V/ En ta résurrection, ô Christ, alléluia,
R/ le ciel et la terre se réjouissent, alléluia.
Deuxième lettre de saint Jean (2Jn 1, 1-13)
Demeurer fidèle à la doctrine du Christ
L'amour fraternel ne saurait à lui seul assurer l'unité des communautés ; il importe que celles-ci confessent aussi la même foi.
L'Ancien, à la Dame élue et à ses enfants, que j'aime dans la lumière de la vérité – non pas moi seulement, mais encore tous ceux qui possèdent la connaissance de la vérité –, en vertu de la vérité qui demeure en nous et sera avec nous à jamais : avec nous seront grâce, miséricorde, paix, qui nous viennent de Dieu le Père, et de Jésus Christ, le Fils du Père, dans la vérité et l'amour.
J'ai éprouvé une très grande joie à trouver de tes enfants qui marchent dans la voie de la vérité, selon le commandement que nous avons reçu du Père. Et maintenant, Dame, je te le demande – je ne t'écris pas là un commandement nouveau, mais celui que nous avons depuis le commencement –, aimons-nous les uns les autres ; et voici ce qu'est l'amour : que nous marchions dans la voie de ses commandements.
Tel est le commandement que vous avez entendu depuis le commencement, pour que vous marchiez dans cette voie. Car de nombreux séducteurs se sont répandus dans le monde : ils ne professent pas la foi à la venue de Jésus Christ dans la chair. Le voilà, le séducteur et l'antichrist !
Prenez garde à vous-mêmes, afin de ne pas perdre le fruit de vos œuvres, mais de recevoir pleine récompense. Quiconque va trop avant et ne demeure pas dans la doctrine du Christ n'a pas Dieu. Celui qui demeure dans la doctrine, il a, lui, et le Père et le Fils. Si quelqu'un vient à vous sans être porteur de cette doctrine, ne l'accueillez pas chez vous et ne lui souhaitez pas la bienvenue. Qui lui souhaite la bienvenue communie à ses œuvres mauvaises.
J'ai bien des choses à vous écrire, pourtant je n'ai pas voulu le faire avec du papier et de l'encre. Car j'espère me rendre chez vous et vous parler de vive voix, afin que notre joie soit complète. Te saluent les enfants de ta Sœur l'élue.
R/ La vérité nous libère,
L'homme libre rend gloire à Dieu.
Voici l'amour de Dieu :
Marcher dans la voie de ses commandements.
Voici le commandement de Dieu :
Marcher dans la voie de l'amour.
TRAITE DE SAINT HILAIRE SUR LA TRINITE
Le don du Père
Le Seigneur a ordonné de baptiser au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, c'est-à-dire dans la profession de foi au Créateur, au Fils unique et à celui qui est le Don.
Le Créateur de tous est unique. Il y a un seul Dieu Père, de qui tout provient ; il y a un seul Fils unique, notre Seigneur Jésus Christ, par qui tout existe ; il y a un seul Esprit, le don de Dieu répandu en tous.
Toutes choses sont donc organisées par les vertus et les attributions divines : une puissance unique de qui tout provient ; une descendance unique par qui tout existe ; une grâce unique donnant une parfaite espérance. Et rien ne peut manquer à une telle perfection, puisqu'on y trouve l'infinité dans le Père éternel, la vision dans son image qui est le Fils, la pratique de la vie chrétienne dans le don de l'Esprit.
Que tel soit en nous le rôle de celui-ci, apprenons-le des paroles dites par le Seigneur lui-même : J'aurais encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l'instant vous n'avez pas la force de les porter. Il vous est avantageux que je parte ; si je m'en vais, je vous enverrai l'Avocat. Et encore : Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Avocat qui sera pour toujours avec vous. C'est l'Esprit de vérité. Il vous guidera vers la Vérité tout entière. En effet, ce qu'il dira ne viendra pas de lui-même ; il redira tout ce qu'il aura entendu et, ce qui va venir, il vous l'expliquera. Il me glorifiera, car c'est de moi qu'il le tirera.
Ces paroles ont été dites pour vous faire comprendre plusieurs choses ; on y trouve l'intention de celui qui procure le don et aussi la raison d'être et la nature du don. Puisque notre faiblesse serait incapable de saisir aussi bien le Père que le Fils, le Saint-Esprit est un don qui, par son intervention, peut éclairer notre foi pour laquelle l'Incarnation est un mystère difficile.
On le reçoit afin de connaître Dieu. La nature du corps humain, lorsque disparaîtront les objets qui l'intéressent, sera inactive. Car s'il n'y a pas de lumière ou de jour, le service rendu par les yeux n'aura pas à s'exercer ; si aucun son ou aucune voix ne se fait entendre, les oreilles ne trouveront plus rien à faire ; si aucune odeur ne s'exhale, les narines seront sans utilité. Il en est de même pour l'esprit humain : Si, par la foi, il ne reçoit pas le don du Saint-Esprit, il aura bien un principe naturel de connaissance de Dieu, mais il n'aura pas la lumière de la science.
Quant au don qui réside dans le Christ, il est toujours le même pour tous ; et puisqu'il ne manque jamais, il est donné à chacun autant qu'il veut en profiter ; il réside en chacun autant qu'il veut l'obtenir. Ce don demeure avec nous jusqu'à la fin du monde, il nous réconforte dans notre attente ; il est un gage, par l'activité de ses bienfaits, de ce que nous espérons pour l'avenir, il éclaire les esprits, il illumine les cœurs.
R/ L'amour de Dieu est répandu dans nos cœurs
Par le Saint-Esprit.
Les nations sauront que je suis le Seigneur
Quand éclatera ma sainteté à votre sujet.
Je vous purifierai de tous vos péchés,
Les nations le sauront : Je suis le Seigneur.
Je vous donnerai un cœur nouveau,
Je mettrai en vous un esprit nouveau.
Je mettrai en vous, mon Esprit,
Et vous marcherez selon mes lois.
Oraison
Dieu qui nous as ouvert la vie éternelle en exaltant ton Fils dans la gloire et en nous envoyant ton Esprit de lumière, fais qu'en participant à une telle grâce, nous soyons plus dévoués à te servir et obtenions une plus grande foi.
V/ Tu nous as fait renaître, alléluia.
R/ Pour une vivante espérance, alléluia.
Troisième lettre de saint Jean (3Jn 1, 1-14)
Marcher dans la lumière de la vérité
Billet de caractère pastoral, adressé à Gaius, afin de l'exhorter à continuer son œuvre de soutien aux missionnaires.
L'Ancien, à Gaius, très aimé, que j'aime dans la lumière de la vérité. Cher ami, je souhaite que tu te portes bien à tous égards, et que ta santé soit bonne ; qu'il en aille comme pour ton âme qui, elle, se porte bien.
J'ai, en effet, éprouvé une très grande joie, car des frères arrivés ici rendent témoignage à la vérité qui transparaît dans ta vie : toi, tu marches dans la lumière de la vérité. Ma plus grande joie, c'est d'apprendre que mes enfants marchent dans la lumière de la vérité. Cher ami, tu agis selon ta foi dans les soins que tu prends pour les frères, et cela pour des étrangers. Ils ont rendu devant l'Église témoignage à ta charité. Tu agiras bien en pourvoyant à leur mission d'une manière digne de Dieu. Car c'est pour le Nom qu'ils se sont mis en route, sans rien recevoir des païens. Nous donc, nous devons venir en aide à ces hommes, afin de nous montrer coopérateurs de la vérité.
J'ai écrit un mot à l'Église. Mais Diotréphès, qui aime à tout régenter, ne nous reconnaît pas. Aussi, lorsque je viendrai, je dénoncerai ses procédés, lui qui se répand contre nous en paroles mauvaises : et non content de cela, il refuse lui-même de recevoir les frères, et ceux qui voudraient les recevoir, il les en empêche et les chasse de l'Église. Cher ami, ne prends pas exemple sur le mal mais sur le bien. Celui qui fait le bien est de Dieu, celui qui fait le mal ne voit pas Dieu. Quant à Démétrius, tout le monde lui rend un bon témoignage. La vérité elle-même témoigne pour lui. Mais nous aussi, nous lui rendons témoignage, et tu sais que notre témoignage est vrai.
J'aurais bien des choses à t'écrire, mais je ne veux pas le faire avec l'encre et la plume ; car j'espère te revoir prochainement, et nous nous entretiendrons de vive voix. La paix soit avec toi ! Les amis te saluent. Salue aussi les amis, chacun en particulier.
R/ Lumière sur nos pas, Jésus Christ,
Dans les chemins de vérité !
Celui qui fait la vérité
Vient à la lumière.
Celui qui aime est né de Dieu
Et connaît Dieu.
HOMÉLIE AFRICAINE DU VIème SIÈCLE POUR LA PENTECÔTE
C'est l'Église dans son unité qui parle toutes les langues
Les disciples ont parlé toutes les langues. Ainsi Dieu a voulu manifester la présence du Saint-Esprit en faisant parler toutes les langues à ceux qui l'avaient reçu. Il faut comprendre en effet, frères très chers, qu'il s'agit bien du Saint-Esprit par qui l'amour est répandu dans nos cœurs. Et parce que l'amour devait rassembler l'Église de Dieu sur toute l'étendue de la terre, alors même un seul homme le pouvait, en recevant le Saint-Esprit qui lui faisait parler toutes les langues. Et maintenant que l'Église est rassemblée par le Saint-Esprit, c'est son unité qui parle toutes les langues.
Par conséquent, si quelqu'un dit à l'un de nous : "Est-ce que tu as reçu le Saint-Esprit, car tu ne parles pas toutes les langues ?" Voici ce qu'il faut répondre : "Parfaitement, je parle toutes les langues. Car je suis dans ce corps du Christ, qui est l'Église, laquelle parle toutes les langues. En effet, par la présence du Saint-Esprit qu'est-ce que Dieu a voulu manifester, sinon que son Église parlerait toutes les langues ?
Ainsi s'est accomplie cette promesse du Seigneur : Personne ne met le vin nouveau dans de vieilles outres, mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le tout se conserve.
On comprend donc que certains, en entendant les disciples parler toutes les langues, disaient : Ils sont pleins de vin doux. En effet, ils étaient alors devenus des outres neuves, étant renouvelés par la grâce de la sainteté. Ainsi, remplis de vin nouveau, c'est-à-dire remplis du Saint-Esprit, ils bouillonneraient en parlant toutes les langues et, par ce miracle éclatant, ils annonceraient que l'Église catholique devait se répandre dans les langues de toutes les nations.
Célébrez donc ce jour comme étant les membres du corps du Christ dans son unité. Ce n'est pas en vain que vous le célébrez, si vous célébrez ce que vous êtes. Vous êtes en effet agrégés à cette Église que le Seigneur, en la remplissant du Saint-Esprit, reconnaît comme sienne du fait qu’elle s'étend au monde entier ; et elle-même est reconnue ainsi comme appartenant au Seigneur. De même, l'Époux n'a pas perdu son épouse, personne n'a substitué à celle-ci une étrangère.
Vous êtes établis dans toutes les nations, vous êtes donc l'Église du Christ, les membres du Christ, le corps du Christ, l'épouse du Christ. Et l'Apôtre vous dit : Supportez-vous les uns les autres avec amour ; rassemblés dans la paix, ayez à cœur de garder l'unité dans un même Esprit.
Remarquez-le : lorsqu'il vous a prescrit de vous supporter les uns les autres, il a proposé l'amour ; lorsqu'il a nommé l'espérance de l'unité, il a indiqué le rassemblement dans la paix. Telle est la demeure de Dieu, bâtie avec des pierres vivantes ; le père de famille se plaira à y habiter, car l'écroulement causé par la division ne doit pas blesser ses regards.
R/ Grandes, merveilleuses, tes œuvres,
Seigneur Dieu, maître de tout !
Qui est comme toi parmi les dieux, Seigneur ?
Qui est comme toi, magnifique en sainteté,
Formidable en exploits, auteur de prodiges ?
Toutes les nations viendront
Pour se prosterner devant toi,
Car voici manifestés tes jugements.
Oraison
Au terme de ces fêtes pascales, accorde-nous, Dieu tout-puissant, de garder la Pâque de ton Fils présente dans toute notre vie.
V/ L'Esprit du Seigneur emplit l'univers, alléluia.
R/ Il sait toute parole, celui qui contient tout, alléluia.
Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains (Rm 8, 5-27)
Ceux-là sont fils de Dieu, qui sont conduits par l'Esprit de Dieu
L'Esprit libère, l'Esprit recrée, l'Esprit met en nous une espérance audacieuse et efficace.
Sous l'empire de la chair, on tend à ce qui est charnel, mais sous l'empire de l'Esprit, on tend à ce qui est spirituel : la chair tend à la mort, mais l'Esprit tend à la vie et à la paix. Car le mouvement de la chair est révolte contre Dieu ; elle ne se soumet pas à la loi de Dieu ; elle ne le peut même pas. Sous l'empire de la chair on ne peut plaire à Dieu. Or vous, vous n'êtes pas sous l'empire de la chair, mais de l'Esprit, puisque l'Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu'un n'a pas l'Esprit du Christ, il ne lui appartient pas. Si Christ est en vous, votre corps, il est vrai, est voué à la mort à cause du péché, mais l'Esprit est votre vie à cause de la justice. Et si l'Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus Christ d'entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels, par son Esprit qui habite en vous.
Ainsi donc, frères, nous avons une dette, mais non envers la chair pour devoir vivre de façon charnelle. Car si vous vivez de façon charnelle, vous mourrez ; mais si, par l'Esprit, vous faites mourir votre comportement charnel, vous vivrez. En effet, ceux-là sont fils de Dieu qui sont conduits par l'Esprit de Dieu : vous n'avez pas reçu un esprit qui vous rende esclaves et vous ramène à la peur, mais un Esprit qui fait de vous des fils adoptifs et par lequel nous crions : Abba, Père. Cet Esprit lui-même atteste à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Enfants, et donc héritiers : héritiers de Dieu, cohéritiers de Christ, puisque, ayant part à ses souffrances, nous aurons part aussi à sa gloire.
J'estime en effet que les souffrances du temps présent sont sans proportion avec la gloire qui doit être révélée en nous. Car la création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu : livrée au pouvoir du néant – non de son propre gré, mais par l'autorité de celui qui l'a livrée –, elle garde l'espérance, car elle aussi sera libérée de l'esclavage de la corruption, pour avoir part à la liberté et à la gloire des enfants de Dieu. Nous le savons en effet : la création tout entière gémit maintenant encore dans les douleurs de l'enfantement. Elle n'est pas la seule : nous aussi, qui possédons les prémices de l'Esprit, nous gémissons intérieurement, attendant l'adoption, la délivrance pour notre corps. Car nous avons été sauvés, mais c'est en espérance. Or, voir ce qu'on espère n'est plus espérer : ce que l'on voit, comment l'espérer encore ? Mais espérer ce que nous ne voyons pas, c'est l'attendre avec persévérance.
De même, l'Esprit aussi vient en aide à notre faiblesse, car nous ne savons pas prier comme il faut, mais l'Esprit lui-même intercède pour nous en gémissements inexprimables, et celui qui scrute les cœurs sait quelle est l'intention de l'Esprit : c'est selon Dieu en effet que l'Esprit intercède pour les saints.
R/ L'Esprit de Dieu témoigne dans nos cœurs
Que nous sommes ses enfants.
C'est l'Esprit du Fils qui s'écrie :
Abba, notre Père, alléluia, alléluia !
Dieu ne donne pas un esprit de crainte,
Mais l'Esprit de force et d'amour.
TRAITÉ DE SAINT IRÉNÉE CONTRE LES HÉRÉSIES
L'envoi de l'Esprit
Quand le Seigneur donna à ses disciples le pouvoir de régénérer les hommes en Dieu, il leur dit : Allez, enseignez toutes les nations, baptisez-les au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.
C'est cet Esprit dont il a promis par les prophètes l'effusion dans les temps derniers, sur les serviteurs et les servantes, afin qu'ils prophétisent. Voilà pourquoi l'Esprit est descendu dans le Fils de Dieu, devenu le fils de l'homme, pour s'habituer avec lui à habiter le genre humain, à reposer parmi les hommes, à habiter l'œuvre de Dieu, pour opérer en ces hommes la volonté du Père, et les renouveler de leur désuétude dans la nouveauté du Christ.
C'est l'Esprit, au dire de Luc, qui est descendu après l'Ascension du Seigneur sur les Apôtres à la Pentecôte, et qui a pouvoir sur tous les peuples pour les introduire à la vie et leur ouvrir la nouvelle Alliance.
C'est pourquoi, s'unissant à toutes les langues, ils chantaient une hymne à Dieu. L'Esprit ramenait à l'unité toutes les races éloignées, et offrait au Père les prémices de tous les peuples.
Voilà pourquoi aussi le Seigneur a promis de nous envoyer le Paraclet, qui nous adapte à Dieu. En effet la farine sèche ne peut sans eau devenir une seule pâte, pas davantage nous tous, ne pouvions devenir un en Jésus Christ sans l'eau qui vient du ciel. La terre aride, si elle ne reçoit pas d'eau, ne fructifie pas ; ainsi nous-mêmes, qui d'abord étions du bois sec, nous n'aurions jamais porté le fruit de la vie, sans l'eau librement donnée d'en haut. Ainsi nos corps ont reçu par l'eau du baptême l'unité qui les rend incorruptibles ; nos âmes l'ont reçue de l'Esprit.
L'Esprit de Dieu descendit sur le Seigneur, Esprit de sagesse et d'intelligence, Esprit de conseil et de force, Esprit de science et de piété, Esprit de crainte de Dieu. À son tour le Seigneur l'a donné à l'Église, en envoyant des cieux le Paraclet sur toute la terre, là où le diable fut abattu comme la foudre, dit le Seigneur.
Ainsi cette rosée de Dieu nous est bien nécessaire pour n'être point consumés ni rendus stériles, et pour que là où nous avons l'accusateur, là nous ayons le Défenseur : car le Seigneur a confié à l'Esprit Saint l'homme qui est sien, cet homme qui était tombé aux mains des brigands. Il en a eu pitié et a pansé ses blessures, lui donnant deux pièces à l'effigie du Roi, pour qu'ayant reçu par l'Esprit l'image et le sceau du Père et du Fils, nous fassions fructifier la pièce qu'il nous a confiée, et la rendions multipliée au Seigneur.
R/ Le Seigneur, c'est l'Esprit,
L'Esprit du Seigneur, c'est la liberté, alléluia !
Nous ne sommes pas fils de servitude :
Le Christ nous a libérés.
Dieu a envoyé en nos cœurs l'Esprit de son Fils,
Il crie : Abba ! Père !
Oraison
Réponds à notre prière, Dieu tout-puissant, et comme au jour de la Pentecôte, que le Christ. lumière de lumière, envoie sur ton Église l'Esprit de feu : qu'il éclaire le cœur de ceux que tu as fait renaître et les confirme dans ta grâce.
Libre de Ben Sirac le Sage (Si 1, 1-4.6.8.9-20)
La plénitude de la sagesse, c'est la crainte de Dieu
Dès les premières lignes de son livre, Ben Sirac nous en livre les deux enseignements fondamentaux : toute sagesse vient de Dieu, et ne peut être obtenue que de lui ; le chemin le plus sûr pour l'obtenir, c'est la crainte de Dieu, terme caractéristique du livre, qui inclut une piété vraie et une vie religieuse active.
Toute sagesse vient du Seigneur, avec lui elle demeure à jamais. Le sable des mers, les gouttes de la pluie, les jours de l'éternité, qui les dénombrera ? La hauteur du ciel, la largeur de la terre, la profondeur de l'abîme, qui les explorera ? Avant toutes choses fut créée la sagesse, de toute éternité l'intelligence prudente.
La racine de la sagesse, à qui fut-elle révélée ? Ses accomplissements, qui les connaît ? Un seul est sage, très redoutable, celui qui siège sur son trône. Le Seigneur lui-même l'a créée, il l'a vue et mesurée, il l'a répandue sur toutes ses œuvres, en toute chair selon sa largesse, il l'a accordée à ceux qui l'aiment, lui.
La crainte du Seigneur est gloire et fierté, joie et couronne d'allégresse. La crainte du Seigneur réjouit le cœur, donne joie, gaîté et longue vie. Pour qui craint le Seigneur, tout ira bien à la fin, au jour de sa mort, il sera béni.
Le commencement de la sagesse, c'est la crainte du Seigneur, pour les fidèles, elle a été créée avec eux dans le sein maternel. Parmi les hommes elle a fait son nid, fondation d'éternité, avec leur descendance elle restera fidèlement. La plénitude de la sagesse, c'est la crainte du Seigneur, elle enivre les hommes de ses fruits. Leur maison tout entière, elle la remplit de ce qu'ils désirent et leurs greniers de ses produits.
La couronne de la sagesse, c'est la crainte du Seigneur qui fait fleurir la paix et la bonne santé. Elle fait pleuvoir la science et la connaissance intelligente, elle exalte la gloire de ceux qui la possèdent. La racine de la sagesse, c'est la crainte du Seigneur, et ses rameaux sont une longue vie.
R/ L'Esprit qui vient de Dieu nous a été donné.
La racine de la sagesse, à qui fut-elle révélée ?
Nul ne connaît les secrets de Dieu,
Sinon l'Esprit de Dieu.
La racine de la sagesse, à qui fut-elle révélée ?
Sagesse mystérieuse, cachée avant les siècles,
Que Dieu destinait à notre gloire.
LETTRE DE SAINT CLÉMENT DE ROME AUX CORINTHIENS
Prière universelle.
Prions et supplions sans relâche : Que le Créateur de l'univers garde au complet le nombre déterminé de ses élus, dans le monde entier, par son enfant bien-aimé, Jésus Christ. Par lui, il nous a appelés des ténèbres à la lumière, de l'ignorance à la connaissance de son nom glorieux. Par lui nous pouvons espérer en ton Nom, principe de toute créature, toi qui as ouvert les yeux de notre cœur pour que nous puissions te connaître,
toi l'unique Très-Haut dans les cieux très-hauts,
Saint qui reposes parmi les saints,
qui abaisses la fierté des orgueilleux,
qui anéantis les projets des peuples,
qui élèves les humbles et qui abaisses les hautains,
qui enrichis et qui appauvris,
qui fais mourir et qui fais vivre,
toi, seul bienfaiteur des esprits et Dieu de toute chair,
toi qui sondes les abîmes
et observes les actions des hommes,
secours des hommes en péril et sauveur des désespérés,
créateur et providence de tous les esprits,
toi qui multiplies les nations sur la terre
et qui parmi elles as choisi ceux qui t'aiment,
par Jésus Christ, ton enfant bien-aimé,
par qui tu nous as instruits, sanctifiés, honorés.
Nous t'en prions, Maître,
sois notre secours et notre protection ;
parmi nous, sauve les opprimés, prends pitié des petits,
relève ceux qui sont tombés,
montre-toi aux malheureux,
guéris les malades, ramène les égarés de ton peuple,
rassasie les affamés, libère nos prisonniers,
redresse les faibles, rends courage aux timides.
Que toutes les nations connaissent que tu es le seul Dieu, et que Jésus Christ est ton enfant, que nous sommes ton peuple et les brebis de ton pâturage.
Par tes œuvres, tu as rendu visible l'éternelle ordonnance du monde.
C'est toi, Seigneur, qui as créé la terre,
qui te montres fidèle à travers toutes les générations,
juste dans les jugements,
admirable de force et de grandeur,
sage pour créer
et intelligent pour maintenir tes créatures.
Toi dont la bonté se manifeste dans le monde visible,
qui es bienveillant envers ceux qui se confient en toi,
miséricordieux et compatissant,
pardonne nos infractions et nos injustices
nos manquements et nos péchés.
Ne tiens compte d'aucune faute
de tes serviteurs et de tes servantes,
mais purifie-nous par ta vérité,
dirige notre itinéraire,
afin que nous marchions avec un cœur plein de sainteté,
que nous fassions le bien, ce qui plaît à tes yeux,
comme aux yeux de ceux qui nous dirigent.
Oui, Maître, fais briller sur nous ton visage afin que nous jouissions du bonheur dans la paix, que nous soyons protégés par ta main puissante, et délivrés de tout péché par ton bras déployé. Délivre-nous aussi de ceux qui nous haïssent injustement.
Donne la concorde et la paix à nous et à tous les habitants de la terre, comme tu les as données à nos pères lorsqu'ils t'invoquaient saintement dans la paix et la vérité.
Toi seul peux faire tout cela, et davantage encore envers nous. Nous te rendons grâce par le grand prêtre et le protecteur de nos âmes, Jésus- Christ. Par lui, gloire et puissance à toi, maintenant, d'âge en âge, et pour les siècles des siècles. Amen.
R/ Ô abîme de la richesse
Et de la sagesse de Dieu :
Tout est de lui, par lui et pour lui.
Où trouver la force de le glorifier ?
Il est le Très-Haut, au-dessus de toutes ses œuvres.
Que vos louanges exaltent le Seigneur,
Sans vous lasser, car vous n'en finirez pas.
C'est le Seigneur qui a tout créé,
Et à ceux qui l'aiment il a donné la sagesse.
Oraison
Aux appels de ton peuple en prière, réponds, Seigneur, en ta bonté : donne à chacun la claire vision de ce qu'il doit faire et la force de l'accomplir.