24 janvier
Saint François de Sales, évêque et docteur de l’Église
« Prière à Saint Joseph » de St François de Sales à Saint-Joseph
Voici une Prière au glorieux et aimable Saint Joseph pour qu’il nous couvre du manteau de ses miséricordes « Bon Saint Joseph, ayez pitié de nos gémissements et de nos larmes » de Saint François de Sales (1567-1622) né au château de Sales près de Thorens-Glières, Prince et Évêque de Genève résidant à Annecy, Docteur de l'Église Catholique fêté le 24 janvier et Fondateur de l’Ordre de la Visitation.
La Prière à Saint Joseph de Saint François de Sales « Bon Saint Joseph, ayez pitié de nos gémissements et de nos larmes » :
« Glorieux Saint Joseph, époux de Marie, accordez-nous votre protection paternelle, nous vous en supplions par le Cœur de Jésus et le Cœur Immaculé de Marie. Ô vous dont la puissance s’étend à toutes nos nécessités et qui savez rendre possibles les choses les plus impossibles, ouvrez vos yeux de père sur les intérêts de vos enfants. Dans l’embarras et la peine qui nous pressent, nous recourons à vous avec confiance. Daignez prendre sous votre charitable conduite cet intérêt important et difficile, cause de notre inquiétude. Faites que son heureuse issue tourne à la Gloire de Dieu et au bien de ses dévoués serviteurs. Ô vous que l’on n’a jamais invoqué en vain, aimable Saint Joseph, vous dont le crédit est si puissant auprès de Dieu, que l’on a pu dire « au Ciel Saint Joseph commande plutôt qu’il ne supplie », tendre père, priez pour nous Jésus, priez pour nous Marie. Soyez notre avocat auprès de ce Divin Fils dont vous avez été ici-bas le père nourricier si attentif, si aimant, et le protecteur fidèle. Soyez notre avocat auprès de Marie, dont vous avez été l’époux si aimant et si tendrement aimé. Ajoutez à toutes vos gloires celle de gagner la cause difficile que nous vous confions. Nous croyons, oui, nous croyons que vous pouvez exaucer nos vœux en nous délivrant des peines qui nous accablent et des amertumes dont notre âme est abreuvée. Nous avons de plus la ferme confiance que vous ne négligerez rien en faveur des affligés qui vous implorent. Humblement prosternés à vos pieds, bon Saint Joseph, nous vous en conjurons, ayez pitié de nos gémissements et de nos larmes. Couvrez-nous du manteau de vos miséricordes et bénissez-nous ».
Ainsi soit-il.
Saint François de Sales (1567-1622)
Prière à Saint Joseph de Saint François de Sales à Saint-Joseph
Voici la Prière à Saint Joseph de Saint François de Sales (1567–1622) : « Glorieux Saint Joseph ». Saint François de Sales est un Ecclésiastique savoyard né au château de Sales près de Thorens-Glières, Évêque de Genève en résidence à Annecy et Docteur de l'Église catholique.
Prière à Saint Joseph de Saint François de Sales :
« Glorieux Saint Joseph, époux de Marie, accordez-nous votre protection paternelle, nous vous en supplions par le cœur de Jésus-Christ. O vous, dont la puissance infinie s'étend à toutes nos nécessités et sait nous rendre possibles les choses les plus impossibles, ouvrez vos yeux de Père sur les intérêts de vos enfants. Dans l'embarras et la peine qui nous pressent, nous recourons à vous avec confiance; daignez prendre sous votre charitable conduite cette affaire importante et difficile, cause de nos inquiétudes. Faites que son heureuse issue tourne à la gloire de Dieu et au bien de ses dévoués serviteurs. Ainsi soit-il »
Saint François de Sales (1567–1622)
Saint François de Sales est un Prêtre savoyard du XVIIe siècle. François de Sales sillonne le diocèse de Genève, prêche sur les places publiques et fait imprimer ses sermons pour qu’ils soient placardés dans les lieux publics de la Genève protestante. Devenu évêque, Saint François de Sales fonde l’ordre de la Visitation avec sainte Jeanne de Chantal. Toute sa vie durant, saint François de Sales se met à l’école de Jésus « doux et humble de cœur » (Mt 11, 29). Il insiste sur le fait que la Sainteté est ouverte à tous. Et qu’il s’agit simplement de rechercher l’essentiel de notre vie : tout faire et tout recevoir par amour.
Prière pour une « future mère » de Saint François de Sales pour les Familles
Prière de Saint François de Sales (1567–1622), Prince et Évêque de Genève, grande figure de la Contre-réforme Catholique, composée pour une « future maman ».
La Prière de Saint François de Sales pour une « future maman » :
« Dieu éternel, Père d'infinie bonté, qui avez ordonné le mariage pour accroître la race humaine et repeupler la Cité céleste et qui avez dévolu à la femme le rôle principal en cette tâche, c'est votre volonté que la fécondité apporte la preuve de votre bénédiction.
Jetez maintenant un regard sur moi, prosternée dans l'adoration devant la face de votre Majesté, afin de vous remercier pour la conception de l'enfant, don que avez fait à mon corps. Mais, Seigneur, puisque Vous avez agi ainsi dans votre bonté, étendez les bras de votre Providence et menez à la perfection l'œuvre que Vous avez commencée. Communiquez à ma gestation quelque chose de Votre divine excellence, et par votre assistance indéfectible, aidez-moi à porter cet enfant, fruit de votre pouvoir créateur, jusqu'à l'heure de l'enfantement. Dieu de ma vie, venez à mon aide, soutenez de votre main sacrée ma faiblesse et recevez ce fruit de mes entrailles ; préservez le nouveau-né qui vous appartient, jusqu'à ce que le sacrement du baptême le dépose dans le sein de votre épouse, l'Eglise, faites-le vôtre également par la Rédemption.
Sauveur de mon âme, vous qui sur la terre montrâtes tant de tendresse à l'égard des petits enfants assemblés autour de vous, recevez-en encore un autre, je vous prie, et adoptez-le parmi vos fils. Lorsqu'il vous appartiendra et pourra vous appeler Père, alors Votre nom sera sanctifié en lui et votre règne arrivera. C'est pourquoi, ô Rédempteur du monde, je voue, dédie et consacre mon enfant, de tout mon cœur, à Votre loi, à l'amour de Votre service et au service de Votre amour. Etant donné que Votre juste colère a assujetti la mère de la race humaine ainsi que sa postérité pécheresse à beaucoup de souffrances et de peines dans l'enfantement, j'accepte de vos mains, Seigneur, toutes les douleurs qui seront les miennes à cette heure. Je vous fais pourtant une prière : Au nom de la Sainte joie avec laquelle votre innocente Mère a enfanté, soyez miséricordieux à l'heure de ma délivrance envers la pauvre pécheresse que je suis et bénissez-moi, ainsi que l'enfant que Vous m'avez donné, de la bénédiction de votre amour éternel. Avec une complète confiance en votre bonté, je demande ce don en toute humilité.
Et vous, très sainte Vierge-Mère, incomparable souveraine, gloire sans pareille de toutes les femmes, ouvrez largement vos bras protecteurs et recevez dans le sein maternel de votre infinie délicatesse mes désirs et mes supplications, de sorte que votre Fils, dans Sa miséricorde, puisse daigner accueillir ma prière. O vous, la plus aimable de toutes les créatures, au nom de l'amour virginal dont Vous avez chéri saint Joseph, votre très cher époux, au nom des mérites infinis de la naissance de votre Fils, des entrailles sacrées qui L'ont porté, des mamelles qui L'ont allaité, je vous supplie d'obtenir pour moi ce que je demande.
Saints anges de Dieu, désignés pour me garder, moi et l'enfant que je porte, défendez-nous, gouvernez-nous, afin que, sous votre protection, nous puissions un jour atteindre à la gloire qui fait vos délices et en votre compagnie, louer et bénir le Seigneur et Maître de nous tous, qui vit et règne éternellement. Ainsi soit-il. »
Saint François de Sales (1567-1622)
Prière à la « Vierge Marie » de Saint François de Sales à la Sainte Vierge
Voici la « Prière à la Très Sainte Vierge Marie » de Saint François de Sales (1567-1622) qui fut essentiellement un pasteur. Missionnaire puis évêque de Genève résidant à Annecy, fondateur de la Visitation avec Jeanne-Françoise de Chantal, il se fit tout à tous par la parole et par l'écrit, traitant de théologie avec les protestants, mettant la vie spirituelle à la portée des laïcs, attentifs aux petits comme aux grands.
La Prière Mariale de Saint François de Sales :
« Ayez mémoire et souvenance, très douce Vierge, que vous êtes ma Mère et que je suis votre fils ; que vous êtes puissante et que je suis un pauvre homme vil et faible. Je vous supplie, très douce Mère, que vous me gouverniez et me défendiez dans toutes mes voies et actions. Ne dites pas, gracieuse Vierge, que vous ne pouvez ; car votre bien-aimé Fils vous a donné tout pouvoir, tant au ciel comme en la terre. Ne dites pas que vous ne devez ; car vous êtes la commune Mère de tous les pauvres humains et particulièrement la mienne. Si vous ne pouviez, je vous excuserais disant : il est vrai qu'elle est ma mère et qu'elle me chérit comme son fils, mais la pauvrette manque d'avoir et de pouvoir. Si vous n'étiez ma Mère, avec raison je patienterais disant : elle est bien assez riche pour m'assister ; mais hélas, n'étant pas ma mère, elle ne m'aime pas. Puis donc, très douce Vierge, que vous êtes ma Mère et que vous êtes puissante, comment vous excuserais-je si vous ne me soulagez et ne me prêtez votre secours et assistance ? Vous voyez, ma Mère, que vous êtes contrainte d'acquiescer à toutes mes demandes. Pour l'honneur et la gloire de votre Fils, acceptez-moi comme votre enfant, sans avoir égard à mes misères et péchés. Délivrez mon âme et mon corps de tout mal et me donnez toutes vos vertus, surtout l'humilité. Enfin, faites-moi présent de tous les dons, biens et grâces, qui plaisent à la Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit. Ainsi soit-il. »
Saint François de Sales (1567-1622)
Prière de Saint François de Sales à la Sainte Vierge
Voici la Prière Mariale « Ô Très Sainte Vierge pleine de grâce et demeure du Seigneur » de Saint François de Sales (1567-1622), Ecclésiastique savoyard né au château de Sales près de Thorens-Glières, Évêque de Genève en résidence à Annecy et Docteur de l'Église catholique.
La Prière de Saint François de Sales « Ô Très Sainte Vierge pleine de grâce et demeure du Seigneur » :
« Ô Très Sainte Vierge que tout le monde vous nomme Rejeton de Jessé, Tour de David, Porte du Ciel, Maison de sagesse ; pour moi, je veux vous appeler, avec l'Ange, pleine de grâce, et demeure du Seigneur. Rendez-moi agréable à votre Fils, afin que je lui chante tous les jours de nouveaux cantiques de louange, avec une nouvelle ferveur d'esprit. Ô Vierge incomparable qui pourra raconter la surabondance de vos grâces ? Les autres Saints ressemblent aux rivières, et vous à la mer. Je vous remercie, ô Très Sainte Trinité, de la plénitude des grâces dont vous avez, pour ainsi dire, inondé ce champ virginal, pour le rendre fécond ; je vous supplie, par ses mérites, de m'en donner quelque petite portion, afin que mon âme en demeure remplie selon sa capacité. Ô Mère de miséricorde, faites couler dans mon sein quelques ruisseaux de cette surabondance de grâces, afin que le vide de mon cœur en demeure rempli, et que par là mes œuvres soient pleines et parfaites devant Dieu. Ô Sainte Vierge, obtenez-nous la ferveur et la grâce de bien user de toutes celles que Dieu nous communiquera, d'y coopérer fidèlement, de nous avancer généreusement en esprit, de l'honorer dans toutes nos démarches, tant intérieures qu'extérieures, en accomplissant tous les devoirs auxquels notre condition nous oblige, tant envers les hommes qu'envers Lui-même, et nous soumettant entièrement à sa divine Providence. Ô Sainte Vierge, que je serais heureux, si toutes les actions de ma vie étaient dédiées à Dieu, comme ont été les vôtres. Mais cela n'étant pas, il ne me reste qu'un désir, ô sacrée Vierge, qui est de vous prier de m'obtenir cette faveur, que dès à présent je suive le bon plaisir de Dieu, et que je dégage mon affection de tout ce qui n'est point Lui, afin de l'aimer de toutes mes forces, et de tout mon cœur à jamais. Ainsi soit-il. »
Saint François de Sales (1567-1622)
Prière de Saint François de Sales pour la Présentation
Voici une Prière sur la Présentation de Marie au Temple qui fait référence au Psaume 118 de David « Ô Marie qui marchait en Ta voie sans tâche de péché » de Saint François de Sales (1567-1622), Évêque de Genève en résidence à Annecy, Fondateur de l’Ordre de la Visitation avec Sainte Jeanne de Chantal et Docteur de l'Église Catholique.
Marie, à l'âge de 3 ans, fut portée au Temple de Jérusalem par ses parents pour y prier et servir Dieu
La Prière sur la Présentation de Marie de St François de Sales « Ô Marie qui marchait en Ta voie sans tâche de péché » :
« Ô mon Dieu, que j'eusse bien désiré de me pouvoir vivement représenter la consolation et suavité de ce voyage depuis la maison de Joachim jusque au Temple de Jérusalem ! Quel contentement témoignait cette petite Infante voyant l'heure venue qu'elle avait tant désirée ! Ceux qui allaient au Temple pour y adorer et offrir leurs présents à la divine Majesté chantaient tout au long de leur voyage ; et pour cet effet le royal prophète David avait composé tout exprès un psaume que la Sainte Eglise nous fait dire tous les jours au divin Office. Il commence par ces mots : « Bienheureux sont ceux, Seigneur qui marchent en Ta voie sans macule (Psaume 118), sans tâche de péché » ; en Ta voie, c'est-à-dire en l'observance de Tes commandements. Les Bienheureux saint Joachim et sainte Anne chantaient donc ce cantique au long du chemin, et notre glorieuse Dame et maîtresse avec eux. Ô Dieu, quelle mélodie ! Ô qu'elle l'entonna mille fois plus gracieusement que ne firent jamais les anges ; de quoi ils furent tellement étonnés que, troupe à troupe, ils venaient pour écouter cette céleste harmonie et, les cieux ouverts, ils se penchaient sur les balustres de la Jérusalem céleste pour regarder et admirer cette très aimable Pouponne. J'ai voulu dire ceci en passant à fin de vous bailler sujet de vous entretenir le reste de cette journée à considérer la suavité de ce voyage ; afin de vous émouvoir à écouter ce divin Cantique que notre glorieuse Princesse entonne si mélodieusement, et ce avec les oreilles de Votre dévotion, car le très heureux Saint Bernard dit que la dévotion est l'oreille de l'âme. Ainsi soit-il. »
Saint François de Sales (1567-1622)
Prière de Saint François de Sales à Dieu le Père
Voici la Prière « Je crie vers Toi, ô mon Dieu » de Saint François de Sales (1567-1622), Ecclésiastique savoyard né au château de Sales près de Thorens-Glières, Évêque de Genève en résidence à Annecy et Docteur de l'Église catholique.
La Prière de Saint François de Sales « Je crie vers Toi, ô mon Dieu » :
« Je crie vers Toi, ô mon Dieu, je prononce ton Nom très saint, mais sans pouvoir jamais te saisir ! Seigneur mon Dieu, tu es plus grand que nos paroles, plus silencieux que notre silence, plus profond que nos pensées, plus élevé que nos désirs. Donne-nous, ô Dieu souverain, si grand et si proche, un cœur vivant, des yeux nouveaux, pour te découvrir et pour t’accueillir quand tu viens à nous. Ainsi soit-il. »
Saint François de Sales (1567-1622)
Prière de Saint François de Sales à Dieu le Père
Voici une Prière dans l'inquiétude et la sécheresse « Quoi qu'il arrive Seigneur, je Vous aime ! » de Saint François de Sales (1567-1622), Ecclésiastique savoyard né au château de Sales près de Thorens-Glières, Évêque de Genève en résidence à Annecy et Docteur de l'Église catholique. A vingt ans, Saint François traverse une crise de l'âme et de l'esprit. Dans une prière presque désespérée, il crie à Dieu que, quel que soit l'avenir que la Sagesse lui réservera, il ne cessera d'aimer.
La Prière de Saint François de Sales « Quoi qu'il arrive Seigneur, je Vous aime ! » :
« Quoi qu'il arrive, Seigneur, quoi que vous ayez arrêté à mon égard, je vous aimerai au moins en cette vie, s'il ne m'est pas donné de vous aimer dans la vie éternelle. Ô Seigneur Jésus, si je dois être maudit parmi les maudits qui ne verront pas votre doux visage, accordez-moi au moins de ne pas être de ceux qui maudiront votre saint Nom. Ô Dieu, quelle détresse a une âme qui aime Dieu, de ne savoir seulement pas s'il est en elle, ou non, et si l'amour divin pour lequel elle combat est du tout éteint en elle ou non ! Mais c'est la fine fleur de la perfection de l'amour céleste que de faire souffrir et combattre l'amant pour l'amour, sans savoir s'il a l'amour pour lequel et par lequel il combat. Ainsi soit-il. »
Saint François de Sales (1567-1622)
Prière de Saint François de Sales à Jésus-Christ
Voici une Prière devant Jésus crucifié « Ô Seigneur, qui me délivrera si ce n'est Vous ? » de Saint François de Sales (1567-1622), Ecclésiastique savoyard né au château de Sales près de Thorens-Glières, Évêque de Genève en résidence à Annecy et Docteur de l'Église catholique.
La Prière de Saint François de Sales « Ô Seigneur, qui me délivrera si ce n'est Vous ? » :
« Qui me donnera la grâce que je puisse en quelque façon donner allégement à mon Sauveur affligé ? Que ne m'est-il loisible de prendre mes habits les plus précieux pour couvrir votre nudité ? Que n'ai-je du baume excellent pour en oindre vos plaies ? Que ne suis-je près de vous sur la croix pour soutenir votre corps entre mes bras, afin que la pesanteur ne déchirât pas si fort les plaies de vos pieds et de vos mains ? Mais surtout, que ne puis-je empêcher les pécheurs de tant offenser votre cœur. Mais, Seigneur, pourquoi m'amusé-je à ces désirs, desquels je n'ai pas la force d'en pratiquer un seul ! Comment vous donnerais-je mes habits précieux, moi qui n'en donnai jamais un vil et usé à vos pauvres ? Sur la croix, vous ne me les demandez pas et je vous les offre ; en vos pauvres, vous me les demandez et je les refuse. Ô vaines et misérables offres qui ne sont qu'en apparence et en effet ne sont que moqueries. Comment répandrais-je du baume sur vos plaies, puisque je ne répandis jamais un verre d'eau pour vos pauvres ? Comment voudrais-je vous supporter en croix, puisque je ne fuis jamais rien tant que les croix ? Mon iniquité est donc bien grande ? Ô que je suis misérable de m'y être si souvent abîmé ! Ô Seigneur, qui me délivrera de ce labyrinthe si ce n'est vous ? Pour me délivrer de l'enfer et me délivrer de perdition, hélas, Seigneur, que vous souffrez ! Et moi, misérable, que je souffre pour m’y engager ! Tout ce que j'ai souffert jusqu'à présent n’a été qu’à ma perte. Non, vous me voulez sauver, Seigneur, que votre volonté soit faite ! Ainsi soit-il. »
Saint François de Sales (1567-1622)
Prière de Saint François de Sales de Protection
Voici la Prière « Gardez-vous bien surtout de ne pas quitter la main et la protection du Père céleste » de Saint François de Sales (1567-1622), Ecclésiastique savoyard né au château de Sales près de Thorens-Glières, Évêque de Genève en résidence à Annecy et Docteur de l'Église catholique.
La Prière de Saint François de Sales « Gardez-vous bien surtout de ne pas quitter la main et la protection du Père céleste » :
« Par la main, faites comme les petits enfants qui de l’une des mains se tiennent à leur père, et de l’autre cueillent des fraises ou des mûres le long des haies ; car, de même, amassant et maniant les biens de ce monde de l’une de vos mains, tenez toujours de l’autre la main du Père céleste, vous tournant de temps en temps vers lui, pour voir s’il a agréable vos activités ou vos occupations. Gardez-vous bien surtout de ne pas quitter sa main et sa protection, car s’il vous abandonne, vous ne ferez point de pas sans donner du nez en terre. Je veux dire que quand vous serez parmi les affaires et occupations communes, qui ne requièrent pas une attention si forte et si pressante, vous regardiez plus Dieu que les affaires ; et quand les affaires sont de si grande importance qu’elles requièrent toute votre attention pour être bien faites, de temps en temps vous regarderez à Dieu, comme font ceux qui naviguent en mer, lesquels, pour aller à la terre qu’ils désirent, regardent plus en haut au ciel que non pas en bas où ils voguent. Ainsi soit-il. »
Saint François de Sales (1567-1622)
Prière de Saint François de Sales du Matin
Voici une Prière à réciter à genoux le matin au réveil « Ô mon Dieu, je Vous remercie de m'avoir conservé cette nuit » de Saint François de Sales (1567-1622) né au château de Sales près de Thorens-Glières, Évêque de Genève en résidence à Annecy, Docteur de l'Église catholique et Fondateur de l’Ordre de la Visitation.
La Prière de St François de Sales « Ô mon Dieu, je Vous remercie de m'avoir conservé cette nuit » :
« Prosterné devant Vous, ô mon Dieu, je Vous adore du plus profond de mon âme, et Vous remercie de tous les bienfaits que j'ai reçus de Vous depuis que Vous m'avez donné l'être, et particulièrement de m'avoir conservé cette nuit. Je Vous offre mon cœur, avec toutes les affections et résolutions que Vous m'avez données pour votre Gloire, en l'union de cette offrande amoureuse que mon très cher Sauveur, votre Fils, Vous fit de Lui-même en l'arbre de la Croix : je Vous demande à cet effet le Secours de Votre sainte Grâce, et votre Bénédiction. Ô Jésus, mon Sauveur, je salue et invoque à ce même effet la Très-Sainte Vierge votre Mère ; j'implore son Secours et Lui demande aussi sa Bénédiction, celle de mon bon Ange, de mes bienheureux Protecteurs, et de tous les Saints. Ainsi soit-il. »
Saint François de Sales (1567-1622) - « Conduite pour la Confession et la Communion » p. 3
Prière de Saint François de Sales du Soir
Voici la Prière du soir avant de se coucher « Mon Dieu, je me présente humblement à Vous pour Vous rendre compte de cette journée » de Saint François de Sales (1567-1622) né au château de Sales près de Thorens-Glières, Prince et Évêque de Genève en résidence à Annecy, Docteur de l'Église Catholique et Fondateur de l’Ordre de la Visitation.
La Prière de St François de Sales « Mon Dieu, je me présente humblement à Vous pour Vous rendre compte de cette journée » :
« Mon Dieu, je me présente devant Vous à la fin de cette journée, pour Vous adorer par Jésus-Christ Votre Très-Cher Fils, et Vous remercier, en son Nom, de toutes les Grâces que j'ai reçues de Vous. Mon Dieu, souverain Juge des hommes, qui par une Miséricorde infinie, ne voulez pas que le pécheur périsse, mais qu'il évite par la pénitence Vos redoutables Jugements ; je me présente humblement à Vous, pour Vous rendre compte de cette journée. Donnez-moi, Seigneur, des lumières dont j'ai besoin pour connaitre mes fautes, et la douleur nécessaire pour les bien détester. Mon Dieu, qui voyez mes péchés, voyez aussi la douleur de mon cœur. J'ai un extrême regret de Vous avoir offensé, parce Vous êtes infiniment bon, et que le péché Vous déplaît. Pardonnez-moi par les mérites de la Passion et de la Mort de Votre Très Cher Fils, donnez-moi la Grâce d'accomplir la résolution que je prends maintenant de faire pénitence, et de ne Vous offenser jamais. Bénissez, ô mon Dieu, le repos que je vais prendre pour réparer mes forces, afin de Vous mieux servir. Vierge Sainte, Mère de mon Dieu, et après Lui mon unique espérance ; mon bon Ange, mon saint Patron, intercédez pour moi ; protégez-moi pendant cette nuit, tout le temps de ma vie, et à l'heure de ma mort. Répandez, Seigneur, vos Bénédictions sur mes parents, mes bienfaiteurs, mes amis et mes ennemis ; protégez tous ceux que Vous m'avez donné pour maîtres, tant spirituels que temporels ; secourez les pauvres, les prisonniers, les affligés, les voyageurs, les malades et les agonisants ; convertissez les hérétiques, et éclairez les infidèles. Dieu de Bonté et de Miséricorde, ayez aussi pitié des âmes des fidèles qui sont dans le purgatoire ; mettez fin à leurs peines, et donnez à celles pour lesquelles je suis obligé de prier, le repos et la lumière éternelle. Ainsi soit-il. »
Saint François de Sales (1567-1622) - « Conduite pour la Confession et la Communion » p. 8-12
Prière de Saint François de Sales à la Sainte Vierge
Voici une Prière à la Très Sainte Vierge Marie « Ô ma Reine, soyez mon avocate auprès de votre Fils » écrite à l’âge de dix-sept ans par Saint François de Sales (1567-1622) né au château de Sales près de Thorens-Glières, Prince et Évêque de Genève en résidence à Annecy, Docteur de l'Église Catholique et Fondateur de l’Ordre de la Visitation.
La Prière de St François de Sales « Ô ma Reine, soyez mon avocate auprès de votre Fils » :
« Je serai donc privé de la Grâce de mon Dieu qui précédemment était pour moi si aimable et si suave ! Ô Amour, ô Beauté, à qui j'ai consacré toutes mes affections je ne jouirai donc plus de Vos consolations ? Ô Vierge Mère de Dieu, la plus Belle de toutes les filles de Jérusalem, je ne Vous verrai donc point dans le paradis ? Ah ! S’il ne m'est pas donné de contempler Vos traits ravissants, ne permettez pas du moins que je sois réduit à Vous blasphémer et à Vous maudire dans l'enfer. Ô ma Reine, soyez mon avocate auprès de votre Fils, Auquel je n'ai pas la hardiesse de m’adresser. Ô ma Mère, si dans l'autre monde je dois avoir le malheur de ne pas aimer mon Dieu, quoique je Le sache si digne d'être aimé, du moins obtenez-moi que je L'aime en ce monde le mieux que je pourrai. C'est la Grâce que je Vous demande et que j'espère de Vous. Ainsi soit-il. »
Saint François de Sales (1567-1622)
Prière de Saint François de Sales pour les Défunts
Voici une Prière pour accepter la mort aussi bien que la vie de tout ce (et ceux) que nous aimons face à la mort « Ô mon Dieu, que cette vie est trompeuse et que ses consolations sont courtes » de Saint François de Sales (1567-1622) né au château de Sales près de Thorens-Glières, Prince et Évêque de Genève en résidence à Annecy, Docteur de l'Église Catholique et Fondateur de l’Ordre de la Visitation.
La Prière de François de Sales « Ô mon Dieu, que cette vie est trompeuse et que ses consolations sont courtes » :
« Mon Dieu ! Que cette vie est trompeuse, et que ses consolations sont courtes ! Elles paraissant un moment, et un autre moment les emporte. Petit à petit Dieu nous sèvre des contentements de ce monde, et Il nous attire de cette sorte au désir du Ciel, y retirant peu à peu tout ce qui nous était le plus cher ici-bas. Il faut donc aspirer ardemment aux joies de l'immortalité, et tenir nos cœurs élevés vers le Ciel, où nous avons présentement une partie de nos âmes bien-aimées. Oh ! Si une fois nous avons notre cœur bien engagé à cette sainte et bienheureuse Éternité ! Allez, dirons-nous, à tous nos amis, allez, chers amis, en cet Être éternel, à l'heure que le Roi de l'éternité Vous a marquée. Nous y irons après vous. Et, puisque le temps ne nous, est donné que pour cela, et que le monde ne se peuple que pour peupler le Ciel, quand nous allons là, nous faisons tout ce que nous avons à faire. Mettons notre cœur au pied de la Croix, et acceptons la mort aussi bien que la vie de tout ce que nous aimons, pour l'amour de Celui qui donna Sa vie et reçut la mort pour nous. Conformons-nous à la Volonté divine dans cette perte douloureuse, si perte se doit nommer l'absence de quelque temps, qui, Dieu aidant, sera réparée par une Présence éternelle. Ô Dieu ! La mort est épouvantable, ainsi qu'on nous la propose. Car on vient nous dire : « Votre père est mort », ou, « Votre fils est mort » ; et ce n'est pas bien parler entre nous autres chrétiens. Car il faut dire. : « Votre père s'est retiré en son pays et au nôtre, et, parce qu'il le fallait, il a passé par la mort, en laquelle il ne s'est point arrêté ». Et nous, quand irons-nous en notre Patrie ? En peu de jours, tôt ou tard, en peu d'années, nous les suivrons en ce passage, et les amitiés commencées en ce monde se reprendront pour ne plus se quitter. Toutes nos pertes et nos séparations ne sont que pour ce petit moment. Oh ! Vraiment, pour si peu que cela, il faut avoir patience ! On me dit que vous, pleurez continuellement sur cette véritablement, bien sensible séparation; il ne faut nullement que cela soit. Ô Dieu ! Je n'ai garde pourtant de vous dire : ne pleurez pas; non, car il est bien juste et bien raisonnable que vous pleuriez un peu, mais un peu, en témoignage de la sincère affection que vous lui portiez, et à l'imitation de notre cher Maître, qui pleura bien un peu sur son ami Lazare ; mais non pas toutefois beaucoup, comme font ceux qui, plaçant toutes leurs pensées dans cette misérable vie, ne se ressouviennent pas que nous allons aussi à l'éternité, où, si nous vivons bien en ce monde, nous nous réunirons à nos chers trépassés pour ne les plus jamais quitter. Cependant ayons patience, et attendons courageusement que l'heure de notre départ sonne, pour aller où ces amis sont déjà arrivés ; et, puisque nous les avons si fort aimés, persévérons à les aimer encore, faisant pour l'amour d'eux ce qu'ils ont désiré que nous fissions, et ce que maintenant ils souhaitent pour nous, qui est de modérer notre douleur, en conservant nos yeux pour un sujet meilleur que les larmes, et notre esprit pour de plus désirables occupations que celles de la tristesse. Et puis que la vraie amitié se plaît à complaire à la personne aimée, pour lui complaire, soulagez votre esprit, et relevez votre courage. Imaginez-vous qu'elle vous en a prié à son départ ».
Ainsi soit-il.
Saint François de Sales (1567-1622)
Prière de Saint François de Sales pour les Défunts
Voici une Prière et quelques pensées sur la mort d’un petit enfant « Laissons nos enfants à la Merci de Dieu qui a laissé le Sien à notre merci » de Saint François de Sales (1567-1622) né au château de Sales près de Thorens-Glières, Prince et Évêque de Genève en résidence à Annecy, Docteur de l'Église Catholique et Fondateur de l’Ordre de la Visitation.
La Prière de François de Sales « Laissons nos enfants à la Merci de Dieu qui a laissé le Sien à notre merci » :
« Les pensées des hommes sont vaines et inutiles en elles-mêmes : Dieu seul est le Maître et le Consolateur des cœurs ; Lui seul apaise les âmes de bonne volonté ; Lui seul dit au cœur affligé qui recourt à Sa bonté des paroles intérieures plus douces que le miel, plus salutaires que le baume le plus précieux pour guérir toutes sortes de blessures. Voilà donc votre petit enfant au ciel, avec les Anges et les saints Innocents ! Le voilà échappé au danger de se perdre où demeurent exposés tant d'autres ; le voilà en assurance : il possède le salut éternel ; Dieu l'a retiré de tous les périls, Il lui a fait recueillir le triomphe sans combat, et moissonner les fruits de la gloire sans labeur. Vos vœux et vos dévotions ne sont-ils pas bien récompensés ? Vous les faisiez pour lui, mais afin qu'il demeurât ici avec vous en cette vallée de misère. Notre-Seigneur, qui entend mieux ce qui est bon pour nous que nous-mêmes, a exaucé vos prières en faveur de l'enfant pour lequel vous les faisiez, mais aux dépens de vos joies temporelles. Non, ce n'est pas pour vous châtier, c'est pour favoriser votre petit enfant, que Dieu l'a sauvé de bonne heure. Vous avez une grande douleur de cette mort, mais Lui en a un grand profit ; vous en soutirez dans le temps, mais Lui en a une éternelle joie. Oh ! Que cet enfant est heureux de s'être envolé au Ciel avant presque d'avoir touché la terre ! Quel gage n'avez-vous pas là-haut ? Il prie Dieu pour vous ; il vous sait gré du soin que vous avez eu de lui ce peu de temps qu'il a été en votre charge, et, en échange, il répand mille souhaits sur votre vie, afin qu'elle soit de plus en plus conforme à la Volonté divine, et qu'elle vous serve à gagner le bonheur dont il jouit. Demeurez donc en paix, et tenez bien votre cœur au Ciel, où vous avez ce brave petit Saint. Il y a si longtemps que vous servez Dieu, et que vous êtes apprise à l'école de la Croix, que vous devez accepter celle-ci non-seulement avec patience, mais avec amour et douceur, en considération de Celui qui porta la Sienne, et fut porté sur Elle jusqu'à la mort ; et en souvenir de Celle qui, n'ayant qu'un fils, mais un Fils d'amour incomparable, Le vit mourir sur la Croix, avec des yeux pleins de larmes, et un Cœur plein d'une douce et suave douleur. Ô Dieu ! Laissons nos enfants à la Merci de Dieu, qui a laissé le Sien à notre merci ! Offrons-Lui la vie des nôtres, puisqu’Il a donné la vie du Sien pour nous. Dieu nous donne, Dieu nous ôte ; que son saint Nom soit béni ! »
Ainsi soit-il.
Saint François de Sales (1567-1622)
Prière de Saint François de Sales aux Saints Anges
Voici une Prière aux Saints Anges gardiens pour obtenir la santé de l'âme et du corps pour nos proches « Ô Saints Anges gardiens de mes bons parents, amis, bienfaiteurs et serviteurs affectionnés et fidèles » de Saint François de Sales (1567-1622) né au château de Sales près de Thorens-Glières, Prince et Évêque de Genève en résidence à Annecy, Docteur de l'Église Catholique et Fondateur de l’Ordre de la Visitation.
La Prière de François de Sales « Ô Saints Anges gardiens de mes bons parents, amis, bienfaiteurs et serviteurs affectionnés et fidèles » :
« Ô Saints Anges gardiens de mes bons parents, de mes chers amis, de mes bienfaiteurs et de mes serviteurs affectionnés et fidèles, je vous conjure de les toujours entourer de votre protection céleste en les abritant avec vigilance sous vos chastes ailes, afin qu'ils y soient bien préservés de tout péché et de toute affliction. Obtenez pour eux la santé de l'âme et du corps, je vous en supplie, secourables anges ! »
Ainsi soit-il.
Saint François de Sales (1567-1622)
Prière de Saint François de Sales pour les Époux
Voici la Prière d’une mère avant la naissance de son enfant « Ô Père infiniment Bon, bénissez-moi avec l'enfant qu'il Vous plaira de me donner » de Saint François de Sales (1567-1622) né au château de Sales près de Thorens-Glières, Prince et Évêque de Genève en résidence à Annecy, Docteur de l'Église Catholique et Fondateur de l’Ordre de la Visitation qui composa cette prière en 1615 pour Madame Marie-Aimée de Thonens.
La Prière d’une femme enceinte de François de Sales « Ô Père infiniment Bon, bénissez-moi avec l'enfant qu'il Vous plaira de me donner » :
« Ô Dieu éternel, Père infiniment Bon, qui avez ordonné le Mariage pour multiplier les hommes ici-bas, et repeupler là-haut la céleste Cité, me voici prosternée devant votre Majesté que j'adore, Vous rendant grâce de la conception de l'enfant que je porte, auquel il Vous a plu de donner l'être. Mais, Seigneur, puisque ainsi il Vous a semblé bon, étendez donc les bras de votre Providence jusqu'à la perfection de l'œuvre que Vous avez commencée, et portez avec moi, par Votre continuelle Assistance, la créature que Vous avez produite en moi, jusqu'à l'heure de sa venue au monde. Et alors, ô Dieu de ma vie, soyez-moi secourable et supportez ma faiblesse. Recevez mon enfant et conservez-le jusqu'à l'heure de son saint Baptême, alors qu'il sera remis dans le sein de l'Eglise, Votre épouse. Comme il est à Vous par création, qu'il soit à Vous par rédemption. Ô Sauveur de mon âme qui, vivant ici-bas, avez tant aimé et si souvent pris entre Vos bras les petits enfants, recevez encore celui-ci et adoptez le en Votre sacrée Filiation afin que, Vous ayant et invoquant pour Père, votre Nom soit sanctifié en lui, et que votre Royaume lui arrive. Ainsi, ô Rédempteur, je le voue, dédie et consacre, de tout mon cœur, à l'obéissance de Vos commandements, à l'amour de Votre service et au service de Votre amour. Et d'autant que Votre juste Courroux rendit notre première Mère, avec toute Sa postérité, sujette à beaucoup de peines et de douleurs dans les enfantements, j'accepte tous les travaux qu'il Vous plaira de m'envoyer en cette occasion, Vous suppliant, ô Seigneur, par le sacré et joyeux Enfantement de Votre innocente Mère, de m'être propice à l'heure du mien douloureux. Et bénissez-moi alors, avec l'enfant qu'il Vous plaira de me donner, de la Bénédiction de votre Amour éternel, qu'avec ma parfaite confiance en votre Bonté, je Vous demande ici très humblement. Et Vous, Vierge, Mère Très Sainte, qui êtes l’unique Honneur des femmes, recevez en votre Protection mes désirs et mes très humbles prières, afin qu'il plaise à la Miséricorde de votre Fils de les exaucer. Je Vous le demande, ô la plus Aimable de toutes les créatures, Vous en conjurant par l’Amour virginal que Vous portâtes à Votre cher époux Saint Joseph, par l'infini mérite de la naissance de votre Fils, par les très saintes Entrailles qui L'ont porté et par les sacrées Mamelles qui L'ont allaité. Ô Saints Anges de Dieu, députés à ma garde et à celle de l'enfant que je porte, défendez-nous, gouvernez nous, afin que, par votre assistance, nous puissions parvenir à la Gloire dont vous jouissez, pour louer avec vous notre commun Seigneur et Maitre, qui règne dans les siècles des siècles »
Ainsi soit-il.
Saint François de Sales (1567-1622)
Prière de Saint François de Sales avant, pendant et après la Confession
Voici une Prière de contrition de nos péchés avant le Sacrement de Pénitence « Ô Seigneur, je me prosterne à Vos pieds et implore votre Miséricorde comme un autre Prodigue et une pauvre Madeleine » de Saint François de Sales (1567-1622) né au château de Sales près de Thorens-Glières, Prince et Évêque de Genève en résidence à Annecy, Docteur de l'Église Catholique et Fondateur de l’Ordre de la Visitation.
La Prière de François de Sales avant la Confession « Ô Seigneur, je me prosterne à Vos pieds et implore votre Miséricorde comme un autre Prodigue et une pauvre Madeleine » :
« Ô mon Dieu, que mon indignité est grande, et comment osé-je paraitre devant Vous ! Hélas ! J’ai encore foulé aux pieds Vos bienfaits, abusé de Vos grâces, méprisé Vos saintes Lois. Est-il donc possible que j'aie été si infidèle que de faire servir au mal tous mes sens et toutes les puissances de mon âme, et que pas un jour ne se soit écoulé sans offenses envers Vous ! Est-ce bien ainsi que je devais reconnaître la Bonté de mon Créateur ? Est-ce là ce que je devais donner en échange du Sang de mon Rédempteur ? Mais voici, Seigneur, que comme un autre Prodigue et une pauvre Madeleine, je me prosterne à Vos pieds et implore votre Miséricorde. Ô Seigneur plein de Compassion, ayez pitié de mon âme pécheresse ; non, jamais plus, avec le secours de Votre sainte Grâce, oh ! Non, jamais plus je ne m'abandonnerai au péché. Hélas ! Je ne l'ai que trop aimé. Mais aujourd'hui je le déteste, je reviens à Vous. Ô mon Père ! Je veux vivre et mourir pour Vous. Pour effacer mes péchés passés, je m'en accuserai courageusement, et je n'en laisserai pas un seul que je ne le déclare. Je ferai tout ce que je pourrai pour en arracher de mon cœur toutes les racines, surtout de ceux qui me causent le plus de peines, et dans ce dessein j'embrasserai fidèlement tous les moyens qui me seront conseillés, ne croyant jamais avoir assez fait pour expier tant de fautes. Mais comment Vous remercier, ô mon Dieu, de m'avoir attendu jusqu'à cette heure avec tant de patience, et de me donner ces saintes Affections, ce désir d'une véritable pénitence ? Je Vous offre mon cœur ; recevez-le en l'union des amertumes du Cœur de Votre divin Fils en son Agonie au jardin des Oliviers. Que son immense Douleur de mes péchés et de ceux de tous les hommes supplée aujourd'hui au défaut de ma contrition. Hélas ! Qu’avons-nous fait, ô mon âme, quand nous avons suivi le monde et nos passions, en fermant les yeux à la vive Lumière de Jésus-Christ qui nous éclairait ! Qu’avons-nous gagné, ô mon âme, de courir après les plaisirs du monde, sinon d'enflammer notre soif à mesure que nous la pensions éteindre ! La vanité a possédé notre esprit ; l'ambition a eu nos meilleures pensées ; de folles et coupables amours ont disposé de toutes nos heures ; l'envie nous a tenus éveillés la nuit ; la médisance a occupé nos loisirs. Ô mon âme ! Que j'ai de confusion de te voir ainsi toute souillée devant les plus purs Rayons de la Gloire de ton Dieu ! Mais je vous renonce à jamais, pensées vaines et inutiles; je vous abjure, ô souvenirs frivoles et détestables ; je vous renonce, affections infidèles et déloyales ; et je me convertis à Vous, mon Seigneur et mon Dieu. Oui, tels et tels amusements auxquels je m'adonnais, telles et telles vaines occupations qui remplissaient mes journées, telles et telles affections qui possédaient mon cœur, me seront désormais en horreur. Je pratiquerai la pénitence et la prière, j'écouterai Votre sainte Parole, je fréquenterai les Sacrements, et je suivrai les Conseils qui me seront donnés de Votre part. Voilà, Seigneur, plusieurs saints Désirs que mon faible et misérable cœur a conçus par votre Bonté ; mais, hélas ! Il n'est pas assez fort pour effectuer le bien qu'il désire. Ô Dieu, soyez-moi en aide : que votre Main secourable soit sur ce pauvre et faible courage. J’implore l’Intercession de Votre sainte Mère, de tous les Saints et de mon bon Ange, qui sont témoins de mes résolutions. »
Ainsi soit-il.
Saint François de Sales (1567-1622)
Prière de Saint François de Sales avant, pendant et après la Confession
Voici une Prière pour bien connaître nos péchés et faire un bon examen de conscience avant le Sacrement de Pénitence « Ô Seigneur, faites-moi voir la quantité et l'énormité de mes maux » de Saint François de Sales (1567-1622) né au château de Sales près de Thorens-Glières, Prince et Évêque de Genève en résidence à Annecy, Docteur de l'Église Catholique et Fondateur de l’Ordre de la Visitation.
« Pour vous bien préparer à la confession, il faut vous retirer dans quelque lieu secret, et là, dans un profond silence de l'âme, vous anéantir en la présence de Dieu, vous représenter que cette confession sera peut-être la dernière de votre vie, et demander à Dieu avec instance, comme on le ferait au lit de la mort, la grâce et la lumière pour bien connaître vos péchés » (Saint François de Sales)
La Prière de François de Sales avant la Confession « Ô Seigneur, faites-moi voir la quantité et l'énormité de mes maux » :
« Ô Seigneur, faites-moi voir la quantité et l'énormité de mes maux, afin que je les déteste et que je m'humilie en la grandeur de ma misère. Mais faites-moi voir aussi l'infinité de votre Miséricorde, afin que mon cœur y ait une grande et absolue confiance. Ô mon Dieu, faites-moi considérer comment, depuis mes dernières résolutions jusqu'à cette heure, je me suis conduit envers Vous, envers le prochain, envers moi-même, et combien les péchés se sont accrus et multipliés dans mon cœur par actions, par paroles, par désirs et par pensées. Rappelez à ma mémoire de quels bienfaits j'ai abusé, combien d'inspirations de votre Grâce j'ai méprisées, combien de bons mouvements j'ai rendus inutiles. Ô Seigneur, que je Vous connaisse et que je me connaisse ! J'ai eu assez de faiblesse et de malice pour commettre le mal ; mais, hélas ! Je n'ai pas assez de lumière pour le connaître et pour le détester. C'est une Grâce que j'attends de Votre infinie Bonté, ô mon Dieu. »
Ainsi soit-il.
Saint François de Sales (1567-1622)
Saint François de Sales, un évêque évangélisateur et charitable au service des pauvres :
François est né le 21 août 1567 au château de Sales, à Thorens-Glières, près d'Annecy. Pendant sa grossesse, sa mère le consacre au Seigneur lors du passage du Saint-Suaire dans sa paroisse. Sa naissance a lieu prématurément le septième mois, mettant en danger sa vie et celle de sa mère. Aîné de six enfants, il refusera le métier de sénateur que lui choisit son père pour se consacrer aux plus pauvres en devenant prêtre puis évêque.
Son père, François de Boisy et sa mère, Françoise de Sionnaz mènent une vie chrétienne exemplaire et offrent une atmosphère humaine épanouissante pour la croissance de leurs enfants. François de Boisy est homme d’un jugement résolu, ferme dans ses décisions, bienveillant avec ses sujets et ennemi déclaré du protestantisme qui prend alors son essor dans la région. Sa femme est d’une piété profonde, généreuse, noble d’esprit, modeste, aimable et très proche de son fils François.
La date exacte de son Baptême est contestée. Il est en effet probable que sa naissance prématurée ait précipité les choses, mais les solennités rituelles ont lieu le 28 août 1567 en l’église de Thorens. La jeunesse de François se déroule dans un village appelé Brens, endroit d'une beauté exquise. Entre trois et cinq ans, il reçoit sa première formation chrétienne de sa mère et de Françoise Duret, son premier professeur.
De 1573 à 1575, François est instruit à La Roche, à une courte distance de Thorens. Il poursuit ensuite sa formation à Annecy jusqu’en 1578. Il reçoit la communion et la confirmation des mains de Mgr Ange Giustiniani à l’âge de huit ans. Dès ses premières années, il se révèle être un garçon attentif, calme, réfléchi et peu intéressé par les jeux. Les années passant, il montre une curiosité étonnante pour les mystères de la foi et consacre de plus en plus de temps aux prières quotidiennes, à la lecture des livres de piété et la visite des églises. L’Eucharistie devient le centre de sa vie. Sa vocation à la prêtrise se dessine en douceur. Il reçoit la tonsure le 20 septembre 1578 par Mgr Gallois Regard (1512-1582), évêque de Bagnorea dans le Latium, revenu en Savoie.
À partir de 1582, François de Sales part poursuivre ses études au collège à Paris, avant de suivre quatre ans d'études classiques au collège des jésuites de Clermont. Il y devient un homme de la Renaissance sur le plan intellectuel et obtient un baccalauréat en arts. Par obéissance à la volonté de son père qui voudrait le voir devenir magistrat, il acquiert les compétences attendues de la noblesse. Il commence ses études de philosophie en octobre 1585. Au cours de ces années, il trouve plaisir à explorer la théologie dogmatique, positive, et morale ; l'Écriture Sainte, la patrologie et la politique. D’un tempérament colérique, il essaie de changer cette nature et acquiert de la douceur après de longs efforts sur lui-même depuis ses vingt ans.
À l'âge de dix-neuf ans, François de Sales traverse une grande crise, qui s’étend sur six longues semaines de décembre 1586 à janvier 1587. Il est tenté par le désespoir en raison de l'influence des luthériens et du pessimisme pré-janséniste. Il craint d’être prédestiné à l'enfer par un jugement infaillible de Dieu. Mais un jour, il entre dans une église, prie devant une statue de Marie en récitant le memorare et retrouve soudainement la paix.
Son père souhaite que son aîné suive une carrière dans le service d’État. Ainsi, après son retour à Annecy en 1588, il est envoyé à l'université de Padoue pour étudier le droit. Là aussi, il trouve le temps d'étudier la théologie. François est un fin observateur de la vie et des gens. À Milan, il visite le tombeau de saint Charles Borromée et cela confirme son désir d'être saint. Se plaçant sous la direction spirituelle d’Anthony Possevin, jésuite, il rédige une règle pour sa vie, renouvelle sa promesse de chasteté, et récite l'office divin. Le 5 septembre 1591, il reçoit son doctorat en droit civil et droit canon.
À son retour de Padoue, son père pense faire de lui un sénateur et suggère qu'il contracte un mariage avec une femme riche et belle appelée Françoise Suchet. Mais le jeune homme reste ferme dans sa décision de devenir prêtre. Il est ordonné le 18 décembre 1593 à l’âge de 26 ans. Il entreprend alors une mission difficile : partir à la rencontre des calvinistes dans le Chablais (ancienne possession du comté de Savoie) pour essayer de les ramener à la foi catholique. Le 14 septembre 1594, il part avec son cousin Louis de Sales. Là, il va connaître beaucoup d’épreuves : des oppositions de toutes sortes, y compris des tentatives d’attenter à sa vie. Il va y répondre par la prière, la pénitence, la prédication, l'écriture, le débat public avec les ministres calvinistes. Sa persévérance est victorieuse, il ramène tout le quartier à la foi catholique !
Dans le Chablais, il introduit une méthode novatrice : présenter d'une manière simple et directe la doctrine de la foi et une critique de l'enseignement des réformateurs par des brochures distribuées à la population pendant deux ans. Il contribue à la création d'un collège sous la direction des jésuites, un groupe de prêtres séculiers suivant la règle de l’Oratoire et une auberge de jeunesse à Thonon. Le 15 mars 1599, le pape Clément VIII le confirme coadjuteur de l’évêque de Genève, Mgr de Granier.
Après la mort de Claude de Granier, François est consacré évêque de Genève à Thorens le 8 décembre 1602 par Mgr Vespasien Gribaldi, archevêque émérite de Vienne et métropolitain de Genève. La cathédrale Saint-Pierre de Genève étant occupée par les protestants calvinistes depuis 1535, c’est à Annecy que siège François : il ne mettra jamais les pieds dans sa cathédrale. L’évêque est un bon berger. Il se soucie autant des riches que des pauvres, mais avec une préférence particulière pour ces derniers. Il porte en lui l'esprit de l'humanisme chrétien et prend des initiatives pour la formation du clergé et pour la formation spirituelle des jeunes. Une confrérie des laïcs est créée dans le but d'enseigner la doctrine chrétienne. Pendant sa vie, il prêche plus de 4000 sermons. C’est un prédicateur au verbe puissant et plein de charme, qui parle à la fois comme un père et un enseignant. Il accompagne en tant que directeur spirituel un certain nombre de personnes.
Les livres les plus connus de François de Sales sont : Introduction à la vie dévote et le Traité sur l'Amour de Dieu. Les deux sont considérés comme des classiques spirituels. Il a fondé l'ordre contemplatif de la Visitation avec sainte Jeanne de Chantal (1572-1641) le 6 juin 1610 qui met en valeur les vertus illustrées lors la visite de Marie à sa cousine Élisabeth : l’humilité, la piété et la charité mutuelle (environ 150 monastères). La Vierge Marie est en effet un modèle important pour lui.
Proche des rois Henri IV et Louis XIII, saint François de Sales meurt à l'âge de 55 ans d'une hémorragie cérébrale à Lyon le 28 décembre 1622. Il a été béatifié en 1662 puis canonisé le 19 avril 1665 par le pape Alexandre VII. Il a été déclaré docteur de l'Église le 16 novembre 1877 par le pape Pie IX. Pie XI l’a quant à lui proclamé le patron céleste de tous les journalistes et écrivains le 26 janvier 1923. En plus de ces deux titres, Saint François de Sales est l'apôtre du Chablais et le saint « Gentleman ». Diverses congrégations religieuses ont été fondées sous son patronage.
Viju Mathew - Curé de la Paroisse Saint-François de Sales, Thorens-Glières
« Acte de Foi » de Saint François de Sales sur la Foi
Voici l’Acte de Foi avant la Sainte Communion « Ô mon Sauveur et mon Dieu, je crois fermement que c'est Vous-même qui êtes en cette Sainte Hostie » de Saint François de Sales (1567-1622) né au château de Sales près de Thorens-Glières, Prince et Évêque de Genève en résidence à Annecy, Docteur de l'Église Catholique et Fondateur de l’Ordre de la Visitation.
L’Acte de Foi de François de Sales avant la Sainte Communion « Ô mon Sauveur et mon Dieu, je crois fermement que c'est Vous-même qui êtes en cette Sainte Hostie » :
« Je le crois, ô mon Sauveur et mon Dieu ; oui, je le crois fermement, Vous êtes au Saint Sacrement de l'autel, vrai Dieu et vrai homme ; je crois que votre Corps, votre Sang, votre Âme, votre Divinité et votre Humanité sainte sont renfermés en cette Sainte Hostie, quoique mes yeux ne Vous y voient pas. Peu m'importe, ô mon Dieu, que je sache comment Vous venez à moi en ce divin Sacrement ; il suffit que je croie d'une foi très-ferme que c'est Vous-même, et je le crois parce que Vous l'avez dit, Vous qui êtes la Vérité éternelle ; et je ne veux d'autre raison pour le croire, sinon que rien n'est impossible à la Toute-Puissance de votre Amour. Ô divin Sauveur de mon âme, je vais donc recevoir ce Corps sacré qui s'est incarné dans le chaste sein de Marie ; ce Corps qui est mort pour moi en Croix ; ce Corps qui le troisième jour est ressuscité, et qui brille maintenant dans tout l'éclat de Sa gloire. Je vais recevoir cette Âme Très-Sainte, l’Abrégé, la Consommation de toutes Vos merveilles ; je vais recevoir votre Divinité, la Sainte Trinité avec toutes Ses perfections infinies : oui, je crois que je posséderai ce Trésor ! Ô mon âme, comment est-il possible que tu aies la hardiesse de t'oser présenter devant Celui qui est si Grand, si Puissant, si Incompréhensible, et que tu as cependant offensé tant de fois ! Pardonnez-moi, Seigneur; c'est votre Bonté qui m'invite et qui m'appelle en disant : « Venez à moi, vous tous qui êtes chargés, et je vous soulagerai ». Mon Sauveur, me voici : j'apporte le pesant fardeau de mes péchés que je dépose à Vos pieds. Lavez-les dans votre Sang précieux, afin qu'ils soient entièrement effacés ».
Ainsi soit-il.
Saint François de Sales (1567-1622)
Prière de Saint François de Sales pour la Paix
Voici une Prière sur la Douceur pour s’exercer à la Paix « Ô Seigneur, je veux m’exercer à la douceur dans les rencontres et les contrariétés quotidiennes » de Saint François de Sales (1567-1622) né au château de Sales près de Thorens-Glières, Prince et Évêque de Genève en résidence à Annecy, Docteur de l'Église Catholique et Fondateur de l’Ordre de la Visitation.
La Prière de François de Sales « Ô Seigneur, je veux m’exercer à la douceur dans les rencontres et les contrariétés quotidiennes » :
« Ô Seigneur, avec Ton aide, je veux m’exercer à la douceur dans les rencontres et les contrariétés quotidiennes. Dès que je m’apercevrai que la colère s’allume en moi, je recueillerai mes forces, non avec violence, mais doucement, et je chercherai à rétablir mon cœur dans la Paix. Sachant que je ne peux rien seul, je prendrai soin de T’appeler au secours, comme le firent les Apôtres ballottés par la mer en furie. Enseigne-moi à être doux avec tous, même avec ceux qui m’offensent ou me sont opposés, et jusqu’avec moi-même, ne m’accablant pas à cause de mes défauts. Quand je tomberai, malgré mes efforts, je me reprendrai doucement et dirai : « Allons, mon pauvre cœur, relevons-nous et quittons cette fosse pour toujours. Recourons à la Miséricorde de Dieu, Elle nous viendra en aide ».
Ainsi soit-il.
Saint François de Sales (1567-1622)
« Acte d’Espérance » de Saint François de Sales sur l'Espérance
Voici l’Acte d’Espérance avant la Sainte Communion « Ô mon âme, jetons toutes nos espérances dans le Cœur de Jésus » de Saint François de Sales (1567-1622) né au château de Sales près de Thorens-Glières, Prince et Évêque de Genève en résidence à Annecy, Docteur de l'Église Catholique et Fondateur de l’Ordre de la Visitation.
L’Acte d’Espérance de François de Sales avant la Sainte Communion « Ô mon âme, jetons toutes nos espérances dans le Cœur de Jésus » :
« Oh ! Que j'espère de bien de cette Possession très désirable de mon Sauveur ! Oh ! Que j'espère que ces saintes et charitables Mains toucheront mes plaies pour les guérir ; que ces Yeux si pleins de douceur me regarderont en pitié, et que cette Bouche divine me dira des Paroles de consolation, de bénédiction, de grâce et de vie ! Oui, j’espère que Sa Très Sainte Âme sanctifiera mon âme, que son Esprit éclairera mon esprit, et que sa Volonté toute brûlante de l’Amour qu’Il a pour moi échauffera la mienne ! Que n'ai-je pas sujet d'espérer de la Bonté et de l’Amour de mon Dieu, sachant ce qu’Il est, et pourquoi Il vient dans mon âme ! Et quel est-Il donc Celui qui vient et que je dois recevoir ? C'est Notre-Seigneur Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, notre Père et notre Frère, l'Époux, le Protecteur, le Consolateur, le meilleur Ami de nos âmes. Et pourquoi Dieu vient-Il à nous ? Il vient pour appliquer à l'homme qui Le reçoit avec amour l'abondance des Mérites infinis de Sa vie et de Sa mort, pour l'enrichir de Ses trésors, pour sanctifier son corps et son âme, pour le faire vivre d'une vie toute divine, et lui imprimer un germe efficace de la béatitude éternelle qu'il doit un jour posséder. Ô mon Seigneur, ô mon Dieu, qui souffrez que je Vous reçoive dans le Sacrement de votre Amour, faites en moi miséricordieusement ce pour quoi Vous y venez. Mon Sauveur, Vous ne serez pas descendu du Ciel en terre, Vous n'aurez pas renversé toute la nature et opéré tant de merveilles, pour que tout cela demeure inutile : Vous ne perdrez pas le fruit de Votre voyage. Ô mon âme ! Jetons toutes nos espérances dans le Cœur de Jésus : Il ne nous manquera jamais ».
Ainsi soit-il.
Saint François de Sales (1567-1622)
Prière de Saint François de Sales pour les Agonisants
Voici l’une des dernières Prières « Ô mon Dieu et mon Tout, mes gémissements ne Vous sont point inconnus » de Saint François de Sales (1567-1622) né au château de Sales près de Thorens-Glières, Prince et Évêque de Genève en résidence à Annecy, Docteur de l'Église Catholique et Fondateur de l’Ordre de la Visitation.
La Prière de Saint François de Sales dans son agonie juste avant sa mort « Ô mon Dieu et mon Tout, mes gémissements ne Vous sont point inconnus » :
« Mon cœur et ma chair se sont réjouis dans le Dieu vivant. Je chanterai les Miséricordes du Seigneur pendant toute l'éternité. Quand paraîtrai-je devant sa Face ? Montrez-moi, ô mon bien-aimé, où Vous paissez, et où Vous Vous reposez à midi. Ô mon Dieu ! Mon désir est devant Vous, et mes gémissements ne Vous sont point inconnus. Mon Dieu et mon Tout ! Mon désir est celui des collines éternelles. Lavez-moi, Seigneur, de mes iniquités, ôtez-moi mon péché, purifiez-moi toujours de plus en plus. Que fais-je ici, ô mon Dieu, éloigné, séparé de Vous ? »
Ainsi soit-il.
Saint François de Sales (1567-1622) – « Modèles de perfection chrétienne, ou Vies de saint François de Sales, saint Vincent de Paul, … », pages 293-294, L. Lefort (1816).
« Acte d’Humilité » de Saint François de Sales avant, pendant et après la Sainte Communion
Voici l’Acte d’Humilité avant la Sainte Communion « Ô divin Sauveur, suppléez à toutes mes indignités et à toutes mes misères » de Saint François de Sales (1567-1622) né au château de Sales près de Thorens-Glières, Prince et Évêque de Genève en résidence à Annecy, Docteur de l'Église Catholique et Fondateur de l’Ordre de la Visitation.
L’Acte d’Humilité de François de Sales avant la Sainte Communion « Ô divin Sauveur, suppléez à toutes mes indignités et à toutes mes misères » :
« Qui suis-je, ô mon Dieu, et d'où me vient ce bonheur que Vous ne refusiez pas d'habiter dans mon âme pécheresse ? Hélas ! Mon adorable Rédempteur, que je suis et que je me reconnais indigne de Vous recevoir, à cause de mes nombreux péchés qui m'éloignent de Vous mille fois plus encore que la bassesse de ma nature ; à cause de mon peu de contrition, de mon peu d'amour ; à cause de ma négligence et de ma tiédeur ! Mais je sens que vos Miséricordes sont bien au-dessus de mes iniquités et de ma misère ; je sais que si mon âme est une demeure très indigne de Vous, ô Seigneur ! Vous êtes assez Bon pour ne pas dédaigner d'en faire Votre séjour et assez Puissant pour l'embellir. Venez donc, ô divin Sauveur de mon âme ! Et suppléez par l'excès de votre Bonté à toutes mes indignités et à toutes mes misères ».
Ainsi soit-il.
Saint François de Sales (1567-1622)
« Acte de Contrition » de Saint François de Sales avant, pendant et après la Sainte Communion
Voici l’Acte de Contrition avant la Sainte Communion « Ô mon doux Sauveur, je ne puis me cacher la multitude de mes péchés » de Saint François de Sales (1567-1622) né au château de Sales près de Thorens-Glières, Prince et Évêque de Genève en résidence à Annecy, Docteur de l'Église Catholique et Fondateur de l’Ordre de la Visitation.
L’Acte de Contrition de François de Sales avant la Sainte Communion « Ô mon doux Sauveur, je ne puis me cacher la multitude de mes péchés » :
« Ô Très Bon et Très Aimable Seigneur ! Je n'approche qu'avec crainte de votre Banquet céleste : je ne puis me cacher la multitude de mes péchés, ce qui me remplit de tremblement et d'effroi. Comment est-il possible qu'après Vous avoir été si souvent infidèle j'ose Vous demander de Vous abaisser encore jusqu'à venir à moi ? Je sais bien que j'en suis très indigne, ô mon Dieu, mais, comme un autre prodigue, je retourne à Vous et je Vous demande Grâce. Mon Seigneur et mon doux Rédempteur, ayez pitié de moi ; par les mérites de votre Sang précieux, pardonnez-moi toutes mes infidélités passées. Je prends tous mes péchés, toutes mes négligences, toutes mes ingratitudes, qui sont sans nombre, je les mets dans vos Plaies sacrées, pour être à jamais perdues et anéanties. Ô mon doux Sauveur, j'ai consommé mes biens, mais je n'ai pu consommer vos Miséricordes. Je Vous ai beaucoup offensé, mais je ne veux point d'autre avocat que votre Bonté qui plaide pour moi dans votre Cœur. Laissez-Le s’attendrir sur mes infirmités ; donnez-moi le Baiser de paix et la Grâce de rentrer à votre Service. Regardez mon âme, que Vous avez créée, Seigneur, et non les péchés qui en ont effacé votre Image. Quelque défigurée qu'elle soit, elle porte encore le caractère de votre Amour ; ne laissez pas périr cet ouvrage de Vos mains, et, en quelque état qu'elle soit, ô Jésus, entrez dans mon âme pour apaiser les troubles qui s'y élèvent, pour adoucir mes passions, éclairer mon intelligence et guérir mes blessures ; enfin, pour que Vous soyez tout à moi, et que je sois tout à Vous ».
Ainsi soit-il.
Saint François de Sales (1567-1622)
Prière de Saint François de Sales à Jésus-Christ
Voici une prière au saint Nom de Jésus lors de sa Circoncision à la Présentation au Temple « Ô Jésus, remplissez notre cœur du baume sacré de votre Nom divin » de Saint François de Sales (1567-1622) né au château de Sales près de Thorens-Glières, Prince et Évêque de Genève en résidence à Annecy, Docteur de l'Église Catholique et Fondateur de l’Ordre de la Visitation.
La Prière de Saint François de Sales « Ô Jésus, remplissez notre cœur du baume sacré de votre Nom divin » :
« Ô Jésus, remplissez notre cœur du baume sacré de votre Nom divin, afin que la suavité de son odeur se dilate en tous nos sens, et se répande en toutes nos actions. Mais pour rendre ce cœur capable de recevoir une si douce liqueur, circoncisez-le, et retranchez de celui-ci tout ce qui peut être désagréable à Vos saints yeux. Ô Nom glorieux, que la bouche du Père céleste a nommé éternellement, soyez à jamais la superscription de notre âme, afin que, comme Vous êtes Sauveur, elle soit éternellement sauvée ! Ô Vierge Sainte, qui, la Première de toute la nature humaine, avez prononcé ce Nom de salut, inspirez-nous la façon de Le prononcer ainsi qu'il est convenable, afin que tout respire en nous le salut que votre Ventre nous a porté. Quand un baume est bien fermé dans une fiole, nul ne sait discerner quelle liqueur c’est, sinon celui qui l'y a mise ; mais quand on a ouvert la fiole, et qu’on en a répandu quelques gouttes, chacun dit : c'est du baume. Notre cher petit Jésus était tout plein du baume de salut ; mais on ne le connaissait pas jusqu’à tant qu’avec ce couteau doucement cruel on a ouvert sa divine chair ; et lors on a connu qu'il est tout baume et huile répandue, et que c’est le baume de salut. C’est pourquoi Saint Joseph et Notre Dame, puis tout le voisinage, commencent à crier : Jésus, qui signifie Sauveur. Plaise à ce divin Poupon de tremper nos cœurs dans son Sang, et les parfumer de son saint Nom, afin que les roses des bons désirs que nous avons conçus, soient toutes pourprées de Sa teinture, et toutes odorantes de Son onguent ! »
Ainsi soit-il.
Saint François de Sales (1567-1622) - L’Année Liturgique « Le Temps de Noël » de Dom Prosper Guéranger, p. 469, chez Julien Lanier (1847)
« Prière avant de communier » de Saint François de Sales avant, pendant et après la Sainte Communion
Voici une Prière de Foi et de désir avant la Sainte Communion « Ô mon Sauveur, venez donc et prenez possession de mon cœur » de Saint François de Sales (1567-1622) né au château de Sales près de Thorens-Glières, Prince et Évêque de Genève en résidence à Annecy, Docteur de l'Église Catholique et Fondateur de l’Ordre de la Visitation.
La Prière avant de communier de Saint François de Sales « Ô mon Sauveur, venez donc et prenez possession de mon cœur » :
« Ô mon Sauveur, Vous êtes incompréhensible en ce Mystère, mais je n'en crois pas moins fermement que c'est Vous-même qu'il renferme, Votre vrai Corps, Votre vrai Sang, Votre âme, Votre divinité ; que c'est le Mystère de la plus étroite union que votre Amour a pu inventer, celui où Vous nous communiquez plus parfaitement les précieux Dons de votre Tendresse. Oui, je le crois ainsi, mon très aimé Sauveur ; mon esprit est trop honoré de Vous faire l'hommage de mon obéissance et de ma soumission. Venez donc et prenez possession de mon cœur ; donnez-Vous à moi dans la douceur et la plénitude de votre Amour, puisque je viens à Vous dans la simplicité de ma foi. Quand sera-ce, ô mon Sauveur, qu'ainsi qu'un cerf altéré, j'étancherai la soif de mon âme dans Vos fontaines sacrées ? Ah ! Quand viendrai-je et me présenterai-je devant Vous ? Ce n'est plus chez les Pharisiens, ni à l'entour de votre Sépulcre que je Vous chercherai avec Magdeleine, mais c'est dans Votre temple, ô mon Dieu, sur cet Autel, dans votre Tabernacle. Je sais bien que j'en suis indigne, j'avoue avec la Chananéenne que je ne mérite pas de manger le pain qui est préparé pour Vos enfants ; mais du moins je Vous demande, ô mon Dieu ! les miettes qui tombent de votre Table sainte pour la nourriture et la guérison de mon âme, D'où me vient ce bonheur que Vous ne refusiez pas d'habiter en moi qui me suis qu'un pécheur ? Venez donc, et puisque Vous le voulez ainsi, baisez-moi du Baiser sacré de Votre bouche, et que ce soit l'aimable gage de l'intime union que Vous voulez contracter avec mon âme ».
Ainsi soit-il.
Saint François de Sales (1567-1622) – « Heures Catholiques d'Ars : prières d'un Serviteur de Dieu ou exercices de piété spécialement destinés aux pèlerins d'Ars », pages 118-119, chez H. Pélagaud et Roblot, 1875
« Prière pour demander une Grâce » à Marie de Saint François de Sales à la Sainte Vierge
Voici une Prière à la Très Sainte Vierge considérée comme Mère pour demander une Grâce quelconque « Ô ma Mère, Vous êtes contrainte de m'accorder ce que je Vous demande et d'acquiescer à mes gémissements » de Saint François de Sales (1567-1622) né au château de Sales près de Thorens-Glières, Prince et Évêque de Genève en résidence à Annecy, Docteur de l'Église Catholique et Fondateur de l’Ordre de la Visitation.
La Prière pour demander une Grâce par l’Intercession de Marie de Saint François de Sales « Ô ma Mère, Vous êtes contrainte de m'accorder ce que je Vous demande et d'acquiescer à mes gémissements » :
« Je Vous salue, très douce Vierge Marie, Mère de Dieu, et Vous choisis pour ma très chère mère ; je Vous supplie de m'accepter pour Votre fils et serviteur ; je ne veux plus avoir d'autre mère et maîtresse que Vous. Je Vous prie donc, ma bonne, gracieuse et douce Mère, qu'il Vous plaise de Vous souvenir que je suis Votre fils, que Vous êtes très Puissante et que je suis une créature pauvre, vile et faible. Je Vous supplie aussi, très-douce et chère Mère, de me gouverner et défendre en toutes mes actions ; car, hélas ! Je suis un pauvre nécessiteux et mendiant qui ai besoin de Votre sainte Aide ct Protection. Eh bien donc ! Très-Sainte Vierge, ma douce Mère, de grâce faites-moi participant de Vos biens et de Vos vertus, principalement de Votre sainte Humilité, de Votre excellente Pureté et fervente Charité ; mais accordez-moi surtout : (Ici demandez la Grâce que vous désirez). Ne me dites pas, gracieuse Vierge, que Vous ne pouvez pas, car Votre bien-aimé Fils Vous a donné toute Puissance tant au Ciel que sur la terre. Vous n'allèguerez pas non plus que Vous ne devez pas, car vous êtes la Mère commune à tous les pauvres enfants d'Adam, et singulièrement la mienne ; ainsi donc, très douce Vierge, puisque Vous êtes ma Mère et que Vous êtes très Puissante, qu'est-ce qui pourrait Vous excuser si Vous ne me prêtiez votre assistance ? Voyez, ma Mère, que Vous êtes contrainte de m'accorder ce que je Vous demande et d'acquiescer à mes gémissements. Soyez donc exaltée dans les Cieux, et, par votre Intercession, faites-moi présent de tous les biens et de toutes les grâces qui plaisent à la Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, l'objet de tout mon amour pour le temps présent et pour la grande éternité ».
Ainsi soit-il.
Saint François de Sales (1567-1622) – « Heures Catholiques d'Ars : prières d'un Serviteur de Dieu ou exercices de piété spécialement destinés aux pèlerins d'Ars », pages 569-570, chez H. Pélagaud et Roblot, 1875
« Prière pour se préparer à sa mort » de Saint François de Sales à Dieu le Père
Voici une Prière pour se préparer à se séparer de ses amis par la mort « Seigneur, recevez-moi en votre Protection pour le jour de la mort » de Saint François de Sales (1567-1622) né au château de Sales près de Thorens-Glières, Prince et Évêque de Genève en résidence à Annecy, Docteur de l'Église Catholique et Fondateur de l’Ordre de la Visitation.
La Prière de Saint François de Sales « Seigneur, recevez-moi en votre Protection pour le jour de la mort » :
« Seigneur, recevez-moi en votre Protection pour le jour de la mort, recevez-moi cette heure heureuse et favorable, et que plutôt toutes les autres heures de ma vie soient pour moi pleines d’affliction ; accordez-moi de ne point m’attacher au monde, puisque je ne sais en quel instant il me faudra le quitter; et puisque je serai privé un jour de mes parents et de mes amis, faites que je ne les affectionne que d’une amitié sainte, qui puisse durer éternellement ».
Ainsi soit-il.
Saint François de Sales (1567-1622)
Prière de Saint François de Sales à Dieu le Père
Voici la Prière « Ô Père éternel, qui êtes aux Cieux » des commentaires sur le « Notre Père » de Saint François de Sales (1567-1622), Évêque de Genève en résidence à Annecy, Fondateur de l’Ordre de la Visitation avec Sainte Jeanne de Chantal et Docteur de l'Église Catholique.
La Prière de Saint François de Sales « Ô Père éternel, qui êtes aux Cieux » :
« Je sais, Seigneur, que Vous êtes partout et que les cieux et la terre (Is 6,3), sont pleins de votre Gloire ; et même je sais, Père, que Vous tenez l'univers dans vos Mains et que Vous le conservez, car s'il en était autrement, toutes choses retourneraient dans le néant d'où Vous les avez tirées. Vous êtes aussi, ô Père, dans les Cieux, où Vous glorifiez cette immense multitude d'Anges et de Saints qui sont continuellement présents devant le Trône de votre Gloire, Vous adorant en toute révérence. Quand sera-ce, ô Père, que mon âme sera comme un ciel, élevée de la terre par la force de l'Amour; ornée d'autant de vertus que le ciel contient d'astres et d'étoiles ; ferme et forte en votre service, sans jamais tomber, ainsi que les cieux qui ne tombent pas, afin qu'elle soit toute belle et agréable devant votre Face et que Vous, Père, daigniez y habiter comme en un ciel très beau ? Je Vous demande encore, ô Père, qu'afin que mon âme soit un ciel et la demeure de Votre très souveraine Majesté, elle puisse se mouvoir comme les cieux, selon le mouvement du premier Moteur. Vous êtes le premier et souverain Moteur ; que mon âme n'ait de mouvement que par Votre sainte Volonté, afin qu'en toutes choses elle se rende conforme à votre Vouloir. Vous êtes aux Cieux, ô Père (Sg 7, 26), c'est-à-dire dans les Anges et dans les Saints ; Vous les éclairez afin qu'ils Vous connaissent, car Vous êtes la Lumière éternelle (Jn 1, 9) qui éclaire tout. Vous êtes, Père, dans les Anges et dans les Saints, et Vous les enflammez du feu d'un ardent Amour, afin qu'ils Vous aiment parfaitement, car Vous êtes ce Feu qui consume toute imperfection : Vous rendez vos Anges aussi prompts que les vents et des flammes de feu vos serviteurs. Vous êtes, Père, dans vos Anges et dans vos Saints, les comblant de béatitude afin qu'ils soient éternellement heureux, car Vous êtes la Béatitude, la Gloire, le Repos de cette glorieuse Assemblée. Faites, ô Père, que je sois un ange et un saint par grâce, afin que je devienne participant de si grands biens et que mon entendement soit éclairé pour Vous connaître. Vous avez donné, ô Père, à votre serviteur François ces deux grandes lumières : la première pour connaître votre sublime Majesté, la seconde pour se connaître lui-même. Donnez-moi, ô Père, cette grande lumière, afin que je Vous connaisse comme les Anges et votre serviteur François, Vous, mon Dieu, d'infinie Vertu, de Puissance infinie, de Sagesse infinie et de Beauté infinie. Donnez-moi aussi l'autre grande lumière par laquelle je connaîtrai ma bassesse et ma misère. Je Vous demande aussi, ô Père, que Vous daigniez embraser mon cœur du feu du Saint-Esprit, comme Vous embrasez les Anges au Ciel, et de même que Vous embrasâtes sur la terre les cœurs des Apôtres le saint Jour de la Pentecôte. Ô Père très heureux, envoyez quelques parcelles de ce grand fleuve et de ce grand feu qui procède de votre Siège et de l'Agneau (Ap 22, 2), c'est-à-dire du Saint-Esprit ; envoyez-les à mon âme afin qu'elle brûle de votre Amour. Lancez d'en haut le feu dans mes os (Lm 1, 13) ; que ce feu, Père, pénètre jusqu'à la moelle de mon âme, afin que les grandes eaux de la tribulation ne puissent éteindre la charité (Ct 8, 7). Avec ce grand feu, embrasez mes affections, afin que je n'aille plus mendier les choses viles de la terre, mais qu'entraîné par sa vertu je cherche les choses éternelles du Ciel. Père saint, il est bien juste que puisque Vous, mon Dieu, mon Père et mon Héritage (Ps 15, 5; Mt 6, 20) êtes au Ciel, je ne cherche ni ne m'embarrasse plus de la terre ; qu'ai-je à faire de la terre, ô Père, puisque tout mon bien, tout mon trésor est au Ciel ? Si Vous, mon Père, êtes au Ciel, il suit de là que moi, votre enfant, je suis étranger (Ps 38, 13 ; 1P 2, 11) dans ce monde et que je marche toujours vers ma patrie, qui est le Ciel. Si le pèlerin, quand il marche, a le corps sur la route et l'âme en la douce patrie, chaque heure lui semblant mille ans pour le désir qu'il a de l'atteindre et de voir son cher Père et ses très doux frères, pourquoi n'en sera-t-il pas ainsi de moi ? Pourquoi, notre Père, mon âme ne converse-t-elle pas dans les Cieux comme l'âme de votre saint Apôtre qui disait : « Notre conversation est dans le Ciel » (Ph 3, 20), et pourquoi chaque heure de cet exil ne me semble-t-elle pas mille ans ? Pourquoi ne désiré-je pas voir mes chers frères, qui sont les Anges et les Saints ? Pourquoi, Père, ne réputé-je pas toutes les choses de cette vie, basses, viles et indignes d'y attacher mon cœur, puisque je suis créé pour posséder les biens du Ciel ? Il est hors de doute, ô Père, que ce serait un grand déshonneur pour le fils d'un grand prince ou d'un roi d'étriller de ses mains les chevaux ou, avec les mêmes mains, ramasser les immondices et le fumier dans les rues ; mais c'est un bien plus grand déshonneur pour moi de ce que sachant, ô Père céleste, que Vous m'avez adopté pour votre fils et que Vous me préparez des biens infinis, des richesses inestimables et même le royaume du Ciel, je m'abaisse et me rende méprisable en recherchant les choses viles et basses de ce monde. Donc, notre Père qui êtes aux Cieux, donnez-moi l'amour des choses célestes, afin qu'aimant celles-là je méprise les choses de la terre et que tout mon amour soit en Vous, notre Père du Ciel. Je Vous demande enfin, ô Père, que de même que Vous remplissez les cieux, qui sont les Anges et les Saints, de Gloire, de même Vous daigniez remplir mon âme, lorsque, quittant ce monde, elle se présentera devant Vous, afin qu'elle soit un « Ciel plein de votre Gloire ». Ainsi soit-il. »
Saint François de Sales (1567-1622) - Commentaires sur le « Notre Père »
Prière de Saint François de Sales à Dieu le Père
Voici la Prière « Ô Père éternel, que votre Nom soit sanctifié » des commentaires sur le « Notre Père » de Saint François de Sales (1567-1622), Évêque de Genève en résidence à Annecy, Fondateur de l’Ordre de la Visitation avec Sainte Jeanne de Chantal et Docteur de l'Église Catholique.
La Prière de Saint François de Sales « Ô Père éternel, que votre Nom soit sanctifié » :
« Ô Père éternel, faites, je Vous en prie, que ce Nom si doux et suave soit connu dans le monde entier. Ne tenez pas caché, ô Père, un si riche trésor aux âmes auxquelles Vous avez imprimé votre Image et Ressemblance (Gn 1, 26 ; Gn 5, 11 ; Gn 9, 6). Que l'orient, l'occident et les autres parties du monde sachent que Vous êtes Père, que Jésus-Christ est votre Fils unique, coéternel et consubstantiel, et que tous peuvent être vos enfants d'adoption. Découvrez, ô Père, et communiquez à toutes les nations cet aimable Nom, afin que toutes s'embrasent et s'enflamment de votre saint Amour. Oh ! Quelle joie serait pour mon âme de voir un jour le monde entier plier le genou pour adorer Votre très souveraine Majesté! Père de mon Seigneur Jésus-Christ, si mon sang et ma vie étaient nécessaires pour cela, j'offrirais volontiers mon sang, ma vie et mille vies, si je les avais. Que votre Nom soit sanctifié. Faites, ô Père, que mon âme et celles du monde entier aient toujours une plus claire connaissance de votre Majesté. Nous savons, Père, avec tous les saints, quelle est la largeur, la longueur, la hauteur et la profondeur (Ep 3, 8): nous connaissons la largeur de vos Bienfaits envers nous, qui est plus vaste que la mer et la terre ; la longueur de vos Promesses, qui sont infinies; la hauteur de votre Majesté, qui est immense : la profondeur de vos Jugements, qui sont un abîme. Que votre Nom soit sanctifié. Père saint, toutes vos créatures m'excitent à louer votre saint Nom, à Vous bénir incessamment : les Anges avec leur douce musique, Vous chantent sans cesse de suaves matines, Vous louent, Vous bénissent et ne cessent de s'écrier: Saint, Saint, Saint, le Seigneur, (Is 6 ,2 ; Ap 4, 2) Dieu des armées, et ils m'invitent à leur tenir compagnie. Les cieux, avec leurs continuels mouvements, les étoiles avec leur brillante lumière, et surtout ces deux plus grands luminaires, (Gn 1, 16) le soleil et la lune, par la splendeur de leur clarté, m'excitent à adorer et bénir votre saint Nom. Tous les éléments, le feu, l'air, l'eau, la terre, les oiseaux qui volent dans l'air, les poissons qui nagent dans la mer, les fleuves, les fontaines, les monts et les vallées, les plantes de la terre et enfin tous les animaux qui la parcourent, me prêchent l'adoration et me disent de Vous bénir. Donc, ô Père, que votre Nom soit sanctifié (Mt 5, 16) ; daignez faire de moi un saint, afin que je ne cesse de bénir Votre souveraine Majesté et que le monde, voyant que je suis occupé à Vous louer et à Vous bénir, Vous glorifie, ô notre Père, et sanctifie votre Nom qui est béni dans les siècles des siècles (Rm 5, 16). Ainsi soit-il. »
Saint François de Sales (1567-1622) - Commentaires sur le « Notre Père »
Prière de Saint François de Sales à Dieu le Père
Voici la Prière « Ô Père éternel, que votre Règne arrive » des commentaires sur le « Notre Père » de Saint François de Sales (1567-1622), Évêque de Genève en résidence à Annecy, Fondateur de l’Ordre de la Visitation avec Sainte Jeanne de Chantal et Docteur de l'Église Catholique.
La Prière de Saint François de Sales « Ô Père éternel, que votre Règne arrive » :
« Je Vous demande, ô Père, le royaume des Bienheureux, ce royaume de tous les siècles, si ardemment désiré par un Fils, celui où reposeront nos âmes et où elles jouiront. En ce saint Royaume, nous Vous louerons toujours, nous Vous aimerons et nous jouirons de Vous, ô Père saint, avec votre Fils béni et le Saint-Esprit. Ô Père saint, que votre Règne arrive, parce que c'est dans ce but que Vous avez créé nos âmes ; que votre Règne arrive, parce que c'est pour cela que Vous avez voulu que votre Fils mourût sur l'arbre de la Croix ; que votre Règne arrive, pour que je bénisse votre Nom : les justes sont dans l'attente de la justice que Vous me rendrez (Ps 141, 8) ; vos Anges et tous les Saints désirent ce jour, parce qu'il découvrira en Vous, Père, un abîme d'infinie beauté, de puissance infinie ; c'est pourquoi ils désirent ardemment avoir de nombreux compagnons qui les aident à louer et à aimer votre souveraine Majesté. Dans votre Bonté, Seigneur, répandez vos Bienfaits sur Sion et que les murs de Jérusalem soient bâtis (Ps 1, 20). Voyez, ô Père, une bonne partie des murs de votre Jérusalem sont tombés jusqu'au profond de l'enfer ; recueillez-nous dans votre Bonté, ô Père saint, et placez-nous dans cette glorieuse Cité, afin que Vous puissiez achever de bâtir ses saintes et bénites Murailles. Que votre Règne arrive : Père saint, bannis de votre Royaume, nous sommes « dans cette vallée de larmes ». Faites, ô Père, que nous y revenions. Comme les pèlerins désirent la dernière journée qui terminera leur voyage et où ils retrouveront leur ville et leurs demeures, ainsi nous désirons que votre Règne arrive, afin que s'achève notre pèlerinage et que nous entrions dans le séjour que Vous nous avez préparé dans votre saint Royaume. Que votre Règne arrive : nous sommes en guerre ; faites, Seigneur, que nous remportions la victoire, afin que nous obtenions le prix qui est votre saint Royaume. Vous êtes juste, Seigneur, Vous serez trouvé juste dans votre Sentence (Ps 118, 137). Vous nous avez promis votre Royaume ; je Vous prie donc humblement de ne pas regarder nos démérites, mais le Sang précieux de votre Fils bien aimé Jésus-Christ Notre-Seigneur : Regardez, l'ère, la face de votre Christ, et que par votre Christ votre Règne arrive (Ps 83, 10). Que votre Règne arrive. Oh ! Jour heureux ! Oh ! Heure bénie ! Quand sera-ce, ô Père, que ce jour s'approchera et que viendra cette heure ? Quand viendrai-je et apparaîtrai-je devant votre Face ? (Ps 41, 3 ; Ap 21, 18) Quand verrai-je, ô Père, les murs de votre Royaume, travaillés avec des pierres précieuses ? Quand frapperai-je à tes Portes, ô céleste Jérusalem ? Quand verrai-je tes riches Palais ? Quand jouirai-je de tes beaux Jardins revêtus de fleurs éternelles ? Quand m'abreuverai-je à tes Sources de vie ? Ô Père saint, quand verrai-je dans votre Royaume ces innombrables légions d'Anges et de Saints pleins de gloire, ces choeurs de vierges qui, les palmes à la main, chantent et suivent votre Agneau ? (Ap 7, 9 ; Ap 14, 4) Quand donc mes oreilles entendront-elles la douce musique, l'harmonie des Anges et le concert des Saints qui tous chantent devant Vous : Saint, Saint, Saint le Seigneur, Dieu des armées ? Que vos Tabernacles sont aimables, ô Seigneur des armées ! Ô Dieu des Anges, qu'ils sont beaux, qu'ils sont aimables vos Tabernacles ! Mon âme s'épuise en soupirant après les parvis du Seigneur (Ps 83, 2) ; mieux vaut un jour dans vos parvis que mille (loin de Vous). Donc, ô Père éternel qui êtes aux Cieux, afin que je puisse jouir de votre glorieuse Présence et voir la Gloire de votre Majesté, pour la louer, aimer et bénir (et être enfin, logé parmi) vos Fils, je Vous prie humblement, qu'une fois dépouillé de mon enveloppe mortelle, votre Règne arrive. Que votre Règne arrive. Voici, Père, votre Royaume : mon corps et mon âme. Dans ce royaume Vous voulez régner ; je Vous le rends, ô Père, je Vous le donne, qu'il soit bien Vôtre, puisqu'en réalité il est Vôtre ; que je ne l'usurpe pas, que je ne le livre plus au démon, au monde ni à la chair, qui sont de très cruels tyrans, mais à Vous qui en êtes le vrai Seigneur. Donc, ô Père, que votre Règne arrive. Régnez dorénavant en mon âme : en ma mémoire, afin qu'elle se souvienne toujours de Vous ; en mon intelligence, afin qu'elle considère toujours votre Bonté infinie et votre Grandeur ; en ma volonté, afin que sans cesse elle Vous aime, Vous loue et Vous bénisse. Régnez, ô Père, en mon corps et en tous ses sens, afin qu'il s'emploie tout entier à votre saint Service et que je sois un royaume où votre Majesté règne paisiblement dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il. »
Saint François de Sales (1567-1622) - Commentaires sur le « Notre Père »
Prière de Saint François de Sales sur la Volonté de Dieu
Voici la Prière « Ô Père, que votre Volonté sainte soit faite en moi » de Saint François de Sales (1567-1622), Ecclésiastique savoyard né au château de Sales près de Thorens-Glières, Évêque de Genève en résidence à Annecy et Docteur de l'Église Catholique.
La Prière de Saint François de Sales « Ô Père, que votre Volonté sainte soit faite en moi » :
« Père, je Vous prie pour que Votre très sainte Volonté soit faite sur la terre comme elle se fait au Ciel. Faites, ô Père, que de même qu'en cette terre des vivants, qui est le Ciel, tous les Anges et les Saints font Votre divine Volonté, ainsi sur cette terre des mourants, qui est ce monde, mon âme fasse Votre sainte Volonté. Votre Volonté, ô Père, est sainte et bonne, la mienne est mauvaise et sensuelle : que votre Volonté, donc, soit faite sur cette terre de mon âme comme au Ciel. Mon âme sera bénie lorsqu'en tout, elle se rendra conforme à votre Volonté. Père saint, ôtez de mon âme, je Vous prie, la volonté propre et greffez en elle la Vôtre, afin que toujours votre Volonté se fasse et jamais la mienne. Lorsqu'à un arbre, on coupe une branche et qu'on y greffe une autre meilleure, bien meilleurs aussi sont ses fruits ; enlevez de cet arbre, ô Père, la petite branche de la volonté propre et greffez-y celle de votre Volonté sainte ; alors je suis sûr qu'il portera de très beaux fruits. Tous mes défauts et péchés procèdent de cette volonté mauvaise. Donc, Seigneur, qu'attendez-vous ? Coupez seulement ce qui est mien et greffez ce qui est Vôtre. Je dirai, ô Père, avec votre Fils bien aimé Notre-Seigneur Jésus-Christ : « Père, non pas ma volonté, mais que la Vôtre soit faite ; Père, non ce que je veux, mais ce que Vous voulez ; Père, que votre Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel » (Mt 6, 9 ; 26, 42 et Mc 14, 36). Je Vous prie aussi, Père, que de même, que les esprits angéliques, signifiés par les cieux, font toujours Votre très sainte Volonté, de même l'âme des pécheurs, représentés par la terre, fasse aussi ce qui est de votre Volonté, car de cette manière ils ne Vous offenseront plus. Je Vous demande avec instance, ô Père, que votre Volonté soit faite en moi et en tous, parce que je suis sûr que votre Volonté est que nous soyons tous des saints. « Soyez saints, car je suis saint » et « Ce que je veux, c'est votre sanctification » (Lv 11, 44 ; Lv 19, 2 ; 1Th 4, 3). Ô Source de toute sainteté, faites-nous saints, car telle est votre Volonté. Quel est donc l'homme si aveugle d'intelligence qu'il ne désire être saint ? Père saint, je ne cherche, je ne désire autre chose, mes richesses, mes biens, mes trésors seront d'être saint. Que votre Volonté soit donc faite en moi, afin que je sois saint. Père saint, que votre Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel. « Votre volonté est que je sois ferme dans la foi, humble dans la conversation, modeste dans mes paroles, juste dans mes actions, miséricordieux avec les nécessiteux, bien réglé dans mes mœurs ; que je ne fasse injure à personne, que je supporte tous les hommes, qu'avec tous je garde la paix, que je vous aime comme Père, que je vous craigne comme père ». Que votre volonté soit faite ! Père, c'est cela que je veux, que je demande, que je désire de tout mon cœur, que votre Volonté sainte soit faite en moi. Que l'accomplissement de votre Volonté soit le plaisir, le contentement, la joie de mon âme en tout lieu et en tout temps ; car je sais, Père, qu'il est plus utile à mon âme de souffrir tous les tourments du monde, si telle est votre Volonté, que de jouir de tous les divertissements et plaisirs des enfants d'Adam. La joie des Anges, le désir des Saints et la consolation des justes sont en cela : que votre Volonté soit faite. Que votre Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel ; je Vous prie donc, ô Père, que votre Volonté soit faite en moi. Enfin, ô Père, Vous et votre Fils bien aimé m'avez déclaré votre Volonté quand Celui-ci a dit : « Vous aimerez le Seigneur votre Dieu de tout votre cœur, de toute votre âme, de tout votre esprit et de toutes vos forces, et votre prochain comme vous-même » (Mc 12, 30). Ô Père, puisque votre Volonté est que je Vous aime de tout mon cœur, de toute mon âme et de toutes mes forces, donnez-moi, ô Père, de faire « ce que Vous ordonnez et ce que Vous voulez ». Source de charité, donnez-moi la charité ; abîme d'amour infini, donnez-moi l'amour. Allumez, Père, cette lampe de mon âme avec la lumière de votre Amour. Vous nous avez ordonné, Père, qu'il y eût toujours du feu sur votre autel (Lv 6, 12). Je Vous offre, ô Père, mon âme pour autel ; faites que le feu de votre Amour brûle sans cesse en elle. Ô Lumière éternelle, qui éclairez toute lumière et consumez dans l'éternelle, splendeur des milliers et des milliers d'étincelants flambeaux devant le trône de votre Divinité dès le point du jour ! Ô Lumière éternelle qui éclairez toute lumière et la conservez dans votre éternelle splendeur, des milliers et des milliers d'Anges sont devant votre Majesté comme autant de flambeaux allumés par le feu de votre Charité et brûlent continuellement sans se brûler ni se consumer. Permettez-moi, mon Dieu et mon Père, d'approcher de Vous, Feu d'amour, ce flambeau de mon âme, afin qu'étant allumé, il brûle sans cesse, Vous aimant Vous-même et le prochain en Vous : ainsi sera faite en moi Votre sainte Volonté. Amen. »
Saint François de Sales (1567-1622)
Prière de Saint François de Sales à Dieu le Père
Voici la Prière « Donnez-nous, ô Père, notre Pain supersubstantiel » de Saint François de Sales (1567-1622), Évêque de Genève en résidence à Annecy, Fondateur de l’Ordre de la Visitation avec Sainte Jeanne de Chantal et Docteur de l'Église Catholique.
La Prière de Saint François de Sales « Donnez-nous, ô Père, notre Pain supersubstantiel » :
« Oui, Père, les enfants ont besoin de pain ; ne nous le refusez pas, de peur que nous ne mourions. Donnez-nous, ô Père, notre Pain supersubstantiel, votre Fils unique Jésus-Christ Notre-Seigneur dans le Très Saint Sacrement, afin que par ce Pain nous soyons nourris dans la vie spirituelle, nous croissions dans la vertu et nous soyons tellement fortifiés, que nous puissions faire le voyage en cette vallée de larmes, jusqu'à la montagne de Dieu, à Horeb. Père saint, ce Pain est celui que votre Fils nous a apporté, ce sont les choses merveilleuses qu'il a opérées, prêchées, endurées ; faites, ô Père saint, que pendant la durée de ce pèlerinage, cette manne céleste ne vienne jamais à nous manquer et que nous goûtions son immense suavité. Les yeux de tous les êtres sont tournés vers Vous dans l'attente, Seigneur, et Vous leur donnez la nourriture en temps opportun ; les yeux de vos enfants Vous regardent, ô Père, et demandent ce Pain de vie, parce que par Lui on mène une vie céleste. Moi donc, Père, l'un de vos enfants, bien que d'ailleurs indigne, grand par les années, mais très petit en mérites, affamé et besogneux, je Vous demande le pain. Et parce qu'en moi se trouvent deux substances, l'une corporelle, l'autre spirituelle, pour toutes deux je Vous demande du pain. Pour le corps, qui est terre, je Vous demande le pain de la terre ; pour l'âme, qui est esprit, je Vous demande le Pain céleste, le Pain des Anges. Or, Père plein de pitié, souvenez-Vous que lorsque les petits enfants demandent du pain à leur père, surtout s'ils ont bien faim, ils crient de toutes leurs forces ce mot : Pain, pain ! Et avec ce mot, comme avec autant de flèches, ils blessent le cœur de leurs pères qui, sur la terre, cherchent du pain pour le donner à leurs enfants. Me voici bien affamé, ô notre Père ; écoutez ce mot que je Vous adresse : du pain, Père, du pain ! Daignez donc, Père saint, ouvrir les entrailles de votre Miséricorde, et puisque Vous le pouvez, secourez-moi et donnez à votre enfant le pain de votre Grâce et le Pain supersubstantiel du Très Saint Sacrement. Donnez-nous en outre, ô Père, le pain de votre suave et très douce Parole, rompez-le-nous, coupez-le en morceaux par le moyen de vos ministres qui sont vos prédicateurs ; faites qu'il fructifie dans nos âmes, comme ce bon grain qui tomba dans la bonne terre et qui rapporta le cent pour un. Enfin, Père, je suis maintenant sous la table de votre haute Majesté, où mangent une multitude d'Anges et de Saints ; agenouillé devant votre Face royale, humilié en votre Présence comme les petits chiens qui sont sous la table de leurs maîtres guettant les miettes qui en tombent, daignez m'honorer de cette suavité, de cette douceur que goûtent les Bienheureux à votre table, afin que dans mon oraison je goûte quelque chose de ce que goûtent vos enfants au Ciel. Faites, ô Père, que mon oraison ne soit pas aride et sèche, mais douce et suave, avec le pain de vos consolations et de vos visites. Ainsi soit-il. »
Saint François de Sales (1567-1622) - Commentaires sur le « Notre Père »
Le « Notre Père » de Saint François de Sales sur la Miséricorde
Voici la Prière « Ô Père éternel, pardonnez-nous nos offenses comme nous les pardonnons à ceux qui nous ont offensés » des commentaires sur le « Notre Père » de Saint François de Sales (1567-1622), Évêque de Genève en résidence à Annecy, Fondateur de l’Ordre de la Visitation avec Sainte Jeanne de Chantal et Docteur de l'Église Catholique.
La Prière de Saint François de Sales « Ô Père éternel, pardonnez-nous nos offenses comme nous les pardonnons à ceux qui nous ont offensés » :
« Père, nous sommes pauvres et pleins de dettes ; Vous, Vous êtes riche et notre créancier ; il faut que le riche remette au pauvre ses dettes : remettez-nous donc nos dettes. Père, faites Miséricorde à votre enfant qui a contracté autant de dettes qu'il a commis de péchés. Quel est le père qui ne remettrait pas à son fils tombé en grande pauvreté n'importe quelle dette, si humblement il le lui demandait ? Et qui donc, ô Père saint, est un fils plus pauvre et plus chargé de dettes que moi ? Voici que, comme un autre publicain (Lc 18, 13), humblement je Vous prie : remettez-moi tant de dettes de péchés par lesquels je Vous ai offensé. « Ô Dieu, dont le propre est de faire toujours Miséricorde et de pardonner », ayez pitié de ce pauvre enfant et remettez-moi toutes mes dettes ; je reconnais, ô Père, que les dettes sont nombreuses (dix mille talents) (Mt 18,24), parce que j'ai péché contre toute votre Loi; mais les richesses de votre Miséricorde les surpassent infiniment. Souvenez-vous, ô Père, de vos Miséricordes qui sont éternelles (Ps 24, 6) et de même que Vous avez usé de Miséricorde à l'égard de tant de vos serviteurs, daignez me remettre tous mes péchés. Je me souviens, ô Père, de votre Miséricorde à l'égard de votre ancien peuple à qui tant de fois Vous pardonnâtes ses péchés (2R 12, 13). Je me rappelle, ô Père, que Vous Vous êtes souvenu de votre serviteur David et que Vous lui avez pardonné sa grande faute. Je me souviens, ô Père, que Votre bien aimé Fils, étant en ce monde, regarda d'un œil de pitié son Apôtre quand Il le renia et Madeleine quand elle se convertit, et enfin qu'Il recevait tous les pêcheurs à pénitence et mangeait avec eux (Lc 7, 37 ; Lc 15, 1 ; Lc 22, 55). Vous n'êtes point changé ; Vous étiez autrefois le Dieu très Miséricordieux, Vous ne l'êtes pas moins maintenant ; Vous êtes le même Dieu que jadis, votre Miséricorde n'est pas finie puisqu'elle est infinie ; elle ne s'est point arrêtée puisqu'elle n'a point d'arrêts et que, plutôt, on fermerait le Ciel; elle n'a pas cessé, puisque de même que le feu opère toujours tant qu'il y a de la matière à consumer, ainsi votre Miséricorde, tant qu'il y a des péchés à brûler et des dettes à remettre. Sa Miséricorde s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent (Lc 1, 50) : Cantique de la très sainte Mère de Votre Fils béni, Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui savait bien qu'elle était immense. Vous avez mis, Seigneur, des bornes à la mer, mais Vous avez laissé sans bornes votre Miséricorde, afin que toujours elle aille chercher les pécheurs chargés de dettes pour leur pardonner. Voilà, ô Père, que votre Miséricorde se rencontre avec le plus grand pécheur entre tous les pécheurs, avec celui qui a plus de dettes qu'aucun autre enfant d'Adam : effacez mes péchés, remettez-moi la grande somme de mes dettes et passez toujours plus avant pour chercher les autres débiteurs. Un abîme appelle un autre abîme (Ps 41, 8) ; le fils de la misère invoque le Père des Miséricordes. Que l'abîme absorbe un autre abîme ; que l'abîme, mes misères infinies, soit absorbé par l'abîme. Je sais, ô Père, que tous mes péchés, pour nombreux qu'ils soient, et tous ceux du monde entier, sont devant votre Miséricorde comme un brin de paille en présence d'un grand feu. Enfin je Vous prie, Père saint, par votre Miséricorde infinie, par la vertu de cette Passion que votre Fils bien aimé endura sur le bois de la Croix et par les mérites et l'intercession de la Bienheureuse Vierge et de tous les élus qui existent depuis le commencement du monde, de daigner nous remettre nos dettes. Je Vous prie aussi, ô Père, de me donner assez de vertu et votre Grâce pour que je puisse parfaitement pardonner à ceux qui m'ont offensé ; et si Vous trouvez dans mon cœur quelque reste d'imperfection contre ceux qui m'ont offensé, Vous, Père, par le feu de votre Charité, faites-le disparaître, brûlez-le, faites que nulle trace ni ombre de rancune demeure dans mon cœur, afin que je puisse dire en toute vérité : Pardonnez-nous nos offenses comme nous les pardonnons à ceux qui nous ont offensés. Ainsi soit-il. »
Saint François de Sales (1567-1622) - Commentaires du « Notre Père »
Le « Notre Père » paraphrasé de Saint François de Sales à Dieu le Père
Voici la Prière « Ô Père éternel, ne nous induisez point en tentation » des commentaires sur le « Notre Père » de Saint François de Sales (1567-1622), Évêque de Genève en résidence à Annecy, Fondateur de l’Ordre de la Visitation avec Sainte Jeanne de Chantal et Docteur de l'Église Catholique.
La Prière de Saint François de Sales « Ô Père éternel, ne nous induisez point en tentation » :
« Nous sommes, ô Père, en un lieu de tentation. Notre adversaire, le diable, rôde autour de nous, cherchant qui dévorer (1P 5, 8). Donnez les moyens, portez secours, ô Père ; les ennemis sont aussi nombreux que le sable de la mer et expérimentés dans le combat ; mon âme est languissante, faible, impuissante si Vous ne venez à son aide. Saisissez donc Vos armes et Votre bouclier, et levez-Vous pour me secourir ; tirez la lance et barrez le passage à mes persécuteurs (Ps 34, 2) ; dites à mon âme : « Je suis ton salut ». Ô Seigneur, que cette pauvre âme a besoin de votre Grâce, de votre Secours, de votre Assistance pour ne pas succomber aux tentations ! Une petite brebis au milieu des loups se perd si le berger ne la sauve ; ainsi, Père, cette âme au milieu de tant de loups qui l'assaillent dans un monde où elle est sollicitée par mille occasions de péchés, avec la chair qui continuellement la combat, que fera-t-elle sans votre Secours ? Père saint, je lèverai mes yeux au Ciel d'où me viendra le secours ; mon secours vient du Seigneur qui a fait le ciel et la terre. Ô Père des Miséricordes et Dieu de toute consolation, venez à mon aide ; Seigneur, hâtez-vous de me secourir. Père saint, quand donc ferez-Vous justice de ceux qui me persécutent ? (Ps 120 ; 1 2Co 1,3 ; Ps 69, 2 ; Ps 118, 84) Faites justice, Seigneur, de ceux qui cherchent la mort de mon âme, donnez-moi cependant votre Aide pour ne point tomber, pour ne pas Vous offenser. Je ne demande pas que Vous me délivriez des tentations, ô Père, mais je Vous demande la Grâce et la Force pour résister et combattre énergiquement. Par amour pour Vous, je veux bien avoir des tribulations et des angoisses en ce monde, pourvu que dans les tribulations mon âme ne défaille pas. Faites, Seigneur, que, comme l'or dans la fournaise (Pr 17, 3 ; Pr 27, 21 ; Sg 3, 6) devient plus beau, ainsi mon âme jetée dans la fournaise des tribulations, devienne plus pure, lumineuse et resplendissante. Qu'elle ne soit pas comme la paille qui, par manque de force, se laisse brûler et consumer par le feu. Que je sois plutôt comme vos Saints qui, en ce monde, jetés dans les flammes et le feu, restèrent forts et fermes, et ensuite, comme des pierres précieuses, en sortirent avec plus de splendeur et de lumière. Ne nous induisez donc pas en tentation, ô Père, afin que nous n'offensions pas une telle Majesté. Ainsi soit-il. »
Saint François de Sales (1567-1622) - Commentaires du « Notre Père »
Le « Notre Père » commenté par Saint François de Sales à Dieu le Père
Voici la Prière « Ô Père éternel, délivrez-nous du mal » des commentaires sur le « Notre Père » de Saint François de Sales (1567-1622), Évêque de Genève en résidence à Annecy, Fondateur de l’Ordre de la Visitation avec Sainte Jeanne de Chantal et Docteur de l'Église Catholique.
La Prière de Saint François de Sales « Ô Père éternel, délivrez-nous du mal » :
« Père saint, je reconnais vos Miséricordes sur moi, car Vous m'avez préservé de beaucoup de maux que j'avais mérités par mes péchés ; autant de fois que je péchai, autant de fois je méritai ce mal infini qui est la damnation éternelle. Qu'ils sont nombreux, Père, ceux qui ont encouru ce malheur ! Ils avaient commis moins de péchés que moi ; et combien, parce qu'il ne leur fut pas donné, comme à moi, le loisir de faire pénitence, moururent misérablement dans leurs péchés et se perdirent ! Je Vous en prie, ô Père, délivrez-moi désormais de toute faute, afin que j'échappe aux peines de l'enfer ; faites, Seigneur, que je ne Vous offense plus ; Vous avoir offensé dans le passé est bien suffisant. Que mes péchés, Seigneur, ne se multiplient pas comme le sable de la mer (Jb 6, 3) et les étoiles du ciel ; que l'enfer ne m'engloutisse pas et que la fosse ne se ferme pas sur moi (Ps 68, 16). Vous m'avez délivré, ô Père, de beaucoup de maux qui sont en ce monde. Que d'aveugles, que de sourds, que de muets, que de paralytiques sont au nombre des enfants d'Adam ! Et Vous, Seigneur, m'avez préservé de tous ces maux, bien que je fusse comme eux enfant d'Adam, et pécheur plus qu'eux tous ; cependant, cela me servirait de peu de chose ou même de rien, si Vous ne me délivriez du mal du péché. Donc, du péché, de la faute et de la peine due au péché, je demande d'être délivré. Mais délivrez-nous du mal. Vous m'avez délivré, ô Père, des ténèbres et de l'aveuglement où se trouvent les Turcs, les Maures, les Juifs, les Gentils et païens, me faisant naître dans le sein de la sainte Eglise ; délivrez-moi, ô Père, des ténèbres et de l'aveuglement du péché, afin que je jouisse du sang et des mérites de votre Fils béni, Jésus-Christ mon Seigneur, et que je sois compté parmi vos enfants, qui sont les fils de la lumière (Lc 16, 8 ; Ep 5, 8 ; 1Th 5, 5) dans votre Royaume. Père, je me rappelle cette bonne femme de Thécua qui, entrant chez le roi David, lui demanda pardon pour Absalon son fils ; et ce bon roi, entendant que la demande avait été ordonnée par le capitaine Joab,(1Th 2) son bien aimé et son favori, aussitôt il lui accorda la grâce qu'elle implorait. Père, votre saint et bien aimé Fils Jésus-Christ m'a ordonné de faire cette prière et m'a envoyé à Vous afin que je Vous demande les Grâces qui y sont contenues. Ne me regardez pas, ô Père, moi qui suis le plus grand de tous les pécheurs, mais regardez votre Fils très saint et béni, le plus grand de tous les Saints, voire le Sanctificateur d'eux tous (1Th 1) ; et par l'Amour que vous Lui portez, accordez-moi ce qu'Il m'a ordonné de Vous demander. Je me souviens aussi, Père, qu'il n'était pas permis aux fils de Jacob de paraître une seconde fois en présence de Joseph s'ils ne conduisaient avec eux leur frère cadet Benjamin (Gn 42, 20 ; Gn 43, 3 ; Gn 44, 23) ; et à nous il n'est pas permis de paraître en votre Présence sans notre frère aîné, qui est votre Fils unique Jésus-Christ. Voilà donc, ô Père, je viens maintenant devant Vous avec votre saint Fils, mon Seigneur Jésus. Je Vous Le présente, et Vous prie humblement que par Ses mérites et par Sa très sainte Mort et Passion Vous daigniez m'accorder ce que Lui-même, dans cette Oraison et cette requête qui sont siennes, m'a ordonné de Vous demander, afin que mon âme soit toute Vôtre et qu'elle Vous loue et bénisse dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il. »
Saint François de Sales (1567-1622) - Commentaires du « Notre Père »
Prière de Saint François de Sales à Dieu le Père
Voici la Prière « Ô Père, je viens maintenant devant Vous avec Votre saint Fils pour qu’il en soit ainsi » de Saint François de Sales (1567-1622), Évêque de Genève en résidence à Annecy, Fondateur de l’Ordre de la Visitation avec Sainte Jeanne de Chantal et Docteur de l'Église Catholique.
La Prière de Saint François de Sales « Ô Père, je viens maintenant devant Vous avec Votre saint Fils pour qu’il en soit ainsi » :
« Ô Père, je me souviens qu'il n'était pas permis aux fils de Jacob de paraître une seconde fois en présence de Joseph s'ils ne conduisaient avec eux leur frère cadet Benjamin (Gn 42, 20 ; 43, 3 et 44, 23) ; et à nous il n'est pas permis de paraître en votre Présence sans notre frère aîné, qui est votre Fils unique Jésus-Christ. Voilà donc, ô Père, je viens maintenant devant Vous avec Votre saint Fils, mon Seigneur Jésus. Je Vous Le présente, et Vous prie humblement que par Ses mérites et par Sa très sainte Mort et Passion, Vous daigniez m'accorder ce que Lui-même, dans cette Oraison et cette requête qui sont Siennes, m'a ordonné de Vous demander, afin que mon âme soit toute Vôtre et qu'elle Vous loue et bénisse dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il. »
Saint François de Sales (1567-1622) - Commentaires sur le « Notre Père »