Ici encore, il existe une très grande ressemblance entre les récits de S. Marc et de S. Luc. Nous nous bornerons donc, le plus souvent, à noter les particularités de notre évangéliste. Pour l'explication détaillée, nous renvoyons le lecteur à nos commentaires des deux premiers synoptiques.
27Après cela, Jésus sortit, et vit un publicain, nommé Lévi, assis au bureau des impôts. Et il lui dit : Suis-moi. 28Et laissant tout, il se leva et le suivit.
Luc chap. 5 verset 27. - Après cela, Jésus sortit, et vit un publicain, nommé Lévi, assis au bureau des impôts. Et il lui dit : Suis-moi. - Dans les trois narrations, l'appel du publicain Lévi à l'apostolat est rattaché à la guérison du paralytique. Jésus, étant sorti de la maison où avait eu lieu cette cure merveilleuse, vint aussitôt auprès du lac qu'il aimait (Marc. 2, 13), et c'est là qu'il vit un publicain nommé Lévi. Le verbe grec suppose un regard attentif et prolongé. Sur l'identité de S. Matthieu et de Lévi, voyez l'Évangile selon S. Matth. p. 175. Lévi avait été le nom du publicain ; Matthieu (don du Seigneur) devint celui de l'Apôtre de Jésus. Le nouvel élu était dans le plein exercice de ses fonctions abhorrées des Juifs, quand le Messie daigna l'attacher à sa personne divine. Jésus montrait ainsi combien peu il redoutait les préjugés de ses compatriotes. Cfr. Les vv. 30 et ss.
Luc chap. 5 verset 28. - Et laissant tout, il se leva et le suivit. - Laissant tout est un trait touchant, propre à S. Luc. Il prouve que Lévi était digne d'être associé à Pierre et à André, à Jacques et à Jean, qui, sur un mot du Sauveur, avaient de même tout abandonné pour le suivre. S. Matthieu renonce donc à ses espérances de fortune, et s'attache avec bonheur à celui qui n'avait pas une pierre où reposer sa tête.