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Hymnes de Carême

 

• Sois fort, sois fidèle, Israël

• Point de prodigue

• Puisque Dieu nous a aimés

• Dieu, au-delà de tout créé

• En quels pays de solitude

• Seigneur, quand ton peuple assoiffé

• Dites-nous d’où souffle le vent

• Venez au jour !

• Dans le désert, je cherche ta Face

• Peuple de Dieu, n’aie pas de honte

• Du côté de la nuit, qui appelle ?

• Que passe la charrue

• Audi, benígne Cónditor

• Ecoute, ô Créateur très bon

Hymne : Sois fort, sois fidèle, Israël

 

Sois fort, sois fidèle, Israël,

Dieu te mène au désert ;

C’est lui dont le bras souverain

Ouvrit dans la mer

Un chemin sous tes pas.

 

Oublie les soutiens du passé,

En lui seul ton appui !

C’est lui comme un feu dévorant

Qui veut aujourd’hui

Ce creuset pour ta foi.

 

Il veut, par delà le désert,

Te conduire au repos ;

Sur toi resplendit à ses yeux

Le sang de l’Agneau

Immolé dans la nuit.

 

Poursuis ton exode, Israël,

Marche encor vers ta joie !

La vie jaillira de la mort,

Dieu passe avec toi

Et t’arrache à la nuit.

 

 

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Hymne : Point de prodigue

 

Point de prodigue

sans pardon qui le cherche,

Nul n’est trop loin pour Dieu

Viennent les larmes où le Fils renaît,

Joie du retour au Père !

 

Point de blessure que sa main ne guérisse,

Rien n’est perdu pour Dieu ;

Vienne la grâce où la vie reprend,

Flamme jaillie des cendres !

 

Point de ténèbres sans espoir de lumière,

Rien n’est fini pour Dieu ;

Vienne l’aurore où l’amour surgit,

Chant d’un matin de Pâques !

 

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Hymne : Puisque Dieu nous a aimés

 

Puisque Dieu nous a aimés,

jusqu’à nous donner son Fils,

Ni la mort, ni le péché

Ne sauraient nous arracher

À l’Amour qui vient de Lui !

 

Depuis l’heure où le péché

S’empara du genre humain,

Dieu rêvait de dépêcher

En ami sur nos chemins

Le Seigneur Jésus, son Fils !

 

Puisque Dieu nous a choisis

Comme Peuple de sa Paix,

Comment voir un ennemi

Dans quelque homme désormais

Pour lequel Jésus est mort !

 

Que Dieu rende vigilants

Ceux qui chantent le Seigneur :

Qu’ils ne soient en même temps

Les complices du malheur

Où leurs frères sont tenus !

 

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Hymne : Dieu, au-delà de tout créé

 

Dieu, au-delà de tout créé,

Nous ne pouvions que t’appeler

L’Inconnaissable !

Béni sois-tu pour l’autre voix

Qui sait ton Nom, qui vient de toi

Et donne à notre humanité

De rendre grâce !

 

Toi que nul homme n’a pu voir,

Nous te voyons prendre ta part

De nos souffrances.

Béni sois-tu d’avoir montré

Sur le Visage bien-aimé

Du Christ offert à nos regards

Ta gloire immense !

 

Toi que nul homme n’entendit,

Nous t’écoutons, Parole enfouie

Là où nous sommes !

Béni sois-tu d’avoir semé

Dans l’univers à consacrer

Des mots qui parlent aujourd’hui

Et nous façonnent !

 

Toi que nul homme n’a touché,

Nous t’avons pris : l’Arbre est dressé

En pleine terre !

Béni sois-tu d’avoir remis

Entre les mains des plus petits

Ce Corps où rien ne peut cacher

Ton cœur de Père !

 

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Hymne : En quels pays de solitude

 

En quels pays de solitude,

Quarante jours, quarante nuits,

Irez-vous, poussés par l’Esprit ?

Qu’il vous éprouve et vous dénude !

Voyez : les temps sont accomplis,

Et Dieu vous convoque à l’oubli

De ce qui fut vos servitudes.

 

Sur quels sommets d’incandescence

Entendrez-vous le Bien-Aimé

Vous parlant depuis la nuée ?

Qu’il vous prépare à ses souffrances !

Suivez Jésus transfiguré :

Demain, il sera crucifié

En signature d’Alliance.

 

Ne forez plus vos puits d’eau morte :

Vous savez bien le don de Dieu

Et quelle est sa grâce, et son jeu :

Il vous immerge, il vous rénove !

La vie s’élève peu à peu,

Les champs sont dorés sous vos yeux :

Embauchez-vous où Dieu moissonne !

 

Pourquoi rester sur vos ornières.

Baissant vos fronts d’aveugles-nés ?

Vous avez été baptisés !

L’amour de Dieu fait tout renaître.

Croyez Jésus : c’est l’Envoyé !

Vos corps à son corps sont branchés :

Prenez à lui d’être lumière.

 

Déjà vos tombes se descellent

Sous la poussée du Dieu vivant.

Regardez : Jésus y descend !

Appelez-le : Il vous appelle.

Venez dehors ! C’est maintenant

Le jour où la chair et le sang

Sont travaillés de vie nouvelle !

 

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Hymne : Seigneur, quand ton peuple assoiffé

 

Seigneur, quand ton peuple assoiffé

Criait sa souffrance à Moïse,

Tu ouvris pour lui le rocher

     Et soudain jaillit

     L’eau qui donne la vie

Aux pèlerins de la terre promise.

 

Jésus, ta parole est pour nous

La source de vie éternelle :

Tu nous dis que Dieu est Amour

     Et tu nous promets

     La lumière et la paix

Si nous croyons en ce Dieu qui nous aime.

 

Plongés avec toi dans le bain

Quand nous descendons au baptême,

Nous cherchons en toi le soutien

     Et nous sommes sûrs

     De trouver le salut

Car tu es Fils de ce Dieu qui nous aime.

 

Sortis avec toi du tombeau

Quand nous remontons du baptême,

Nous vivons pour Dieu de nouveau

     Et le jour viendra

     Où ton peuple verra

Les cieux nouveaux et la terre nouvelle.

 

 

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Hymne : Dites-nous d’où souffle le vent

 

Dites-nous d’où souffle le vent

et quel signe s’annonce

car nous cherchons le Dieu vivant

pour lui faire réponse.

 

Nous savons qu’il descend ici

et qu’il tient table ouverte

au plus intime de la nuit :

que l’ombre ne vous déconcerte !

 

N’est-il pas le soleil levant

qui la disperse et qui délivre ?

Dieu, notre Dieu, s’est fait mendiant

et demande à nous vivre.

 

 

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Hymne : Venez au jour !

 

Venez au jour !

Le Christ prépare son retour !

Le Christ prévient l’ère nuptiale !

Passent les temps ! Passe la chair !

L’Esprit de Dieu souffle au désert,

Annonçant l’aurore pascale !

 

Dépouillez-vous !

Quand vous mourrez, vous perdrez tout !

Suivez votre exode à l’avance !

Tombe la mort ! Tombe le soir !

N’attendez pas qu’il soit trop tard

Pour que Dieu vous donne naissance.

 

Ne craignez pas

De vous défaire, il recréera

Ce que vous cédez de vous-mêmes ;

Fermez les yeux ! Baissez vos fronts !

Venez mendier sa création

Au fond des ténèbres humaines.

 

Ne glissez plus

Sur votre pente à l’inconnu,

Car ici commence un autre âge ;

Retournez-vous ! Apprenez Dieu !

Il a promis son règne à ceux

Qui emprunteront ses passages !

 

Le jour viendra

Où le désert refleurira

Et l’ombre rendra la lumière !

Traversez-les ! Dès maintenant,

Allez chercher au testament

Ce qui n’est pas né de la terre !

 

 

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Hymne : Dans le désert, je cherche ta Face.

 

Dans le désert, je cherche ta Face.

Dans le désert, ton pain me nourrit.

Je ne crains pas d’avancer sur ta trace.

C’est pour ma soif que ton eau vive jaillit !

 

R/ Promis à toi dans la justice,

Promis à toi dans l’amour,

Dans la fidélité,

Comme je suis connu, je connaîtrai !

 

Dans le désert, j’entends ta Parole,

Dans le désert, loin de la rumeur,

Le souvenir de ta Loi me console.

Ô Dieu caché, tu veux parler à mon cœur !

 

Dans le désert, j’aspire ton souffle,

Dans le désert, habite l’Esprit.

Il est la force, au matin, qui me pousse.

Il est le feu qui me précède la nuit !

 

 

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Hymne : Peuple de Dieu, n’aie pas de honte

 

Peuple de Dieu, n’aie pas de honte,

Montre ton signe à ce temps-ci !

En traversant l’âge du monde,

Cherche ton souffle dans l’Esprit ;

Lève ton hymne à sa puissance,

Tourne à sa grâce ton penchant :

Pour qu’il habite tes louanges

Et soit visible en ses enfants.

 

Tiens son amour, tiens son épreuve ;

C’est dans la joie qu’il te confia

Toute la charge de son œuvre

Pour qu'elle chante par ta voix :

Ne te replie pas sur toi-même

Comme si Dieu faisait ainsi !

C’est quand tu aimes que Dieu t’aime,

Ouvre ton cœur, fais comme lui.

 

Va, puise dans ton héritage

Et, sans compter, partage-le ;

Gagne l’épreuve de cet âge,

Porte partout le nom de Dieu !

Qu’il te rudoie, qu’il te réveille :

Tu es son corps, dans son Esprit !

Peuple d’un Dieu qui fait merveille,

Sois sa merveille d’aujourd’hui.

 

 

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Hymne : Du côté de la nuit, qui appelle ?

 

Du côté de la nuit, qui appelle ?

J’entends : c’est la voix du Seigneur.

Du côté de ma mort, qui m’appelle ?

Quoi ? Ce n’est pas encor ton heure !

 

C’est son Jour que sans cesse il prépare !

Sa voix l’annonce : est-il en vue ?

Elle frappe à notre mémoire...

Comme si nous l’avions connu !

 

Elle nous invite au carême !

La Pâque est au bout de ce temps.

Le Seigneur nous précède en nous-mêmes !

Notre avenir est au-dedans !

 

 

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Hymne : Que passe la charrue

 

Que passe la charrue

Sur nos landes rebelles,

Sur nos terres en friche !

La Parole ira s’y planter,

Promesse pour le pauvre,

Et pauvreté offerte au riche.

 

Au feu tout le bois mort,

Que la flamme s’étende

Aux chardons, aux épines !

Et leurs cendres pourront servir

À féconder la terre

Où la Parole prend racine.

 

Que tombe sur nos sols

De poussière et de roche

Une pluie généreuse !

On verra les feuilles pointer

Et les bourgeons éclore

De la Parole qui nous creuse.

 

Advienne le soleil

Et vers lui que s’élance

La poussée de la sève !

La Parole nourrit son fruit

D’amour et de justice

Dans la louange qui l’achève.

 

 

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Hymne : Audi, benígne Cónditor

 

Audi, benígne Cónditor,

nostras preces cum flétibus,

sacráta in abstinéntia

fusas quadragenária.

 

Scrutátor alme córdium,

infírma tu scis vírium;

ad te revérsis éxhibe

remissiónis grátiam.

 

Multum quidem peccávimus,

sed parce confiténtibus,

tuíque laude nóminis

confer medélam lánguidis.

 

Sic corpus extra cónteri

dona per abstinéntiam,

ieiúnet ut mens sóbria

a labe prorsus críminum.

 

Præsta, beáta Trínitas,

concéde, simplex Unitas,

ut fructuósa sint tuis

hæc parcitátis múnera. Amen.

 

 

Hymne : Écoute, ô Créateur très bon

 

Écoute, ô Créateur très bon,

Notre prière avec nos pleurs

Qu'en sacrifice nous t'offrons,

Au temps béni de ce Carême.

 

Ô toi qui peux sonder les cœurs,

Tu sais notre fragilité;

Puisque nous revenons à toi,

Montre ta grâce, oublie nos dettes.

 

Oui, nous avons beaucoup péché ;

Mais pardonne à qui se repent,

Et, pour la gloire de ton Nom,

Aux défaillants porte remède.

 

Fais qu'au dehors les privations

Maîtrisent si bien notre chair

Que l'âme, sobre, jeûne aussi,

S'interdisant toute souillure.

 

Ô bienheureuse Trinité ;

Accorde, ô parfaite Unité,

Que ces jours de renoncements

Soient fructueux pour tes fidèles.



Hymnes de Carême

Depuis le dimanche de la Vème semaine de Carême

 

• En quel pays de solitude

• Sois fort, sois fidèle, Israël

• Dieu, au-delà de tout créé

• Dites-nous d’où souffle le vent

• Peuple de Dieu, n’aie pas de honte

• Ne descends pas dans le jardin

• Point de prodigue

• Quel est cet amoureux

• Mystère du Calvaire

• Quand le fouet a déchiré

• Bois tout en feu

• Tu les sauvais

• Tous les chemins de Dieu vivant

• Vexilla regis prodeunt

• Les étendards du Roi s’avancent

 

 

Hymne : Ne descends pas dans le jardin

 

Ne descends pas dans le jardin,

Oh ! Jésus,

Ne descends pas dans le jardin

Avant le jour !

Si je ne descends pas dans le jardin

En pleine nuit,

Qui donc vous mènera vers les soleils

Du Paradis ?

Je descendrai dans le jardin

En pleine nuit.

 

Ne laisse pas lier tes mains,

Oh ! Jésus,

Ne laisse pas lier tes mains

Sans dire un mot !

Si je ne laisse pas lier mes mains

Comme un voleur,

Qui donc pourra détruire les prisons

Dont vous souffrez ?

Je laisserai lier mes mains

Comme un voleur.

 

Ne t’étends pas sur cette croix,

Oh ! Jésus,

Ne t’étends pas sur cette croix

Jusqu’à mourir !

Si je ne m’étends pas sur cette croix

Comme un Oiseau,

Qui donc vous gardera contre l’Enfer

Où vous alliez ?

Je m’étendrai sur cette croix

Comme un oiseau.

 

Ne laisse pas percer ton cœur,

Oh ! Jésus,

Ne laisse pas percer ton cœur

Par tes bourreaux !

Si je ne laisse pas percer mon cœur

Comme un fruit mûr,

Qui donc vous baignera de sang et d’eau

Pour vous guérir ?

Je laisserai percer mon cœur

Comme un fruit mûr.

 

Ne descends pas dans le tombeau,

Oh ! Jésus,

Ne descends-pas dans le tombeau

Qu’ils ont creusé !

Si je ne descends pas dans le tombeau

Comme un froment,

Qui donc fera lever de vos cercueils

Vos corps sans vie ?

Je descendrai dans le tombeau

Pour y dormir.

 

 

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Hymne : Quel est cet amoureux

 

Quel est cet amoureux

De la terre et de nous ?

Il donne un nom aux choses,

Il dit celui de Dieu,

Il tient son nom du nôtre...

Qui donc est l’homme-Dieu ?

 

Quel est cet amoureux

Sur la colline aux pains,

Au lac des trois tempêtes,

Au mont du clair de Dieu,

Au champ des grains froissés,

Qui donc est l’homme-Dieu ?

 

Quel est cet amoureux

Au chemin des rameaux,

Au bois des pleurs de sang,

Au jardin du baiser,

Au val du Prince-Nuit,

Qui donc est l’homme-Dieu ?

 

Quel est cet amoureux

Cour du Vendredi Saint,

Place du « Voici l’homme »,

Rue de la croix portée,

Montée du crève-cœur,

Qui donc est l’homme-Dieu ?

 

Quel est cet amoureux

Au lieu-dit Diable est mort,

Sur la grève aux poissons,

Dans l’auberge pascale,

Au rendez-vous du ciel,

Qui donc est l’homme-Dieu ?

 

Quel est cet amoureux

De la terre et de nous ?

Il donne un nom aux choses,

Il dit celui de Dieu,

Il tient son nom du nôtre...

Il est le fou de Dieu.

 

 

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Hymne : Mystère du Calvaire

 

Mystère du Calvaire,

Scandale de la Croix :

Le Maître de la terre,

Esclave sur ce bois !

Victime dérisoire,

Toi seul es le Sauveur,

Toi seul, le roi de gloire,

Au rang des malfaiteurs.

 

Tu sais combien les hommes

Ignorent ce qu’ils font.

Tu n’as jugé personne,

Tu donnes ton pardon ;

Partout des pauvres pleurent,

Partout on fait souffrir ;

Pitié pour ceux qui meurent

Et ceux qui font mourir.

 

Afin que vienne l’Heure

Promise à toute chair,

Seigneur, ta Croix demeure

Dressée sur l’univers ;

Sommet de notre terre

Où meurt la mort vaincue,

Où Dieu se montre Père

En nous donnant Jésus.

 

 

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Hymne : Quand le fouet a déchiré

 

Quand le fouet a déchiré

L’homme-Dieu,

Quand on a frappé l’amour innocent,

On attendait ce jour-là

Que les pierres crient.

R/ Mais les pierres se sont tues,

La colère s’est perdue

Dans l’oubli.

 

Quand l’épine a couronné

L’homme-Dieu,

Quand on a montré l’amour enchaîné,

On attendait ce jour-là

Que les pierres crient.

R/ Mais les pierres...

Quand on a cloué au bois

L’homme-Dieu,

Quand on a dressé l’amour sur la croix,

On attendait ce jour-là

Que s’ouvre le ciel.

R/ Le ciel n’a pas répondu,

La prière s’est perdue

Dans la nuit.

Quand on a percé au flanc

L’homme-Dieu,

Quand on a jeté l’amour

Au tombeau,

On attendait ce jour-là

Que s’ouvre le ciel.

R/ Le ciel n’a pas répondu…

 

 

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Hymne : Bois tout en feu, buisson ardent

 

Bois tout en feu, buisson ardent

où rien n’est cendres,

Croix où le Fils se laisse pendre

quand vient le temps,

Dieu parle en toi, et tu portes le prix

de la rançon ;

De son Amour tu nous donnes la mesure,

montrant le corps et la blessure

où il nous dit

quel est son nom !

 

R/ Quand il viendra juger le monde,

que le Seigneur nous soit pitié !

Bois où l’Enfer est englouti

dans sa victoire,

Croix qui redresses plein de gloire

le Fils maudit,

Arbre de vie qui détruis le poison

du fruit mauvais ;

Ton Sang divin fait mûrir sur le calvaire

le Fruit voulu par notre Père,

que nous cueillons

pour notre Paix.

 

Bois où chacun peut regarder

dans sa détresse

Le Fils que Dieu, plein de tendresse,

nous a livré ;

Pour le pardon tu attires vers toi

tout l’univers ;

De tout péché tu guéris et tu délivres,

Rameau vivant qui fais revivre

celui qui voit

le cœur ouvert.

 

Bois merveilleux orné du sang

qui nous protège,

Croix où l’Agneau a pris au piège

le lion méchant,

Tu t’es levé comme un signe de paix

pour les pécheurs ;

Au sein des eaux tu détruis notre esclavage

En nous ouvrant le seul passage

vers les secrets

du Dieu Sauveur.

 

Bois où se meurt le Premier-né

dans les épines,

Croix où le prêtre est fait victime

pour nos péchés,

Tu es la pierre où repose le front

du Bien-Aimé :

Sur ton autel s’accomplit le sacerdoce

Quand retentit le chant des noces

où les nations

lui sont données.

 

Bois où la Femme est rachetée

des fautes d’Ève,

Croix où Marie se livre au glaive,

le cœur broyé,

Tes bras voleurs lui arrachent l’enfant

né de son corps ;

Et, Vierge Mère, elle enfante à la vraie vie

Les fils que Dieu, dans sa folie,

sauve en souffrant

jusqu’à la mort.

 

 

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Hymne : Tu les sauvais, mais ils ne t’ont pas vu.

 

Tu les sauvais, mais ils ne t’ont pas vu.

Qu’était pour eux le fils du charpentier ?

Sur la colline ils t’ont abandonné,

toi, Dieu vivant, qu’ils n’ont pas reconnu.

 

Ils n’ont su voir n’un homme rejeté,

ils ont moqué le faux prophète mort,

ils ont plongé la lance dans ton corps,

ils n’ont pas vu l’espoir qui se levait.

 

Ils n’ont pas vu le signe sur ta main,

la main crispée du Maître et créateur

qui bénissait le monde des pécheurs ;

ils n’ont pas vu mourir le Saint des saints.

 

Vienne le jour de toute Vérité

où nous aurons enfin les yeux ouverts

sur cette grâce et cet amour offerts.

Vienne le jour du Christ en majesté !

 

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Hymne : Tous les chemins de Dieu vivant

 

Tous les chemins de Dieu vivant

Mènent à Pâques,

Tous ceux de l’homme à son impasse :

Ne manquez pas au croisement

L’auberge avec sa table basse ;

Car le Seigneur vous y attend.

 

N’attendez pas que votre chair

Soit déjà morte,

N’hésitez pas, ouvrez la porte,

Demandez Dieu, c’est lui qui sert,

Demandez tout, il vous l’apporte :

Il est le vivre et le couvert.

 

Mangez ici à votre faim,

Buvez de même

À votre soif, la coupe est pleine ;

Ne courez pas sur des chemins

Allant à Dieu sans que Dieu vienne :

Soyez des hommes de demain.

 

Prenez son corps dès maintenant,

Il vous convie

À devenir eucharistie ;

Et vous verrez que Dieu vous prend,

Qu’il vous héberge dans sa vie

Et vous fait hommes de son sang.

 

 

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Hymne : Vexílla regis pródeunt,

 

Vexílla regis pródeunt,

fulget crucis mystérium,

quo carne carnis cónditor

suspénsus est patíbulo;

 

Quo, vulnerátus ínsuper

mucróne diro lánceæ,

ut nos laváret crímine,

manávit unda et sánguine.

 

Arbor decóra et fúlgida,

ornáta regis púrpura,

elécta digno stípite

tam sancta membra tángere!

 

Beáta, cuius brácchiis

sæcli pepéndit prétium;

statéra facta est córporis

prædam tulítque tártari.

 

Salve, ara, salve, víctima,

de passiónis glória,

qua Vita mortem pértulit

et morte vitam réddidit!

 

O crux, ave, spes única!

hoc passiónis témpore

piis adáuge grátiam

reísque dele crímina.

 

Te, fons salútis, Trínitas,

colláudet omnis spíritus;

quos per crucis mystérium

salvas, fove per sæcula. Amen.

 

 

Hymne : Les étendards du Roi s'avancent

 

Les étendards du Roi s'avancent,

Mystère éclatant de la croix!

Au gibet fut pendue la chair

Du Créateur de toute chair.

 

C'est là qu'il reçut la blessure

D'un coup de lance très cruel,

Et fit sourdre le sang et l'eau

Pour nous laver de nos péchés.

 

Arbre dont la beauté rayonne,

Paré de la pourpre du Roi,

D'un bois si beau qu'il fut choisi

Pour toucher ses membres très saints!

 

Arbre bienheureux, à tes branches

La rançon du monde a pendu!

Tu devins balance d'un corps

Et ravis leur proie aux enfers!

 

Salut, autel! Salut, victime

De la glorieuse passion!

La vie qui supporta la mort

Par la mort a rendu la vie!

 

Ô croix, salut, espoir unique!

En ces heures de la passion!

Augmente les grâces des saints,

remets les fautes des pécheurs.

 

Trinité, source salutaire,

Que te célèbre tout esprit!

Ceux que tu sauves par la croix,

Protège-les à tout jamais.


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