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§ 5. — CARACTÈRE DE L'ÉVANGILE SELON S. LUC.

1. Comme nous l’avons indiqué plus haut, en parlant des rapports de ressemblance qui existent entre le troisième évangile et les épîtres de S. Paul, ce qui frappe surtout quand on étudie l'œuvre de S. Luc en tant qu'évangéliste, c’est son universalité. Les limites du christianisme y sont aussi vastes que le monde. Jésus y apparaît comme le Sauveur de tous les hommes sans exception, même des païens : « imo et gentium » ajouterons-nous avec S. Paul. Aucune distinction n’y est établie, sous le rapport du salut, entre les Juifs et les Gentils, les Grecs et les barbares, les justes et les pécheurs : on dirait plutôt que si, d'après S. Luc, il y a quelque privilège à ce point de vue, ce sont les Gentils, les barbares et les pécheurs qui en jouissent (Nous ne voulons pas dire, assurément, que les autres récits évangéliques n'enseignent pas la même doctrine mais nous essayons de mettre en lumière le côté spécifique et caractéristique du troisième Évangile. Voyez Bougaud, Jésus-Christ, 2ème éd., pp. 89 et ss).

Citons quelques exemples à l’appui de cette théorie. S. Luc, 3, 23 et ss., communiquant à ses lecteurs la généalogie de Jésus, ne remonte pas seulement jusqu’à Abraham, ainsi qu’avait fait S. Matthieu ; d’anneau en anneau, il va jusqu’au père de toute l’humanité : « Qui fuit Adam, qui fuit Dei. » A la naissance du Rédempteur, les anges, après avoir annoncé d’abord ce grand évènement à des pasteurs juifs, se hâtent d’en indiquer les heureuses conséquences pour tous les hommes: ἐν ἀνθρώποις εὐδοϰία, 2, 14 (Comparez 2, l et ss., où Jésus nous est montré comme un sujet de César, comme un citoyen de l'empire romain.). Quarante jours plus tard, c’est la bouche d’un fils de Jacob qui profère ces mots sublimes : « Lumen ad revelationem gentium, et gloriam plebis tuæ Israel, » 2, 32. Au début de sa vie publique, Jésus lui-même, à propos d’un passage d’Isaïe, rappelle bien haut à ses compatriotes que, dès les jours d’Elie et d’Elisée, des païens avaient reçu les bénédictions divines de préférence aux Israélites. Cfr. 4, 25-27. Ailleurs, 9, 52-56, 17, 11-16, nous le voyons accorder ses bienfaits même aux samaritains maudits. La parabole du festin, 14, 16-24, annonce de même que les Gentils auront part au salut messianique.

Par combien de traits analogues S. Luc ne relève-t-il pas la prédilection accordée par le bon Pasteur aux âmes les plus pauvres, les plus égarées ! Qu’i1 suffise de mentionner ceux de la pécheresse, 7, 37 et ss., et de l’enfant prodigue, 15, 11 et ss., comme deux des types les plus célèbres (« A peine est-il une anecdote, une parabole propre à Luc qui ne respire cet esprit de miséricorde et d'appel aux pécheurs... L'Évangile de Luc est par excellence l'Évangile du pardon ». E. Renan, les Évangiles, p. 266 et ss. Il est vrai que M. Renan ajoute aussitôt : « Toutes les détorses lui sont bonnes (à S. Luc!) pour faire de chaque histoire évangélique une histoire de pécheurs réhabilités ». De quel côté sont vraiment les « détorses » ?).

Tandis qu’il met ainsi constamment en relief les dispositions bienveillantes que Dieu nourrit, non-seulement à l'égard des Juifs, mais encore à l'égard des païens et des pécheurs, S. Luc passe sous silence les détails qui auraient pu blesser les convertis du paganisme (Voyez Patrizi, de Evangeliis, 1, 78), ou du moins qui présentaient moins d’intérêt pour eux (Davidson, Introduction, t. 2, p. 44 et suiv.).

2. Nous indiquerons mieux encore le caractère du troisième évangile en faisant voir la manière dont S. Luc a tracé le portrait de Jésus.

Fidèle à sa promesse, il a donné à l’Église la plus complète de toutes les biographies du divin Maître (« On a calculé qu’un tiers du texte de Luc ne se trouve ni dans Marc ni dans Matthieu ». E. Renan, les Évangiles, p. 266. Comparez Bougaud, Jésus-Christ, 2° éd., p. 92 et suiv.; S. Irénée, 3, 14). Prenant le mystère de l’Incarnation pour point de départ, il conduit le lecteur jusqu’à l’Ascension de Jésus, à travers tous les faits principaux qui constituent notre rédemption. Sans lui, nous n’eussions connu que d’une manière très imparfaite l'enfance et la vie cachée de Notre-Seigneur : grâce aux détails qui remplissent ses deux premiers chapitres, nous pouvons nous faire une juste idée de cette importante période. Sa description de la vie publique abonde en traits nouveaux, qui comblent de nombreuses lacunes. Un passage considérable, 9, 51-18, l4, lui appartient presque totalement en propre: il est de même seul à raconter les épisodes de Nazareth, 4, l6 et ss., et de Zachée, 19, 2-10. On compte, durant cette époque de la vie de Jésus, jusqu’à douze paraboles (1° Les deux débiteurs, 7, 40-43; 2° le bon Samaritain, 10, 30-37; 3° les deux amis, 11, 5-10; 4° le riche insensé, 12, 16-21; 5° le figuier stérile, 13, 6-9; 6° la drachme perdue et retrouvée, 15, 8-10; 7° l'enfant prodigue. 15, 11-32; 8° l'économe infidèle, 16, 1-8 ; 9° le riche et Lazare, 16, 19-31 ; 10° le juge inique, 18, 1-8; 11° le Pharisien et le publicain, 18, 9-14; 12° les mines, 19, 11-27) et cinq miracles (1° La première pêche miraculeuse, 5, 5-9; 2° la résurrection du fils de la veuve, 7, 11-17; 3° la guérison d’une femme infirme, 13, 11-17; 4° la guérison d’un hydropique, 14, 1-6; 5° les dix lépreux, 17, 12-19) qu’on ne trouve pas en dehors du troisième évangile. Son récit de la passion n’est pas moins riche en particularités du plus grand prix, telles que la sueur de sang et l’apparition de l'ange consolateur à Gethsémani, 22, 43 et 44, l'interrogatoire chez Hérode, 23, 6-12, les paroles de Jésus aux saintes femmes, 23, 27-31, l'épisode du bon larron, 23, 39-43 (Comparez encore 22, 61 : « Le Seigneur, s'étant retourné, regarda Pierre; 23, 34, etc.). On voit par ces traits nombreux que les recherches de S. Luc n’avaient pas été vaines. Nous en signalerons beaucoup d’autres dans le commentaire.

Il a pourtant omis plusieurs incidents remarquables, rapportés par les deux premiers synoptiques: par exemple, la guérison de la fille de la Chananéenne, la marche de Jésus sur les eaux, la seconde multiplication des pains, la malédiction du figuier, et divers autres miracles (Voici ses principales omissions: Matth. 14, 22-16, 12 (cfr. Marc. 6, 45-8, 26) ; Matth. 19, 2-12; 20, 1-16, 20-28 (Cfr. Marc. 10, 35-15) ; Matth. 26, 6-13 (Cfr. Marc. 14, 3-9); Matth. 17, 23-26, etc.).

L’image de Jésus qui se dégage du récit de S. Luc a un caractère tout-à-fait spécial. Ce n’est pas celle du Messie promis aux Juifs, comme dans S. Matthieu; ce n’est pas celle du fils de Dieu, comme dans S. Marc et dans S. Jean: c’est celle du fils de l’homme, vivant parmi nous, semblable à l’un de nous. Les premières pages du troisième évangile sont très significatives à ce point de vue, car elles nous montrent, par une série de rapides gradations, le développement humain de Jésus. D’abord ϰαρπὸς τῆς ϰοιλίας (« le fruit de ton sein »), 1, 42, le Sauveur devient successivement βρέφος (« le nouveau-né »), 2, l6, puis παιδίον (« le petit enfant »), 2, 27, puis παῖς: (« enfant »), 2, 40, enfin ἀνήρ, homme parfait, 3, 22. Quoique hypostatiquement uni à la Divinité, ce fils de l’homme est pauvre, il s’humilie, il s’agenouille à chaque instant pour prier (Cf. 3, 2l; 9, 29; 11, l ; 22, 32, etc.) (« Sicut verus Pontifex (Jesus) obtulit preces; nam in Evangeli oæspe legitur orasse, et maxime apud Lucam » S. Anselme, In Epist. ad Hebr. cap. 5.), il souffre, et nous le voyons même pleurer (19, 4l). Mais, d’un autre côté, c’est le plus aimable des enfants des hommes : nous le disions dans la première partie de ce paragraphe, la miséricorde déborde de son cœur sacré, il s’apitoie sur toutes les misères, physiques ou morales, il met du baume sur toutes les plaies. Tel est le Jésus de S. Luc.

3. Ajoutons encore quelques points dignes d’observation touchant le caractère du troisième évangile.

1° On l’a parfois appelé « l’Évangile des contrastes. » C’est par un contraste qu’il débute, les doutes de Zacharie mis en opposition avec la foi de Marie. Bientôt après, 2, 34, il nous montre Jésus comme une occasion de ruine pour les uns, comme une cause de salut pour les autres. Plus tard, dans la reproduction abrégée du sermon sur la montagne, il place les malédictions à côté des béatitudes. L'orgueilleux Simon et l’humble pécheresse, Marthe et Marie, le bon pauvre et le mauvais riche, le Pharisien et le publicain, les deux larrons : ce sont là quelques autres frappants contrastes du troisième évangile (Voyez Kitto, Cyclopædia of the Bible, s. v. Luke (Gospel of)).

2° La part laissée aux femmes est aussi un trait caractéristique de cette œuvre admirable. En aucune autre des rédactions évangéliques il n’est si longuement question de la Sainte Vierge. Ste Élisabeth, Anne la prophétesse, la veuve de Naïm, Marie-Madeleine et ses compagnes (8, 2 et 3), les sœurs de Lazare, les « filles de Jérusalem » (23, 28), et bien d’autres, apparaissent tour à tour dans le récit de S. Luc comme des preuves vivantes de l'intérêt que portait Jésus à cette partie alors si humiliée, si maltraitée de l'humanité (voyez l'intéressant opuscule de A. Wünsche, Jesus in seiner Stellung mit den Frauen, Berlin 1872 ).

3° S. Luc est le poète, l'hymnologue du Nouveau Testament. A lui seul il nous a conservé quatre cantiques sublimes, le Magnificat de Marie, le Benedictus de Zacharie, le Nunc dimittis du vieillard Siméon, enfin le Gloria in excelsis chanté par les anges. — Il est aussi l’évangéliste psychologue. Il parsème son récit de réflexions délicates et profondes, qui jettent un grand jour sur les faits dont elles sont rapprochées. Comparez 2, 50 et 51; 3, 15; 6, 11; 7, 25, 30, 39; 16, 14; 20, 20; 22, 3; 23, 12, etc.

4° Au fond, la composition de S. Luc surpasse certainement en beauté celles de S. Matthieu et de S. Marc. Elle ravit l’esprit et le cœur, et contribue puissamment à faire connaître Notre-Seigneur Jésus-Christ. S. Marc l'emporte cependant sur S. Luc pour le pittoresque et le dramatique des récits : ce qui n’empêche pas le troisième évangile de contenir une foule de traits graphiques, par exemple 3, 2l, 22; 4, l ; 7, l4; 9, 29, etc.


§ 6. — LANGUE ET STYLE DU TROISIÉME ÉVANGILE.

C'est en grec que S. Luc composa son évangile; il n’y a jamais eu le moindre doute à ce sujet.

L'antiquité jugeait déjà très favorablement son style. « Evangelistam Lucam, écrivait S. Jérôme (Comment. in Is. 6, 9. Comp. De viris illustr., l. c., Epist. 20 ad Damas), tradunt veteres Ecclesiœ tractatores...magis Græcas litteras scisse quam Hebræas. Unde sermo ejus, tam in Evangelio quam in Actibus Apostolorum..., comptior est et sæcularem redolet eloquentiam » (« L’Évangile de Luc est le plus littéraire des Évangiles... Luc... montre une vraie entente de la composition. Son livre est un beau récit bien suivi,... joignant l’émotion du drame à la sérénité de l'idylle. » E. Renan, Les Évangiles, p. 282 et suiv. « Notre ignorance est telle aujourd’hui, qu'il y a peut-être des gens de lettres qui seront étonnés d’apprendre que S. Luc est un très grand écrivain. » Chateaubriand, Génie du Christianisme, liv. 5, c. 2. »). En effet, aucun des autres évangélistes ne l’égale sous ce rapport. Sa diction est facile, généralement pure, parfois même d’une exquise élégance. Le prologue en particulier est tout-à-fait classique.

Mais des détails et des exemples feront mieux ressortir la culture littéraire de S. Luc. Signe de la plus haute importance quand il s’agit de démontrer la connaissance d’une langue, notre évangéliste emploie un nombre considérable d’expressions. A lui seul, il fait usage de plus de mots grecs que S. Matthieu, S. Marc et S. Jean réunis. Les mots composés, qui marquent si délicatement les nuances variées de 1a pensée, reviennent à chaque instant sous sa plume. Il a une prédilection pour ceux dans la composition desquels entrent les prépositions ἐπὶ et διὰ (e. g. διαϐαλλειν, διαγινώσϰειν, διαγρηγορεῖν, διάδοχος, διαϰούειν, διαμάχεσθαι, διαπορεῖν, διασπείρειν, ἐπιϐιϐάζειν, ἐπιβουλὴ, ἐπιγίνεσθαι, ἐπιδεῖν, ἐπίεναι, έπιϰουρία, ἐπιρίνειν, ἐπιμελῶς). Ses phrases sont pour la plupart bien formées (quelle différence, par exemple, entre la lourde phrase de S. Marc, 12, 38 et suiv., βλέπετε ἀπὸ τῶν γραμματέων τῶν θελόντων ἐν στολαῖς περιπατεῖν ϰαὶ ἀσπασμοὺς ἐν ταῖς ἀγοραῖς, et celle de S. Luc, 20, 46, προσέχετε ἀπό... τῶν θελόντων..., ϰαὶ φιλούντων ἀσπασμούς !); il les varie avec aisance. Les constructions les plus compliquées ne sont pas un embarras pour lui.

Il prend soin d’éviter les expressions ou les idées trop hébraïques qui auraient pu présenter de l'obscurité à ses lecteurs. C’est ainsi qu’il emploie ἐπιστάτης au lieu de ῥαϐϐί (six fois), ναὶ, ἀληθῶς ou ἐπʹ ἀληθείας au lieu de ἀμήν (On rencontre pourtant sept fois cet adverbe dans le troisième Evangile; mais S. Matthieu l’a employé trente fois, S. Marc quatorze fois), νομιϰοί au lieu de γραμματεῖς (six fois), ἄπτειν λύχνον au lieu de ϰαίειν λύχνον, φόρος au lieu de ϰῆνσος, etc. Il appelle le lac de Gennésareth λίμνη et non θάλασσα (Voyez Kitto, Cyclopædia, l. c. ). Parfois néanmoins, surtout dans les deux premiers chapitres, ainsi qu’il a été dit précédemment, quelques hébraïsmes se sont glissés dans ses phrases. Les principaux sont: l° ἐγένετο ἐν τῷ..., ’ויהיב (vingt-trois fois, deux fois seulement dans S. Marc, jamais dans S. Matthieu); 2° ἐγένετο ὡς,ױהיכ’;3° οἶϰος dans le sens de « famille  » à la façon de בית ; et 4° le nom de Ὕψιστος ( עליזן ), appliqué à Dieu (cinq fois, une seulement dans S. Marc); 5° ἀπὸ τοῦ νῦν, כוצתה (quatre fois, jamais dans les autres évangiles); 6° προσέθετο πέμψαι 20, 11, 12 (Voyez Davidson, Introduction, p. 57).

Parmi les particularités de construction les plus remarquables du troisième évangile on peut signaler les suivantes : l° Le participe mis au neutre et accompagné de l’article, pour remplacer un substantif; v. g. : 4, 16, ϰατὰ τὸ εἰωθος αὐτῷ; 8, 34, ἰδόντες τὸ γεγεννημένον; 22, 22; 24, 14, etc. 2° L'auxiliaire « être » construit avec le participe, au lieu du verbe au « tempus finitum » Cf. 4, 31 ; 5, l0; 6, 12; 7, 8, etc. (Quarante-huit fois.) 3° L’article τὸ placé en avant d’une phrase interrogative, v. g. : 1, 63, ἐνένευον δὲ τῷ πατρί αὐτοῦ, τὸ τί ἄν θέλοι ϰαλεῖσθαι αὐτόν ; 7, 11; 9, 46, etc. 4° L’infinitif précédé de l’article au génitif, pour marquer un résultat ou un dessein; Cf. 2, 27; 5, 7; 21, 22, etc. (En tout, vingt-sept fois : une fois seulement dans S. Marc, six dans S. Matthieu.) 5° L’emploi fréquent de certains verbes au participe, pour donner plus de vie et de couleur au récit; par exemple, ἀναστάς (dix-sept fois), στραφείς (sept fois), πεσών, etc. 6° εἰπεῖν πρός (soixante-sept fois) (Une fois seulement dans le premier Évangile.), λαλεῖν πρὸς (quatre fois), λέγειν πρὸς (dix fois).

Voici maintenant quelques-unes des expressions propres à l’auteur du troisième évangile, ou qui du moins reviennent le plus souvent dans son récit (On en trouvera la liste à peu près complète dans Davidson, l. c., pp. 58-67. Voir aussi Kitto, Cyclopædia of the Bible, l. c., et Westcott, Introduction to the study of the Gospels,5° éd., p. 377 et suiv.) : Κύριος au lieu de Ἰνσοῦς (quatorze fois), σωτέρ et σωτηρία, χάρις (huit fois), εὐαγγελίζομαι (dix fois), ὑποστρέφω (vingt-et-une fois), ὑπάρχω (sept fois), ᾅπας (vingt fois), πλῆθος (huit fois), ἐνώπιον (vingt-deux fois, jamais dans les deux premiers évangiles), ἀτενίζω, ᾄτοπος, βουλή, βρέφος, δεόμαι, δοχή, ἐφιστάναι, ἐξαίφνης, θάμϐος, θεμέλιον, ϰλάσις, λεῖος, ὀνόματι, ὀδυνᾶσθαι, ὁμοθυμαδόν, ὁμιλεῖν, οιϰόνομος, παιδεύω, παύω, πλέω, πλὴν, παραχρῆμα, πράσσω, σιγάω, σϰιρτάω, τυρϐάζομαι, χήρα, etc.

S. Luc emploie quelques mots latins grécisés ; ἀσσάριον , 12, 6; δηνάριον, 7, 41 ; λεγέων, 8, 30; μόδιον, 11, 33; σουδάριον, 19, 20.


§ 7. —— TEMPS ET LIEU DE LA COMPOSITION.

A défaut de renseignements certains sur ces deux points, nous pouvons du moins apporter des conjectures probables.

1. Le livre des Actes, ainsi qu’on l’admet généralement, fut écrit vers l’an 63 (Voyez Gilly, Précis d'Introduction générale et particulière à l'Écriture Sainte, t. 3, p. 256; P. de Valroger, Introduction histor. et critiq., t. 2, p. 158.). Or, dès ses premières lignes, ce livre s’annonce comme une suite et un complément du troisième Evangile (1, 1 : Τὸν μὲν πρῶτον λόγον ἔποιησάμην περὶ πάντων, ᾦ Θεόφιλε, ᾧν ἡρξατο ὁ Ἰησοῦς ποιεῖν τε ϰαὶ διδάσϰειν. Les mots Τὸν πρῶτον λόγον désignent certainement l'Évangile selon s. Luc). L’auteur indique par là même qu’il avait composé depuis un certain temps la biographie de Notre-Seigneur Jésus-Christ, quand il se mit à écrire l'histoire du Christianisme naissant. L’an 60 de l’ère chrétienne, telle est donc la date approximative de l’Évangile selon S. Luc. C’est celle que la plupart des exégètes ont adoptée, d’après un raisonnement analogue à celui que nous venons de faire. Il est vrai que divers manuscrits et auteurs grecs mentionnent expressément la quinzième année qui suivit l’Ascension comme celle où S. Luc publia le premier de ses écrits (Μετά ιέ χρόνους τῆς τοῦ Σωτῆρος ἡμῶν ἀναλήψεως.Théophylacte et Euthymius); mais ces données paraissent tout-à-fait exagérées (Voyez de Valroger, l. c., p. 86.). L'exagération est pire encore de la part des critiques, presque tous rationalistes, qui reculent la composition de notre Évangile jusqu'à une période plus ou moins avancée du second siècle (Volkmar, l’an 100; Hilgenfeld, de 100 à 110; Davidson, vers l’année115; Baur, en 130, etc.). En effet, des arguments par lesquels nous avons démontré plus haut (§. 2) l’authenticité du troisième Évangile, il résulte qu’une pareille opinion est tout-à-fait insoutenable au point de vue historique (voici encore quelques autres sentiments particuliers sur la date de l’Évangile selon S. Luc : Alford, de 50 à 58; MM. Vilmain et Gilly. 53; Bisping et Olshausen, 64; Maier, entre 67 et 70; von Burger, vers 70 ; Credner, de Wette, Bleek, Reuss, etc., après 70; Holtzmann, entre 70 et 80; Keim, en 90. On voit, par ces variantes, qu'il y a nécessairement quelque chose de subjectif dans la fixation des dates de ce genre, quand la tradition n’a pas clairement parlé. M. E. Renan montre qu'il ne connaît pas tous les auteurs, lorsqu’il écrit : « Tout le monde admet que le livre est postérieur à l'an 70. » Les Évangiles, p. 252 et 253. Il ajoute pourtant : « Mais d’un autre côté il ne peut être de beaucoup postérieur à cette année).

2. S. Jérôme, dans la Préface de son commentaire sur S. Matthieu, parlant de l'Évangile selon S. Luc, dit qu’i1 fut composé « in Achaiæ Beotiæque partibus. » S. Grégoire de Nazianze place également l'origine du troisième Évangile ἐν Ἀχαΐαδι. Mais l’antique version syrienne nommée Peschito affirme au contraire, dans un titre, que S. Luc publia et prêcha son Évangile à Alexandrie-la-Grande. Ne sachant auquel de ces deux renseignements contradictoires il valait mieux se ranger, les exégètes ont compliqué la question en fixant d’autres berceaux à l'œuvre évangélique de S. Luc, par exemple Ephèse (Kœstlin. Cette opinion est complètement invraisemblable), Rome (Ewald, Keim, Olshausen, Maier, Bisping, etc.) et Césarée de Palestine (Bertholdt, Kuinœl, Humphrey, Ayre, Thiersch, Thomson, etc). Lardner, Hilgenfeld et Wordsworth se rapprochent toutefois du sentiment de S. Jérôme quand ils font écrire S. Luc, le premier en Grèce, les deux autres en Macédoine. Rome ou Césarée conviendraient très bien au point de vue historique, S. Luc ayant eu tout le temps de composer son Évangile durant les loisirs forcés que lui donna la longue captivité de S. Paul dans ces deux villes (Comp. Act. 23, 33; 24, 27; 28, 14 et ss., et les commentaires). Mais l’autorité du grave S. Jérôme fait impression sur nous, et nous ne croyons pas qu’on ait des motifs suffisants pour rejeter son témoignage.


§ 8. — PLAN ET DIVISION

1. Le plan de S. Luc est contenu tout entier dans ces lignes du Prologue, 1, 3 : « Visum est et mihi, assecuto omnia A PRINCIPIO diligenter, EX-ORDINE... scribere ». ᾌνωθεν et ϰατεξῆς, tels sont les mots les plus importants de cette déclaration. Notre évangéliste voulait donc remonter aussi haut que possible dans l’histoire de Jésus; d’un autre côté, il se proposait de coordonner de son mieux les évènements d’après leur suite naturelle et chronologique. Il a tenu fidèlement sa promesse. En premier lieu, personne, pas même S. Matthieu, ne reprend les choses d’aussi loin que lui pour ce qui concerne la vie humaine de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Commencer son récit par la naissance du Sauveur ne lui paraissait pas suffisant; il a donc exposé d'abord l’étonnant mystère de l’Incarnation. Mais, comme si cela même n’eût pas encore été assez, il a placé avant ce divin épisode l'annonciation faite à Zacharie et la nativité du Précurseur.

En second lieu, S. Luc est, plus qu’aucun autre évangéliste, attentif aux dates et à l'ordre historique des faits. Le plus souvent, dans ses pages lucides, les incidents se suivent à la manière même dont ils se sont passés : les enchaînements factices y sont plus rares que dans les deux autres synoptiques. Tantôt il fixe clairement les époques, v. g.,1, 5; 2, 1, 2, 42; 2, 23; 9, 28, etc., ayant même parfois recours au synchronisme pour les mieux indiquer (comp. 3, 1 et 2); tantôt, il unit entre eux les divers incidents par des formules de transition qui en démontrent la connexion réelle. Comparez 4, 14, 16, 31, 38, 42, 44; 5, 1, 12, 17, 27; 6, 1, 6,12; 7, 1, 11; 8, 1, etc. Cela ne veut pas dire, néanmoins, qu’il se soit toujours rigoureusement astreint à l’ordre chronologique: le commentaire et l'Harmonie évangélique placée à la suite de notre Introduction générale montrent des exceptions sous ce rapport: mais ces cas sont peu nombreux, et n'empêchent pas le plan de S. Luc d’être en somme très régulier.

L’exactitude chronologique de notre écrivain sacré se manifeste encore avec un caractère assez frappant par le soin qu’il prend d’entourer les conversations du Seigneur Jésus des circonstances secondaires qui leur avaient servi de cadre (Voyez surtout 9, 51—18, 14).

2. On a divisé de bien des manières 1’Évangile selon S. Luc, au moyen de combinaisons plus ou moins ingénieuses, c'est-à-dire plus ou moins artificielles. Behrmann (Bibelwerk für die Gemeinde, t. 1, p. 271 et suiv.) le partage en quatre sections : l’histoire préliminaire, 1, 5-4, 13, le ministère de Jésus en Galilée, 4, 14-9, 50, le récit du dernier voyage à Jérusalem, 9, 51-18, 30, la Passion, la Résurrection et l’Ascension, 18, 31-24, 53. Davidson (Introduction, p. 25) admet cinq divisions : 1° l'enfance de Jean-Baptiste et de Jésus, 1 et 2; 2° les préliminaires du ministère public de Jésus, 3, 1-4, 13; 3° la Vie publique en Galilée, 4, 14-9, 50 ; 4° ce qu’on nomme parfois la « gnomologie », avec l’entrée à Jérusalem, 9, 51-21, 38; 5° les derniers incidents jusqu’à l’Ascension, 22-24. Plus communément, quoique avec différentes nuances, on se borne à trois parties, qui correspondant à la Vie cachée, à la Vie publique, à la Vie souffrante et ressuscitée de Notre-Seigneur Jésus-Christ (M. Gilly, Précis d'introduction, l. c. : 1, 1-4, 13; 4, 14-21, 38 ; 22-24. M. Langen : 1 et 2; 3-21; 22-24. Le Dr van Oosterzee : 1 et 2; 3, 1-19, 27; 19, 28- 24, 53). Telle sera aussi notre division, dont on trouvera plus bas les détails.


§ 9. — COMMENTAIRES.

S. Ambroise a composé sur le troisième Évangile un commentaire complet, que l’on peut ranger parmi ses meilleures œuvres exégétiques (Expositio Evangelii secundum Lucam libris decem comprehensa). Le saint Docteur appartient, comme l'on sait, à l’école allégorique et mystique : souvent il ne fait qu’indiquer le sens littéral, pour s’étendre sur ses sujets de prédilection. S. Jérôme lui reproche de trop jouer sur les mots.

Antérieurement, Origène avait écrit cinq livres de commentaires sur S. Luc : on n’en possède qu’un très petit nombre de fragments (Ap. Migne, Patrol. græca, t. 13, col. 1901 et ss.). En revanche, il nous reste du « Doctor Adamantinus » trente-neuf Homiliae in Lucam traduites par S. Jérôme (Ibid., col. 1801-1900. Le texte grec a été perdu).

Les explications du Vén. Bède (In Lucæ EvangeIium expositio, ap. Migne, Patrol. lat. t. 92, col. 301 et ss.), de Théophylacte (Enarratio in Evang. Lucæ, ap. Migne, Patr. græc., t. 123, col. 691 et ss.), d’Euthymlus Zigabenus (Interpretatio Evangelii Lucae, ibid., t. 129, col. 857 et ss.), sont, pour le troisième Évangile, ce qu’elles avaient été pour les deux précédents, c'est-à-dire pleines d’excellentes choses malgré leur brièveté.

Nicétas Serron, diacre de l’Église de Constantinople, puis évêque d’Héraclée (11ème siècle), a réuni dans une sorte de Chaîne (Συναγωγὴ ἐξηγὴσεων εἰς τὸ ϰατὰ Λουϰᾶν ἀγιον εὐαγγελίον... παρἀ Νιϰῆτα διαϰόνου), naguère publiée par le Card. A. Mai (Scriptor. vet. nova Collectio, t. 9, pp. 626 et ss.), un grand nombre d’explications patristiques relatives à notre Évangile. Cordier a rendu un service analogue aux exégètes dans les premières années du 17ème siècle (Corderii Catea græcor. Patrum in Lucam, Anvers 1627).

Dans les temps modernes, outre les œuvres d’Érasme, de Maldonat, de Cornélius à Lapide, de Cornélius Jansénius, de Luc de Bruges et de Noël Alexandre, qui embrassent les quatre Évangiles, nous n’avons à signaler, parmi les catholiques, que deux commentaires spéciaux sur S. Luc, celui de Stella, publié en 1575 et fréquemment réédité depuis, et celui de Tolet, qui parut en 1612 (Commentarii in sacrosanctum J. C. D. N. Evangelium sec. Lucam).

Les plus récentes explications du troisième Évangile composées par des écrivains orthodoxes sont celles de MM. Reischl, Schegg, Bisping (Voir les titres de ces ouvrages dans l’Évangile selon S. Matthieu, p. 29), Curci (Il Nuovo Testamento volgarizzato ed esposto in note esegetiche e morali. Vol. 1 Vangeli sec. Matteo, Marco e Luca, Torino, 1879), et de Mgr Mac Evilly (An Exposition of the Gospel of S. Luke, consisting of an Analysis of each chapter, and of a commentary critical, exegetical, etc., Dublin, 1879). Celles des exégètes hérétiques sont beaucoup plus nombreuses : les principales proviennent des Docteurs de Wette, Kuinœl, H. Meyér, Ewald, Baumgarten-Crusius (Voir l'ÉvangiIe selon S. Matth, ibid), Bornemann (Scholia in Lucae Evangelium, Lips. 1830), von Burger (Die Evangelien nach Matthæus, Markus u. Lukas deutsch erklœrt, Nœrdlingen, 1865), van Oosterzee (Das Evang. nach Lukas theologisch-homilet. bearbeitet, 3° édit., Leipzig. 1867), Bleek (Synoptische Erklærung der drei ersten Evangelien, herausgeg. von Holtzmann, Leipz. 1862), Behrmann, Keil (Commentar über die Evangelien des Markus und des Lukas, Leipzig 1879), Sevin (Synoptische Erklœrung der drei ersten Evangelien, Wiesbaden 1873), Zittel (Die vier Evangelien übersetzt u. erklœrt, 2. Theil, das Evangelium nach Lukas, etc. Karlsruhe, 1880) en Allemagne, des Révérends Abbott (The Gospel according to Luke, with notes, comments, etc., Londr. 1878), Wordsworth (The N. Test. of our Lord J. C. : The four Gospels, Lond. 1877), Plumptre (A N. Test. Commentary for Engl. Readers, t. 1, Lond. 1878), Trollope (The Gospel according to S. Luke, with Prolegomena, Appendices, a. grammat. and explanatory notes, Cambridge. 1877), Alford (The New Testament for English Readers, t. 1, 3° édit. Cambridge, 1872), Jones (Speaker's Commentary, New Test. vol. 1, Londr. 1878), Farrar (The Gospel according to S. Luke, with maps, notes and introduction, Cambridge 1880) et Norris (The New Testament... with Introduction a. Notes, vol. 1, The four Gospels, Lond. 1880) en Angleterre, de M. Godet (Commentaire sur l'Évangile de S. Luc, Neuchâtel 1872, 2° édit) en Suisse.


DIVISION SYNOPTIQUE DE L'ÉVANGILE SELON S. LUC

PREMIÈRE PARTIE

VIE CACHÉE DE NOTRE-SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST. 1-2.

1. — Annonciation de Zacharie et conception miraculeuse de Jean-Baptiste. 1, 5-25.

2. — L'Annonciation de Marie et l’Incarnation du Verbe. 1, 26-38.

3. — La Visitation et le Magnificat. 1, 39-56.

4. — Les premières années de Jean-Baptiste. 1, 57-80.

1° Nativité du Précurseur. 1, 57-58.

2° La circoncision de Jean-Baptiste et le Benedictus. 1, 59-79.

3° Éducation et développement de S. Jean. 1, 80.

5. — Noël. 2, 1-20.

1° Jésus naît à Bethléem. 2, 1-7.

2° Les premiers adorateurs de Jésus. 2, 8-20.

6. — La circoncision de Jésus. 2, 21.

7. — La présentation de Jésus au temple et la purification de Marie. 2, 22-38.

1° Les deux préceptes. 2, 22-24.

2° Le saint vieillard Siméon. 2, 25-35.

3° Sainte Anne. 2, 36-38.

8. — Vie cachée de Jésus à Nazareth. 2, 39-52.

1° Abrégé de l'enfance de Jésus. 2,39 et 40.

2° Jésus parmi les Docteurs. 2, 41-50.

3° De douze à trente ans. 2, 51-52.


DEUXIÈME PARTIE

VIE PUBLIQUE DE NOTRE-SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST. 3, 1-19, 28.

Ière SECTION. —PÉRIODE DE TRANSITION ET D'INAUGURATION : LE PRÉCURSEUR ET LE MESSIE. 3, 1-4, 13.

1. — Ministère de S. Jean-Baptiste 3, 1-20.

1° L'apparition du Précurseur. 3, 1-6.

2° Prédication de Jean-Baptiste. 3, 7-18.

3° S. Jean est mis en prison. 3, 19-20.

2. —Les préliminaires du ministère de Notre-Seigneur. 3, 21-4, 13.

1° Le baptême de Jésus. 3, 21-22.

2° La généalogie de Jésus. 3, 23-38.

3° La tentation de Notre-Seigneur Jésus-Christ. 4, 1-13.

2ème SECTION. —MINISTÈRE DE JÉSUS EN GALILÉE. 4, 14-9, 50

1. — Retour de Jésus en Galilée, et coup d’œil général sur les débuts de son ministère. 4, 14-15.

2. — Jésus à Nazareth. 4, 16-30.

3. — Jésus à Capharnaum. 4, 31-44.

a. Aperçu général de l'activité du Sauveur à Capharnaum. 4, 31-32.

b. Guérison d’un démoniaque. 4, 33-37.

c. Guérison de la belle-mère de S. Pierre et d’autres malades. 4, 38-41.

d. Retraite de Jésus sur les bords du lac. Il évangélise la Galilée. 4, 42-44

4. — La pêche miraculeuse et les premiers disciples de Jésus. 5, 1-11.

5. — Guérison d'un lépreux. 5, 12-16.

6. — Guérison d’un paralytique. 5, 17-26.

7. — Vocation de S. Matthieu et faits qui s’y rattachent. 5, 27-39.

8. — Les épis et le jour du sabbat. 6, 1-5.

9. — Guérison d'une main desséchée. 6, 6-11.

10. — Choix des Apôtres et discours sur la montagne. 6, 12-49.

a. Jésus choisit les douze Apôtres. 6, 12-16.

b. Discours de Jésus sur la Montagne. 6, 17-19.

1) La mise en scène. 6, 17-20a

2) Première partie du discours : Le vrai bonheur. 6, 20b-26.

3) Deuxième partie du discours : La vraie charité. 6, 27-38.

4) Troisième partie du discours : Règles de vraie sagesse. 6, 39-49.

11. — Le serviteur du centurion. 7, 1-10.

12. — Résurrection du fils de la veuve de Naïm. 7, 11-17.

13. — Jésus, Jean-Baptiste, et la génération présente. 7, 18-35.

1° L'ambassade du Précurseur. 7, 18-23.

2° Discours à propos de l'ambassade. 7, 24-35.

14. — Simon le Pharisien et la pécheresse. 7, 36-50.

15. — Un voyage apostolique de Jésus. 8, 1-3.

16. — Deux journées consécutives de Jésus. 8. 4-56.

1° La parabole du semeur et son explication. 8, 4-15.

2° Nécessité d'écouter attentivement la divine parole. 8, 16-18.

3° La vraie famille de Jésus. 8, 19-21.

4° La tempête miraculeusement apaisée. , 8, 22-25.

5° Le possédé de Gadara. 8, 26-39.

6° L'hémorrhoïsse et la fille de Jaïre. 8, 40-56.

17. — L’envoi des Douze. 9, 1-6.

18. — Opinion d’Hérode au sujet de Jésus. 9, 7-9.

19. — Retour des Douze et multiplication des pains. 9, 10-17.

20. — Confession de S. Pierre et première annonce de la Passion. 9, 18-27.

21. — La Transfiguration. 9, 28-36.

22. — Guérison d’un paralytique. 9, 37-43.

23. — Seconde prédiction officielle de la Passion. 9, 44-45.

24. — Leçon d’humilité et de tolérance. 9, 46-50.

3° SECTION. — RÉCIT DU DERNIER VOYAGE DE JÉSUS À JÉRUSALEM. 9, 51-19, 28.

1. — Les Samaritains inhospitaliers. 9, 51-56.

2. — Ce qu’il faut pour suivre Jésus. 9, 57-62.

3. — Les soixante-douze disciples. 10, 1-24.

4. —La parabole du bon Samaritain. 10, 25-37.

5. — Marthe et Marie. 10, 38-42.

6. — Entretien sur la prière. 11, 1-13.

7. — Le blasphème des Pharisiens et le signe du ciel. 11, 14-36.

8. — Première malédiction contre les Pharisiens et les Scribes. 11, 37-54.

9. — Divers enseignements à l'adresse des disciples et du peuple. 12, 1-59.

1° Première série d'avertissements aux disciples. 12, 1-12.

2° Étrange interruption, et parabole du riche insensé. 12, 13-21.

3° Seconde série d’avertissements aux disciples. 12, 22-53.

4° Grave leçon pour le peuple. 12, 54-59.

10. — Nécessité de la pénitence. 13, 1-9.

1° Deux faits historiques qui prouvent cette nécessité. 13, 1-5.

2° Parabole du figuier stérile. 13, 6-9.

11. — Guérison d’une femme infirme. 13, 10-17.

12. — Paraboles du grain de sénevé et du levain. 13, 18-21.

13. — Grave réponse à une demande vaine. 13, 22-30.

14. — Le renard Hérode. 13, 31-35.

15. — Jésus dans la maison d’un Pharisien en un jour de sabbat. 14, 1-24.

1° Guérison d’un hydropique. 14, 1-6.

2° Le repas, accompagné des instructions du Sauveur. 14, 7-24.

16. — Ce qu’il en coûte pour suivre Jésus. 14, 25-35.

17. — La miséricorde de Dieu à l'égard des pécheurs. 14, 1-32.

1° Occasion du discours. 15, 1-3.

2° La parabole de la brebis égarée. 15, 4-7.

3° La parabole de la drachme perdue. 15, 8-10.

4° La parabole de l’Enfant prodigue. 15, 11-32.

18. — Du bon usage des richesses. 16, 1-31.

1° L’économe infidèle. 16, 1-12.

2° L'avarice des Pharisiens réprouvée par la parabole du pauvre Lazare. 16, 14-31.

19. — Quatre avis importants. 17, 1-10.

20. — Guérison des dix lépreux. 17, 11-19.

21. — L’avènement du royaume de Dieu. 17, 20-37.

22.— Parabole de la veuve et du juge inique. 18, 1-8.

23. — Parabole du Pharisien et du publicain. 18, 9-11.

21. — Jésus et les petits enfants. 18, 15-17.

25. — L’épisode du jeune homme riche. 18, 18-30.

26. — Jésus prédit de nouveau sa Passion. 18, 31-34.

27. — L’aveugle de Jéricho. 18, 35-43.

28. — Zachée. 19, 1-10.

29. — La parabole des mines. 19, 11-28.

TROISIÈME PARTIE

VIE SOUFFRANTE ET GLORIEUSE DE JÉSUS. 19, 29-24, 53.

1. — Entrée solennelle du Messie dans sa capitale. 19, 29-44.

1° Préparatifs du triomphe. 19, 29-35.

2° La marche triomphale. 19, 36-44.

2. — Jésus règne en Messie dans le temple. 19, 45—21, 4.

1° Expulsion des vendeurs. 19, 45 et 46.

2° Description générale du ministère de Jésus dans le temple. 9, 47-48.

3° Le Sanhédrin et l'origine des pouvoirs de Jésus. 20, 1-8.

4° Parabole des vignerons rebelles. 20, 9-19.

5° Question relative à l’impôt. 20, 20-26.

6° Les Sadducéens défaits à leur tour. 20, 27-40.

7° David et le Messie. 20, 41-44.

8° Jésus dénonce les vices des scribes. 20, 45-47.

9° L’obole de la veuve. 21, 1-4.

3. — Discours sur la ruine de Jérusalem et la fin des temps. 21, 5-36.

a. Occasion du discours. 21, 5-7.

b. Partie prophétique du discours. 21, 8-33.

c. Partie morale du discours. 21, 34-36

4. — Coup d’œil d’ensemble sur les derniers jours du Sauveur. 21, 37-38.

5. — Trahison de Judas. 22, 1-6.

1° Le Sanhédrin cherche le moyen de se défaire de Jésus. 22, 1-2.

2° Judas et le Sanhédrin. 22, 3-6.

6. — La dernière cène. 22, 7-30.

1° Préparatifs de la Pâque. 22, 7-13.

2° Les deux cènes. 22, 14-23.

7. — Conversation intime rattachée à la cène. 22, 24-38.

8. — L'agonie de Jésus à Gethsémani. 22, 39-46.

9. — L'arrestation de Jésus. 22, 47-53.

10. — Reniement de S. Pierre. 22, 54-62.

11. — Jésus insulté par les valets du Sanhédrin. 22, 63-65.

12. — Jésus devant le Sanhédrin. 22, 66-71.

13. — Jésus comparaît devant Pilate et devant Hérode. 23, 1-25.

1° Première phase du jugement devant Pilate. 23, 1-7.

2° Jésus devant Hérode. 23, 8-12.

3° Seconde phase du jugement devant Pilate. 23, 13-25.

14. — La via dolorosa. 23, 26-32.

15. — Jésus meurt sur la croix. 23, 33-46.

1° Le crucifiement. 23, 33-34.

2° Les insulteurs et le bon larron. 23, 35-43.

3° Les derniers moments de Jésus. 22, 44-46.

16. — Témoignages rendus au Sauveur aussitôt après sa mort. 23, 47-49.

17. — Sépulture de Jésus et préparatifs de son embaumement. 23, 50-56.

18. La Résurrection de Jésus et ses preuves. 24, 1-43.

1° Les saintes femmes trouvent le sépulcre vide. 24, 1-8.

2° Elles avertissent les disciples qui refusent de croire. 24, 9-11.

3° S. Pierre au sépulcre. 24, 12.

4° Jésus apparaît aux disciples d'Emmaüs. 24, 13-35.

5° Jésus apparaît aux disciples réunis dans le cénacle. 24, 36-43.

19. — Les dernières instructions de Jésus. 24, 44-49.

20. — L’Ascension de Notre-Seigneur Jésus-Christ. 24, 50-53.