Évangile de notre Seigneur Jésus-Christ selon Saint Marc (XVI 15-20).
[02] Les signes ne sont pas des miracles opérés par les apôtres, mais par ceux de leurs auditeurs qui auront cru en leur prédication ; ces signes ont pour rôle de confirmer la parole des apôtres. Si les apôtres ont le don des miracles, c’est parce qu'ils sont les premiers croyants : «
Celui qui croit en moi fera, lui aussi, les œuvres que je fais, et il en fera même de plus grandes » (évangile selon saint
Jean, XIV 12). Jésus avait exercé ses disciples les plus intimes à user des pouvoirs de guérison et d'exorcisme (évangile selon saint
Matthieu, X 8 ; évangile selon saint
Marc, III 15 & VI 13 ; évangile selon saint
Luc, IX 1 & X 9). Cependant, les charismes de thaumaturge, d'exorciste, de glossolaie seront accordés à de simp1es fidèles (première épître de saint Paul aux
Corinthiens, XII 28-30), voire parfois à des disciples non déclarés (évangile selon saint
Marc,IX 38-40). Outre les Onze, d'autres «
apôtres » jouiront des mêmes dons, notamment saint Paul et saint Barnabé (
Actes des Apôtres, XIV 3, 10). Les prodiges qui accompagneront et confirmeront la prédication des apôtres, ne seront pas toujours opérés par leurs mains, le Saint-Esprit agira plusieurs fois directement dans et par leurs auditeurs (
Actes des Apôtres, X 44-46 ; épître de saint Paul aux
Galates, III 4-5). Saint Paul chasse les esprits mauvais (
Actes des Apôtres, XVI 18) et secoue tranquillement une vipère qui s'était attachée à sa main (
Actes des Apôtres, XXVIII 3-5). Corneille et les siens (
Actes des Apôtres, X 44-46), les Johannites d'Éphèse (
Actes des Apôtres, XIX 6), comme les Corinthiens (première épître de saint Paul aux
Corinthiens, XIV) et Paul lui-même (première épître de saint Paul aux
Corinthiens, XIV 18), parlent un langage extatique. Par l'imposition des mains, Ananie guérit Paul (
Actes des Apôtres, IX 12.17), et Paul guérit le père de Publius (
Actes des Apôtres, XXVIII 8). Au dire de Papias, le Justus qui fut en concurrence avec Matthias pour le remplacement de Judas (
Actes des Apôtes, I 23), « aurait
bu un poison mortel et n'aurait éprouvé aucun désagrément par la grâce du Seigneur » (
Eusèbe de Césarée : «
Histoire ecclésiastique », III 39).