ANGELUS, 24 octobre 2010
Chers amis, dans la liturgie d'aujourd'hui, on lit le témoignage de saint Paul concernant le prix final que le Seigneur remettra « à tous ceux qui auront attendu avec amour son Apparition » (2 Tm 4, 8). Il ne s'agit pas d'une attente inactive ou solitaire, au contraire ! L'apôtre a vécu en communion avec le Christ ressuscité pour « que le message fut proclamé » afin qu'il « parvint aux oreilles de tous les païens » (2 Tm 4, 17). Le devoir missionnaire n'est pas de révolutionner le monde, mais de le transfigurer, puisant la force de Jésus Christ qui « nous convoque à la table de sa parole et de l'Eucharistie, pour apprécier le don de sa présence, nous former à son école et vivre toujours plus consciemment en union avec lui, Maître et Seigneur » (Message pour la 84e Journée mondiale des missions ; cf. ORLF n. 15 du 13 avril 2010). Même les chrétiens d'aujourd'hui — comme il est écrit dans la lettre À Diognète — « montrent comme leur vie sociale est merveilleuse et... extraordinaire. Ils passent leur existence sur terre mais sont citoyens du ciel. Ils obéissent aux lois établies mais outrepassent les lois par leur manière de vivre... Ils sont condamnés à mort et c'est ainsi qu'ils trouvent la vie. Tout en faisant le bien, ils sont... persécutés et grandissent en nombre chaque jour » (v, 4.9.12.16 ; VI, 9 [SC 33], Paris 1951, 62-66).