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12 août
Sainte Jeanne de Chantal, mère de famille puis religieuse, fondatrice de la Visitation
Prière de Sainte Jeanne de Chantal sur la Providence
Voici la Prière « Ô souveraine Providence, je me délaisse pour jamais entre Vos bras » de Sainte Jeanne de Chantal (1572-1641), née Jeanne-Françoise Frémyot de Rabutin et veuve du baron de Chantal à 28 ans et mère de quatre enfants. En 1610, quittant les siens, Jeanne de Chantal fonda l'Ordre de la Visitation à Annecy.
La Prière de Sainte Jeanne de Chantal « Ô souveraine Providence, je me délaisse pour jamais entre Vos bras » :

« Ô Bonté souveraine de la souveraine Providence de mon Dieu, je me délaisse pour jamais entre Vos bras ; soit que Vous me soyez douce ou rigoureuse, menez-moi désormais par où il Vous plaira. Je ne regarderai point les chemins par où Vous me ferez passer, mais Vous, ô mon Dieu, qui me conduisez ; mon cœur ne trouve point de repos hors des bras et du sein de cette céleste Providence, ma vraie mère, ma force et mon rempart ; c'est pourquoi je me résous, moyennant Votre aide divine, ô mon Sauveur, de suivre Vos désirs et ordonnances sans jamais regarder où éplucher les causes de pourquoi Vous faites ceci plutôt que cela, mais à yeux clos je Vous suivrai selon Vos volontés divines sans rechercher mon propre goût ; c'est à quoi je me détermine de laisser tout faire à Dieu, ne me mêlant que de me tenir en repos entre Ses bras, sans désirer chose quelconque, que selon qu'Il m'incitera à désirer, à vouloir et à souhaiter. Je Vous offre ce désir, ô mon Dieu, Vous suppliant de le bénir, entreprenant le tout appuyé sur Votre bonté, libéralité et miséricorde, en la totale confiance en Vous et défiance de moi et de mon infinie misère et infirmité. Ainsi soit-il. »

Sainte Jeanne de Chantal (1572-1641)

Sainte Jeanne-Françoise de Chantal : Née à Dijon en 1572, Jeanne Françoise est la fille du président au parlement de Bourgogne. Mariée à un baron à 20 ans et menant une vie conjugale heureuse, elle est veuve depuis dix ans et mère de quatre enfants quand elle fonde, avec son directeur spirituel saint François de Sales, l'ordre de la Visitation de Sainte-Marie. Elle meurt à Moulins, mais son corps repose à Annecy, à côté de celui de Saint François de Sales.
Prière de Saint François de Sales à la Sainte Vierge
Voici une Prière à la Très Sainte Vierge Marie « Ô ma Reine, soyez mon avocate auprès de votre Fils » écrite à l’âge de dix-sept ans par Saint François de Sales (1567-1622) né au château de Sales près de Thorens-Glières, Prince et Évêque de Genève en résidence à Annecy, Docteur de l'Église Catholique et Fondateur de l’Ordre de la Visitation.
La Prière de St François de Sales « Ô ma Reine, soyez mon avocate auprès de votre Fils » :

« Je serai donc privé de la Grâce de mon Dieu qui précédemment était pour moi si aimable et si suave ! Ô Amour, ô Beauté, à qui j'ai consacré toutes mes affections je ne jouirai donc plus de Vos consolations ? Ô Vierge Mère de Dieu, la plus Belle de toutes les filles de Jérusalem, je ne Vous verrai donc point dans le paradis ? Ah ! S’il ne m'est pas donné de contempler Vos traits ravissants, ne permettez pas du moins que je sois réduit à Vous blasphémer et à Vous maudire dans l'enfer. Ô ma Reine, soyez mon avocate auprès de votre Fils, Auquel je n'ai pas la hardiesse de m’adresser. Ô ma Mère, si dans l'autre monde je dois avoir le malheur de ne pas aimer mon Dieu, quoique je Le sache si digne d'être aimé, du moins obtenez-moi que je L'aime en ce monde le mieux que je pourrai. C'est la Grâce que je Vous demande et que j'espère de Vous. Ainsi soit-il. »

Saint François de Sales (1567-1622)
Prière de Sainte Jeanne-Françoise de Chantal à Dieu le Père
Voici une Prière d’abandon à Dieu « Seigneur, Bonté Souveraine, je m'abandonne entre Tes bras » de Sainte Jeanne-Françoise de Chantal (1572-1641), Fondatrice de l'Ordre de la Visitation à Annecy.
La Prière de Sainte Jeanne de Chantal « Seigneur, Bonté Souveraine, je m'abandonne entre Tes bras » :

« Seigneur, Bonté Souveraine, je m'abandonne entre Tes bras, dans les joies et les peines. Conduis-moi où il Te plaira, je ne regarderai pas le chemin à suivre, je ne regarderai que Toi, ma Providence, ma Force, mon Rempart. Je ne regarderai que Toi qui me guides comme une vraie mère. Je suivrai le chemin que Tu me traces, sans jamais regarder, ni éplucher les causes des événements, sans me poser trop de « pourquoi ». Les yeux fermés, je ferai Ta volonté et non pas la mienne. Je me tiendrai en repos, sans désirer autre chose que ce que Tu m'inspireras de souhaiter. Je T'offre cette résolution, Seigneur ; je Te demande de la bénir. J'y serai fidèle, en me méfiant de ma faiblesse, et en m'appuyant sur Ta Bonté, Ta Libéralité (générosité), Ta Miséricorde. Seigneur, j'ai une confiance totale en Toi. Amen. »

Sainte Jeanne de Chantal (1572-1641)

La Vie de Sainte Jeanne de Chantal :

Jeanne-Françoise Fremiot de Chantal, née à Dijon, réunit en elle toutes les distinctions, celle de la naissance, celle de l'esprit, celle surtout de la sainteté. Admirable en tout, dès son bas âge elle brilla surtout par un zèle ardent pour la foi catholique.

A cinq ans, on la vit reprendre avec force un hérétique qui parlait contre la présence réelle: « Monsieur, lui dit-elle, vous ne croyez pas que Jésus-Christ soit dans l'Eucharistie ; cependant Il a dit qu'Il y était, vous croyez donc qu'Il n'a pas dit la vérité ? » Le protestant, ne sachant que répondre, voulut fermer la bouche de l'enfant en lui offrant des dragées, mais elle les jeta au feu avec mépris, en disant : « Voilà, monsieur, comment les hérétiques brûleront en enfer pour n'avoir pas cru aux paroles de Jésus-Christ ! »

Âgée de vingt ans, elle fut donnée en mariage à un époux digne d'elle, le baron de Chantal. Dieu donna de nombreux et charmants enfants à ces époux modèles ; rien ne manquait à leur bonheur, quand une catastrophe épouvantable vint le briser : le baron fut blessé à la chasse, par accident, de la main d'un de ses amis, et mourut pieusement quelques jours après. Jeanne avait vingt-huit ans; elle reçut le coup terrible sans faiblir et fit à Dieu, à l'instant même, le vœu de chasteté parfaite, se traça un plan de vie austère, se vêtit sans luxe, porta le cilice et se donna tout entière à sa sanctification et à l'éducation de ses enfants.

Dieu lui fit bientôt rencontrer saint François de Sales, à Dijon même ; dès lors elle se mit sous sa direction, et sa vie s'éleva rapidement à une perfection supérieure : « J'ai trouvé à Dijon, pouvait dire le Saint, la femme forte, en Mme de Chantal ».

Après avoir montré au monde le modèle de la mère chrétienne, Dieu va faire éclater en l'illustre Sainte le modèle sublime de la perfection religieuse. Elle devint fondatrice de l'Ordre de la Visitation. La séparation fut pour elle un sacrifice sublime; il lui fallut résister aux cris et aux larmes et passer par-dessus le corps de son fils aîné, qui s'était couché sur le seuil de la porte, criant : « Maman, ne me quittez pas ! » Une telle âme devait franchir à grands coups d'ailes les sommets de la plus haute sainteté.

Elle en vint à faire le vœu de choisir toujours ce qui lui paraîtrait le plus parfait. L'amour de Dieu possédait son âme au point qu'elle n'en pouvait supporter l'ardeur. « Ah ! disait-elle, si le monde connaissait la douceur d'aimer Dieu, il mourrait d'amour ! » Saint Vincent de Paul vit son âme monter au Ciel sous la forme d'un globe de feu et rejoindre l'âme de saint François de Sales, brillante du même éclat.
Prière de Sainte Jeanne de Chantal à la Sainte Vierge
Voici la Prière Mariale « Ô Très Sainte Mère, le Vaisseau le plus grand » de Sainte Jeanne-Françoise Frémyot de Rabutin (1572-1641), veuve du baron de Chantal à 28 ans et mère de quatre enfants, Jeanne-Françoise eut la grâce de trouver sur sa route Saint François de Sales, qui allait guider sa montée vers Dieu. En 1610, quittant les siens, elle fonda l'ordre de la Visitation à Annecy. Le reste de sa vie devait être consacré à la diffusion de sa famille religieuse.
La Prière de Sainte Jeanne-Françoise de Chantal « Ô Très Sainte Mère, le Vaisseau le plus grand » :

« Comme Vous étiez, ô Très Sainte Mère, le Vaisseau le plus grand, le plus capable, le plus digne du monde, Vous fûtes aussi plus que nul autre remplie de l'amertume et du breuvage d'angoisse que votre Bien-Aimé avalait en ce lieu de tourment : ah ! que m'apprend cela, sinon à recevoir les tribulations comme une chose partagée avec l'Époux ? Ô Mère très pure, Vous nous appelez en disant : Hé, venez, mes filles, que vos cœurs soient des vaisseaux tout vides et mon Fils y versera la rosée dont Son chef est couvert, et les gouttes de la nuit de sa Passion dont sa Tête est emperlée se convertiront en perles de consolation. Ma très douce Mère, hé, faites-moi donc la grâce que désormais je reçoive toutes les petites occasions d'humiliation, de souffrance et d'abjection comme des petites gouttelettes distillées de cette Chevelure précieuse. Ainsi soit-il. »

Sainte Jeanne de Chantal (1572-1641)
Prière de Sainte Jeanne de Chantal du Matin
Voici la Prière « Ô très sainte Volonté de mon Dieu, j'unis ma volonté à la Vôtre en tout ce qu'il Vous plaira de m'envoyer cette journée » de Sainte Jeanne de Chantal (1572-1641), née Jeanne-Françoise Frémyot de Rabutin et veuve du baron de Chantal à 28 ans et mère de quatre enfants. Jeanne-Françoise eut la grâce de trouver sur sa route Saint François de Sales, qui allait guider sa montée vers Dieu. En 1610, quittant les siens, elle fonda l'ordre de la Visitation à Annecy. Le reste de sa vie devait être consacré à la diffusion de sa famille religieuse.
La Prière du matin de Sainte Jeanne de Chantal « Ô très sainte Volonté de mon Dieu, j'unis ma volonté à la Vôtre en tout ce qu'il Vous plaira de m'envoyer cette journée » :

« Ô très sainte Volonté de mon Dieu, qui m'avez environnée de vos Miséricordes, je Vous en rends infinies grâces : je Vous adore du profond de mon âme ; et, de toutes mes forces et affections, j'unis dès maintenant et pour toujours ma volonté à la Vôtre, particulièrement en tout ce que je ferai, et en tout ce qu'il Vous plaira de m'envoyer cette journée, consacrant de nouveau à votre souveraine Gloire mon âme, mon esprit, mon corps, et toutes mes actions et pensées, paroles, œuvres, et tout mon être, Vous suppliant de toute l'humilité de mon cœur d'accomplir en moi vos éternels Desseins, sans me permettre que j'y donne aucun empêchement. Vos yeux qui pénètrent les plus intimes replis de mon cœur, voient que tout mon désir est d'accomplir cette sainte Volonté ; mais ils voient aussi ma faiblesse et mon impuissance : c'est pourquoi, prosterné aux pieds de votre infinie Miséricorde, je Vous conjure mon Sauveur, de m'octroyer la grâce de l'accomplir parfaitement, afin que, comme un feu de votre céleste Amour, je Lui sois un sacrifice agréable, qui sans fin Vous loue et bénisse avec la glorieuse Vierge et tous les saints. Ainsi soit-il. »

Sainte Jeanne de Chantal (1572-1641)