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22. Jérusalem : le Saint-Sépulcre

Déjà il se faisait tard ; or, comme c’était le jour de la Préparation, qui précède le sabbat, Joseph d’Arimathie intervint [01]. C’était un homme riche [02], un membre du Conseil [...], un homme bon et juste, qui n’avait donné son accord ni à leur délibération, ni à leurs actes [03]. C’était un disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs [04]. Il eut l’audace d’aller chez Pilate pour demander le corps de Jésus. Pilate s’étonna qu’il soit déjà mort ; il fit appeler le centurion, et l’interrogea pour savoir si Jésus était mort depuis longtemps. Sur le rapport du centurion, il permit à Joseph de prendre le corps [05].

Nicodème – celui qui, au début, était venu trouver Jésus pendant la nuit – vint lui aussi ; il apportait un mélange de myrrhe et d’aloès pesant environ cent livres – soit à peu près trente kilos –. Ils prirent donc le corps de Jésus, qu’ils lièrent de linges, en employant les aromates selon la coutume juive d’ensevelir les morts. À l’endroit où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin et, dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel on n’avait encore déposé personne [06]. Joseph s’était fait creuser dans le roc [07]. À cause de la Préparation de la Pâque juive, et comme ce tombeau était proche, c’est là qu’ils déposèrent Jésus [08]. Ils firent rouler une grande pierre à l’entrée du tombeau et s’en allèrent. Or Marie Madeleine et l’autre Marie étaient là [09], les femmes qui avaient accompagné Jésus depuis la Galilée [...]. Elles regardèrent le tombeau pour voir comment le corps avait été placé. Puis elles s’en retournèrent et préparèrent aromates et parfums. Et, durant le sabbat, elles observèrent le repos prescrit [10].

En entrant dans la basilique du Saint-Sépulcre, le pèlerin se trouve dans un espace réduit, entre des murs, comme un atrium. N’ayant aucune perspective pour contempler cet ensemble architectonique, le regard va vers la Pierre de l’onction, flanquée de grands candélabres et ornée d’une rangée de lampes votives suspendues. Cette dalle, surélevée de quelques centimètres, nous rappelle les soins attentifs que Joseph d’Arimathie et Nicodème ont prodigués à Jésus après la descente de la Croix.

Quelques pas vers l’ouest, l’on trouve un petit monument : une dalle circulaire en marbre, posée par terre, que couvre un baldaquin. Selon la tradition, c’est de là que les saintes femmes ont assisté à la descente de la Croix et à la sépulture du Seigneur. En face, en passant entre deux énormes colonnes, on accède à la Rotonde ou Anastasis, mausolée que Constantin fit construire pour y garder le tombeau de Jésus. Il est au centre, dans une chapelle, au niveau du pavement de la basilique.


Anastasis du Saint Sépulcre

Les constructions ont transformé la zone, voire une partie même du sépulcre. Mais grâce aux données de l’Écriture et à l’archéologie, nous pouvons nous faire une idée de ce qu’il en était au Ier siècle. Le Golgotha faisait partie d’une carrière abandonnée. Le tombeau avait été taillé dans le roc de cette carrière et avait une ouverture basse, côté est, qui fut bloquée en roulant une pierre et qu’il fallait sans doute franchir en s’agenouillant. Après un petit passage, on arrivait dans un vestibule qui conduisait à son tour vers la chambre funéraire. Déjà brillaient les lumières du sabbat [11], et c’est là qu’ils déposèrent délicatement le corps du Seigneur, sur un banc taillé à droite, dans le mur nord.

Le sépulcre vide

Le sabbat terminé, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des parfums pour aller embaumer le corps de Jésus. De grand matin, le premier jour de la semaine, elles se rendent au tombeau dès le lever du soleil. Elles se disaient entre elles :

« Qui nous roulera la pierre pour dégager l’entrée du tombeau ? ».

Levant les yeux, elles s’aperçoivent qu’on a roulé la pierre, qui était pourtant très grande. En entrant dans le tombeau, elles virent, assis à droite, un jeune homme vêtu de blanc. Elles furent saisies de frayeur. Mais il leur dit :

« Ne soyez pas effrayées ! Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié ? Il est ressuscité : il n’est pas ici. Voici l’endroit où on l’avait déposé. Et maintenant, allez dire à ses disciples et à Pierre : “ Il vous précède en Galilée. Là vous le verrez, comme il vous l’a dit ” » [12].

Nous connaissons bien les récits évangéliques des apparitions du Seigneur ressuscité à Marie Madeleine, aux disciples d’Emmaüs, aux Onze réunis au Cénacle, à Pierre et aux autres Apôtres sur la mer de Galilée. Ces rencontres avec Jésus qui leur ont permis de témoigner sur la réalité de sa Résurrection, ont été précédées de la découverte du sépulcre vide. « Sa découverte par les disciples a été le premier pas vers la reconnaissance du fait de la Résurrection [...]. “ Le disciple que Jésus aimait ” (Jn 20, 2) affirme qu’en entrant dans le tombeau vide et en découvrant “ les linges par terre ” (Jn 20, 6) “ il vit et il crut ” (Jn 20, 8). Cela veut dire qu’il avait constaté dans ce sépulcre vide que l’absence du corps de Jésus n’était pas due au vol des hommes, n’avait pas pu être une œuvre humaine et que Jésus n’était pas simplement revenu à une vie terrestre comme cela avait été le cas de Lazare » [13].

Le tombeau vide fut aussi un signe essentiel pour les premiers chrétiens. Ils se sont sans doute rendus sur ce lieu avec vénération et ont été éblouis et joyeux de le découvrir. Ils étaient le premier maillon d’une chaîne de fidèles à s’y rendre de sorte que la mémoire de ce lieu ne s’est jamais effacée, y compris lorsque l’empereur Hadrien fit raser Jérusalem dans la première moitié du IIe siècle. Eusèbe de Césarée lorsqu’il décrit les travaux que Constantin fit faire en l’an 325 et la découverte du tombeau de Jésus, nous en fait un récit poignant : « Lorsqu’on eut creusé et tout déblayé, on découvrit ce lieu, tout au fond. C’est alors que, contre toute espérance, le reste s’éclaira, c’est-à-dire le témoignage très saint et vénéré de la résurrection salvifique. Alors la plus sainte de toutes les grottes parla de nouveau de la réalité de la résurrection du Sauveur. En effet, après avoir été enfouie dans les ténèbres, elle jaillissait à nouveau vers la lumière et permettait à tous ceux qui venaient la voir de percevoir clairement l’histoire des merveilles qui s’y étaient passées, parce que sa présence matérielle témoignait que le Sauveur est ressuscité plus haut et plus fort que n’importe quelle autre voix » [14].

Les architectes de Constantin isolèrent la zone du tombeau de Jésus et coupèrent le bloc rocheux où elle avait été taillée de sorte que le sépulcre fut mis à part, dans un cube de pierre. Ils le recouvrirent d’un édicule et en le plaçant au centre, ils bâtirent autour de lui un mausolée circulaire, l’Anastasis, avec un grand dôme à oculus. Cette structure, que nous avons conservée, n’a cependant pas grand-chose à voir avec ce qu’elle était à l’origine.

L’édicule actuel, réalisé en 1810 par les chrétiens orthodoxes grecs, a été consolidé et restauré entre 2016 et 2017 en accord avec les catholiques et les arméniens. Le toit plat de cette chapelle est surmonté d’une petite coupole de style moscovite, soutenue par de petites colonnes ; la façade est ornée de candélabres et de lampes à huile ; et sur les parois latérales, de nombreuses inscriptions en grec invitent tous les peuples à louer le Christ ressuscité. L’autel qui se trouve sur le côté postérieur et qui appartient aux coptes, date du XIIe siècle.

À l’intérieur il y a une chambre et une antichambre qui communiquent entre elles par une ouverture basse et étroite. La première a trois mètres et demi de long, sur quatre de large et elle imite le vestibule du tombeau d’origine, éliminé sous Constantin. C’est la chapelle de l’Ange, en souvenir de celui qui, assis sur la grande pierre qui fermait le sépulcre, apparut aux saintes femmes pour leur annoncer la résurrection. Une partie de cette pierre se trouve au centre de la salle, sur un piédestal. Jusqu’en 1009, elle était intacte mais, dans un accès de fureur, le sultan El-Hakim détruisit la basilique en provoquant également des dégâts pratiquement irréparables dans l’antichambre, qui correspond exactement au tombeau du Seigneur. La niche où Joseph d’Arimathie et Nicodème déposèrent le corps du Christ est à droite, parallèle au mur, tapissée de marbre. C’est là que « le troisième jour », il « est ressuscité des morts » [15]. Les pèlerins entrent, avec une profonde piété, dans cet espace réduit où des messes sont dites tous les jours.

Lors ces travaux de restauration de l’édicule, le 26 octobre 2016, eut lieu un événement historique : pour la première fois, depuis 1555, en retirant les dalles en marbre, on put constater l’existence de la pierre original. De plus, apparut une partie d’une autre pierre tombale fragmentée. Il s’agit d’une couverture antérieure. Après avoir analysé le mortier utilisé pour la fixer, les experts ont conclu qu’elle avait été placée là au IVe siècle.

À l’extérieur de cette Rotonde, dans l’ensemble que les croisés construisirent sur les ruines du triportique et de la basilique de Constantin, à cinq nefs, il y a d’autres chapelles. Les plus importantes sont celles du Calvaire, décrites dans un article précédent. Par ailleurs, côté nord, l’autel de Marie Madeleine et la chapelle du Très Saint Sacrement, dédiée à l’apparition de Jésus à sa Mère, avec un fragment de la colonne de la Flagellation, valent aussi le détour. Elles appartiennent à la Custodie de Terre Sainte. Au centre de l’église, sur le lieu de l’ancien chœur des chanoines et ouvert seulement sur l’Anastasis, il y a le Katholicon, un grand espace qui dépend de l’Église orthodoxe grecque. Derrière lui, dans le déambulatoire, il y a des chapelles dédiées aux impropères contre le Christ crucifié, au partage de ses vêtements et au coup de lance du soldat Longinus. Au niveau inférieur, il y a les chapelles Sainte-Hélène et Saint-Vartan (avec l’inscription d’un pèlerin du IIe siècle) qui appartiennent à l’Église arménienne, et celle de l’Invention de la Sainte Croix.

Chaque espace évoque un événement et nous n’allons pas tous les décrire. En revanche, parlons de la crypte car la tradition y situe l’événement important de la découverte de la Croix que fit sainte Hélène, la mère de Constantin, arrivée à Jérusalem un peu avant sa mort, vers 327. Saint Ambroise en parle avec une grande force poétique : « Hélène commença par visiter les Lieux saints ; l’Esprit lui souffla de chercher le bois de la croix. Elle s’approcha du Golgotha et dit : “ Voici le lieu du combat ; où est la victoire ? Je cherche l’étendard du salut et ne le vois pas ”. Moi, je suis sur un trône et la Croix du Seigneur dans la poussière ? Moi, je baigne dans l’or et le triomphe du Christ, dans les ruines ? [...]. Je vois, ô diable, ce que tu as fait pour que l’épée qui t’a anéanti soit ensevelie. Mais Isaac déblaya les puits obstrués par les étrangers pour empêcher que l’eau soit enfouie. Que les décombres soient déblayés afin qu’apparaisse la vie. Que soit brandie l’épée qui a amputé la tête de l’authentique Goliath [...]. Qu’as-tu réussi en cachant le bois de la croix si ce n’est à être vaincu une fois de plus ? Tu as été vaincu par Marie qui a engendré le triomphateur, qui a préservé sa virginité en accouchant de celui qui, crucifié, devait te vaincre et qui, mort, devait te soumettre. Aujourd’hui tu vas être encore vaincu de sorte qu’une femme dévoile tes embûches. Sainte Marie porta le Seigneur dans son sein, moi, je chercherai sa Croix. Elle nous a montré qu’il était né, moi, qu’il est ressuscité » [16].

Le récit fait part de la découverte de trois croix ensevelies au fond d’une vieille citerne sur laquelle est aujourd’hui bâtie la chapelle de l’Invention. La Croix du Christ a pu être reconnue grâce aux restes du titulus, de l’écriteau demandé par Pilate qui fut aussi retrouvé et dont la basilique de la Sainte-Croix à Rome conserve un fragment. On retrouva aussi quelques clous dont l’un servit à forger la couronne de fer des empereurs que l’on conserve à Monza et dont l’autre est vénéré dans le Dôme de Milan. Le troisième est à Rome.

Le bienheureux Alvaro au Saint-Sépulcre

En 1994, lors de son pèlerinage en Terre Sainte, le bienheureux Alvaro, arrivé le 17 mars à Jérusalem, se rendit au Saint-Sépulcre dès qu’il en eut l’occasion.

« Il eut du mal à marcher sur les pavés de ces rues en escalier, mais il se réjouissait à l’idée de parvenir à l’endroit où le Seigneur se livra totalement à nous, là où, comme le disait notre Père, il avait versé la dernière goutte de son sang, rendu son dernier soupir. Il était vraiment très content. Nous avancions lentement, pour qu’il ne se fatigue pas, mais il était pressé d’arriver », déclara par la suite mgr Xavier Echevarria.

Dès qu’il fut à l’intérieur de la basilique, le bienheureux Alvaro alla vers la Pierre de l’onction, « il se prosterna à genoux, il embrassa plusieurs fois le rocher et y appuya très dévotement sa tête ». Avec ceux qui l’accompagnaient, il se rendit au Sépulcre, et en attendant son tour pour entrer, « il commença sa prière. Dès cet instant, il s’isola afin de contempler tout ce que Dieu a été capable de faire pour chacun de nous ». Dès qu’il y pénétra, « il tomba à genoux et y demeura très longtemps, ses mains, ses bras, et sa tête, posés sur la dalle. Nous avions du mal à quitter ce lieu. Il était très recueilli, tout à fait plongé en Dieu. Nous y sommes restés longtemps. En pensant aux gens qui attendaient leur tour dehors, nous lui avons dit que c’était l’heure. Il a placé deux cierges allumés, dans un bac à sable, tout en priant pour le travail apostolique de ses filles et de ses fils ».

Ensuite, ils sont arrivés au Calvaire, en empruntant un escalier très pentu. Le bienheureux Alvaro « a eu beaucoup de mal, dit toujours le prélat de l’Opus Dei, mais dès que nous sommes arrivés, il s’est immédiatement agenouillé, il a mis sa tête là où la Croix avait été dressée. Nous avons ainsi prolongé notre prière, jusqu’à l’heure de la fermeture » [17].

Le lendemain, le 18 mars, le bienheureux Alvaro est revenu pour y célébrer la Sainte Messe sur l’autel qui commémore l’apparition du Christ ressuscité à Marie-Madeleine. Mgr Echevarria a rapporté par la suite que le bienheureux Alvaro lui « avait dit que durant la Messe, il avait pensé à ce que notre Père commentait au sujet de Marie-Madeleine : elle pleurait parce qu’elle ne savait pas se trouver sans son Jésus. Notre Père disait en effet : sans Dieu, nous ne sommes pas bien. Il a pensé à ces propos percutants et ajouté qu’il comprenait parfaitement l’amour de la Madeleine, toute éplorée, qui ne se trouvait pas bien sans son Jésus » [18].

Le Christ vit

En Terre Sainte, de nombreux endroits gardent les traces du passage du Seigneur et ont été vénérés tout au long des siècles, en toute justice. Toutefois aucun n’est comparable au Saint-Sépulcre, lieu précis où se produisit l’événement central de notre foi : Si le Christ n’est pas ressuscité, disait saint Paul aux fidèles de Corinthe, notre proclamation est sans contenu, votre foi aussi est sans contenu [19].

Mais le Christ vit. C’est la grande vérité qui donne tout son sens à notre foi. Jésus, mort sur la Croix, est ressuscité, il a triomphé de la mort, de la puissance des ténèbres, de la douleur et de l’angoisse [...]. Le Christ n’est pas une figure du passé, qui a existé à un moment donné et nous a quittés et dont nous gardons un souvenir et un exemple merveilleux. Pas du tout : le Christ vit. Jésus est l’Emmanuel : Dieu avec nous. Sa résurrection nous révèle que Dieu n’a pas abandonné les siens [20].

Benoît XVI a dit, à plusieurs reprises et différemment, qu’à l’origine de la foi il n’y a pas une décision éthique ou une grande idée et que ce que les fidèles sont tenus de transmettre ne sont pas de simples savoirs : « Comme nous le savons bien, le chrétien ne commence pas à croire lorsqu’il accepte une doctrine, mais lorsqu’il rencontre une Personne, le Christ mort et ressuscité. Chers amis, dans notre existence quotidienne nous avons de nombreuses occasions de communiquer de façon simple et convaincue notre foi aux autres. De ce fait, notre rencontre peut éveiller la foi chez eux. Il est urgent que les hommes et les femmes de notre époque connaissent et trouvent Jésus et qu’ils se laissent conquérir par lui, grâce aussi à notre exemple » [21].

Avec son Incarnation, sa vie de travail à Nazareth, sa prédication et ses miracles en terre de Judée, de Galilée, par sa mort sur la Croix, par sa Résurrection, le Christ est le centre de la création, le Premier Né et le Seigneur de toute créature.

La mission des chrétiens consiste à proclamer cette Royauté du Christ, à l’annoncer avec nos paroles, nos œuvres. Le Seigneur veut que les siens se trouvent à tous les carrefours du monde. Il en appelle certains au désert, à se dépouiller des avatars de la société des hommes pour qu’avec ce témoignage, ils rappellent aux autres que Dieu existe. À d’autres, il confie le ministère sacerdotal. Quant à la plupart, il les veut au cœur du monde, aux affaires d’ici bas. Aussi, ces chrétiens-là porteront-ils le Christ partout où ils exercent leur travail : à l’usine, au laboratoire, au travail des champs, à l’atelier artisanal, dans les grandes villes, sur les chemins de montagne [...]. Tout chrétien doit rendre le Christ présent aux hommes, il doit agir de telle sorte que ceux qui le fréquentent perçoivent le bonus odor Christi (cf. 2 Co 2, 15), la bonne odeur du Christ ; il doit agir de sorte qu’à travers ses actions de disciple, l’on puisse découvrir le visage du Maître [22].

À Pâques, quelques jours après le début de son pontificat, le pape François a évoqué quelle est la mission de tout chrétien : « Le Christ a vaincu le mal pleinement et définitivement, mais c’est à nous, aux hommes de chaque époque, qu’il revient d’accueillir cette victoire en notre vie et dans les réalités concrètes de l’histoire et de la société. C’est pourquoi il me semble important de souligner ce que nous demandons aujourd’hui dans la liturgie : “ Ô Père, toi qui fais grandir ton Église en lui donnant toujours de nouveaux enfants, accorde à tes fidèles d’exprimer dans la vie le sacrement qu’ils ont reçu dans la foi ” (Collecte du Lundi de l’Octave de Pâques).

» C’est vrai, le baptême qui nous fait enfants de Dieu, l’Eucharistie qui nous unit au Christ, doivent être vitalisés, se traduire en attitudes, en comportements, en gestes, en choix. La grâce que contiennent les sacrements de Pâques, est un potentiel de renouveau énorme pour l’existence personnelle, pour la vie des familles, pour les relations sociales. Mais tout passe par le cœur humain : si je me laisse rejoindre par la grâce du Christ ressuscité, si je lui permets de transformer mon côté mauvais, ce qui peut me faire du mal à moi et aux autres, je permets à la victoire du Christ de s’affirmer dans ma vie, d’élargir son action bienfaitrice. Telle est la puissance de la grâce ! Sans la grâce, nous ne pouvons rien. Or avec la grâce du baptême et de la communion eucharistique je peux devenir un instrument de la miséricorde de Dieu, de la belle miséricorde de Dieu ! » [23].



22. Jérusalem : le Saint-Sépulcre

[01] Mc 15, 42-43. [RETOUR]

[02] Mt 27, 57. [RETOUR]

[03] Lc 23, 50-51. [RETOUR]

[04] Jn 19, 38. [RETOUR]

[05] Mc 15, 43-45. [RETOUR]

[06] Jn 19, 39-41. [RETOUR]

[07] Mt 27, 60. [RETOUR]

[08] Jn 19, 42. [RETOUR]

[09] Mt 27, 60-61. [RETOUR]

[10] Lc 23, 55-56. [RETOUR]

[11] Lc 23, 54. [RETOUR]

[12] Mc 16, 1-7. [RETOUR]

[13] Catéchisme de l’Église Catholique, n. 640. [RETOUR]

[14] Eusèbe de Césarée, De vita Constantini, 3, 28. [RETOUR]

[15] Symbole des Apôtres. [RETOUR]

[16] Saint Ambroise, De obitu Theodosii, 43-44. [RETOUR]

[17] Xavier Echevarria, Propos recueillis dans Crónica, 1994, p. 315-316 (AGP, biblioteca, P01). [RETOUR]

[18] Xavier Echevarria, Propos recueillis dans Crónica, 1994, p. 323 (AGP, biblioteca, P01). [RETOUR]

[19] 1 Co 15, 14. [RETOUR]

[20] Saint Josémaria, Quand le Christ passe, n. 102. [RETOUR]

[21] Benoît XVI, Regina cœli, Lundi de Pâques, 9 avril 2007. [RETOUR]

[22] Saint Josémaria, Quand le Christ passe, n. 105. [RETOUR]

[23] François, Regina cœli, Lundi de Pâques, 1er avril 2013. [RETOUR]