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17. Jérusalem : dans l’intimité du Cénacle

Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout [01]. Ces paroles solennelles de saint Jean qui nous sont si familières, nous introduisent dans l’intimité du Cénacle.

Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la Pâque ? [02], lui avaient demandé ses disciples. Allez à la ville ; un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre. Suivez-le, et là où il entrera, dites au propriétaire : « Le Maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ? ». Il vous indiquera, à l’étage, une grande pièce aménagée et prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs [03].

Nous savons ce qui s’est passé lors de cette Dernière Cène du Seigneur avec ses disciples : l’institution de l’Eucharistie et du sacerdoce de la Nouvelle Alliance conféré aux Apôtres ; la question qu’ils se posaient concernant leur priorité ; l’annonce de la trahison de Judas, de l’abandon des disciples et du reniement de Pierre ; l’enseignement du commandement nouveau et le lavement des pieds ; le discours d’adieu et la prière sacerdotale de Jésus. Le Cénacle devint ainsi un lieu vénérable non seulement par ce qui s’y passa cette nuit là mais parce que ce fut là aussi que le Seigneur ressuscité apparut aux Apôtres à deux reprises, alors qu’ils s’y étaient réfugiés, toutes portes closes, par crainte des juifs [04]. La seconde fois, Thomas corrigea son incrédulité par un acte de foi en la divinité de Jésus : Mon Seigneur et mon Dieu ! [05]. Les Actes des Apôtres nous ont par ailleurs transmis, qu’à ses origines, l’Église se réunissait au Cénacle, où ils se tenaient habituellement ; c’était Pierre, Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d’Alphée, Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques. Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères [06]. Ce fut dans cette salle-là qu’ils reçurent le Saint-Esprit qui les poussa à aller par le monde entier pour prêcher la bonne nouvelle.

Les évangélistes n’indiquent rien qui permette de localiser ce lieu, cependant la tradition le situe à l’extrémité sud-ouest de Jérusalem, sur une colline qu’on n’a dénommée Sion qu’à l’époque chrétienne. À l’origine, ce nom avait été appliqué à la forteresse jébuséenne que conquit le roi David, puis à la colline du Temple où l’on gardait l’Arche de l’Alliance et par la suite les psaumes et les livres prophétiques de la Bible donnent ce nom à toute la ville et ses habitants. Après l’exil de Babylone, ce nom a un sens eschatologique et messianique qui évoque l’origine de notre salut. C’est en reprenant ce sens spirituel qu’après la destruction du Temple en 70, la première communauté chrétienne donna son nom à la colline du Cénacle, étroitement liée à la naissance de l’Église.

Saint Épiphane de Salamine, moine en Palestine et évêque de Chypre à la fin du IVe siècle, est un témoin de cette tradition. D’après lui, l’empereur Hadrien, lors de son séjour en Orient en 138 « découvrit une Jérusalem entièrement dévastée, le temple de Dieu détruit et profané, hormis un petit nombre d’édifices et une petite église des Chrétiens, sur le lieu du cénacle, là où les disciples se sont rendus après leur retour du mont des Oliviers, après l’Ascension du Seigneur aux cieux. Elle est construite sur la zone de Sion qui demeura debout après la destruction de la ville, avec quelques édifices proches de Sion et sept synagogues sur la colline, comme des cabanes ; vraisemblablement, une seule d’entre elles demeurait encore aux temps de l’évêque Maximin et l’empereur Constantin » [07].

Ce témoignage coïncide avec d’autres du IVe siècle. Celui d’Eusèbe de Césarée qui recense 29 évêques ayant siégé à Sion depuis l’ère apostolique et jusqu’à son temps ; celui du pèlerin anonyme de Bordeaux qui a connu la dernière des sept synagogues ; celui de saint Cyrille de Jérusalem qui parle de l’église supérieure où était évoquée la venue du Saint Esprit et celui de la pèlerine Égérie qui décrit une liturgie célébrée en ce lieu en mémoire des apparitions du Seigneur ressuscité.

D’après des sources historiques, liturgiques et archéologiques diverses, nous savons que, durant la seconde moitié du IVe siècle, la petite église fut remplacée par une grande basilique, dite Sainte Sion et considérée comme la mère de toutes les églises. Avec le Cénacle, il y avait le lieu de la Dormition de la Sainte Vierge que la tradition situait dans un logement contigu ; on y trouvait aussi la colonne de la flagellation et les reliques de saint Étienne. Le 26 décembre on y commémorait le roi David et Jacques, premier évêque de Jérusalem. On connaît peu de choses concernant la structure de ce temple, incendié par les perses au VIIe siècle, restauré ensuite et endommagé encore une fois par les arabes.

À l’arrivée, au XIIe siècle, des croisés en Terre Sainte, la basilique fut reconstruite et appelée Sainte-Marie-du-Mont-Sion. Le Cénacle se trouvait dans la nef sud de l’église qui avait toujours deux étages, avec deux chapelles chacun : à l’étage supérieur, il y avait celles de l’institution de l’Eucharistie et de la venue du Saint-Esprit et à l’étage au-dessous celles du lavement des pieds et des apparitions de Jésus ressuscité. C’est à ce niveau-là que l’on dressa un cénotaphe – monument funéraire exempt de la dépouille du personnage vénéré – en l’honneur de David. Lorsque Saladin reconquit la Cité Sainte en 1187, la basilique ne fut pas endommagée et l’on autorisa les pèlerinages et le culte. Cette situation ne dura pas longtemps car en 1244 l’église fut définitivement détruite. Seul le Cénacle, dont les vestiges nous sont parvenus, fut épargné.

La salle gothique actuelle est du XIVe siècle et ce sont les franciscains, propriétaires légitimes depuis 1342 qui l’ont restaurée. Ils s’occupaient depuis sept ans de ce sanctuaire et avaient construit un couvent à côté du côté sud. C’est donc en 1342 que la bulle papale permit de constituer la Custodie de Terre Sainte et que les rois de Naples leur cédèrent la propriété du Saint-Sépulcre et du Cénacle, qu’ils avaient achetée au sultan d’Égypte. Ainsi, non sans difficultés, les franciscains habitèrent Sion durant plus de deux siècles, jusqu’à ce que l’autorité turque les chasse, en 1551. Le Cénacle leur avait été confisqué bien avant, en 1524, pour devenir une mosquée, sous prétexte que le roi David, que les musulmans tiennent pour un prophète, pouvait y être enseveli. Ce fut son affectation jusqu’en 1948, où l’État d’Israël s’en empara pour l’administrer encore aujourd’hui.

On accède au Cénacle en passant par un édifice contigu, en gravissant un escalier intérieur, en traversant une terrasse à ciel ouvert. Il s’agit d’une salle d’à peu près 15 m de long et 10 m de large, sans pratiquement aucune décoration, aucun mobilier. Plusieurs piliers aux murs et deux colonnes au centre, avec des chapiteaux anciens réutilisés qui supportent un plafond voûté. Sur les clefs de voûte il y a des traces de reliefs anciens aux figures d’animaux, d’un agneau, notamment. Quelques rajouts sont évidents, tels la construction sur le mur central en 1920 pour la prière islamique qui cache l’une des trois fenêtres, ou bien un dais d’époque turque sur l’escalier qui conduit au niveau inférieur et qui s’appuie sur une colonne dont le chapiteau est chrétien puisqu’il est orné d’un pélican nourrissant ses petits, motif eucharistique s’il en est. Le mur à gauche a des pans d’époque byzantine. Par un escalier et une porte, on arrive à la petite salle où l’on évoque la venue du Saint-Esprit. À l’opposé de cette entrée, on arrive sur une autre terrasse qui communique avec celle du toit d’où l’on voit le cloître du couvent franciscain du XIVe siècle.


Salle du Cénacle. AU fond, escalier qui mène à la salle de la Pentecôte

Actuellement il n’y a pas de culte au Cénacle. Seuls deux papes ont eu le privilège de célébrer la sainte Messe en cette salle : saint Jean-Paul II, le 23 mars 2000 et François, le 26 mai 2014. En mai 2009, Benoît XVI y récita le Regina cœli avec les Ordinaires du pays. Le cénotaphe en l’honneur du roi David, vénéré comme le tombeau du roi biblique, attire de nombreux juifs qui se recueillent devant lui, à l’étage inférieur.

La présence chrétienne sur le Mont Sion subsiste en la basilique de la Dormition de la Vierge qui comprend une abbaye bénédictine et le couvent Saint-François. La première fut construite en 1910 sur des terrains acquis par Guillaume II, empereur d’Allemagne. La coupole du sanctuaire, au tambour très svelte, est perçue d’une grande quantité de points de la cité. C’est au couvent franciscain, fondé en 1936, que se trouve le Cenacolino ou église du Cénacle, sur le lieu le plus proche de la salle de la Dernière Cène.

Le bienheureux Alvaro dit en cette chapelle la dernière messe de sa vie, dans la matinée du 22 mars 1994. Mgr Echevarria évoquait plus tard les aspects de cette journée ou le premier successeur de saint Josémaria fut intensément recueilli :

« Je fus impressionné par l’onction avec laquelle, très concentré et ému, il revêtit ses ornements. Il embrassa le pectoral avant de passer sa chasuble. Puis il mit sa calotte très dévotement, avant de quitter la sacristie » [08].

Très peu de fidèles y participaient, cela dit, « il célébra en ce lieu en pensant à tous ». Et mgr Echevarria de poursuivre :

« L’institution de l’Eucharistie et du sacerdoce lui étaient très présentes, sa grande piété était manifeste. On percevait un peu sa fatigue, due à son effort physique mais sans doute aussi à l’émotion de se trouver en ce lieu saint.

» Je puis vous assurer qu’il vécut très intensément ces instants-là, avec une vraie folie d’Amour. Il pensa aussi aux Apôtres réunis au Cénacle autour de la Sainte Vierge, suite à quoi Pierre sortit pour prêcher au peuple, après la descente du Saint Esprit » [09].


Salle de la Pentecôte

L’institution de l’Eucharistie

Voyez maintenant le Maître, réuni avec ses disciples dans l’intimité du Cénacle. À l’approche de sa Passion, le cœur du Christ, entouré de ceux qu’il aime, brûle d’un feu ineffable [10]. Il avait ardemment désiré cette Pâque [11], la plus importante des fêtes annuelles d’Israël où l’on célébrait la libération de l’esclavage en Égypte. Elle était liée à la célébration des Azymes, en souvenir des pains sans levain que le peuple dut prendre lors de sa fuite du pays du Nil. Bien que la cérémonie principale de ces fêtes-là ne fût qu’un repas en famille, elle avait quand même un fort caractère religieux : « Elle était la mémoire du passé, mais en même temps cette mémoire était aussi prophétique, c’est-à-dire l’annonce d’une libération future » [12].

L’instant le plus important de la célébration était le récit de la Pâque ou haggadah pascal. Il commençait avec la question que le plus jeune des enfants posait à son père :

– Qu’est-ce ce qui distingue cette nuit de toutes les nuits ?

La réponse permettait de rapporter par le menu la sortie d’Égypte. Le chef de famille parlait à la première personne pour symboliser que non seulement on était en train d’évoquer ces faits, mais que ce rituel les rendait présents. À la fin on chantait un cantique de louange composé des psaumes 113 et 114 et l’on buvait une coupe de vin, dite de la haggadah. Puis on bénissait le repas, à commencer par le pain azyme. Le père le prenait et en donnait un morceau à chacun avec la chair de l’agneau.

Après le repas, les plats étaient retirés et tous se lavaient les mains pour l’après-dînée. Le début de la conclusion solennelle était le calice de la bénédiction, ou coupe avec du vin coupé avec de l’eau. Avant de le boire, celui qui présidait la cérémonie, debout, faisait une longue prière d’action de grâces.

Lors de la Dernière Cène avec les Apôtres, dans le contexte de l’ancien banquet pascal, le Seigneur transforma cela en lui donnant son sens définitif : « En effet, le passage de Jésus à son Père par sa mort et sa résurrection, la Pâque Nouvelle, est anticipé à la Cène et célébré à l’Eucharistie qui accomplit la pâque juive et anticipe la pâque finale de l’Église dans la gloire du Règne » [13]. Quand le Seigneur institua la Sainte Eucharistie, à la Dernière Cène, il faisait nuit [...]. La nuit tombait sur le monde parce que les vieux rites, les anciens signes de la miséricorde infinie de Dieu, concernant l’humanité, allaient se réaliser en plénitude pour ouvrir un chemin à l’aube d’une Nouvelle Pâque. L’Eucharistie fut instituée durant la nuit pour préparer d’avance le matin de la Résurrection [14].

Dans l’intimité du Cénacle, Jésus fit quelque chose de surprenant, d’absolument inédit : Il prit du pain, rendit grâces, le rompit et leur dit :

« Ceci est mon corps, donné pour vous. Faites cela en mémoire de moi » [15].

Ses paroles expriment la radicale nouveauté de cette cène par rapport aux antérieures célébrations pascales. Lorsqu’il remit le pain azyme à ses disciples, il ne leur donna pas du pain mais une réalité différente : Ceci est mon corps. « Dans ce pain rompu, le Seigneur se partage lui-même [...]. En rendant grâces et en le bénissant, Jésus transforme le pain et ce n’est plus le pain terrestre qu’il donne mais la communion avec lui » [16]. Et en instituant l’Eucharistie, il donne à ses Apôtres le pouvoir de la perpétuer par le sacerdoce.

Jésus fit aussi avec le calice quelque chose d’une importance singulière : Et pour la coupe, après le repas, il fit de même, en disant :

« Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang répandu pour vous » [17].

Face à ce mystère, saint Jean-Paul II s’interrogeait : « Que pouvait-il faire de plus pour nous ? En effet, dans l’Eucharistie il fait preuve d’un amour pour nous “ poussé à l’extrême ” (Jn 13, 1), un amour qui ne connaît pas de mesure. Cet aspect de charité universelle du Sacrement eucharistique est fondé sur les paroles mêmes du Sauveur. En l’instituant, Jésus ne se contenta pas de dire “ Ceci est mon corps ”, “ Ceci est mon sang ”, mais il ajouta “ livré pour vous ” et “ répandu pour la multitude ” (Lc 22, 19-20). Il n’affirma pas seulement que ce qu’il leur donnait à manger et à boire était son corps et son sang, mais il en exprima aussi la valeur sacrificielle, rendant présent de manière sacramentelle son sacrifice qui s’accomplirait sur la Croix quelques heures plus tard pour le salut de tous » [18].

Lorsque Benoît XVI s’adressa aux Ordinaires de Terre Sainte, sur le lieu précis de la Dernière Cène, il leur dit : « Dans ce Cénacle, le mystère de grâce et de salut dont nous sommes les destinataires aussi bien que les hérauts et les ministres, ne peut s’exprimer qu’en termes d’amour » [19] : celui de Dieu qui nous a aimés le premier et qui est resté avec nous réellement présent dans l’Eucharistie et celui de notre réponse personnelle qui fait que nous nous donnions généreusement au Seigneur et aux autres.

Je ne comprends pas comment l’on peut vivre chrétiennement sans ressentir le besoin d’une amitié constante avec Jésus dans la Parole et dans le Pain, dans la prière et dans l’Eucharistie. Et en revanche, je comprends très bien qu’au cours des siècles les générations successives de fidèles aient concrétisé progressivement cette piété eucharistique. Dans certains cas par des pratiques de masse, pour manifester ainsi publiquement leur foi ; et d’autres fois par des gestes silencieux et discrets, dans la paix sacrée de l’église ou dans l’intimité du cœur.

Nous devons avant tout aimer la sainte Messe, qui doit être le centre de notre journée. Si nous vivons bien la Messe, comment ne pas continuer ensuite, pendant le reste de la journée, à penser au Seigneur, en ayant soin de ne pas nous éloigner de Sa présence, pour travailler comme Il travaillait et aimer comme Il aimait ? Nous apprenons alors à remercier le Seigneur d’une autre manifestation de sa délicatesse : ne pas avoir voulu limiter Sa présence au moment du Sacrifice de l’autel, mais avoir voulu demeurer dans la sainte Hostie, réservée dans le Tabernacle.

Je vous dirai que le Tabernacle a toujours été pour moi Béthanie, cet endroit tranquille et paisible ou se trouve le Christ, où nous pouvons Lui raconter nos préoccupations, nos souffrances, nos espérances et nos joies, avec la simplicité et le naturel avec les quels Lui parlaient ses amis, Marthe, Marie et Lazare. C’est pourquoi, quand je parcours les rues d’une ville ou d’un village, je me réjouis de découvrir, même de loin, la silhouette d’une église ; c’est un nouveau Tabernacle, une occasion de plus de laisser l’âme s’échapper, pour être, par le désir, aux cotés du Seigneur dans le saint Sacrement [20].



17. Jérusalem : dans l’intimité du Cénacle

[01] Jn 13, 1. [RETOUR]

[02] Mc 14, 12. [RETOUR]

[03] Mc 14, 13-15. [RETOUR]

[04] Cf. Jn 20, 19-29. [RETOUR]

[05] Jn 20, 28. [RETOUR]

[06] Ac 1, 13-14. [RETOUR]

[07] Saint Épiphane de Salamine, De mensuris et ponderibus, 14. [RETOUR]

[08] Xavier Echevarria, Propos recueillis dans Crónica, 1994, p. 391 (AGP, biblioteca, P01). [RETOUR]

[09] Xavier Echevarria, Propos recueillis dans Crónica, 1994, p. 391-392. (AGP, biblioteca, P01). [RETOUR]

[10] Saint Josémaria, Amis de Dieu, n. 222. [RETOUR]

[11] Cf. Lc 22, 15. [RETOUR]

[12] Benoît XVI, Exhort. apost. post-synodale Sacramentum caritatis, n. 10. [RETOUR]

[13] Catéchisme de l’Église Catholique, n. 1340. [RETOUR]

[14] Saint Josémaria, Quand le Christ passe, n. 155. [RETOUR]

[15] Lc 22, 19. [RETOUR]

[16] Benoît XVI, Homélie de la Messe in Cena Domini, 9 avril 2009. [RETOUR]

[17] Lc 22, 20. [RETOUR]

[18] Saint Jean-Paul II, Litt. enc. Ecclesia de Eucharistia, 17 avril 2003, n. 11-12. [RETOUR]

[19] Benoît XVI, Regina cœli avec les Ordinaires de Terre Sainte au Cénacle, 12 mai 2009. [RETOUR]

[20] Saint Josémaria, Quand le Christ passe, n. 154. [RETOUR]