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3 septembre
Saint Grégoire le Grand, pape et docteur de l’Église
« Hymne pour le Carême » de Saint Grégoire 1er pour le Carême
Voici l’Hymne chantée à l’Office des Matines le lundi de la première semaine de Carême « Fidèles à la tradition mystérieuse » et en latin « Ex more docti mystico » composée par Saint Grégoire le Grand (540-604), 64ème Pape de 590 à 604, Père et Docteur de l'Église Catholique Romaine et auteur de nombreuses lettres, homélies, dialogues, traités de pastorale et hymnes dont celle-ci qui exprime les sentiments dans lesquels nous devons aborder cette sainte quarantaine et les actions auxquelles nous devrons nous appliquer pendant ce temps de Carême : pénitence corporelle, recueillement, contrition…
L’Hymne pour le Carême de Saint Grégoire le Grand « Ex more docti mystico » :

Ex more docti mystico, servemus hoc jejunium, deno dierum circulo ducto quater notissimo.
Fidèles à la tradition mystérieuse, gardons avec soin ce jeûne célèbre qui parcourt le cercle de quarante journées.

Lex et Prophetae primitus hoc praetulerunt, postmodum Christus sacravit, omnium Rex atque factor temporum.
La Loi et les Prophètes l’inaugurèrent autrefois ; Auteur et Roi de toutes les choses créées, le Christ daigna Lui-même le consacrer.

Utamur ergo parcius Verbis, cibis et potibus, somno, jocis, et arctius perstemus in custodia.
Il nous faut restreindre l’usage de la parole, du manger, du boire, du sommeil et des délassements ; veillons plus strictement sur la garde de nous-mêmes.

Vitemus autem noxia, quae subruunt mentes vagas ; nullumque demus callidi hostis locum tyrannidi.
Évitons ces périls où succombe l’âme inattentive ; gardons-nous de laisser la moindre entrée à notre tyran perfide.

Flectamus iram vindicem, ploremus ante Judicem, clamemus ore supplici, dicamus omnes cernui :
Fléchissons la colère vengeresse ; pleurons aux pieds de notre Juge ; poussons des cris suppliants, et, prosternés devant notre Juge, disons-Lui :

Nostris malis offendimus Tuam, Deus, clementiam : effunde nobis desuper remissor indulgentiam.
Ô Dieu ! par nos péchés, nous avons offensé votre Clémence, daignez étendre sur nous votre Pardon.

Memento quod sumus tui, licet caduci, plasmatis : ne des honorem Nominis Tui, precamur, alteri.
Souvenez-vous que, malgré notre fragilité, nous sommes l’œuvre de Vos mains ; ne cédez pas à un autre l’honneur de votre Nom.

Laxa malum quod fecimus, auge bonum quod poscimus ; placere quo tandem tibi possimus hic et perpetim.
Pardonnez-nous le mal que nous avons fait ; donnez-nous avec abondance la Grâce que nous implorons, afin que nous puissions Vous plaire ici-bas et dans l’éternité.

Praesta, beata Trinitas, concede, simplex Unitas, ut fructuosa sint tuis Jejuniorum munera.
Trinité bienheureuse, Unité parfaite, rendez profitable à vos fidèles le bienfait du jeûne.

Ainsi soit-il.

Saint Grégoire le Grand (540-604) - Hymne de l’Office des Matines du lundi de la première semaine de Carême
Prière de Saint Grégoire le Grand à Jésus-Christ
Voici la Prière « Ô Seigneur Jésus, puisses-Tu avoir la bonté de T'approcher de moi » de Saint Grégoire le Grand (540-604), 64ième Pape de 590 à 604, Père et Docteur de l'Église Catholique Romaine et auteur de nombreuses lettres, homélies, dialogues et traités de pastorale.
La Prière de Saint Grégoire le Grand « Ô Seigneur Jésus, puisses-Tu avoir la bonté de T'approcher de moi » :

« Ô Seigneur Jésus, puisses-Tu avoir la bonté de T'approcher de moi, poussé par la pitié. Descendant de Jérusalem à Jéricho, Tu tombes des hauteurs en nos bas-fonds, d'un lieu où les êtres sont pleins de vie dans un pays de malades. Vois : je suis tombé entre les mains des anges de ténèbres qui m'ont ôté le vêtement de la grâce, et après m'avoir roué de coups, m'ont laissé à demi-mort. Puisses-Tu panser les plaies de mes péchés, après m'avoir donné l'espérance de retrouver la santé. Puisses-Tu m'oindre de l'huile de ton Pardon et verser sur moi le vin de la componction. Si Tu me conduisais dans l'auberge de ton Église, Tu m'y nourrirais du repas de ton Corps et de ton Sang. Si Tu prenais soin de moi, je ne désobéirais plus à tes Ordres, je n'attirerais plus sur moi la rage des bêtes en fureur. Car j'ai grand besoin de tes Soins, tant que je porte cette chair sujette au péché. Écoute-moi donc, moi le Samaritain dépouillé et blessé, pleurant et gémissant, T'appelant et criant avec David : « Pitié pour moi, ô Dieu, selon Ta grande Tendresse ! » (Ps 50, 3). Amen. »

Saint Grégoire le Grand (540-604)
Prière de Jésus Christ selon Saint Jean à Dieu le Père
Voici la Prière de Jésus Christ « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » selon Saint Jean 15, 9-17 et sa méditation selon Saint Grégoire le Grand et le Père Henri Caldelari.
La Prière de Jésus Christ « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » selon Saint Jean :

A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples :

« Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous êtes fidèles à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j'ai gardé fidèlement les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que vous soyez comblés de joie. Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ignore ce que veut faire son maître ; maintenant, je vous appelle mes amis, car tout ce que j'ai appris de mon Père, je vous l'ai fait connaître. Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, c'est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous partiez, que vous donniez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l'accordera. Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres. »

Saint Jean (15, 9-17)

La Méditation de la Prière de Jésus Christ « Aimez pour le motif pour lequel je vous ai aimés » selon Saint Grégoire le Grand :

« Les saintes Écritures sont pleines de préceptes du Seigneur; alors pourquoi dit-il de la charité comme d'un précepte unique : « Mon commandement, c'est que vous vous aimiez les uns les autres » (Jn 15,12) ? N'est-ce pas que tout commandement porte sur le seul amour, et que tous les commandements ne font qu'un, parce que tout ce qui est commandé est fondé sur la seule charité ? En effet, comme les multiples rameaux d'un arbre proviennent d'une seule racine, ainsi les multiples vertus s'originent dans la seule charité. Et le rameau de l'œuvre bienfaisante ne verdoie pas s'il ne demeure sur la racine de la charité. Les commandements du Seigneur sont, en effet, multiples et un : multiples par la diversité des œuvres, un dans la racine de l'amour. Le Seigneur insinue lui-même comment il faut pratiquer cet amour lorsque, dans son Écriture, à de nombreuses reprises, il ordonne qu'on aime ses amis en lui et ses ennemis à cause de lui. Il possède la vraie charité, celui qui aime son ami en Dieu et son ennemi pour Dieu. Car il est des gens qui aiment leur prochain, mais d'une affection qui vient de la parenté et de la chair. Aussi quand le Seigneur a dit : « Mon commandement, c'est que vous vous aimiez les uns les autres », il a aussitôt ajouté : « comme je vous ai aimés. Comme s'il disait clairement : Aimez pour le motif pour lequel je vous ai aimés »

Saint Grégoire le Grand (540-604)
Prière à Sainte Scholastique aux Saints
Voici une Prière à Sainte Scholastique (480-543), la sœur chérie de Saint Benoît, le Père des moines. Sainte Scholastique se consacra, comme son frère, au Seigneur, dès sa jeunesse et entra au ciel sous la forme d’une Colombe.
Sainte Scholastique (480-543) était la sœur de Saint Benoît, le législateur des moines d'Occident. Elle mena la vie consacrée au pied du mont Cassin, où Benoît avait fondé son célèbre monastère, et elle précéda de peu son frère dans la mort. C'est pourquoi les moniales bénédictines honorent Sainte Scholastique comme leur mère spirituelle. Sous l’aspect d’une colombe, l’âme innocente de Sainte Scholastique s’envola vers le ciel ; C’est Saint Benoit qui priant à la fenêtre de sa cellule le 10 février 518, aperçut cette âme bienheureuse monter au ciel sous la forme d'une colombe environnée d'une éblouissante lumière. Puissions-nous, nous aussi, vivre dans l’innocence et parvenir aux joies éternelles.

Prière à Sainte Scholastique :
« Glorieuse sœur de Saint Benoît, Sainte Scholastique, vous qui avez généreusement échangé les joies du siècle et le luxe d'une condition brillante contre les austérités et les saintes tristesses de la pénitence, demandez pour nous à Dieu, que si nous n'avons pas, comme vous, le courage de renoncer au monde, et de nous enfermer dans un cloître, nous ayons au moins celui de ne pas nous attacher aux vanités, et de vivre chrétiennement dans la condition ou il à plu au Seigneur de nous placer. Amen. »

Autre Prière à Sainte Scholastique :
« Heureuse épouse du Christ, Scholastique, colombe des vierges, les habitants du Ciel te comblent de louanges ; nos cœurs te saluent en faisant monter vers toi l'hommage d'un joyeux concert. Tu foulas aux pieds les honneurs du monde et ses couronnes ; dirigée par les enseignements de ton frère et les préceptes de sa Règle Sainte, attirée par l'odeur des Grâces Célestes, tu appris de bonne heure à prendre le chemin de la patrie. Ô force invincible de l'amour ! Ô victoire à jamais glorieuse, en ce jour où, par la force de tes larmes, tu fais descendre les pluies du Ciel, et contrains le Patriarche de Nursie à continuer ses entretiens Célestes. Aujourd'hui tu brilles, au plus haut des Cieux, de l'éclat de cette lumière vers laquelle tu soupirais ; les feux de la charité, les splendeurs de la grâce embellissent ton front ; unie à l'Époux, tu reposes au sein de la gloire. Daigne donc maintenant écarter du cœur des fidèles les nuages d'ici-bas, afin que le Soleil éternel, versant sur nous sa splendeur sereine, nous comble des joies de la Lumière sans fin. Chantons Gloire au Père et Gloire au Fils unique ; hommage égal au Paraclet Divin ; Honneur éternel à celui qui créa les siècles et qui les gouverne. Amen. »

Prions : O Dieu, qui, pour manifester l'innocence de votre Bienheureuse vierge Scholastique, avez fait entrer son âme dans le ciel sous la forme d'une colombe, accordez-nous, par ses mérites, de vivre nous-mêmes avec tant d'innocence que nous méritions de parvenir aux mêmes joies; par Jésus, le Christ notre Seigneur.

Sainte Scholastique, Priez pour nous !

La force de Prière de Sainte Scholastique :

Saint Grégoire le Grand, Pape de 590 à 604, parle ici de Sainte Scholastique, la propre sœur de saint Benoît, qui alla voir son frère trois jours avant de mourir.

La sœur de Benoît, nommée Scholastique, consacrée dès l'enfance à Dieu tout-puissant, avait l'habitude de venir voir son frère une fois par an. L'homme de Dieu descendait à sa rencontre non loin de la porte, dans une dépendance du monastère. Un jour, elle vint comme de coutume, et son vénérable frère descendit avec des disciples pour la voir. Toute la journée se passa à louer Dieu et à parler de choses saintes. Les ombres de la nuit tombaient quand ils prirent leur repas. On était encore à table à parler de choses saintes et il se faisait tard, quand la religieuse sa sœur pria Benoît en ces termes : « Je t'en prie, ne me quitte pas cette nuit, jusqu'au matin parlons des joies de la vie céleste. » II répondit : « Que dis-tu là, ma sœur ! Rester hors du monastère, je ne le peux absolument pas. » Le ciel était alors d'une sérénité parfaite, sans un nuage. La religieuse, à ce refus de son frère, posa sur la table ses mains, les doigts entrelacés, et inclina la tête dans ses mains pour prier Dieu. Quand elle la releva, ce fut un éclat violent d'éclairs, tonnerre, pluie diluvienne, tant et si bien que ni le vénérable Benoît ni les frères qui l'accompagnaient ne pouvaient franchir le seuil du lieu où ils se trouvaient. Alors l'homme de Dieu commença à se plaindre, tout triste : « Que Dieu tout-puissant te pardonne, ma sœur ! Qu'est-ce que tu as fait là ? » Elle répondit : « Voilà ! Je t'ai prié, et tu n'as pas voulu m'écouter. J'ai prié mon Seigneur, et il m'a écoutée. Maintenant donc, si tu peux, sors ! Laisse-moi, et rentre au monastère. » Mais lui ne pouvait sortir au-delà du toit. Il n'avait pas voulu rester de bon gré, il resta là de force. Et voilà comment ils passèrent toute la nuit à veiller, en se rassasiant mutuellement de saints propos sur la vie spirituelle. Ce n'est pas étonnant qu'une femme en cette occasion ait été plus forte que lui : elle voulait voir plus longtemps son frère. Selon la parole de Jean, Dieu est amour (1 Jn 4,8), et par un jugement tout à fait juste, elle fut plus puissante parce qu'elle aima davantage.

Le lendemain, avant le lever du soleil, l'orage étant complètement passé, ils se quittèrent pour ne plus se revoir en ce monde. Trois jours après, sainte Scholastique assembla ses filles, leur recommanda, avec sa douceur ordinaire, de continuer à servir Dieu avec générosité; puis, bénissant le Seigneur dans l'effusion de son cœur, plein d'amour et d'allégresse, elle rendit sa belle âme à son Créateur, sans maladie et sans souffrance, le 10 février 518. Au même moment, saint Benoit qui priait à la fenêtre de sa cellule, aperçut cette âme bienheureuse monter au ciel sous la forme d'une colombe environnée d'une éblouissante lumière. Ravi de cette vision, il récita un cantique d'actions de grâces, puis envoya quelques-uns de ses disciples pour lever le corps de la Sainte; le fit placer dans le tombeau préparé pour lui-même, « afin, dit saint Grégoire, que le même sépulcre réunit les corps de ceux dont les âmes avaient été si intimement unies pendant leur vie ». Cette union dernière ne se fit pas longtemps attendre, car saint Benoit mourut quarante jours après sa soeur, le 21 mars 543.

Saint Grégoire le Grand (540-604), docteur de l'Église, fut préfet de Rome, moine et fondateur, diacre, légat, puis Pape de 590 à 604.
Prière de Saint Grégoire le Grand du Matin
Voici la Prière « Seigneur Dieu Tout Puissant, soyez mon gardien durant tout ce jour qui commence » de Saint Grégoire le Grand (540-604), 64ième Pape de 590 à 604, Père et Docteur de l'Église Catholique Romaine et auteur de nombreuses lettres, homélies, dialogues et traités de pastorale.
La Prière de St Grégoire le Grand « Seigneur Dieu Tout Puissant, soyez mon gardien durant tout ce jour qui commence » :

« Seigneur Dieu Tout Puissant, Seigneur qui n'avez point de Seigneur, mais à qui tout est assujetti dans l'univers entier, Consolateur des petits et Père des orphelins, ne me rejetez pas, tout indigne que je sois de Vous servir, et daignez me compter au nombre des Saints qui Vous ont été agréables depuis l'origine du monde. Ne m'abandonnez point, et envoyez moi aujourd'hui tout ce qui est nécessaire à l'entretien de mon corps et au salut de mon âme. Ô Vous, qui êtes assis, dans les hauteurs, sur le trône de l'empire universel ; ô Vous qui gouvernez à la fois les deux Royaumes invisible et visible ; ô Vous qui m'avez donné la vie dans le sein de ma mère, c'est Vous que j'invoque. Soyez mon gardien durant tout ce jour qui commence, soyez mon guide, soyez mon libérateur. Soit que je marche, soit que je m'arrête, partout enfin où je pourrai me trouver aujourd'hui, puissé-je être préservé de toute atteinte, grâce à Votre miséricorde, ô mon Dieu ! Et, pour que les embûches de l'Ennemi soient impuissantes contre moi, daignez placer au-dessus de moi et tout autour de moi la garde invisible et innombrable de Vos saints Anges ».

Ainsi soit-il.

Saint Grégoire le Grand (540-604)
Prière du Saint Pape Grégoire le Grand pour la Pentecôte
Voici la Prière « Ô Saint-Esprit, c'est sous la forme de langues de feu que Vous êtes apparu aux Apôtres » de Saint Grégoire le Grand (540-604), 64ième Pape de 590 à 604, Père et Docteur de l'Église Catholique Romaine et auteur de nombreuses lettres, homélies, dialogues et traités de pastorale.
La Prière du Pape Grégoire « Ô Saint-Esprit, c'est sous la forme de langues de feu que Vous êtes apparu aux Apôtres » :

« Ô Saint-Esprit, c'est sous la forme de langues de feu que Vous êtes apparu aux Apôtres, pour signifier qu'ils deviendraient par là d'une éloquence ardente. Les Docteurs n'ont-ils pas, en effet, des langues de feu qui, lorsqu'elles prêchent l’Amour de Dieu, enflamment tous les cœurs ? C'est en vain que parle un Docteur, s'il n'allume pas un incendie d'amour. Vous avez de plus, ô Saint-Esprit, donné aux Apôtres le Don des langues. Que signifie ce Prodige, sinon que la Sainte Eglise qui a été aujourd'hui définitivement fondée sur la terre, devait parler, en effet, les langues de tous les peuples ? C'est par l'orgueil, lors de la construction de Babel, que les hommes avaient perdu leur communauté de langage ; c'est par l'humilité des Apôtres que les langues sont de nouveau unies : l'orgueil avait produit la confusion, l'humilité l'a fait cesser. Gloire à Dieu, gloire à jamais à Dieu ! »

Ainsi soit-il.

Saint Grégoire le Grand (540-604)
Hymne de Saint Grégoire le Grand sur la Création
Voici une Hymne en latin et en français qui célèbre la création et les avantages de la lumière que Dieu, en ce premier jour, fit sortir du néant « Ô Vous, qui nous apprenez à donner le nom de jour à l’espace qui s’étend du matin jusqu’au soir » de Saint Grégoire le Grand (540-604), 64ème Pape de 590 à 604, Père et Docteur de l'Église Catholique Romaine et auteur de nombreuses lettres, homélies, dialogues, traités de pastorale et hymnes dont celle-ci qui est l’image sensible de notre divin Enfant, lumière du monde qui s’est levée à l’Orient sur ceux qui étaient assis dans les ombres de la mort.
L’Hymne de Grégoire le Grand « Ô Vous, qui nous apprenez à donner le nom de jour à l’espace qui s’étend du matin jusqu’au soir » :

Lucis Creator optime, lucem dierum proferens ; primordiis lucis novæ, mundi parans originem.
Dieu bon, Créateur de la lumière, qui avez produit le flambeau des jours ; Vous avez préludé à l’origine de ce monde, en révélant, dès le premier jour, l’éclat de cette lumière qui jusqu’alors n’avait pas brillé.

Qui mane junctum vesperi diem vocari præcipis, tetrum chaos illabitur, audi preces cum fletibus.
Ô Vous, qui nous apprenez à donner le nom de jour à l’espace qui s’étend du matin jusqu’au soir ; un noir chaos menace encore de nous envelopper, écoutez nos prières et voyez nos larmes.

Ne mens gravata crimine, vitæ sit exul munere, dum nil perenne cogitat, seseque culpis illigat.
Que notre âme appesantie par le péché ne demeure pas exilée de cette vie immortelle que Vous lui avez préparée ; cette âme si lâche quand il faut penser à l’éternité, si prompte à tomber dans les liens du péché.

Caelorum pulset intimum, vitale tollat præmium ; vitemus omne noxium, purgemus omne pessimum.
Qu’elle frappe enfin aux portes des Cieux ; qu’elle enlève le prix de la vie ; qu’elle évite tout ce qui peut lui nuire ; qu’elle se purifie de toute iniquité.

Præsta, Pater piissime, Patrique compar Unice cum Spiritu Paraclito regnans per omne sæculum. Amen.
Faites-nous cette Grâce, ô Père très Miséricordieux et Vous, ô Fils unique, égal au Père, qui, avec l’Esprit Consolateur, régnez dans tous les siècles. Amen.

Saint Grégoire le Grand (540-604) - L’Année Liturgique « Le Temps de Noël » de Dom Prosper Guéranger, p. 121, Chez Julien Lanier (1847)