Dossier sur les Anges
- Dictionnaires et autres ouvrages
- Citations de Docteurs de l'Église, Saints, Mystiques et grands auteurs catholiques
1. Catéchisme du Concile de Trente ou catéchisme romain (1566)
2. Catéchisme du Diocèse de Dijon (1835)
4. Catéchisme de l'Eglise catholique (1992)
Catéchisme du Concile de Trente ou catéchisme romain (1566)
La Providence divine a confié à des anges la garde du genre humain. Elle les a chargés de protéger sans cesse tous les hommes pour les préserver des dangers qui pourraient les menacer. De même que les parents donnent des gardes et des défenseurs à leurs enfants, lorsqu'ils les voient entreprendre quelque voyage difficile et périlleux, ainsi dans ce voyage que nous faisons tous vers la céleste patrie, Dieu notre Père nous a confiés à la garde d'un ange, afin que son secours et sa vigilance nous fissent éviter les embûches secrètement préparées par nos ennemis, repousser les plus terribles attaques dirigées contre nous, marcher constamment dans le droit chemin, et empêcher que quelque piège tendu par notre perfide adversaire ne nous fît sortir de la voie qui mène au ciel.
Catéchisme du Concile de Trente, Paris, Dominique Martin Morin, 1978.
Catéchisme du Diocèse de Dijon (1835)
- Recevons-nous quelque assistance des saints anges ?
+ Oui, Dieu nous donne à chacun un ange qui prend soin de nous, et que nous appelons, pour cette raison, notre ange gardien.
- Quels soins nos anges gardiens prennent-ils de nous ?
+ Ils prient pour nous ; ils offrent à Dieu nos bonnes actions ; ils nous défendent contre les démons, et ils nous protègent contre les dangers.
- Quels sentiments devons-nous avoir à l'égard de nos anges gardiens ?
+ Des sentiments de reconnaissance, de confiance et de respect.
- N'avez-vous pas un ange qui vous garde ?
+ Oui, la foi nous apprend que nous avons chacun un ange gardien.
- C'est donc notre ami cet ange gardien ?
+ Oui, c'est notre meilleur ami, puisqu'il nous rend les plus grands services.
- L'aimez-vous bien ?
+ Oui, je l'aime, et j'ai beaucoup de confiance en lui.
- Lui parlez-vous quelque fois ?
+ Oui, je lui parle, je le prie tous les jours soir et matin et pendant la journée.
- Le remerciez-vous des bons services qu'il vous rend ?
+ Oui, je l'en remercie tous les jours.
- Puisque vous avez à vos côtés un prince de la cour céleste, il faut donc bien respecter sa présence : y pensez-vous quelque fois ?
+ Oui, j'y penserai, et je prendrai bien garde de mal faire en sa présence.
- Quand vous sentez au fond de votre cœur un bon mouvement, une bonne pensée, qui est-ce qui vous parle ?
+ C'est mon bon ange qui me dit : " Fuyez le mal et faites le bien. "
- Il faut donc suivre ses bons avis ?
+ Oui, je tâcherai de les suivre avec docilité.
- Quelle prière faites-vous à votre bon ange ?
+ Je lui fais celle-ci : " Mon bon ange, je vous remercie de tous les bons offices que vous me rendez. J'ai mis en vous ma confiance, je vous révère et j'écoute vos avis salutaires ; obtenez-moi la grâce d'être docile à vos saintes inspirations et de ne jamais offenser Dieu. "
Catéchisme à l'usage du diocèse de Dijon, 2° éd. revue et corrigée, Dijon, Lagier, 1835.
- Comment s'appellent les anges qui sont restés fidèles à Dieu ?
+ Les anges qui sont restés fidèles à Dieu s'appellent les bons anges, les esprits célestes ou simplement les anges.
- Que devinrent les anges restés fidèles à Dieu ?
+ Les anges restés fidèles à Dieu furent confirmés en grâce. Ils jouissent pour toujours de la vue de Dieu ; ils l'aiment, le bénissent et le louent éternellement.
- Dieu se sert-il des anges comme de ses ministres ?
+ Oui, Dieu se sert des anges comme de ses ministres, et, en particulier, il confie à beaucoup d'entre eux la charge d'être nos gardiens et nos protecteurs.
- Devons-nous avoir une dévotion particulière envers notre ange gardien ?
+ Oui, nous devons avoir une dévotion particulière envers notre ange gardien, l'honorer, invoquer son appui, suivre ses inspirations, et lui être reconnaissant pour l'assistance continuelle qu'il nous prête.
Saint Pie X, Catéchisme, Paris, Dominique Martin Morin, 1978.