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2e DIMANCHE APRÈS NOËL

39. NOTRE FILIATION DIVINE

— En quoi consiste notre filiation ?

— Le sens de la filiation divine canalise nos relations avec

— Dieu et avec les hommes. Conséquences.

I. Notre paix et notre sérénité ont leur fondement dans ce fait majeur : nous sommes enfants de Dieu.

À tous ceux qui l’ont reçu (Jésus-Christ), il leur a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, ceux qui croient en son nom, qui ne sont nés ni du sang, ni de la volonté de la chair, ni du vouloir de l’homme, mais de Dieu[01], nous dit saint Jean dans l’évangile de la messe.

Dieu le Père nous a prédestinés pour nous adopter comme ses enfants par Jésus-Christ, selon le décret de sa volonté[02]. Dieu fait de nous ses enfants… Nous n’en finirons jamais de comprendre et d’apprécier ce don ineffable. Enfants de Dieu !Voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu — car nous le sommes. Bien aimés dès maintenant nous sommes enfants de Dieu et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté…[03].

Quand nous disons : « je suis fils de Dieu », nous n’employons pas une métaphore, et ce n’est pas une façon pieuse de parler. Nous sommes enfants. Si la génération humaine a comme résultat la « paternité » et la« filiation », de même ceux qui ont été « engendrés par Dieu » sont réellement ses enfants. Cette réalité incomparable arrive au Baptême[04], où, grâce à la Passion et à la Résurrection du Christ se produit la naissance à une vie nouvelle, qui n’existait pas auparavant. Une créature nouvelle[05] a surgi par laquelle le nouveau baptisé s’appelle et est réellement enfant de Dieu.

La filiation divine naturelle se trouve à un degré éminent et unique chez Dieu le Fils : « Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, et né du Père avant tous les siècles (…), engendré, non créé, consubstantiel au Père.[06] » Et pour montrer la différence essentielle entre notre filiation et la filiation éternelle du Fils, la nôtre s’appelle adoptive. La considération de l’adoption sur terre (le nouveau père ne donne pas la vie à son fils, bien qu’il lui donne son nom, des droits à l’héritage…), pourrait en conduire certains à confondre la réalité de notre filiation : nous sommes enfants de Dieu parce que la vie de Dieu circule dans notre âme en état de grâce[07].

Cela aidera beaucoup la prière de considérer combien Dieu est davantage notre Père que celui que nous appellons père dans ce monde parce qu’il nous a donné la vie naturelle. « Désigner le chrétien comme enfant de Dieu, ce n’est pas une simple image qui évoque la protection ou la vigilance paternelle que Dieu exerce sur lui, mais il faut la comprendre rigoureusement, au sens même où l’on dit de quelqu’un : il est fils d’un tel (…).

« Par la génération un nouvel homme arrive à l’existence ; de même qu’un animal engendre un animal de son espèce, l’homme engendre aussi un autre homme, semblable à lui. Parfois la ressemblance est grande, et les gens se plaisent à reconnaître que tel enfant ressemble beaucoup à son père : dans les manières, dans le port, dans la façon de regarder et de parler… Eh bien, le chrétien naît de Dieu, il est son fils au sens réel, il doit donc ressembler à son Père du Ciel ; sa condition d’enfant consistera précisément à participer de la même nature que lui. Les paroles de saint Pierre ont leur place ici : participants de la nature divine. Elles sont plus qu’une analogie, plus qu’une similitude ou qu’une parenté, car elles impliquent une élévation et une transformation de la nature humaine : la possession de ce qui est propre à l’être divin. Le chrétien entre dans un monde supérieur (surnaturel), qui est au-dessus de la nature originelle : le monde de Dieu.[08] »

Ces jours de la Nativité, alors que nous contemplons encore l’Enfant Jésus dans la crèche, quelle occasion de le remercier de nous avoir apporté le don immense de la filiation divine et de nous avoir appris à appeler Père le Dieu du Ciel : « Quand vous priez dites : Père… » !

II. « Le Fils vint, envoyé par le Père qui nous avait choisis en lui avant la création du monde et prédestinés à une adoption filiale, selon son libre dessein de tout rassembler en lui (cf. Éphes. 1, 4-5 et 10).[09] »

Le premier fruit de cette restauration opérée par le Christ fut notre filiation divine. Non seulement il restaura la nature déchue, mais il nous a donné une vie nouvelle, une vie surnaturelle. C’est la plus grande grâce reçue : « celui qui ne se sait pas fils de Dieu ignore sa vérité la plus intime, et la puissance et la force de ceux qui aiment le Seigneur par dessus toutes choses lui font défaut dans l’exercice de ses actions.[10] »

Le sens de la filiation divine définit et oriente toutes les attitudes et, par conséquent, la prière et la manière de se comporter en toutes circonstances. C’est une manière d’être et une manière de vivre…

En se sachant enfants de Dieu on apprend vraiment à vivre avec ses frères les hommes. « Notre Seigneur est venu apporter la paix, la bonne nouvelle, la vie, à tous les hommes. Pas seulement aux riches, ni seulement aux pauvres. Pas seulement aux sages, ni seulement aux naïfs. À nous tous qui sommes frères, car nous sommes frères, étant les fils d’un même Père, Dieu. Il n’y a donc qu’une race, la race des fils de Dieu. Il n’y a qu’une couleur : la couleur des fils de Dieu. Et il n’y a qu’une langue : celle qui parle au cœur et à l’esprit et qui, sans avoir besoin de mots, nous fait connaître Dieu et nous fait nous aimer les uns les autres.[11] »

Se savoir enfants de Dieu c’est apprendre à se comporter sereinement devant les événements, si durs qu’ils puissent paraître. La vie se transforme en un abandon actif d’enfants qui ont pleinement confiance dans la bonté d’un Père à qui sont soumis tous les pouvoirs de la création. La certitude que Dieu veut le meilleur pour nous, nous conduit à un abandon paisible et joyeux même dans les moments les plus difficiles de notre vie. Ainsi saint Thomas More écrivait-il à sa fille depuis la prison : « Courage, ma fille, et ne te soucie pas de moi, quoi qu’il m’arrive dans ce monde. Il ne peut rien m’arriver que Dieu ne le veuille. Et tout ce qu’il veut, si mauvais que cela semble, est en réalité le meilleur.[12] »

Quand on a un problème grave ou une contrariété douloureuse, l’attitude d’un enfant de Dieu est de demander davantage d’aide à son Père du Ciel, et de redoubler d’effort pour être saint dans toutes les circonstances, même et surtout dans celles qui paraissent les moins favorables.

III. La filiation divine, en plus, est le fondement de la vraie liberté — la liberté des enfants de Dieu— face à toutes les oppressions et particulièrement face à l’esclavage auquel les passions veulent assujettir l’homme[13].

De ce fait, elle est aussi le fondement certain de la paix et de la joie, puisque le chrétien y trouve la protection dont il a besoin, la chaleur paternelle et la confiance devant un avenir toujours incertain.

Se savoir enfants de Dieu en toute circonstance apporte une grande paix, même au milieu des plus pressants besoins et des contradictions, car le Seigneur donne toujours les moyens de s’en sortir si l’on a recours à lui avec une confiance d’enfants. Il le fait souvent par des chemins inattendus, au rythme qu’il sait convenir et qui n’est pas toujours celui de notre impatience…

Nous, de notre côté, ayons toujours présent à l’esprit que ce qui est essentiel, à tout moment, dans notre vie c’est de chercher la sainteté à travers ces circonstances que l’homme juge parfois catastrophiques.

Nous serons de bons enfants de Dieu le Père si nous contemplons et si nous fréquentons Jésus, qui nous enseigne à tout moment le chemin qui conduit au Père. Nous nous en souviendrons quand nous nous approcherons pour embrasser et adorer l’Enfant (Pro nobis egenus et fœno cubantem…[14]), devenu pauvre pour nous, et gisant sur la paille. Donnons-lui la chaleur de notre cœur, embrassons-le. Contemplons Jésus dans la crèche, le centre de notre attention et de notre piété, ces jours-ci. Parlons avec lui dans notre prière, écoutons-le, adorons-le en silence. Sic nos amantem, quis non redamaret[15] : qui ne répondrait à un tel amour ? Cet amour qui se traduit par des rapports plus délicats et plus aimables avec tous ceux qui sont à nos côtés.

La filiation divine conduit à traiter les autres avec un plus grand respect, comme il sied à des enfants de Dieu. La vierge nous invite à rester près d’elle, à passer de longs moments devant la crèche à regarder son Fils. Nous lui demandons aujourd’hui d’affiner nos manières pour qu’elles soient en harmonie avec la très haute dignité que nous avons reçue ; nous la supplions aussi de nous aider à n’oublier à aucun moment de la journée, que nous sommes, vraiment, enfants de Dieu. Et si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers, cohéritiers avec le Christ[16]. Et, comme les enfants, nous attendons une place dans le Royaume des Cieux, une place que Dieu Notre Père nous a préparée de toute éternité.

[01] Jn 1, 12-13.
[02] Seconde lecture de la messe. . 1, 4.
[03] 1 Jn 3, 1-2.
[04] Cf. Conc. Vat II, Const. Sacrosanctum Concilium.
[05] 2 Cor 5, 17.
[06] Conc. de Nicée, a. 325, Denz. Sch, 125.
[07] Cf. 2 Par 8, 4.
[08] C. Spicq, Théologie morale du Nouveau Testament.
[09] Conc. Vat II, Const. Lumen gentium, 3.
[10] Saint Josémaria Escriva, Amis de Dieu, 26.
[11] Idem, Quand le Christ passe, 106.
[12] Saint Thomas More, Lettre écrite de prison à sa fille Marguerite.
[13] Cf. Rom 6, 12-13.
[14] Hymne Adeste fideles.
[15]
Ibidem.
[16] Rom 8,
17.

 

TEMPS DE NOËL. 2 JANVIER

40. INVOQUER LE SAUVEUR

— Traiter le Seigneur avec confiance.

— Le nom de Jésus. Oraisons jaculatoires.

— Nos rapports avec la vierge Marie et avec saint Joseph.

I. Dans la vie courante, le fait d’appeler une personne par son nom indique une certaine familiarité.

« C’est un pas décisif pour l’amitié de deux personnes de commencer à s’appeler mutuellement par les noms de baptême, sans effort et sans embarras. Et quand nous sommes amoureux, et que toutes nos expériences se font plus aiguës et que les petites choses signifient beaucoup pour nous, il y a un nom particulier dans le monde qui ensorcelle nos yeux et nos oreilles, quand nous le voyons écrit sur la page d’un livre ou quand nous l’entendons dans une conversation ; sa simple rencontre nous donne un choc. Des personnes comme saint Bernard donnèrent au nom de Jésus ce sens d’amour personnel.[01] » Le Seigneur pour nous aussi est tout, c’est notre désir, et c’est pourquoi nous le traitons avec une entière confiance.

« N’aie pas peur d’appeler le Seigneur par son nom

— Jésus— et de lui dire que tu l’aimes[02] », proposait souvent saint Josémaria Escriva.

Puisque nous appelons un ami par son nom, comment n’allons-nous pas appeler notre meilleur Ami par le sien ? Il s’appelle Jésus, c’est ainsi que l’ange l’avait appelé avant qu’il ne fut conçu dans le sein de sa mère[03]. Dieu lui-même a fixé son nom par l’intermédiaire de l’ange. Avec son nom sa mission est indiquée : Jésus signifie Sauveur. Le salut, la sécurité et la paix véritable nous arrivent avec lui : c’est le nom qui est au-dessus de tout nom, pour que tout, au nom de Jésus, s’agenouille au plus haut des cieux, sur la terre et dans les enfers[04].

Avec quel respect et quelle confiance nous devons le répéter, spécialement quand nous nous adressons à lui dans notre prière personnelle, comme maintenant : Jésus, j’ai besoin..., Jésus, j’aimerais...

Le nom avait une grande importance pour les juifs. Quand on imposait un nom à quelqu’un on voulait exprimer ce qu’il devait être dans l’avenir. Si on ne connaissait pas le nom d’une personne, on ne la connaissait pas du tout. Effacer un nom, c’était supprimer une vie, et le changer supposait qu’on altérait le destin de la personne. Le nom exprimait la réalité profonde de l’être.

Parmi tous les noms, celui de Dieu était le nom par excellence[05]. Celui-ci doit être béni maintenant et toujours, depuis l’aurore jusqu’au coucher du soleil[06], car il est digne de louange du matin au soir[07]. Dans l’une des demandes du Notre Père nous prions précisément pour que le nom du Seigneur soit sanctifié.

Chez le peuple juif on imposait le nom lors de la circoncision, rite institué par Dieu pour signaler par une marque particulière ceux qui appartenaient au peuple élu. C’était le signe de l’Alliance que Dieu fit avec Abraham et sa descendance[08], et il prescrivit qu’on le fît le huitième jour après la naissance. L’incirconcis était exclu du pacte et, par conséquent, du peuple de Dieu.

En obéissant à ce précepte, Jésus fut circoncis le huitième jour[09] comme le disait la Loi. Marie et Joseph accomplirent ce qui était écrit. « Le Christ s’est soumis à la circoncision au temps où elle était en vigueur, dit saint Thomas, et ainsi son œuvre nous offre un exemple à imiter, pour que nous observions les choses qui sont aujourd’hui commandées.[10-11] » et que nous ne cherchions pas des situations d’exception ou de privilège quand il n’y a pas de raison pour cela.

II. Après la circoncision de Jésus, ses parents, Marie et Joseph, durent répéter pour la première fois le nom de Jésus, le cœur rempli d’une immense piété et d’une immense affection.

Nous pouvons faire de même nous aussi, souvent, car invoquer son nom, c’est être sauvés[12], croire en ce nom, c’est être écoutés en toute certitude[13] : en vérité je vous dis que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l’accordera[14]. Au nom de Jésus les péchés sont pardonnés[15] et les âmes purifiées et sanctifiées[16]. Annoncer ce nom constitue l’essence de tout apostolat[17] car il est « le terme de l’histoire humaine, le point vers lequel convergent les désirs de l’histoire et de la civilisation, le centre du genre humain, la joie de tous les cœurs et la plénitude de leurs aspirations[18] ». En Jésus les hommes trouvent ce dont ils ont le plus besoin et ce dont ils ont le plus soif : salut, paix, joie, pardon des péchés, liberté, compréhension, amitié.

« Oh Jésus..., comme tu es compatissant pour ceux qui t’invoquent ! Que tu es bon pour ceux qui te cherchent ! Que ne seras-tu pas pour ceux qui te trouvent ! Seul celui qui en a fait l’expérience peut savoir ce que veut dire t’aimer, Toi, oh Jésus ![19] » s’exclamait saint Bernard.

En invoquant le nom du Seigneur, l’on se trouve parfois dans la situation de ces lépreux qui, de loin, lui disent : Jésus, Maître, aie pitié de nous. Et le Seigneur leur dit de s’approcher et il les guérit en les envoyant aux prêtres[20]. Ou bien nous devrons lui répéter, parce que nous aussi nous sommes plus ou moins aveugles pour tant de choses, les paroles de l’aveugle de Jéricho : Jésus, Fils de David, aie pitié de moi ! « Toi que voilà arrêté au bord du chemin de la vie, qui est si courte, n’as-tu pas envie de crier toi aussi ? Toi qui manques de lumières, qui as besoin de nouvelles grâces pour te décider à te mettre en marche vers la sainteté, ne ressens-tu pas un besoin irrésistible de crier : Jésus, Fils de David, aie pitié de moi. Une belle oraison jaculatoire, à répéter souvent ![21] »

Beaucoup d’obstacles intérieurs disparaîtront en invoquant le très saint nom de Jésus et nous guérirons de ces maladies de l’âme qui nous assiègent souvent.

« Que ton nom, oh Jésus, soit toujours au fond de mon cœur et à portée de mes mains, afin que toutes mes affections et que toutes mes actions soient dirigées vers toi (... ). En ton nom, oh Jésus ! j’ai le remède pour me corriger de mes mauvaises actions et pour perfectionner celles qui sont défectueuses ; j’ai aussi une médecine pour préserver de la corruption mes affections ou les guérir, si elles étaient déjà corrompues.[22] »

Les oraisons jaculatoires avivent le feu de l’amour et augmentent la présence de Dieu au long de la journée. D’autres fois, en regardant ce Dieu fait Enfant par amour de nous, nous lui dirons avec confiance : Dominus iudex noster, Dominus legifer noster, Dominus rex noster ; ipse salvabit nos[23]. Le Seigneur est notre Juge, notre Législateur, notre Roi ; c’est lui qui nous sauvera.

III. Près du nom de Jésus, le chrétien aime avoir sur ses lèvres ceux de Marie et de Joseph, ces noms que le Seigneur dut prononcer le plus grand nombre de fois !

La piété des premiers chrétiens donne différents sens au nom de Marie : Très aimée, Étoile de la Mer, Dame, Princesse, Lumière, Beauté...

C’est saint Jérôme qui l’appelle Stella Maris, Étoile de la Mer, qui nous guide à bon port au milieu de toutes les tempêtes de la vie.

Avoir souvent ce nom sauveur sur les lèvres, spécialement dans les besoins et les difficultés est logique. Sur la route vers Dieu, il y a des tempêtes que le Seigneur permet pour purifier nos intentions et pour faire grandir les vertus. Il est possible que si l’on regarde trop les obstacles, le découragement ou la fatigue peuvent venir. C’est le moment de recourir à Marie, d’invoquer son nom. « Si les vents des tentations s’élèvent, si tu trébuches contre les écueils de la tentation, regarde l’étoile, appelle Marie. Si les vagues de l’orgueil, de l’ambition ou de la jalousie t’agitent, regarde l’étoile, appelle Marie. Si la colère, l’avarice ou l’impureté poussent violemment la barque de ton âme, regarde Marie. Si troublé par le souvenir de tes péchés, confus devant la laideur de ta conscience, craintif devant l’idée du jugement, tu commences à couler dans l’abîme sans fond de la tristesse ou dans celui du désespoir, pense à Marie. Dans les dangers, dans les angoisses, dans les doutes, pense à Marie, invoque Marie. N’éloigne pas Marie de ta bouche, ne l’éloigne pas de ton cœur ; et pour obtenir son intercession ne t’écarte pas des exemples de sa vertu. Tu ne t’écarteras pas du droit chemin si tu la suis, tu ne désepéreras pas, si tu la pries, tu ne te perdras pas si tu penses à elle. Si elle te tient de sa main, tu ne tomberas pas ; si elle te protège, tu n’auras rien à craindre ; tu ne te fatigueras pas si elle est ton guide ; tu arriveras heureusement au port si elle te protège.[24] »

Tu te serviras particulièrement de l’Ave Maria, et des autres prières et oraisons jaculatoires que la piété chrétienne a su inventer au long des siècles, que nos mères nous ont peut-être apprises.

À côté de Jésus et de Marie, Joseph ! « Si toute l’Église est en dette envers la Vierge Marie, car par elle, elle a reçu le Christ, elle doit aussi à saint Joseph une reconnaissance et une déférence spéciales.[25] »

Jésus, Joseph et Marie, je vous donne mon cœur et mon âme… Jésus, Joseph et Marie, assistez-moi dans ma dernière agonie. Combien de millions de chrétiens ont appris des lèvres de leurs mères cette oraison jaculatoire ou d’autres semblables qu’ils ont ensuite répétées jusqu’à la fin de leur vie ! N’omettons jamais d’avoir recours quotidiennement à cette merveilleuse trinité de la terre.

[01] R. Knox, Fêtes de l’année liturgique.
[02] Saint Josémaria Escriva,
Chemin, n. 303.
[03]
Cf. Lc 2, 21.
[04] Phil. 2, 9-10.
[05] Zac 14, 9.
[06] Ps 113, 2-3.
[07] Ps 9, 2.
[08] Cf. Gen 17, 10-14.
[09] Lc 2, 21.
[10] Saint Thomas, Somme théologique, 3, q. 37, A. 1.
[11] Cf. Act. 15, 1 ss.
[12] Cf. Rom 10, 9.
[13] Cf. Jn 1, 12.
[14] Jn 16, 23.
[15] I Jn 2, 12.
[16] Cf. 1 Cor 6, 11.
[17] Act. 8, 12.
[18] Conc. Vat II. Const. Gaudium et spes, 45.
[19] Saint Bernard, Sermon sur le Cantique des cantiques,
[20] Cf. Lc 17, 13.
[21] Saint Josémaria Escriva, Amis de Dieu, 195.
[22] Saint Bernard, l. c.
[23] Antienne de tierce, en la Solennité de Jésus-Christ, Roi de l’Univers.
[24] Saint Bernard, Hom. sur la Vierge Mère, 2.
[25] Saint Bernardin de Sienne, Sermon 2.

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