Ce jour-là, le Seigneur, Dieu de l'univers, préparera pour tous les peuples, sur sa montagne, un festin de viandes grasses et de vins capiteux, un festin de viandes succulentes et de vin décantés. Il enlèvera le voile de deuil qui enveloppait tous les peuples et le linceul qui couvrait toutes les nations. Il détruira la mort pour toujours. Le Seigneur essuiera les larmes de tous les visages, et sur toute la terre il effacera l'humiliation de son peuple ; c'est lui qui l'a promis. Et ce jour-là on dira : « Voici notre Dieu, en lui nous espérions, et il nous a sauvés ; c'est lui le Seigneur, en lui nous espérions ; exultons, réjouissons-nous : car il nous a sauvés ! »
[01] L'expression «
ce jour-là », au début de ce passage, indique qu’il s’agit d’un texte du genre apocalyptique. «
Ce jour-là » est celui de la réalisation définitive qui est comme une lumière attirant vers elle depuis l'au-delà du chemin. «
Ce jour-là » donne le sens des choses et l’espérance pour le quotidien du temps. En parallèle de ce texte, on sera bien avisé de lire quelques passages de l’
Apocalypse (VII 16-17 ; XIX 1-9 ; XXI 1-5). L'image apocalyptique du festin a son origine dans le culte : les banquets sacrés sur la montagne, qui constituaient un des éléments des sacrifices de communion. La montagne, ici, est la colline de Sion, celle de Jérusalem. «
Ce jour-là » est universel et définitif. Le Seigneur sauve tous les peuples, et ce salut est la destruction de la mort pour toujours. Le festin est préparé pour «
tous les peuples », et «
ce jour-là » le voile de deuil est enlevé pour «
tous les peuples » ; joie pour l'univers entier. Il faut aussi remarquer la gratuité de cette œuvre de Dieu qui prépare le festin, qui enlève le voile de deuil, qui détruit la mort. «
Ce jour-là » sera vraiment le jour de Dieu. Ce passage prend une connotation historique dans le «
jour » de la glorification du Christ, le «
jour » de sa mort et sa résurrection.