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25 mai
Saint Bède le Vénérable, prêtre et docteur de l'Église
« Hymne des Martyrs » du Vénérable Bède aux Saints
Voici l’Hymne des Martyrs pour la Fête des Saints Innocents au 4ème Jour dans l’Octave de la Nativité « Célébrons les Innocents que la terre, avec tristesse, a vus périr » de Saint Bède le Vénérable (673-735), Moine bénédictin anglais dont le nom en anglo-saxon signifie « prière » et qui qualifie bien toute la vie de cet homme de Dieu si vénéré de ses contemporains qu'il en reçut le surnom de Vénérable.
L’Hymne des Martyrs du Vénérable Bède « Célébrons les Innocents que la terre, avec tristesse, a vus périr » :

« Chantons l’hymne des Martyrs ; célébrons les Innocents, que la terre, avec tristesse, a vus périr, que le Ciel joyeux a reçus. Leurs Anges contemplent à jamais la Face du Père céleste ; ils célèbrent le Miracle de sa Grâce, chantant l’hymne des Martyrs. Un roi impie les a moissonnés ; leur Créateur les a recueillis dans sa Bonté ; Il les a placés avec Lui dans la félicité, dans la lumière du Royaume éternel. Celui qui donne à ses élus chacun leur demeure dans la maison de son Père, leur a assigné un rang sublime : un roi impie les a moissonnés. Enfants de deux ans et au-dessous, la fureur d’Hérode les a immolés ; d’un sang pur elle a inondé toute la contrée de Bethléhem. La mort innocente de ces fidèles a resplendi autour du Christ ; les Anges les emportaient aux Cieux, enfants de deux ans et au-dessous. Une voix retentit dans Rama, des lamentations, un deuil immense : Rachel, baignée dans ses larmes, a pleuré ses fils. Ils jouissent d’un triomphe éternel, eux qui ont vaincu les tourments, et sur leurs douleurs gémissante, une voix retentit dans Rama. Ne crains rien, petit troupeau, des dents perfides du lion : le bon Pasteur te donnera les pâturages célestes. Tu suivras, d’un pas pudique, le candide Agneau de Dieu ; des mains impies du larron, ne crains rien, petit troupeau. Il essuiera toutes les larmes, le Père, de vos visages ; la mort ne vous nuira plus, vous êtes entrés dans les murs de la Cité de la Vie. Ceux qui sèment dans les larmes, moissonneront dans une joie immense ; le Créateur les consolera, et, sur les joues de ceux qui pleurent, Il essuiera toutes les larmes. Ô heureuse Cité ! Au sein de laquelle naît le Rédempteur : dans laquelle sont offertes au divin Enfant ces prémices des Martyrs ! Tu ne seras plus appelée petite parmi les mille cités de Juda, depuis que le Chef est né en toi, ô heureuse Cité ! Sous des vêtements brillants de gloire, ils assistent maintenant autour du trône, les Innocents qui ont lavé leur tunique dans le Sang vermeil de l’Agneau. Ils gémirent, ils pleurèrent pour le Royaume de l’éternelle Patrie ; maintenant, pleins d’allégresse, ils louent Dieu, sous des vêtements brillants de gloire ».

Ainsi soit-il.

Saint Bède le Vénérable (673-735) - « Hymne des Martyrs Saints Innocents : Innocentíum Martyrum »
Sermon pour le Dimanche des Rameaux Sermons - Homélie - Méditations
Voici le Sermon pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ « Vers l'Agneau de Dieu monte l'hosanna du peuple » de Saint Bède, dit le Vénérable (673-735), Moine proclamé Docteur de l'Église Catholique par le Pape Léon XIII en 1899, auteur de l'Histoire ecclésiastique du peuple anglais qui lui a valu le surnom de « Père de l'histoire anglaise ».
« Voici l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde » (Jn 1,29)

Le Sermon de Saint Bède le Vénérable pour le Dimanche des Rameaux « Vers l'Agneau de Dieu monte l'hosanna du peuple » :

« Vers l'Agneau de Dieu monte l'hosanna du peuple : tous ceux qui Le pressent dans la foule Le louent dans une seule et même confession de foi : « Hosanna au Fils de David ! » (Mt 21, 9) Dans cette louange résonne déjà le chœur des saints qui chante : « Le salut est donné par notre Dieu qui est assis sur le trône et par l'Agneau ! » (Ap 7, 10) Il monte là où tous les jours Il va donner son dernier enseignement (Lc 20, 47). C'est là qu'Il va consommer le Sacrement de la Pâque juive, observée fidèlement jusque-là. Lui-même Il va donner la Pâque nouvelle aux Siens quand, sorti au Mont des Oliviers, Il va être mis à l'épreuve par Ses ennemis et mis en Croix le lendemain. Tel l'agneau pascal, Le voilà aujourd'hui qui aborde le lieu de sa Passion et accomplit la prophétie d'Isaïe : « Comme une brebis, Le voilà conduit à l'abattoir, comme un agneau qui se tait devant celui qui le tond » (53, 7). Cinq jours avant sa Passion, Il veut arriver en sa ville ; Il prouve par là qu'il est bien l'agneau immaculé qui vient enlever le péché du monde (Jn 1, 29) ; Il est bien l'agneau pascal qui, immolé, libère le nouvel Israël de son esclavage d'Égypte (Ex 12) ; c'est bien cinq jours avant sa Passion, que Ses ennemis décident sa mort de façon irréductible. Aujourd'hui, Il nous signifie par là qu'Il va nous racheter tous par son Sang (Ap 5, 9) ; dès aujourd'hui, dans la joie jubilante d'un peuple qui L'entoure et qui L'acclame, Il entre dans le Temple de Dieu (Mt 21, 12). Le « Médiateur entre Dieu et les hommes, l'homme Jésus Christ » (1Tm 2, 5) va souffrir pour le salut du genre humain : c'est pour cela qu'Il est descendu du ciel sur la terre, et aujourd'hui Il veut approcher du lieu de sa Passion. Ainsi sera-t-il évident pour tous qu'Il va supporter sa Passion de Son plein gré, nullement par force.

Ainsi soit-il. »

Saint Bède le Vénérable (673-735) - Sermon n°23 (trad. Tournay rev.)
Prière de Saint Bède le Vénérable pour les Agonisants
Voici la dernière Prière sur son lit de mort « Ô Fontaine de Sagesse, donnez-moi bénignement d'arriver à la Source et de Vous voir toujours » de Saint Bède le Vénérable (673-735), Moine bénédictin anglais dont le nom en anglo-saxon signifie « prière » et qualifie bien toute la vie de cet homme de Dieu si vénéré de ses contemporains qu'il en reçut le surnom de Vénérable.
La Prière de Saint Bède le Vénérable « Ô Fontaine de Sagesse, donnez-moi bénignement d'arriver à la Source et de Vous voir toujours » :

« Prêtre du Monastère des Bienheureux Pierre et Paul, Apôtres, je naquis sur leur territoire, et je n'ai point cessé, depuis ma septième année, d'habiter leur maison, observant la règle, chantant chaque jour en leur église, faisant mes délices d'apprendre, d'enseigner ou d'écrire. Depuis que j'eus reçu la Prêtrise, j'annotai pour mes frères et pour moi la Sainte Ecriture en quelques ouvrages, m'aidant des expressions dont se servirent nos Pères vénérés, ou m'attachant à leur manière d'interprétation. Et maintenant, bon Jésus, je Vous le demande : Vous qui m'avez miséricordieusement donné de m'abreuver à la douceur de votre Parole, donnez-moi bénignement d'arriver à la Source, Ô Fontaine de Sagesse, et de Vous voir toujours. Ô bon Jésus, qui avez daigné m'abreuver des ondes suaves de la science, accordez-moi surtout d'atteindre un jour jusqu'à Vous, qui êtes la Source de toute sagesse et de ne perdre jamais de vue Votre divine Présence. Ô Roi de gloire qui êtes monté triomphant par-delà tous les cieux, ne nous laissez pas orphelins, mais envoyez-nous l'Esprit de vérité selon la Promesse du Père. Je n'ai pas vécu de telle sorte que j'eusse à rougir de vivre avec Vous ; mais je ne crains pas non plus de mourir, car nous avons un bon Maître. Je ne veux pas que mes disciples après ma mort s'attardent à des faussetés et que leurs études soient sans fruit. Il est temps, s'il plaît à mon Créateur, que je retourne à Celui qui m'a fait de rien quand je n'étais pas ; mon doux Juge a bien ordonné ma vie ; et voici qu'approche maintenant pour moi la dissolution ; je la désire pour être avec le Christ : oui, mon âme désire voir mon Roi, le Christ, en sa Beauté. C’est fini ; prends ma tête dans tes mains et soutiens-la du côté de l'oratoire, parce que ce m'est une grande joie de me voir en face du Lieu saint où j'ai tant prié. Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit. Ainsi soit-il. »

Saint Bède le Vénérable (673-735)
Prière de Saint Bède le Vénérable aux Saints
Voici la Prière à Saint Jean le Baptiste « Salut, annonciateur du matin » de Saint Bède le Vénérable (673-735), Moine bénédictin anglais dont le nom en anglo-saxon signifie « prière » et qualifie bien toute la vie de cet homme de Dieu si vénéré de ses contemporains qu'il en reçut le surnom de Vénérable.
La Prière de Saint Bède à Saint Jean Baptiste « Salut, annonciateur du matin » :

« Salut, annonciateur du matin : toi qui naquit avec ce jour, et annonça le Verbe d'une voix claironnante ! Vous les fidèles, en lui contemplez l'aube s'estompant face au jour lumineux, et que vos cœurs se réjouissent. Jean, par ce nom choisit pour l'appeler, Gabriel vint de son habitat dans les hauteurs, sur ordre de Dieu : les actes que ce bébé devrait faire pour l'humanité quand il aurait grandi, Dieu envoya son ange en avant pour en témoigner. Il n'y a pas de plus grand, personne, que le fils de Zacharie ; il n'y a pas eu de plus puissant prophète à être né : des prophètes il peut revendiquer plus que la gloire d'un prophète ; sa face ornée de plus sublimes œuvres que les leurs. « Voilà, pour préparer ton chemin », a dit Dieu le Père, « Devant ta face J'envoie mon messager, pour préparer ta venue ; comme le soleil d'Orient fais s'éclipser la brillante étoile du matin par la levée du jour ». Louez donc le Dieu le plus haut ; louez-Le lui qui vint mourir pour nous, son Fils qui vit à jamais ; et vers l'Esprit, élevez, comme des louanges, vers le Consolateur, tant que durera le temps, et quand le temps sera passé. »

Ainsi soit-il.

Saint Bède le Vénérable (673-735)
Prière de Saint Bède le Vénérable pour le Carême
Voici une Prière pour le temps du Carême « Ô Christ, sois présent aux cœurs que Tu as rachetés » de Saint Bède le Vénérable (673-735), Moine bénédictin anglais dont le nom en anglo-saxon signifie « prière » et qualifie bien toute la vie de cet homme de Dieu si vénéré de ses contemporains qu'il en reçut le surnom de Vénérable.
La Prière de Bède le Vénérable « Ô Christ, sois présent aux cœurs que Tu as rachetés » :

« Sois présent aux cœurs que Tu as rachetés, ô Christ, Toi qui es l’Amour porté à son sommet. Pénètre nos paroles d'un repentir sincère. Très bon Jésus, nous T'adressons nos prières avec confiance ; pardonne les fautes que nous avons commises, ô Christ. Par le signe sacré de la Croix, par ton Corps vénérable, défends-nous comme Tes enfants. Nous Te le demandons d'un seul cœur ».

Ainsi soit-il.

Saint Bède le Vénérable (673-735)
« Hymne à Saint André » de Bède le Vénérable aux Saints
Voici l’Hymne du 30 novembre pour la Fête de l’Apôtre Saint André, le premier appelé par le Christ, et frère de Saint Pierre « Chantons d'une joyeuse voix la Solennité du Bienheureux André » de Saint Bède le Vénérable (673-735), Moine bénédictin anglais dont le nom en anglo-saxon signifie « prière » et qui qualifie bien toute la vie de cet homme de Dieu si vénéré de ses contemporains qu'il en reçut le surnom de Vénérable.
L’Hymne à l’Apôtre Saint André de Saint Bède le Vénérable « Chantons d'une joyeuse voix la Solennité du Bienheureux André » :

« Maintenant, chantons d'une joyeuse voix la Solennité du Bienheureux André, qui rehausse, par la pourpre de son sang, la gloire de l'Apostolat. Pendant qu'il tend ses filets sur les ondes agitées, Jésus l'invite à partager le Royaume du Ciel avec ses frères. Il l'envoie au loin chez les nations, prêcher la Parole du salut, et retirer des flots du siècle les âmes qui voudront croire. Bientôt muni du flambeau de la Foi, il parcourt les plages de la Grèce, et, revêtu de l'éclat de Jésus-Christ, son Dieu, il dissipe les ombres de l'erreur. Le chef de l'Achaïe, avec ses sombres armes, vient s'attaquer aux armes de la lumière ; mais le soldat de Dieu repousse fortement l'assaut de l'ennemi. André déploie les Mystères de la Croix, qui brisèrent si puissamment les chaînes de l'ancienne mort, et apportèrent la Vie au monde. Puis il rappelle le Sacrifice de l'Agneau qui, nous délivrant de l'ennemi, nous donne, au-delà du firmament, une vie bienheureuse, et nous introduit dans son Royaume éternel. Renfermé dans une noire prison, le ministre de la lumière ouvre à la foule des peuples les voies de la paix, qui conduisent au brillant séjour du Ciel. Flagellé par sept fois, il se rit de tous les tourments, celui que les sept dons de l'Esprit-Saint avaient déjà rempli. Enfin, élevé en croix, il abandonne cette terre de boue, et marchant à la gloire d'un pied exempt de souillure, il s'envole aux portes du Ciel. La bénigne Cité, cette mère commune de nous tous, accueille avec transport le Martyr de Jésus-Christ, le très grand Apôtre. Tout le chœur des célestes habitants se réjouit avec nous, en voyant revenir la fête éternelle du grand André ».

Ainsi soit-il.

Saint Bède le Vénérable (673-735) - L'Année Liturgique : « Le Temps de l’Avent » de Prosper Guéranger, pages 270-271, chez Julien Lanier Cosnard et Cie éditeurs (1858)