25 mai
Sainte Marie Madeleine de Pazzi, vierge du Carmel
Prière de Sainte Marie-Madeleine de Pazzi pour Pâques
Voici une Prière lors de l’arrestation de Notre Seigneur Jésus-Christ au Mont des Oliviers dans la Nuit du mardi au mercredi de la Semaine Sainte « Ô Amour, ceux qui se sont rebellés et séparés de Toi, réunis-les et lies-les à nouveau à Toi » de Sainte Marie-Madeleine de Pazzi (1566-1607), Carmélite Florentine du Monastère de Sainte-Marie-des-Anges.
La Prière de Sainte Marie-Madeleine de Pazzi « Ô Amour, ceux qui se sont rebellés et séparés de Toi, réunis-les et lies-les à nouveau à Toi » :
« Ô Amour, ils Te lient avec une chaîne de fer ! Amour, combien de ceux qui T’aiment Te lient, au contraire, avec une chaîne d’amour ! Ils lient ces Mains qui ont tout fait pour eux, ces Mains qui les ont créés. Amour, lie-moi à Toi, et ces autres aussi ; fais, Amour, que nous Te liions en nous et Toi lie-nous en Toi. Eux, c'est par haine qu’ils T’ont lié, pour Te tourmenter, Te déshonorer, et Te donner la mort ; nous c’est pour Te louer, T’honorer et pour que Tu nous donnes la vie, et Tu veux nous lier à Toi par amour. Amour, ceux qui se sont rebellés et séparés de Toi, réunis-les et lies-les à nouveau à Toi. À ceux qui n’ont pas la foi, donne la lumière afin qu’ils Te connaissent, Toi leur Créateur. Et tous ceux qui T’attendent, Amour ! Fais qu’ils T’aiment, tous ».
Ainsi soit-il.
Sainte Marie-Madeleine de Pazzi (1566-1607)
Prière de Sainte Marie-Madeleine de Pazzi à Jésus-Christ
Voici une Prière sous la forme d’un dialogue de l’Ami avec son amie « Ô Jésus, à Toi de m'appeler si fort que j'entende Ta voix » de Sainte Marie-Madeleine de Pazzi (1566-1607) qui entra à 16 ans au Carmel à Sainte-Marie-des-Anges, le plus ancien couvent de l’Ordre, parce que c’était l'un des rares Monastères à avoir obtenu le privilège que les Religieuses communient chaque jour.
La Prière de Sainte Marie-Madeleine de Pazzi « Ô Jésus, à Toi de m'appeler si fort que j'entende Ta voix » qui à l’âge de 7 ans porta toute une nuit une couronne d'épines sur sa tête avec des douleurs inexprimables pour imiter son Amour crucifié :
« L'Amour Jésus dit : « Cherche-moi bien, mon Épouse, et tu me trouveras » .
Et moi je dis : « Crie fort et je T'entendrai » .
Jésus dit : « C'est à toi, Épouse, à me chercher ».
Et moi, dans l'impatience de l'amour, je dis : « Ô Amour, Tu dis que Tu es la Vérité, tes Paroles sont donc Vérité, et, alors, à Toi, Amour, à Toi, si Tu dis vrai, car Tu es plus Puissant et plus Fort que moi, à Toi de m'appeler si fort que j'entende Ta voix » .
Et alors, me montrant deux couronnes, l'une d'épines, l'autre de très belles fleurs, Il me dit : « Dis-moi laquelle tu veux ? » Et Lui, faisant mine de vouloir me donner celle de fleurs, dit en souriant : « Eh ! bien, je te la donne, n'est-ce point celle-ci ? »
Alors je Lui dis : « Non, non, Amour, ce n'est point celle-ci, non, Amour, Tu sais bien laquelle »
Et Il me mit dans le cœur celle d’épines...
Et je dis : « Oui, oui, Amour, comme Tu veux. Maintenant, Amour, j'ai tout, il ne me manque plus rien. Ainsi soit-il. »
Sainte Marie-Madeleine de Pazzi (1566-1607)
Prière de Sainte Marie-Madeleine de Pazzi à Jésus-Christ
Voici une Prière pour une sœur qui semait le trouble dans son monastère « Seigneur Jésus, si Tu ne m'exauces pas, je m'adresserai au Père ! » de Sainte Marie-Madeleine de Pazzi (1566-1607), Sœur Carmélite et auteur mystique qui, prête à tous les sacrifices, fit à Jésus pour sa Première Communion le vœu de n'avoir jamais d'autre époux que Lui. Aussi, quand plus tard, son père voulut la marier, Marie-Madeleine s’écria : « Je livrerais plutôt ma tête au bourreau que ma chasteté à un homme » .
La Prière de Sainte Marie-Madeleine de Pazzi « Seigneur Jésus, si Tu ne m'exauces pas, je m'adresserai au Père ! » :
« Ô Verbe, guéris en elle tant d'aveuglement et d'ignorance ... Pour elle aussi Tu as donné ton Sang et Tu l'as régénérée en Lui, non point seulement une fois comme Augustin, mais une infinité de fois, la retirant du péché bien qu'elle y retournât. Je Te prie, ô Verbe, de me donner à moi, misérable, la peine méritée pour ses péchés... Ô Amour, ô Verbe, de quel nom T'appellerai-je pour Te fléchir ? Exauce-nous, ô Amour, exauce nous, ô Verbe, ô Epoux, ô Amour, ô Epoux, exauce-nous. Je sais que Tu m'exauceras. Et si Tu ne m'exauces pas, je m'adresserai au Père ! Ainsi soit-il. »
Sainte Marie-Madeleine de Pazzi (1566-1607)
Prière de Sainte Marie-Madeleine de Pazzi à la Sainte Vierge
Voici une Prière « Ô Marie, que pourrais-je T'offrir que Tu agrées ? » de Sainte Marie-Madeleine de Pazzi (1566-1607), Sœur Carmélite qui entra en 1582 au Monastère de Sainte-Marie-des-Anges dont elle devint Maîtresse des novices en 1598 et sous-Prieure en 1604.
La Prière de Sainte Marie-Madeleine de Pazzi « Ô Marie, que pourrais-je T'offrir que Tu agrées ? » :
« Ô Marie, que pourrais-je T'offrir que Tu agrées ? Si je T'offre ma volonté, je crains que Tu ne la méprises, parce qu'elle n'est point conforme. Si c'est l'esprit, il n'est point éclairé. Si c'est la mémoire, elle est oublieuse des bienfaits. Si c'est l'affection, elle n'est pas pure. Je T'offrirai donc le Cœur de ton Fils unique et que celui qui pourra Te faire un plus grand don le fasse. Ainsi soit-il. »
Sainte Marie-Madeleine de Pazzi (1566-1607)
Prière de Sainte Marie-Madeleine de Pazzi au Saint-Esprit
Voici une Prière au Saint Esprit « Ô Esprit divin, introduis-Toi en nous » de Sainte Marie-Madeleine de Pazzi (1566-1607), Sœur Carmélite du Monastère de Sainte-Marie-des-Anges dont elle devint Maîtresse des novices en 1598 et sous-Prieure en 1604. Cette prière est extraite de son traité spirituel « Les huit jours de l’Esprit Saint » qui rapporte une expérience mystique vécue par Sainte Marie-Madeleine de Pazzi du 27 mai au 6 juillet 1584 : une période de « Quarante jours » au cours de laquelle elle vécut des extases quotidiennes, alors qu’elle n’était que jeune professe âgée de 18 ans.
La Prière de Sainte Marie-Madeleine de Pazzi « Ô Esprit divin, introduis-Toi en nous » :
« L'Esprit pénétrant vient dans l'âme comme une Source qui la submerge. De même que deux fleuves jaillissants se mêlent de telle façon que le plus petit perde son nom et prenne celui du plus grand, c'est ainsi que cet Esprit divin agit quand Il vient dans l'âme pour s'unir à elle. Il faut que l'âme, qui est la plus petite, perde son nom et s'abandonne à l'Esprit. C'est ce qui se produira si elle se tourne vers l'Esprit pour ne plus faire qu'un avec Lui. Par l'élan de l'Amour, l'Esprit, qui est à la fois immobile et très mobile, s'introduit en nous. Ainsi soit-il. »
Sainte Marie-Madeleine de Pazzi (1566-1607) - « Les huit jours de l’Esprit Saint »
Beaucoup moins connue que Sainte Thérèse d'Avila, sa contemporaine, Marie Madeleine de Pazzi est cependant l'une des plus hautes figures mystiques du catholicisme. Née à Florence en 1566, Catherine de Pazzi entra en 1582 au monastère de Sainte-Marie-des-Anges, de l'ancienne Observance. Elle y reçut le nom de Marie-Madeleine. Sa vie religieuse se déroula sans aucun événement notable du point de vue extérieur. Elle fit profession en 1584 au cours d'une maladie grave et mystérieuse. Nommée maîtresse des novices en 1598 et sous-Prieure en 1604, elle mourut en 1607, à l'âge de 41 ans. Les cinq livres qui nous relatent ses « Extases » nous font découvrir une mystique d'une richesse exceptionnelle et, il faut bien le dire, passablement déconcertante pour notre sensibilité contemporaine. Sa spiritualité a pourtant beaucoup à nous dire, tout d'abord parce que, profondément ancrée dans la liturgie, elle est tout entière centrée sur la personne du Christ dans le mystère de son Incarnation et de sa Passion-Résurrection, ainsi que sur la personne de Notre-Dame. Il est un autre point qui nous la rend particulièrement proche, comme les deux Thérèse : son amour de l'Eglise. Loin de la replier sur elle-même en effet, l'intensité prodigieuse de sa vie mystique l'ouvrit au contraire aux graves problèmes de son temps. Elle écrivit au Pape et aux évêques pour les encourager à promouvoir, parmi les prêtres et les religieux, la grande œuvre de réforme entreprise par le Concile de Trente. Et surtout, elle s'intéressa beaucoup à l'expansion de l'Eglise en terre lointaine, au Japon notamment.
Prière de Ste Marie-Madeleine de Pazzi pour Pâques
Voici une Prière au Jardin de Gethsémani « Ô Amour, les voilà endormis ! » de Sainte Marie-Madeleine de Pazzi (1566-1607), Sœur Carmélite du Monastère de Sainte-Marie-des-Anges dont elle devint Maîtresse des novices en 1598 et sous-Prieure en 1604.
La Prière de Ste Marie-Madeleine de Pazzi « Ô Amour, les voilà endormis ! » :
« Ô Amour, les voilà endormis ! Et toi, Pierre, toi qui montrais un tel courage, tu n’as pas pu veiller une heure : tu ne montres guère cet amour que tu semblais avoir pour Jésus. Ô Pierre, Pierre, que fais-tu ? Tu dors ? Jean dort, lui aussi. Ô Jean, toi qui étais le préféré, toi aussi, tu dors ? Pierre ne m’étonne pas, mais toi, qui avais goûté sur Sa poitrine aux secrets célestes, toi oui, car tu manques maintenant à l’Amour. Et l’autre dort aussi. Ô Amour, ils dorment tous, je m’étonne qu’ils n’aperçoivent pas ce Visage tout ensanglanté ; qu’y a-t-il de plus affreux qu’un visage couvert de sang ? C’est terrible, vraiment terrible ! Sa Face se couvre d’une sueur de sang. Il ne suffit donc pas, ô Amour, que tout ton Corps se couvre d’une sueur de sang, car de Tes yeux aussi voilà que Tu répands au lieu de larmes, des gouttes de sang ? Ô Amour, j’aurais aimé être la terre qui recevait ton Sang ! Amour, fais au moins que les cœurs des créatures Le reçoivent. Cette terre fut vraiment un jardin, oui parce qu’il devait fructifier dans le cœur de Tes élus. Plus Tu leur montres d’amour, plus ils se préparent à la haine, et tout le sang que Tu verses maintenant, ô Amour, ne leur suffira pas. Mon Amour, dans ton Cœur et dans tout Ton être, Tu voyais tout ce qui devait arriver dans la Passion. Qui peut pénétrer, ô Seigneur, les abîmes d'angoisse et de douleur que Vous éprouvez, afin de satisfaire pour tant d’âmes et obtenir leur contrition ? Par là, dans votre Sacrement notre attrition se change en contrition, et nous sommes justifiés sans faire acte de contrition parfaite, parce que Vous avez pris sur Vous la contrition que nous devrions avoir ; Vous avez satisfait pour cette douleur interne qui nous manque, avec cette angoisse, cette douleur et cette contrition que Vous avez senties pour nous dans votre Cœur affligé. Ainsi soit-il. »
Sainte Marie-Madeleine de Pazzi (1566-1607)
Prière de Ste Marie-Madeleine de Pazzi au Saint-Esprit
Voici une Prière pour permettre au Saint-Esprit d'accomplir dans l'âme Son œuvre tout entière « Ô Seigneur, Vous qui voulez être servi sans amour-propre avec sincérité et humilité » de Sainte Marie-Madeleine de Pazzi (1566-1607), Sœur Carmélite du Monastère de Sainte-Marie-des-Anges dont elle devint Maîtresse des novices en 1598 et sous-Prieure en 1604.
La Prière de Ste Marie-Madeleine de Pazzi « Ô Seigneur, Vous qui voulez être servi sans amour-propre avec sincérité et humilité » :
« Ah ! Verbe éternel, dites-moi, je Vous prie, qu'elle est la cause qui empêche le Saint-Esprit d'accomplir dans l'âme Son œuvre tout entière ? Vous me dites que le premier empêchement est la malice ; un autre, la volonté personnelle de ceux qui veulent Vous servir, mais à leur façon. Nous voulons bien votre Esprit, mais de la manière qui nous plaît, et par là même, nous nous rendons incapables de Le recevoir. D'autres fois, cet empêchement est la tiédeur : il nous semble que nous Vous servons, alors que nous ne nous rendons pas compte que nous ne servons que nous-mêmes. Mais Vous, ô Seigneur, voulez être servi sans amour-propre, avec sincérité et humilité. Ainsi, votre Esprit ne se repose qu'en l'âme qui se trouve plongée dans l'humilité. Mais hélas ! Verbe très aimant, je voudrais savoir ce qu'il me faut faire contre ces empêchements, car à quoi me servirait-il de les avoir compris, si je n'en connaissais le remède ? Voici, le remède à la malice est l'intention droite et simple ; le remède à la volonté personnelle est de ne vouloir que ce que Vous voulez. Le remède à la tiédeur est l'ardeur de la charité qui, semblable au feu, descend dans les cœurs et brûle toute tiédeur. Ainsi soit-il. »
Sainte Marie-Madeleine de Pazzi (1566-1607)
Prière de Sainte Marie-Magdeleine de Pazzi sur la Repentance
Voici une Prière sur la multitude et l’énormité des péchés des hommes « Ô Verbe, qu’il ne se fasse donc plus de péchés sur la terre ! » de Sainte Marie-Madeleine de Pazzi (1566-1607), Sœur Carmélite du Monastère de Sainte-Marie-des-Anges dont elle devint Maîtresse des novices en 1598 et sous-Prieure en 1604.
La Prière de Marie-Magdeleine de Pazzi « Ô Verbe, qu’il ne se fasse donc plus de péchés sur la terre ! » :
« Oh ! Si je pouvais donner ma vie pour effacer tant d’indignités ! Mais c’est trop peu. S’il le fallait, je me dévouerais pour cela aux flammes infernales, et, endurées dans cette intention, elles me sembleraient un paradis. Mais, hélas ! De quel bois suis-je donc faite ? Le buisson de Moïse était ardent, et son feu ne consumait pas ! Et moi, je suis froide comme la glace, et cependant je me consume ! Ô Verbe ! Qu’il ne se fasse donc plus de péchés sur la terre ! Non, plus de péchés ! Ô bon Jésus ! D’où me vient cette complaisance que je ressens aujourd’hui pour Vous ? Car pourtant je ne Vous connais, ni ne Vous comprends, ni ne Vous aime. Mon Jésus ! Est-ce Votre intention que mon corps soit détruit de cette manière ? Où suis-je maintenant ? Est-ce dans le Ciel ? Est-ce sur la terre ? Est-ce dans le purgatoire ? Est-ce en enfer ? Je n’en sais rien ; mais peu m’importe. Ô bon Jésus ! Ô bon Jésus ! Si je monte au Ciel, Vous y êtes. Si je descends dans les enfers, je Vous y trouve également. Ô bon Jésus ! Ô bon Jésus ! Vous êtes tout Amour, mais pur Amour. Je ne Vous comprends pas, mon Jésus ; je ne me comprends pas moi-même. J’ignore si je suis en Vous ; mais Vous le savez. Je ne sais si je suis au Ciel ou sur la terre ; quant à Vous, Vous le savez. Suis-je en purgatoire ? Non, je n’y suis pas. Suis-je en enfer ? Je serais tentée de le croire ; car il me semble que j’en ressens les douleurs : mais non ; je ne sais plus où je suis, ni ce que je suis. Je ne suis rien, et cependant, parce que je procède de Vous, je suis une chose infinie. Toutes les créatures venant de Vous participent à l’infinité de Votre être, tandis que de leur fond elles ne sont que néant ; mais, parce qu’elles sont infinies d’une certaine manière, elles atteignent à des choses infinies. Ainsi, elles comprennent votre Amour qui est Infini ; elles Vous aiment, Vous qui êtes Infini ; elles Vous possèdent, Vous qui êtes Infini. Suis-je, ou ne suis-je pas ? Comprends-je, ou ne comprends-je pas ? Vous le savez. Et moi, je pourrais dire avec Votre grand Apôtre : Suis-je dans mon corps ou hors de mon corps ? Je l’ignore, et Dieu le sait. Du reste, il m’importe peu de savoir ou de ne pas savoir de telles choses. Vous êtes tout Miséricorde, tout Justice : voilà ce que je sais. Ô bon Jésus ! Bon Jésus ! Je bénirai le Seigneur toute ma vie. Venez Verbe ; venez. Oui, Vous viendrez à moi avec plaisir. Ô Époux Très-Aimant, Vous êtes plus doux à mon cœur que le rayon de miel à ma bouche. Oh ! Combien, combien Vous tardez à venir à moi ; à venir, dis-je, par votre Présence, car par votre Essence je Vous possède déjà. Que les yeux de votre Puissance daignent s’abaisser et regarder une pauvre créature si déformée par ses péchés, comme le sait trop bien celle à qui Vous avez fait la Grâce de le comprendre, et pour qui le spectacle de tant de péchés est un véritable tourment. Ainsi soit-il. »
Sainte Marie-Madeleine de Pazzi (1566-1607)
Prière de Sainte Marie-Madeleine de Pazzi à Jésus-Christ
Voici une Prière devant le Crucifix et plus précisément devant les saints Pieds de Notre-Seigneur-Jésus-Christ cloués sur la Croix « Ô mon Amour, quand Te posséderai-je ? » de Sainte Marie-Madeleine de Pazzi (1566-1607), Sœur Carmélite du Monastère de Sainte-Marie-des-Anges dont elle devint Maîtresse des novices en 1598 et sous-Prieure en 1604.
La Prière de Marie-Madeleine de Pazzi « Ô mon Amour, quand Te posséderai-je ? » :
« Mon Amour, qui a cloué ainsi Vos pieds, sinon la méchanceté des créatures ? Vendredi dernier, Tu m’as bien montré, mon Jésus, ce dont je souffre maintenant en un vrai martyr : ceux qui vivent dans la malice enfoncent les clous en Tes saints Pieds. Hélas ! Que ne suis-je sur la Croix, mon Jésus, telle que je Te vois maintenant ? Si du moins Tu n’étais pas nu, mon Jésus, sur cette Croix, dans un tel opprobre, pour une plus grande dérision ! Allons, Amour, Tu l’as voulu ainsi. L’Amour, l’amour T’a rendu fou, fou pour Ta créature ingrate ; ô aveuglement, ô malice de l’homme, devant un tel Amour ! Personne, personne, il n’est personne qui aime mon Amour. Ô mon Amour, quand Te posséderai-je ? Quand m’unirai-je parfaitement à Toi ? Quand T’aimerai-je infiniment ? Je me rassasierai, je me rassiérai, quand paraîtra Ta gloire (Ps 17,15). Mon Jésus, assez d’amour, car je n’en peux plus, mais si Tu veux m’en donner davantage, soit ; et autant que Tu le veux. Mais donne-moi la force de le supporter. Ô Sainte Vierge, comment pouvais-Tu y tenir ? Tu Le voyais, Il était ton Fils et Il était ton Dieu ! Et tu savais qu’Il agissait ainsi par Amour de la créature. Comment y tenais-Tu, sans laisser éclater Ta douleur, si moi, sans même le voir, j’éclate et je défaille sous l’excès de ma peine ? »
Ainsi soit-il.
Sainte Marie-Madeleine de Pazzi (1566-1607)
Prière de Sainte Marie-Madeleine de Pazzi à Jésus-Christ
Voici une Prière devant le Christ écartelé sur la Croix « Ô mon Amour, cloue-moi en Toi et je ne Te quitterai jamais » de Sainte Marie-Madeleine de Pazzi (1566-1607), Sainte Florentine Carmélite du Monastère de Sainte-Marie-des-Anges qui demeure pour Benoît XVI encore aujourd’hui « une source d’inspiration spirituelle des Carmélites de l’antique observance, qui voient en elle la « Sœur » qui a parcouru tout entière la voie de l’union transformante en Dieu, et qui désigne Marie comme « l’Étoile » du chemin vers la perfection ».
La Prière de Sainte Marie-Madeleine de Pazzi « Ô mon Amour, cloue-moi en Toi et je ne Te quitterai jamais » :
« Le Christ s’est fait obéissant jusqu’à la mort, et à la mort sur une Croix. Amour, fais que moi aussi, je sois crucifiée avec Toi. La vie meurt, je mourrai avec Toi. Amour, Amour, nous y sommes. Ô Dieu, ô Dieu, mon Amour ôte Ses vêtements ; oh ! Quelle douleur, Il s’étend sur la Croix, à terre, et se dévêt seul, de Lui-même, mon Amour. C’est ce qui advient d’une âme quand elle se dévêt de son innocence. Oh ! Si du moins il frappait moins fort ! Je vois tuer l’Innocent. Ah ! Je n’en peux plus. Assez, Amour, cela suffit, car je n’en peux plus ! Si au moins ils avaient fait ces trous un peu plus près ! Oh, Amour, oh ! Ne le tirez pas si fort, mon Amour. Ô Amour. Il déploie Ses ailes (Dt 32, 11). Hélas ! Amour, je n’en peux plus et il reste trois heures encore ! Amour, communique cela à quelque autre âme, s’il Te plaît, car moi je n’en peux plus. Si au contraire Tu veux continuer ainsi, je l’accepte volontiers, mais donne-moi la force de le supporter. Amour, cloue-moi en Toi. Je ne Te quitterai jamais, Amour ; si Tu ne me cloues en Toi, alors cloue-Toi en moi. Allons, Amour, je veux Te clouer en moi avec les trois Clous de la foi, de l’espérance et de la charité, et quand l’heure viendra, Amour, quand Tu seras déposé de la Croix, choisis mon cœur pour sépulcre, et, avec lui, ceux de mes Sœurs »
Ainsi soit-il.
Sainte Marie-Madeleine de Pazzi (1566-1607)
Prière de Sainte Marie-Madeleine de Pazzi pour les Conversions
Voici une Prière pour recommander à Dieu les hérétiques, les juifs et tous les infidèles « Ô Amour, donne à tous de T’aimer, de Te désirer et de Te chercher » de Sainte Marie-Madeleine de Pazzi (1566-1607), Sainte Florentine Carmélite du Monastère de Sainte-Marie-des-Anges qui demeure pour Benoît XVI encore aujourd’hui « une source d’inspiration spirituelle des Carmélites de l’antique observance, qui voient en elle la « Sœur » qui a parcouru tout entière la voie de l’union transformante en Dieu, et qui désigne Marie comme « l’Étoile » du chemin vers la perfection ».
La Prière de Sainte Marie-Madeleine de Pazzi « Ô Amour, donne à tous de T’aimer, de Te désirer et de Te chercher » :
« Ô Amour, Amour, Tu es tout plein d’amour ; Amour, donne à toutes, Amour, à toutes de T’aimer, de Te désirer, de Te chercher Toi seul ; ceux qui T’attendent encore, Amour, permets qu’ils ne T’attendent plus, car une fois déjà, Tu es venu. Mais fais enfin qu’ils Te connaissent, Amour, et cessent de T’attendre, puisque leur attente est vaine. Et ceux qui T’ont quitté, Amour, je veux parler des hérétiques, fais qu’eux aussi reviennent à Toi comme de petites brebis perdues ; qu’ils reviennent à Toi, Amour, qu’ils Te révèrent et T’aiment comme leur bon Pasteur. Et tous ces hommes, tous ceux qui ne croient pas en Toi, Amour, fais qu’ils reviennent à Toi car ils sont, eux aussi, Amour, Tes créatures. Ô Amour, Amour, si une âme pouvait voir ce qu’elle est sans Toi, j’affirme qu’elle mourait, non une fois, Amour, mais mille et mille fois. Et si elle pouvait comprendre, Amour, qu’elle est avec Toi ! Amour, Toi seul le sais. Tu ne me permets pas de tout dire, Amour, il suffit, il suffit, Amour, que Tu saches ce qu’elle est. »
Ainsi soit-il.
Sainte Marie-Madeleine de Pazzi (1566-1607)
Prière de Sainte Marie-Madeleine de Pazzi sur l'Obéissance
Voici une Prière sur les trois vœux de chasteté, de pauvreté et d’obéissance « Malheur à ces religieuses qui défont le Lien du vœu d’Obéissance » de Sainte Marie-Madeleine de Pazzi (1566-1607), Sainte Florentine Carmélite du Monastère de Sainte-Marie-des-Anges qui demeure pour Benoît XVI encore aujourd’hui « une source d’inspiration spirituelle des Carmélites de l’antique observance, qui voient en elle la « Sœur » qui a parcouru tout entière la voie de l’union transformante en Dieu, et qui désigne Marie comme « l’Étoile » du chemin vers la perfection ».
La Prière de Sainte Marie-Madeleine de Pazzi « Malheur à ces religieuses qui défont le Lien du vœu d’Obéissance » :
« Malheur à ces religieuses qui enfreignent les trois Vœux, par lesquels elles se sont liées à Dieu, surtout celui d’obéissance, car si l’on manque seulement aux deux autres, c’est-à-dire la chasteté et la pauvreté, cet Amour dont les bras sont tendus et si étirés sur la Croix peut reprendre ces liens et le réunir ensemble aisément. Mais si le vœu d’obéissance est rompu avec les deux autres, il n’est personne qui puisse les relier, sinon l’Amour qui se meut de Lui-même. Elle peut bien, Marie, Elle peut bien, Marie notre Mère, nous couvrir sous son Manteau, mais Elle ne peut les relier. L’Amour, l’Amour seul en est capable. Amour, Amour, Tu es aussi ce Lien qui lie l'âme à Dieu très étroitement ; mais malheur, malheur aux créatures qui défont ce Lien, car il n’est pas, non, il n’est pas d’amour qui puisse le renouer si ce n’est Toi, Amour. Le Père avec Toi, l’Esprit Saint avec Toi. Mais c’est Toi, Toi l’Amour qui as souffert la peine, qui as renoué ce Lien. Marie, notre Mère, peut Te montrer le sein qui T’allaita, et faire pression sur Toi pour que Tu veuilles le relier. Ô Amour pur. Pur Amour. Ô Unité de la très Sainte-Trinité. Ô sagesse du Père, ô Bienveillance de l’Esprit Saint. Ô mon Amour, mon Jésus, Tu es fou d’amour, mon Jésus. Quand, mon Amour, m’unirai-je à Toi ? Amour. Ancienne et nouvelle vérité, Amour, Amour, je le sais, Tu veux que l'âme revienne à Toi pure, comme elle est sortie de Toi. Amour, lorsque Tu vois, Amour, que plus elle vit, plus son péché la salit, Tu lui barres la route et l'envoies se purifier par amour. Amour, Amour, je Te vois blessé par amour. Enlève par amour de Ta plaie cette lance qui T’a blessé par amour, que je vienne à Toi, et que pleuve l’eau qui s’y trouve, l’eau de ta Grâce et de ton Amour. Amour, Amour, fais-la descendre au cœur de Tes créatures, créées par amour. Amour, Amour, hier, ces pieds m’ont donné bien de la peine et du martyre, parce que je ne Te voyais pas aimé des créatures, mais aujourd'hui, loin de moi, loin de moi la douleur et la peine, que tout soit comme l’amour, plein de délice et de joie, Amour ! Ô Amour, Tu fais jubiler mon cœur, Amour ! »
Ainsi soit-il.
Sainte Marie-Madeleine de Pazzi (1566-1607)