Messe du Pape François à Sainte-Marthe, Jeudi 22 mai 2014
Le travail de Jésus
« Paix, amour et joie » sont « les trois mots clefs » que Jésus nous a confiés. L’Esprit Saint pense à les réaliser dans notre vie, mais pas selon les critères du monde. C’est précisément à l'authentique signification chrétienne des mots paix, amour et joie que le Pape François a consacré l’homélie. « Jésus, dans son discours de congé, pendant les derniers jours avant de partir au ciel, a parlé de nombreuses choses » mais toujours autour du même point, représenté par « trois mots clés : paix, amour et joie ». Sur le premier, a rappelé le Pape, « nous avons déjà réfléchi » pendant la Messe du mardi 20 mai, en convenant que le Seigneur « ne nous donne pas une paix comme il la donne au monde, il nous donne une autre paix : une paix pour toujours ! ». En ce qui concerne le deuxième mot clé, « amour », Jésus « avait dit de nombreuses fois que le commandement est d’aimer Dieu et d’aimer son prochain ». Mais dans le passage évangélique proposé par la liturgie du jour (Jean 15, 9-11), « Jésus dit une chose nouvelle sur l'amour : non seulement aimez, mais restez dans mon amour ». En effet, « la vocation chrétienne est de rester dans l’amour de Dieu, c’est-à-dire de respirer et de vivre de cet oxygène, de vivre de cet air ». Nous devons donc « rester dans l’amour de Dieu ». Et avec cette affirmation, le Seigneur « termine son profond discours sur l’amour. Et il va de l’avant ». Mais comment est cet amour de Dieu ? Le Pape François a répondu avec les mêmes paroles que Jésus : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés ». C’est donc « un amour qui vient du Père ». Et comment reste-t-on dans l’amour ? « Conserver les commandements » est « le signe que nous restons dans l’amour de Jésus ». Et « c’est une belle chose que cela : je suis les commandements dans ma vie ! ». Le troisième mot indiqué par le Pape est « joie ». « La joie est le signe du chrétien : un chrétien qui est sans joie n’est pas chrétien ou bien il est malade », sa santé chrétienne « ne va pas bien ». Et « une fois j’ai dit qu’il y avait des chrétiens avec des visages de piment au vinaigre : toujours avec le visage rouge et même leur âme est ainsi. Et cela est un mal ! ». Ceux-là « ne sont pas chrétiens ! », car « un chrétien sans joie n’est pas chrétien ». Pour le chrétien, en effet, la joie est présente « également dans la douleur, dans les difficultés, même dans les persécutions ». À cet égard, le Pape a invité à considérer les martyres des premiers siècles. Trois mots clés, donc : paix, amour et joie. Il faut donc en comprendre jusqu’au bout la signification véritable. Ils ne viennent pas en effet « du monde » mais du Père. C’est l’Esprit Saint « qui fait cette paix, qui fait cet amour qui vient du Père ; qui fait l’amour entre le Père et le Fils et qui ensuite vient à nous ; qui nous donne la joie ».