[01] Il faut se souvenir que, dans l'Ancien Testament, l'absence de
pluie est une punition de Dieu à cause de l'infidélité des hommes (
Deutéronome, XXVIII 24) car Dieu seul est le maître de la pluie (
Jérémie, XIV 22), il peut envoyer un prophète pour retenir la pluie ou faire pleuvoir (I
Rois, XVII 1).
[02] Dans l'Ancien Testament, la
neige est symbole de pureté (
Job, IX 30), d'éclat (
Lamentations, IV 7), de beauté (
Ecclésiastique, XLIII 18) et de blancheur (
Psaume LI 9), elle rafraîchit la terre (
Proverbes, XXV 13) et la fertilise (
Isaïe, LV 10).
[03] L'intérêt de ces deux versets de la deuxième partie du livre d'
Isaïe (chapitres XL à 55) appelée le livre de la «
Consolation d'Israël », est d'attribuer l'action fécondante de Dieu sur le monde à la Parole de Dieu. Ici le prophète personnifie la Parole de Dieu, au même titre qu'il avait personnifié l'Esprit, au chapitre XI, ou que le livre des
Proverbes avait personnifié la Sagesse en son chapitre VIII. Il ne s'agit pas de la Parole créatrice du premier chapitre de la
Genèse, mais bien de la Parole prophétique, celle qui intervient dans l'histoire des hommes pour réaliser les desseins de Dieu. Plus particulièrement, il s'agit de la Parole qui guide l'histoire du peuple élu. Dans le cas présent, cette Parole concerne la fin de l'exil et la promesse d'un renouveau, mais la prophétie vise toute l'histoire du salut récapitulée dans le Christ : Jésus sera la Parole incarnée, pour le salut des hommes.