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2 janvier
Saint Basile le Grand et Saint Grégoire de Naziance, évêques et docteurs de l'Église
« Autres Prières dans la Journée » de Saint Basile de la Journée
Voici plusieurs « Prières du Matin, du Soir et de la Nuit » de Saint Basile le Grand (329-379), Évêque de Césarée de Cappadoce, Docteur de l'Église, … et les « Catéchèses de Benoît XVI » sur Saint Basile.
La « Prière du Matin » de Saint Basile le Grand :

« Seigneur, Dieu éternel, lumière sans commencement ni fin, artisan de toute la création, source de pitié, océan de bonté, abîme insondable d'amour pour les hommes, fais briller sur nous la lumière de ton visage. Luis dans nos coeurs, soleil de justice et remplis nos âmes de joie. Apprends-nous à méditer sans cesse, à nous inspirer de tes commandements et sans cesse témoigner pour toi, notre Maître et notre bienfaiteur. Aide-nous à faire ce que tu aimes, pour que, malgré notre indignité, ton nom soit glorifié, Père, Fils et Saint-Esprit. Amen. »

Saint Basile le Grand (329-379)

La « Prière du Soir » de Saint Basile le Grand :

« Seigneur, Seigneur, Tu nous as délivrés de toute flèche qui vole le jour ; délivre-nous aussi de tout ce qui chemine dans les ténèbres. Reçois l’élévation de nos mains comme le sacrifice du soir ; rends-nous dignes de passer le temps de la nuit sans reproche, à l’abri de tout mal. Libère-nous des troubles et frayeurs suscités contre nous par le diable. Accorde à nos âmes la componction, à nos pensées, le souvenir de l’épreuve au jour de Ton juste et redoutable jugement. Cloue notre chair par Ta crainte, et mortifie nos membres terrestres ; ainsi, même durant le repos du sommeil, nous serons éclairés par la contemplation de Tes jugements. Détourne de nous toute imagination malsaine, et tout désir nuisible. Fais-nous levers à l’heure de la prière, fortifiés dans la foi, et progressant sur la voie de Tes préceptes, par la bienveillance et la bonté de Ton Fils unique, avec Lequel Tu es béni, ainsi que Ton Esprit très-saint, bon et vivifiant, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen. »

Saint Basile le Grand (329-379)

Autre « Prière du Soir » de Saint Basile le Grand :

Traduction avec le Tutoiement :
« Tu es béni, Maître tout-puissant, Tu as illuminé le jour de la lumière du soleil et la nuit des lueurs éclatantes du feu. Tu nous as donné de parcourir l’étendue du jour et de nous approcher du début de la nuit ; entends notre prière et celle de tout ton peuple. Accorde-nous de pardon de nos fautes volontaires et involontaires ; reçois nos prières du soir et envoie sur ton héritage ton immense miséricorde et ta tendresse. Protège-nous par tes saints anges, revêts-nous des armes de justice, entoure-nous de la vérité, défends-nous de toute oppression et de toute embûche ; accorde-nous que ce soir et cette nuit soient parfaits, saints, paisibles, sans péché, sans scandale, sans imagination malsaine, aujourd’hui et tous les jours de notre vie, par les prières de la très sainte Mère de Dieu et de tous les saints qui depuis la création te furent agréables. Amen. »

Traduction avec le Vouvoiement :
« Soyez béni, Maître Tout-puissant, qui avez donné au jour la lumière du soleil, et qui avez tempéré l’obscurité par les astres de la nuit, et dont la Providence nous a accordé ce jour jusqu’au moment de la nuit ; exaucez les prières de votre peuple et remettez-nous à tous nos péchés volontaires et involontaires ; agréez nos prières du soir et répandez l’abondance de votre grâce et de vos miséricordes sur votre héritage ; que vos Saints Anges nous protègent ; revêtissez-nous de votre justice ; faites-nous connaître les voies de votre justice, de votre vérité, et protégez-nous par votre puissance ; délivrez-nous de tout danger et de toutes les embûches du démon. Accordez-nous de passer cette nuit ainsi que tous les jours de notre vie, en sainteté, en paix, à l’abri de tout péché et de toute tentation ; nous vous le demandons par les prières de la Très-sainte Vierge Marie et de tous les saints qui, depuis la création du monde, ont trouvé grâce devant vous. Ainsi soit-il. »

Saint Basile le Grand (329-379)

La « Prière de la Nuit » de Saint Basile le Grand :

« Seigneur tout-puissant, Dieu des puissances et de toute chair, qui demeures dans les cieux et veilles sur tout ce qui est humble, toi qui sondes les coeurs et les reins, toi qui connais clairement les secrets des hommes, Lumière sans commencement et sans fin, toi en qui il n’y a pas d’altération ni l’ombre d’un changement, toi-même, Roi immortel, reçois les supplications qu’en cette heure de la nuit, confiants en l'abondance de ta miséricorde, nous t'adressons de nos lèvres souillées. Remets nous les fautes que nous avons commises en acte, en parole et en pensée, sciemment et par inadvertance ; et purifie-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, faisant de nous des temples de ton Esprit Saint. Accorde-nous de passer toute la nuit de cette vie présente avec un coeur vigilant et une pensée sobre, attendant l’avènement du jour lumineux et éclatant de ton Fils unique, notre Seigneur, Dieu et Sauveur Jésus-Christ, quand Il viendra sur terre dans la gloire pour juger toutes choses et rendre à chacun selon ses oeuvres. Puissions-nous n’être pas trouvés couchés et endormis, mais vigilants et éveillés, tout à l’accomplissement de ses commandements. Puissions-nous être prêts à entrer avec lui dans la joie et dans la chambre nuptiale de sa divine gloire où ne cessent jamais le concert des fêtes ni la jouissance indicible de ceux qui contemplent la beauté ineffable de sa Face. Car Tu es la vraie lumière qui illumine et sanctifie tout, et la création entière te chante pour les siècles des siècles. Amen. »

Saint Basile le Grand (329-379)
Prière de Saint Basile le Grand de la Journée
Voici la Prière « Donnez-nous, Seigneur Dieu, de passer sans péché cette Sainte journée » de Saint Basile le Grand (329-379), Évêque de Césarée de Cappadoce et Docteur de l'Église qui très attiré par la vie monastique, fonda un monastère et composa une règle de vie, bientôt utilisée dans toute l'Église d'Orient. Saint Basile développe toute une théologie de la Trinité et cherche à pacifier les divisions au sein de l'Église en proie à de nombreuses hérésies.
La Prière de Saint Basile le Grand « Donnez-nous, Seigneur Dieu, de passer sans péché cette Sainte journée » :

« Maître, Seigneur Dieu, Père tout-puissant, dont la pitié s'exerce mille fois et jamais ne se lasse, jetez du haut du ciel un regard favorable sur Vos serviteurs qui Vous invoquent en vérité. Devant Vous, nous inclinons nos cœurs, espérant de Vous, grande et riche miséricorde, pitié et bénédiction. Bénissez-nous de toute bénédiction ; sanctifiez-nous dans votre Esprit Saint. Envoyez dans la vie de nous tous l'ange de la paix, pour nous protéger, nous garder, nous veiller, nous éclairer, et nous indiquer le chemin qui mène aux bonnes œuvres. Dans Votre pitié ayez pitié de nous, et dans Votre compassion sauvez-nous, compatissez, car Votre pitié est éternelle. Donnez-nous, Seigneur Dieu, de passer sans péché cette Sainte journée et tous les jours de notre vie, et de les achever en toute joie, santé, paix et salut, en bonnes œuvres, en sainteté, et dans Votre crainte. Par la grâce et la pitié et l'amour du Christ-Jésus, avec qui Vous êtes béni et loué, en union avec l'Esprit-Saint. Ainsi soit-il. »

Saint Basile le Grand (329-379)
« Prières des Petites Heures » de Saint Basile de la Journée
Voici les « 3 Prières des Petites Heures » (Tierce, Sexte, None) de Saint Basile le Grand (329-379), Évêque de Césarée de Cappadoce, Docteur de l'Église et Auteur de la « Règle de Saint Basile » qui est devenue la principale Règle monastique de l'Église d’Orient et qui a inspiré la Règle de Saint Benoît en Occident.
La « Prière de l’Office de Tierce » de Saint Basile le Grand :

L’Office de Tierce, du latin tertia (hora) : « la troisième (heure) », est une « petite Heure » célébrée vers 9 heures du matin. L’Heure de Tierce est liée à la descente de l’Esprit Saint le jour de la Pentecôte et commence par : « Nunc Sancte, nobis, Spiritus » (Maintenant, ô Esprit Saint).

« Seigneur notre Dieu, qui avez donné Votre paix aux hommes, Vous qui avez fait descendre le don de Votre Esprit-Saint sur Vos disciples et apôtres et, par Votre pouvoir, leur avez ouvert les lèvres au moyen de langues de Feu; ouvrez aussi nos lèvres pécheresses et apprenez-nous comment il faut prier et ce que nous devons demander. Gouvernez notre vie, ô Port tranquille de ceux qui sont battus par la tempête, et montrez-nous le chemin où nous devons marcher. Renouvelez nos cœurs en y insufflant un esprit droit et affermissez par Votre Esprit royal l'incertitude de notre pensée. Nous pourrons ainsi chaque jour, guidés vers le bien par Votre Esprit de bonté, exécuter Vos commandements et avoir sans cesse devant les yeux Votre venue glorieuse, lorsque Vous viendrez juger les actions des hommes. Ne nous laissez pas aller aux plaisirs corrupteurs de ce monde mais donnez-nous de désirer ardemment les biens à venir, car Vous êtes béni et loué, dans tous Vos saints, pour l'éternité. Amen. »

Saint Basile le Grand (329-379)

Prions : Seigneur Dieu, Jésus-Christ, qui à la troisième heure du jour avez été conduit au supplice de la Croix pour le salut du monde, nous Vous en supplions, remettez-nous nos péchés, pardonnez-nous toujours nos fautes passées et gardez-nous à jamais contre celles à venir, Vous qui vivez et régnez avec Dieu le Père dans l'unité de l'Esprit-Saint, Dieu dans tous les siècles. Amen.

La « Prière de l’Office de Sexte » de Saint Basile le Grand :

L’Office de Sexte, du latin sexta (hora) : « la sixième (heure) », est une « petite Heure » célébrée vers midi. L’Heure de Sexte commémore le crucifiement de Jésus Christ (cf. Jn 19, 28)

« Ô Dieu, Seigneur des puissances spirituelles et Artisan de toute la création, Vous qui, dans la profondeur de votre miséricorde, avez envoyé Votre Fils unique, notre Seigneur Jésus-Christ, pour le salut de notre race, et qui, par sa précieuse Croix, avez déchiré le registre de nos péchés et triomphé des principautés et puissances des ténèbres; Vous, Seigneur d'amour, accueillez aussi les actions de grâces et les prières des pécheurs que nous sommes. Gardez-nous de la nocivité et des ténèbres du péché et de tous ceux qui cherchent à nous faire du mal, nos ennemis visibles et invisibles. Transpercez notre chair de la crainte de Votre Nom, ne laissez pas nos cœurs s’incliner vers des paroles et des pensées pernicieuses mais blessez nos âmes du désir de Votre amour. Nous pourrons ainsi en toutes choses lever les yeux vers Vous, et, guidés par Votre lumière, fixer nos regards sur Vous, la Lumière inaccessible et éternelle, et Vous adresser des louanges et des actions de grâces incessantes, Père éternel, en union avec Votre Fils unique, et Votre Esprit Saint, bon et vivifiant, maintenant, et toujours, et dans tous les siècles. Amen. »

Saint Basile le Grand (329-379)

Prions : Seigneur Dieu, Jésus-Christ, qui, à la sixième heure du jour, êtes monté sur le bois de la Croix pour la rédemption du monde, afin que l'univers entier qui gisait dans les ténèbres fût illuminé, nous Vous en supplions, accordez nous que cette lumière brille à jamais dans notre âme et notre cœur et que, par elle, nous méritions de parvenir à la vie éternelle. Vous qui vivez et régnez avec Dieu le Père dans l'unité de l'Esprit-Saint, Dieu dans tous les siècles .Amen.

La « Prière de l’Office de None » de Saint Basile le Grand :

L’Office de None, du latin nona (hora) : « la neuvième (heure) », est une « petite Heure » célébrée vers 15 heures. L’Heure de None commémore traditionnellement la mort de Jésus sur la Croix (cf. Lc 23, 44)

« Ô Maître, Seigneur Jésus-Christ, notre Dieu, Vous qui avez montré une si grande patience pour nos fautes et nous avez amenés jusqu'à cette heure où, pendu sur le bois qui donne la vie, Vous avez préparé au bon larron l'entrée du Paradis et vaincu la mort par la mort, ayez pitié de nous, pécheurs, Vos indignes serviteurs! Car nous avons péché, nous avons manqué à Votre loi et nous ne sommes pas dignes de lever les yeux et de regarder les hauteurs du ciel. Nous avons abandonné la voie de Votre justice et marché selon les instincts de notre cœur. Nous supplions donc Votre incomparable bonté: épargnez-nous, Seigneur, dans l'abondance de Votre pitié, et sauvez-nous à cause de Votre saint Nom; car nos jours se sont écoulés dans la vanité! Arrachez-nous à l'empire de notre adversaire, remettez-nous nos péchés, et mortifiez en nous la sagesse charnelle. Nous pourrons ainsi, rejetant le vieil homme, revêtir l'homme nouveau, vivre pour Vous, notre Maître et notre défenseur, et parvenir, en observant Vos préceptes, au repos éternel, où demeurent tous ceux qui sont dans la joie. Car c'est Vous qui êtes réellement la véritable joie et l'allégresse de ceux qui Vous aiment, ô Christ notre Dieu; et c'est à Vous que nous rendons gloire, ainsi qu'à Votre Père éternel, et à Votre Esprit Saint, bon et vivifiant, maintenant, et toujours, et dans tous les siècles. Amen. »

Saint Basile le Grand (329-379)

Prions : Seigneur Dieu, Jésus-Christ, qui, à la neuvième heure du jour, avez fait passer le larron repentant du gibet de la croix à la gloire du paradis, nous Vous en supplions, accordez-nous qu'après notre mort nous puissions franchir dans l'allégresse les portes du paradis. Vous qui vivez et régnez avec Dieu le Père dans l'unité de l'Esprit-Saint, Dieu dans tous les siècles. Amen.
« Prières avant la Communion et d’Action de Grâce » de Saint Basile avant, pendant et après la Sainte Communion
Voici plusieurs « Prières avant la Communion et d’Action de Grâce » de Saint Basile le Grand (329-379), Évêque de Césarée qui recommandait la Communion fréquente, et même quotidienne : « Communier même chaque jour, en recevant le Saint corps et sang du Christ, est chose bonne et utile; car lui-même dit clairement : « Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle » (Jn 6, 54). Qui doutera donc que communier continuellement à la vie ne soit pas vivre en plénitude ? »
La première « Prière avant la Communion » de Saint Basile le Grand :

« Maître et Seigneur Jésus-Christ, notre Dieu, source de vie et d’immortalité, artisan de toute la création visible et invisible, Fils coéternel du Père sans commencement ; toi qui dans ces derniers temps, par immense bonté, as pris chair et as été crucifié et immolé pour nous, ingrats et insensibles que nous sommes, et qui, par ton propre Sang, as remodelé notre nature corrompue par le péché ; toi-même, Roi immortel, agrée aussi la conversion du pécheur que je suis, incline vers moi ton oreille et écoute mes paroles. Car j’ai péché, Seigneur, j’ai péché contre le ciel et contre toi et je ne suis pas digne de lever les yeux vers la hauteur de ta gloire. J’ai irrité ta bonté en violant tes commandements et en n’écoutant pas tes jugements. Mais toi, Seigneur, qui es indulgent, longanime et plein de miséricorde, tu ne m’as pas livré à la perdition avec mes iniquités, attendant plutôt ma conversion. Toi-même, Ami des hommes, tu as dit par ton prophète : Je ne veux pas la mort du pécheur, mais qu’il se convertisse et qu’il vive. Tu ne veux donc pas, Maître, que se détruise l’œuvre de tes mains, et tu ne te plais pas dans la ruine des hommes, mais tu veux que tous soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. C’est pourquoi moi aussi, bien qu’indigne du ciel et de la terre et même de cette vie passagère, pour m’être soumis entièrement au péché et m’être fait l’esclave des plaisirs, ayant corrompu ton image, étant pourtant ton œuvre et ta créature, je ne désespère pas de mon propre salut, moi le misérable, et je m’approche avec confiance en ton infinie miséricorde. Accueille-moi donc, moi aussi, Christ Ami des hommes, comme la courtisane, le larron, le publicain et le fils prodigue, et soulage-moi du lourd fardeau de mes péchés, toi qui ôtes le péché du monde et qui guéris les infirmités des hommes, qui appelles à toi et soulages ceux qui souffrent et sont accablés. Toi qui n'es pas venu convier les justes, mais les pécheurs au repentir, purifie-moi de toutes souillures de la chair et de l’esprit, en m’enseignant à accomplir ma sanctification dans ta crainte, afin que, selon le pur témoignage de ma conscience, je reçoive une part de tes saints dons, m’unissant ainsi à ton saint Corps et à ton Sang divin, t’ayant à demeure en moi, avec le Père et le Saint-Esprit. Oui, Seigneur Jésus-Christ, mon Dieu, que la communion à tes Mystères vivifiants et immaculés n’entraîne pas mon jugement et que je ne devienne pas malade d’âme et de corps en y participant indignement ; mais donne-moi, jusqu’à mon dernier souffle, de recevoir sans encourir de condamnation une parcelle de tes saints Dons comme communion au Saint-Esprit, comme viatique pour la Vie éternelle et comme défense acceptable devant ton redoutable tribunal, afin qu’avec tous tes élus je puisse prendre part aux biens sans mélange que tu as préparés pour ceux qui t’aiment, Seigneur, toi qui es glorifié en eux dans les siècles. Amen. »

Saint Basile le Grand (329-379)

La deuxième « Prière avant la Communion » de Saint Basile le Grand :

« Seigneur, je sais que je ne suis pas digne de communier à ton Corps très pur et à ton Sang très précieux. Je sais aussi que je suis coupable et que je mange et je bois à ma propre condamnation en ne discernant pas le Corps et le Sang de mon Christ et mon Dieu. Cependant, mettant ma confiance en ta miséricorde, je m'approche de toi, car c’est toi qui as dit : Celui qui mange ma Chair et bois mon Sang demeure en moi et moi en lui. Aie donc pitié de moi, Seigneur, et ne confonds pas le pécheur que je suis, mais agis avec moi selon ta bonté. Que ces Dons sacrés soient pour moi guérison, purification, illumination, vie, salut et sanctification de mon corps et de mon âme. Qu’ils chassent loin de moi toute imagination et toute influence mauvaise du démon exerçant sur mon esprit et sur mes sens. Qu’ils protègent et redressent ma vie. Qu’ils me fassent progresser dans la voie de la vertu et de la perfection. Qu’ils me permettent d’accomplir tes commandements. Qu’ils me rendent participant à ton Esprit Saint. Qu’ils soient pour moi un viatique pour la Vie éternelle, une bonne défense devant ton tribunal redoutable, et non une cause de jugement et de condamnation. Amen. »

Saint Basile le Grand (329-379)

La « Prière d’Action de Grâce » de Saint Basile le Grand :

« Ô Dieu et Seigneur Jésus Christ, Roi des siècles et Créateur de toutes choses, je te rends grâces pour tous les bienfaits que tu m'as accordés, et particulièrement pour la communion à tes purs et vivifiants Mystères. Je t'en prie, ô Dieu bon et Ami des hommes, garde-moi sous ta protection et à l'ombre de tes ailes. Donne-moi de recevoir dignement, jusqu'à mon dernier soupir, tes saints Mystères avec une conscience pure pour la rémission de mes péchés et pour la Vie éternelle. Car tu es le Pain de Vie, la Source de tout bien, et nous te rendons gloire, à ton Père éternel et à ton Esprit Saint, maintenant et toujours et aux siècles des siècles. Amen. »

Saint Basile le Grand (329-379)
Prière de Saint Basile le Grand pour le Carême
Voici une longue Prière d'intercession pendant le Carême pour les déshérités à Dieu pour implorer sa miséricorde « Souviens-Toi Seigneur » de Saint Basile le Grand (329-379), Évêque de Césarée de Cappadoce (l’actuelle Turquie), Docteur de l'Église, …
La Prière de Saint Basile le Grand « Souviens-Toi Seigneur » :

« Souviens-Toi Seigneur, de ceux qui apportent des fruits, des bienfaiteurs de tes saintes églises, et de ceux qui se souviennent des pauvres : donne-leur en échange des biens de la terre, les biens du ciel ; en échange des biens temporels, les biens éternels; en échange des biens périssables, les biens impérissables. Souviens-Toi Seigneur, de ceux qui se sont retirés dans les déserts, les montagnes, les grottes et les cavernes. Souviens-Toi de ceux qui vivent dans la virginité, la piété, l'ascèse et l'humilité. Souviens-Toi Seigneur de nos gouvernants, affermis leur gouvernement ; fais-leur la grâce d'une paix longue et inaltérable ; suggère à leur cœur ce qui est bon pour ton Église et pour tout ton peuple, afin que, dans les jours sereins qu'ils nous procureront, nous menions une vie paisible et tranquille en toute piété et sainteté. Souviens-Toi Seigneur, de toute autorité et pouvoir. Conserve les bons dans ta bonté ; les mauvais rends-les bons dans ta tendresse. Souviens-Toi Seigneur, du peuple qui nous entoure et de ceux qui sont absents pour de justes causes. Aie pitié de nous tous selon la plénitude de ta miséricorde. Aie pitié des fidèles et remplis leurs maisons de tes dons généreux. Conserve leurs foyers dans la paix et la concorde. Donne aux petits enfants l'éducation, à la jeunesse l'instruction, la force à la vieillesse. Console les affligés. Rassemble ceux qui sont dispersés. Ramène les égarés et réunis-les à ta Sainte Église Catholique et Apostolique. Délivre ceux que tourmentent les esprits impurs. Navigue avec les navigateurs. Fais route avec les voyageurs. Défends les veuves. Protège les orphelins. Libère les prisonniers et guéris les malades. Souviens-Toi Seigneur, de ceux qui sont devant les tribunaux, au bagne, en exil, dans une dure servitude, en quelque affliction, nécessité ou difficulté, ainsi que de tous ceux qui implorent ta grande miséricorde ; de ceux qui nous aiment, comme de ceux qui nous haïssent ; de ceux qui nous ont chargés tout indignes que nous soyons, de prier pour eux. Souviens-Toi de tout ton peuple, Seigneur notre Dieu, et répands sur tous la richesse de ta miséricorde, accordant à chacun ce qu'il implore pour son salut. Souviens-Toi aussi de ceux que nous avons omis de mentionner, par ignorance ou par oubli, ou parce qu'ils étaient trop nombreux. Fais-en mémoire Toi-même, Seigneur, Toi qui sais l'âge et le nom de chacun, Toi qui connais chacun dès le sein de sa mère. Car, Seigneur, Tu es le secours des déshérités, l'espérance des désespérés, le sauveur de ceux qui sont ballotés par le tempête, le havre des navigateurs, le médecin des malades. Sois tout pour tous, Toi qui connais chacun, ses prières, sa famille et ses nécessités. Préserve, Seigneur, cette ville, toute ville et tout village de la famine, de la destruction, des tremblements de terre, des inondations, de l'incendie, du glaive, de l'invasion étrangère et de la guerre civile. Amen. »

Saint Basile le Grand (329-379)
« Prière de Carême » de Saint Basile de Césarée pour le Carême
Voici une Prière pour parvenir jusqu'au bout de l'exercice du Carême « Faites, Seigneur, que nous combattions le bon combat » de Saint Basile le Grand (329-379), Évêque et Docteur de l'Église qui fonda pour les pauvres une cité hospitalière qu'on appela « Basiliade » à Césarée de Cappadoce, qui est devenue le centre de l'actuelle ville de Kayseri, en Turquie. Saint Basile rédigea des règles suivies encore aujourd'hui par une large partie des moines d'Orient.
La Prière de Saint Basile le Grand pour réussir son Carême « Faites, Seigneur, que nous combattions le bon combat » :

« Seigneur tout-puissant, qui avez créé toutes choses selon votre Sagesse ; dans votre Providence ineffable et votre grande Bonté, Vous nous avez accordé ces saints jours pour que nous puissions purifier nos âmes et nos corps, nous tenir écartés des passions et espérer la Résurrection. À Votre serviteur Moïse, Vous avez donné après quarante jours les tables de la loi écrites de Votre main divine. Faites, Seigneur, que nous combattions le bon combat et parvenions jusqu'au bout de l'exercice du Carême. Puissions-nous conserver intacte notre foi, anéantir nos ennemis invisibles et être vainqueurs de nos péchés, pour venir adorer Votre sainte Résurrection ! Car votre Nom sublime est béni et glorifié, Père, Fils et Saint-Esprit, maintenant, et toujours, et dans tous les siècles. Amen. »

Saint Basile le Grand (329-379)
Prière de Saint Basile de Césarée à Dieu le Père
Voici la Prière « Dans la prière continuelle pétille la flamme immortelle de l’Amour » de Saint Basile de Césarée (329-379) surnommé Saint Basile le Grand, Évêque de Césarée de Cappadoce (Turquie), Docteur de l'Église Catholique Romaine et Fondateur de la « Basiliade » : la ville des pauvres.
La Prière de Saint Basile de Césarée « Dans la prière continuelle pétille la flamme immortelle de l’Amour » :

« Ô Solitude, ô foyer de la doctrine, école du céleste et divin savoir, où Dieu est tout ce que nous pouvons apprendre. Ô désert ! Paradis de douceur où les fleurs parfumées de la charité tantôt éclatent dans une lumière de feu, tantôt brillent de leur pureté de neige ! Dans l’encensoir de la prière continuelle, pétille le feu brûlant et doux, la flamme immortelle de l’Amour. Amen. »

Saint Basile le Grand (329-379)
« Homélie sur la Charité » de saint Basile de Césarée sur la Charité
Voici l’homélie contre les riches sur la Charité « Suspendez un peu, ô riches, le cours de vos iniquités » de Saint Basile de Césarée (329-379) surnommé Saint Basile le Grand, Évêque de Césarée de Cappadoce (Turquie) et Docteur de l'Église Catholique Romaine.
La Méditation de Saint Basile de Césarée sur la Charité « Suspendez un peu, ô riches, le cours de vos iniquités » :

1. Si tu veux être parfait : Nous avons parlé dernièrement du jeune homme dont il est question aujourd’hui, et l’auditeur attentif se rappelle les observations que nous avons faites. D’abord, que ce n’était pas le même que le docteur de la Loi dont il est fait mention dans saint Luc (Lc 10, 28). Car l’un n’interrogeait Jésus-Christ que pour le tenter, et lui faisait des questions captieuses. L’autre le questionne de bonne foi, mais ne sait pas profiter des avis qu’il lui donne. En effet, s’il l’eût interrogé par mépris, il n’eût pas été si affligé de ses réponses. L’Écriture nous le représente avec un caractère moitié bon, moitié mauvais ; louable d’un côté, malheureux et désespéré de l’autre. Reconnaître Jésus-Christ pour vraiment maître ; et, dédaignant le faste des Pharisiens, l’orgueil des docteurs de la Loi, la foule des scribes, ne donner le nom de maître qu’à celui qui est le seul vrai et bon Maître, voilà ce qui méritait d’être loué dans le jeune homme. Le désir qu’il témoigne d’apprendre par quels moyens il pourra obtenir la vie éternelle, est également digne de louanges. Mais ce qui annonce la disposition d’un cœur qui recherchait moins le véritable bien que ce qui plaît à la multitude, c’est qu’après avoir reçu du vrai Maître des conseils salutaires, au lieu de les graver dans son âme et de les mettre en pratique, il s’est retiré fort triste, aveuglé par l’amour des richesses. Voilà ce qui décèle un caractère équivoque et point d’accord avec lui-même. Quoi ! Vous l’appelez maître, et vous ne remplissez pas le devoir de disciple ! Vous convenez qu’il est bon, et vous négligez ce qu’il vous offre ! Toutefois, un être bon ne peut donner que de bonnes choses. Vous l’interrogez sur la vie éternelle, et vous montrez que vous êtes livré tout entier aux avantages de la vie présente ! Les conseils du Maître vous paraissent-ils exagérés, trop durs et trop difficiles ? Vendez ce que vous avez et donnez-le aux pauvres (Mt 19, 21). S’il vous condamnait aux fatigues de ceux qui labourent la terre, ou à courir les périls auxquels s’exposent les commerçants, ou à toutes les peines que se donnent ceux qui ont le désir de s’enrichir, vous auriez raison d’être attristé et rebuté de la difficulté des conseils : mais si le chemin qu’il vous montre pour arriver à la vie éternelle est aisé, s’il n’est point semé de ronces et d’épines, et que cette facilité de faire votre salut, au lieu de vous inspirer de la joie, vous attriste et vous afflige, vous perdez tout le mérite de vos bonnes actions. En effet, si, comme vous dites, vous n’avez tué personne, si vous n’avez ni commis d’adultère, ni dérobé le bien d’autrui, ni porté de faux témoignage, vous rendez inutile le soin que vous avez pris de pratiquer la Loi, faute d’ajouter ce qui reste et ce qui seul peut vous ouvrir l’entrée du royaume de Dieu. Si un médecin s’engageait à redresser quelqu’un de vos membres qui serait estropié par nature ou par accident, vous seriez satisfait sans doute : et lorsque le grand Médecin des âmes veut vous rendre parfait en ajoutant ce qui vous manque d’essentiel, vous êtes triste et mécontent. Il est clair que vous êtes bien éloigné du précepte de l’amour du prochain, et que vous vous êtes rendu faussement le témoignage de l’aimer comme vous-même. La proposition que vous fait le Sauveur, est une preuve convaincante que vous manquez de la vraie charité. Car s’il était vrai, comme vous l’avez assuré, que vous avez rempli dès votre jeunesse le précepte de l’amour du prochain, et que vous avez donné à chacun autant qu’à vous-même, comment auriez-vous une pareille abondance de richesses ? Le soin des pauvres entraîne de grandes dépenses, pour que chacun ait ce qui est nécessaire, pour que tous les hommes partagent également les biens de la terre et puissent fournir à leurs besoins. Celui donc qui aime son prochain comme lui-même, ne doit rien avoir de plus que son prochain : or, il est constant que vous avez des possessions très étendues. D’où vient cette inégalité, si ce n’est de ce que vous préférez vos propres jouissances au soulagement des autres. Ainsi, plus vous abondez en richesses, plus vous manquez de charité. Si vous aviez aimé votre prochain, il y a longtemps que vous auriez songé à lui faire part de vos biens. Mais vous êtes attaché à ces biens comme à une partie de vous-même, et leur privation vous causerait autant de douleur que la perte d’un membre essentiel. Si vous vous étiez fait un devoir de vêtir celui qui est nu, de donner du pain à celui qui a faim, d’ouvrir votre maison aux étrangers ; si vous étiez le père des orphelins, si vous aviez compassion de tous les misérables, auriez-vous tant de peine à vous défaire de vos richesses ? Si vous vous étiez occupé il y a longtemps à distribuer aux pauvres ce que vous avez, il ne vous en coûterait pas d’abandonner ce qui vous reste. Les commerçants ne font nulle difficulté de donner leurs effets pour en avoir d’autres ; et moins ils donnent pour recevoir en échange des choses d’un grand prix, plus ils se réjouissent comme ayant fait une bonne affaire : et vous, vous vous affligez lorsque vous donnez de l’or, de l’argent, des possessions terrestres, c’est-à-dire, des pierres et de la boue, pour acheter un bonheur éternel.

2. À quoi vous serviront vos richesses ? Vous en porterez des vêtements plus magnifiques ? Mais une robe de deux coudées peut suffire et vous servir autant que les habits les plus somptueux. Vous chargerez votre table de mets plus succulents ? Mais du pain suffit pour vous rassasier. De quoi donc vous affligez-vous ? Qu’est-ce qu’on vous enlève ? La gloire que procurent les richesses ? Mais si vous méprisez la gloire d’ici-bas, vous en trouverez une véritable et éclatante qui vous accompagnera dans le royaume des cieux. Mais, dira-t-on, il est agréable de posséder des richesses, quand même on n’en tirerait aucun avantage. Outre que tout le monde conviendra qu’il y a de la folie à aimer un argent inutile, ce que je vais dire surprendra peut-être, quoiqu’il soit très véritable et conforme aux maximes du Fils de Dieu. On conserve ses richesses en les répandant, on les perd en les retenant. Si vous les gardez, elles vous échapperont ; si vous les répandez, elles vous resteront. Il a répandu ses biens avec libéralité sur le pauvre, dit David ; « sa justice demeure dans tous les siècles » (Ps 3, 9). Ce n’est, dit-on, ni pour se nourrir plus délicatement, ni pour se vêtir plus superbement, que la plupart souhaitent d’être riches ; et cependant le démon leur suggère mille moyens de faire des dépenses : il emploie mille artifices pour leur persuader que les choses inutiles et superflues sont absolument nécessaires, et que leur fortune n’est jamais suffisante. Ils destinent leurs biens aux besoins présents et à venir : ils en réservent une partie pour eux et une partie pour leurs enfants. Ensuite ils les partagent en mille dépenses diverses. Écoutez quelles sont leurs destinations différentes. « Il faut, disent-ils, qu’une partie de nos richesses soit pour notre usage, et que l’autre soit mise en réserve. On ne se tient point dans les bornes de la pure nécessité. Cette partie est pour la magnificence du dedans, cette autre est pour le faste du dehors. L’une est pour l’appareil des voyages, l’autre pour l’éclat et la splendeur de la maison ». Rien de plus surprenant que de voir toutes les inventions du luxe. C’est une multitude de chars enrichis d’argent et d’airain pour traîner les hommes ou les bagages. C’est un nombre infini de chevaux, dont on apprécie les races comme celles des hommes. Les uns sont destinés à traîner pompeusement par la ville les personnes délicates, les autres sont gardés pour la chasse, les autres pour les voyages : leurs mors et leurs brides sont d’or et d’argent, leurs housses sont de la plus belle pourpre ; on les pare plus magnifiquement que de jeunes époux. C’est une foule de mulets distingués par la couleur, qui ont devant et derrière eux des hommes pour les conduire. Quels essaims de valets de toutes les espèces étalent partout la grandeur du maître, servent à ses besoins ou à ses plaisirs ! intendants, officiers de bouche, échansons, chasseurs, peintres, et mille autres. On voit des troupes de chameaux, dont les uns voyagent, les autres restent dans les champs. On voit des haras de chevaux, des troupeaux de tous genres, des hommes qui les conduisent et qui les gouvernent. Les terres sont suffisantes pour les nourrir et pour augmenter les revenus. Nos riches fastueux ont des bains à la ville, des bains à la campagne. Le marbre brille dans toutes leurs maisons : on l’apporte de Phrygie, de Lacédémone, de Thessalie. Telle est l’exposition de leurs divers domiciles, que les uns sont chauds en hiver, les autres frais en été. Les planchers inférieurs sont parquetés diversement : des lambris dorés décorent les planchers supérieurs. Toutes les surfaces qui ne sont pas ornées de reliefs offrent les plus belles peintures.

3. Là où est votre trésor, là est votre cœur : Lorsqu’ils ont consumé leurs revenus par tant de dépenses inutiles, ils enfouissent le reste et le mettent en lieu sûr. « L’avenir est incertain, disent-ils, il faut se précautionner contre les nécessités imprévues. » Il est incertain si vous avez besoin de l’argent que vous enfouissez, mais il est certain que vous serez puni de votre cruauté envers les pauvres. Quoi ! Parce que vous n’avez pu, malgré tant de moyens, épuiser votre or, vous allez cacher ce qui vous reste dans la terre ? Quelle folie ! Vous creusez ses entrailles pour en tirer l’or ; et vous allez l’y remettre après l’en avoir arraché. De là il arrive que vous enterriez votre cœur avec votre argent. « Où est votre trésor, dit Jésus-Christ, là est votre cœur » (Mt 6, 21). Voilà pourquoi les commandements de Dieu paraissent si durs aux riches. La vie leur semblerait odieuse s’ils n’étaient pas occupés de dépenses superflues. Le jeune homme de notre évangile et ceux qui lui ressemblent sont précisément dans le cas d’un homme qui voyagerait par curiosité pour voir une ville, et qui, après avoir fait courageusement le chemin, arrivé au pied des murs, s’arrêterait dans une hôtellerie, aurait la paresse de ne pas aller plus loin, perdrait par-là tout le fruit de ses peines, et se priverait du plaisir de connaître les raretés de la ville. C’est là le tableau fidèle de ceux qui observent tous les commandements, et qui refusent de se dépouiller en faveur des misérables. J’en ai vu plusieurs qui jeûnaient, qui priaient, qui gémissaient, qui pratiquaient toutes les œuvres de piété où l’on ne débourse rien, et qui n’auraient pas donné une obole aux pauvres. À quoi leur servent toutes leurs vertus qui ne peuvent leur ouvrir le royaume des cieux ? « Un chameau, dit Jésus-Christ, entrera plus facilement par le trou d’une aiguille, qu’un riche par la porte du ciel » (Lc 18, 25). La sentence est claire, celui qui l’a prononcée est incapable de mentir ; mais qu’il est peu de gens à qui elle fasse impression ! « Comment vivrai-je, dira le riche, si j’abandonne tout ce que j’ai ? Et que deviendra la figure de ce monde, si tous les hommes vendent leurs biens et les abandonnent ? » Ne me demandez pas l’explication des commandements du Seigneur. Celui qui a porté la Loi saura l’adapter à ce qui paraît impossible. Votre cœur est comme en balance ; il ne sait s’il doit s’attacher aux vains amusements de la vie présente, ou aux avantages solides de la vie future. Les hommes raisonnables doivent croire qu’ils possèdent des biens pour les dispenser avec sagesse, et non pour en jouir dans le sein des délices ; et lorsqu’ils s’en dépouillent en faveur des pauvres, ils doivent se réjouir comme s’ils abandonnaient un bien d’autrui, et non s’attrister comme s’ils perdaient un bien propre. Pourquoi vous affliger et vous laisser abattre parce qu’on vous dit : « Vendez ce que vous avez » ? Quand même vos richesses vous suivraient dans l’autre monde, vous ne devriez pas vous attacher à des biens qui seront effacés par d’autres infiniment plus précieux. Mais si elles doivent nécessairement rester ici-bas, pourquoi ne les vendrions-nous point, pour en tirer un gain immense ? Lorsque vous donnez de l’or pour avoir un cheval, vous n’en ressentez aucune peine : et lorsque vous abandonnez des biens corruptibles pour acquérir le royaume des cieux vous pleurez, vous rebutez le pauvre qui vous demande, vous refusez de donner, vous qui imaginez mille sujets de vaines dépenses !

4. Au jour du jugement Que répondrez-vous à votre Juge ? Quoi ! Vous revêtez des murs, et vous n’habillez pas un homme ? Vous décorez des chevaux, et vous ne vous embarrassez pas que votre frère soit couvert de haillons ? Vous laissez pourrir votre blé, et vous ne nourrissez pas des malheureux qui périssent de faim ? Vous enfouissez votre or, et vous dédaignez un misérable qui est pressé par l’indigence ? Si vous avez une femme vaine et fastueuse, ce sera bien pis encore. Elle enflammera votre goût pour les plaisirs et pour les délices ; elle excitera vos désirs insensés ; elle ne s’occupera que de perles, de diamants, de pierres précieuses, de l’or qui brillera sur ses habits et dans ses bijoux : en un mot, elle augmentera votre maladie par l’amour de mille superfluités. Elle ne se contentera pas d’y songer en passant ; les jours et les nuits seront sacrifiés à ces soins frivoles. Mille flatteurs qui s’étudient à entretenir ses passions lui amènent des marchands et des artisans de toutes les espèces. Elle ne laisse pas respirer un moment son époux par les continuels sacrifices qu’elle exige de lui. Les plus grandes richesses, des fleuves d’or ne pourraient satisfaire les désirs d’une femme qui fait acheter les parfums des contrées les plus lointaines, comme si c’était l’huile qu’on vend au marché. Les pourpres les plus brillantes que les mers puissent fournir, sont aussi communes chez elle que si c’étaient de simples étoffes tissues de la laine de brebis. Elle fait enchâsser dans l’or les pierres précieuses qu’elle recueille de toutes parts. Les unes ornent son front, les autres entourent son cou, d’autres enrichissent sa ceinture, d’autres lui lient les pieds et les mains : les femmes somptueuses se plaisent à être enchaînées, pourvu que leurs chaînes soient d’or. Un mari esclave de tous les caprices de sa femme, pourra-t-il avoir soin de son salut ? Comme les ondes, pendant la tempête, engloutissent aisément des vaisseaux mal radoubés : ainsi les inclinations vicieuses des femmes viennent aisément à bout d’entraîner les âmes folles de leurs maris. Or des richesses dissipées de la sorte par un mari et une femme qui cherchent mutuellement à se surpasser par l’invention de folles dépenses, ne doivent trouver aucune voie pour soulager les misères d’autrui. On vous attriste quand on vous dit : « Vendez ce que vous avez, et donnez-le aux pauvres », afin de pouvoir acquérir la vie éternelle ; et quand on vous dit : Donnez de l’argent pour fournir au faste de votre épouse, pour payer des ouvriers et des artistes de toutes les professions, vous vous réjouissez comme si pour votre or on devait vous donner en échange des effets plus précieux. Ne voyez-vous pas que les murailles de Césarée, minées par le temps, sont tombées en ruine ? On n’en voit plus que des restes, comme des écueils qui dominent sur toute la ville. Que de pauvres l’empressement d’élever ces murailles n’a-t-il pas fait négliger par les riches d’alors ? Que sont devenus tous ces superbes ouvrages ? Où est celui qui les a ordonnés et dont on admirait la puissance ? Les ouvrages ont disparu comme ces châteaux que les enfants élèvent sur le sable : leur auteur est enseveli dans les enfers, où il expie l’orgueil qui lui a fait construire de vains édifices. Ayez une grande âme ; et des murs grands ou petits seront pour vous la même chose. Lorsque passant devant la maison d’un homme opulent et fastueux à l’excès, je vois les ornements divers qu’elle étale de tous côtés, je suis persuadé que le maître n’a rien de mieux que ce qui frappe mes regards, et qu’il décore des objets inanimés tandis qu’il néglige la parure de son âme. Quel plus grand service, dites-moi, tirez-vous de sièges d’ivoire, de lits et de tables d’argent, pour que vos richesses employées à ces frivolités ne puissent passer dans les mains des pauvres ? Votre porte est assiégée de misérables qui réclament votre pitié du ton le plus pathétique. Vous les rebutez, vous dites que votre bien ne pourrait suffire à ceux qui vous demandent : votre bouche le proteste en jurant, mais votre main dans son silence vous confond. Oui, la bague précieuse qui brille sur votre doigt publie votre parjure. Combien pourrait-on payer de dettes du prix de votre diamant ? combien pourrait-on rétablir de familles ruinées ? votre seule garde-robe suffirait à vêtir tout un peuple qui meurt de froid. Cependant vous avez la barbarie de renvoyer le pauvre sans lui faire la plus modique aumône. Vous ne craignez pas le courroux de votre Juge, ni le châtiment dont il doit punir votre dureté. Vous n’avez pas eu compassion des autres ; on n’aura point compassion de vous. Vous avez fermé votre porte ; la porte du ciel ne vous sera pas ouverte. Vous avez refusé du pain ; vous n’obtiendrez pas la vie éternelle.

5. Vous avez beaucoup de besoins, parce que vos désirs sont insatiables : Vous dites que vous êtes pauvre ; j’en conviens avec vous. Celui-là est pauvre qui a beaucoup de besoins : or vous avez beaucoup de besoins, parce que vos désirs sont insatiables. Vous voulez ajouter dix talents à dix autres que vous avez déjà : quand vous en aurez vingt, vous voudrez en avoir encore un pareil nombre ; et votre bien qui grossit ne fait qu’allumer votre convoitise loin de l’éteindre. Plus un homme ivre boit, plus il veut boire : ainsi plus un homme nouvellement enrichi amasse de biens, plus il désire d’en amasser, et sa maladie augmente avec ses trésors. L’amour des richesses produit dans le cœur des riches des effets contraires à leurs désirs. Ils ne sont pas aussi réjouis de ce qu’ils possèdent, qu’affligés de ce qui leur manque, ou plutôt de ce qu’ils croient leur manquer. Leur esprit est déchiré par mille inquiétudes, parce qu’ils sont jaloux de surpasser toujours ce qui est au-dessus d’eux. Ils devraient se réjouir et remercier le Seigneur de ce qu’ils sont plus à l’aise que tant d’autres : ils s’affligent et se désespèrent d’être moins riches que deux ou trois personnes. Quand ils sont parvenus à atteindre un homme qui était plus riche, ils font aussitôt de nouveaux efforts pour égaler la fortune d’un autre qui les surpasse. Quand ils ont égalé celui-ci, leur émulation se porte vers un troisième. Et comme ceux qui montent les degrés d’une échelle vont toujours d’échelons en échelons jusqu’à ce qu’ils soient parvenus au dernier : ainsi les hommes cupides ne s’arrêtent dans leur folle passion que lorsque, montés au plus haut degré de la fortune, ils s’exposent eux-mêmes à une chute plus fâcheuse. Le Créateur de l’univers a rendu l’oiseau de Séleucie insatiable pour l’utilité des hommes : et vous, vous vous rendez vous même insatiable pour le malheur des autres. L’homme avide dévore des yeux tout ce qu’il voit : il ne se lasse point de prendre, comme « l’œil ne se lasse point de regarder » (Qo 1, 8) ; semblable à la mort, il ne dit jamais : « C’est assez ! » (Pr 27, 20 ; 30, 16). Malheureux, quand vous servirez-vous de ce que vous avez acquis ? Quand jouirez-vous enfin sans vous tourmenter continuellement pour faire de nouvelles acquisitions ? « Malheur, dit le Prophète, malheur à ceux qui, pour faire tort à leur prochain, joignent maison à maison et champ à champ » (Is 5, 8). Que faites-vous autre chose, vous qui inventez mille prétextes pour envahir ce qui appartient à votre prochain ? « La maison de ce voisin, dites-vous, offusque la mienne ; c’est une maison de bruit et de tumulte ; c’est un refuge de vagabonds ». Quel prétexte n’alléguez-vous pas pour inquiéter un voisin qui vous gêne ? Vous ne lui donnez aucun repos, vous le persécutez sans relâche, vous ne cessez pas de le tourmenter et de le vexer jusqu’à ce que vous l’avez contraint de chercher une autre retraite. Qu’est-ce qui a fait périr Naboth (1 R 21) ? N’est-ce point l’avidité d’Achab qui voulait, s’emparer de la vigne de cet infortuné Israélite ? L’homme cupide est un mauvais voisin à la ville comme à la campagne. La mer respecte les bornes qui lui ont été assignées ; la nuit observe toujours les mêmes règles : l’homme cupide ne connaît ni temps, ni mesure ; incapable de suivre des degrés, il ressemble au feu qui saisit et dévore tout. Les fleuves qui n’ont que de petits commencements, croissent peu à peu, se débordent enfin avec impétuosité, et entraînent tout ce qui s’oppose à leur passage. C’est ainsi que ceux qui ont établi leur puissance sur les ruines de plusieurs qu’ils ont opprimés, s’enhardissent à des injustices nouvelles, et se servent des premières victimes de leur cupidité comme d’un instrument pour en accabler d’autres. C’est des excès même de leurs crimes qu’ils tirent les moyens d’augmenter leur puissance. Les premiers qu’ils ont rendus malheureux, ils les contraignent de les seconder dans leurs injustes projets, de leur prêter du secours pour faire à d’autres tout le mal qu’ils pourront. Est-il un voisin, est-il un ami, est-il un associé qui soit à l’abri de leurs fureurs ? Rien ne résiste à la violence des richesses ; tout cède à leur tyrannie, tout redoute cette puissance énorme. Quand on a souffert : d’un riche, on est moins occupé à s’en venger qu’à prendre des mesures pour n’en pas souffrir de nouveau. Un riche inique accouple ses bœufs ; il laboure, sème, recueille ce qui ne lui appartient pas. Si vous lui résistez, il vous charge de coups : si vous vous plaignez, vous serez accusé de l’avoir insulté, vous serez traîné devant les tribunaux, jeté en prison. On trouvera des faux témoins qui mettront votre vie en péril. Vous serez trop heureux de donner encore de l’argent pour vous délivrer de cette persécution.

6. Suspendez un peu, ô riches, le cours de vos iniquités : prenez quelque temps pour réfléchir, considérez à quoi aboutira enfin tout cet empressement de grossir votre fortune. Vous avez tant d’arpents de terre propres au labour, tant d’autres plantés d’arbres : vous avez des collines, des plaines, des prés, des fontaines, des fleuves. Quel sera le terme de tout cela ? Trois coudées de terre seulement vous attendent ; un tombeau de quelques pierres suffira pour garder votre misérable cadavre. Pourquoi donc prenez-vous tant de peines ? Pour qui commettez-vous tant d’injustices ? Pourquoi recueillez-vous des fruits inutiles ? Que dis-je ? Inutiles ; ils seront l’aliment d’un feu éternel. Ne reviendrez-vous jamais de cette ivresse ? Ne reprendrez-vous pas de meilleurs sentiments ? Ne rentrerez-vous pas en vous-même ? Ne vous représenterez-vous pas le tribunal du Fils de Dieu ? Que pourrez-vous répondre lorsque vous serez environné des anciennes victimes de vos injustices qui solliciteront la vengeance du Juge suprême ? Que ferez-vous alors, quels défenseurs payerez-vous ? Quels témoins subornerez-vous ? Comment corromprez-vous un Juge qu’on ne peut séduire ? Il n’y aura pas là d’orateur habile, de discours artificieux propres à faire illusion au Juge et à lui dérober la vérité. Vos flatteurs, votre argent, vos dignités, ne vous suivront point. Sans amis, sans secours, sans défenseur, sans défense, confus, honteux, triste, abattu, timide, vous serez laissé seul avec vos crimes. De quelque côté que vous portiez les yeux, vous verrez les témoignages évidents de ces crimes, les larmes de l’orphelin, les gémissements de la veuve, les pauvres que vous aurez outragés, les serviteurs que vous aurez maltraités, les voisins que vous aurez irrités. Tout s’élèvera contre vous. Vos mauvaises actions, triste compagnie, vous entoureront. L’ombre suit le corps ; les péchés suivent les âmes et se montrent sans cesse à elles. Aussi ne pourra-t-on nier alors ce qu’on aura fait ; les plus impudents ne pourront ouvrir la bouche. Les actions de chacun déposeront contre lui, non en élevant la voix, mais en se montrant telles qu’elles ont été faites. Comment puis-je vous décrire toutes les circonstances d’un jugement terrible ? Si vous écoutez mes paroles, si elles vous touchent, pensez à ce jour où « éclatera du haut des cieux la colère du Seigneur » (Ro 1, 18). Songez au glorieux avènement de Jésus-Christ, où « les bons ressusciteront pour la vie éternelle, et les méchants pour entendre l’arrêt de leur condamnation » (Jn 1, 29). Alors les pécheurs seront couverts d’une confusion éternelle ; alors « une flamme ardente dévorera les ennemis de Dieu » (He 10, 27). Comment vous ferai-je impression ? Que vous dirai-je ? Si vous ne désirez pas le royaume céleste, si vous ne redoutez pas l’enfer, où trouver un remède pour guérir votre âme ? Si les punitions les plus humbles ne vous effraient pas, si les récompenses les plus magnifiques ne vous invitent pas, nous parlons à un cœur de pierre.

7. Considérez, ô hommes, quelle est la nature des richesses : Pourquoi l’éclat de l’or vous éblouit-il de la sorte ? L’or, l’argent, le jaspe, l’agate, l’hyacinthe, l’améthyste, en un mot, les pierres les plus précieuses ne sont réellement que des pierres. Voilà ce que les richesses ont de plus brillant. Vous renfermez une partie de ces pierres, et vous condamnez leur éclat aux ténèbres. Vous en portez quelques-unes aux doigts, vous vous glorifiez de leur splendeur et de leur prix. A quoi vous sert, je vous le demande, de montrer votre main, parce qu’un beau diamant y brille ? Ne rougissez-vous pas d’avoir tant d’empressement pour une pierre, et de faire paraître la même faiblesse qu’une femme enceinte, qui par un goût bizarre ronge quelquefois des cailloux ? N’avez-vous pas honte de ramasser avec tarit de soin des pierres et des diamants de toutes les espèces ? Quel homme fier de sa parure a pu prolonger sa vie d’au jour ? Quel est celui dont la mort ait respecté les richesses ? Quel est celui que les maladies aient épargné à cause de son argent ? Jusques à quand l’or sera-t-il le piège des âmes, l’hameçon de la mort, l’appât du péché ? Jusques à quand les richesses seront-elles une source de guerres ? Jusques à quand forgera-t-on pour elles des armes, aiguisera-t-on des glaives ? C’est pour les richesses que lus parents foulent aux pieds la nature, que les frères se regardent d’un œil qui respire le meurtre ; c’est pour les richesses que les déserts sont remplis d’assassins, les mers couvertes de pirates, les villes pleines de calomniateurs. Quel est le père du parjure et du mensonge ? quel est l’artisan des plus fausses accusations ? N’est-ce pas l’or et le désir d’avoir de l’or ? Que les hommes sont malheureux de faire de leurs biens l’instrument de leurs maux ? L’argent vous a été donné pour subvenir aux besoins de votre vie, et non pour vous porter au crime ; pour être la rançon de votre âme, et non l’occasion de votre perte. « Il faut, dites-vous, que je conserve mes biens pour mes enfants ». Tel est le prétexte spécieux de la cupidité. Vous objectez des enfants, et vous satisfaites votre cœur. Ne vous en prenez pas à celui qui n’est pas cause de votre passion. Il a un autre père, un autre maître que vous. C’est de Dieu qu’il a reçu la vie, c’est de Dieu qu’il en attend le soutien. Est-ce que cette maxime de l’Évangile ne regarde point les gens mariés : « Si vous voulez être parfait, vendez ce que vous avez, et donnez-le aux pauvres ». Lorsque vous demandiez à Dieu de bénir votre mariage et de vous donner des enfants, avez-vous ajouté à votre prière ces mots : « Donnez-moi des enfants, afin que je désobéisse à vos préceptes ; donnez-moi des enfants afin que je n’arrive pas au royaume des cieux » ? Avez-vous une caution de la vertu de vos enfants ? Avez-vous quelqu’un qui vous assure qu’ils feront un bon usage des biens que vous leur laisserez ? Les richesses sont pour bien des jeunes gens un moyen de débauches et d’infâmes désordres. N’entendez-vous pas l’Ecclésiaste qui dit : « J’ai vu une folie prodigieuse, des richesses amassées pour un enfant dont elles ont fait le malheur » (Qo 5, 12) ; et ailleurs encore : « Je laisse à un homme après moi des biens amassés avec de grandes peines ; qui peut savoir s’il sera sage ou insensé » (Qo 2, 18) ? Prenez donc garde que ces richesses amassées par vous avec de si grandes peines ne deviennent un jour la matière des crimes de vos enfants, et que vous ne soyez puni pour vos péchés personnels, et pour ceux que vous aurez fait commettre à un autre. Votre âme vous est plus proche que vos enfants, vous tenez à elle par un lien plus étroit : elle a le droit d’aînesse ; il faut qu’elle soit la première partagée. Procurez-lui d’abord une vie abondante, une vie éternelle ; après cela vous distribuerez à vos enfants leur subsistance. Des enfants qui n’ont rien reçu de leur père se sont fait souvent une fortune par leur propre industrie ; mais si vous abandonnez le soin de votre âme, qui en aura compassion ?

8. Ce discours s’adresse à ceux qui ont des enfants : ceux qui n’en ont pas, comment pourront-ils justifier leur avarice ? « Je ne vends pas ce que j’ai, dit un avare, et je ne le donne pas aux pauvres, parce qu’on a mille besoins dans la vie ». Ce n’est donc pas du Seigneur que vous recevez des leçons, ce n’est pas l’Évangile qui doit régler votre conduite ? Mais vous êtes à vous-même votre législateur et votre maître. Voyez à quel péril vous vous exposez en raisonnant de la sorte. Si vous rejetez comme impossibles les commandements que Dieu vous donne comme nécessaires, vous présumez d’être plus sage que le Législateur suprême. « Mais, dites-vous, je jouirai de mes biens pendant ma vie, et, après ma mort, je ferai les pauvres mes héritiers par mon testament ». C’est-à-dire, que vous deviendrez charitable envers les hommes quand vous ne serez plus parmi les hommes : c’est lorsque je vous verrai parmi les morts que je vous dirai ami de vos frères. On vous saura beaucoup de gré d’être devenu libéral et magnifique quand vous serez couché dans le tombeau et réduit en poussière. Pour quel temps, dites-moi, demanderez-vous à être récompensé ? Est-ce pour celui de votre vie, ou pour celui qui a suivi votre mort ? Pendant que vous viviez, livré aux plaisirs et plongé dans les délices, vous ne daigniez point jeter un regard sur le pauvre. Après le trépas, quelles actions peut-on faire ? de quelles actions peut-on demander le prix ? Faites paraître de bonnes œuvres, et demandez-en la récompense. On ne négocie plus après que le marché est fermé ; on ne couronne point celui qui n’entre dans la lice qu’après les combats ; on n’attend point la fin de la guerre pour signaler son courage : ainsi, après la vie, on ne fait plus d’actions méritoires. Vous promettez d’être bienfaisant par écrit et sur une tablette ! Qui donc vous annoncera le moment de votre départ ? Qui vous répondra du genre de votre mort ? Combien ont été enlevés subitement ; par un accident imprévu, sans pouvoir prononcer une parole avant de mourir ? à combien la fièvre n’a-t-elle pas causé un délire total ? pourquoi donc attendez-vous le temps où vous ne serez plus à vous-même, où vous serez plongé dans une nuit profonde, accablé par le mal, où personne ne viendra à votre secours, où vous aurez à vos côtés un héritier avide qui ne songera qu`à pourvoir à ses intérêts et à rendre inutiles vos bonnes résolutions ? Regardant autour de vous et vous voyant abandonné, vous reconnaîtrez alors votre imprudence, vous déplorerez votre folie, d’avoir attendu à accomplir le précepte du Seigneur que l’usage de la voix vous fût presque ôté ; que votre main tremblante ne pût former aucun caractère ; que vous ne pussiez manifester vos intentions, ni par la parole, ni par l’écriture. Mais je suppose que vous avez fait un testament bien clair, où tous les articles soient bien nettement énoncés : une seule lettre transposée suffira pour détruire tous vos projets ; il ne faudra qu’un seul nom falsifié, que deux ou trois témoins subornés, pour faire passer votre héritage à d’autres.

9. Pourquoi vous abuser vous-même, en vous servant de vos richesses pour vivre dans le luxe, et en promettant pour l’avenir de donner ce dont vous ne serez plus le maître ? Votre conduite, comme nous l’avons démontré, est aussi absurde que criminelle. « Je jouirai pendant ma vie des plaisirs, j’accomplirai les commandements après ma mort ». Abraham vous dira : « Vous avez reçu vos biens pendant votre vie » (Lc 16, 25). Le chemin qui mène à la vie éternelle est étroit ; vous n’y pouvez passer si vous n’avez déposé le fardeau de vos richesses. Vous êtes sorti du monde avec ce fardeau ; vous avez négligé de vous en défaire comme vous l’ordonnait le Seigneur. Lorsque vous viviez, vous vous êtes préféré vous-même à ses préceptes : ce n’est qu’après votre mort et votre dissolution que vous les avez préférés à vos ennemis. « Que le Seigneur, dites-vous, reçoive mes biens, afin qu’un tel ne les ait pas ». N’est-ce point là vous venger de vos ennemis plutôt que témoigner de la bienveillance à vos frères ? Lisez votre testament. « Je voudrais vivre encore, dites-vous à-peu-près, et jouir de mes biens ». C’est à la mort qu’on a obligation de ce que vous donnez, et non pas à vous. Si vous eussiez été immortel, vous n’auriez guère songé aux préceptes du Seigneur. « Ne vous trompez pas, on ne se moque point de Dieu » (Ga 6. 7). On ne conduit pas à l’autel un être mort : offrez une victime vivante. Celui qui n’offre que les choses dont il n’a plus besoin, ne saurait être agréé. Eh quoi ! vous n’offrez au Bienfaiteur suprême que ce que la mort va vous arracher malgré vous. Vous n’oseriez pas recevoir des hôtes illustres avec les restes de votre table ; et vous prétendez apaiser Dieu avec les restes de votre fortune ! Voyez, ô riches, le terme de l’attachement aux biens de ce monde, et cessez enfin de sous passionner pour eux. Plus vous aimez vos richesses, plus vous devez être jaloux de ne rien laisser de ce qui vous appartient. Prenez tout pour vous ; emportez tout : ne laissez pas votre fortune à d’autres. Peut-être que vos serviteurs vous refuseront jusqu’à la dernière parure, et que, pour plaire désormais à vos héritiers, ils ne se mettront guère en peine de vous faire d’honorables funérailles. Peut-être même qu’ils se permettront contre vous ces raisonnements philosophiques : « C’est une folie, diront-ils, de parer un mort, d’inhumer avec tant de faste un cadavre insensible. N’est-il pas plus à propos de laisser aux vivants cet habit précieux et magnifique que de l’enterrer et de le laisser pourrir avec un mort ? À quoi bon cette riche sépulture, ce monument si superbe, et tous ces frais inutiles ? Ceux qui survivent feront un meilleur usage de cet argent ». Voilà ce qu’ils diront pour satisfaire à vos dépens d’avides héritiers. Prenez les devants, et construisez-vous vous-même un tombeau. La piété est une belle sépulture. Sortez de ce monde revêtu de tous vos biens. Faites-vous une parure de vos richesses ; ayez-les avec vous. Suivez les avis d’un excellent conseiller, de Jésus-Christ qui vous aime, qui s’est rendu pauvre à cause de nous, afin que nous nous enrichissions par sa pauvreté (2 Co 8, 9), qui s’est livré lui-même pour être le prix de notre rédemption (1 Tim 2, 6). Obéissons-lui comme à un être souverainement sage, qui voit mieux que nous ce qui nous est utile ; écoutons-le comme un être bon qui nous aime ; témoignons-lui notre reconnaissance comme à notre bienfaiteur. Observons fidèlement les préceptes qu’il nous donne, afin que nous soyons héritiers de la vie éternelle en Jésus-Christ lui-même, à qui soient la gloire et l’empire dans les siècles des siècles.

Amen.

Saint Basile le Grand (329-379)
Prière de Saint Basile le Grand pour nos Ennemis
Voici une Prière d’exorcisme « Dieu Tout-Puissant, faites que cet exorcisme accompli en Votre Saint Nom puisse frapper de terreur ce prince du mal » de Saint Basile de Césarée (329-379) surnommé Saint Basile le Grand, Évêque de Césarée de Cappadoce (Turquie) et Docteur de l'Église Catholique Romaine.
La Prière de St Basile le Grand « Dieu Tout-Puissant, faites que cet exorcisme accompli en Votre Saint Nom puisse frapper de terreur ce prince du mal » :

Prions le Seigneur : Dieu suprême, Seigneur des seigneurs, Organisateur des flamboyantes Armées, Créateur des immatérielles Puissances, Artisan de tout ce qui est au ciel et sur la terre, Vous que nul homme n’a vu et ne peut voir, devant qui toute créature est saisie de crainte et de tremblement, Vous qui avez terrassé le chef de Vos armées jadis révolté contre Vous et ayant mis fin à son service par sa désobéissance, puis qui avez livré aux abîmes de ténèbres les anges révoltés avec lui et devenus démons, faites que cet exorcisme accompli en Votre Saint Nom puisse frapper de terreur ce prince du mal et toutes ses phalanges déchues avec lui de la Lumière céleste. Mettez-le en fuite et ordonnez-lui, ainsi qu’à ses démons, de se retirer tout à fait, en sorte qu’il ne puisse plus nuire à l’image marquée de Votre sceau, mais que les confirmés reçoivent fortement le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions et sur toute puissance ennemie. Car tout ce qui respire chante, magnifie et glorifie dans la crainte Votre Nom Très-Saint, Père , Fils et Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

Exorcisme :
Je t’exorcise toi, le pire des blasphémateurs, le chef de la révolte et l’artisan de tout mal.
Je t’exorcise toi qui fus rejeté de la Lumière d’en haut, et plongé pour ton orgueil dans les ténèbres de l’abîme.
Je t’exorcise ainsi que toute puissance déchue qui a suivi ton parti.
Je t’exorcise esprit impur, au Nom du Dieu des Armées, Adonaï, Elohim, Dieu Tout-Puissant, et de toute l’Armée des Anges de Dieu : sors et retire-toi de ce serviteur (cette servante) de Dieu, (Prénom……….).
Je t’exorcise par le Dieu qui a créé l’univers par son Verbe, Notre Seigneur Jésus Christ, son Fils Unique, ineffablement engendré par lui sans passion avant les siècles, auteur de toute la création visible et invisible ; par Celui qui a formé l'homme à Sa propre image, qui l’a guidé tout d’abord par la loi de nature et mis sous la protection des Anges, qui a fait sombrer les pécheurs sous un déluge d’eau en ouvrant les célestes réservoirs, qui a fait périr les géants sacrilèges, renversé la tour des profanateurs et réduit en cendres les villes de Sodome et Gomorrhe par le feu et le soufre, témoin l’incessante fumée qui s’en dégage ; par Celui qui, sous le bâton de Moïse, ouvrit la mer, engloutit sous ses eaux les combattants de l’impiété, Pharaon le tyran et l’armée des ennemis de Dieu, tandis que le peuple traversait à pied sec ; Lui qui, en ces derniers temps, a daigné s’incarner de la Vierge, conservant intacts les scellés de Sa virginité, afin de laver dans les eaux du Baptême l’antique souillure contractée par notre transgression.
Je t’exorcise par Celui qui fut baptisé dans le Jourdain et qui, par l’eau, nous a donné, selon la Grâce, le signe de l’incorruptibilité, tandis que les Anges et toutes les Puissances du ciel furent stupéfiés de Le voir s’abaisser, Lui, le Dieu incarné, alors que le Père sans commencement révélait l’éternelle génération du Fils et que la descente du Saint-Esprit attestait l’unité de la Trinité.
Je t’exorcise par Celui qui a repris le vent et calmé la tempête, qui a chassé des multitudes de démons et, avec de la boue, a rendu la vue aux aveugles de naissance ; qui a renouvelé l’antique forme du genre humain et permis aux muets de parler ; qui guérit les plaies des lépreux et ressuscita les morts du tombeau ; Lui qui, jusqu’à la mort, s’entretint avec les hommes, et qui, par sa Résurrection, dépouilla l’enfer, arrachant l’humanité tout entière à la corruption de la mort.
Je t’exorcise par le Dieu Tout-Puissant qui répandit Son souffle sur les hommes par la voix des prophètes, et s’associa les Apôtres pour répandre la foi dans le monde entier.
Tremble , fuis, va-t’en, retire-toi, démon impur et maudit, démon des enfers et des profondeurs, trompeur et difforme, toi qui te montres par insolence et te dissimules par hypocrisie, où que tu te trouves et te caches, que tu sois Beelzéboul en personne ou quelque esprit faisant des signes, que tu prennes la forme d’un monstre ou l’apparence d’animaux, que tu te manifestes comme vapeur ou fumée, en mâle ou en femelle, comme serpent ou comme oiseau, parlant dans l’obscurité ou encore sourd et muet, suscitant l’épouvante par tes incursions ou par des convulsions, en tramant des complots ou dans la pesanteur du sommeil, dans la faiblesse ou dans la maladie, par des éclats de rire ou des larmes de plaisir ; en démon libertin, malodorant, voluptueux, concupiscent, en ami de la drogue et de l’impureté, de la magie et de l’occultisme, en celui qui hante les maisons avec effronterie ou en celui qui attise les querelles et fomente les troubles, qui change avec la lune et tourne avec le temps, qui paraît à midi ou à minuit, dans la nuit, ou en plein jour, survenant de toi-même ou envoyé par quelqu’un, surgissant à l’improviste : sur mer, sur un fleuve, sur terre, dans un puits, un précipice, une fosse, un étang, un marécage, une forêt, un lieu retiré ou impur, un bois, une chênaie, un arbre, un oiseau, un éclair, un établissement de bains, une fontaine, un monument païen, là où nous savons ou nous l’ignorons, à notre su ou à notre insu, ou encore d’un lieu inattendu : va-t’en ! Honte à toi en présence de l’image créée et façonnée par la main de Dieu. Crains la ressemblance du Dieu incarné et cesse de te cacher dans son serviteur (sa servante) (Prénom……….). Ce qui t’attend, c'est une verge de fer, la fournaise ardente, l’exil au plus profond de l’enfer, les grincements de dents pour ta désobéissance.
Tremble, tais-toi et va-t’en  ! Ne reviens pas, te cachant sous quelque autre malfaisance d’esprits impurs, mais prends la fuite vers un pays désert et desséché, vers une terre inculte et inhabitée que Dieu seul garde et où Il enchaîne tous ceux qui complotent et œuvrent contre Son image. C'est Lui qui te chasse au loin et te précipite dans les ténèbres de l’enfer, toi, le diable tentateur et auteur de tous les maux. Parce qu’elle est grande la crainte qu’inspire notre Dieu, aussi grande que la gloire du Père , du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

Prions le Seigneur : Dieu du ciel, Dieu de lumière, Dieu des Anges soumis à Votre pouvoir, Dieu des Archanges qui servent votre Majesté, Dieu des glorieuses Dominations, Dieu des Saints, Père de Notre Seigneur Jésus Christ, Vous qui avez délivré les âmes liées à la mort, qui, par votre Fils Unique, avez illuminé les hommes plongés dans les ténèbres, qui avez mis fin à nos douleurs et dissipé toute peine en éloignant de nous toutes les attaques de l’ennemi ; et Vous, Fils et Verbe de Dieu, qui, par Votre mort, nous avez rendu immortels, et, par Votre gloire, nous avez glorifiés, qui, par votre Résurrection, nous avez permis de passer des hommes vers Dieu ; Vous qui, par votre Croix, avez porté les chaînes de nos péchés et avez assumé notre misère et l’avez guérie ; Seigneur, Vous qui nous avez frayé un chemin vers le Ciel, changeant en immortalité notre condition mortelle, exaucez-moi qui, avec amour et tremblement, fais appel à Vous, dont la crainte fait fondre les montagnes de la terre avec le firmament, dont la puissance effraie les muets éléments pour qu’ils gardent leurs limites, grâce auquel le feu du châtiment ne dépassera pas les bornes que Vous lui avez fixées, mais attendra strictement Votre décision ; par qui toute la création connaît les douleurs de l’enfantement et pousse d’ineffables gémissements, ayant reçu l’ordre de demeurer jusqu’au temps fixé. Vous qui avez tenu à l’écart toute puissance adverse, et avez soumis les armées de l’ennemi, terrassé le diable, foulé au pied le serpent et fait périr le dragon ; Vous avez illuminé et rendu fortes les nations qui Vous ont reconnu comme Dieu, Seigneur, grâce auquel la vie a été manifestée, l’espérance fondée, la foi établie, l’Évangile annoncé, et par qui l'homme a été reformé de la terre par la foi en Vous : qui est comme Vous, Dieu Tout-Puissant ?
C'est pourquoi nous Vous prions, Dieu de nos pères et Seigneur de Miséricorde, Être suprême qui précédez tous les temps : accueillez celui qui est venu vers Vous en votre Saint Nom, en celui de votre Fils Bien-Aimé, Jésus Christ, et en celui de votre Saint et Vivifiant Esprit. Éloignez de son âme toute faiblesse, tout manque de foi, tout esprit impur, convulsif, esprit infernal, sentant le feu, malodorant, obscène, ami de l’or et de l’argent, coléreux, lascif, tout esprit malsain, ténébreux, difforme ou impudique. Oui, Seigneur, éloignez de Votre serviteur (servante) (Prénom……….) toute influence du diable, qu’elle vienne de la magie, de la drogue, de l’idolâtrie, de la voyance par les astres, de l’observation des oiseaux, de la nécromancie, de l’impureté, de la pornographie, de l’avarice, de l’ivresse, de la débauche, de la fornication, de l’obscénité, de l’impudeur, de la colère, de la zizanie, de la déstabilisation ou de toute méchante insinuation. Oui, Seigneur notre Dieu, insufflez-lui votre Esprit de paix, afin que gardé(e) par lui, il (elle) produise les fruits de la foi, de la vertu, de la sagesse, de la pureté, de la tempérance, de l’amour, de la bonté, de l’espérance, de la douceur, de la longanimité, de la patience, de la chasteté et de la compréhension. Car ce serviteur (cette servante) est Vôtre, il (elle) croit en la consubstantielle Trinité ; les Anges et les Archanges en sont témoins, ainsi que toute l’armée des cieux.
Avec lui (elle), gardez aussi nos cœurs, Seigneur, car Vous en avez le pouvoir. Nous vous rendons gloire, Père , Fils et Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

Saint Basile le Grand (329-379)
Prière de Saint Basile de Césarée sur l'Espérance
Voici une Prière pour les paysans, les agriculteurs d’aujourd’hui afin d’obtenir les biens de la terre « Souvenez-Vous, Seigneur, des semences que nos champs ont reçues cette année » de Saint Basile de Césarée (329-379) surnommé Saint Basile le Grand, Évêque de Césarée de Cappadoce (Turquie) et Docteur de l'Église Catholique Romaine.
La Prière de St Basile « Souvenez-Vous, Seigneur, des semences que nos champs ont reçues cette année » :

« Souvenez-Vous, Seigneur, des semences que nos champs ont reçues cette année, et puissent-elles croitre heureusement avec l'aide de votre Grâce ! Réjouissez ainsi la face de la terre, afin que nous voyions toute sa fécondité et que ses fruits soient multipliés à l'infini ; que la moisson, ainsi que la semence, soit dirigée par Vous, et que notre vie aussi soit gouvernée selon votre Volonté. Bénissez avec votre Bonté ordinaire la couronne des jours de l'année, à cause des pauvres de votre peuple, à cause des veuves et des orphelins, à cause des étrangers, à cause de tous les nécessiteux, et à cause de nous, enfin, qui avons confiance en Vous et qui cherchons avec ardeur la Gloire de votre Nom. N'est-ce pas en Vous, Seigneur, qu'espèrent les yeux de tous ; ne donnez-Vous pas à toutes Vos créatures leur nourriture en temps opportun ? Eh bien ! Agissez à notre égard avec cette clémence, Vous qui nourrissez tous les êtres ; remplissez ainsi notre cœur de joie, afin que nous ne manquions jamais du nécessaire, et qu'outre l'abondance des moissons, nous portions dans notre cœur l'abondance des bonnes œuvres ».

Ainsi soit-il.

Saint Basile le Grand (329-379)
Prière de Saint Basile avant, pendant et après la Sainte Messe
Voici une Prière pour le commencement de la Sainte Messe « Ô Seigneur, au moment où nous allons Vous offrir ce Sacrifice redoutable mais non sanglant de la Messe » de Saint Basile de Césarée (329-379) surnommé Saint Basile le Grand, Évêque de Césarée de Cappadoce (Turquie) et Docteur de l'Église Catholique Romaine.
La Prière de Saint Basile « Ô Seigneur, au moment où nous allons Vous offrir ce Sacrifice redoutable mais non sanglant de la Messe » :

« Ô Seigneur, qui, poussé par une ardente et inexplicable charité pour les hommes, avez envoyé dans le monde votre Fils unique, afin qu'il ramenât la pauvre brebis perdue, ne nous repoussez pas, misérables pécheurs que nous sommes, au moment où nous allons Vous offrir ce Sacrifice redoutable, mais non sanglant, de la Messe. Ce n'est pas en notre justice, ô mon Dieu, c'est en Votre miséricorde que nous menons notre confiance, en cette Miséricorde qui nous a faits Vos enfants. Nous Vous supplions, à genoux devant Votre infinie Bonté, de faire que ce Mystère, institué pour notre salut, ne tourne pas aujourd'hui à notre condamnation, mais à la destruction de nos fautes, à la rénovation de nos âmes et de nos corps, en sorte qu'il Vous soit agréable, ô Père céleste et à votre Fils, et à l'Esprit vivifiant qui Vous est consubstantiel, et maintenant, et toujours, et dans toute la suite des siècles ».

Ainsi soit-il.

Saint Basile le Grand (329-379)