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Vendredi Saint – La Passion du Seigneur
Semaine Sainte
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LECT • MESSE • HEURES • CMT
 
01. Le Vendredi et le Samedi saints, selon une très ancienne tradition, l’Église ne célèbre pas les sacrements, à l’exception de la pénitence et de l’onction des malades.
02. En ce jour, la communion n’est distribuée aux fidèles que pendant la célébration de la Passion ; toutefois, on peut, à n’importe quelle heure de la journée, porter la communion aux malades et aux infirmes qui ne peuvent participer à cette célébration.
03. L’autel doit être complètement dépouillé, sans croix, ni chandeliers, ni nappe.

CÉLÉBRATION DE LA PASSION DU SEIGNEUR

04. L’après-midi de ce jour, vers trois heures, à moins qu’une raison pastorale ne fasse choisir une heure plus tardive, on célèbre la Passion du Seigneur.
Cette action comporte trois parties :
       • la liturgie de la Parole
       • l’adoration de la sainte Croix
       • la sainte Communion
Il est souvent souhaitable qu’avant le début de la célébration, une brève monition situe ces trois parties de l’action, et introduise au temps de prière silencieuse par lequel débute l’office.
05. Le prêtre et le diacre, s’il y en a un, revêtus des vêtements de la messe, qui sont de couleur rouge, s’avancent vers l’autel en silence, et, après l’avoir salué, se prosternent face contre terre ou se mettent à genoux. Tous prient en silence pendant quelque temps. Tous les autres se mettent à genoux.
06. Ensuite, le prêtre avec les ministres gagne le siège, où, se tenant tourné vers le peuple, il dit, les mains étendues, l’une des prières suivantes, en omettant l’invitation Prions le Seigneur.
 
PRIÈRE
Souviens-toi, Seigneur, de ta miséricorde,
sanctifie ceux qui veulent te servir
et protège-les toujours,
car c’est pour eux que ton Fils Jésus Christ
a institué par son sang répandu le sacrement pascal.
Lui qui vit et règne pour les siècles des siècles.
R/. Amen.
ou bien
Seigneur Dieu,
par la passion du Christ, ton Fils, notre Seigneur,
tu as détruit la mort héritée du premier péché,
elle qui tenait l’humanité sous sa loi ;
accorde-nous de ressembler à ton Fils :
du fait de notre nature,
nous sommes à l’image de l’homme pétri d’argile ;
de même, que ta grâce nous sanctifie
pour que nous soyons à l’image de celui qui vient du ciel.
Par le Christ, notre Seigneur.
R/. Amen.
 
PREMIÈRE PARTIE
LITURGIE DE LA PAROLE
 
07. Ensuite, tous s’assoient, et on proclame la première lecture, tirée du prophète Isaïe (Is 52, 13 – 53, 12), avec son psaume.
08. Vient ensuite la deuxième lecture, tirée de l’épître aux Hébreux (He 4, 14-16 ; 5, 7-9), et le chant avant l’Évangile.
09. Puis on lit la Passion du Seigneur selon saint Jean (Jn 18, 1 – 19, 42), de la même manière que le dimanche des Rameaux.
10. Après la lecture de la Passion, le prêtre fait une brève homélie, à la fin de laquelle il peut inviter les fidèles à rester quelque temps en silence.
 
Lectures
 
PRIÈRE UNIVERSELLE LAT
 
11. La liturgie de la Parole se termine par la Prière universelle qui, en ce jour, est dite de la manière suivante : le diacre, s’il y en a un, ou en son absence, un ministre laïc, debout à l’ambon, donne l’intention dans un invitatoire ; tous prient un moment en silence, puis le prêtre, debout à son siège ou, selon l’opportunité, à l’autel, les mains étendues, dit l’oraison.
Pendant ces prières, les fidèles peuvent se tenir soit debout, soit à genoux.
12. Avant la prière du prêtre, on peut aussi employer, conformément à la tradition, la monition du diacre : Prions à genoux., suivie de l’agenouillement de tous pour une prière en silence dont le terme est marqué par l’invitation : Levons-nous.
Cependant les conférences épiscopales peuvent prévoir d’autres invitations pour introduire la prière du prêtre.
13. Pour une grave nécessité publique, l’évêque diocésain peut autoriser ou imposer une intention spéciale.
 
1- POUR LA SAINTE ÉGLISE
Prions, frères et sœurs bien-aimés, pour la sainte Église de Dieu :
que notre Dieu et Seigneur
lui donne la paix,
la rassemble dans l’unité
et la garde par toute la terre ;
qu’il nous accorde une vie calme et paisible,
pour glorifier Dieu le Père tout-puissant.
Tous prient en silence. Puis le prêtre dit :
Dieu éternel et tout-puissant,
dans le Christ, tu as révélé ta gloire à tous les peuples ;
protège l’œuvre de ta miséricorde,
afin que ton Église répandue par tout l’univers
demeure inébranlable dans la foi
pour proclamer ton nom.
Par le Christ, notre Seigneur.
R/. Amen.
 
2- POUR LE PAPE
Prions pour notre saint Père le pape N.,
choisi par Dieu notre Seigneur dans le collège des évêques :
qu’il le garde sain et sauf au service de son Église
pour gouverner le peuple saint de Dieu.
Tous prient en silence. Puis le prêtre dit :
Dieu éternel et tout-puissant
dont la sagesse organise toutes choses,
écoute en ta bonté notre prière :
protège avec amour l’évêque de Rome que tu nous as choisi,
afin que, sous la conduite de ce pasteur suprême,
le peuple chrétien que tu gouvernes
progresse toujours dans la foi.
Par le Christ, notre Seigneur.
R/. Amen.
 
3- POUR LE CLERGÉ ET LE PEUPLE FIDÈLE
Prions pour notre évêque N.,
pour tous les évêques, les prêtres, les diacres de l’Église
et pour l’ensemble du peuple des fidèles.
Tous prient en silence. Puis le prêtre dit :
Dieu éternel et tout-puissant
dont l’Esprit sanctifie et gouverne
le corps entier de l’Église,
exauce les prières que nous t’adressons
pour tes ministres :
afin que, par le don de ta grâce,
tout ton peuple te serve avec fidélité.
Par le Christ, notre Seigneur.
R/. Amen.
 
4- POUR LES CATÉCHUMÈNES
Prions pour les (nos) catéchumènes :
Que Dieu notre Seigneur
ouvre leur cœur à sa parole,
et les accueille dans sa miséricorde ;
après avoir reçu le pardon de tous leurs péchés
par le bain de la naissance nouvelle,
qu’ils soient reconnus comme appartenant au Christ Jésus notre Seigneur.
Tous prient en silence. Puis le prêtre dit :
Dieu éternel et tout-puissant,
toi qui assures la fécondité de ton Église
en lui donnant toujours de nouveaux enfants,
augmente en nos catéchumènes
la foi et l’intelligence de la foi :
qu’ils renaissent à la source du baptême
et prennent place parmi tes enfants d’adoption.
Par le Christ, notre Seigneur.
R/. Amen.
 
5- POUR L’UNITÉ DES CHRÉTIENS
Prions pour tous nos frères et sœurs qui croient au Christ
et cherchent à faire la vérité :
que le Seigneur notre Dieu
les rassemble et les garde dans son unique Église.
Tous prient en silence. Puis le prêtre dit :
Dieu éternel et tout-puissant,
toi qui rassembles ce qui est dispersé,
et qui gardes ce que tu as rassemblé,
jette un regard de paix sur le troupeau conduit par ton Fils :
accorde à ceux qu’un même baptême a consacrés
d’être unis dans la plénitude de la foi
et de demeurer en communion
par le lien de la charité.
Par le Christ, notre Seigneur.
R/. Amen.
 
6- POUR LES JUIFS
Prions pour les Juifs
à qui le Seigneur notre Dieu a parlé en premier :
qu’il leur donne de progresser dans l’amour de son Nom
et dans la fidélité à son Alliance.
Tous prient en silence. Puis le prêtre dit :
Dieu éternel et tout-puissant,
toi qui as confié tes promesses
à Abraham et à sa descendance,
écoute avec bonté les prières de ton Église :
donne au peuple que tu as choisi en premier
de parvenir à la plénitude de la rédemption.
Par le Christ, notre Seigneur.
R/. Amen.
 
7- POUR CEUX QUI NE CROIENT PAS AU CHRIST
Prions pour ceux qui ne croient pas au Christ :
demandons qu’à la lumière de l’Esprit Saint,
ils puissent s’engager, eux aussi, sur le chemin du salut.
Tous prient en silence. Puis le prêtre dit :
Dieu éternel et tout-puissant,
donne à ceux qui ne reconnaissent pas le Christ
de marcher en ta présence d’un cœur sincère,
afin de découvrir la vérité ;
et donne-nous de progresser sans cesse dans l’amour mutuel,
attentifs à percevoir plus pleinement le mystère de ta vie,
pour être dans le monde des témoins plus parfaits de ton amour.
Par le Christ, notre Seigneur.
R/. Amen.
 
8- POUR CEUX QUI NE CROIENT PAS EN DIEU
Prions pour ceux qui ne connaissent pas Dieu :
demandons qu’en recherchant d’un cœur sincère ce qui est droit
ils puissent parvenir jusqu’à Dieu lui-même.
Tous prient en silence. Puis le prêtre dit :
Dieu éternel et tout-puissant,
tu as créé l’être humain
pour qu’il te cherche dans un désir inlassable
et que son cœur s’apaise en te trouvant ;
nous t’en prions, fais que tous,
au milieu des difficultés qui leur font obstacle,
discernent les signes de ta tendresse
et perçoivent le témoignage des œuvres bonnes
de ceux qui croient en toi,
afin d’avoir le bonheur de te reconnaître,
toi, le seul vrai Dieu et notre Père.
Par le Christ, notre Seigneur.
R/. Amen.
 
9- POUR LES RESPONSABLES DES POUVOIRS PUBLICS
Prions pour les chefs d’État
et tous les responsables des affaires publiques :
que le Seigneur notre Dieu
dirige leur esprit et leur cœur selon sa volonté
pour la paix véritable et la liberté de tous.
Tous prient en silence. Puis le prêtre dit :
Dieu éternel et tout-puissant,
le cœur humain et les droits des peuples
sont dans ta main ;
regarde avec bienveillance ceux qui exercent le pouvoir sur nous ;
que par ta grâce s’affermissent partout sur la terre
la sécurité et la paix, la prospérité des nations
et la liberté religieuse.
Par le Christ, notre Seigneur.
R/. Amen.
 
10- POUR CEUX QUI SONT DANS L’ÉPREUVE
Frères et sœurs bien-aimés,
prions Dieu le Père tout-puissant,
pour qu’il purifie le monde de toute erreur,
chasse les maladies et repousse la famine,
ouvre les prisons et brise les chaînes,
protège ceux qui voyagent,
ramène chez eux les exilés,
donne la force aux malades,
et, aux mourants, accorde le salut.
Tous prient en silence. Puis le prêtre dit :
Dieu éternel et tout-puissant,
consolation des affligés,
force de ceux qui peinent,
entends les prières de ceux qui crient vers toi,
quelles que soient leurs souffrances :
que tous aient la joie de trouver dans leurs détresses
le secours de ta miséricorde.
Par le Christ, notre Seigneur.
R/. Amen.
 
DEUXIÈME PARTIE
ADORATION DE LA SAINTE CROIX
 
14. La Prière universelle achevée, on fait l’adoration solennelle de la sainte Croix.
La présentation de la Croix peut se faire sous deux formes. On choisira celle des deux qui est la mieux adaptée à l’assemblée, selon les exigences pastorales.
 
PRÉSENTATION DE LA SAINTE CROIX
Première forme LAT • ou deuxième forme
 
15. Le diacre, avec les ministres, ou un autre ministre idoine se rend à la sacristie d’où il apporte la Croix recouverte d’un voile violet ; il s’avance en procession à travers l’église jusqu’au milieu du sanctuaire, accompagné de deux ministres qui portent des cierges allumés.
Le prêtre, debout devant l’autel, tourné vers le peuple, prend la croix, en découvre un peu le sommet et l’élève en commençant Voici le bois de la Croix…, un diacre l’aidant dans le chant, ou, le cas échéant, une schola. Tous répondent :  Venez, adorons.
Voici le bois de la Croix,
qui a porté le salut du monde.
Tous répondent :
R/. Venez, adorons !
Puis tous s’agenouillent et adorent en silence durant quelques instants tandis que le prêtre reste debout et tient la Croix élevée.
Ensuite, le prêtre découvre le bras droit de la Croix, il l’élève à nouveau en chantant : Voici le bois de la Croix…, et on fait comme la première fois.
Voici le bois de la Croix,
qui a porté le salut du monde.
Tous répondent :
R/. Venez, adorons !
Le prêtre découvre enfin totalement la Croix, il l’élève une troisième fois en chantant : Voici le bois de la Croix…, et on fait de nouveau comme la première fois.
Voici le bois de la Croix,
qui a porté le salut du monde.
Tous répondent :
R/. Venez, adorons !
 
Deuxième forme LAT
 
16. Le prêtre ou le diacre ou un autre ministre idoine, accompagné des autres ministres, se rend près de la porte de l’église où il prend la Croix non voilée, les autres ministres prennent les cierges allumés, et tous s’avancent en procession à travers l’église vers le sanctuaire.
Près de la porte, puis au milieu de l’église, enfin devant l’entrée du sanctuaire, celui qui porte la Croix l’élève en chantant :
Voici le bois de la Croix,
qui a porté le salut du monde.
R/. Venez, adorons !
 
Après chacune de ces réponses, tous s’agenouillent et adorent en silence durant quelques instants, comme ci-dessus.
 
ADORATION DE LA SAINTE CROIX
 
17. Ensuite, accompagné de deux ministres portant des cierges allumés, le prêtre ou un diacre porte la Croix jusqu’à l’entrée du sanctuaire ou jusqu’à un autre lieu adapté, et là, il la dépose ou la remet à des ministres qui la soutiennent, les cierges ayant été déposés à droite et à gauche.
18. Pour l’adoration de la Croix, le prêtre célébrant s’avance le premier, après avoir enlevé la chasuble et, éventuellement, s’être déchaussé. Ensuite, le clergé, les ministres laïcs et les fidèles s’avancent comme en procession, et rendent hommage à la Croix soit par une simple génuflexion, soit par un autre signe adapté, selon l’usage de la région, par exemple en l’embrassant.
19. On ne présente qu’une seule croix à l’adoration. Si, du fait d'un très grand nombre de fidèles, il était trop long de faire passer chacun d'entre eux devant cette seule croix, on agirait de la façon suivante : lorsqu’un certain nombre de participants, clergé et fidèles, auront pu faire l’adoration, le prêtre prendra la Croix et, en se tenant au milieu, devant l’autel, il invitera en quelques mots l’assemblée à adorer la sainte Croix. Puis il élèvera celle-ci durant un peu de temps pour la présenter à l’adoration silencieuse des fidèles.
20. Pendant qu’on célèbre l’adoration de la sainte Croix, on chante l’antienne Crucem tuam, les Impropères, l’hymne Crux fidelis ou d’autres chants adaptés. Revenu à sa place, chacun s’assied.
 
CHANTS POUR L’ADORATION DE LA SAINTE CROIX
 
ANTIENNE
cf. Ps 66, 2
Ta croix, Seigneur, nous l’adorons,
et ta sainte résurrection, nous la chantons :
c’est par le bois de la Croix
que la joie est venue dans le monde.
V/. Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse,
que son visage s’illumine pour nous,
et qu’il nous prenne en pitié.
 
Et on répète l'antienne : Ta croix, Seigneur…
 
CHANT DES REPROCHES (IMPROPÈRES)
(Chœur)
Ô mon peuple, que t'ai-je fait ?
En quoi t'ai-je contristé ? Réponds-moi !
I
V/. 1. T'ai-je fait sortir du pays d'Égypte
pour qu'à ton Sauveur tu fasses une croix ?
Répons
1. Hagios o Theos,
Hagios Ischyros,
Hagios Athanatos,
eleison imas.
2. Sanctus Deus,
Sanctus fortis,
Sanctus immortalis,
miserere nobis.
3. Ô Dieu saint,
Ô Dieu fort,
Ô Dieu immortel,
prends pitié de nous.
 
Ou bien :
Ô Dieu saint, Ô Dieu fort, Ô Dieu immortel, prends pitié de nous.
 
V/. 2. T’ai-je quarante ans guidé dans le désert
et nourri de la manne,
t’ai-je fait entrer en terre assez belle
pour qu’à ton Sauveur tu fasses une croix ?
 
Répons :
Ô Dieu saint, Ô Dieu fort, Ô Dieu immortel, prends pitié de nous.
 
V/. 3. Qu’aurais-je dû faire encore pour toi que je n’ai pas fait ?
Moi, je t’ai planté comme une vigne de choix, la plus belle :
tu n’as eu pour moi que ton amertume
et du vinaigre pour ma soif ;
d’une lance tu m’as ouvert le cœur,
à moi ton Sauveur !
 
Répons :
Ô Dieu saint, Ô Dieu fort, Ô Dieu immortel, prends pitié de nous.
 
II
 
V/. 4. Moi, j’ai pour toi frappé l’Égypte,
ainsi que tous ses premiers-nés :
toi, tu m’as livré, flagellé !
 
(Chœur)
Ô mon peuple, que t'ai-je fait ?
En quoi t'ai-je contristé ? Réponds-moi !
 
V/. 5. Moi, je t’ai fait sortir d’Égypte,
j’ai englouti le Pharaon,
je l’ai noyé dans la mer Rouge :
toi, tu m’as livré aux grands prêtres !
 
(Chœur)
Ô mon peuple, que t'ai-je fait ?
En quoi t'ai-je contristé ? Réponds-moi !
 
V/. 6. Moi, devant toi j’ouvris la mer :
toi, tu m’as ouvert de ta lance !
 
(Chœur)
Ô mon peuple, que t'ai-je fait ?
En quoi t'ai-je contristé ? Réponds-moi !
 
V/. 7. Moi, devant toi je m’avançai
dans la colonne de nuée :
toi, tu m’as conduit à Pilate !
 
(Chœur)
Ô mon peuple, que t'ai-je fait ?
En quoi t'ai-je contristé ? Réponds-moi !
 
V/. 8. Moi, j’ai veillé dans le désert
et de la manne t’ai nourri :
toi, tu m’as frappé, flagellé !
 
(Chœur)
Ô mon peuple, que t'ai-je fait ?
En quoi t'ai-je contristé ? Réponds-moi !
 
V/. 9. Moi, aux eau vives du rocher
je t’ai fait boire le salut :
toi, tu me fis boire le fiel,
m’abreuvas de vinaigre !
 
(Chœur)
Ô mon peuple, que t'ai-je fait ?
En quoi t'ai-je contristé ? Réponds-moi !
 
V/. 10. Moi, j’ai pour toi frappé les rois,
les puissants rois de Canaan :
toi, tu m’as frappé d’un roseau !
 
(Chœur)
Ô mon peuple, que t'ai-je fait ?
En quoi t'ai-je contristé ? Réponds-moi !
 
V/. 11. Moi, dans ta main j’ai mis le sceptre,
je t’ai promu peuple royal :
toi, tu as placé sur ma tête la couronne d’épines !
 
(Chœur)
Ô mon peuple, que t'ai-je fait ?
En quoi t'ai-je contristé ? Réponds-moi !
 
V/. 12. Moi, je t’ai par ma toute-puissance exalté :
toi, tu m’as pendu au gibet de la croix.
 
(Chœur)
Ô mon peuple, que t'ai-je fait ?
En quoi t'ai-je contristé ? Réponds-moi !
 
HYMNE
Crux fidelis ou un chant analogue en français.
Tous :
 
Croix fidèle, arbre unique, noble entre tous !
Nulle forêt n’en produit de tel
avec ces feuilles, ces fleurs et ces fruits !
Douceur du bois, douceur du clou,
qui porte un si doux fardeau !
 
V/. 1. Chante, ma langue, le combat, la glorieuse lutte ;
sur le trophée de la croix, proclame le noble triomphe :
le rédempteur du monde fut vainqueur en s’immolant.
 
Tous :
 
Croix fidèle, arbre unique, noble entre tous !
Nulle forêt n’en produit de tel
avec ces feuilles, ces fleurs et ces fruits !
 
V/. 2. Attristé de l’égarement de notre premier père,
qui tomba dans la mort en mordant le fruit néfaste,
le créateur choisit lui-même un arbre pour réparer la malédiction de l’arbre.
 
Tous :
 
Douceur du bois, douceur du clou,
qui porte un si doux fardeau !
 
V/. 3. Cette œuvre de salut, l’ordre divin l’exigeait,
pour vaincre par la ruse la ruse multiforme du malin,
et porter le remède d’où venait la blessure.
 
Tous :
 
Croix fidèle, arbre unique, noble entre tous !
Nulle forêt n’en produit de tel
avec ces feuilles, ces fleurs et ces fruits !
 
V/. 4. Quand vint donc la plénitude du temps,
le Fils, créateur du monde, fut envoyé d’auprès du Père.
Il s’avança, devenu chair dans un sein virginal.
 
Tous :
 
Douceur du bois, douceur du clou,
qui porte un si doux fardeau !
 
V/. 5. L’enfant pleure, caché dans une étroite mangeoire,
la Vierge sa Mère entoure de langes ses membres,
elle enveloppe de bandelettes serrées ses mains, ses pieds, ses jambes.
 
Tous :
 
Croix fidèle, arbre unique, noble entre tous !
Nulle forêt n’en produit de tel
avec ces feuilles, ces fleurs et ces fruits !
 
V/. 6. Trente années achevées, au terme de sa vie corporelle,
il se livre volontairement à la passion pour laquelle il était né.
L’Agneau est élevé en croix pour être immolé sur le bois.
 
Tous :
 
Douceur du bois, douceur du clou,
qui porte un si doux fardeau !
 
V/. 7. Voici vinaigre, fiel, roseau, crachats, clous et lances !
Le doux corps est transpercé, le sang et l’eau ruissellent ;
terre, mer, astres et monde, quel fleuve vous lave !
 
Tous :
 
Croix fidèle, arbre unique, noble entre tous !
Nulle forêt n’en produit de tel
avec ces feuilles, ces fleurs et ces fruits !
 
V/. 8. Fléchis tes branches, grand arbre, relâche le corps tendu ;
assouplis la dureté reçue de la nature ;
aux membres du roi des cieux offre un appui plus doux.
 
Tous :
 
Douceur du bois, douceur du clou,
qui porte un si doux fardeau !
 
V/. 9. Toi seul as mérité de porter la rançon du monde
et de lui préparer un havre après son naufrage,
toi qui fus oint du sang sacré jailli du corps de l’Agneau.
 
Tous :
 
Croix fidèle, arbre unique, noble entre tous !
Nulle forêt n’en produit de tel
avec ces feuilles, ces fleurs et ces fruits !
La conclusion est toujours utilisée :
 
V/. 10. Au Père et à son Fils, à l’illustre Consolateur,
à l’heureuse Trinité, gloire égale et éternelle,
car sa grâce bienfaisante nous rachète et nous sauve.
 
Tous :
 
Douceur du bois, douceur du clou,
qui porte un si doux fardeau !
 
Si les conditions de lieux ou les traditions populaires s’y prêtent et si la situation pastorale le permet, on peut chanter le Stabat Mater selon le Graduel romain, ou un autre chant adapté faisant mémoire de la compassion de la Bienheureuse Vierge Marie.
21. L’adoration étant achevée, le diacre ou un ministre porte la Croix à sa place sur l’autel ou près de celui-ci. Les cierges allumés sont déposés autour ou de l’autel, sur celui-ci ou près de la Croix.
 
TROISIÈME PARTIE
COMMUNION
 
22. On met la nappe sur l’autel. On y place le corporal et le Missel. Entre-temps un diacre, ou à son défaut le prêtre lui-même, ayant revêtu le voile huméral, va prendre le Saint-Sacrement au lieu où on l’a déposé la veille. Il revient à l’autel par le chemin le plus direct, tandis que tous se tiennent debout en silence. Deux ministres accompagnent le Saint-Sacrement avec des cierges allumés qu’ils déposent près de l’autel ou sur celui-ci.
 
Lorsque le diacre, s’il y en a un, a placé le Saint-Sacrement sur l’autel et découvert le ciboire, le prêtre s’approche, il monte à l’autel et fait la génuflexion.
 
23. Ensuite le prêtre dit à voix haute, les mains jointes :
Comme nous l’avons appris du Sauveur
et selon son commandement,
nous osons dire :
ou bien
Unis dans le même Esprit,
nous pouvons dire avec confiance
la prière que nous avons reçue du Sauveur :
Le prêtre, étend les mains, et, avec le peuple, il continue :
Notre Père qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite
sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui
notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi
à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation,
mais délivre-nous du Mal.
 
24. Les mains étendues, le prêtre, seul, continue :
Délivre-nous de tout mal, Seigneur,
et donne la paix à notre temps ;
soutenus par ta miséricorde,
nous serons libérés de tout péché,
à l'abri de toute épreuve,
nous qui attendons que se réalise cette bienheureuse espérance :
l’avènement de Jésus Christ, notre Sauveur.
 
Il joint les mains.
Le peuple conclut la prière par l’acclamation :
Car c’est à toi qu’appartiennent le règne,
la puissance et la gloire pour les siècles des siècles !
 
25. Ensuite, les mains jointes, le prêtre dit à voix basse :
Seigneur Jésus Christ,
que cette communion à ton Corps et à ton Sang
n'entraîne pour moi ni jugement ni condamnation ;
mais que, par ta bonté, elle soutienne mon esprit et mon corps
et me donne la guérison.
 
26. Le prêtre fait la génuflexion, prend une hostie, et, la tenant un peu élevée au-dessus du ciboire, tourné vers le peuple, dit à voix haute :
Voici l'Agneau de Dieu,
voici celui qui enlève les péchés du monde.
Heureux les invités au repas des noces de l'Agneau !
 
Et il ajoute avec le peuple, une seule fois :
Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir ;
mais dis seulement une parole
et je serai guéri.
27. Puis le prêtre, tourné vers l’autel, prend avec respect le Corps du Christ, en disant tout bas :
Que le Corps du Christ me garde pour la vie éternelle.
28. Puis le prêtre distribue la communion aux fidèles. Pendant la communion on peut chanter le psaume 21 ou un autre chant approprié.
29. Lorsque la distribution de la communion est achevée, le diacre ou un autre ministre désigné pour cela porte le ciboire à l’endroit qui a été préparé en dehors de l’église elle-même, ou bien, si les circonstances le demandent, il le dépose dans le tabernacle.
30. Puis le prêtre, après avoir observé le temps de silence qui convient, dit : Prions le Seigneur, et il dit la Prière après la communion.
Dieu éternel et tout-puissant,
tu nous as renouvelés
par la mort et la résurrection bienheureuse de ton Christ ;
entretiens en nous l’œuvre de ta miséricorde :
que notre communion à ce mystère
consacre à ton service notre vie tout entière.
Par le Christ, notre Seigneur.
R/. Amen.
31. Pour le renvoi de l’assemblée, le diacre, ou, à son défaut, le prêtre lui-même peut dire l’invitation : Inclinez-vous pour la bénédiction.
Puis le prêtre, debout, tourné vers le peuple, et en étendant les mains sur lui, dit cette prière sur le peuple 
Que ta bénédiction, nous t’en prions, Seigneur,
descende en abondance sur ton peuple
qui a célébré la mort de ton Fils
dans l’espérance de sa propre résurrection :
accorde-lui pardon et réconfort,
augmente sa foi,
assure son éternelle rédemption.
Par le Christ, notre Seigneur.
R/. Amen.
 
32. Puis tous, après avoir fait une génuflexion à la Croix, se retirent en silence.
33. Après la célébration, l’autel est dépouillé. Cependant, on laisse sur lui la Croix, avec deux ou quatre chandeliers.
34. Ceux qui ont participé à la célébration de la Passion ne disent pas les Vêpres.