce que le Seigneur a fait pour moi, lorsqu'il a daigné mettre fin à ce qui faisait ma honte aux yeux des hommes. »
Saint Bède. Tant que duraient leurs fonctions, les prêtres, tout entiers aux offices de leur ministère, s’abstenaient de tout rapport avec leurs épouses, et s’interdisaient même l’entrée de leurs maisons. C’est pourquoi l’Évangéliste ajoute : " Quand les jours de son ministère furent accomplis, " etc. Les prêtres qui se succédaient alors, devaient être de la race d’Aaron, c’était donc un devoir aussi légitime que nécessaire de se donner une postérité " Maintenant, au contraire, ce ne sont plus les lois d’une succession charnelle, mais une perfection toute spirituelle qui donne droit au sacerdoce, aussi les prêtres sont-ils obligés d’observer une continence perpétuelle, pour être dignes d’offrir le sacrifice de l’autel. " Après ces jours-là, " etc., c’est-à-dire après les jours où Zacharie avait rempli les devoirs de son ministère. Ceci se passait au mois de septembre, le huit des calendes d’octobre, alors que les Juifs célébraient le jeûne de la fête des Tabernacles, à l’approche de l’équinoxe, où la nuit commence à être plus longue que le jour ; en effet, le Christ devait croître et Jean diminuer. Et ce n’est pas sans raison que ces jours étaient des jours de jeûne ; car Jean-Baptiste devait prêcher aux hommes les austérités de la pénitence.
" Et elle se tenait cachée, " etc. — Saint Ambroise. Pourquoi se tenait-elle cachée, si ce n’est par un sentiment de pudeur ? Il est en effet pour les époux un temps déterminé par la nature, où c’est chose louable de chercher à avoir des enfants ; lorsqu’on est dans la vigueur de l’âge, et qu’on peut espérer d’en obtenir. Mais lorsqu’on atteint les limites d’une vieillesse presque épuisée et qu’on arrive à cet âge, où l’on est plus propre à élever des enfants qu’à les engendrer, il y a une espèce de honte pour une femme de porter les signes d’une fécondité bien que légitime, d’être chargée d’un fardeau qui convient à un autre âge, et d’une grossesse qui n’est plus de saison. Elle avait donc de la honte à cause de son âge ; nous pouvons comprendre par là qu’Élisabeth et Zacharie n’avaient plus ensemble les rapports qu’ont entre eux les époux ; car si elle n’avait pas eu de honte de remplir les devoirs du mariage jusque dans sa vieillesse, elle n’en aurait pas eu davantage de devenir mère. Cependant laissons-la rougir du poids de la maternité tant qu’elle ignore ce qu’elle a de mystérieux. Bientôt, celle qui se dérobait aux regards, parce qu’elle était devenue mère, commence à se glorifier, parce qu’elle porte un prophète dans son sein. — Origène. (Chaîne des Pères grecs.) Aussi l’Évangéliste ajoute : " Elle se cachait pendant cinq mois, " c’est-à-dire jusqu’au temps où Marie elle-même conçut son divin fils, et que l’enfant d’Élisabeth, tressaillant de joie dans son sein, commença de remplir les fonctions de prophète. — Saint Ambroise. Elle rougissait d’être mère à son âge, mais en même temps elle se réjouissait d’être délivrée de l’opprobre de la stérilité. " C’est là, disait-elle, la grâce que le Seigneur m’a faite, " etc. — Saint Jean Chrysostome. (ou Origène.C’est-à-dire il a fait cesser ma stérilité, en m’accordant un don qui dépasse les forces de la nature, et une pierre inféconde a produit des épis verdoyants, il m’a délivré de l’opprobre de la stérilité en me rendant mère, " dans les jours où il m’a regardée pour effacer mon opprobre d’entre les hommes. " — Saint Ambroise. Car c’est une espèce de honte pour les femmes d’être privées du fruit de l’union des époux, puisqu’elles n’ont point d’autre raison de se marier. Saint Jean Chrysostome. C’est donc pour Élisabeth une double joie d’être affranchie de l’opprobre de la stérilité, et de mettre au monde un enfant illustre ; car ce n’est pas ici comme pour les autres, l’union des époux seule, mais la grâce divine qui a été le principe de cette naissance.
Saint Bède. Dans un sens mystique, on peut dire que Zacharie représente le sacerdoce judaïque, et Élisabeth la loi, qui développée par les explications des prêtres devait engendrer à Dieu des enfants spirituels, mais qui restait impuissante et stérile, " parce que la loi n’a conduit personne à la perfection. " Tous deux étaient avancés en âge, parce qu’à la venue au Christ les hommes étaient pour ainsi dire courbés sous le poids des ans. Zacharie entre dans le temple, parce que c’est aux prêtres qu’il appartient de pénétrer dans le sanctuaire des mystères célestes. La multitude se tenait au dehors parce qu’elle ne peut pénétrer le secret des choses spirituelles. Tandis que Zacharie place l’encens sur l’autel, la naissance de Jean-Baptiste lui est révélée ; c’est en effet lorsque les docteurs sont embrasés du feu divin que renferment les saintes lettres qu’ils découvrent la grâce de Dieu qui se répand par Jésus-Christ ; c’est par un ange que ses mystères sont révélés, parce que " la loi a été donnée par le ministère des anges. " — Saint Ambroise. Le peuple tout entier devient comme muet dans la personne d’un seul, parce qu’il parlait à Dieu par l’intermédiaire d’un seul ; la parole de Dieu a passé aussi jusqu’à nous, et elle n’est point muette au milieu de nous : celui-là est muet qui ne comprend pas la loi. Pourquoi, en effet, celui qui ne peut émettre aucun son articulé vous paraîtrait-il plus muet que celui qui n’a aucune connaissance des saints mystères ? Le peuple juif ressemble à un homme qui fait des signes, lui qui ne peut rendre raison de ce qu’il fait. — Saint Bède. Et cependant Élisabeth conçoit Jean-Baptiste, parce que les secrètes profondeurs de la loi sont pleines des mystères de Jésus-Christ. Elle cache cette conception pendant cinq mois, parce que Moïse a renfermé dans ses cinq livres les mystères du Christ, ou parce que toute l’économie de la rédemption de Jésus-Christ a été figurée dans les cinq âges du monde par les paroles et les actions des saints.

Lc 1, 26-27
26 Le sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
27 à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
Saint Bède. Comme l’incarnation du Christ devait avoir lieu dans le sixième âge du monde, ou bien devait être l’accomplissement de la loi, c’est avec raison que le sixième mois de la conception de Jean-Baptiste, un ange est envoyé à Marie pour lui annoncer la naissance du Sauveur du monde : " Au sixième mois, " etc., dit l’Évangéliste. Par ce sixième mois, il faut entendre le mois de mars, et c’est le vingt-cinq de ce mois que, selon la tradition, Notre-Seigneur a été conçu et a souffert sa passion, comme aussi c’est le vingt-cinq du mois de décembre qu’il est né. Si nous admettons avec quelques auteurs que l’équinoxe du printemps a lieu le vingt-cinq mars, et le solstice d’hiver le vingt-cinq décembre, nous pouvons dire qu’il était convenable que l’accroissement du jour coïncidât avec la conception et la naissance de celui qui éclaire tout homme venant en ce monde. Si l’on prétend au contraire que même avant l’époque de la naissance et de la conception du Sauveur les jours commencent à croître, ou qu’ils sont plus longs que les nuits, nous dirons alors que Jean-Baptiste précédait l’avènement du Seigneur, et qu’il évangélisait déjà le royaume des cieux.
Saint Basile. (sur Isaïe.) Les esprits célestes ne viennent pas à nous de leur propre mouvement, c’est Dieu qui les envoie lorsque notre utilité l’exige ; car leur occupation est de contempler l’éclat de la divine sagesse. " L’ange Gabriel fut envoyé, " etc. — Saint Grégoire le Grand. " (hom. 34 sur les Evang.) Ce n’est point un ange quelconque, mais l’archange Gabriel qui est envoyé à la Vierge Marie. Il n’appartenait, en effet, qu’au plus grand des anges de venir annoncer le plus grand des événements. L’Écriture lui donne un nom spécial et significatif, il se nomme Gabriel, qui veut dire force de Dieu. C’était donc à la force de Dieu qu’il était réservé d’annoncer la naissance du Dieu des armées, du fort dans les combats qui venait triompher des puissances de l’air. — La Glose. L’Évangéliste désigne également le lieu où il est envoyé. " Dans la ville de Nazareth ; " car c’est le Nazaréen, c’est-à-dire le Saint des Saints, dont la naissance est annoncée. — Saint Bède. Dieu commence admirablement l’œuvre de notre réparation, en envoyant un ange à une vierge qu’un enfantement divin devait consacrer, parce que le démon aussi avait commencé l’œuvre de notre perte en envoyant le serpent à la femme peur la séduire par l’esprit d’orgueil. " Il fut envoyé à une vierge. " — Saint Augustin. (de la sainte Vierg., chap. 15.) La virginité seule était digne d’enfanter celui qui, dans sa naissance, n’a pu avoir d’égal. Notre chef, par un miracle éclatant, devait naître d’une vierge selon la chair, et figurer ainsi que l’Église vierge donnerait à ses membres une naissance toute spirituelle. — Saint Jérôme. (serm. sur l’assomp.). C’est avec raison qu’un ange est envoyé à une vierge ; car la virginité a toujours été unie par des liens étroits avec les anges. En effet, vivre dans la chair, sans obéir aux inspirations de la chair, ce n’est pas la vie de la terre, c’est la vie du ciel.
Saint Jean Chrysostome. (sur S. Matth., hom. 4.) L’ange n’attend pas que l’enfantement ait eu lieu pour en faire connaître le mystère à la Vierge, cet événement l’eût jetée dans le plus grand trouble. C’est avant la conception qu’il accomplit son message, et ce n’est point en songe, mais dans une apparition visible et solennelle, telle que l’exigeait avant l’accomplissement, l’importance de l’évènement qu’il venait lui annoncer.
Saint Ambroise. L’Écriture établit clairement ces deux choses, qu’elle était épouse et vierge. " Elle était mariée, " etc. Vierge, ce qui la sépare de tout commerce avec un homme ; épouse, pour que sa virginité fût à l’abri de tout déshonneur, alors que sa grossesse aurait été pour tous un indice de corruption. Le Seigneur aima mieux en voir quelques-uns douter de sa naissance immaculée, que de la pureté de sa mère. Il savait combien l’honneur d’une vierge est délicat, combien sa réputation fragile, et il ne voulut pas que la foi à sa naissance miraculeuse s’élevât sur le déshonneur de sa mère. La virginité de Marie a donc été inviolable, dans l’opinion des hommes, comme elle l’était en elle-même. Il ne fallait pas laisser pour excuse aux vierges, dont la réputation est malheureusement douteuse, que la mère du Sauveur elle-même n’avait pas été à l’abri du soupçon et du déshonneur. Que pourrait-on reprocher aux Juifs aussi bien qu’à Hérode, s’ils n’avaient persécuté que le fruit de l’adultère ? Comment Jésus lui-même aurait-il pu dire : " Je ne suis point venu détruire la loi, mais l’accomplir, s’il eût commencé par une violation de la loi, la loi condamnant l’enfantement de toute personne non mariée. Rien, d’ailleurs, ne donne plus de créance aux paroles de Marie que ce mariage, et n’éloigne davantage tout soupçon de mensonge. Qu’elle fût devenue mère sans être mariée, elle eût paru vouloir couvrir sa faute sous le voile du mensonge ; étant mariée, au contraire, elle n’avait aucune raison de mentir, puisque la fécondité des épouses est tout à la fois la récompense et le privilège du mariage. Une raison non moins importante, c’est que la virginité de Marie mettait en défaut le prince du monde ; en la voyant engagée dans les liens du mariage, il ne pouvait avoir aucun soupçon de son enfantement virginal. — Origène. (hom. 6.) Supposez-la, au contraire, non mariée, aussitôt cette pensée secrète fût venue au démon : Comment celle qui n’a point d’époux, est-elle devenue mère ? Cette conception doit être divine, il y a ici quelque chose de supérieur à la nature humaine. — Saint Ambroise. Mais ce mariage déjoua bien plus encore toutes les pensées des princes de la terre ; car la malice des démons pénètre facilement dans le secret des choses cachées ; mais ceux qui sont plongés dans les préoccupations du monde sont incapables de comprendre les choses divines. Disons encore que nous avons ainsi un témoin plus fidèle et plus sûr de la virginité de Marie dans la personne de son époux, qui pouvait, et se plaindre de l’outrage qui lui était fait, et en poursuivre le châtiment, s’il n’eût connu le mystère de cet enfantement. " Il s’appelait Joseph, dit l’Évangéliste, et il était de la maison de David. " — Saint Bède. Ces paroles sont vraies à la fois et de Joseph, et de Marie ; car aux termes de la loi, chacun devait prendre femme dans sa tribu, ou dans sa famille. " Et cette vierge s’appelait Marie. " Marie, en hébreu, signifie étoile de la mer, et en syriaque, maîtresse, noms qui conviennent parfaitement à Marie qui a enfanté le Maître du monde, et la lumière éternelle des siècles.
suivant