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Prière à Jésus-Christ « Anima Christi » de Saint Ignace de Loyola à Jésus-Christ
Cette Prière à Jésus-Christ « Anima Christi », « Âme de Jésus-Christ » en français, est très utilisée dans les Exercices Spirituels de Saint Ignace de Loyola (1491-1556). Cette prière est également recommandée après la Sainte communion.
Prière à Jésus-Christ « Anima Christi » en français :

Âme de Jésus-Christ, sanctifiez-moi.
Corps de Jésus-Christ, sauvez-moi.
Sang de Jésus-Christ, enivrez-moi.
Eau du côté de Jésus-Christ, lavez-moi.
Passion de Jésus-Christ, fortifiez-moi.
O bon Jésus, exaucez-moi.
Cachez-moi dans vos plaies.
Ne permettez pas que je sois jamais séparé de vous.
Défendez-moi contre la malice de mes ennemis.
Appelez-moi à l'heure de ma mort.
Et ordonnez-moi d'aller avec vous.
Afin que je vous loue avec vos Saints.
Dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il.

Prière à Jésus-Christ « Anima Christi » en latin :

Anima Christi, sanctifica me.
Corpus Christi, salva me.
Sanguis Christi, inebria me.
Aqua lateris Christi, lava me.
Passio Christi, conforta me.
O bone Jesu, exaudi me.
Intra tua vulnera absconde me.
Ne permittas me separari a te.
Ab hoste maligno defende me.
In hora mortis meae voca me.
Et iube me venire ad te,
Ut cum Sanctis tuis laudem te.
In saecula saeculorum.
Amen

(Indulgence de 300 jours, chaque fois, 7 ans, quand on la récite après la sainte Communion. Plénière, une fois le mois, aux conditions ordinaires. - Pén., 12 déc. 1935.)

Saint Ignace de Loyola (1491-1556)
Prière de Saint Ignace de Loyola à Dieu le Père
Voici la Prière « Pour Toi, je veux perdre tous mes biens et les regarder comme des balayures » de Saint Ignace de Loyola (1491-1556), Fondateur de l'ordre Jésuite et des « Exercices Spirituels ».
La Prière de Saint Ignace de Loyola « Pour Toi, je veux perdre tous mes biens et les regarder comme des balayures » :

« Roi suprême et Seigneur de toutes choses, Roi qui veux conquérir l’univers, à Toi je m’offre tout entier ! Pour Toi, je veux perdre tous mes biens. Devant ton infinie Bonté, en présence de ta Mère glorieuse et de tous les saints et saintes du ciel, à Toi, je m’offre tout entier ! Pour Toi, je veux perdre tous mes biens et les regarder comme des balayures. Pour Ton plus grand service et Ta plus grande louange, je désire d’un grand désir t’imiter en subissant tous les outrages, tout opprobre et toute pauvreté, à Toi je m’offre tout entier ! Pour Toi, je veux perdre tous mes biens et les regarder comme des balayures, pour Te gagner en communiant à Tes souffrances. Roi suprême et Seigneur de toutes choses, je ne m’appuie que sur Ta grâce : s’il plaît à ta Divine Majesté de me choisir et de me recevoir pour que je Te suive dans la peine, à Toi je m‘offre tout entier ! Pour Toi, je veux perdre tous mes biens et les regarder comme des balayures, pour Te gagner en communiant à Tes souffrances et parvenir à la gloire avec Toi ! Amen. »

Saint Ignace de Loyola (1491-1556)

Inigo (1491-1556), qui deviendra Saint Ignace de Loyola, changea radicalement de vie à la suite de la lecture de la vie de grands Saints. Noble chevalier espagnol, il se dépouilla de sa fortune avant d’entreprendre sur le chemin de Jérusalem une mission qui sera celle d’une vie : « aider les âmes ». Proche ami de François-Xavier qu’il rencontra lors de ses études à Paris, il fonda avec lui et quelques autres la Compagnie de Jésus.

Neuf mois pour une nouvelle vie :
Inigo est né en 1491, à Azpeitia (actuelle province de Guipúzcoa), dans une famille de la noblesse basque espagnole, peu avant que Christophe Colomb n’aborde aux Antilles. Il reçoit une éducation conforme à son rang, celle d’un chevalier. À 26 ans, il est haut fonctionnaire auprès du vice-roi de Navarre. C’est un homme de cour et un politicien au service de l’unité espagnole en train de se construire, non un militaire, contrairement à la légende souvent entretenue par les jésuites eux-mêmes. Rien n’annonce chez lui le mystique fondateur d’un ordre religieux d’un genre totalement nouveau. Il a 30 ans lorsque ses rêves de gloire sont brisés par un boulet de canon. Les Navarrais de France ont assiégé Pampelune pour récupérer la Navarre espagnole (c’est l’époque de la lutte entre François Ier et Charles Quint). La partie est perdue. Le chevalier de Loyola refuse de se rendre. Un boulet lui broie le genou. Le voilà condamné à neuf mois de convalescence au manoir familial. Neuf mois, le temps d’une nouvelle naissance. Neuf mois suffiront pour transformer l’hidalgo bouillant et calculateur en un « fou en Christ », pèlerin mendiant son pain et prédicant spirituel sur les routes d’Espagne. Neuf mois pour choisir une nouvelle vie.

L’éveil à la vie spirituelle :
Tout commença par l’ennui. Dans l’austère manoir familial, point de ces romans de chevalerie dont raffolait Ignace. Il dut se rabattre sur des vies de Saints (la Légende dorée de Jacques de Voragine, vieille de deux siècles) et la Vie du Christ de Ludolphe le Chartreux. Entre les lectures, il rêvassait, des heures durant. Le déclic fut l’étonnement. Étonnement devant les mouvements qui se produisaient alors en son âme et qui échappaient à son contrôle : des alternances de plaisir et de déplaisir, de plaisir éphémère et de plaisir durable, de plaisir superficiel et de plaisir profond. Le plaisir que lui causaient d’interminables divagations sur ses thèmes donjuanistes favoris (exploits pour une certaine dame de très haute naissance) tournait, lorsque l’imagination s’épuisait, à l’amertume (il restait « sec et mécontent »). En revanche, la pensée d’imiter les exploits ascétiques des grands Saints dont il était en train de lire la vie (« Ce qu’ont fait Saint François et Saint Dominique, pourquoi ne le ferais-je pas ?... Aller nu-pieds à Jérusalem, ne manger que des herbes… ») suscitait en lui un plaisir profond et le laissait durablement « content et allègre ». Comment comprendre cette météo intérieure ?
À suivre le récit qu’il en donna, en troisième personne, à la fin de sa vie, il fallut peu de temps à Ignace pour saisir qu’il était en train de faire l’expérience de ce qu’il appellera, à la suite de la tradition spirituelle, « la diversité des esprits qui l’agitaient, l’un du démon, l’autre de Dieu ». Ces affects qui s’imposaient à lui, qui naissaient des pensées qu’il entretenait volontairement mais qui, eux, échappaient au contrôle de sa volonté, ces affects ne venaient pas de lui. Ils ne pouvaient venir que de la source de la vie ou de l’empoisonneur diabolique. Ils devenaient indicateurs d’un chemin de vie ou d’un chemin de mort. Expérience encore grossière, mais expérience fondatrice. Ignace venait de découvrir la vie spirituelle, la vie dans l’Esprit. Désormais, ce sera à l’aune de ces affects (« consolation » ou « désolation »), qu’il évaluera les choix qui s’offriront à lui, les décisions à prendre ou à ne pas prendre. La première fut de changer de vie, de distribuer son avoir aux pauvres et de se rendre, en pèlerinage expiatoire, à Jérusalem. La Vierge Marie eut un rôle important dans le changement de vie de Saint Ignace. Une nuit, il se consacre à Jésus par Marie, Refuge des pécheurs. Une autre, la Vierge lui apparaît, rayonnant de lumière, tenant l’Enfant-Jésus dans Ses bras. C’est ensuite à l’abbaye bénédictine Notre-Dame de Montserrat, à 55 km au nord-ouest de Barcelone, en Catalogne, qu’il effectue une retraite essentielle.

Manresa : « ma primitive Église » :
Arrivé à Montserrat, Ignace fit sa Confession générale, qui dura trois jours. Puis il déposa son épée au pied de la statue de la Vierge, troqua ses vêtements contre ceux d’un mendiant et passa la nuit devant la statue, bourdon en main, pour une veillée d’armes d’un nouveau genre. Il décida alors de rester quelques jours dans une localité voisine, Manresa. Le combat spirituel qui s’engagea alors en lui l’y retint en fait une année entière. Ce fut une année de quasi-érémitisme dans une grotte, entrecoupée de visites au Monastère Dominicain et de soins donnés aux malades nécessiteux de l’hospice municipal. Le mendiant s’adonna d’emblée à l’ivresse des saintes folies dont il avait lu les récits : jeûnes interminables, oraisons de sept heures d’affilée, refus de se couper les cheveux et les ongles… Très vite, d’effrayantes alternances de joie et de dépression se manifestèrent, accompagnées de violentes pulsions suicidaires. Survint un dégoût nouveau et profond pour la vie qu’il menait, et le désir de l’abandonner. Là-dessus, sans préavis, « le Seigneur voulut qu’il s’éveilla comme d’un rêve », écrira-t-il plus tard dans son autobiographie à la troisième personne, Le Récit d’un pèlerin. Il décida de ne plus revenir sur ses péchés d’antan. « À partir de ce jour, il demeura libéré de ses scrupules. » Une paix indéracinable vint alors affermir son désir de rester docile à Dieu qui l’avait instruit « comme un Maître d’école ». Plus jamais, semble-t-il, Ignace ne connut de vraie désolation.
Ainsi s’est-il éveillé peu à peu de ses rêves donquichottesques. Il avait rêvé d’une vie héroïque, tissée d’exploits ascétiques pour impressionner Dieu et les hommes, comme il avait naguère rêvé d’accomplir, en vrai chevalier, de mirifiques prouesses pour la dame de ses pensées. Mais il a expérimentalement découvert que le Seigneur n’avait rien à faire de ce genre de performances. Il a découvert surtout que la voix de Dieu en lui était articulée comme un langage – un langage souvent subtil et qui permettait de découvrir sa volonté, de la « discerner ». Ignace pouvait désormais choisir sa vie, avec Dieu.

Vers Jérusalem : « aider les âmes » :
Quand il quitta Manresa, le pèlerin ne se rendait plus à Jérusalem pour expier ses péchés, mais pour vivre où Jésus avait vécu et surtout pour « aider les âmes » des pèlerins. Les aider à quoi ? À faire l’expérience bouleversante qu’il venait de faire : Dieu peut nous parler au cœur directement, personnellement. Et la grammaire de la communication avec Dieu est finalement assez simple. « Aider les âmes » : la formule reviendra constamment désormais sous la plume d’Ignace pour désigner son projet de vie et la vocation des Jésuites. Dans la pratique d’Ignace et des premiers Jésuites, la manière privilégiée « d’aider les âmes » sera la « conversation spirituelle », à laquelle s’adjoindront d’abord la catéchèse des enfants et des illettrés, puis la prédication. À ceux qui y sont disposés, on fera faire des « exercices spirituels ». Le service des malades pauvres dans les hospices devra toujours accompagner ces formes d’apostolat. C’est à ce programme que se tiendront les Jésuites pendant les huit premières années de leur existence, avant que, par obéissance au Pape répondant à la pression des princes, Ignace n’accepte de prendre en charge des collèges et des universités. Cette forme d’apostolat dévorera très vite l’essentiel des forces. Mais jamais les Jésuites n’abandonneront leurs pratiques initiales. Ignace envisageait donc de s’installer à Jérusalem pour s’y livrer à l’apostolat. Mais il découvrit sur place que les autorités turques n’autorisaient pas de séjour prolongé. La Volonté de Dieu passait aussi par les aléas de la politique. Il rentra à Barcelone.

De Barcelone à Paris, le temps des études :
Une prise de conscience s’était opérée en lui pendant son année de pèlerinage : il était religieusement inculte, il ne savait pas le latin. Comment parler de Dieu et de la vie spirituelle sans un minimum de bagage ? L’Inquisition ne lui permettrait jamais de se livrer à l’apostolat spirituel sans être dûment diplômé et autorisé. Une nouvelle étape s’ouvrit alors, qui devait durer onze années. À 33 ans, Ignace se mit au latin avec les écoliers de Barcelone. Deux ans plus tard, il partait pour l’université d’Alcalá de Henares (près de Madrid), où il resta un an ; puis à Salamanque (León) où il passa aussi un an. En 1528, il partit pour l’université de Paris, où il resta sept ans, jusqu’à l’obtention d’une maîtrise en 1535. Il avait 44 ans ! Au long de ses années d’études à Paris, se rassembla peu à peu autour d’Ignace un groupe international d’étudiants séduits par sa personnalité et sa spiritualité ; parmi eux, François-Xavier. Mûrit ainsi le projet de former un groupe de « Prêtres réformés » vivant dans la pauvreté, de se rendre à Jérusalem et de « dépenser leur vie pour être utiles aux âmes » ; et s’il n’était pas possible de rester à Jérusalem, ils iraient à Rome se mettre à la disposition du Vicaire du Christ pour qu’il les emploie « là où il jugerait que ce serait davantage à la Gloire de Dieu et plus utile aux âmes ». Sept premiers compagnons, dont deux Navarrais, trois Espagnols, un Savoyard et un Portugais, firent ensemble les vœux de pauvreté et de chasteté à la chapelle Saint-Denis sur la colline de Montmartre (Paris), à la fin de la Messe célébrée par Pierre Favre, le 15 août 1534.

Rome, la « petite Compagnie » :
Les études de tous étant achevées, le petit groupe se retrouva à Rome en 1539. L’accès à Jérusalem était désormais interdit par les Turcs. Les « pauvres Prêtres pèlerins », comme on les appelait, se mirent à la disposition du Pape. Ils étaient onze. Le 27 septembre 1540 (la plupart étaient déjà dispersés, à commencer par François-Xavier), le Pape Paul III promulgua la bulle de fondation du nouvel Ordre religieux, Regimini militantis Ecclesiae (Pour le gouvernement de l'Église militante). Dix ans plus tard, le 21 juillet 1550, Jules III approuvait définitivement les Jésuites par la bulle Exposcit Debitum (Le devoir impose). La Compagnie de Jésus, innovation scandaleuse pour beaucoup, était dispensée de chanter l’office au chœur, cinq fois par jour, pour être plus libre et plus mobile dans l’apostolat. Le chœur des Jésuites, c’est le monde ; ils doivent pouvoir « chercher et trouver Dieu en toutes choses ». Dès le 22 avril 1541, Ignace, malgré ses refus réitérés, est élu Supérieur. Il sera le premier. Il gouvernera la Compagnie quinze années durant. À sa mort, le 31 juillet 1556 à Rome (Italie) des suites d’une maladie, la Compagnie comptait un millier de membres, sur tous les continents. Le pèlerin s’était fixé à Rome, mais le relais avait été transmis. Le pèlerinage continuait.

À 30 ans, Ignace avait reconstruit sa vie. Il l’avait fait sur des bases entièrement neuves pour lui, et qui tenaient autant à Dieu qu’à son génie propre. Il a progressivement découvert qu’il était appelé à annoncer le Royaume de Dieu dans les cœurs (« aider les âmes ») en faisant partager à d’autres l’expérience précisément qui lui avait permis de s’éveiller, de découvrir sa vraie vocation, ce que Dieu voulait pour lui ! Les fameux Exercices Spirituels sont une manière privilégiée de choisir sa vie avec Dieu, comme l’avait fait Ignace.
Prière de Saint Ignace de Loyola à Dieu le Père
Cette Prière d’offrande à Dieu le Père appelé le « Suscipe » (= Reçois en latin) : « Prends, Seigneur, et reçois toute ma liberté » de Saint Ignace de Loyola (1491-1556) est récitée tout au long des Exercices Spirituels chez les CPCR pour obtenir, par une merveilleuse contemplation, l'Amour pur de Dieu : « contemplatio ad amorem ». Cette Prière exprime un élément fondamental de la vie catholique : le don de soi. « Celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera » (Mt 10, 39). Se remettre entre les mains de Dieu (intelligence, mémoire et volonté représentent toutes les facultés de l’âme), délivre du repliement sur soi-même pour accueillir la force de l’Esprit Saint.
La Prière de Saint Ignace de Loyola « contemplatio ad amorem » :

« Prends, Seigneur, et reçois toute ma liberté, ma mémoire, mon intelligence et toute ma volonté, tout ce que j'ai et tout ce que je possède, Tu me l'as donné; à toi, Seigneur, je le rends. Tout est à toi, disposes-en selon ton entière volonté. Donne-moi ton amour et ta grâce. C’est assez pour moi. »

Autre traduction de la Prière de Saint Ignace de Loyola « Reçois, Seigneur, ma liberté entière » :

« Reçois, Seigneur, ma liberté entière. Voici ma mémoire, mon intelligence, toute ma volonté. Tout ce que je suis, tout ce que je possède, c'est Toi qui me l'a donné ; je Te le rends sans rien me réserver, disposes-en selon Ton bon plaisir. Donne-moi seulement ton Amour et ta Grâce ; j'en serai assez riche, je ne désire pour moi rien d'autre. Amen. »

Ou encore :

« Prenez Seigneur, et recevez toute ma liberté, ma mémoire, mon intelligence et toute ma volonté, tout ce que j'ai, tout ce que je possède. Vous m'avez tout donné : je Vous rends tout, Seigneur. Tout est à Vous, disposez-en selon Votre bon Plaisir. Donnez-moi seulement ce qui me suffit : votre Amour et votre Grâce ! Ainsi soit-il. »

Saint Ignace de Loyola (1491-1556)

Saint Ignace de Loyola naît en 1491 et grandit au Pays basque espagnol dans une famille de la petite noblesse. Jusqu’à 26 ans, Saint Ignace cherche les honneurs dans l’exercice des armes. Blessé au siège de Pampelune en 1521, il se convertit. À Manrèse, près de Barcelone, Saint Ignace de Loyola vit une expérience spirituelle forte et commence à écrire ce qui deviendra ses Exercices spirituels. Devenu étudiant à Paris, il regroupe autour de lui six compagnons, dont Pierre Favre et François Xavier, avec qui il fait le vœu d’être missionnaires du Christ. Ce vœu sera la base d’un nouvel ordre : la Compagnie de Jésus.

Tout au long des Exercices Spirituels, Saint Ignace de Loyola appelle l’homme qui veut suivre et imiter le Christ à demander la grâce de Dieu : car, sans cette grâce, que pourrait-il connaître de lui-même et de son passé s’il ne pouvait, par et dans la grâce de Dieu, s’ouvrir à la miséricorde du Seigneur ? Sans cette grâce, comment pourrait-il, aux différents moments de son chemin, se tourner vers Dieu et lui demander Sa présence, Sa force, Sa lumière pour discerner, décider et se risquer ? Sans cette grâce, comment pourrait-il éprouver cette allégresse et cette joie, cette paix et cette confiance qui permettent d’oser mettre ses pas dans ceux du Christ ? Et nous savons comment s’achève la prière de l’ « ad amorem » au terme des Exercices : « donne-moi ton amour et ta grâce : c’est assez pour moi ». Alors, pourquoi craindre ?
Prière « Ô Verbe de Dieu » ou « Seigneur Jésus, apprenez-nous à vous servir » à Jésus-Christ
Cette prière « Ô Verbe de Dieu » est attribuée à Saint Ignace de Loyola, fondateur de l'ordre Jésuite et des Exercises Spirituels auquel appartenait le Père Sevin qui a transformé les premiers mots « Ô Verbe de Dieu, apprenez-moi à être généreux » par « Seigneur Jésus, apprenez-nous à vous servir » pour les Scouts de France, et composa aussi en commentaire le chant : « Coeur de Jésus, notre Chef, notre frère » intitulé aussi « Prière du Scout » à redécouvrir sur le Carnet de Chants Scouts Tra-son. Il est également à noter que cette Prière était rédigée à l'origine au singulier « apprenez-MOI à être généreux » et c’est pendant la guerre que le Père Forestier expliqua que le NOUS communautaire était plus approprié, comme dans le « Notre Père », et ce changement s'est fait tout naturellement. « Seigneur Jésus, apprenez nous à être généreux » est ainsi devenue la prière commune des mouvements Scouts Catholiques.
La Prière de Saint Ignace de Loyola « Ô Verbe de Dieu, apprenez-nous à Vous servir » :

« Ô Verbe de Dieu, apprenez-nous à vous servir comme vous le méritez, à donner sans compter, à combattre sans souci des blessures, à travailler sans chercher le repos, à nous dépenser sans attendre d'autre récompense que celle de savoir que nous faisons votre Sainte volonté. »

Saint Ignace de Loyola (1491-1556)
L’Exercice Spirituel de Saint Ignace de Loyola des « deux Étendards » Sermons - Homélie - Méditations
Voici le célèbre « Exercice Spirituel des deux Étendards » de Saint Ignace de Loyola de la quatrième semaine (ou quatrième jour) d'une retraite Ignacienne : le premier Étendard, celui du Christ, notre Souverain Capitaine et Seigneur ; l'autre, celui de Lucifer; mortel ennemi de notre nature humaine.
Pour méditer « L’Exercice Spirituel des deux Étendards » de Saint Ignace de Loyola :

En Préambule :

L’Étendard de Lucifer :

L’Étendard du Christ :
Ainsi, mais à l'inverse, il faut s'imaginer le souverain et vrai capitaine, qui est le Christ notre Seigneur.

Les Colloques :
1. Premièrement, dans la plus grande pauvreté spirituelle et, si sa divine Majesté devait en être servie et voulait me choisir et recevoir, non moins dans la pauvreté effective ;
2. Secondement, en endurant opprobres et outrages afin de l'imiter par-là davantage, pourvu que je puisse les endurer sans qu'il ait péché de quiconque, ni déplaisir de sa divine Majesté.
Après cela, un Ave Maria.




Remarque : Cet exercice se fera à minuit et ensuite une autre fois le matin ; on fera deux répétitions de ce même exercice, à l'heure de la messe et à l'heure des vêpres, en terminant toujours avec les trois colloques, ceux de Notre-Dame, du Fils et du Père.

Ainsi soit-il.

Saint Ignace de Loyola (1491-1556)
Prière de Saint Ignace de Loyola à Jésus-Christ
Voici une Prière d’offrande pour ceux qui veulent aimer davantage Notre Roi éternel et Seigneur universel Jésus-Christ « Éternel Seigneur Jésus, je veux et désire Vous imiter » lors de la deuxième Semaine des « Exercices Spirituels » de Saint Ignace de Loyola (1491-1556) qui va fonder la Compagnie de Jésus, un simple groupe de 7 amis en 1534, pour devenir en 1539 l’Ordre Religieux des Jésuites dont il sera élu Général jusqu’à sa mort en 1556.
Ceux qui voudront aimer davantage et se distinguer au service total de leur Roi éternel et Seigneur universel, non seulement s'offriront tout entiers à la tâche, mais encore, engageant la lutte contre tout ce qui les attache à la chair et au monde, ils feront une offrande de plus haut prix et de plus haute importance, en disant :

La Prière de Saint Ignace de Loyola « Éternel Seigneur Jésus, je veux et désire Vous imiter » :

« Éternel Seigneur de toutes choses, je fais mon offrande avec Votre faveur et Votre aide, devant Votre infinie Bonté, et devant Votre glorieuse Mère et tous les Saints et Saintes de la Cour Céleste ; je veux et désire, et c'est ma détermination délibérée, pourvu que ce soit Votre plus grand Service et Louange, Vous imiter, en endurant toutes les injustices et tous les mépris, et toute pauvreté, aussi bien effective que spirituelle, si Votre Très Sainte Majesté veut me choisir et m'admettre à cet état de vie ».

Ainsi soit-il.

Saint Ignace de Loyola (1491-1556) – « Exercices Spirituels », 2e Semaine
Prière de Saint Ignace de Loyola à Jésus-Christ
Voici la « Prière pour être reçu sous l’Étendard du Roi Jésus » de St Ignace de Loyola (1491-1556) qui blessé au siège de Pampelune en 1521, se convertit, vécut en mendiant à Manrèse et rédigea, selon ses expériences, les premiers linéaments des fameux « Exercices Spirituels ».
La « Prière pour être reçu sous l’Étendard du Roi Jésus » de Saint Ignace de Loyola :

« Je m'entretiendrai, en dialogue, avec Notre-Dame. Qu’Elle m'obtienne de son Fils et Seigneur la Grâce d'être reçu sous Son étendard :

1) dans la suprême pauvreté spirituelle, et non moins dans la pauvreté effective, si Sa divine Majesté doit en être servie et veut bien me choisir et me recevoir ;

2) par l’acceptation de tout ce qui est en ma vie humiliation et injustice, afin de L’imiter ainsi de plus près, pourvu que je puisse les supporter sans qu'il y ait péché de personne ni déplaisir de Sa divine Majesté.

Et je réciterai un « Je Vous salue, Marie... »

Je ferai la même prière au Fils, afin qu’Il m'obtienne ces Grâces de son Père. Et je dirai la prière « Âme du Christ... »

Je demanderai la même chose au Père pour qu'Il me l'accorde.

Et je dirai un « Notre Père ».

Ainsi soit-il.

Saint Ignace de Loyola (1491-1556) – « Exercices Spirituels », 2e Semaine
Annonciation : Exercice Spirituel de Saint Ignace pour l'Annonciation
Voici l’Exercice Spirituel de Saint Ignace de Loyola sur la « Contemplation de l’Incarnation de Notre Seigneur Jésus-Christ » du premier jour de la deuxième semaine d'une Retraite Ignacienne. Cet exercice Ignacien comprend la Prière préparatoire, trois Préambules, trois Points et un Colloque.
L’Exercice Spirituel de Saint Ignace de Loyola sur la « Contemplation de la Sainte Incarnation de Notre Seigneur Jésus-Christ »

La Prière préparatoire : est de demander à Dieu notre Seigneur sa Grâce pour que toutes mes intentions, mes actions et mes opérations soient purement ordonnées au service et à la louange de sa divine Majesté.

1- Le premier Préambule : Me rappeler l'histoire de ce que j'ai à contempler; c'est ici, comment les trois Personnes divines regardaient toute l'étendue ou la circonférence du monde entier, pleine d'hommes, et comment, en voyant qu'ils descendaient en enfer, Elles décident, en leur éternité que la deuxième Personne se ferait homme pour sauver le genre humain. Et ainsi, quand la plénitude des temps fut venue, Elles envoient l'ange Gabriel à Notre Dame.

2- Le deuxième Préambule : Une composition en se représentant le lieu ; ce sera, ici, voir la grande extension et circonférence du monde où se trouvent des peuples si nombreux et si différents ; de même voir ensuite plus particulièrement la maison et les chambres de Notre Dame, dans la ville de Nazareth, dans la province de Ga1i1ée.

3- Le troisième Préambule : Demander ce que je veux : ce sera, ici, demander une connaissance intérieure du Seigneur qui pour moi s’est fait homme, afin que je L’aime et Le suive davantage.

Le premier Point est de voir les personnes, les unes et les autres.
- Premièrement, celles qui sont sur la face de la terre, si différentes, aussi bien par leur costume que par leur visage : les uns blancs, les autres noirs, les uns en paix et les autres en guerre, les uns pleurant et les autres riant, les uns en bonne santé et les autres malades, les uns naissant et les autres mourant, etc.
- Deuxièmement : voir et considérer les trois Personnes divines comme sur leur Siège royal ou le Trône de leur divine Majesté ; comment Elles regardent toute la face et la circonférence de la terre, et tous les peuples en si grand aveuglement, et comment ceux-ci meurent et descendent en enfer.
- Troisièmement : voir Notre-Dame et l'ange qui La salue.
Et réfléchir afin de tirer profit de cette vue.

Le deuxième Point : Entendre ce que disent les personnes sur la face de la terre : comment elles parlent les unes avec les autres, comment elles jurent et blasphèment, etc.
De même, ce que disent les Personnes divines : « Faisons la rédemption du genre humain, etc. »
Et ensuite les Paroles de l'ange et de Notre Dame.
Et réfléchir ensuite afin de tirer profit de leurs Paroles.

Le troisième Point : Ensuite regarder ce que font les personnes sur la face de la terre ; par exemple, se frapper, tuer, aller en enfer, etc.
De même ce que font les Personnes divines : accomplir la très sainte Incarnation, etc.
Et de même ce que font l'ange et Notre-Dame : l'ange exerçant son office d'envoyé et Notre-Dame s'humiliant et rendant Grâces à la divine Majesté.
Et réfléchir ensuite afin de tirer quelque profit de chacune de ces choses.

Le Colloque : A la fin, faire un Colloque en pensant à ce que je dois dire aux trois Personnes divines, ou au Verbe éternel incarné, ou à la Mère et Notre-Dame, faisant des demandes selon ce que l'on sentira en soi, afin de suivre et d’imiter davantage notre Seigneur, ainsi tout nouvellement incarné.

Dire un Pater Noster.

Saint Ignace de Loyola (1491-1556) – « Exercice Spirituel de Saint Ignace sur l’Incarnation de Notre Seigneur Jésus-Christ », première Contemplation du premier jour de la deuxième semaine