Ressources Catholiques Missel Romain

c. Guérison de la belle-mère de S. Pierre et de nombreux malades. 4, 38-41. Parall. Matth. 8, 14-17 ; Marc. 1, 29-34.

38Etant sorti de la synagogue, Jésus entra dans la maison de Simon. Or la belle-mère de Simon était retenue par une forte fièvre ; et ils le prièrent pour elle. 39Alors, debout auprès d’elle, il commanda à la fièvre, et la fièvre la quitta. Et se levant aussitôt, elle les servait. 40Lorsque le soleil fut couché, tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses maladies les lui amenaient. Et lui, imposant les mains sur chacun d’eux, les guérissait. 41Et les démons sortaient d’un grand nombre, criant et disant : Vous êtes le Fils de Dieu. Mais il les menaçait, et il ne leur permettait pas de dire qu’ils savaient qu’il était le Christ.

Ici encore les narrations de S. Marc et de S. Luc se ressemblent beaucoup. Celle de S. Matthieu est un simple sommaire.

Luc chap. 4 verset 38. - Etant sorti de la synagogue, Jésus entra dans la maison de Simon. Or la belle-mère de Simon était retenue par une forte fièvre ; et ils le prièrent pour elle. - Le nouveau miracle suivit donc de très près celui qui avait eu lieu dans la synagogue. - Dans la maison de Simon. S. Pierre est ici mentionné pour la première fois dans le troisième Évangile. S. Luc, en ne donnant sur le prince des Apôtres aucun détail préliminaire, suppose que ses lecteurs le connaissaient depuis longtemps. - Une forte fièvre : les deux autres synoptiques se contentent de dire que la belle-mère de Simon était fiévreuse. S. Luc emploie naturellement une expression médicale, qu'on retrouve dans les écrits pathologiques des temps anciens. Les fièvres sont assez fréquentes auprès du lac de Tibériade : produites par un simple refroidissement, elles deviennent promptement malignes et mettent la vie en danger.

Luc chap. 4 verset 39. - Alors, debout auprès d’elle, il commanda à la fièvre, et la fièvre la quitta. Et se levant aussitôt, elle les servait. - Se tenant debout auprès d'elle : expression pittoresque et spéciale à notre évangéliste (du reste, chacun des trois narrateurs ajoute ici quelque trait particulier). La malade est étendue sur son lit ; Jésus, debout auprès d'elle, se penche pour la toucher et la guérir. - Il commanda à la fièvre. Cette belle personnification faisait dire à S. Basile : « S. Luc parle d'une manière figurée, comme d'un commandement adressé à un être intelligent » (Ct. D. Thom.). Comp. 8, 24. - Elle les servait. Le pronom au pluriel indique que Jésus n'était pas seul : nous savons par S. Marc que ses quatre premiers disciples, Pierre et André, Jacques et Jean, l'accompagnaient.

Luc chap. 4 verset 40. - Lorsque le soleil fut couché, tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses maladies les lui amenaient. Et lui, imposant les mains sur chacun d’eux, les guérissait. - Les deux miracles opérés isolément dans le courant de la journée, c'est-à-dire, la guérison d'un démoniaque et d'une malade, se renouvelèrent par masses le soir, après le coucher du soleil, ainsi que nous l'apprennent les vv. 40 et 41. - 1° Guérison des malades. Imposant les mains exprime la grande facilité avec laquelle Jésus opérait les guérisons. L'imparfait guérissait marque des actes fréquemment répétés durant cette soirée célèbre.

Luc chap. 4 verset 41. - Et les démons sortaient d’un grand nombre, criant et disant : Vous êtes le Fils de Dieu. Mais il les menaçait, et il ne leur permettait pas de dire qu’ils savaient qu’il était le Christ. - 2° Guérison des démoniaques. Les démons sortaient, dit S. Matthieu, sur un commandement exprès de Jésus. En se retirant, les démons proclamaient, comme le matin dans la synagogue, le caractère messianique de Jésus. Comme le matin, Jésus leur imposait silence. Les détails « Tu es le Fils de Dieu » sont particuliers au troisième Évangile : ils ajoutent de la clarté ou de la vie au récit.

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