9 juin
Saint Ephrem, diacre et docteur de l'Église
« Prière pour la Solennité de Noël » de St. Éphrem pour Noël
Voici une Prière à l’Enfant qui vient de naître en la Solennité de Noël « Daignez, Seigneur, nous permettre de célébrer aujourd’hui le propre Jour de votre Naissance » de Saint Éphrem de Nisibe (306-373), Diacre Syrien et grand Docteur de l’Église Syrienne et par conséquent Docteur de l'Église Catholique Romaine, surnommé la « Harpe du Saint-Esprit » en raison de son lyrisme inspiré.
La Prière de Saint Éphrem pour la Solennité de Noël « Daignez, Seigneur, nous permettre de célébrer aujourd’hui le propre Jour de votre Naissance » :
« Daignez, Seigneur, nous permettre de célébrer aujourd’hui le propre Jour de votre Naissance, que la Solennité présente nous rappelle. Ce Jour est semblable à Vous ; il est ami des hommes. A travers les âges, il revient chaque année ; il vieillit avec les vieillards, et il se renouvelle avec l’Enfant qui vient de naître. Chaque année, il nous visite et passe ; puis il revient plein de charmes. Il sait que la nature humaine ne saurait se passer de lui ; comme Vous, il vient au secours de notre race en péril. Le monde entier, Seigneur, a soif du Jour de votre Naissance ; cet heureux Jour contient en lui-même les siècles à venir ; il est un, et il se multiplie. Qu’il soit donc, cette année encore, semblable à Vous, amenant la Paix entre le Ciel et la terre. Si tous les jours sont marqués par Votre libéralité, combien est-il juste qu’elle déborde en celui-ci ? Les autres jours de l’année empruntent leur beauté de celui-ci, et les Solennités qui suivront lui doivent la dignité et l’éclat dont elles brillent. Le Jour de votre Naissance est un Trésor, Seigneur, un Trésor destiné à acquitter la dette commune. Béni soit le Jour qui nous a rendu le Soleil, à nous errants dans la nuit obscure ; qui nous a apporté la divine Gerbe par laquelle a été répandue l’abondance ; qui nous a donné la Branche de vigne où est contenue la liqueur du salut qu’elle doit nous fournir en son temps. Au sein de l’hiver qui prive les arbres de leurs fruits, la vigne s’est parée d’une végétation divine ; sous la saison glaciale, le rejeton a poussé de la souche de Jessé. C’est en décembre, en ce mois qui retient encore dans les entrailles de la terre la semence qui lui fut confiée, que l’Épi de notre salut s’élève du sein de la Vierge où Il était descendu dans les jours du printemps, lorsque les agneaux bondissent dans les prairies ».
Ainsi soit-il.
Saint Éphrem le Syrien (306-373)
Hymne de Saint Éphrem le Syrien pour Noël
Voici l’Hymne sur la Nativité du Christ « Le Seigneur vint en Elle (Marie) pour se faire serviteur » de Saint Éphrem de Nisibe (306-373), Diacre Syrien surnommé la « Harpe du Saint-Esprit » qui composa quatre cent cinquante Hymnes d'une richesse inimitable - par la variété, les sonorités et l'harmonie - dont certaines remportent de son vivant et par-delà les frontières un franc succès..
La Prière de Saint Éphrem « Le Seigneur vint en Elle (Marie) pour se faire serviteur » :
« Le Seigneur vint en Elle (Marie) pour se faire serviteur. Le Verbe vint en Elle pour se taire dans Son sein. La foudre vint en Elle pour ne faire aucun bruit. Le Pasteur vint en Elle et voici l'Agneau né, qui pleure sans bruit. Le Très-Haut vint en Elle, mais Il y entra humble. La Splendeur vint en Elle, mais revêtue de vêtements humbles. Celui qui dispense toutes choses connut la faim. Celui qui étanche la soif de chacun connut la soif. Nu et dépouillé, Il naquit d'Elle, Lui qui revêt de beauté toutes choses. »
Ainsi soit-il.
Saint Éphrem le Syrien (306-373) - Hymne « De Nativitate » 11, 6-8
Courte Biographie de Saint Éphrem le Syrien :
Éphrem ne connaît pas une époque bien confortable. Sa ville natale, Nisibe (au sud-est de l'actuelle Turquie), se situe à la frontière des Empires romain et perse, et sur un axe commercial très fréquenté reliant l'Orient et l'Occident. Adulte, par trois fois, il voit sa ville assiégée par les Sassanides (dynastie perse). Lorsqu'elle bascule en leurs mains, il a 56 ans et est obligé de fuir. Il gagne Edesse (aujourd'hui Urfa, en Turquie), ville de chrétienté où l'on parle également le syriaque, sa langue natale. Il est alors diacre, et très investi dans les défis de son temps. Outre le contexte politique et économique, le IVème siècle romain est aussi le théâtre de rivalités entre judaïsme, paganisme et de nombreuses mouvances se réclamant du Christianisme. L’évêque Jacques de Nisibe, formateur d'Éphrem enfant, a participé au Concile de Nicée convoqué par l'empereur excédé par ces divisions. Le concile aboutit à l'excommunication d'Arius (à l'origine de l'arianisme : doctrine qui remet en cause la Divinité du Christ), mais ne résout pas tout. Comment hisser la Parole de Dieu au-dessus de la myriade des sons de cloches ? Éphrem le sait : les hommes ne peuvent être pleinement libres s'ils sont maintenus dans un état d'ignorance ; ils ont besoin d'être enseignés. Or qui les rejoint mieux que personne, depuis un siècle ? Le philosophe syriaque Bardesane, avec ses Hymnes. En plus de plaire, ses compositions restent en mémoire, contrairement aux discours entrés par une oreille, ressortis par l'autre. Il faut, comme Bardesane, émouvoir, inventer des mélodies et des paroles faciles à retenir, que les gens fredonnent presque inconsciemment, et qui pourtant les édifient, les nourrissent, leur ouvrent les yeux et le Chemin vers Dieu. Chrétien doux, bon et patient, Éphrem compose quatre cent cinquante Hymnes d'une richesse inimitable - par la variété, les sonorités et l'harmonie - dont certaines remportent de son vivant et par-delà les frontières un franc succès. L’homme, dit Benoît XVI, « chanta l'amour pour le Christ de manière inégalable dans la charité envers Ses frères, qu'il introduisit avec une rare habileté dans la connaissance de la Révélation divine ».
Prière Mariale de Saint Ephrem le Syrien à la Sainte Vierge
Voici la Prière Mariale « Ô Marie, notre Médiatrice » de Saint Éphrem le Syrien de Nisibe (306-373), Diacre et Docteur de l'Eglise, Grand Théologien et chantre des Eglises de langue syriaque du IVe siècle de l'Église Orthodoxe mais aussi pour l'Église Catholique.
La Prière Mariale de Saint Éphrem de Nisibe « Ô Marie, notre Médiatrice » :
« Ô Marie, notre Médiatrice, c'est en Vous que le genre humain met toute sa joie. Il attend Votre protection. En Vous seule il trouve refuge et voici que, moi aussi, je viens avec toute ma ferveur, car je n'ai pas le courage d'approcher votre Fils : aussi j'implore Votre intercession pour obtenir mon salut. Ô Vous qui êtes compatissante, ô Vous qui êtes la Mère du Dieu de miséricorde, ayez pitié de moi. Ainsi soit-il. »
Saint Éphrem le Syrien (306-373)
Prières de Saint Éphrem commentées par Benoît XVI à Jésus-Christ
Voici plusieurs Prières de Saint Éphrem le Syrien (306-373) sur la Nativité du Christ, le Mystère du Christ, l'Eucharistie et sur la richesse et de la beauté de la Foi, commentées par Benoît XVI lors de son audience générale du mercredi 28 novembre 2007
Chers frères et sœurs,
Selon l'opinion commune d'aujourd'hui, le christianisme serait une religion européenne, qui aurait ensuite exporté la culture de ce continent dans d'autres pays. Mais la réalité est beaucoup plus complexe, car la racine de la religion chrétienne se trouve dans l'ancien Testament et donc à Jérusalem et dans le monde sémitique. Le christianisme se nourrit toujours à cette racine de l'Ancien Testament. Son expansion au cours des premiers siècles a eu lieu aussi bien vers l'Occident - vers le monde gréco-latin, où il a ensuite inspiré la culture européenne - que vers l'Orient, jusqu'à la Perse, à l'Inde, contribuant ainsi à susciter une culture spécifique, en langues sémitiques, avec une identité propre. Pour montrer cette multiplicité culturelle de l'unique foi chrétienne des débuts, j'ai parlé dans la catéchèse de mercredi dernier d'un représentant de cet autre christianisme, Aphraate le Sage persan, presque inconnu chez nous. Dans cette même optique, je voudrais aujourd'hui parler de Saint Ephrem le Syrien, né à Nisibe vers 306 dans une famille chrétienne. Il fut le représentant le plus important du christianisme de langue syriaque et réussit à concilier d'une manière unique la vocation du théologien et celle du poète. Il se forma et grandit à côté de Jacques, Evêque de Nisibe (303-338), et il fonda avec lui l'école de théologie de sa ville. Ordonné diacre, il vécut intensément la vie de la communauté chrétienne locale jusqu'en 363, année où la ville de Nisibe tomba entre les mains des Persans. Ephrem immigra alors à Edesse, où il poursuivit son activité de prédicateur. Il mourut dans cette ville en l'an 373, victime de la contagion de la peste qu'il avait contractée en soignant les malades. On ne sait pas avec certitude s'il était moine, mais il est cependant certain qu'il est resté diacre pendant toute sa vie et qu'il a embrassé l'état de virginité et de pauvreté. C'est ainsi qu'apparaît dans la spécificité de son expression culturelle, l'identité chrétienne commune et fondamentale : la foi, l'espérance - cette espérance qui permet de vivre pauvre et chaste dans ce monde, en plaçant toutes ses attentes dans le Seigneur - et, enfin, la charité, jusqu'au don de soi-même dans le soin des malades de la peste.
Saint Éphrem le Syrien nous a laissé un grand héritage théologique : sa production considérable peut se regrouper en quatre catégories : les œuvres écrites en prose ordinaire (ses œuvres polémiques, ou bien les commentaires bibliques) ; les œuvres en prose poétique ; les homélies en vers; et enfin les hymnes, qui sont certainement l'œuvre la plus vaste d'Ephrem. Il s'agit d'un auteur riche et intéressant sous de nombreux aspects, mais en particulier sous le profil théologique. Si nous voulons aborder sa doctrine, nous devons insister dès le début sur ceci : le fait qu'il fait de la théologie sous une forme poétique. La poésie lui permet d'approfondir la réflexion théologique à travers des paradoxes et des images. Dans le même temps sa théologie devient liturgie, devient musique : en effet, c'était un grand compositeur, un musicien. Théologie, réflexion sur la foi, poésie, chant, louange de Dieu vont de pair; et c'est précisément dans ce caractère liturgique qu'apparaît avec limpidité la théologie dd Saint Éphrem le Syrien, la vérité divine. Dans sa recherche de Dieu, dans sa façon de faire de la théologie, il suit le chemin du paradoxe et du symbole. Il privilégie largement les images contrastantes, car elles lui servent à souligner le mystère de Dieu.
Je ne peux pour le moment présenter que peu de chose de lui, également parce que la poésie est difficilement traduisible, mais pour donner au moins une idée de sa théologie poétique, je voudrais citer en partie deux hymnes. Tout d'abord, également en vue du prochain Avent, je vous propose plusieurs images splendides tirées des hymnes sur la nativité du Christ. Devant la Vierge, Ephrem manifeste son émerveillement avec un ton inspiré :
Hymne sur la « Nativité du Christ » de Saint Éphrem le Syrien :
« Le Seigneur vint en elle pour se faire serviteur. Le Verbe vint en elle pour se taire dans son sein. La foudre vint en elle pour ne faire aucun bruit. Le pasteur vint en elle et voici l'Agneau né, qui pleure sans bruit. Car le sein de Marie a renversé les rôles : Celui qui créa toutes choses est entré en possession de celles-ci, mais pauvre. Le Très-Haut vint en Elle (Marie), mais il y entra humble. La splendeur vint en elle, mais revêtue de vêtements humbles. Celui qui dispense toutes choses connut la faim. Celui qui étanche la soif de chacun connut la soif. Nu et dépouillé il naquit d'elle, lui qui revêt (de beauté) toutes choses »
(Hymne "De Nativitate" 11, 6-8)
Pour exprimer le mystère du Christ, Ephrem utilise une grande diversité de thèmes, d'expressions, d'images. Dans l'une de ses hymnes, il relie de manière efficace Adam (au paradis) au Christ (dans l'Eucharistie) :
Hymne sur le « Mystère du Christ » de Saint Éphrem le Syrien :
« Ce fut en fermant avec l'épée du chérubin, que fut fermé le chemin de l'arbre de la vie. Mais pour les peuples, le Seigneur de cet arbre s'est donné comme nourriture lui-même dans l'oblation (eucharistique). Les arbres de l'Eden furent donnés comme nourriture au premier Adam. Pour nous, le jardinier du Jardin en personne s'est fait nourriture pour nos âmes. En effet, nous étions tous sortis du Paradis avec Adam, qui le laissa derrière lui. A présent que l'épée a été ôtée là-bas (sur la croix) par la lance nous pouvons y retourner »
(Hymne 49, 9-11).
Pour parler de l'Eucharistie, Ephrem se sert de deux images : la braise ou le charbon ardent, et la perle. Le thème de la braise est tiré du prophète Isaïe (cf. 6, 6). C'est l'image du séraphin, qui prend la braise avec les pinces, et effleure simplement les lèvres du prophète pour les purifier; le chrétien, en revanche, touche et consume la Braise, qui est le Christ lui-même :
Hymne sur l’« Eucharistie » de Saint Éphrem le Syrien :
« Dans ton pain se cache l'Esprit qui ne peut être consommé ; dans ton vin se trouve le feu qui ne peut être bu. L'Esprit dans ton pain, le feu dans ton vin : voilà une merveille accueillie par nos lèvres. Le séraphin ne pouvait pas approcher ses doigts de la braise, qui ne fut approchée que de la bouche d'Isaïe; les doigts ne l'ont pas prise, les lèvres ne l'ont pas avalée; mais à nous, le Seigneur a permis de faire les deux choses. Le feu descendit avec colère pour détruire les pécheurs, mais le feu de la grâce descend sur le pain et y reste. Au lieu du feu qui détruisit l'homme, nous avons mangé le feu dans le pain et nous avons été vivifiés »
(Hymne "De Fide" 10, 8-10).
Voilà encore un dernier exemple des hymnes de saint Ephrem, où il parle de la perle comme symbole de la richesse et de la beauté de la foi :
Hymne sur « la richesse et de la beauté de la foi » de Saint Éphrem le Syrien :
« Je posai (la perle), mes frères, sur la paume de ma main, pour pouvoir l'examiner. Je me mis à l'observer d'un côté puis de l'autre : elle n'avait qu'un seul aspect de tous les côtés. (Ainsi) est la recherche du Fils, impénétrable, car elle n'est que lumière. Dans sa clarté, je vis la Limpidité, qui ne devient pas opaque; et dans sa pureté, le grand symbole du corps de notre Seigneur, qui est pur. Dans son indivisibilité, je vis la vérité, qui est indivisible »
(Hymne "Sur la Perle" 1, 2-3).
La figure de Saint Éphrem le Syrien est encore pleinement actuelle pour la vie des différentes Eglises chrétiennes. Nous le découvrons tout d'abord comme théologien, qui, à partir de l'Ecriture Sainte, réfléchit poétiquement sur le mystère de la rédemption de l'homme opérée par le Christ, le Verbe de Dieu incarné. Sa réflexion est une réflexion théologique exprimée par des images et des symboles tirés de la nature, de la vie quotidienne et de la Bible. Saint Éphrem le Syrien confère un caractère didactique et catéchistique à la poésie et aux hymnes pour la liturgie; il s'agit d'hymnes théologiques et, dans le même temps, adaptées à la récitation ou au chant liturgique. Saint Éphrem se sert de ces hymnes pour diffuser, à l'occasion des fêtes liturgiques, la doctrine de l'Eglise. Au fil du temps, elles se sont révélées un moyen de catéchèse extrêmement efficace pour la communauté chrétienne.
La réflexion de Saint Éphrem le Syrien sur le thème de Dieu créateur est importante : rien n'est isolé dans la création, et le monde est, à côté de l'Ecriture Sainte, une Bible de Dieu. En utilisant de manière erronée sa liberté, l'homme renverse l'ordre de l'univers. Pour Ephrem, le rôle de la femme est important. La façon dont il en parle est toujours inspirée par la sensibilité et le respect : la demeure de Jésus dans le sein de Marie a grandement élevé la dignité de la femme. Pour Ephrem, de même qu'il n'y a pas de Rédemption sans Jésus, il n'y a pas d'incarnation sans Marie. Les dimensions divines et humaines du mystère de notre rédemption se trouvent déjà dans les textes de Saint Éphrem le Syrien; de manière poétique et avec des images fondamentalement tirées des Ecritures, il anticipe le cadre théologique et, d'une certaine manière, le langage même des grandes définitions christologiques des Conciles du V siècle.
Saint Éphrem le Syrien, honoré par la tradition chrétienne sous le titre de « lyre de l'Esprit Saint », resta diacre de son Eglise pendant toute sa vie. Ce fut un choix décisif et emblématique : il fut diacre, c'est-à-dire serviteur, que ce soit dans le ministère liturgique, ou, plus radicalement, dans l'amour pour le Christ, qu'il chanta de manière inégalable, ou encore, dans la charité envers ses frères, qu'il introduisit avec une rare habileté dans la connaissance de la Révélation divine.
Benoît XVI Audience générale du mercredi 28 novembre 2007
Prière de Saint Éphrem le Syrien à Dieu le Père
Voici la Prière « Nous T'adorons, Toi qui nous as mis dans le monde » de Saint Éphrem le Syrien de Nisibe (306-373), Diacre et Docteur de l'Eglise, Grand Théologien du IVe siècle de l'Église Orthodoxe mais aussi pour l'Église Catholique.
La Prière de Saint Éphrem le Syrien de Nisibe « Nous T'adorons, Toi qui nous as mis dans le monde » :
« Nous T'adorons, Toi qui nous as mis dans le monde et qui nous donnes de dominer sur tout ce qui s'y trouve. Les vents Te louent, lorsqu'ils lancent les eaux à l'assaut. La terre Te loue, elle qui ouvre son sein et donne ses fruits en leur saison. Les mers Te louent, par la bouche de leurs flots, lorsque leur voix proclame que Tu les domines. Les arbres Te louent, lorsqu'ils sont contraints par le souffle du vent à fleurir et à donner des fruits. Elles Te bénissent aussi, les plantes si variées et les fleurs colorées, suçant la pluie qui les inonde et les vapeurs de la rosée. Elles se rassemblent et unissent leurs voix pour Ta louange, gratifiées de toutes Tes bontés et unies dans la paix pour Te bénir. Amen. »
Saint Éphrem le Syrien (306-373)
Prière de Saint Éphrem le Syrien à Jésus-Christ
Voici la « Prière d’un misérable » de Saint Éphrem le Syrien (306-373), Diacre et Docteur de l'Eglise, Grand Théologien du IVe siècle de l'Église Orthodoxe mais aussi pour l'Église Catholique.
La « Prière d’un misérable » de Saint Éphrem le Syrien :
« Seigneur Jésus-Christ, roi des rois, qui as puissance sur la vie et sur la mort ; tu connais ce qui est secret et caché, ni nos pensées ni nos sentiments ne sont voilés pour toi. Guéris mes menées, j'ai fait le mal en ta présence. Voici que ma vie décline de jour en jour, et mes péchés ne font que croître. Ô Seigneur, Dieu des esprits et des corps, tu connais l'extrême fragilité de mon âme et de ma chair. Accorde-moi, Seigneur, la force dans ma faiblesse, et soutiens-moi dans ma misère. Tu sais que j'ai été pour beaucoup un sujet d'étonnement, tu es mon puissant soutien. Donne-moi une âme reconnaissante ; que sans cesse je me souvienne de tes bienfaits, Seigneur plein de bonté. Ne garde pas la mémoire de mes nombreux péchés, mais pardonne toutes mes forfaitures. Seigneur, ne dédaigne pas ma prière - une prière de misérable - conserve-moi ta grâce jusqu'à la fin ; qu'elle me garde comme par le passé. C'est elle qui m'a enseigné la sagesse : bienheureux ceux qui empruntent ses chemins, car ils recevront la couronne de gloire. Seigneur, je te loue et te glorifie, malgré mon indignité, parce que ta miséricorde à mon égard n'a pas eu de borne. Tu as été pour moi aide et protection. Que le nom de ta majesté soit loué à jamais ! A toi, ô notre Dieu, la gloire ! Ainsi soit-il. »
Saint Éphrem le Syrien (306-373)
Autre traduction de la « Prière d’un misérable » de Saint Éphrem le Syrien :
« Seigneur Jésus-Christ, Toi qui as pouvoir sur la vie et sur la mort, Toi qui connais les secrets intimes, purifie-moi de ce que j'ai secrètement commis le mal sous ton regard. Vois, ma vie décline de jour en jour et mes péchés se multiplient. Ô Seigneur, Dieu des âmes et des corps, Tu connais l'extrême fragilité de mon âme et de mon corps. Donne force, Seigneur, à ma faiblesse et soutiens-moi dans ma détresse. Donne-moi un cœur reconnaissant qui se souvienne toujours de tes bienfaits, Ô Seigneur d'infinie bonté ! Ne Te souviens pas de mes nombreux péchés et oublie mes trahisons. Ô Seigneur, ne dédaigne pas la prière du pauvre pécheur que je suis, mais conserve-moi ta grâce afin qu'elle me protège jusqu'à la fin comme jusqu'à présent ! Seigneur, bien qu'indigne, je Te loue et Te glorifie, car Tu m'as montré une miséricorde sans limite. Tu as été mon protecteur et mon aide. Que ton nom soit éternellement béni ! A Toi, notre Dieu, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il. »
Saint Éphrem le Syrien (306-373)
Prière de Saint Éphrem le Syrien au Saint-Esprit
Voici la Prière « Feu et Lumière, nous Te magnifions » de Saint Éphrem le Syrien (306-373), Diacre et Docteur de l'Eglise, Grand Théologien du IVe siècle de l'Église Orthodoxe mais aussi pour l'Église Catholique, surnommé « la harpe du Saint-Esprit ».
La Prière de Saint Éphrem le Syrien « Feu et Lumière, nous Te magnifions » :
« Feu et Lumière qui resplendit sur la face du Christ, Feu dont la venue est parole, Feu dont le silence est lumière, Feu qui établis les cœurs dans l’action de grâce, nous te magnifions. Toi qui repose en Christ, Esprit de sagesse et d’intelligence, Esprit de conseil et de force, Esprit de science et de crainte, nous te magnifions. Toi qui scrutes les profondeurs, Toi qui illumines les yeux de notre cœur, Toi qui te joins à notre esprit, Toi par qui nous réfléchissons la gloire du Seigneur, nous te magnifions. Amen. »
Saint Éphrem le Syrien (306-373)
Prières de Saint Éphrem le Syrien de Nisibe sur le Paradis
Voici plusieurs Prières qui évoquent le Paradis en images poétiques et variées « Heureux qui, de ton Paradis, méritera d'hériter », « La vision de Dieu nourrit les âmes », « L'air du Paradis est senteurs et parfums » de Saint Éphrem le Syrien de Nisibe (306-373), Diacre et Docteur de l'Eglise, Grand Théologien et chantre des Eglises de langue syriaque du IVe siècle de l'Église Orthodoxe mais aussi pour l'Église Catholique.
La Prière de Saint Éphrem le Syrien « Heureux qui, de ton Paradis, méritera d'hériter » :
« Ô toi, Seigneur du Paradis, prends-moi donc en pitié ! Si dans ton Paradis l'on ne peut pénétrer, rends-moi digne du moins, au-dehors, du pré de son enclos. Dedans, qu'il y ait la table des « saints » ! Mais à l'extérieur, que tombent dru comme miettes les fruits de son enclos pour les pécheurs qui, là, par ta Bonté, vivront ! Ainsi soit-il. »
Saint Éphrem le Syrien (306-373)
La Prière de Saint Éphrem le Syrien « La vision de Dieu nourrit les âmes » :
« Donne-nous, Mon Seigneur, à mes amis, à moi, d'y trouver les reliefs, les restes de tes dons ! C'est source de délices que voir Ton Bien-Aimé. Qui aura mérité d'en faire sa jouissance n'aura plus que mépris pour toute nourriture : quiconque Te contemple de Ta beauté s'engraisse ! Louée soit Ta Splendeur ! Ainsi soit-il. »
Saint Éphrem le Syrien (306-373)
La Prière de Saint Éphrem le Syrien « L'air du Paradis est senteurs et parfums » :
« Rends-moi, en ta Bonté, digne de rencontrer la grâce de l'Eden, ce trésor des senteurs, ce grenier de parfums, car du souffle de ses aromates je régale ma faim. C'est parfum qui nourrit chaque être en chaque temps. Celui qui le respire s'en trouve épanoui et en oublie son pain. C'est Table du Royaume : Béni qui l'a dressée dedans le Paradis ! Ainsi soit-il. »
Saint Éphrem le Syrien (306-373)
Prière Mariale de Saint Éphrem le Syrien de Nisibe à la Sainte Vierge
Voici la Prière Mariale « Remplis ma bouche, ô Marie de la grâce de Ta douceur » de Saint Éphrem le Syrien de Nisibe (306-373), Diacre et Docteur de l'Eglise, Grand Théologien et chantre des Eglises de langue syriaque du IVe siècle de l'Église Orthodoxe mais aussi pour l'Église Catholique.
La Prière Mariale de Saint Éphrem de Nisibe « Remplis ma bouche, ô Marie de la grâce de Ta douceur » :
« Remplis ma bouche, ô Marie de la grâce de Ta douceur. Éclaire mon intelligence, Toi qui as été comblée de la faveur de Dieu. Alors ma langue et mes lèvres chanteront allègrement tes louanges et plus particulièrement la salutation angélique, annonciatrice du salut du monde, remède et protection de tous les hommes. Daigne donc accepter que moi, Ton petit serviteur, je Te loue et Te dise et redise doucement : « Réjouis-toi, Marie, comblée de grâces ». Amen. »
Saint Éphrem le Syrien (306-373)
Prière de Saint Éphrem à la « Très Sainte Mère de Dieu » à la Sainte Vierge
Voici la Prière Mariale « Très Sainte Dame, Mère de Dieu » de Saint Éphrem le Syrien de Nisibe (306-373), Diacre et Docteur de l'Eglise, Grand Théologien et chantre des Eglises de langue syriaque du IVe siècle de l'Église Orthodoxe mais aussi pour l'Église Catholique.
La Prière Mariale de Saint Éphrem le Syrien de Nisibe « Très Sainte Dame, Mère de Dieu » :
« Très Sainte Dame, Mère de Dieu, seule très pure d'âme et de corps, seule au-delà de toute pureté, de toute chasteté, de toute virginité; seule demeure de toute la grâce de l'Esprit-Saint; par là surpassant incomparablement même les puissances spirituelles, en pureté, en sainteté d'âme et de corps, jetez les yeux sur moi, coupable, impur, souillé dans mon âme et dans mon corps des tares de ma vie passionnée et voluptueuse; purifiez mon esprit de ses passions ; sanctifiez, redressez mes pensées errantes et aveugles ; réglez et dirigez mes sens ; délivrez-moi de la détestable et infâme tyrannie des inclinations et passions impures ; abolissez en moi l'empire du péché, donnez la sagesse et le discernement à mon esprit enténébré, misérable, pour la correction de mes fautes et de mes chutes, afin que, délivré des ténèbres du péché, je sois trouvé digne de Vous glorifier, de Vous chanter librement, seule vraie Mère de la Vraie lumière, le Christ notre Dieu; car Seul avec Lui et par Lui, Vous êtes bénie et glorifiée par toute créature invisible et visible, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen. »
Saint Éphrem le Syrien (306-373)
Prière de Saint Éphrem le Syrien de Nisibe pour le Carême
Voici la Prière « Seigneur et Roi, donne-moi de voir mes fautes » de Saint Éphrem le Syrien de Nisibe (306-373), Diacre et Docteur de l'Eglise, Grand Théologien et chantre des Eglises de langue syriaque du IVe siècle. Cette « Prière du Carême », une sorte d’aide-mémoire pour notre effort personnel de Carême, est lue deux fois à la fin de chaque office du Carême chez les Orthodoxes.
La Prière du Carême de Saint Éphrem le Syrien de Nisibe « Seigneur et Roi, donne-moi de voir mes fautes » :
« Seigneur et Maître de ma vie, ne m'abandonne pas à l'esprit de paresse, de découragement, de domination et de vaine parole ! Mais fais‐moi la grâce, à moi Ton serviteur, de l'esprit de totale intégrité, d'humilité, de patience et de charité. Oui, Seigneur‐Roi, accorde‐moi de voir mes fautes et de ne pas juger mon frère, ô Toi Qui es béni dans les siècles des siècles. Amen. »
Ô Dieu, aie pitié de moi, pécheur !
Ô Dieu, purifie-moi, pécheur !
Ô Dieu, mon créateur, sauve-moi ! Mes péchés sont innombrables, pardonne-moi !
Saint Éphrem le Syrien (306-373)
Prière de Saint Éphrem à la Sainte Vierge
Voici la Prière « Ô Souveraine Mère de Dieu qui enfantas le Christ Dieu notre Sauveur » de Saint Éphrem le Syrien de Nisibe (306-373), Diacre et Docteur de l'Eglise, Grand Théologien et chantre des Eglises de langue syriaque du IVe siècle.
La Prière de Saint Éphrem « Ô Souveraine Mère de Dieu qui enfantas le Christ Dieu notre Sauveur » :
« Vierge Souveraine, Génitrice de Dieu, Salut de la famille unie des chrétiens, Tu ne cesses de jeter sur nous le regard d'une tendre mère. Tu nous aimes comme si nous étions tes enfants, toujours disposée à nous chérir, Tu répands sur nous d'ineffables bienfaits : Tu nous protèges et Tu nous sauves ; veillant sur nous avec sollicitude, Tu nous délivres du danger des tentations, et de la multitude des pécheurs qui nous environnent; pleins de reconnaissance, nous Te remercions, nous célébrons Ta munificence, nous publions Tes bienfaits, nous chantons à haute voix Tes merveilles, nous louons Ta sollicitude, Ta prévoyance, nous élevons dans nos hymnes Ta puissance tutélaire, nous immortalisons Ton inépuisable miséricorde. Les bienfaits que Tu as répandus sur nous par le passé sont gravés dans notre mémoire, et nous nous souvenons à quels dangers imminents Tu nous as arrachés; nous T'adressons ce cantique de grâces, comme une dette que nous acquittons, cantique toujours au-dessous de Tes bienfaits : eh ! Quelle voix pourrait les célébrer dignement ? Cependant, nous prenons courage, nous implorons humblement Ta miséricorde, pour que Tu entendes les cris de détresse de tes serviteurs. Dépose notre demande aux Pieds de ce Dieu que Tu as engendré, pour qu'Il nous sauve de la damnation éternelle, et que nous puissions louer le Nom trois fois saint du Père, du Fils et du saint Esprit; et aujourd'hui et dans l'éternité des siècles. Tu vois, ô Très Sainte Souveraine Enfantrice de Dieu, Tu vois tous les pièges dont nous enveloppe l'esprit malin, l'esprit impur. Vois toutes les passions criminelles qu'il éveille en nous, et dont il nous enlace comme d'un réseau. Apparais et ne repousse point notre prière. Pourquoi détourner Ton visage et oublier notre faiblesse ? Écarte les embûches du démon qui nous tente, sois notre asile dans cette guerre, apaise par Ton intercession bienfaisante la Colère divine que nos égarements ont excitée; ajoute ce nouveau bienfait à tant d'autres, et nous célébrerons dans nos cantiques Ton nom, Celui de ton Fils et notre Dieu qui, de même que son Père, est sans commencement. Souveraine Mère de Dieu qui enfantas le Christ Dieu notre Sauveur, je place toute mon espérance en Toi qui es au-dessus de toutes les puissances du ciel. Ô Vierge, emblème de la pureté, fortifie-moi de Ta sainte grâce; dans cette vie, sois mon guide, conduis-moi selon la Volonté de ton auguste Fils notre Dieu. Obtiens-moi la rémission de mes péchés, sois mon refuge, ma protection, ma délivrance, sois la main qui me dirige vers la vie éternelle. Souveraine, Souveraine, ne m'abandonne pas à l'heure suprême, hâte-toi de m'apporter le secours qui m'est nécessaire, arrache-moi de la cruelle tyrannie des esprits de l'enfer. Tu es la très bonne Mère du Christ notre Dieu, tout ce que Tu veux, Tu dois le pouvoir. Toi, seule Souveraine et Génitrice de Dieu, Tu es dans une sphère élevée au-dessus de toute la terre. Quant à nous, Épouse de Dieu, nous Te bénissons avec foi, nous T'honorons avec amour, nous Te rendons un culte respectueux, nous chantons Tes louanges et nous proclamons Ta béatitude dans le langage de la vénération. Tu es en effet la gloire des gloires, la récompense des récompenses, la puissance des puissances. Ô Souveraine, mon bonheur après Dieu, rosée divine qui apaises l'ardeur brûlante qui me dévore, source jaillissante du sein de Dieu même, à laquelle se rafraîchit mon cœur embrasé, lumière éclatante de mon âme plongée dans les ténèbres, guide du faible, appui du pauvre, manteau de la nudité, richesse de l'indigent, remède des plaies incurables, Tu taris les pleurs, Tu apaises les soupirs, Tu allèges les infortunes, Tu guéris les douleurs, Tu brises les chaînes; Espérance de mon salut, exauce mes prières; aie pitié de mes gémissements, accueille mes lamentations, aie compassion de moi, laisse-toi fléchir par mes larmes. Que pour moi tes entrailles soient émues; n'es-Tu pas la Mère d'un Dieu bienfaisant ? Jette un regard de bonté, accueille favorablement ma prière, réponds à mon désir, étanche ma soif; unis-moi à ma famille, à mes compagnons de service, dans la terre des hommes pacifiques, dans le sanctuaire des justes, dans le chœur des saints, et rends-moi digne, Toi, protection et joie de tous et volupté pure, de participer à Ta félicité, je Te le demande, à la joie inénarrable du Dieu et Roi que Tu as engendré, à ses noces inexplicables aux délices inépuisables, à son Règne éternel et sans fin. Car tu es ma Souveraine, mon refuge, ma vie, ma protection, mon armure, ma joie, mon espérance, ma force; fais-moi jouir, de concert avec Toi, vers les régions célestes, des Dons indicibles et inconcevables de ton Fils. Tu as, je le sais, une puissance égale à Ta volonté, telle enfin que doit l'avoir la Mère du Très-Haut. Aussi me suis-je enhardi; fais que je ne sois pas trompé dans mon attente, fais que cette attente soit remplie, ô très pure Souveraine, Épouse de Dieu, Toi qui, contre les lois de la nature, as enfanté le Seigneur attendu de tous, notre Seigneur et vrai Dieu Jésus Christ à qui revient toute gloire, tout honneur et toute vénération, avec son Père sans commencement et son très saint, bon et vivifiant Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen. »
Saint Éphrem le Syrien (306-373)
Hymne de Saint Éphrem pour Pâques
Voici une Prière extraite d’un Hymne sur la Résurrection « Jésus, notre Seigneur, le Christ, nous a illuminés de Sa joyeuse Lumière » de Saint Éphrem le Syrien de Nisibe (306-373), Diacre et Docteur de l'Eglise, Grand Théologien et chantre des Eglises de langue syriaque du IVe siècle.
La Prière de Saint Éphrem « Jésus, notre Seigneur, le Christ, nous a illuminés de Sa joyeuse Lumière » :
« Jésus, notre Seigneur, le Christ, nous est apparu du sein de son Père. Il est venu et nous a tirés des ténèbres et nous a illuminés de Sa joyeuse Lumière. Le jour s’est levé pour les hommes ; la puissance des ténèbres est chassée. De sa Lumière s’est levée pour nous une Lumière qui a éclairé nos yeux obscurcis. Il a fait lever Sa gloire sur le monde et a éclairé les plus profonds abîmes. La mort est anéantie, les ténèbres ont pris fin, les portes de l’enfer sont en pièces. Il a illuminé toutes les créatures, ténèbres depuis les temps anciens. Il a réalisé le salut et nous a donné la vie ; ensuite il viendra dans la gloire et il éclairera les yeux de tous ceux qui l’auront attendu. Notre Roi vient dans Sa grande gloire : allumons nos lampes, sortons à Sa rencontre (Mt 25,6) ; réjouissons-nous en Lui comme Il s’est réjoui en nous et nous réjouit par sa glorieuse Lumière. Mes frères, levez-vous, préparez-vous pour rendre grâce à notre Roi et Sauveur qui viendra dans Sa gloire et nous réjouira de Sa joyeuse lumière dans le Royaume. Amen. »
Saint Éphrem le Syrien (306-373)
Prière de Saint Éphrem le Syrien du Soir
Voici la Prière « Seigneur, remets et pardonne tous les péchés qu'en ce jour j'ai commis » de Saint Éphrem le Syrien de Nisibe (306-373), Diacre et Docteur de l'Eglise, Grand Théologien et chantre des Eglises de langue syriaque du IVe siècle.
La Prière du soir de Saint Éphrem « Seigneur, remets et pardonne tous les péchés qu'en ce jour j'ai commis » :
« Seigneur, Roi céleste, Consolateur, Esprit de vérité, aie miséricorde et pitié de Ton serviteur, le pécheur que je suis et, malgré mon indignité, remets et pardonne tous les péchés qu'en ce jour j'ai commis en tant qu'homme, ou plutôt non comme un homme, mais pis encore qu'un animal, de façon volontaire ou involontaire, consciemment ou inconsciemment, à cause de ma jeunesse ou de suggestions mauvaises, et ceux qui proviennent de l'impudence ou du découragement. Si j'ai juré par Ton Nom ou blasphémé en pensées, si j'ai fait des reproches à quelqu'un, ou l'ai calomnié dans mon ressentiment, si je l'ai chagriné, si je me suis emporté pour quelque raison ; si j'ai dit un mensonge ou si j'ai dormi sans nécessité, si j'ai méprisé le pauvre qui venait à moi, si j'ai attristé mon frère, si j'ai cherché noise à quelqu'un ou l'ai jugé ; si je me suis vanté, enorgueilli ou mis en colère, si, tandis que je me tenais en prière, mon esprit s'est égaré dans les perversités de ce monde, si j'ai eu des idées de débauche, si j'ai mangé ou bu à l'excès, ou ri de façon frivole; si j'ai pensé au mal, si j'ai vu la beauté d'autrui et que mon cœur en ait été blessé, si j'ai dit des choses inconvenantes ; si je me suis moqué du péché de mon frère, quand mes propres fautes sont innombrables, si j'ai été négligent dans la prière; si j'ai commis quelque autre mal dont je ne me souviens car j'ai commis cela et plus encore - aie pitié de moi mon Créateur et Maître, de moi Ton serviteur indigne et paresseux; accorde-moi pardon et rémission, dans Ta bonté et Ton amour pour les hommes; afin qu'en paix je me couche, trouvant sommeil et repos, moi le débauché, le misérable pécheur, et que je puisse adorer, chanter et glorifier Ton Nom tout honorable, avec le Père et Son Fils unique, maintenant et toujours, et dans les siècles. Amen. »
Saint Éphrem le Syrien (306-373)
Prière de St Éphrem le Syrien à Dieu le Père
Voici la Prière « Seigneur notre Dieu, Tu as choisi l’Orient pour envoyer ton Fils unique » de Saint Éphrem le Syrien de Nisibe (306-373), Diacre et Docteur de l'Eglise, Grand Théologien et chantre des Eglises de langue syriaque du IVe siècle.
La Prière de Saint Éphrem « Seigneur notre Dieu, Tu as choisi l’Orient pour envoyer ton Fils unique » :
« Seigneur notre Dieu, Tu as choisi l’Orient pour envoyer ton Fils unique et accomplir l’économie du salut. C’est une jeune fille orientale, la Vierge Marie, que Tu as choisie pour qu’elle porte et enfante ton Fils unique ; c’est en Orient qu’il a grandi, qu’il a travaillé, qu’il a choisi ses apôtres et ses disciples ; c’est en Orient où Il a transmis Ta volonté et Tes enseignements, où Il a fait des miracles et des prodiges ; c’est en Orient où Il s’est livré ; c’est en Orient où Il a choisi de souffrir, de mourir et de ressusciter ; c’est de l’Orient où Il est monté au ciel et a siégé à Ta droite. Nous Te prions d’accorder les forces nécessaires à Tes enfants en Orient pour qu’ils soient affermis dans la foi et dans l’espérance de Tes saints Apôtres. Amen. »
Saint Éphrem le Syrien (306-373)
Hymne de Saint Éphrem le Syrien sur la Foi
Voici l’Hymne de la foi « Elle est cachée, ô mon Seigneur, Ta source, a qui n'a pas soif de Toi » de Saint Éphrem le Syrien de Nisibe (306-373), Diacre et Docteur de l'Eglise, Grand Théologien et chantre des Eglises de langue syriaque du IVe siècle.
L’Hymne de la foi de Saint Éphrem « Elle est cachée, ô mon Seigneur, Ta source, a qui n'a pas soif de Toi » :
« Tourne-moi vers Ton enseignement car j'ai cherché à me détourner et j'ai vu que je m'appauvrissais, car l'âme n'est riche que dans le commerce avec Toi. Gloire à Ta méditation ! Toujours, quand j'ai médité sur Toi, j'ai reçu de Toi un trésor et là où je T'ai contemplé une source a coulé de Toi et j'ai puisé tant que j'ai pu. Gloire à Ta source ! Elle est cachée, ô mon Seigneur, Ta source, a qui n'a pas soif de Toi, et vide, la salle de Ton trésor, pour qui Te hait : la charité est le trésorier de Ton trésor céleste. Quand je m'éloigne de Ta compagnie, Ta beauté excite mon désir, et quand j'accompagne Ta Majesté, Ta gloire me remplit de crainte : que je m'éloigne ou que j'approche, je suis le vaincu, de toutes façons. J'ai médité, et j'ai parlé de Toi, non que je T'aie compris ; puis j'ai succombé, et je me suis tu à nouveau, non que je T'aie perdu. Je me suis perdu en Toi, et je suis resté sans voix : gloire à Toi, Etre caché. Amen. »
Saint Éphrem le Syrien (306-373) - Hymne de la foi 32, 1-6
Prière de Saint Éphrem le Syrien à Dieu le Père
Voici la Prière « Seigneur qui ignores la rancune, ne me rejette pas pour mes nombreuses fautes » de Saint Éphrem le Syrien de Nisibe (306-373), Diacre et Docteur de l'Eglise, Grand Théologien et Chantre des Eglises de langue syriaque du IVe siècle.
La Prière de Saint Éphrem « Seigneur qui ignores la rancune, ne me rejette pas pour mes nombreuses fautes » :
« Ô vraie Lumière qui illumine tout homme, illumine-moi ; je suis dans les ténèbres du péché. Ouvre les yeux de mon cœur et affermis-le dans la crainte et 1'amour de Tes commandements. Seigneur qui ignores la rancune, ne me rejette pas pour mes nombreuses fautes, mais tourne-Toi vers moi et dirige vers moi tous mes désirs de telle sorte que je T'aime, Toi seul, de tout mon cœur, de toute mon âme languissante et pauvre. Amen. »
Saint Éphrem le Syrien (306-373)
Prière de Saint Éphrem le Syrien à Dieu le Père
Voici une Prière pour la guérison de l'âme « Rétablis-moi, ô Seigneur, et je serai guéri ! » de Saint Éphrem le Syrien de Nisibe (306-373), Diacre et Docteur de l'Église Syriaque, appelé « la Lyre du Saint Esprit » de par son immense production tant poétique que théologique.
La Prière de Saint Éphrem « Rétablis-moi, ô Seigneur, et je serai guéri ! » :
« Rétablis-moi, ô Seigneur, et je serai guéri ! Ô Médecin qui seul est sage et miséricordieux, je supplie Ta bienveillance : guéris les blessures de mon âme et illumine les yeux de mon esprit, afin que je puisse comprendre ma place dans Ton dessein éternel ! Et si mon cœur et mon esprit ont été défigurés, que les répare Ta grâce, car Elle est comme le sel véritable dont parle Ton Evangile. Que Te dirai-je, ô grand Connaisseur du cœur qui sonde le cœur et l'intérieur des hommes ? En effet, Tu sais que, comme une terre sans eau, mon âme a soif de Toi, et que mon cœur soupire après Toi. Et Ta grâce a toujours rassasié ceux qui T'aiment. Ainsi, comme Tu m'as toujours entendu le dire, à présent ne dédaigne pas ma prière. Car Tu vois que mon esprit, comme un prisonnier, Te cherche, Toi le seul véritable Sauveur. Envoie Ta grâce, pour qu'elle puisse satisfaire ma faim et étancher ma soif. Car je te désire insatiablement, ô mon Maître ! Et qui peut être rassasié de Toi s'il T'aime, et qu'il a soif de Ta vérité ? Ô Donateur de Lumière ! Exauce mes supplications et accorde-moi Tes dons selon ma prière ; donne à mon cœur une seule goutte de Ta grâce, afin que la flamme de Ton amour puisse commencer à brûler dans mon cœur, et, comme un feu, qu'elle puisse consumer les mauvaises pensées, comme épines et chardons ! Donne-moi tout cela en abondance, accorde-le moi comme Dieu à l'homme, comme le roi à ses sujets, et fais croître tout ceci comme un Père aimant. Amen. »
Saint Éphrem le Syrien (306-373)
Prière de Saint Éphrem le Syrien à Dieu le Père
Voici la Prière « Seigneur, fais-moi revenir à Tes enseignements : véritable Trésor ! » de Saint Éphrem le Syrien de Nisibe (306-373), Diacre et Docteur de l'Église Syriaque, appelé « la Lyre du Saint Esprit » de par son immense production tant poétique que théologique.
La Prière de Saint Éphrem « Seigneur, fais-moi revenir à Tes enseignements : véritable Trésor ! » :
« Fais-moi revenir à Tes enseignements, Seigneur. Je voulais m'en détourner mais je me suis aperçu de mon appauvrissement. Mon âme ne tire aucun bénéfice, en effet, en dehors du temps que je passe avec Toi. Chaque fois que j'ai porté sur Toi ma méditation, c'est un véritable trésor que j'ai reçu de Toi. Quel que fût l'objet de ma contemplation de Toi, Seigneur, un fleuve jaillissait de Ton sein, pas moyen pour moi de le contenir. Ta Source est cachée aux yeux de celui qui de Toi n'est pas assoiffé, ton trésor semble vide pour celui qui Te repousse. Amour est le trésor de tes Réserves célestes. Amen. »
Saint Éphrem le Syrien (306-373)
Prière de Saint Éphrem de Nisibe du Matin
Voici la Prière « Prépare dans nos âmes, Seigneur, une demeure pour ce Jour qui ne connaît pas de fin » de Saint Éphrem le Syrien de Nisibe (306-373), Diacre chargé de l’école théologique de Nisibe en Turquie qui, lorsque surgirent les Perses, dut se réfugier avec ses élèves à Édesse où il mourut. Saint Éphrem menait une vie de contemplation, qu'il entretenait par une austérité extrême. C’est de sa flamme intérieure que jaillissait ce lyrisme qui a fait de lui la « harpe du Saint-Esprit ».
La Prière de Saint Éphrem de Nisibe « Prépare dans nos âmes, Seigneur, une demeure pour ce Jour qui ne connaît pas de fin » :
« Le début de la course du soleil marque pour les mortels le commencement du travail : prépare dans nos âmes, Seigneur, une demeure pour ce Jour qui ne connaît pas de fin. Donne-nous de voir en notre personne la vie de la résurrection et remplis nos coeurs de Tes éternelles délices. Imprime en nous, Seigneur, par notre fidélité à Te servir, le signe de ce Jour qui ne dépend ni du lever ni de la course du soleil. En Tes saints Mystères, chaque jour, nous T'étreignons et nous Te recevons dans notre corps : accorde-nous d'expérimenter en nous-mêmes la résurrection que nous espérons. Amen. »
Saint Éphrem le Syrien (306-373)
Prière de Saint Éphrem de Nisibe sur la Parole de Dieu
Voici une Prière sur la Parole Vivante de Dieu « Ô Dieu, qui est capable de comprendre toute la richesse d'une seule de tes Paroles ? » de Saint Éphrem de Nisibe (306-373), Diacre Syrien et Docteur de l'Église, Grand Théologien du IVe siècle de l'Église Orthodoxe mais aussi pour l'Église Catholique, surnommé la « Harpe du Saint-Esprit » en raison de son lyrisme inspiré.
La Prière de Saint Éphrem de Nisibe « Ô Dieu, qui est capable de comprendre toute la richesse d'une seule de tes Paroles ? » :
« Qui est capable de comprendre toute la richesse d'une seule de tes Paroles, ô Dieu ? Tu as coloré ta Parole de multiples beautés pour que chacun de ceux qui La scrutent puisse contempler ce qu'il aime. Tu as caché en Elle tous les trésors. Ta Parole est un arbre de vie qui, de toutes parts, nous tend des Fruits bénis. Que celui qui obtient une de ces richesses n'aille pas croire qu'il n’y a dans la Parole de Dieu que ce qu'il y trouve. Incapable d’épuiser sa Richesse, qu'il rende grâce pour sa Grandeur. Réjouis-toi parce que tu es rassasié, mais ne t'attriste pas de ce qui te dépasse. Mieux vaut que la Source apaise ta soif plutôt que ta soif épuise la Source. Si ta soif est étanchée sans que la Source soit tarie, tu pourras y boire quand tu seras de nouveau assoiffé. Amen. »
Saint Éphrem le Syrien (306-373)
Prière de Saint Ephrem de Syrie à la Sainte Vierge
Voici la Prière « Fils de Dieu, donne-moi ton Don admirable, que je célèbre la beauté merveilleuse de ta Mère bien-aimée ! » de Saint Éphrem le Syrien de Nisibe (306-373), Diacre et Docteur de l'Eglise, Grand Théologien et chantre des Eglises de langue syriaque du IVe siècle de l'Église Orthodoxe mais aussi pour l'Église Catholique.
La Prière de Saint Ephrem de Syrie « Fils de Dieu, donne-moi ton Don admirable, que je célèbre la beauté merveilleuse de ta Mère bien-aimée ! » :
« Fils de Dieu, donne-moi ton Don admirable, que je célèbre la beauté merveilleuse de ta Mère bien-aimée ! La Vierge a enfanté son Fils en conservant sa virginité, elle a allaité Celui qui nourrit les nations, dans son sein immaculé elle a porté Celui qui porte l'univers dans sa main. Elle est Vierge et elle est Mère, que n'est-elle pas dès lors ? Sainte de corps, toute belle d'âme, pure d'esprit, droite d'intelligence, parfaite de sentiments, chaste et fidèle, pure de cœur et remplie de toute vertu. Qu'en Marie se réjouissent les cœurs vierges, puisque d'elle est né Celui qui a libéré le genre humain livré à un esclavage terrible. Qu'en Marie se réjouisse le vieil Adam, blessé par le serpent ; Marie donne à Adam une descendance qui lui permet d'écraser le serpent maudit et qui le guérit de sa blessure mortelle (Gn 3, 15). Que les prêtres se réjouissent en la Vierge bénie ; elle a mis au monde le Grand Prêtre qui s'est fait Lui-même victime, mettant fin aux sacrifices de l'ancienne alliance. Qu'en Marie se réjouissent tous les prophètes, puisqu'en elle se sont accomplies leurs visions, se sont réalisées leurs prophéties, se sont confirmés leurs oracles. Qu'en Marie se réjouissent tous les patriarches, car elle a reçu la bénédiction qui leur a été promise, elle qui, en son Fils, les a rendus parfaits. Marie est le nouvel arbre de vie, qui donne aux hommes au lieu du fruit amer cueilli par Ève, un Fruit très doux dont se nourrit le monde entier. Amen. »
Saint Éphrem le Syrien (306-373)
Prière de Pénitence de Saint Ephrem sur la Pénitence
Voici la Prière de Pénitence « Ô Vous qui seul êtes Bon et qui ne gardez point le souvenir de nos offenses » de Saint Éphrem de Nisibe (306-373), Diacre Syrien et Docteur de l'Église, Grand Théologien du IVe siècle de l'Église Orthodoxe mais aussi pour l'Église Catholique, surnommé la « Harpe du Saint-Esprit » en raison de son lyrisme inspiré.
La Prière de Pénitence de Saint Ephrem « Ô Vous qui seul êtes Bon et qui ne gardez point le souvenir de nos offenses » :
« Ô Vous qui seul êtes Bon et qui ne gardez point le souvenir de nos offenses, Seigneur, je viens Vous confesser mes péchés. Car même si je me tais, Vous savez tout, Seigneur, et rien n'est caché devant vos Yeux. Mais puisque Vous avez dit par le prophète : « confessez d'abord vos fautes pour être justifiés », je Vous dis : j'ai péché, Seigneur, j'ai péché et je ne suis pas digne de lever les yeux pour contempler la profondeur du ciel, à cause de la multitude de mes crimes ! Manifestez en moi votre Clémence, ô Père très aimant, montrez-moi votre Pardon et votre Indulgence : ne me refusez pas à moi seul ce que Vous avez accordé à tant d'autres. Je ne défends pas mes crimes et je confesse mes péchés devant Vous. Je déteste ce que j'ai fait, je regrette d'avoir offensé votre Majesté. J'accuse mon péché, je reconnais ma faute et je viens Vous les confesser. Accueillez, Dieu tout-puissant, les cris de mon repentir, entendez ma supplication et exaucez la voix d'un pécheur qui Vous crie : J'ai péché, Seigneur, ayez pitié de moi ! J'ai péché, Seigneur, soyez-moi propice ! Si Vous gardez le souvenir de mes péchés, ô Dieu, comment subsisterai-je ? Songez à ce que je suis; songez que je suis terrestre et charnel, poussière et cendre. Ouvrez pour moi les trésors de votre Volonté, étendez sur moi votre Main. Pardonnez-moi tous mes crimes et guérissez mon âme, car j'ai péché contre Vous, Seigneur, contre Vous, à qui reviennent tout honneur et toute gloire dans l'éternité. Amen. »
Saint Éphrem le Syrien (306-373)
Prière de Miséricorde de Saint Ephrem sur la Miséricorde
Voici une Prière pour demander la Miséricorde « Seigneur Jésus-Christ, dégagez-moi du poids énorme de mes dettes » de Saint Éphrem de Nisibe (306-373), Diacre Syrien et Docteur de l'Église, Grand Théologien du IVe siècle de l'Église Orthodoxe mais aussi pour l'Église Catholique, surnommé la « Harpe du Saint-Esprit » en raison de son lyrisme inspiré.
La Prière de Miséricorde de Saint Ephrem « Seigneur Jésus-Christ, dégagez-moi du poids énorme de mes dettes » :
« Seigneur Jésus-Christ, je ne possède rien, je ne suis même pas capable de Vous payer en retour ce que je Vous dois. Car par mes péchés innombrables j'ai dissipé mon capital et ses intérêts. Je Vous en supplie donc, n'exigez pas de moi le capital que Vous m'avez donné, mon âme, non plus que l'intérêt et le lucre qu'a pris mon corps. Dégagez-moi du poids énorme de mes dettes, Vous qui êtes la Bonté par excellence, et dites-moi les Paroles que Vous avez prononcées pour la pécheresse : « Que te soient remis tes nombreux péchés ». Car Vous seul êtes sans péché, Vous seul possédez la Bonté et la Grâce, Vous seul pouvez pardonner les fautes. Et c'est à Vous que reviennent la gloire, l'honneur et la puissance, avec le Père et l'Esprit-Saint, dans les siècles éternels. Amen. »
Saint Éphrem le Syrien (306-373)
Prière de Saint Éphrem de Nisibe sur le Pardon
Voici la Prière « Seigneur, convertis-moi et pardonne-moi » de Saint Éphrem de Nisibe (306-373), Diacre Syrien et Docteur de l'Église, Grand Théologien du IVe siècle de l'Église Orthodoxe mais aussi pour l'Église Catholique, surnommé la « Harpe du Saint-Esprit » en raison de son lyrisme inspiré.
La Prière de Saint Éphrem de Nisibe « Seigneur, convertis-moi et pardonne-moi » :
« Seigneur, convertis-moi et pardonne-moi. Conduis-moi vers Toi et éclaire mes ténèbres. Je suis plein de fautes sans nombre et je cherche refuge auprès de Toi. Comme à Pierre, tends-moi la main. Je prie comme fit le publicain pour être justifié. Source de vie et d'immortalité abreuve mon âme altérée ; aiguillonne mon cœur endurci, arrache-moi des larmes de repentir. Vraie lumière qui éclaire tout homme, illumine-moi ; ouvre les yeux de mon cœur et affermis-le dans l’amour de Tes commandements... Que je T'aime Toi seul de tout mon cœur, de toute mon âme. Ainsi soit-il. »
Saint Éphrem le Syrien (306-373)
Prière de Saint Éphrem de Nisibe de Protection
Voici une Prière de protection mariale « Ô Sainte Mère de Dieu, conservez-nous sous les ailes de votre Piété et de votre Miséricorde » de Saint Éphrem de Nisibe (306-373), Diacre Syrien et Docteur de l'Église Catholique Romaine qui dans son sermon sur les louanges de Marie, nous dit : « Marie a donné la vie au monde, en sorte qu'Elle est tout à la fois la Mère de la vie et de tous les vivants ».
La Prière de St Éphrem « Ô Sainte Mère de Dieu, conservez-nous sous les ailes de votre Piété et de votre Miséricorde » :
« Ô Sainte Mère de Dieu, protégez-nous, conservez-nous sous les ailes de votre Piété et de votre Miséricorde ; toute notre confiance est en Vous ! Depuis notre plus tendre enfance, nous Vous sommes consacrés comme à notre Souveraine : Vous êtes le Port où nous nous réfugions. Ô Vierge sans tâche, nous Vous sommes dévoués, et nous sommes sous votre Protection pour toujours. Ainsi soit-il. »
Saint Éphrem le Syrien (306-373)
Prière de Saint Éphrem à la Sainte Vierge
Voici la Prière « Nous Vous supplions, ô Bienheureuse Marie, d'avoir pitié de nous » de Saint Éphrem le Syrien de Nisibe (306-373), Diacre toute sa vie par humilité et Docteur de l'Eglise, Grand Théologien et chantre des Eglises de langue syriaque du IVe siècle sur nommé « la harpe du Saint-Esprit » : « Dimanches et fêtes, il se tenait au milieu des vierges et les accompagnait de sa harpe. Toute la ville alors se réunissait autour de lui ».
La Prière d’Éphrem de Nisibe « Nous Vous supplions, ô Bienheureuse Marie, d'avoir pitié de nous » :
« Ô Vierge très pure et sans la moindre tâche ! Ô Marie ! Mère de Dieu, Reine de l’univers, Vous êtes au-dessus de tous les saints, l'Espérance des élus, et l'Allégresse de tous les bienheureux. C'est Vous qui nous avez réconciliés avec Dieu ; vous êtes l'unique Avocate des pécheurs, et le Port assuré de ceux qui ont fait naufrage ; Vous êtes la Consolation du monde, la Rançon des captifs, la Santé des infirmes, la Joie des affligés et le Salut de tous. Nous avons recours à Vous et nous Vous supplions, ô Bienheureuse Marie, d'avoir pitié de nous. Ainsi soit-il. »
Saint Éphrem le Syrien (306-373)
Prière de Saint Éphrem le Syrien à la Sainte Vierge
Voici la Prière « Médiatrice entre Dieu et les hommes, je Vous salue ! » de Saint Éphrem le Syrien (306-373) né de parents chrétiens à Nisibe en Mésopotamie dans l'actuelle Turquie à la frontière Syrienne, Diacre toute sa vie par humilité, Docteur de l'Eglise et Grand Théologien et surtout un très grand poète et chantre surnommé « la harpe du Saint-Esprit », auteur des « Chants de Nisibe ».
La Prière d’Éphrem le Syrien « Médiatrice entre Dieu et les hommes, je Vous salue ! » :
« Ô Marie pleine de Grâce, éclairez mon entendement, dénouez ma langue, ouvrez mes lèvres pour que je chante Vos louanges, et surtout cette salutation angélique, si digne de Vous : Je Vous salue, oui, je Vous salue, ô Miracle le plus grand qui ait jamais existé dans le monde ! Ô Paradis de délices ! Port de salut ! Fontaine de grâces ! Médiatrice entre Dieu et les hommes, je Vous salue ! Ainsi soit-il. »
Saint Éphrem le Syrien (306-373)
Prière de Saint Éphrem le Syrien de Protection
Voici une Prière de Protection Mariale pour ne pas être abandonné au pouvoir des démons « Ô Marie, ne permettez pas que Lucifer nous entraîne dans le feu éternel » de Saint Éphrem le Syrien (306-373) né de parents chrétiens à Nisibe en Mésopotamie dans l'actuelle Turquie à la frontière Syrienne, Diacre toute sa vie par humilité, Docteur de l'Eglise et Grand Théologien et surtout un très grand poète et chantre surnommé « la harpe du Saint-Esprit », auteur des « Chants de Nisibe ».
La Prière de protection d’Éphrem le Syrien « Ô Marie, ne permettez pas que Lucifer nous entraîne dans le feu éternel » :
« Ô Marie, Vierge immaculée et entièrement pure, Mère de Dieu, Reine de l'univers, notre excellente Souveraine, Vous êtes au-dessus de tous les saints, Vous êtes l'unique Espérance de nos pères, la Joie du ciel. Par Vous nous avons été réconciliés avec notre Dieu. Vous êtes l'unique Avocate des pécheurs, le Port assuré de quiconque a fait naufrage. Vous êtes la Consolation du monde, la Rançon des captifs, le Soulagement des malades, l'Allégresse des affligés, le Refuge, le Salut du monde entier. Princesse auguste, Mère de Dieu, couvrez-nous des ailes de votre Miséricorde, ayez compassion de nous. Il ne nous a point été donné de mettre notre espérance ailleurs qu'en Vous, ô Vierge très-pure, nous Vous avons été offerts, nous avons été voués à votre Culte ; nous portons le nom de Vos serviteurs, ne permettez pas que Lucifer nous entraîne dans le feu éternel. Ô Vierge immaculée, nous sommes sous votre Protection, c'est pour cela que nous avons recours uniquement à Vous, et que nous Vous supplions d'empêcher que votre Fils irrité par nos crimes ne nous abandonne au pouvoir des démons. Ô pleine de Grâce, éclairez mon entendement, déliez ma langue pour chanter vos Louanges, et surtout pour répéter la Salutation angélique, ce Cantique si digne de Vous. Je Vous salue, ô Paix, ô Joie et Consolation du monde entier. Je Vous salue, ô Vous qui êtes la plus grande Merveille qui ait jamais été au monde ; je Vous salue, Paradis de délices, Port assuré de quiconque est en péril, Source de Grâce, Médiatrice de Dieu et des hommes. Ainsi soit-il. »
Saint Éphrem le Syrien (306-373)
La « Croix au centre du monde » de Saint Éphrem pour Pâques
Voici le texte du deuxième Nocturne du Vendredi Saint « Aujourd'hui s'avance la Croix et les enfers sont ébranlés » de Saint Éphrem le Syrien (306-373), Diacre à Nisibe en Mésopotamie dans l'actuelle Turquie à la frontière Syrienne, Docteur de l'Eglise, Grand Théologien et surtout un très grand Poète auteur des « Chants de Nisibe » surnommé « la Harpe du Saint-Esprit ».
Le deuxième Nocturne du Vendredi Saint d’Éphrem le Syrien « Aujourd'hui s'avance la Croix et les enfers sont ébranlés » :
« Aujourd'hui s'avance la Croix, la création exulte ; la Croix, chemin des égarés, espoir des chrétiens, prédication des Apôtres, sécurité de l'univers, fondement de l'Église, fontaine pour ceux qui ont soif. Aujourd'hui s'avance la Croix et les enfers sont ébranlés. Les Mains de Jésus sont fixées par les clous, et les liens qui attachaient les morts sont déliés. Aujourd'hui, le Sang qui ruisselle de la Croix parvient jusqu'aux tombeaux et fait germer la vie dans les enfers. Dans une grande douceur Jésus est conduit à la Passion, bénissant Ses douleurs à toute heure : Il est conduit au jugement de Pilate qui siège au prétoire ; à la sixième heure on Le raille ; jusqu'à la neuvième heure, Il supporte la douleur des clous, puis Sa mort met fin à sa Passion. A la douzième heure, Il est déposé de la Croix : on dirait un lion qui dort. Alors Il descend aux enfers, désirant voir les justes qui se reposent de leurs fatigues et Il les passe en revue comme un roi regardant son armée au repos à l'heure de midi, Il dit : « Me voici, je viens. » Et toute l'armée se dresse aussitôt. Mais revenons à la Passion. Pendant le jugement, la Sagesse se tait et la Parole ne dit rien. Ses ennemis Le méprisent et Le mettent en Croix. Aussitôt, l'univers est ébranlé, le jour disparaît et le ciel s'obscurcit. On Le couvre d'un vêtement dérisoire, on Le crucifie entre deux brigands. Ceux à qui, hier, Il avait donné son corps en nourriture le regardent mourir de loin. Pierre, le premier des Apôtres, a fui le premier. André aussi a pris la fuite, et Jean qui reposait sur son côté n'a pas empêché un soldat de percer ce Côté de sa lance. Le chœur des Douze s'est enfui. Ils n'ont pas dit un mot pour Lui, eux pour qui Il donne sa vie. Lazare n'est pas là qu'Il a rappelé à la vie, l'aveugle n'a pas pleuré Celui qui a ouvert ses yeux à la lumière, et le boiteux, qui grâce à Lui pouvait marcher, n'a pas couru auprès de Lui. Seul un bandit crucifié à Son côté Le confesse et L'appelle son roi, au scandale des juifs. Ô larron, fleur précoce de l'arbre de la Croix, premier fruit du bois du Golgotha. Désormais, par la Croix, les ombres sont dissipées et la vérité se lève, comme nous le dit l'Apôtre : « L'ancien monde est passé, toutes choses sont nouvelles. » La mort est dépouillée, l'enfer livre ses captifs, l'homme est libre, le Seigneur règne, la création est dans la joie. La croix triomphe et toutes les nations, tribus, langues et peuples viennent pour L'adorer. Nous trouvons en elle notre joie avec le bienheureux Paul qui s'écrie : « Loin de moi la pensée de trouver ma gloire ailleurs que dans la Croix de Jésus-Christ notre Seigneur. » La Croix rend la lumière à l'univers entier, elle chasse les ténèbres et rassemble les nations de l'Occident, du Nord, de la mer et de l'Orient en une seule Église, une seule foi, un seul Baptême dans la charité. Elle se dresse au centre du monde, fixée sur le calvaire. Armés de la Croix, les Apôtres s'en vont prêcher et rassembler dans son adoration tout l'univers, foulant aux pieds toute puissance hostile. Par elle, les martyrs ont confessé la foi avec audace et n'ont pas craint les ruses des tyrans. S'en étant chargés, les moines, dans une immense joie, ont fait de la solitude leur séjour. Cette Croix paraîtra lors du retour du Christ, la première dans le ciel, sceptre précieux, vivant, véritable et saint du Grand Roi : « Alors, dit le Seigneur, apparaîtra dans le ciel le signe du Fils de l'homme. » Nous la verrons, escortée par les anges, illuminant la terre, d'un bout de l'univers à l'autre, plus claire que le soleil, annonçant le jour du Seigneur. Ainsi soit-il. »
Saint Éphrem le Syrien (306-373) - Lectionnaire Patristique Dominicain pour les Dimanches et pour les Fêtes de Jean-René Bouchet, Cerf, 1994, p. 179-180
Prière de Saint Éphrem pour les Défunts
Voici une Prière à propos de la mort d'un jeune homme « À Vous, Seigneur, il appartient de soulager notre tristesse » de Saint Éphrem le Syrien (306-373), Diacre toute sa vie par humilité à Nisibe en Mésopotamie dans l'actuelle Turquie à la frontière Syrienne, Docteur de l'Eglise, Grand Théologien et surtout un très grand Poète surnommé « la Harpe du Saint-Esprit ».
La Prière de St Éphrem « À Vous, Seigneur, il appartient de soulager notre tristesse » :
« Ce jour triste et lugubre nous appelle aux larmes, au deuil, aux gémissements : à Vous, Seigneur, il appartient de soulager notre tristesse. Et voilà que ceux qui vont aux funérailles de ce jeune homme et ceux qui en reviennent pleurent amèrement ; Vous seul, ô mon Dieu ! Vous pouvez dissiper notre chagrin par l'espérance d'une Béatitude éternelle. La mort est venue briser les promesses conjugales ; au lieu d'un lit, elle a donné un tombeau : Vous, ô mon Dieu ! Recevez Votre serviteur aux délices éternels de Votre repos nuptial ! La mort a détruit la nature : ce corps, enveloppé des plus doux parfums d'Arabie, le voilà pourrissant dans une odeur fétide ; Vous, mon Dieu ! Enveloppez Votre serviteur de Vos clartés célestes et enivrantes. Ce mal qu'on appelle la mort fait pleurer tous les hommes et remplit la terre de gémissements : ô mon Dieu ! Qu’il nous soit donné de voir le Jour de gloire ! »
Ainsi soit-il.
Saint Éphrem le Syrien (306-373) - Le « livre des âmes affligées » ou « Recueil de Prières et de Consolations Chrétiennes », p. 512-513
Prière de Saint Éphrem avant, pendant et après la Sainte Communion
Voici une Prière Mariale pour la Sainte Communion « Ô Marie, rendez-moi digne par votre Intercession de participer sans crime au Corps immaculé et au Sang de Votre divin Fils » de Saint Éphrem de Nisibe (306-373), Diacre Syrien et Docteur de l'Église Catholique Romaine qui dans son Sermon sur les Louanges de Marie, nous dit : « Marie a donné la vie au monde, en sorte qu'Elle est tout à la fois la Mère de la vie et de tous les vivants » .
La Prière de St Éphrem « Ô Marie, rendez-moi digne par votre Intercession de participer sans crime au Corps immaculé et au Sang de Votre divin Fils » :
« Ô Marie, mon unique Espérance après Dieu, rendez-moi digne par votre Intercession de participer sans crime, de participer dès cette vie au Corps immaculé et au Sang de Votre divin Fils, et aussi de participer dans l'autre Vie à l'ineffable douceur du céleste Festin, à ce beau Royaume de Dieu où est l’Habitation de toutes les âmes joyeuses. »
Ainsi soit-il.
Saint Éphrem le Syrien (306-373)
Prière de Saint Éphrem sur l'Espérance
Voici la Prière « Ô Marie, éloignez de mon esprit les ténèbres et la mauvaise tristesse qui l'assiègent » de Saint Éphrem de Nisibe (306-373), Diacre Syrien et Docteur de l'Église Catholique Romaine qui dans son Sermon sur les Louanges de Marie, nous dit : « Marie a donné la vie au monde, en sorte qu'Elle est tout à la fois la Mère de la vie et de tous les vivants » .
La Prière de St Éphrem « Ô Marie, éloignez de mon esprit les ténèbres et la mauvaise tristesse qui l'assiègent » :
« Ô Marie, plus Sainte que tous les Saints, plus élevée que toutes les créatures, qui Seule avez uni la gloire de la maternité à celle de la virginité et cela en étant la Mère d'un Dieu, éloignez de mon esprit les ténèbres et la mauvaise tristesse qui l'assiègent. Votre Fils se laisse si facilement fléchir : ô Mère, fléchissez-Le pour moi. Pendant que je suis dans cette très misérable vie, défendez-moi, protégez-moi, gardez-moi. Et quand viendra l'heure où il faudra que je sorte de ce corps, soyez présente, ô ma Souveraine, et que mon âme immortelle soit par Vous conduite aux Habitations éternelles ; en sorte que je trouve un Juge favorable dans le Dieu qui m'attendra, et que j'arrive heureusement là où une Lumière sans fin luit pour tous les élus. »
Ainsi soit-il.
Saint Éphrem le Syrien (306-373)
Prière de Saint Éphrem à la Sainte Vierge
Voici la Prière « Ô Marie, c'est par Vous que nous avons été réconciliés avec notre Dieu, le Christ, qui est Votre très doux Fils » de Saint Éphrem de Nisibe (306-373), Diacre Syrien et Docteur de l'Église Catholique Romaine qui dans son Sermon sur les Louanges de Marie, nous dit : « Marie a donné la vie au monde, en sorte qu'Elle est tout à la fois la Mère de la vie et de tous les vivants » .
La Prière de St Éphrem « Ô Marie, c'est par Vous que nous avons été réconciliés avec notre Dieu, le Christ, qui est Votre très doux Fils » :
« Ô Mère Immaculée et Virginale de notre Dieu, Vous possédez vraiment la plénitude de la Pureté et de la Candeur. Reine de tous, Vous êtes l’Espoir des désespérés et notre Souveraine Très Excellente, Très Glorieuse et bien au-dessus de toutes les autres créatures. Vous êtes en effet plus élevée que toutes les âmes bienheureuses ; les rayons du soleil, les éclairs de la foudre n'ont rien de Votre éclat et les Chérubins n'atteignent pas à Votre gloire. Unique Espoir de ceux qui furent nos pères dans la foi, Vous avez été, Vous êtes l’Honneur des Prophètes, la Louange des Apôtres, la Gloire des Martyrs et la Mère de tous les Saints. Vous avez été la Lumière d'Abraham, d’Isaac et de Jacob ; Vous étiez la Splendeur qui a ravi les yeux d'Aaron et de Moise, et c'est Vous que figurait la toison de Gédéon. C'est Vous enfin qui êtes la vraie Couronne de toutes les hiérarchies angéliques, de tous les Saints, et en particulier de toutes les Vierges. Et l'on peut dire que Vous êtes « inaccessible » tant Vous êtes enveloppée de lumière et de rayonnements splendides. Ô Encensoir d'or, ô Lampe très éclatante, ô Très-Belle Amphore renfermant la manne du ciel ; ô Table qui nous avez apporté la Loi écrite ; ô véritable Arche d'alliance ; ô Livre Très Divin ; c'est par Vous que nous avons été réconciliés avec notre Dieu, le Christ, qui est Votre très doux Fils. Un pécheur est-il dénué de tout secours, est-il perdu ? Vous êtes là comme son unique Avocate et son puissant Secours. Le Port assuré de tous les naufragés, c'est Vous ; la Consolatrice du monde entier, c'est Vous ; la Mère de tous les orphelins, c'est Vous ; la Liberté de tous les captifs, c'est encore Vous. La Joie des malades, le Sourire des tristes, le Soleil de tous les hommes, c'est Vous, c'est toujours Vous. Ô Marie, ô notre Reine, Vous êtes la Joie de l'univers. Et voici que nous nous réfugions aujourd'hui sous Votre protection, ô Sainte Mère de notre Dieu. Vous nous cachez sous les ailes de votre Amour et de votre Miséricorde ; daignez nous y laisser, et soyez-y notre Gardienne. Vous qui êtes le Miracle vivant, le souverain Miracle de tout le monde créé ; Vous qui êtes un Paradis de délices, je Vous salue encore une fois. Et je salue en Vous Celui qui Vous a élevée, le Donneur éternel de la vie, le Christ très Miséricordieux, le Créateur de tous les êtres ; Celui qui a formé et qui gouverne éternellement tout l'univers ; Celui qui est par excellence l’Ami, et, si je pouvais ainsi parler, l’Aimeur de tout le genre humain, A qui appartiennent l'honneur, la louange et la jubilation, avec le Père et l'Esprit, dans tous les siècles des siècles. »
Ainsi soit-il.
Saint Éphrem le Syrien (306-373)
Prière de Saint Éphrem pour les Enfants
Voici une Prière de Notre Mère l’Église « Ô Seigneur, la sainte Eglise Vous prie de veiller au salut de Ses enfants » de Saint Éphrem de Nisibe (306-373), Diacre Syrien et Grand Théologien surnommé la « Harpe du Saint-Esprit » en raison de son lyrisme inspiré.
La Prière de St Ephrem « Ô Seigneur, la sainte Eglise Vous prie de veiller au salut de Ses enfants » :
« Avec une immense tristesse, avec de profonds soupirs, la sainte Eglise crie vers Vous, Seigneur. Cette Mère Vous prie de veiller au salut de Ses enfants. Voici en effet que la faim, la contagion, la guerre et les persécutions marchent de tous côtés à notre rencontre. Et tous ces ennemis menacent à la fois et menacent de la mort les malheureux enfants de l'Eglise. Que votre Bonté, Seigneur, se lève comme un soleil au-dessus de nos têtes. Sauvez-nous, et toutes les nations se réuniront pour publier à haute voix Votre grandeur et Votre gloire. »
Ainsi soit-il.
Saint Éphrem le Syrien (306-373)
Hymne de Saint Éphrem à la Sainte Vierge
Voici une Hymne Mariale « Venez, admirons la Vierge Mère » de Saint Éphrem de Nisibe (306-373), Diacre Syrien et Grand Théologien surnommé la « Harpe du Saint-Esprit » en raison de son lyrisme inspiré.
L’Hymne de St Ephrem « Venez, admirons la Vierge Mère » :
« Venez, sages, admirons la Vierge Mère, la Fille de David, cette Fleur de beauté qui a enfanté la Merveille. Admirons la Source d' où jaillit la Fontaine, le Navire tout chargé de joies qui nous apporte le Message venu du Père. Dans Son sein très pur, Elle a reçu et porté ce grand Dieu qui gouverne la création, ce Dieu par qui la paix règne sur terre et dans les Cieux. Venez, admirons la Vierge toute pure, merveilleuse en Elle-même. Seule parmi les créatures, Elle a enfanté sans avoir connu d'homme. Son âme était pleine d'admiration, et chaque jour Elle glorifiait Dieu dans la joie pour ces Dons qui semblaient ne pouvoir s'unir : Son intégrité virginale et son Enfant bien-aimé. Oui, béni soit Celui qui est né d'Elle ! Elle Le porte et Elle chante Ses louanges avec de doux cantiques : « Ta place, mon Fils, est au-dessus de tout; mais, parce que Tu l'as voulu, Tu t'es fait une place en moi. Les Cieux sont trop étroits pour ta Majesté, et moi, la toute petite, je Te porte ! Que vienne Ézéchiel, qu'il Te voie sur mes genoux ; qu'il se prosterne et adore ; qu'il reconnaisse en Toi celui qu'il a vu siéger sur le char des chérubins (Ez 1) et qu'il me proclame Bienheureuse, grâce à Celui que je porte ! Isaïe, qui as proclamé : « Voici, la Vierge conçoit et enfante un Fils » (7, 14), viens, contemple moi, réjouis-toi avec moi. Voici que j'ai enfanté en gardant intact le sceau de ma virginité. Regarde l'Emmanuel qui, jadis, restait caché pour toi. »
Ainsi soit-il.
Saint Éphrem le Syrien (306-373) - Hymne 7 sur la Vierge (trad. Brésard, 2000 an. A, p. 40)
Hymne de Saint Éphrem de Nisibe sur la Charité
Voici l’Hymne sur l’Amour de Dieu pour les hommes « Ô Enfant, d’où Vous vient ce si grand Amour de la nature humaine ? » de Saint Éphrem de Nisibe (306-373), Diacre Syrien et Grand Théologien surnommé la « Harpe du Saint-Esprit » en raison de son lyrisme inspiré.
L’Hymne de Saint Ephrem « Ô Enfant, d’où Vous vient ce si grand Amour de la nature humaine ? » :
« Que Vous êtes doux, ô Enfant ; mais que la force de Vos jugements est entrainante et invincible ! Qu’il est suave, qu’il est doux, votre Amour ! Qui pourra Vous résister ? Votre Père habite les Cieux, votre Mère rampe sur la terre ; qui jamais pourra Vous comprendre ? Si l’homme terrestre cherche Votre nature élevée au-dessus de la portée humaine, c’est au vaste sein de la Divinité qu’il La trouve, au plus haut des Cieux. S’il veut connaître Votre nature sensible, la voici sur la terre ; issue de l’étroite demeure du sein de Marie, Elle est visible à tous les yeux. L’intelligence confondue est flottante ; elle se perd à supputer les divers modes de votre Être plein de richesses. Votre divinité, qu’on croirait inaccessible sous des verrous redoublés, n’en est pas moins une mer immense, un océan qu’on ne saurait sonder, depuis même que Vous avez réduit votre Grandeur à la mesure de notre petitesse. Si nous cherchons à Vous voir, c’est un homme que nous apercevons, nous qui espérions voir un Dieu ; si en Vous nous voulons contempler l’homme, tout aussitôt une éclatante splendeur de Divinité vient éblouir nos regards. Qui vous prendrait pour l’héritier du trône de David, Vous qui, au lieu du riche ameublement de ce grand Roi, n’avez qu’une crèche ; au lieu de ses vastes palais, qu’une caverne ; qu’un ange en place de ses nombreux coursiers ? Mais, ô Enfant ! Ne Vous êtes aimable, accessible et gracieux pour tous ceux qui Vous approchent ! Votre Amour est vraiment l'amour de Celui qui désire les hommes, comme celui qui a faim désire le pain. Vous ne faites point de distinction entre Vos parents et les étrangers, entre votre Mère et de vils esclaves, accueillant l’impure prostituée comme la Vierge qui Vous nourrit de Son lait. Quoi donc ? Est-ce l’extrême facilité de votre Cœur, qui Vous porte à cet excès d’indulgence, ou plutôt cette charité qui fait que Vous ne haïssez rien de ce que Vous avez fait ? Quel motif Vous porte à descendre ainsi vers le riche comme vers le pauvre, à courir à eux, même lorsqu’ils ne Vous appellent pas ? D’où Vous vient ce si grand Amour de la nature humaine ? Quelle est cette Charité que Vous avez si grande, que si l’on Vous blasphème, Vous ne Vous enflammez pas ; si l’on Vous menace, Vous n’éclatez pas ; si l’on agit cruellement avec Vous, votre Front ne s’empreint pas de colère ? C’est que votre Charité est au-dessus de cette loi, en vertu de laquelle l’homme poursuivait son ennemi et vengeait son injure. »
Ainsi soit-il.
Saint Éphrem le Syrien (306-373)
Hymne de Saint Éphrem de Nisibe pour l'Épiphanie
Voici l’Hymne des Rois Mages à la Sainte Vierge Marie sous la forme d’un dialogue « Pourquoi donc dites-vous que mon Fils est un Roi ? » de Saint Éphrem de Nisibe (306-373), Diacre Syrien et Grand Théologien surnommé la « Harpe du Saint-Esprit » en raison de son lyrisme inspiré.
L’Hymne des Mages à Marie de Saint Éphrem « Pourquoi donc dites-vous que mon Fils est un Roi ? » :
« Les Princes de Perse, pleins de joie, quittant leur pays, se munirent de présents, et apportèrent au Fils de la Vierge l’or, l’encens et la myrrhe. Étant entrés, ils trouvèrent l’Enfant couché dans un berceau, dans la maison d’une mère pauvre ; prosternés, ils L’adorèrent d’un cœur joyeux et Lui offrirent leurs présents »
Marie leur dit : « Pour qui ces présents ? Dans quel but ? Quel motif vous a appelés de votre région, vous a fait venir vers cet Enfant avec vos trésors ? »
Les Rois Mages répondirent : « Votre Fils est Roi ; Il réunit tous les diadèmes, car Il est Roi universel ; son Royaume est plus grand que le monde et tout cède à Son empire »
Marie leur dit : « Comment serait-il possible qu’une femme pauvre eût enfanté un Roi ? Je suis humble et manquant de toutes choses ; comment serais-je la Mère d’un Prince ? »
Les Rois Mages répondirent : « Vous seule cependant avez l’honneur d’avoir mis au jour le grand Roi ; par Vous la pauvreté est glorifiée, et toutes les couronnes sont soumises à votre Fils. »
Marie leur dit : « Les trésors des Rois ne sont point pour moi ; jamais les richesses n’ont été mon partage. Cette demeure est ce qu’il y a de plus pauvre ; cette retraite est dénuée de tout : pourquoi donc dites-vous que mon Fils est un Roi ? »
Les Rois Mages répondirent : « Votre Fils est Lui-même un grand Trésor : Ses richesses suffisent à enrichir tous les hommes. Les trésors des Rois s’épuisent ; Lui ne saurait ni s’épuiser, ni se mesurer. »
Marie leur dit : « Ce Roi qui vous est né est peut-être un autre que cet Enfant : examinez Celui-ci ; ce n’est que le fils d’une pauvre mère qui ne saurait même être admise en présence d’un Roi. »
Les Rois Mages répondirent : « La Lumière, quand elle descend du Ciel, pourrait-elle donc s’égarer dans sa route ? Les ténèbres ne nous ont ni appelés ni conduits ici ; c’est à la Lumière que nous avons marché ; Votre Fils est Roi. »
Marie leur dit : « Vous n’avez devant vous qu’un Enfant muet, que la maison nue et dépouillée de sa Mère ; aucune trace de royauté n’y apparaît ; comment pourrait être Roi l’habitant d’un tel séjour ? »
Les Rois Mages répondirent : « Oui, nous le voyons dans Son silence et dans Son repos ; Il est pauvre, comme Vous l’avez dit, mais Il est Roi. N’avons-nous pas vu les astres du ciel s’ébranler à Son commandement, afin d’annoncer Sa naissance ? »
Marie leur dit : « Il n’y a ici qu’un petit Enfant : vous Le voyez ; il n’y a ici ni trône ni diadème royal ; qu’apercevez-vous donc qui vous engage à L’honorer de vos trésors comme un Roi ? »
Les Rois Mages répondirent : « S’Il est un petit Enfant, c’est qu’Il l’a voulu ; Il aime la mansuétude et l’humilité, jusqu’au jour où Il se manifestera ; mais Il viendra un temps où les diadèmes s’abaisseront devant Lui pour L’adorer. »
Marie leur dit : « Mon Fils n’a ni armées, ni légions, ni cohortes ; Le voilà. Couché dans la pauvreté de sa Mère ; comment pouvez-vous L’appeler Roi ? »
Les Rois Mages répondirent : « Les armées de votre Fils sont en haut ; elles parcourent le Ciel, et illuminent tout de leurs feux. Un seul de Ses soldats est venu nous appeler, et toute notre contrée en a été dans la stupeur. »
Ainsi soit-il.
Saint Éphrem le Syrien (306-373)
« Hymne pour Noël » de Saint Éphrem le Syrien pour Noël
Voici une Hymne sur la Nativité du Sauveur « Le Fils étant né, Bethléhem retentit de cris de jubilation » de Saint Éphrem de Nisibe (306-373), Diacre Syrien surnommé la « Harpe du Saint-Esprit » qui composa quatre cent cinquante Hymnes d'une richesse inimitable - par la variété, les sonorités et l'harmonie - dont certaines remportent de son vivant et par-delà les frontières un franc succès.
L’Hymne de Saint Éphrem « Le Fils étant né, Bethléhem retentit de cris de jubilation » :
« Le Fils étant né, Bethléhem retentit de cris de jubilation. Ces Esprits qui toujours veillent, descendus du ciel, chantent en chœur, et l’éclat de leurs voix couvrirait le tonnerre. Excités par ces nouveaux concerts, les hommes, qui étaient dans le silence, accourent : ils viennent, à leur tour, interrompre la nuit par la louange du Nouveau-Né Fils de Dieu. Fêtons, disaient-il, l’Enfant qui rend Eve et Adam à leur jeunesse première. Les bergers arrivèrent, apportant le tribu de leurs troupeaux, un lait doux et abondant, une chair délicate et pure, et des chants harmonieux. Ainsi firent-ils leurs partages : les chairs à Joseph, le lait à Marie, au Fils, les chants de louange. A l’Agneau pascal un agneau que sa mère allaitait encore, un premier né au Premier-né, une victime à la Victime, un agneau du temps à l’Agneau de l’éternelle vérité. Admirable spectacle ! Un agneau est offert à l’Agneau ! Quand on le présenta au Fils Unique, le fils de la brebis fit entendre son bêlement. L’agneau terrestre rendait grâces au divin Agneau, de ce que, par son avènement, Il sauverait les troupeaux de l’immolation sanglante, et de ce que la Pâque nouvelle, instituée par le Fils de Dieu, viendrait bientôt remplacer l’antique Pâque. Les bergers L’adorèrent aussi, et saluèrent, en prophétisant, le Prince des Pasteurs. Verge de Moïse, dirent-ils, le Pasteur Universel glorifie ton sceptre, et Moïse, qui a porté cette verge, célèbre ta Grandeur ; mais Il gémit du changement opéré dans Son troupeau ; Il se désole de voir Ses agneaux changés en loups, Ses brebis transformées en dragons et en bêtes féroces. Ce malheur arriva dans l’affreuse solitude du désert, quand furieuses et pleines de rage, ces brebis s’attaquèrent à leur Pasteur. Enfant divin, les bergers viennent T’offrir leurs actions de grâces, à Toi qui as su réunir les loups et les agneaux dans la même Bergerie. Enfant plus ancien que Noé, et aussi né plus tard que ce patriarche, c’est Toi qui, dans l’Arche, au milieu de l’agitation des flots, as mis la Paix entre les êtres qu’elle transportait. David ton aïeul venge la mort d’un agneau par la mort du lion : Toi, ô fils de David, Tu as exterminé le loup caché qui avait tué Adam, cet agneau rempli de simplesse, qui faisait entendre ses bêlements dans le Paradis. »
Ainsi soit-il.
Saint Éphrem le Syrien (306-373)
Prière de Saint Éphrem le Syrien pour les Conversions
Voici la courageuse Prière face aux hérétiques « Seigneur, que m'importe la mort elle-même pourvu que ton Nom soit glorifié » de Saint Éphrem de Nisibe (306-373), Diacre Syrien et Docteur de l'Église Catholique Romaine, dans son « Discours sur l'enfantement de la Vierge contre les hérétiques » pour nous démontrer que nous devons croire que la sainte Enfantrice de Dieu, en dehors de toute loi de la nature, a conçu Dieu notre Seigneur et L'a mis au monde pour le salut du monde.
La Prière de Saint Éphrem « Seigneur, que m'importe la mort elle-même pourvu que ton Nom soit glorifié » :
« Seigneur, j'aime et je couvre de mes baisers ton Évangile, parce qu’Il nourrit ma faim. J'aspire après ta Parole, parce qu’Elle étanche ma soif comme une source vive. Je convie à Ta table tous ceux qu'il me plaît d'y appeler, et son abondance reste toujours inépuisable. Beaucoup d'autres prennent part avec moi à la Nourriture céleste, et pourtant je me trouve dans la solitude. Je bois avec une foule de convives, et c'est à moi seul que Tu verses ta Grâce. « Que Te donnerai-je donc en retour » (Ps 115, 112), si ce n'est mon âme tout entière soumise à Tes saints Commandements ? Je le veux, Seigneur, mais je ne le puis. Adam est mon père et il faut que je paie à la nature la dette qu'elle réclame. Je tends vers Toi de toute ma force, et je me fais obstacle à moi-même ; car il y a en moi un mystère que je ne puis expliquer. Mon regard ne laisse échapper chez les autres aucune des faiblesses humaines, et je suis moi-même dans les liens du péché. Je vois mes égarements, je les connais, et en accusant les autres, c'est moi-même que j'accuse. Mais quoi ! Garderai-je donc le silence afin d'éviter ma condamnation ? Et comment alors prouver mon zèle et mon amour pour Toi ? Je parlerai donc et ne cesserai de parler. Que m'importe ma propre condamnation, pourvu que j'accomplisse mon saint ministère ? Que m'importe la mort elle-même, pourvu que ton Nom soit glorifié ? Je sais que je pourrais échapper à la condamnation en faisant grâce aux vices des pécheurs; mais je ne cesserai de les poursuivre, afin de faire éclater ton Innocence et l'inaltérable pureté de ta Vie. Que les Grecs connaissent la force et la puissance de mon amour ; que les Juifs comprennent toute l'ardeur de mon dévouement, puisque je me résigne pour Toi à une mort obscure et privée de l'appareil des flammes, du glaive et des autres tortures. Peut-être croiraient-ils à mon dévouement et à mon amour, si, pour les convaincre, je souffrais à cause de Toi une mort réelle, éclatante et environnée de témoins. Mais peut-être, dis-je, que je la souffrirais, et ne le ferais-je pas; je crains bien que, privé du secours de ta Grâce, je ne succombe à la faiblesse de ma nature. »
Ainsi soit-il.
Saint Éphrem le Syrien (306-373) - « Discours sur l'enfantement de la Vierge contre les hérétiques »
Prière de Saint Éphrem le Syrien pour l'Immaculée Conception
Voici la Prière « Ô très Sainte et Immaculée Vierge » de Saint Éphrem de Nisibe (306-373), Diacre Syrien et Docteur de l'Église Catholique Romaine.
La Prière de Saint Éphrem « Ô très Sainte et Immaculée Vierge » :
« Ô très Sainte et Immaculée Vierge, Mère de mon Dieu, Reine de lumière, très-puissante et très-bonne ! Plus sublime que tous les esprits célestes, plus pure que les rayons du soleil, plus digne d'honneur que les chérubins, plus sainte que les séraphins, et plus glorieuse, sans aucune comparaison, que toutes les hiérarchies du Ciel ! Ô sainte Dame qui avez été l'espérance des anciens pères, la gloire des prophètes, la louange des apôtres, l'honneur des martyrs, la joie des saints, la couronne des vierges... recevez-moi ! Ô Vierge pleine de Grâce, éclairez mon entendement, donnez-moi mes paroles, donnez le mouvement à ma langue et à mes lèvres, afin qu'avec toute l'affection de mon cœur, je chante vos louanges et que je Vous présente cette très agréable salutation, que Gabriel Vous a apportée du Ciel à Nazareth avec tout le respect qui est dû à la Mère de Dieu. A quoi Vous comparerai-je encore ? A cet encensoir d'or d’où s'exhalaient de si doux parfums, à cette lumière brillante qui éclairait sans cesse le sanctuaire; à cette urne qui enfermait la manne du ciel. Vous êtes la consolation du monde, l'asile des orphelins, la rédemption des captifs, la santé des malades, la consolation des affligés et le salut de tous ; en Vous le solitaire trouve un appui et le mondain une espérance ».
Ainsi soit-il.
Saint Éphrem le Syrien (306-373)