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15 juillet
Saint Bonaventure, évêque et docteur de l’Église
Prière du Saint Cardinal Bonaventure pour Noël
Voici une Prière sur l’Incarnation du Verbe « Un petit Enfant nous est né et un Fils nous a été donné » de Saint Bonaventure de Bagnoregio (1217-1274), Général de l'Ordre Franciscain, Archevêque Italien d'York en Grande-Bretagne crée Cardinal d'Albano par le Pape Grégoire X et Docteur de l'Église Catholique.
La Prière du Saint Cardinal Bonaventure « Un petit Enfant nous est né et un Fils nous a été donné » :

« Ô mon âme, considère les merveilles renouvelées par la Vérité. Nous pouvons les contempler toutes dans cette Union qui a associé Dieu et l'homme en la personne du Verbe, Union vraiment accomplie et faite par le Seigneur, Union manifestée par Lui à nos yeux. Contemple donc, ô mon âme, ces merveilles pleines de douceur et vraiment nécessaires à tes besoins. Le Fils de Dieu seul pouvait combler ta misère, mais ta petitesse te rendait impuissante à embrasser l'immensité, et ainsi cette misère l'emportait sur ta capacité. La Charité divine, par une disposition admirable de Ses desseins, a donc voulu nous donner son Fils dont nous avions besoin, et nous Le donner enfant afin de Le proportionner à notre infirmité. Ainsi un petit Enfant nous est né, et un Fils nous a été donné. Ainsi, ô mon âme, ton Jésus, le Dieu éternel se réduit à un état nouveau pour que tu puisses L'approcher ; le Dieu immense se fait petit pour que tu L'embrasses ; le Dieu très sage se revêt de la simplicité pour t'empêcher de rougir en sa Présence ; le Dieu très-fort descend jusqu'à la faiblesse pour éloigner de toi la crainte le Dieu très juste ; accepte la dette du péché pour te justifier de tout mal ; le Dieu très-riche prend en partage la misère pour t'enrichir de tout bien ».

Ainsi soit-il.

Saint Bonaventure (1217-1274) - « Première Conférence sur l’Incarnation du Verbe »
Prière d’action de Grâce de Saint Bonaventure d'action de Grâce
Voici une « Prière d’action de Grâce » de Saint Bonaventure (1217-1274) et les « trois Catéchèses de Benoît XVI » sur Saint Bonaventure de Bagnoregio.
La Prière d’action de Grâce de Saint Bonaventure :

« Transpercez, ô très doux Seigneur Jésus, la moelle et l’intime de mon âme de la très suave et très salutaire blessure de votre amour, de la vraie, sereine, apostolique et très sainte charité, afin que mon âme ne languisse et ne s’écoule jamais qu’en votre seul amour et dans le désir de vous posséder et qu’elle désire mourir pour être avec vous. Donnez à mon âme d’avoir faim de vous chaque jour. Que mon coeur ait faim et se nourrisse toujours de vous, que l’intime de mon âme soit toujours rempli de la douceur de votre saveur ; que toujours elle ait soif de vous, source de vie, source de sagesse et de science, source d’éternelle lumière, en sorte que vous seul soyez toujours mon espérance, toute ma confiance, ma richesse, ma paix en qui soient fixés, affermis, et pour toujours immuablement enracinés mon âme et mon coeur. Ainsi soit-il. »

Saint Bonaventure (1217-1274)
Prière Mariale de Saint Bonaventure à la Sainte Vierge
Voici la Prière : « Gouvernez-moi, Ô ma Reine ! » de Saint Bonaventure (1217-1274), Franciscain Italien, Archevêque, Cardinal et Docteur de l'Église Catholique.
La Prière à la Vierge Marie « Gouvernez-moi, Ô ma Reine ! » de Saint Bonaventure :

« Gouvernez-moi, Ô ma Reine ! Et ne m'abandonnez pas à moi-même. Commandez-moi et faites de moi tout ce que vous voudrez, et après châtiez-moi quand je ne vous obéirai pas. Oh! Combien me sont salutaires les châtiments qui me viennent de votre main ! Je m'estime plus heureux d'être à votre service que d'être le maître de toute la terre, je ne veux plus être à moi, mais à vous. Acceptez-moi comme vôtre, Sainte Marie, et comme vôtre pensez à me sauver. Si par le passé je vous ai mal servi, si j'ai laissé échapper tant d'occasions de vous honorer, je veux désormais m'unir à vos serviteurs les plus affectionnés et les plus fidèles ; je veux qu'à partir de ce jour personne ne vous honore et ne vous aime plus que moi, ô mon aimable Reine ! C'est ce que je promets et ce que j'espère exécuter avec votre secours. Amen »

Saint Bonaventure de Bagnoregio (1217-1274)
Prière de Saint Bonaventure à la Sainte Vierge
Voici la Prière Mariale : « Nous Vous louons, Ô Marie ! » de Saint Bonaventure (1217-1274), Franciscain Italien, Archevêque, Cardinal et Docteur de l'Église Catholique.
La Prière à la Vierge Marie « Nous Vous louons, Ô Marie ! » de Saint Bonaventure :

« Nous vous louons comme Mère de Dieu, nous confessons que vous êtes la Vierge Marie. Toute la terre vous vénère comme l'Epouse du Père éternel. Tous les Anges et les Archanges, les Trônes et les Principautés vous servent fidèlement. Toutes les Puissances et toutes les Vertus des deux, et toutes les Dominations vous obéissent. Tous les chœurs, les Chérubins et les Séraphins se tiennent auprès de vous dans la joie. Toutes les créatures angéliques vous proclament sans cesse : Sainte, sainte, sainte, ô Marie, Mère de Dieu, Mère et Vierge. Les cieux et la terre sont pleins de la majesté de la gloire du fruit de votre sein. Le glorieux chœur des apôtres vous loue comme la Mère de son Créateur. La blanche troupe des bienheureux martyrs vous glorifie comme la Mère du Christ. La glorieuse armée des confesseurs vous nomme le temple de la Trinité. L'aimable assemblée des vierges saintes vous proclame le modèle de la virginité et de l'humilité. Toute la cour céleste vous honore comme sa Reine. L'Eglise vous célèbre par toute la terre, en vous invoquant, comme la Mère de la divine Majesté, comme la vénérable et la vraie Mère du Roi céleste, comme sainte, et douce, et pieuse. Vous êtes la Souveraine des anges, vous êtes la porte du paradis. Vous êtes l'échelle du royaume céleste et de la gloire. Vous êtes le lit nuptial, vous êtes l'arche de la piété et de la grâce. Vous êtes la veine de la miséricorde, vous êtes l'Epouse et la Mère du Roi éternel. Vous êtes le temple et le sanctuaire de l'Esprit saint, la noble demeure de toute la très-heureuse Trinité. Vous êtes la médiatrice de Dieu et l'amante des hommes, la céleste illuminatrice des mortels. Vous êtes la victoire des combattants, l'avocate des pauvres, la commisération et le refuge des pécheurs. Vous êtes la dispensatrice des dons, l'expulsion et la terreur des démons et des orgueilleux. Vous êtes la Maîtresse du monde, la Reine du ciel, notre seule espérance après Dieu. Vous êtes le salut de ceux qui vous invoquent, le port des naufragés, la consolation des malheureux, le refuge de ceux qui périssent. Vous êtes la Mère tous les bienheureux, la joie pleine après Dieu, la consolation de tous les citoyens des cieux. Vous êtes le promoteur des justes, vous rassemblez les errants, vous êtes la promesse des patriarches. Vous êtes la vérité des prophètes, vous faites connaître et vous enseignez les apôtres, vous êtes la maîtresse des évangélistes. Vous êtes la force des martyrs, l'exemplaire des confesseurs, l'honneur et l'allégresse des vierges. Pour délivrer l'homme exilé, vous avez reçu le Fils de Dieu dans votre sein. Par vous les royaumes des cieux, après la défaite de l'antique ennemi, sont ouverts aux fidèles. Vous êtes assise avec votre Fils à la droite du Père. Ô Vierge Marie, priez pour nous celui que nous croyons devoir venir pour nous juger. Venez donc, nous vous en prions, au secours de vos serviteurs rachetés du précieux sang de votre Fils. Ô pieuse Vierge, faites que nous soyons récompensés de la gloire éternelle avec vos saints. Ô Souveraine, sauvez votre peuple, afin que nous soyons participants de l'héritage de votre Fils. Et gouvernez-nous, et gardez-nous pour l'éternité. Ô pieuse, nous Vous saluons tous les jours et nous désirons vous louer d'esprit et de bouche jusque dans l'éternité. Daignez, ô douce Marie, nous conserver sans péché, maintenant et toujours. Ayez pitié de nous, ô pieuse, ayez pitié de nous. Que votre grande miséricorde soit avec nous, parce que nous mettons notre confiance en vous, ô Vierge Marie. Ô douce Marie, nous espérons en vous, défendez-nous pour l'éternité. La louange vous est due, l'empire vous est dû ; à vous la puissance et la gloire dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il. »

Saint Bonaventure de Bagnoregio (1217-1274)
Le « Salve Regina » de Saint Bonaventure à la Sainte Vierge
Voici la Prière du « Salve Regina » priée et commentée mot à mot par Saint Bonaventure (1217-1274), Franciscain Italien, Archevêque, Cardinal et Docteur de l'Église Catholique.
La Prière du « Salve Regina » commentée par Saint Bonaventure :

Salve : Salut ! Vierge des vierges, étoile du matin, remède véritable des crimes les plus infâmes, consolatrice des hommes en proie au malheur, ennemie irréconciliable du péché.

Regina : Reine de ceux qui règnent, Vierge immaculée, Mère unique entre les mères, vous avez mis au monde un Fils, et l'on vous appelle le palais sacré du Seigneur : versez donc sur nous les secours abondants du ciel.

Mater misericordiae : Vous avez mérité d'être nommée la source de la miséricorde et la Mère de la grâce, car vous avez conçu le Roi suprême de gloire, vous lui avez donné la vie, et vous avez offert au monde l'auteur de tout pardon.

Vita : La vie, la voie, la vérité est sortie de la terre, et votre virginité est demeurée sans tache, car votre humilité vous a rendue digne d'être choisie de Dieu lorsqu'il se revêtit de notre chair.

Dulcedo : La douceur par excellence, Celui qui est appelé l'Agneau de Dieu, Celui dont le sang, comme un bain salutaire, a lavé les crimes de l'homme abandonné, Celui qui a vaincu le démon, est le fruit béni de votre sein.

Et spes nostra : Vierge Marie, vous êtes notre espérance inébranlable, vous la tige fleurie de Jessé, vous que le Prophète nous a montrée couverte de la rosée du Ciel, vous qui êtes belle comme la neige la plus pure, tendre Mère de Dieu.

Salve : Salut ! Lumière des Fidèles, brillante comme l'aurore, plus ravissante et plus suave que le lys. Eloignez de nous sans retard tout ce qui peut nous être un danger, et implorez pour nous le secours du Seigneur.

Ad te : Malheureux, plongés dans une infortune profonde, nous élevons nos cris jusqu'à vous; ouvrez à nos prières les oreilles de votre cœur sacré, afin que, délivrés par vous des gouffres de l'abîme, nous puissions librement suivre la voie montrée par votre Fils.

Clamamus : Nous poussons vers vous des soupirs pleins de ferveur, et nous vous supplions avec un tendre amour : « détruisez tout ce que nos pensées perverses ont pu produire au dehors d'actions criminelles ».

Exules : Nous sommes tous condamnés à un dur exil. En punition du crime de nos pères, nous avons été privés de la gloire et déshérités des félicités du ciel; mais le don de votre tendresse nous a rendu tous nos droits.

Filii : Vos enfants ne peuvent qu'exprimer par leurs gémissements les misères dont ils sont assiégés de toutes parts en ce monde. Sans cesse ils se sentent, entraînés vers des crimes dignes des châtiments éternels; mais ils sont affermis par votre miséricorde.

Evae : La chute d'Eve nous a causé un tort irréparable; elle nous a ravi la joie bienheureuse du ciel. Mais après Eve, elle nous a valu, incarné de la Vierge, Celui qui a brisé la mort et détruit le péché.

Ad te : Vos serviteurs crient sans cesse vers vous et font entendre des soupirs fidèles ; ils implorent humblement le secours de votre puissance. Que votre miséricorde écoute leurs prières.

Suspiramus : Nous soupirons et nous versons des larmes, nous gémissons sans cesse sur les péchés que nous avons commis. Mais, ô Mère de piété ! Nous avons mis en vous notre confiance; vous obtiendrez grâce et miséricorde au pécheur brisé par un vrai repentir.

Gementes : Nous nous rappelons les fautes de nos jours anciens, les fautes dont notre esprit pervers s'est souillé librement, et nous en gémissons. Mais en même temps, ô Vierge immaculée ! Nous espérons en vous, et nous vous demandons que nos vœux soient exaucés.

Et flentes : Nous pleurons et notre âme est en proie à la honte et à la douleur ; versez donc en nous la lumière. Vierge bienfaisante, purifiez avec amour les taches que le péché imprima en nos cœurs; aimable Marie, veuillez nous réunir aux habitants de la céleste patrie.

In hac valle : En cette vallée misérable et environnée de ténèbres, je vois des hommes sans nombre dont la vie est détestable et hideuse; leurs exemples se propagent à raison des crimes qu'ils ont commis et des hontes dont ils sont couverts.

Lacrimarum : Des larmes abondantes ont coulé vainement de nos yeux : « les vieillards, les enfants et le peuple tout entier craignent de perdre ce que l'ambitieux cherche avec ardeur et ce que l'homme du monde poursuit en tous lieux.

Eia ergo : Relevez donc nos âmes de leurs chutes ; dirigez leur course vers vous. Fortifiez ceux qui tremblent, redressez ceux qui se sont égarés et vous cherchent avec amour; soyez le guide assuré des malheureux qui se confient en vous.

Advocata : Vous êtes notre puissante avocate auprès du Sauveur : « hâtez-vous donc d'intercéder pour nous, selon votre miséricorde accoutumée. Que votre amour maternel nous fasse sentir sa bénigne influence; qu'il apaise votre Fils en faveur d'un peuple infortuné ».

Nostra : Toujours la Vierge Mère fut l'espoir des fidèles; elle l'est encore de nos jours, elle le sera à jamais. Elle est pour nous la cité royale qui nous met à l'abri des coups de nos ennemis; elle est le remède qui chasse tous les maux loin de nous.

Illos tuos misericordes oculos ad nos converte : Oui ! Tournez ces yeux pleins de tendresse et de miséricorde vers des serviteurs si peu unis dans le bien et si unanimes à courir au mal; détruisez l'aiguillon de noire chair, détruisez tous ses crimes.

Et Jesum, benedictum : Jésus, votre Fils unique, est le fruit béni de votre sein ; daignez-le montrer à nos yeux : « il est glorieux, plein de tendresse et ennemi du mensonge. C'est par lui que le genre humain après s'être éloigné de Dieu et perdu pour un temps, s'est relevé invincible des liens de la mort ».

Ventris tui : Vos entrailles ont porté Jésus, et vos mamelles bienheureuses ont allaité Celui que plus tard les Juifs couvrirent de blessures cruelles et qu'ils condamnèrent à la mort de la croix après l'avoir ainsi traité.

Nobis post hoc exsilium ostende : Après cet exil montrez-nous plein de miséricorde, donnez-nous Jésus votre Fils. Etendez sur nous votre protection maternelle et puissante ; daignez prendre notre défense en ce moment où nous serons jugés.

Ô clemens : Ô clémence ineffable de la souveraine bonté ! Fille d'Adonaï, fleur de la virginité, pardon des pécheurs endurcis, mère de tendresse, joie des vierges et manteau de la charité !

Ô pia  : Ô pieuse et tendre Reine des cieux ! Vous êtes la plus digne et la plus riche des créatures sorties des mains de Dieu; vous êtes la Vierge prudente par excellence, la gloire des Confesseurs et l'honneur le plus éclatant des Apôtres.

Ô dulcis : Ô Vierge d'une douceur inaltérable, plus douce que le miel et le rayon le plus suave, colombe très-pure, jamais le fiel le plus léger ne reposa en votre cœur. Mère de bénignité, repoussez loin de nous, nous vous en supplions, tout ce qui peut imprimer une tache à notre innocence.

Virgo Maria : Bonne Marie, conjurez votre Fils de daigner recevoir en sa gloire quiconque, pour vous honorer, voudra redire avec amour ce que je viens d'écrire à votre louange.

Saint Bonaventure de Bagnoregio (1217-1274)
Prière de Saint Bonaventure à Jésus-Christ
Voici la Prière sur l'incomparable douceur du Christ « Ô Seigneur ! De qui as-Tu besoin ? » de Saint Bonaventure (1217-1274), Franciscain Italien, Archevêque, Cardinal et Docteur de l'Église Catholique.
La Prière de Saint Bonaventure « Ô Seigneur ! De qui as-Tu besoin ? » :

« Ô Seigneur ! De qui as-Tu besoin ? Pourquoi nous appelles-Tu ? Qu'y a-t-il de commun entre Toi et nous ? Ô Parole vraiment toute de tendresse ! Venez à moi, dis-Tu, et je vous soulagerai. Ô Condescendance admirable de notre Dieu ! Ô Charité ineffable ! Qui jamais a agi de la sorte ? Qui jamais a entendu, qui jamais n'a rien vu de semblable ? Voilà qu'il invite ses ennemis, qu'il exhorte les coupables, qu'il appelle avec Amour les ingrats : « Venez à moi, vous tous qui êtes dans la peine et apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur; prenez mon joug sur vous, et vous trouverez le repos de vos âmes ». Ô douces paroles ! Paroles déifiques, plus pénétrantes que le glaive le plus aigu, elles transpercent le cœur jusqu'en ses profondeurs, et par l'excès de leur tendresse elles atteignent jusqu'à la division de l'âme. Réveille-toi donc maintenant, ô âme chrétienne ! Amen. »

Saint Bonaventure (1217-1274)
Prière de Saint Bonaventure de Bagnoregio à Dieu le Père
Voici la Prière sur la dignité de l'âme « Ô mon âme, loue ton Seigneur » de Saint Bonaventure (1217-1274), Franciscain Italien, Archevêque, Cardinal et Docteur de l'Église Catholique.
La Prière de Saint Bonaventure de Bagnoregio sur la dignité de l'âme « Ô mon âme, loue ton Seigneur » :

« Reconnais donc, ô mon âme, combien admirable et inestimable est ta dignité d'être non seulement un Signe de la puissance du Créateur, ce qui est commun à toute créature, mais d'être son Image, ce qui ne peut convenir qu'à un être doué de raison. Ô mon âme, loue ton Seigneur ; loue ton Dieu, ô Sion ! Réveille-toi et fais entendre tes louanges, tressaille d'allégresse et éclate en transports de joie de ce que tu as été marquée de l'image de Dieu, ornée de Sa ressemblance, de ce que tu es devenue participante de Sa raison et capable de l'éternelle béatitude. Mais comme de telles faveurs seraient médiocres si la mort devait en être le terme, exalte ton bonheur et loue ton Dieu de ce qu'Il t'a donné en même temps une nature immortelle, une substance incorruptible, une durée interminable, une vie qui ne doit point finir. Amen. »

Saint Bonaventure (1217-1274)
Prière de Saint Bonaventure après la Communion Eucharistie
Voici la Prière après la Très Sainte Communion « Comment ai-je osé m'approcher de Vous, moi qui suis une créature si vile, si souillée et si misérable ! » de Saint Bonaventure (1217-1274), Franciscain Italien, Archevêque, Cardinal et Docteur de l'Église Catholique.
La Prière de Saint Bonaventure après la Communion « Comment ai-je osé m'approcher de Vous, moi qui suis une créature si vile, si souillée et si misérable ! » :

« Seigneur Dieu tout-puissant, mon Créateur et mon Sauveur, comment ai-je osé m'approcher de Vous, moi qui suis une créature si vile, si souillée et si misérable ! Vous, Seigneur, Vous êtes le Dieu des dieux, le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs, le Centre de tous les biens, de toute honnêteté, de toute beauté et de toute suavité ; Vous êtes une source de splendeur, un principe d'amour, un ardent brasier de charité. Etant ce que Vous êtes, Vous n'avez pas dédaigné de m'appeler à Vous, et je Vous fuis ; Vous prenez soin de moi, et je ne fais nulle attention à Vous; Vous avez toujours Vos regards sur moi, et je Vous oublie ; Vous me donnez de nombreuses récompenses, et je les méprise ; Vous m'aimez enfin, moi qui ne suis que vanité et néant, et je ne fais aucun cas de Vous qui êtes immuable et infini ! Je préfère les bassesses du monde à Votre souveraine bonté, et la créature me touche plus que le Créateur, une misère détestable que la félicité suprême, la servitude que la liberté, et tandis qu'il est écrit : « Les blessures d'un ami sont préférables aux caresses mensongères d'un ennemi » (Prov. 27, 6), je me laisse aller à préférer les blessures trompeuses de celui qui me hait, aux doux embrassements de Celui qui m'aime. Mais ne Vous souvenez, Seigneur, ni de mes péchés, ni de ceux de mes pères, mais seulement des entrailles de Votre miséricorde et des douleurs de Vos blessures. Ne regardez pas ce que j'ai fait contre Vous, mais seulement ce que Vous avez souffert pour moi ; car, Seigneur, si dans ma vie il y a bien des choses qui méritent Votre condamnation, dans la Vôtre il y en a beaucoup qui m'ont mérité le pardon et la miséricorde. Et toutefois, Seigneur, si Vous m'aimez comme Vous le faites paraître, comment Vous éloignez-Vous de moi ? Très-aimable Sauveur, que Votre crainte me soutienne, que Votre amour me donne de l'empressement, que Votre douceur me console. Ah ! Je le confesse, mon Dieu, je suis cet enfant prodigue qui ai dissipé dans la débauche, dans l'amour désordonné de moi-même et de Vos créatures, l'héritage que j'avais reçu de Vous. Mais maintenant j'ai reconnu ma misère et ma pauvreté, j'ai couru, pressé par la faim, me réfugier dans les entrailles paternelles de Votre miséricorde, et je me suis assis à Votre table céleste ; couvrez-moi des regards de Votre bonté, faites luire à mes yeux les rayons secrets de Votre grâce, et rendez-moi participant des fruits et des effets admirables de ce Très-Saint Sacrement. Ce Sacrement, en effet, nous donne la grâce de l'Esprit-Saint ; il efface nos péchés; il remet les dettes que nos crimes nous ont fait contracter ; il augmente en nous la dévotion ; il nous fait goûter la douceur spirituelle à sa source ; il renouvelle nos bons propos et nos désirs ; il unit enfin à l'Epoux céleste l'âme qui le reçoit au-dedans d'elle-même, et se laisse guider, conduire et défendre par son Hôte divin, à travers le chemin difficile de la vie, jusqu’au port si désiré de la gloire. Recevez donc, ô Père miséricordieux, ce fils prodigue qui, plein de confiance en Votre miséricorde, retourne à Votre demeure. Mon Père, je reconnais que j'ai péché contre Vous et que je ne mérite plus d'être appelé Votre fils, pas même Votre mercenaire ; ayez pitié de moi cependant et pardonnez-moi mes fautes. Je Vous en supplie, Seigneur, donnez-moi le vêtement de la charité, l'anneau de la foi vive, la chaussure légère de l'espérance, et faites que je marche sans hésiter dans ce chemin difficile de la vie. Que l'essaim importun des vaines pensées et des vains désirs s'en aille loin de moi ; que je Vous aime, que je Vous cherche, que je n'aime et ne cherche que Vous, mon Seigneur et mon Dieu. Que rien ne me soit doux et agréable, si ce n'est Vous seul. Que Dieu soit tout à moi et que je sois tout à Lui, de telle sorte que mon cœur ne soit plus avec Lui qu'une seule et même chose. Que je ne sache rien, que je n'aime rien, que je ne désire rien que Jésus-Christ et Jésus-Christ crucifié, qui vit et règne avec le Père et le Saint-Esprit dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il. »

Saint Bonaventure (1217-1274)
Prière de Saint Bonaventure à la Sainte Vierge
Voici la Prière « Souvenez-Vous, ô très miséricordieuse Marie, des prières que nous répandons maintenant en Votre présence » de Saint Bonaventure (1217-1274), Docteur de l'Église Catholique surnommé le « Docteur séraphique » et Archevêque Franciscain Italien d'York en Grande-Bretagne crée Cardinal d'Albano par le pape Grégoire X.
La Prière de Saint Bonaventure « Souvenez-Vous, ô très miséricordieuse Marie, des prières que nous répandons maintenant en Votre présence » :

« Ô douce Vierge Marie, par ce glaive de douleur qui a transpercé Votre âme lorsque que Vous avez vu votre Fils bien-aimé élevé sur la Croix, dépouillé, cloué à un gibet infâme, couvert de plaies et de meurtrissures, veuillez-nous obtenir que notre cœur soit pénétré par le glaive de la componction et blessé d'un trait de l'Amour divin. Ô Vierge sainte, par ces inexprimables tourments que Vous avez endurés sans vous plaindre quand, debout au pied de la Croix, Vous avez entendu votre Fils Vous recommander à Saint-Jean, jeter un grand cri et remettre son Esprit entre les mains de Dieu son Père, secourez-nous à la fin de notre vie. Que lorsque notre langue ne pourra plus Vous invoquer, que nos yeux se fermeront à la lumière et nos oreilles à tous les bruits du monde, quand toutes nos forces nous abandonneront, souvenez-Vous, ô très miséricordieuse Marie, des prières que nous répandons maintenant en Votre présence et que nous adressons à Votre bonté ; secourez-nous à cette heure du péril extrême, et daignez présenter notre âme à votre divin Fils, afin qu'en considération de Vos prières il l'exempte de tout supplice et l'introduise au repos assuré de la céleste patrie ! Ô douce Vierge Marie, par ce glaive de douleur qui a transpercé Votre âme lorsque que Vous avez vu votre Fils bien-aimé élevé sur la Croix, dépouillé, cloué un gibet infâme, couvert de plaies et de meurtrissures, veuillez-nous obtenir que notre cœur soit pénétré par le glaive de la componction et blessé d'un trait de l'Amour divin. Ô Vierge sainte, par ces inexprimables tourments que Vous avez endurés sans Vous plaindre quand, debout au pied de la Croix, Vous avez entendu votre Fils Vous recommander à Saint-Jean, jeter un grand cri et remettre son esprit entre les mains de Dieu son Père, secourez-nous à la fin de notre vie. Que lorsque notre langue ne pourra plus Vous invoquer, que nos yeux se fermeront à la lumière et nos oreilles à tous les bruits du monde, quand toutes nos forces nous abandonneront, souvenez-Vous, ô très miséricordieuse Marie, des prières que nous répandons maintenant en Votre présence et que nous adressons à votre bonté ; secourez-nous à cette heure du péril extrême, et daignez présenter notre âme à Votre divin Fils, afin qu'en considération de Vos prières il l'exempte de tout supplice et l'introduise au repos assuré de la céleste patrie ! Ô Vierge très pure, par ces profonds gémissements qui s'échappaient de Votre poitrine où débordait l'amertume, lorsque, recevant dans Vos bras votre Fils bien-aimé détaché de la Croix, Vous contempliez son Visage, autrefois si beau, maintenant défiguré par la mort et son corps adoré couvert de blessures : faites, je Vous en supplie, que nous pleurions nos fautes, et que la pénitence guérisse les plaies de nos péchés, afin qu'au moment où la mort rendra notre corps un objet d'horreur pour tous les hommes, notre âme, toute resplendissante de beauté, mérite de recevoir, dans les transports de l'Amour divin, le baiser du très doux Jésus, votre Fils et Notre Seigneur. Ainsi soit-il. »

Saint Bonaventure (1217-1274)
Prière de Saint Bonaventure au Saint-Esprit
Voici la Prière pour recevoir les Dons de l'Esprit Septiforme « Père, par Votre Fils, accordez-nous les Dons de l'Esprit Septiforme » de Saint Bonaventure (1217-1274), Jean Fidanza de son vrai nom qui enseigna la théologie à l'université de Paris, Docteur de l'Église Catholique surnommé le « Docteur séraphique » et Archevêque Franciscain Italien d'York en Grande-Bretagne crée Cardinal d'Albano par le pape Grégoire X.
La Prière de Saint Bonaventure « Père, par Votre Fils, accordez-nous les Dons de l'Esprit Septiforme » :

« Nous prions donc le Père très clément, par Vous son Fils unique, pour nous fait homme, crucifié et glorifié, de nous accorder de Ses trésors la grâce de l'Esprit Septiforme qui repose en toute plénitude sur Vous : esprit de sagesse, dis-je pour goûter le fruit de l'Arbre de Vie que vous êtes véritablement et savourer ses vivifiantes douceurs ; don d'intelligence, qui illumine les regards de notre esprit ; don de conseil, qui nous conduise dans les voies étroites sur les traces de Vos pas ; don de force, pour que nous puissions réduire à néant la violence des attaques ennemies ; don de science, afin que nous soyons remplis des lumières de Votre sainte Doctrine pour distinguer le bien du mal ; don de piété, qui nous donne des entrailles miséricordieuses ; don de crainte qui, en nous éloignant de tout mal, nous tienne dans la paix sous le poids du respect pour Votre éternelle Majesté. C'est là, en effet, ce que Vous avez voulu que nous demandions dans cette sainte oraison que Vous nous avez enseignée ; aussi, maintenant, nous Vous demandons par votre Croix de nous Les obtenir par la gloire de votre Nom très saint. Et qu'à Vous, soit avec le Père et le Saint-Esprit, tout honneur, louange, action de grâce, gloire et domination pendant tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il. »

Saint Bonaventure (1217-1274)
Prières à Saint Michel Archange aux Saints Anges
Prière à Saint Michel Archange de Saint Bonaventure :
« Chrétiens, en cette vie, priez saint Michel, consacrez-vous à lui, en vous rappelant que le Très-Haut, par reconnaissance pour son zèle et son dévouement, lui a donné le pouvoir extraordinaire de faire incliner la balance du bon côté en faveur de ses dévots serviteurs. Amen. »

Saint Bonaventure (1217-1274)

Prière à Saint Michel Archange du Pape Léon XIII en français :

Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat, soyez notre secours contre la malice et les embûches du démon. Que Dieu exerce sur lui son empire, nous vous le demandons en suppliant. Et vous, Prince de la Milice Céleste, repoussez en enfer par la force divine Satan et les autres esprits mauvais qui rôdent dans le monde en vue de perdre les âmes. Ainsi soit-il.

Léon XIII - 1884

Prière à Saint Michel archange du Pape Léon XIII en latin :

In nomine Patris, et Filii, et Spiritus Sancti.
Sancte Michael Archangele, defende nos in proelio; contra nequitiam et insidias diaboli esto praesidium. Imperet illi Deus, supplices deprecamur: tuque, Princeps militiae caelestis, Satanam aliosque spiritus malignos, qui ad perditionem animarum pervagantur in mundo, divina virtute in infernum detrude. Amen.

Léon XIII - 1884

Prière à Saint Michel Archange du Pape François :

« Ô glorieux Archange saint Michel, toi qui annonces au monde la nouvelle consolante de la victoire du bien sur le mal : ouvre notre vie à l'espérance. Veille sur cette Cité et sur le Siège apostolique, coeur et centre de la catholicité, afin qu'elle vive dans la fidélité à l'Evangile et dans l'exercice de la charité héroïque. Le Seigneur de l'univers t'a rendu puissant contre les forces de l'ennemi : démasque les pièges du Diable et de l'esprit du monde. Rends nous victorieux contre les tentations du pouvoir, de la richesse et de la sensualité. Sois le rempart contre toute machination, qui menace la sérénité de l'Eglise ; sois la sentinelle de nos pensées, qui libère de l'assaut de la mentalité mondaine ; sois le guide spirituel qui nous soutient dans le bon combat de la foi. Ô glorieux Archange saint Michel, qui toujours contemples la Sainte Face de Dieu, gardes-nous fermes sur le chemin vers l'Eternité. Amen. »

Pape François - Prière de consécration du Vatican à saint Michel Archange du 5 juillet 2013 lors de l'inauguration d'une statue dédiée à l'Archange Saint Michel.

Prière à Saint Michel Archange de Saint Louis de Gonzague :

« O prince invincible, gardien fidèle de l'Eglise de Dieu et des âmes justes, vous qui, animé d'une si grande charité et d'un si grand zèle, avez livré tant de batailles et accompli d'entreprises, non pour vous acquérir à vous-même renommée et réputation comme le font les capitaines de ce monde, mais pour accroître et défendre la gloire et l'honneur que nous devons tous à notre Dieu en même temps que pour satisfaire au désir que vous aviez du salut des hommes, venez, je vous en prie, au secours de mon âme qui est attaquée continuellement et mise en danger par ses ennemis : la chair, le monde et le démon. Vous avez conduit jadis le peuple d'Israël dans le désert, veuillez aussi être mon guide et mon compagnon dans le désert de ce monde, jusqu'à ce que vous m'ayez conduit hors de tout danger dans la terre des vivants, dans cette bienheureuse patrie d'où nous sommes tous exilés. Amen. »

Saint Louis de Gonzague, Jésuite, 1568-1591

Prière de Saint Bonaventure pour nos Ennemis
Voici la Prière du fidèle pour attirer le secours de Saint Joseph contre les ennemis de l‘âme « Délivrez-moi, ô Père nourricier, du Seigneur des armées » de Saint Bonaventure de Bagnoregio (1217-1274), Franciscain Italien, Archevêque, Cardinal et Docteur de l'Église Catholique surnommé le « Docteur séraphique ».
La Prière de Saint Bonaventure à Saint Joseph « Délivrez-moi, ô Père nourricier, du Seigneur des armées » :

« Délivrez-moi, ô Père nourricier, du Seigneur des armées ; levez-Vous contre mes ennemis, qui osent persécuter Votre serviteur. Vous êtes mon Refuge, mon Espérance, ma Force, ma Protection. Que votre Main soit toujours prête à me secourir et vos Oreilles attentives à mes prières. Vous êtes une Forteresse imprenable pour ceux qui se confient en Vous et un Rempart qui défend leur honneur. Je Vous recommande toute ma vie, ô bienheureux Joseph, bénissez toutes mes actions, secourez-moi, et délivrez-moi dans toutes les tentations. A mon heure dernière ne m’abandonnez pas. Et que, sous vos Auspices, je sois introduit, par votre Intercession, dans les Tabernacles éternels. Ainsi soit-il. »

Saint Bonaventure (1217-1274)
Prière de Saint Bonaventure à Jésus-Christ
Voici la Prière « Ô mon âme, souviens-toi de la Sainte Croix » de Saint Bonaventure de Bagnoregio (1217-1274), Général de l'Ordre Franciscain Italien, Archevêque, Cardinal et Docteur de l'Église Catholique surnommé le « Docteur séraphique » parce qu’il aimait commenter l'épisode du Séraphin qui apparut à Saint François d'Assise sur l'Alverne.
La Prière de Saint Bonaventure « Ô mon âme, souviens-toi de la Sainte Croix » :

« Souviens-toi de la Sainte Croix, Elle est le chemin de la vie parfaite. Qu'en Elle soit ta joie ! Souviens-toi de la Sainte Croix : qu'en Elle s'abîme ta prière, encore, encore et toujours ! La Croix est l'arbre de Gloire, sanctifié par le Sang du Christ, chargé de tous ces fruits qui font les délices des âmes. Amen. »

Saint Bonaventure (1217-1274)
Prière de Saint Bonaventure à la Sainte Trinité
Voici une Prière de louanges à la Trinité « Ô très Sainte Trinité, je Vous loue, je Vous glorifie et je Vous rends grâce » de Saint Bonaventure de Bagnoregio (1217-1274), Général de l'Ordre Franciscain qui a traduit sur le plan théologique l'expérience spirituelle de saint François d'Assise pour la rendre applicable dans la vie quotidienne et ordinaire.
La Prière de Saint Bonaventure « Ô très Sainte Trinité, je Vous loue, je Vous glorifie et je Vous rends grâce » :

« A Vous les louanges, à Vous la Gloire, à Vous l'action de grâces, ô Père très heureux, Majesté éternelle, qui par votre Bonté m'avez tiré du néant. Je Vous loue, je Vous glorifie, je Vous rends grâce, ô bienheureux Fils, splendeur du Père, qui m'avez sauvé de la mort par votre Sagesse éternelle. Je Vous bénis, je Vous révère, je Vous adore, très-Haut, très Heureux Saint-Esprit : par votre Miséricorde bénie et votre Clémence, Vous m'avez appelé du péché à la grâce. Ainsi soit-il. »

Saint Bonaventure (1217-1274)
Prière de Saint Bonaventure à Dieu le Père
Voici une Prière pour connaître Dieu et donc L’aimer « Seigneur Dieu, je désire ardemment franchir le seuil de ta Maison pour admirer tes Trésors » de Saint Bonaventure de Bagnoregio (1217-1274), Général de l'Ordre Franciscain et auteur de la vie de Saint François d'Assise qui s'ordonne autour de la Parole du Seigneur : « François, va et répare ma maison qui, tu le vois, tombe en ruines ! » Parole qui lui apparaît marquer la conversion définitive de de Saint François
La Prière de Saint Bonaventure « Seigneur Dieu, je désire ardemment franchir le seuil de ta Maison pour admirer tes Trésors » :

« Seigneur, moi le dernier de tes serviteurs, indigne de recevoir quelque bien, je désire ardemment franchir le seuil de ta Maison pour admirer tes Trésors. Veuille m'ouvrir ta Porte, à moi qui le mérite si peu. Tandis que j'écouterai tes Paroles et Les remémorerai saintement, accorde-moi de grandir en ton Amour autant que j'aspire à Te connaître. Loin de moi de Te connaître autrement que pour T'aimer, Seigneur Dieu ! Ainsi soit-il. »

Saint Bonaventure (1217-1274)
Prière de Saint Bonaventure à Jésus-Christ
Voici la Prière « Ô Jésus, qui par excès d’Amour, avez ouvert votre Côté afin de pouvoir nous donner votre Cœur » de Saint Bonaventure de Bagnoregio (1217-1274), Général de l'Ordre Franciscain, Archevêque Italien d'York en Grande-Bretagne crée Cardinal d'Albano par le Pape Grégoire X et Docteur de l'Église Catholique.
La Prière de Saint Bonaventure « Ô Jésus, qui par excès d’Amour, avez ouvert votre Côté afin de pouvoir nous donner votre Cœur » :

« Ô aimable Plaie ! C’est par Vous que je suis entré, et que je suis arrivé jusques dans les entrailles les plus intimes de la charité de Jésus-Christ ; c'est là que je fais ma demeure ; là je trouve une si grande abondance de consolations que je ne puis l'exprimer. Ô aveuglement des enfants d'Adam, qui ne savent pas entrer dans Jésus-Christ par ses Plaies sacrées ! Voilà la Félicité des anges qui nous est ouverte, et on néglige d'y entrer ; croyez-moi, hommes aveugles, si vous saviez entrer dans Jésus-Christ par ces Ouvertures sacrées, vous y trouveriez non-seulement une demeure et une douceur admirables pour votre âme mais encore un doux repos pour votre corps. Ô quelle suavité l’esprit ne goûte-t-il pas en s'unissant au Cœur de Jésus ! Je ne puis l'expliquer de paroles, mais faites-en l'expérience, vous y trouverez un Trésor de toutes sortes de biens ; voilà la Porte du paradis ouverte, le Trésor de la sagesse et de la charité est ouvert ; entrez-y donc. Ô âme fidèle, voilà Votre aimable Époux, qui, par un excès de son Amour, vous a ouvert son Côté, afin de pouvoir vous donner son Cœur. Ainsi soit-il. »

Saint Bonaventure (1217-1274)
Prière de Saint Bonaventure avant, pendant et après la Sainte Communion
Voici la Prière « Ô Seigneur Jésus, Nourriture des âmes saintes, que mon cœur ait toujours faim de Vous » de Saint Bonaventure de Bagnoregio (1217-1274), Général de l'Ordre Franciscain, Archevêque Italien d'York en Grande-Bretagne crée Cardinal d'Albano par le Pape Grégoire X et Docteur de l'Église Catholique.
La Prière de St Bonaventure « Ô Seigneur Jésus, Nourriture des âmes saintes, que mon cœur ait toujours faim de Vous » :

« Pénétrez-moi, Seigneur Jésus, jusqu'au fond du cœur de la douce et salutaire blessure de votre Amour ; remplissez-moi de cette charité vive, sincère et tranquille, qui faisait désirer à Votre apôtre Saint Paul d'être séparé du corps pour être avec Vous. Que mon âme languisse pour Vous, toujours touchée du désir de Vos tabernacles éternels. Que je sois affamé de Vous, qui êtes le Pain des Anges, la Nourriture des âmes saintes, le Pain vivant que nous devons manger tous les jours, le Pain nourrissant qui soutenez le cœur de l'homme, et qui contenez en Vous toute douceur. Que mon cœur ait toujours faim de Vous et qu'il Vous mange sans cesse, ô Pain désirable ; qu'il ait soif de Vous, ô Fontaine de vie, vive Source de sagesse et de science, Torrent de volupté, qui réjouissez et arrosez la maison de Dieu. Que je ne cesse de Vous désirer, Vous que les Anges désirent de voir et qu'ils voient toujours avec un nouveau goût. Que mon âme Vous souhaite, qu'elle Vous cherche, qu'elle Vous trouve, qu'elle tende à Vous, qu'elle y arrive. Soyez l'objet de mon cœur, le sujet de mes méditations et de mes entretiens. Que je fasse tout pour votre Gloire avec humilité, avec prudence et discrétion, avec amour et avec joie, avec une persévérance qui dure jusqu'à la fin, et que Vous soyez Vous seul mon espérance, ma confiance, mes richesses, mes plaisirs, ma joie, mon repos, ma tranquillité, la paix de mon âme. Soyez-moi une douceur toujours attirante et une bonne odeur, un bon goût, une nourriture solide et toujours agréable. Que je Vous aime, que je Vous serve sans dégoût et sans relâchement. Soyez mon refuge, ma consolation, mon secours, mes forces, ma sagesse, mon partage, mon bien, mon trésor, dans lequel mon cœur soit pour jamais, et que mon âme demeure éternellement, fixement, immuablement enracinée en Vous seul. Ainsi soit-il. »

Saint Bonaventure (1217-1274) - « Manuel des Catéchismes » par M. l'abbé Dupanloup p.459-460
Prière de Saint Bonaventure à la Sainte Vierge
Voici la Prière, véritable hymne à la Sainte Vierge en imitation du Te Deum, « Nous louons, ô Marie, Votre divine Maternité, et nous célébrons Votre parfaite Virginité » de Saint Bonaventure de Bagnoregio (1217-1274), Général de l'Ordre Franciscain, Archevêque Italien d'York en Grande-Bretagne crée Cardinal d'Albano par le Pape Grégoire X et Docteur de l'Église Catholique.
La Prière de Saint Bonaventure « Nous louons, ô Marie, Votre divine Maternité, et nous célébrons Votre parfaite Virginité » :

« Nous louons, ô Marie, Votre divine Maternité, et nous célébrons Votre parfaite Virginité. Toute la terre Vous vénère comme l’épouse du Père éternel. Tous les anges et les archanges, les trônes et les principautés Vous offrent leurs hommages, toutes les puissances et les vertus, les cieux des cieux et toutes les dominations Vous rendent obéissance ; tous les chœurs célestes avec les chérubins et les séraphins Vous rendent des devoirs d'allégresse. Toutes les créatures angéliques Vous redisent sans cesse : Sainte, Sainte, Sainte, Marie, Mère de Dieu, mère et toujours Vierge. La terre et les cieux sont remplis de la majesté, de la gloire du fruit de Vos entrailles. Le chœur glorieux des apôtres Vous reconnaît pour la Mère du créateur ; la brillante assemblée des martyrs Vous honore comme la Mère du Rédempteur ; la triomphante armée des confesseurs Vous salue comme le Temple de la sainte Trinité ; l'aimable cortège des vierges Vous proclame le Modèle de la virginité et de l'humilité ; toute la cour céleste Vous vénère, Vous reconnaît avec joie pour sa Reine. L'Eglise, par tout l'univers, Vous appelle dans ses cantiques : Mère de la divine Majesté, Princesse royale des cieux, Sainte, Douce, Miséricordieuse Marie. Vous êtes la Souveraine des Anges, la Porte du Paradis, l'échelle du royaume éternel, le Trône de la gloire, l'arche de la grâce et de la piété. Vous êtes le Canal de la miséricorde, l'épouse et la mère du Roi des siècles. Vous êtes le Tabernacle de l'adorable Trinité. Vous êtes auprès de Dieu, la Médiatrice du genre humain que Vous chérissez. Vous êtes l'avocate des pauvres et la consolatrice des agonisants. Vous êtes un refuge de bonté pour les pécheurs. Vous êtes la distributrice des grâces et la terreur des démons. Reine de la terre et du ciel, Vous êtes après Dieu, notre unique espérance. Vous êtes le salut de ceux qui Vous invoquent et le port de ceux qui ont fait naufrage. Vous êtes l'asile des malheureux et la ressource des coupables. Vous êtes la Mère des saints et le bonheur parfait après Dieu. C'est Vous qui avez attiré les justes et qui ramenez les pécheurs. Vous fûtes la promesse des patriarches et la vérité des prophètes. Vous avez éclairé les apôtres et instruit les évangélistes. Vous êtes la force des martyrs, l'exemple des confesseurs, l'honneur et la félicité des vierges. C'est pour retirer l'homme de son exil que Vous avez reçu dans Votre sein le Fils de Dieu. Par Vous, l'antique ennemi a été confondu, le royaume des cieux a été ouvert aux fidèles. Ô Vierge Marie, Vous siégez avec votre Fils à la droite du Père, priez-Le pour nous qui devons paraître devant Son tribunal. Nous Vous supplions donc de secourir Vos serviteurs rachetés par le Sang précieux de Jésus-Christ. Obtenez-nous, ô Miséricordieuse Vierge, la possession de la Gloire éternelle avec les saints. Ô noire Souveraine, sauvez Votre peuple et faites-nous entrer dans l'héritage de votre Jésus. Conduisez-nous, soutenez-nous à jamais par votre Protection. Daignez, ô douce Marie, nous conserver, maintenant et toujours, sans péché. Ayez pitié de nous, tendre Mère, ayez pitié de nous. Que votre Miséricorde immense, Vierge Marie, s'étende sur nous qui mettons en Vous notre confiance. Mère de Jésus, nous espérons en Vous, ne cessez point de nous protéger. A Vous la louange, l'honneur, la puissance et la gloire dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il. »

Saint Bonaventure (1217-1274)
Prière de Saint Bonaventure à la Sainte Vierge
Voici la Prière « Ô ma Mère, mes péchés me rendent indigne de m'approcher de Vous » de Saint Bonaventure de Bagnoregio (1217-1274), Général de l'Ordre Franciscain, Archevêque Italien d'York en Grande-Bretagne crée Cardinal d'Albano par le Pape Grégoire X et Docteur de l'Église Catholique.
La Prière de Saint Bonaventure « Ô ma Mère, mes péchés me rendent indigne de m'approcher de Vous » :

« Ô ma Mère et ma Patronne, mes péchés me rendent indigne de m'approcher de Vous, et je ne dois attendre que des châtiments ; mais quand Vous me rebuteriez, et quand bien même Vous m'ôteriez la vie, je ne douterais jamais que Vous ne vouliez me sauver ; je mets en Vous toute ma confiance, et pourvu que je sois assez heureux d'implorer toujours votre Miséricorde, j'ai la ferme espérance d'aller Vous louer dans le Ciel, avec cette multitude innombrable de Vos serviteurs, qui se sont sauvés par Votre puissante Intercession. Ainsi soit-il. »

Saint Bonaventure (1217-1274)
Prière de Saint Bonaventure à Dieu le Père
Voici la Prière « Ô Seigneur, voici quelques méditations pour Vous chercher, Vous trouver, s'approcher de Vous et Vous presser étroitement dans nos bras » du prologue de « l’aiguillon de l'Amour divin » de Saint Bonaventure de Bagnoregio (1217-1274), Général de l'Ordre Franciscain, Archevêque Italien d'York en Grande-Bretagne crée Cardinal d'Albano par le Pape Grégoire X et Docteur de l'Église Catholique.
La Prière de Saint Bonaventure « Ô Seigneur, voici quelques méditations pour Vous chercher, Vous trouver, s'approcher de Vous et Vous presser étroitement dans nos bras » :

« Me confiant en votre Tendresse pleine de libéralité, j'ai élevé mon âme vers Vous, ô Seigneur. Mon Dieu, j'espère en Vous ; ne permettez pas que je tombe dans la confusion. Me confiant en votre Tendresse pleine de libéralité, attiré par la suavité admirable de votre Amour ineffable et de vos Parfums, entraîné par le lien indissoluble de votre ardente Charité, j'ai levé mes yeux vers Vous, dont la demeure est dans les cieux ; et illuminé par la splendeur du soleil de justice, provoqué par l'éclat de votre Clarté, je cherche avec avidité la beauté radieuse de votre Face pleine d'amour. Tout ce qui est en moi me presse de connaître ce que je dois faire pour Vous être agréable. Et que peut-il y avoir de plus cher à un serviteur indigne que de savoir comment il doit servir un Maître si grand ? Poussé par la prière d’un ami j'ai donc élevé mes regards vers votre Amour, et excité par l'ardeur de mon âme, j'ose décrire dans quelques méditations avec quel empressement chacun doit Vous chercher, comment il peut Vous trouver, comment il peut s'approcher de Vous et Vous presser étroitement dans ses bras. L'homme pieux trouvera dans cet écrit la manière de prier, de vivre et de méditer ; par lui le juste s'arrachera à ce qui est bas, il se portera à ce qui est intérieur et il s'élèvera avec suavité à ce qu'il y a de plus sublime. Que celui-là donc qui veut croître jusqu'à la vie parfaite, lise et mette en pratique ce que je vais écrire aidé par la Grâce de Jésus crucifié. Ainsi soit-il. »

Saint Bonaventure (1217-1274) - « l’aiguillon de l'Amour divin »
Prière de Saint Bonaventure à Jésus-Christ
Voici une autre Prière « Ô Jésus, mon très-doux Seigneur, transpercez les profondeurs de mon âme de l'aiguillon bienfaisant et plein de suavité de votre Amour » du prologue de « l’aiguillon de l'Amour divin » de Saint Bonaventure de Bagnoregio (1217-1274), Général de l'Ordre Franciscain, Archevêque Italien d'York en Grande-Bretagne crée Cardinal d'Albano par le Pape Grégoire X et Docteur de l'Église Catholique.
La Prière de Saint Bonaventure « Ô Jésus, mon très-doux Seigneur, transpercez les profondeurs de mon âme de l'aiguillon bienfaisant et plein de suavité de votre Amour » :

« Ô Jésus, mon très-doux Seigneur, transpercez les profondeurs de mon âme de l'aiguillon bienfaisant et plein de suavité de votre Amour. Blessez le fond de mon cœur de cette charité véritable, inébranlable et vraiment apostolique, afin qu'il brûle réellement, qu'il languisse et se dissolve sans cesse sous l'action de Votre seul Amour et du besoin qu'il a de Vous. Que mon âme soupire et se sente défaillir en pensant à vos Tabernacles ; qu'elle désire se fondre et être avec Vous. Donnez à cette âme d'avoir uniquement faim de Vous, vrai Pain de vie descendu du ciel, Pain des Anges, Nourriture des âmes saintes, notre Pain de chaque jour, notre Pain par excellence, renfermant toute saveur, toute douceur et tout enivrement de suavité, Vous que les Anges désirent contempler. Que mon cœur ait toujours faim de Vous, qu'il fasse de Vous sa nourriture, et que mon âme soit remplie tout entière de la douceur de cette Manne divine. Qu'elle ait toujours soif de Vous, ô Source de la vie éternelle, Source de la sagesse, Fontaine de la science et de l'éternelle lumière, Torrent de volupté, Torrent qui portez l'abondance dans la maison du Seigneur. Qu'elle Vous désire en tout temps, qu'elle Vous cherche, qu'elle Vous trouve, qu'elle se porte vers Vous, qu'elle arrive jusqu'à Vous, qu'elle médite sur Vous, qu'elle s'entretienne de Vous, qu'elle agisse en tout pour votre Louange et la gloire de votre Nom, en toute humilité et discrétion, en tout amour et allégresse, en toute promptitude et affection, en toute patience et avec une paix parfaite, en toute longanimité et persévérance jusqu'à la fin. Vous seul soyez en tout temps mon espérance, ma joie, mon bonheur, ma confiance, ma richesse, mon amour, mon repos, ma tranquillité, ma douceur, ma suavité, ma nourriture, ma réfection, ma garde, mon soutien, mon attente, mon refuge, mon secours, mon rafraîchissement, ma patience, ma protection, ma réponse, ma parole, ma méditation, mon action, mon trésor. Qu'en Vous seul soient fixés, établis et implantés d'une manière inimitable et pour toujours mes entretiens, mes pensées, mes œuvres, mes richesses, mon âme et mon cœur. Ainsi soit-il. »

Saint Bonaventure (1217-1274) - « l’aiguillon de l'Amour divin »
Prière de Saint Bonaventure à la Sainte Vierge
Voici une Prière sous la forme d’un Cantique à la Très Sainte Vierge Marie « Sainte, Sainte, Sainte Marie Mère de Dieu : Mère et Vierge tout ensemble » extrait du « Psautier de la Glorieuse Vierge Marie » de Saint Bonaventure de Bagnoregio (1217-1274), Général de l'Ordre Franciscain, Archevêque Italien d'York en Grande-Bretagne crée Cardinal d'Albano par le Pape Grégoire X et Docteur de l'Église Catholique.
Le Cantique de Saint Bonaventure « Sainte, Sainte, Sainte Marie Mère de Dieu : Mère et Vierge tout ensemble » :

« Ô Marie, nous Vous louons comme la Mère de Dieu, et nous confessons en même temps que Vous êtes Vierge. Toute la Terre Vous révère comme l'épouse du Père Eternel. Tous les Anges et les Archanges, les Trônes et les Principautés Vous servent avec fidélité. Toutes les Puissances, toutes les Vertus les plus élevées des Cieux, et toutes les Dominations Vous obéissent. Tous les Chœurs de ces célestes Intelligences, les Chérubins et les Séraphins, sont devant votre Trône avec des transports de joie. Tous les Esprits Angéliques chantent sans cesse à votre Gloire : Sainte, Sainte, Sainte Marie Mère de Dieu : Mère et Vierge tout ensemble. Les Cieux et la Terre sort remplis de la majesté et de la gloire du Fruit de Vos entrailles. Le Chœur glorieux des Apôtres, Vous loue comme la Mère du Créateur. La troupe brillante des Martyrs Vous glorifie, comme la Mère de Jésus-Christ. L'Armée triomphante des Confesseurs, Vous appelle le Temple auguste de la Trinité. La douce Compagnie des Vierges chante que Vous êtes le modèle de la virginité et de l'humilité. Toute la Cour céleste Vous révère comme sa Reine. L'Eglise sainte Vous invoque dans toute l'étendue de la Terre. Elle chante d'une commune voix que Vous êtes la Mère de la divine Majesté ; La véritable et l'auguste Mère du Souverain Roi des Cieux. Elle publie que Vous êtes Sainte, que vous êtes pleine de douceur et de bonté. Vous êtes la Reine des Anges. Vous êtes la Porte du Paradis. Vous êtes l'échelle du Royaume Céleste. Vous êtes l'Arche sainte de la piété et de la grâce. Vous êtes la Source de la Miséricorde. Vous êtes en même temps l'épouse et la mère du Roi éternel. Vous êtes le Sanctuaire du Saint-Esprit. Toute la Très-Sainte Trinité se repose doucement en Vous comme étant l'objet de ses plus tendres complaisances. Vous êtes remplie d'amour pour les hommes ; Vous êtes leur Médiatrice auprès de Dieu : Vous les éclairez des lumières célestes. Vous êtes le soutien des combattants, l'Avocate des pauvres, le Refuge des pécheurs, toujours pleine de compassion pour leurs misères. Vous êtes la Distributrice des Dons et des Faveurs célestes. Vous êtes la terreur des superbes démons, et Vous les éloignez de nous. Vous êtes la Maîtresse du monde, la Souveraine du ciel, et après Dieu notre unique Espérance. Vous êtes le Salut de ceux qui vous invoquent, le Port de ceux qui font naufrage, la Consolation des misérables, la ressource de ceux qui périssent. Vous êtes la Mère de tous les élus, le sujet après Dieu de leur plus grande joie, et les délices de tous les Bienheureux Citoyens du Ciel. C'est par Vous que les Justes s'avancent ; c'est par Vous que rentrent dans le bon chemin ceux qui se Sont égarés. Vous êtes l'accomplissement des promesses faites aux Patriarches, et des prédictions des Prophètes. Vous êtes la Gloire et la Lumière des Apôtres, et la Maîtresse des Evangélistes. Vous êtes la force des Martyrs, l'exemple des Confesseurs, l'honneur et la Joie des Vierges. C'est dans Votre chaste Sein que le Fils de Dieu s'est incarné pour délivrer l'homme de son exil. C'est par Vous que l'ancien ennemi du genre humain ayant été vaincu, le Royaume des Cieux a été ouvert aux Fidèles. Vous êtes assise avec votre Fils, à la droite du Père. Priez pour nous, ô Vierge Marie, ce même Fils que nous croyons devoir venir pour juger le monde. Secourez Vos serviteurs, qui ont été rachetés par son précieux Sang. Faites, ô Vierge pleine de douceur, que nous recevions avec les Saints, la récompense de la gloire éternelle. Sauvez Votre peuple, ô grande Reine ! Afin que nous ayons part à l'héritage de votre Fils. Veillez sur nous, et conduisez-nous jusques dans l'éternité. Nous Vous rendons chaque jour nos hommages, ô Vierge pleine de bonté. Et nous désirons avec ardeur Vous louer de cœur et de bouche durant toute l'Éternité. Daignez, ô aimable Marie nous préserver de tout péché, maintenant et toujours. Ayez pitié de nous, ô Mère de bonté, ayez pitié de nous. Faites-nous ressentir Votre grande Miséricorde, parce que nous avons mis en Vous notre confiance. Ô Marie, pleine de douceur, c'est en Vous que nous espérons, prenez notre défense pour toujours. A Vous après Dieu, est dû la louange, la gloire, la force, l'empire dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il. »

Saint Bonaventure (1217-1274) - « Psautier de la Glorieuse Vierge Marie »
Prière de Saint Bonaventure pour nos Ennemis
Voici une Prière pour s'adresser à la Sainte Vierge dans les tentations, obtenir la défaite de nos ennemis visibles et invisibles, des ennemis du salut et du démon « Ayez pitié de moi, mon auguste Maîtresse, parce que mes ennemis ne pensent tous les jours qu’à me nuire » extrait du « Psautier de la Glorieuse Vierge Marie » de Saint Bonaventure de Bagnoregio (1217-1274), Général de l'Ordre Franciscain, Archevêque Italien d'York en Grande-Bretagne crée Cardinal d'Albano par le Pape Grégoire X et Docteur de l'Église Catholique.
La Prière de Saint Bonaventure « Ayez pitié de moi, mon auguste Maîtresse, parce que mes ennemis ne pensent tous les jours qu’à me nuire » :

« Ayez pitié de moi, mon auguste Maîtresse, parce que mes ennemis me tiennent dans l'oppression, et ne pensent tous les jours qu’à me nuire. Soyez-en touchée, et que Votre indignation s'enflamme contre eux. Faites-leur la guerre, et répandez sur eux Votre colère. Faites en notre faveur de nouveaux prodiges. Que nous sentions le secours de ce Bras puissant qui nous protège. Vous glorifierez ainsi votre Nom sur nous : et nous connaîtrons par notre expérience, que votre Miséricorde s'étend à tous les siècles. Faites couler sur nous quelques gouttes de Vos douceurs : car Vous êtes le Canal des Consolations célestes. Jusqu'à quand m'oublierez-Vous ma bonne Maîtresse ? Jusqu'à quand me laisserez-Vous dans la tribulation, sans m'en délivrer ? Jusqu'à quand souffrirez-Vous que mon ennemi s'élève au-dessus de moi ? Exterminez-le, puissante Reine ; soyez ma Défense, et écrasez-le. Jetez sur nous ces Yeux pleins de Miséricorde ; afin que nous ne succombions pas sous les efforts de ce redoutable ennemi. Nous Vous glorifions comme Inventrice de la Grâce, par qui le monde a été réparé. Elevée au-dessus des Chœurs des Anges, daignez intercéder pour nous devant le Trône de Dieu. Pourquoi nos ennemis, dans leur fureur, ont-ils formé contre nous de vains projets ? Protégez-nous contre leurs efforts, ô puissante Mère de Dieu et terrible à leurs yeux comme une armée rangée en bataille, confondez-les, détruisez-les. Venez à Marie, vous tous qui êtes dans la peine et dans l’affliction, et vous trouverez auprès d’Elle le soulagement de vos âmes. Dans vos tentations, recourez à Elle, et Ses regards favorables vous affermiront. Bénissez-La de tout votre cœur : sa Miséricorde remplit toute la terre. Prêtez l'oreille à ma voix, auguste Princesse, et ne détournez pas de dessus moi la douceur de Votre visage. Changez nos larmes en joie, et notre affliction en allégresse. Faites tomber nos ennemis à ces pieds : que votre Puissance leur écrase la tête. Que toute langue Vous bénisse, et que tout mortel loue Votre saint Nom. Votre esprit est plus doux que le miel le plus délicieux, et l’héritage que Vous nous préparez, surpasse toutes les douceurs de la terre. Jugez-moi, ô grande Reine ! Et séparez ma cause de celle des pécheurs, cette nation perverse. Délivrez- moi de la malice du serpent, et du venin du dragon. Qu'il soit exterminé et écrasé par les mérites de Votre fécondité toute Sainte, et de Votre bienheureuse Virginité. Que Vos saintes Prières nous fortifient contre lui, que Vos mérites anéantissent sa puissance. Précipitez dans l'abyme ce persécuteur de mon âme ; et que l'enfer l'engloutisse tout vivant. Et moi je bénirai votre Nom dans cette terre de ma captivité, et Vous glorifierai dans la suite de tous les siècles. Pourquoi te glorifies-tu dans ta malice, maudit serpent, dragon artificieux et infernal ? Abaisse ta tête orgueilleuse sous les pieds de la femme, dont la puissance te doit précipiter au fond de l'abyme. Foulez-le aux pieds, écrasez-le, ô grande Reine ! Levez-vous, et confondez sa malice. Ruinez son empire, et réduisez toute sa force en poussière. Afin que nous vivions, que nous nous réjouissions en votre Nom ; et que nous chantions Vos louanges, avec un cœur plein d'allégresse. L'ennemi insensé a dit dans son cœur : je chasserai l'homme de la demeure des enfants de Dieu. J’irai, et je serai un esprit de mensonge, sur la langue du serpent ; et je terrasserai l'homme par la femme. Mais, ô malheureux Satan ! Autant que les Cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant les Pensées de Dieu ont été élevées au-dessus des tiennes. Ne te glorifie point dans la chute de la femme : car une Femme t'écrasera la tête. Tu lui as creusé une fosse : mais tu seras pris toi-même dans les filets de Son humilité. Que Marie se lève, et que Ses ennemis soient dissipés ; qu'ils soient tous écrasés sous Ses pieds. Ruinez, ô Vierge pleine de Bonté ! Les efforts de nos ennemis : rendez inutile leur malice. J'ai crié vers Vous dans mon affliction, ô grande Reine ; et Vous avez rétabli le calme dans ma conscience. Que ma bouche ne cesse jamais d'annoncer Vos louanges ; et que votre Amour ne sorte jamais du fond de mon cœur. Ceux qui Vous aiment, illustre Princesse, jouissent d'une grande paix : leur âme ne mourra point de la mort éternelle. Mes ennemis n'ont souvent attaqué dès ma jeunesse : délivrez-moi, et vengez-moi d’eux, ô grande Reine ! Ne leur donnez aucun pouvoir sur mon âme : préservez-moi de leur malignité, soit pour l’intérieur, soit pour l'extérieur. Obtenez-nous, par Vos prières, le pardon de nos péchés, et la Grâce du Saint-Esprit. Faites-nous faire de dignes fruits de pénitence, afin que nous allions à Dieu par une sainte mort. Montrez-nous à ce fatal moment, ô divine Avocate ! Le glorieux Fruit de Vos entrailles ; et faites que ce divin Fils nous regarde alors avec un Visage doux et serein. Les Princes des ténèbres me persécutent injustement : mais l'invocation de Votre saint Nom les fait trembler. Ô Mère de mon Dieu, ceux qui révèrent votre Nom jouissent d'une paix profonde : et rien ne leur est un sujet de scandale. Je chante Vos louanges, ô grande Reine, à sept heures différentes du jour : donnez-moi l'intelligence de vos Oracles. Que ma prière s'élève jusqu'à Vous, ô ma chère Maîtresse ! Pour m'obtenir la Grâce de ne Vous abandonner aucun jour de ma vie : car ceux qui Vous suivent éprouvent de continuels effets de votre Miséricorde et de votre Fidélité. Enseignez-moi à Vous servir parfaitement, ô grande Princesse ! Et ma joie sera de chanter éternellement Vos louanges. Délivrez-moi, grande Reine ! De la malice des hommes : et défendez-moi contre la fureur des démons. L'ennemi a bandé son arc contre moi : et cet esprit séducteur ne cesse de me dresser des embûches. Réprimez son pouvoir et sa malignité : rendez inutiles ses artifices. Faites retomber son iniquité sur sa tête : précipitez-le dans la fosse qu'il a creusée. Pour nous, nous nous réjouirons dans Votre service : et nous mettrons toute notre gloire à Vous louer. J'ai élevé ma voix vers la Maîtresse de l'Univers : et je Lui ai adressé mes humbles prières. Je répands des larmes en Sa présence : et je Lui expose ma douleur. L'ennemi cherche à me surprendre en trahison : et il me tend des pièges. Secourez-moi, ô grande Reine ! Afin qu'il ne me fasse pas tomber : faites qu'il soit écrasé sous mes pieds. Délivrez mon âme de la captivité ou elle gémit, et elle publiera Vos bienfaits. Elle chantera éternellement des Cantiques au Seigneur Dieu Tout-Puissant. Gloire soit au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit. Maintenant, comme au commencement, et toujours, et dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il. »

Saint Bonaventure (1217-1274) - « Psautier de la Glorieuse Vierge Marie » Psaumes 2, 5, 12, 42, 51, 52, 55, 67, 118, 128, 139, 141
Prière de Saint Bonaventure à Dieu le Père
Voici une Prière d’amour pour ne former qu'un seul cœur avec Jésus « Ô mon Dieu, attirez moi tout entier dans votre Cœur » de Saint Bonaventure (1217-1274), Général de l'Ordre Franciscain, Archevêque Italien d'York en Grande-Bretagne crée Cardinal d'Albano par le Pape Grégoire X et Docteur de l'Église Catholique.
La Prière de Saint Bonaventure « Ô mon Dieu, attirez moi tout entier dans votre Cœur » :

« Dans ce Temple, dans ce Saint des Saints, dans cette Arche du Testament, j'adorerai et je louerai le Nom du Seigneur, et je dirai avec David : « J'ai trouvé mon cœur pour prier mon Dieu ». Oui, j’ai trouvé le Cœur du Roi, mon Seigneur, mon Frère et mon Ami, du très bon Jésus. Et alors ne prierai-je donc pas ? Oh ! Oui, je prierai. Car son Cœur est aussi mon cœur, je le dis hardiment. Si, en effet, ou plutôt puisque le Christ est mon Chef (ma Tête), comment ce qui appartient à mon Chef ne m'appartiendrait-il pas aussi ? Car, de même que les yeux de ma tête corporelle sont véritablement mes yeux, ainsi le Cœur de mon chef spirituel est véritablement mon cœur. Il est donc bien à moi. Voici donc que Jésus et moi nous n'avons qu'un seul cœur. Et quoi d'étonnant ? La multitude des croyants n'avaient-ils pas eux-mêmes qu'un seul cœur ? Puis donc, ô très doux Jésus, que j'ai trouvé ce Cœur qui est à Vous et à moi, je Vous prierai, ô mon Dieu. Ouvrez à mes prières le Sanctuaire de Vos largesses, bien plus, attirez moi tout entier dans votre Cœur. Certes, la difformité de mes péchés est un obstacle ; mais votre Cœur n'est-il pas dilaté et agrandi par une incompréhensible Charité ? Et n'êtes-Vous pas celui qui Seul peut rendre pur l'homme formé d'un germe impur ? Ô Vous, la Beauté sans égale, lavez-moi de plus en plus de mon iniquité et purifiiez-moi de mon péché. Ainsi purifié par Vous, je pourrai m'approcher de Vous qui êtes très Pur ; et dans votre Cœur, tous les jours de ma vie, je serai digne d'habiter et de contempler aussi et de faire votre Volonté. Ainsi soit-il. »

Saint Bonaventure (1217-1274)
Prière de Saint Bonaventure pour la Paix
Voici la Prière « Ô Marie, il suffit de prononcer Votre saint Nom pour chasser tous les démons » de Saint Bonaventure (1217-1274), Général de l'Ordre Franciscain, Archevêque Italien d'York en Grande-Bretagne crée Cardinal d'Albano par le Pape Grégoire X et Docteur de l'Église Catholique.
La Prière de Saint Bonaventure « Ô Marie, il suffit de prononcer Votre saint Nom pour chasser tous les démons » :

« Bienheureux celui qui aime votre Nom, ô Marie, car ce saint Nom est une Fontaine de Grâce qui rafraîchit l'âme altérée et qui lui fait porter des fruits de justice. Ô Mère de Dieu ! Que votre Nom est glorieux et admirable ! Celui qui Le porte dans son cœur sera affranchi des frayeurs de la mort. Il ne faut que le prononcer pour faire trembler tout l'enfer et chasser tous les démons. Quiconque veut posséder la paix et la joie du cœur, qu'il honore Votre saint Nom. Ainsi soit-il. »

Saint Bonaventure (1217-1274)
Prière de Saint Bonaventure sur la Louange
Voici la Prière « Debout ! Toi qui es aimé du Christ, approche tes lèvres pour puiser de l'eau à la Source de Sauveur » de Saint Bonaventure (1217-1274), Général de l'Ordre Franciscain, Archevêque Italien d'York en Grande-Bretagne crée Cardinal d'Albano par le Pape Grégoire X et Docteur de l'Église Catholique.
La Prière de Saint Bonaventure « Debout ! Toi qui es aimé du Christ, approche tes lèvres pour puiser de l'eau à la Source de Sauveur » :

« Considère attentivement, toi qui as été racheté, quel est Celui qui, pour toi, est suspendu à la Croix, quelle est Sa grandeur, quelle est Sa sainteté, Lui dont la mort rend la vie à ceux qui sont morts, Lui dont le trépas met en deuil le ciel et la terre et fait se briser les pierres les plus dures. Pour que du Côté du Christ endormi sur la Croix surgisse l'Église, pour que soit accomplie la Parole de l'Écriture : « Ils contempleront Celui qu'ils ont transpercé », la Sagesse divine a voulu que la lance du soldat ouvre et transperce ce Côté. Il en sortit du Sang et de l’Eau : c'était le prix de notre salut qui s'écoulait ainsi. Jailli de Sa source, c'est-à-dire du plus profond du Cœur du Christ, Il donne aux Sacrements de l'Église le Pouvoir de conférer la Vie de la Grâce et, à ceux qui ont déjà en eux la Vie du Christ, il donne à boire de cette Eau vive qui jaillit jusque dans la Vie éternelle. Debout ! Toi qui es aimé du Christ, sois donc comme la colombe qui fait son nid au bord de l'abîme. Et là, comme l'oiseau qui a trouvé un nid, ne te relâche pas de ta vigilance ; là, comme la tourterelle, viens cacher les enfants de ton amour chaste, et de cette Plaie approche tes lèvres pour puiser de l'eau à la Source de Sauveur. Là coule la Source qui jaillissait au milieu du Paradis et qui, se partageant en quatre bras, arrose et féconde la terre tout entière. A cette Source de Vie et de Lumière, accours donc animé d'un brûlant désir, qui que tu sois, toi qui es donné à Dieu et, de toute ta force, du plus profond de ton cœur, fais appel à Lui : «Ô Beauté ineffable du Dieu très Haut, Éclat très pur de l'éternelle Lumière, Vie qui communique la vie à tous les vivants, Lumière qui donne Son éclat à toute lumière, Toi qui conserves dans leur immuable splendeur et leur diversité les astres qui brillent, depuis la première aurore, devant le Trône de Ta divinité ! Ô Jaillissement éternel et inaccessible, plein de lumière et de douceur, de cette Source cachée à tous les regards humains ! Profondeur sans fond, Hauteur sans limite, Grandeur incommensurable et Pureté inviolable ! »

Ainsi soit-il.

Saint Bonaventure (1217-1274)
Prière de Saint Bonaventure à la Sainte Vierge
Voici la Prière « C'est sous Votre étendard et sous Votre conduite, ô ma Reine, que je veux combattre désormais » de Saint Bonaventure (1217-1274), Général de l'Ordre Franciscain, Archevêque Italien d'York en Grande-Bretagne crée Cardinal d'Albano par le Pape Grégoire X et Docteur de l'Église Catholique.
La Prière de Saint Bonaventure « C'est sous Votre étendard et sous Votre conduite, ô ma Reine, que je veux combattre désormais » :

« C'est sous Votre étendard et sous Votre conduite, ô ma Reine, que je veux combattre désormais ; je veux me soumettre totalement à Votre puissance, afin que Vous me gouverniez et régissiez entièrement comme il Vous plaira. Ne me laissez point à moi-même, parce que je n'ai point de plus grand ennemi que moi-même, et que je ne suis propre qu'à détruire tout le bien que votre Fils peut mettre en moi. Mais comment est-ce que Vous, ô Mère de Dieu, pourrez avoir le cœur de régir et gouverner une misérable créature, qui depuis les pieds jusqu'à la tête est toute pleine de misère et de pourriture ? Vous le ferez, ô Très Bonne Vierge, parce que Vous êtes la Reine de Miséricorde, et que tous les misérables sont les sujets de la Miséricorde. Vous êtes la Reine de Miséricorde, et je suis le plus misérable des pécheurs, et par conséquent le premier de Vos sujets. Comment donc n'exercerez-Vous pas sur moi les effets de Votre pitié ? Ô ma Souveraine, Vous êtes véritablement la Reine de Miséricorde, parce qu'il n'y a personne en cette vie si misérable et si désespéré, auquel Vous n'obteniez le salut, s'il se réfugie sous Votre conduite. »

Ainsi soit-il.

Saint Bonaventure (1217-1274)
Prière de Saint Bonaventure sur les Béatitudes
Voici une Prière sur la Béatitude du Ciel « Excite-toi, ô mon âme, et pense à la Joie du Paradis » de Saint Bonaventure (1217-1274), Général de l'Ordre Franciscain, Archevêque Italien d'York en Grande-Bretagne crée Cardinal d'Albano par le Pape Grégoire X et Docteur de l'Église Catholique.
La Prière de Saint Bonaventure « Excite-toi, ô mon âme, et pense à la Joie du Paradis » :

« Ô Mon Dieu, faites que je Vous connaisse, que je Vous aime et que je me réjouisse éternellement en Vous. Excite-toi, ô mon âme, et élève ton intelligence ; pense à la Joie du Paradis, et, autant que tu le peux, considère attentivement combien est délectable le Bien qui contient tous les biens. Si cette vie créée est douce, combien plus douce est l'Essence créatrice ! Si le salut opéré est doux, combien plus doux est le Salut qui a tout opéré ! Si la Science des choses créées est aimable, combien est plus délicieuse la Science des choses incréées ! Pourquoi donc vagues-tu çà et là, cherchant le bien créé ? Aimes-tu la beauté ? Les Justes « brilleront comme le soleil ». Aimes-tu la liberté ? Ils seront semblables aux Anges de Dieu dans le Ciel. Aimes-tu une vie longue et la santé ? Là est la Santé éternelle. Aimes-tu la mélodie ? Là chantent les Anges. Aimes-lu la société ? Là est la Société des Bienheureux, et ils n'ont tous qu'une seule et même volonté. Désires-tu la sécurité et la certitude ? Là est la Durée éternelle. Ô cœur humain, cœur éprouvé par les misères, cœur accablé par la souffrance, quelle serait ta joie si tu jouissais de l'abondance de tous ces biens ! L'âme et l'esprit ne suffisent pas à la plénitude de cette joie : car la joie sera égale à l'amour, et l'amour égal à la vision. Et l'Apôtre ajoute : « L'œil n'a point vu, l'oreille n'a point entendu et le cœur de l'homme n'a jamais compris ce que Dieu a préparé à ceux qui L'aiment ». Mon Dieu, faites que je Vous connaisse, que je Vous aime et que je me réjouisse éternellement en Vous ».

Ainsi soit-il.

Saint Bonaventure (1217-1274) – « Le Soliloque »
Prière de Saint Bonaventure à Jésus-Christ
Voici une Prière au plus près du Cœur du Très Doux Seigneur Jésus « Ton Cœur, ô parfait Jésus, est la Perle précieuse que nous avons trouvée dans le champ labouré de Ton corps » de Saint Bonaventure (1217-1274), Général de l'Ordre Franciscain, Archevêque Italien d'York en Grande-Bretagne crée Cardinal d'Albano par le Pape Grégoire X et Docteur de l'Église Catholique.
La Prière de Saint Bonaventure « Ton Cœur, ô parfait Jésus, est la Perle précieuse que nous avons trouvée dans le champ labouré de Ton corps » :

« Une fois que nous sommes venus près du Cœur du Très Doux Seigneur Jésus, et « qu'il fait si bon d'être là », nous ne nous séparerons pas facilement de Lui. Oh, comme il est bon et réjouissant d'habiter en ce Cœur ! Ton Cœur, ô parfait Jésus, est le bon Trésor, la Perle précieuse que nous avons trouvée dans le champ labouré de Ton corps. Qui donc rejetterait cette Perle ? Je donnerai plutôt mes bijoux, j'échangerai contre Elle toutes mes pensées et mes affections et je me L'achèterai, jetant tout souci dans le Cœur du Bon Jésus qui, sans tromperie, me nourrira. J'ai trouvé le Cœur du Roi, mon Seigneur, mon Frère et mon Ami, le Très Doux Jésus. Car son Cœur est à moi. Ayant trouvé ce Cœur, ô Très Doux Jésus, qui est le Tien et le Mien, je Te prierai, ô mon Dieu. Accueille mes prières avec condescendance, ou plutôt prends-moi tout entier dans ton Cœur. Ton côté a été percé pour nous permettre d'y entrer. C'est pour cela que ton Cœur a été blessé : pour que, par cette blessure visible, nous voyions la blessure invisible de ton Amour. Qui aime ardemment est blessé d'amour : comment mieux montrer cette ardeur qu'en laissant la lance blesser, non seulement le corps, mais aussi le Cœur Lui-même ? La blessure charnelle rappelle la blessure spirituelle. Qui n'aimerait ce Cœur déchiré d'une telle blessure ? Qui n'aimerait ce Cœur si aimant ? Qui n'embrasserait ce Cœur si pur ? Nous donc, qui vivons encore dans la chair, répondons autant que nous le pouvons à l’Amour de Celui qui nous a aimés, embrassons-Le, Lui qui fut blessé pour nous, Lui dont les Mains et les Pieds, le Côté et le Cœur furent percés pour nous. Et prions-Le d'enchaîner d'un lien d'amour notre cœur jusqu'ici dur et impénitent, et de le blesser d'un trait de son Amour ».

Ainsi soit-il.

Saint Bonaventure (1217-1274)
Prière à Saint Bonaventure aux Saints
Voici une Prière à Saint Bonaventure « Ô Docteur séraphique, défendez tout l'Ordre religieux plus que jamais battu en brèche de nos jours » de Dom Prosper Guéranger (1805-1875), premier Abbé de l’Abbaye de Solesmes et restaurateur de la vie bénédictine en France.
La Prière de Dom Guéranger à Saint Bonaventure « Ô Docteur séraphique, défendez tout l'Ordre religieux plus que jamais battu en brèche de nos jours » :

« Ô Docteur séraphique, conduisez-nous par cette montée sublime dont chaque ligne de vos œuvres nous manifeste les secrets, les labeurs, les beautés, les périls. Aidez-nous à franchir le périlleux défilé ; faites que toute science ne soit jamais pour nous qu'un moyen de la sainteté pour parvenir à plus d'amour. Daignez continuer à vos dévots et obligés clients une protection qu'ils estiment à son prix. Défendez comme autrefois, dans ses prérogatives et sa vie, tout l'Ordre religieux plus que jamais battu en brèche de nos jours. Que la famille franciscaine vous doive encore de croître en sainteté et en nombre ; bénissez les travaux entrepris dans son sein, aux applaudissements du monde, pour illustrer comme elles le méritent votre histoire et vos œuvres. Une troisième fois, et pour jamais s'il se peut enfin, ramenez l'Orient à l'unité et à la vie. Que toute l'Église s'échauffe à vos rayons et que le feu divin si puissamment alimenté par vous embrase de nouveau la terre ».

Ainsi soit-il.

Dom Prosper Guéranger (1805-1875)
Prière de Saint Bonaventure à la Sainte Vierge
Voici une Prière de Salutation Mariale à Notre-Dame des Douleurs « Je Vous salue, Marie, pleine de douleurs » de Saint Bonaventure (1217-1274), Général de l'Ordre Franciscain, Archevêque Italien d'York en Grande-Bretagne crée Cardinal d'Albano par le Pape Grégoire X et Docteur de l'Église Catholique surnommé le « Docteur Séraphique ».
La Prière de Saint Bonaventure « Je Vous salue, Marie, pleine de douleurs » :

« Je Vous salue, Marie, pleine de douleurs, Jésus crucifié est avec Vous, Vous êtes digne de compassion entre les femmes et digne de compassion est Jésus, le Fruit de Vos entrailles. Sainte Marie, Mère de Jésus crucifié, obtenez nous des larmes à nous qui avons crucifié votre Fils, maintenant et à l'heure de notre mort ».

Ainsi soit-il.

Saint Bonaventure (1217-1274) - « Manuel du Tiers-Ordre de la Pénitence d’obédience traditionnelle de notre Séraphique Père Saint François d’Assise » sous l’autorité du R. P. Antoine de Fleurance, Gardien du Couvent Saint-François à Morgon dans le département du Rhône, page 744.
Prière de Saint Bonaventure à Jésus-Christ
Voici une Prière à Notre-Seigneur-Jésus-Christ « Ô Seigneur Jésus-Christ, blessez mon cœur de Vos plaies » de Saint Bonaventure (1217-1274), Général de l'Ordre Franciscain, Archevêque Italien d'York en Grande-Bretagne crée Cardinal d'Albano par le Pape Grégoire X et Docteur de l'Église Catholique surnommé le « Docteur Séraphique ».
La Prière de Saint Bonaventure « Ô Seigneur Jésus-Christ, blessez mon cœur de Vos plaies » :

« Ô Seigneur Jésus-Christ, qui ne Vous êtes point épargné pour moi, blessez mon cœur de Vos plaies, enivrez mon âme de votre Sang, afin que partout je Vous voie crucifié pour moi, que tout me paraisse rougi par votre Sang et que, tendant vers Vous, je ne puisse trouver personne que Vous, ni voir autre chose que Vos plaies. Que ma consolation, Seigneur, soit d'être crucifié avec Vous et que mon affliction la plus intime soit de méditer autre chose que Vous ».

Ainsi soit-il.

Saint Bonaventure (1217-1274) - « Manuel du Tiers-Ordre de la Pénitence d’obédience traditionnelle de notre Séraphique Père Saint François d’Assise » sous l’autorité du R. P. Antoine de Fleurance, Gardien du Couvent Saint-François à Morgon dans le département du Rhône, page 718.
Prière de Saint Bonaventure avant, pendant et après la Sainte Communion
Voici la Prière sur « Les Sept Demandes que faisait la Sainte Vierge après avoir communié » selon l’opinion de Saint Bonaventure (1217-1274), Général de l'Ordre Franciscain, Archevêque Italien d'York en Grande-Bretagne crée Cardinal d'Albano par le Pape Grégoire X et Docteur de l'Église Catholique surnommé le « Docteur Séraphique ».
La Prière de Saint Bonaventure « Des Sept Demandes que faisait la Sainte Vierge après avoir communié » :

1- Octroyez-moi, Dieu Tout-Puissant, un secours et une aide efficace pour pouvoir accomplir le précepte de l'Amour.

2- Octroyez- moi la même faveur, afin que j'aime constamment mes prochains et tout ce que Vous aimez.

3- Que je haïsse véritablement tout ce que Vous haïssez.

4- Que je sois ornée et parée de l'humilité, chasteté, obéissance, mépris du siècle et de toutes les autres vertus.

5- Que mon corps et mon âme soient une digne demeure de Votre divine Majesté.

6- Qu'en cette Eglise et en toutes les autres qui sont par toute la terre habitable, Vous y receviez l'honneur, la gloire et le service justement dû à Votre divine Grandeur.

7- Qu'enfin, après cette mortalité, je puisse mériter de voir clairement des yeux du corps Votre sainte Humanité et des yeux de l'esprit votre Divinité ».

Ainsi soit-il.

Saint Bonaventure (1217-1274)
Prière du Saint Cardinal Bonaventure à la Sainte Vierge
Voici une Prière à la Sainte Vierge pour n'être point abandonné d'Elle « Ô grande Reine, ne m'abandonnez pas aux desseins de mes ennemis » extraite du « Psautier de la Glorieuse Vierge Marie » de Saint Bonaventure de Bagnoregio (1217-1274), Général de l'Ordre Franciscain, Archevêque Italien d'York en Grande-Bretagne crée Cardinal d'Albano par le Pape Grégoire X et Docteur de l'Église Catholique.
La Prière du Saint Cardinal Bonaventure « Ô grande Reine, ne m'abandonnez pas aux desseins de mes ennemis » :

« Exaucez ma prière, ô grande Reine ! Et que mes cris s'élèvent jusqu'à Vous. Ne détournez pas de moi Vos sacrés Regards : et ne me rejetez pas avec horreur, comme le méritent les péchés dont je suis souillé. Ne m'abandonnez pas aux desseins de mes ennemis ; et ne permettez pas que je sois livré à leurs cruelles insultes. Ceux qui mettent leur confiance en Vous, ne craindront point les artifices du serpent : et ceux qui célèbrent Vos louanges ne tomberont point dans l'enfer. Je Vous conjure par Celui que Vous avez conçu et enfanté d'une manière si admirable, en conservant Votre virginité, de me donner une parfaite confiance en Vous ; et de communiquer à mon âme la consolation et la joie. Gloire soit au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit. Maintenant, comme au commencement, et toujours, et dans tous les siècles des siècles ».

Ainsi soit-il.

Saint Bonaventure (1217-1274) - « Psautier de la Glorieuse Vierge Marie », Psaume 101, pages 188-189, Jacques Lecoffre et Cie (1846)
Prière du Cardinal Bonaventure pour les Agonisants
Voici une Prière pour être assisté de la Sainte Vierge à la mort « Ô grande Reine, assistez notre âme à l'heure de notre mort » extraite du « Psautier de la Sainte Vierge » de Saint Bonaventure de Bagnoregio (1217-1274), Général de l'Ordre Franciscain, Archevêque Italien d'York en Grande-Bretagne crée Cardinal d'Albano par le Pape Grégoire X et Docteur de l'Église Catholique.
La Prière du Cardinal Bonaventure « Ô grande Reine, assistez notre âme à l'heure de notre mort » :

« Exaucez-nous, ô grande Reine, au jour de notre affliction : tournez Vos regards vers nous, et écoutez favorablement nos prières. Ne nous rejetez pas à l'heure de la mort ; mais assistez notre âme, lorsqu'elle se séparera de son corps. Envoyez à sa rencontre un bon Ange qui la défende contre ses ennemis. Apaisez en sa faveur le souverain Juge de l'Univers : et que, pour l'amour de Vous, Il lui accorde le pardon de ses crimes. Soulagez-la dans les peines du Purgatoire : et accordez-lui ensuite une place parmi les Élus de Dieu. Gloire soit au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit. Maintenant, comme au commencement, et toujours, et dans tous les siècles des siècles ».

Ainsi soit-il.

Saint Bonaventure (1217-1274) - « Psautier de la Sainte Vierge », Psaume 19, pages 70-71, Jacques Lecoffre et Cie (1846)
Prière du Saint Cardinal Bonaventure sur la Repentance
Voici la Prière d’un pécheur à la Sainte Vierge « Ô Reine des Vierges, tout pécheur que je suis, je me jette à Vos pieds en gémissant » extraite du « Psautier de la Sainte Vierge » de Saint Bonaventure de Bagnoregio (1217-1274), Général de l'Ordre Franciscain, Archevêque Italien d'York en Grande-Bretagne crée Cardinal d'Albano par le Pape Grégoire X et Docteur de l'Église Catholique.
La Prière du Saint Cardinal Bonaventure « Ô Reine des Vierges, tout pécheur que je suis, je me jette à Vos pieds en gémissant » :

« Souvenez-Vous, Vierge Mère, pleine de douceur et de miséricorde, qu'il est inouï dans tous les siècles, qu'aucun ait eu recours à Vous dans ses besoins et ait imploré Votre assistance, et qu'il ait été, rejeté. Animé de cette confiance, ô Reine des Vierges, notre Mère ! Je viens à Vous, tout pécheur que je suis : je me jette à Vos pieds en gémissant. Ne refusez pas, auguste Mère de mon Dieu d'écouter ma voix : exaucez ma prière, et rendez Vous propice à mes vœux ».

Ainsi soit-il.

Saint Bonaventure (1217-1274) - « Psautier de la Sainte Vierge », page 394, Jacques Lecoffre et Cie (1846)
Prière du Saint Cardinal Bonaventure avant, pendant et après la Sainte Communion
Voici une Prière d’admiration et d’amour avant de recevoir la Sainte communion « Ô bon Jésus, venez donc dans notre cœur, puisque notre cœur aspire à Vous » de Saint Bonaventure de Bagnoregio (1217-1274), Général de l'Ordre Franciscain, Archevêque Italien d'York en Grande-Bretagne crée Cardinal d'Albano par le Pape Grégoire X et Docteur de l'Église Catholique.
La Prière du Saint Cardinal Bonaventure « Ô bon Jésus, venez donc dans notre cœur, puisque notre cœur aspire à Vous » :

« Ô bon Jésus, Vous nous apprenez à dire : « Donnez-nous aujourd'hui notre pain de tous les jours ». Pourquoi de Votre part tant d'empressement à être avec nous ? Que voyez-Vous donc en nous qui puisse inspirer tant d'amour pour d'aussi grands pécheurs ? Ah ! Seigneur, c'est l'excès de Votre tendresse qui ne peut souffrir de délai. Eh bien ! Nous aussi nous ne voulons plus différer, et aujourd'hui nous Vous conjurons de Vous donner à nous, afin que dès ce moment nous Vous possédions pour toujours. Venez donc dans notre cœur, puisque notre cœur aspire à Vous. Vous brûlez d'amour pour nous, et nous aussi nous Vous aimons d'un cœur tout embrasé. Que les liens d'un amour réciproque nous unissent dans un embrassement mutuel, et que mon âme absorbée par la ferveur de l'amour défaille dans Vos bras. Mais, ô bon Jésus, souffrez que je Vous fasse encore une demande. Pourquoi avez-Vous dit : « Notre pain de chaque jour » ? Voulez-Vous donc être notre nourriture continuelle, et ne Vous suffit-il pas de demeurer un jour avec nous ? Qu'avons-nous fait pour mériter cette faveur ? Ah ! Seigneur, je ne sais vraiment ce que je dois dire de Votre bienveillance, car mon esprit se perd dans ces trésors inépuisables de Votre clémence, tant cet abîme est profond. C'est pourquoi je ne puis dire autre chose, sinon qu'il Vous plaise que nous soyons toujours avec Vous, puisque Vous voulez être toujours avec nous, et que Vous nous unissiez si étroitement à Vous par l'amour que nous n'ayons jamais ni le désir ni le pouvoir de nous en éloigner ».

Ainsi soit-il.

Saint Bonaventure (1217-1274) - « Heures Catholiques d'Ars : prières d'un Serviteur de Dieu ou exercices de piété spécialement destinés aux pèlerins d'Ars », page 120, chez H. Pélagaud et Roblot, 1875
« Prière après la Communion » de St Bonaventure avant, pendant et après la Sainte Communion
Voici une Prière de douce et sainte ivresse d’amour après la Communion au Christ « Ô doux Jésus, à présent que Vous êtes dans ma poitrine et sur mon cœur » de Saint Bonaventure de Bagnoregio (1217-1274), Général de l'Ordre Franciscain, Archevêque Italien d'York en Grande-Bretagne crée Cardinal d'Albano par le Pape Grégoire X et Docteur de l'Église Catholique.
La Prière de Saint Bonaventure après la Sainte Communion « Ô doux Jésus, à présent que Vous êtes dans ma poitrine et sur mon cœur » :

« Ô doux Jésus, à présent que Vous êtes dans ma poitrine et sur mon cœur, pénétrez mon âme et mes sens des feux salutaires de votre Amour ; enivrez-moi du vrai, du divin Amour, afin que, dans une douce et sainte ivresse, je ne soupire qu'après le moment où j'irai me perdre en Vous dans le Ciel. Faites, ô Jésus, que j'ai faim de Vous qui êtes le Pain des Anges et notre pain quotidien, de Vous qui offrez aux âmes saintes les plus délicieuses et les plus ravissantes Douceurs. Les Anges heureux de Votre vue, ne peuvent se lasser de Vous contempler ; ah ! que mon cœur et mes sens soient transportés sans cesse de l'insatiable désir de Vous voir et de Vous aimer ; qu'une soif ardente me porte vers Vous, Source de vie et de sagesse, Foyer de lumière éternelle, Torrent de la plus pure volupté. Que je Vous cherche et que je Vous trouve, que j'aille à Vous et que je Vous atteigne, que je pense à Vous et que je parle de Vous, que je fasse tout à la louange et à la gloire de votre Nom, avec amour et humilité, avec joie et persévérance. Soyez, divin Jésus, mon espoir et ma confiance, mes affections et mes plaisirs, ma paix et mon allégresse, mon bonheur et mes délices, mon aliment et mon remède, mon secours et mon refuge, ma sagesse et mon conseil, et que mon esprit et mon cœur soient à jamais fixés à Vous ».

Ainsi soit-il.

Saint Bonaventure (1217-1274) - « Heures Catholiques d'Ars : prières d'un Serviteur de Dieu ou exercices de piété spécialement destinés aux pèlerins d'Ars », page 127, chez H. Pélagaud et Roblot, 1875
« Prière sur la Miséricorde » de Saint Bonaventure sur la Miséricorde
Voici la Prière « Auguste Souveraine, Vous semblez n'avoir à cœur que de faire Miséricorde » de Saint Bonaventure de Bagnoregio (1217-1274) qui disait qu'en présence de la Bienheureuse Vierge Marie, il oubliait presque la Justice divine, pour ne plus voir que la divine Miséricorde dont Elle est toute remplie. Saint Bonaventure fut Général de l'Ordre Franciscain, Archevêque Italien d'York en Grande-Bretagne crée Cardinal d'Albano par le Pape Grégoire X et Docteur de l'Église Catholique.
La Prière de Saint Bonaventure « Auguste Souveraine, Vous semblez n'avoir à cœur que de faire Miséricorde » :

« Oui, auguste Souveraine, quand je Vous regarde, je ne vois plus que Miséricorde ; car c'est pour les misérables que Dieu Vous a faite sa Mère et Vous a confié la charge de faire Miséricorde ; il n'est pas une misère qui Vous trouve indifférente ; Vous êtes tout enveloppée de Miséricorde ; Vous semblez n'avoir à cœur que de faire Miséricorde ».

Ainsi soit-il.

Saint Bonaventure (1217-1274)
« Prière pour les âmes du purgatoire » de Bonaventure pour les Défunts
Voici une Prière à la Sainte Vierge pour les âmes du purgatoire « Ô Marie, Mère de toutes les pauvres âmes qui souffrent tant dans le purgatoire » de Saint Bonaventure de Bagnoregio (1217-1274), Général de l'Ordre Franciscain, Archevêque Italien d'York en Grande-Bretagne crée Cardinal d'Albano par le Pape Grégoire X et Docteur de l'Église Catholique Romaine.
La Prière du Saint Cardinal Bonaventure « Ô Marie, Mère de toutes les pauvres âmes qui souffrent tant dans le purgatoire » :

« Sainte Marie, Mère de Dieu, consolatrice des affligés et secours des chrétiens ; douce Vierge, Mère de notre Sauveur Jésus et de tous les fidèles, ô Vous qui êtes aussi la Mère de toutes les pauvres âmes qui souffrent tant dans le purgatoire, j'implore avec confiance l'immense bonté de votre Cœur, et je Vous prie d'intercéder auprès de Votre divin Fils, afin que, par les Mérites de son saint Sacrifice, les âmes qui sont châtiées et purifiées par le feu de la souffrance, comme l'or dans la fournaise, obtiennent le soulagement et la délivrance auxquels elles aspirent ».

Ainsi soit-il.

Saint Bonaventure (1217-1274)
« Prière pour Noël » de Saint Bonaventure pour Noël
Voici une Prière devant la Crèche de Noël « Ô petit Enfant plein de charmes » de Saint Bonaventure de Bagnoregio (1217-1274), Général de l'Ordre Franciscain, Archevêque Italien d'York en Grande-Bretagne crée Cardinal d'Albano par le Pape Grégoire X et Docteur de l'Église Catholique Romaine.
La Prière à Noël de Saint Bonaventure « Ô petit Enfant plein de charmes » :

« Ô petit Enfant plein de charmes, mille fois heureux celui à qui il a été donné d’embrasser Vos pieds, de baiser Vos mains, d'essuyer Vos larmes et de rester sans cesse près de Vous pour Vous servir, ô Enfant sans pareil ! Hélas ! Pourquoi ne m’a-t-il pas été accordé de prodiguer mes caresses au Nouveau-Né, d’apaiser Ses vagissements, et de mêler mes larmes aux Siennes ? Infortunée ! Je n’ai pu ni réchauffer Ses membres délicats ni veiller sur Son berceau ! Heureux alors celui qui, à force de prières, aurait en la faveur de servir Marie, et aurait obtenu pour salaire l’ineffable consolation de baiser une fois par jour son divin Fils, et de partager Ses jeux enfantins ! »

Ainsi soit-il.

Saint Bonaventure de Bagnoregio (1217-1274) – « Le Cœur de Jésus », Ascétisme et littérature d’après le R-P Eugène Desjardins, pages 423-425, aux éditions Julien-Lanier, 1855