17 septembre
Saint Robert Bellarmin, évêque-cardinal et docteur de l’Église
Prière du Saint Cardinal Robert Bellarmin sur la Miséricorde
Voici une Prière pour se perfectionne dans l'exercice de la miséricorde et accorder son pardon « Ô Père, donnez-moi votre Miséricorde » de Saint Robert Bellarmin (1542-1621), Jésuite à 18 ans, Cardinal Archevêque italien de Capoue, Théologien, grande figure de la Contre-Réforme et Docteur de l'Église Catholique Romaine.
« Soyez miséricordieux comme votre Père céleste est Miséricordieux »
(Evangile de Jésus-Christ selon Saint Luc, chapitre 6, verset 36)
La Prière pour être plus miséricordieux du Cardinal Bellarmin « Ô Père, donnez-moi votre Miséricorde » :
« Élevez donc vos yeux ô mon âme, vers cette Source élevée de la Miséricorde ; contemplez cette souveraine Pureté qui agit sans aucun intérêt personnel, et lorsque vous entendrez le premier Maître vous exhorter et vous dire : « Soyez miséricordieux comme votre Père céleste est Miséricordieux » (Luc 6, 36), faites vos efforts pour avoir compassion non seulement de ceux qui tiennent le même rang que vous, mais encore avec ce désintéressement dont votre Père céleste a compassion de vous. Si vous pardonnez à un médisant, à un calomniateur, pardonnez sincèrement, et oubliez entièrement l'offense : car notre Père oublie nos péchés, comme nous l'a assuré le Prophète Ézéchiel ; et afin que nos iniquités ne nous nuisent plus, Il les éloigne de nous autant que l'Orient est éloigné de l'Occident. Si vous faites l'aumône à un pauvre, pensez que vous recevez plus que vous ne donnez ; puisque celui qui a pitié du pauvre, prête à usure au Seigneur ; et par conséquent donnez avec humilité et révérence, non comme si vous donniez au pauvre, mais comme si vous offriez un petit présent au Prince. Si vous souffrez quelques incommodités pour soulager l'indigence de votre prochain, pensez combien vous êtes loin de votre Seigneur, qui, pour vous être utile, a donné son Sang et sa Vie ; c'est ainsi que, sans espérance d'une récompense temporelle, sans aucun motif de vaine gloire, et par pur amour de Dieu et du prochain, vous vous perfectionnerez dans l'exercice de la miséricorde. »
Ainsi soit-il.
Saint Robert Bellarmin (1542-1621) - « Échelle du Ciel » ou Moyens efficaces de parvenir au vrai bonheur en considérant selon Dieu les Œuvres de la Création, Quatorzième degré : « Considération de la Miséricorde de Dieu »
Prière de Saint Robert Bellarmin à Dieu le Père
Voici une Prière extraite de « l'Echelle du Ciel » sur les Moyens efficaces de parvenir au vrai Bonheur « Élevez donc, ô mon âme, vos yeux au ciel » de Saint Robert Bellarmin (1542-1621), Cardinal Archevêque italien de Bénévent, Théologien Jésuite et Docteur de l'Église qui forma le jeune Saint Louis de Gonzague.
La Prière de Saint Robert Bellarmin « Élevez donc, ô mon âme, vos yeux au ciel » :
« Élevez donc, ô mon âme, vos yeux au ciel, et considérez combien il faut estimer les biens qui s'y trouvent réunis, puisque l’or, l'argent et les pierres précieuses qu'on recherche tant ici-bas, sont, moins que de la boue et de la paille comparées à ces biens célestes ! Ajoutez encore que l'or, l’argent et les pierres précieuses dont les hommes font tant de cas, sont sujettes à la Corruption, tandis que ce qui brille dans le ciel est éternel et incorruptible. Mais si vous voulez transmettre dans le ciel cet or et cet argent corruptibles que vous possédez par l’entremise des pauvres, ce que vous ferez si vous êtes sage, alors vous le rendrez incorruptible et vous le posséderez éternellement ; car la souveraine Vérité ne saurait mentir, et elle vous dit : Vendez ce que vous avez et le donnez aux pauvres , et vous aurez un trésor dans le ciel... Vendez ce que vous possédez, et donnez l'aumône ; faites-vous des bourses qui ne s'usent point par le temps, et amassez ainsi dans le ciel un trésor qui ne s'épuise jamais, d'où les voleurs n'osent approcher et que les vers ne puissent corrompre (Luc 12, 33). Ô incrédulité des enfants des hommes ! L'homme, menteur par un désordre de sa nature corrompue, promet de paver dix pour cent d'intérêt, et de plus de rendre le capital ; on se fie à sa parole : Dieu, qui ne ment jamais, promet à celui qui donne l'aumône, un trésor dans le ciel ; bien plus, il promet cent pour un et par-dessus encore la vie éternelle, et cependant l’homme avare balance, on ne peut lui inspirer la confiance, et il aime mieux cacher un trésor que la rouille consume, que les voleurs déterrent et emportent souvent, que de le placer dans le ciel d'où les voleurs ne sauraient approcher, ni la rouille l’y consumer. Mais quand même vos trésors seraient à l’abri des voleurs et des autres accidents, je vous demande, malheureux ! À qui seront un jour ces trésors dont l'acquisition et la conservation vous ont coûté tant de peines ? Ils ne seront plus certainement à vous, tandis qu'ils auraient continué de l’être, si vous eussiez chargé les pauvres de les porter dans le ciel. Il arrive communément que ce que les avares ont ramassé passe à des héritiers prodigues qui mettent moins de temps à le dissiper qu'ils n'en avaient mis eux-mêmes à le ramasser. Cependant le péché de l'avare demeurera et subsistera éternellement ; le ver de la conscience ne meurt point et le feu de l’enfer ne s'éteindra jamais. Instruisez-vous donc, ô mon âme, par les folies d'autrui ; croyez le Seigneur votre maître qui vous dit d'éviter toute espèce d'avarice : car en quelque abondance qu'un homme soit, la conservation de sa vie ne dépend point des grands biens qu'il possède (Luc 12, 15). L'avare ramasse et conserve pour avoir de quoi vivre longtemps, mais il arrive tout le contraire ; car au moment où il y pense le moins, la mort le surprend, et tous les biens qu'il a ramassés et conservés si avaricieusement engendrent ce ver qui ne meurt point, et allument ce feu qui ne s'éteindra jamais. Ô avare infortuné ! Était-ce pour allumer le feu inextinguible de l'enfer, que tu as ramassé des trésors avec tant de sollicitude ? Écoute l'apôtre saint Jacques qui dit à toi et à tous ceux qui te ressemblent : « Riches, qui ne pensez qu'a augmenter votre trésor, pleurez, poussez des cris, et comme des hurlements dans la vue des misères qui doivent fondre sur vous pour vous punir de votre avarice ; la pourriture consume les richesses que vous gardez ; les vers mangent les vêtements que vous avez en réserve ; la rouille gâte l'or et l'argent que vous cachez, et cette rouille portera témoignage contre vous au jugement de Dieu, et dévorera votre chair comme un feu » (Jc 5, 1). Vous vous estimez heureux, observe St. Jacques, parce que vous vous croyez riches et vous le dites ; mais il est vrai que vous êtes misérables et les plus misérables de tous, et que vous avez grand sujet de pleurer et de pousser des hurlements à cause de la grande misère dont vous êtes menacés. Car ces richesses surabondantes que vous avez conservées, et que vous saviez devoir se perdre, tandis que vous auriez pu les donner aux pauvres ; ces habits superflus que vous avez mieux aimé laisser gâter par les teignes que d'en revêtir ceux qui étaient nus ; cet or et cet argent que vous avez laissé endommager par la rouille, plutôt que d'en faire l'aumône et d'en acheter de quoi nourrir les indigents ; tous ces objets de votre avarice déposeront contre vous au jour du jugement : la teigne et la rouille de vos richesses se convertiront en un feu brûlant qui dévorera éternellement vos chairs sans les consumer, afin que le feu ne s'éteigne point et que la douleur ne finisse jamais. Concluons donc avec le prophète, que si les insensés appellent bienheureux ceux qui possèdent les biens terrestres, les richesses superflues, ceux qui sont vraiment sages attribuent ce bonheur au peuple qui a pris Dieu pour son partage : « Beatus populus Dominus Deus ejus » (Ps. 143). Amen. »
Saint Robert Bellarmin (1542-1621) - « l'Echelle du Ciel » (3°: considération de la terre)
Prière de Saint Robert Bellarmin à Dieu le Père
Voici une Prière extraite de « l'Echelle du Ciel » sur les Moyens efficaces de parvenir au vrai Bonheur « Ô mon âme, n’appelez personne votre père sur la terre car vous n'avez qu'un seul Père qui est dans les cieux » de Saint Roberto Bellarmino (1542-1621), francisé en Robert Bellarmin, Cardinal Archevêque italien de Capoue, Théologien Jésuite, grande figure de la Contre-Réforme et Docteur de l'Église Catholique Romaine.
La Prière de Saint Robert Bellarmin « Ô mon âme, n’appelez personne votre père sur la terre car vous n'avez qu'un seul Père qui est dans les cieux » :
« Ô mon âme, qui vous a tirée de ce néant où vous étiez plongée naguère ? Ce ne sont certainement pas vos parents ; s'ils ont engendré votre corps, vous savez que ce qui est né de la chair n'est que chair : « Quod natum est ex carne, caro est ». Mais vous êtes une substance spirituelle. Ce n'est ni le ciel, ni la terre, ni les astres qui vous ont produite. Ces choses sont corporelles et vous êtes spirituelle. Ce ne sont pas non plus les anges, ni aucune autre créature spirituelle, car vous n'avez été formée d'aucune matière, mais tirée du néant, et il n'y a que la toute-Puissance de Dieu qui de rien puisse faire quelque chose. C'est donc Lui seul qui, sans coopérateur, sans le ministère de qui que ce soit, vous a créée quand il l'a voulu, de ses propres Mains, qui sont son Intelligence et sa Volonté. Mais peut-être ce n'est pas Dieu qui produit votre corps, peut-être le devez-vous à quelqu'être créé ; Dieu aura formé votre âme, et vous devez votre corps à vos parents ? Vous vous trompez, c'est Dieu qui en est l'auteur : il est le véritable Architecte et le Père non seulement de votre âme, mais encore de votre corps ; vos parents n'ont été employés en cela que comme les derniers manœuvres le sont dans la construction d'un édifice ; vous appartenez entièrement à Dieu. En effet si vos parents avoient eu par eux-mêmes le pouvoir de former votre corps, ils connaîtraient le nombre des muscles, des veines, des nerfs, des os qui en composent la structure, et plusieurs autres merveilles qu'on y admire ; cependant ils ignorent, à moins qu'ils ne l’aient appris par l'anatomie. Bien plus, lorsque le corps est malade, qu'un membre se dessèche, ou qu'il est amputé, ils pourraient le rétablir, si c'était eux qui l'eussent formé, de même que l'horloger répare sa montre et l'architecte restaure l'édifice qu'il a construit. Mais vos parents ne peuvent rien de semblable. Que dirons-nous de l'union de l’âme avec le corps, de l'esprit avec la matière, de ces deux substances qui n'ont entre-elles aucune ressemblance, aucune proportion, et qui sont néanmoins unies par des liens si forts, qu'elles ne font qu'une même substance ? N'est-ce pas là évidemment l'ouvrage d'une Puissance infinie ? C'est donc au seul Auteur des grandes merveilles, « Qui facit mirabilia magna solus » (Ps. 135, 4), qu'il faut attribuer la création et l'union de l’âme avec le corps. L'Esprit-Saint parlait donc par la bouche de Moïse, lorsque celui-ci disait aux Hébreux : « N'est-ce pas Dieu qui est votre père, qui vous a possédés comme son héritage, qui vous a faits et qui vous a créés » (Dt 36, 6). Le Saint homme Job nous enseigne la même vérité (Jb 10, 11). « Vous m'avez », dit-il à Dieu, « vous m'avez revêtu de peau et de chair, vous m'avez affermi et soutenu par les os et des nerfs » ; cette vérité est confirmée par le Prophète Royal (Ps. 118). « Vos mains », dit-il, s'adressant à Dieu, « vos mains m'ont fait et m'ont formé et fortifié » ; « c'est vous qui m'avez formé et qui avez mis la main sur moi pour me tirer du néant » (Ps. 138). La mère des Machabées disait aussi à ses enfants : « Je ne sais comment vous avez été formés dans mon sein, car ce n'est pas moi qui vous ai donné l'esprit, l’âme et la vie, ni qui ai joint vos membres pour en faire un corps ; mais c'est le créateur du monde qui a formé l'homme dans sa naissance et qui a donné l'origine à toutes choses » (1 M, 7). Jésus-Christ lui-même nous dit : « N’appelez personne votre père sur la terre ; car vous n'avez qu'un seul Père, qui est dans les cieux » (Mt 7). Courage donc, ô mon âme ! Si Dieu est votre Créateur, s’il est votre Père, votre Appui, votre Nourricier ; si tout votre être, tout ce que vous avez est de Lui, et vient de Lui ; si tout ce que vous espérez, vous ne l'attendez que de Lui, pourquoi ne pas vous glorifier d’un tel Père ? Pourquoi ne pas L'aimer de tout votre cœur ? Pourquoi ne pas mépriser, pour l'amour de Lui, tout ce qui est terrestre ? Pourquoi vous laisser dominer par de vains désirs ? Elevez vers Lui vos regards, et, ayant un Père si puissant dans le Ciel, ne craignez point d'ennemis sur la terre. Imitez la confiance et l'amour de David lorsqu'il disait : « Je vous appartiens, ô mon Dieu, sauvez-moi » (Ps. 118). Ô mon âme ! Si vous considériez comment l'Eternel, le Tout-Puissant, qui n'a nul besoin de vos biens, qui ne perd rien en vous perdant, veut cependant arrêter continuellement sur vous ses Regards et daigne vous aimer, vous protéger, vous diriger, vous favoriser comme si vous étiez pour Lui un trésor précieux, certainement vous mettriez en Lui toute votre confiance ; vous Le craindriez comme votre Seigneur, vous L'aimeriez comme votre Père ; et les biens ni les maux de cette vie, quelque grands qu'ils fussent, ne sauraient vous séparer de son Amour. Amen. »
Saint Robert Bellarmin (1542-1621) - « l'Echelle du Ciel » (1°: considération de l’homme)
Prière de Saint Robert Bellarmin à Dieu le Père
Voici une Prière extraite de « l'Echelle du Ciel » pour aimer souverainement Dieu et haïr souverainement le péché « Ô mon âme, vous devez détester le péché par-dessus tout » de Saint Roberto Bellarmino (1542-1621), francisé en Robert Bellarmin, Cardinal Archevêque italien de Capoue, Théologien Jésuite, grande figure de la Contre-Réforme et Docteur de l'Église Catholique Romaine.
La Prière de Saint Robert Bellarmin « Ô mon âme, vous devez détester le péché par-dessus tout » :
« Puisque la haine de Dieu contre le péché est si grande, si vous aimez Dieu par-dessus tout, ô mon âme, vous devez aussi détester le péché par-dessus tout. Ne vous laissez pas tromper par ceux qui affaiblissent ou excusent le péché, prenez garde de vous laisser séduire par leurs fausses raisons. Vous n'aimez pas Dieu si le péché ne vous déplaît pas dans vous et dans les autres ; et si vous n'aimez pas Dieu, vous êtes perdue. D'un autre côté, si vous voulez témoigner votre gratitude à Jésus-Christ, de combien pensez-vous que vous Lui êtes redevable ? C'est pour vous qu'Il a souffert, c'est pour vous qu'Il a donné son Sang et sa Vie, afin d'effacer vos péchés et de vous réconcilier avec son Père. Pourra-t-Il dorénavant vous paraître pénible de souffrir quelque chose pour Jésus-Christ, et, aidée de sa Grâce, ne devez-vous pas résister jusqu'au sang au péché pour l'amour de Lui ? Enfin, si vous ne vous sentez pas la force d'endurer les tourments de l'enfer, vous ne devez pas souffrir le péché qui y conduit, mais le fuir, comme l'on fuit à l'aspect d'un serpent, et ne pas en souffrir la moindre souillure dans votre âme. Prenez donc la ferme et inébranlable résolution d'aimer souverainement Dieu et de haïr souverainement le péché. Amen. »
Saint Robert Bellarmin (1542-1621) - « l'Echelle du Ciel » (6°: considération du feu)
Prière de Saint Robert Bellarmin à Dieu le Père
Voici la Prière « Ô mon âme, ne ressemblez pas à ceux qui confessent Dieu de bouche et Le nient par leurs actions » extraite de « l'Echelle du Ciel » de Saint Roberto Bellarmino (1542-1621), francisé en Robert Bellarmin, Cardinal Archevêque italien de Capoue, Théologien Jésuite, grande figure de la Contre-Réforme et Docteur de l'Église Catholique Romaine.
La Prière de Saint Roberto Bellarmino « Ô mon âme, ne ressemblez pas à ceux qui confessent Dieu de bouche et Le nient par leurs actions » :
« Ô mon âme, ne vous laissez pas séduire, ne ressemblez pas à ceux qui confessent Dieu de bouche et Le nient par leurs actions : « Confitentur se nosse Deum , factis autem negant » (Tit 1) Car plusieurs ont habituellement la foi , mais elle n'agit point ; elle est comme un épée renfermée dans le fourreau. En effet, si leur foi était active, si en croyant ils pensaient sérieusement que Dieu est Juste et Fidèle , et qu'Il a réellement préparé aux impies des peines extrêmes, éternelles, sans aucune consolation, ils ne pourraient pas faire ce qu'ils font, ils n'avaleraient pas l'iniquité comme l'eau (Job 15) ; c'est-à-dire qu'ils ne pècheraient pas et ne commettraient pas les plus grands crimes avec cette facilité, cette sécurité, ce consentement qui ferait croire que ce ne sont plus des châtiments, mais des récompenses qui leur sont promises. Pour vous, dis-je, croyez fermement, et en croyant pensez que dans cette vie Dieu est un Père plein de Miséricorde, disposé à pardonner à tous ceux qui se repentent sérieusement ; mais que ce même Dieu sera, au sortir de cette vie, un Dieu de vengeance, qui appliquera aux pécheurs les supplices qu'Il a préparés à leur impénitence, après les avoir fait prévenir par les prophètes et par les apôtres, et leur avoir laissé l'un et l'autre Testament pour perpétuer le souvenir de ses Promesses et de ses Menaces. Ainsi d'un côté, la crainte de ces peines insupportables, et de l'autre l'espoir des plus magnifiques récompenses, vous servant comme deux ailes pour vous élever, vous feront passer avec sécurité à travers les périls de cette vie, et vous conduiront au repos éternel. Ainsi-soit-il. »
Saint Robert Bellarmin (1542-1621) - « l'Echelle du Ciel » (Quinzième degré : Considération de la grandeur de la justice de Dieu)
Prière de Saint Robert Bellarmin à Dieu le Père
Voici la Prière « Ô mon Père, donnez-moi de cette eau qui purifie toutes mes souillures » extraite de « l'Echelle du Ciel » de Saint Roberto Bellarmino (1542-1621), francisé en Robert Bellarmin, Cardinal Archevêque italien de Capoue, Théologien Jésuite, grande figure de la Contre-Réforme et Docteur de l'Église Catholique Romaine.
La Prière de Saint Roberto Bellarmino « Ô mon Père, donnez-moi de cette eau qui purifie toutes mes souillures » :
« Instruite et encouragée par les Paroles de l'Écriture , dites sans cesse , ô mon âme , à votre Père , en poussant des gémissements ineffables : « Donnez-moi de cette eau qui purifie toutes mes souillures, qui éteigne l'ardeur de ma concupiscence, qui étanche toute ma soif et tous mes désirs, qui fasse de mon esprit un même esprit avec le Vôtre ; qu'il devienne une source d'eau vive rejaillissante jusqu'à la vie éternelle, afin de faire précéder mes mérites là où j'espère habiter éternellement ». Ce n'est pas sans sujet que le Fils de Dieu a dit (Luc 11, 13) : « Si vous autres, tout méchants que vous êtes, vous savez néanmoins donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans le ciel, qui est la Bonté même, donnera-t-il le bon esprit à ceux qui le Lui demandent avec foi et persévérance ». Il ne dit pas que le Père céleste donnera du pain, ou des babils, ou la sagesse, ou la charité, ou le royaume des cieux, ou la vie éternelle, mais il dit qu'il lui donnera le bon esprit, parce qu'en lui se trouve renfermé tout le reste. Ne cessez donc, chaque jour, de rappeler au Père les promesses du Fils, et de dire avec une grande ferveur et une grande confiance : « Père saint, ce n'est pas sur ma justice que je fonde ma prière, mais sur la promesse de votre Fils unique » ; il nous dit : combien plus forte raison votre Père donnera-t-il le bon esprit à ceux qui le Lui demandent ! Assurément votre Fils est la Vérité, Il ne nous a pas trompés : accomplissez donc la promesse de ce Fils qui Vous a glorifié sur la terre, qui Vous a obéi jusqu'à la mort et à la mort de la Croix ; donnez le bon esprit à celui qui Vous le demande, donnez-lui l'esprit de crainte et d'amour, afin que votre serviteur ne craigne autre chose que de Vous offenser, qu'il n'aime que Vous et son prochain pour l'amour de Vous. Créez en moi un coeur pur, et renouvelez au fond de mes entrailles l'esprit de droiture et de justice, ne me rejetez pas de devant votre Face et ne retirez pas de moi votre Esprit-Saint : rendez-moi la grâce de votre Joie salutaire, et fortifiez-moi par l'esprit d'une piété toute volontaire (Ps. 50). Ainsi-soit-il. »
Saint Robert Bellarmin (1542-1621) - « l'Echelle du Ciel » (Quatrième degré : Considération des eaux, et principalement des fontaines)
Prière de Saint Robert Bellarmin sur la Miséricorde
Voici la Prière « Ô Seigneur, qui êtes Suave, Doux et rempli de Miséricorde » extraite de « l'Echelle du Ciel » de Saint Roberto Bellarmino (1542-1621), francisé en Robert Bellarmin, Cardinal Archevêque italien de Capoue, Théologien Jésuite, grande figure de la Contre-Réforme et Docteur de l'Église Catholique Romaine.
La Prière de Mgr Robert Bellarmin « Ô Seigneur, qui êtes Suave, Doux et rempli de Miséricorde » :
« Ô Seigneur, qui êtes Suave, Doux et rempli de Miséricorde (Psaume 85), quel est l'homme qui ne Vous servira pas de tout son cœur, si peu qu'il ait commencé de goûter la douceur de Votre domination paternelle ? Qu'ordonnez-Vous, Seigneur, à ceux qui Vous servent ? Vous leur dites : Chargez-vous de mon joug (Mt 11.) ; et qu'est-ce que Votre joug ? C'est, leur répondez-Vous, un joug suave, et un fardeau léger. Qui ne se chargera volontiers d'un joug qui soulage au lieu de gêner, et d'un fardeau qui délasse au lieu de charger ? Vous avez donc ajouté avec raison qu'en Vous servant nous trouvons le repos de nos âmes (Mt 22) ; et ce qui constitue Votre joug ne fatigue point, mais nous procure le repos ; c'est le premier et le plus grand de vos Commandements : vous aimerez le Seigneur votre Dieu de tout votre cœur (Mt 22). Qu'y a-t-il en effet de plus facile, de plus suave, de plus doux, que d'aimer la Bonté, la Beauté, et l'Amour qui constituent votre Essence ? Ô Seigneur mon Dieu ! Votre serviteur David avait bien raison de dire que vos Commandements sont plus aimables que l'or et que toutes les pierres précieuses ; qu'ils sont plus doux que le miel, que le rayon de miel le plus excellent, et d'ajouter, que ceux qui les gardent y trouveront une grande récompense (Psaume 18, 11-12). Qu’entends-je, ô mon Dieu ! Vous promettez une récompense à ceux qui garderont des commandements plus aimables que l'or, et plus doux que le miel ! Oui, Vous leur promettez, c'est votre apôtre St. Jacques qui nous l'assure (Jc 1, 12) une récompense, et des plus magnifiques, qui est la couronne de vie que Vous avez promise à ceux qui Vous aiment. Et que faut-il entendre par cette couronne de vie ? C'est, comme l'enseigne St. Paul d'après Isaïe (1 Cor 2, 9 et Is 64) le plus grand bien que nous puissions penser ou désirer. Car, nous dit-il, l'œil n'a point vu, l'oreille n'a point entendu, et le cœur de l'homme n'a jamais connu ce que Dieu a préparé pour ceux qui L'aiment. C'est vraiment, ô mon Dieu ! Une grande récompense que celle qui est attachée à l'observation de vos Commandements. Non seulement il est utile à l'homme qui obéit et nullement à Dieu qui commande, d'observer ce premier commandement, qui est le plus grand de tous, mais encore les autres, destinés à perfectionner l'homme, à l'orner, à l'instruire, à l'illustrer, à le rendre bon et heureux. Soyez donc assez sage pour comprendre que Dieu vous a créée pour un bonheur éternel, que c'est là votre fin, votre centre, le trésor de votre cœur. En parvenant à cette fin vous serez heureuse, et malheureuse si vous vous en écartez. Regardez donc comme vraiment avantageux pour vous, tout ce qui conduit à cette fin ; et comme vraiment pernicieux tout ce qui vous en éloigne. Le sage doit rester indifférent pour la prospérité et l'adversité, pour les richesses et la pauvreté, pour la santé et la maladie, pour les honneurs et l'ignominie, pour la vie et pour la mort, considérées en elles-mêmes ; mais si ces choses contribuent à la Gloire de Dieu et à la félicité éternelle, elles sont bonnes et désirables ; comme elles sont un mal qu'il faut fuir dès qu'elles sont un obstacle au salut. Ainsi-soit-il. »
Saint Robert Bellarmin (1542-1621) - « l'Echelle du Ciel » (Premier degré : Considération de l’homme)
Prière de Saint Robert Bellarmin à Dieu le Père
Voici la Prière « Ô mon Dieu, je Vous cherche sérieusement et de tout mon cœur » extraite de « l'Echelle du Ciel » de Saint Roberto Bellarmino (1542-1621), francisé en Robert Bellarmin, Cardinal Archevêque italien de Capoue, Théologien Jésuite, grande figure de la Contre-Réforme et Docteur de l'Église Catholique Romaine.
La Prière de Roberto Bellarmino « Ô mon Dieu, je Vous cherche sérieusement et de tout mon cœur » :
« Ne vous faites pas illusion, ô mon âme, jusqu'à croire que vous vivez pour Dieu, si vous ne Le cherchez sérieusement et de tout votre cœur, et si vous ne soupirez vers Lui nuit et jour. Ne dites pas que les autres occupations vous empêchent de vaquer aux colloques divins et à l'oraison ; car les apôtres étaient tellement occupés, même à l'œuvre de Dieu et au salut des âmes, que l'un d'entre eux disait qu'outre les maux extérieurs dont il avait fait l'énumération, le soin des églises attirait sur lui une foule d'affaires qui l'affligeaient tous les jours. Qui est faible, disait-il, sans que je m'affaiblisse avec Lui ? Qui est scandalisé, sans que je brûle, et que je ressente une vive douleur de sa Chute ? (2Cor 11, 29) Et cependant ce même apôtre, non content de nous rappeler ses fréquentes prières, écrit aux Philippiens que sa conversation est dans le ciel : « Nostra conversatio in caelis est », parce qu'au milieu de ses occupations il tournait sans cesse ses désirs vers le ciel, et qu'il n'oubliait jamais son Bien-aimé ; autrement comment aurait-il pu dire : « J'ai été crucifié (dans mon baptême) avec Jésus-Christ ; et je vis à présent, ou plutôt ce n'est plus moi qui vis, mais c'est Jésus-Christ qui vit en moi » ? (Gal 2, 20) Ainsi-soit-il. »
Saint Robert Bellarmin (1542-1621) - « l'Echelle du Ciel » (Cinquième degré : Considération de l’air)
Prière de Saint Roberto Bellarmino à Jésus-Christ
Voici la Prière « Seigneur, nous voulons Te suivre, la Croix sur les épaules, par un chemin étroit rempli d'épines et de ronces » de Saint Roberto Bellarmino (1542-1621), francisé en Robert Bellarmin, Provincial Jésuite de Naples, Cardinal en 1599, Archevêque de Capoue de 1602 à 1605 qui enseigna dix-sept ans au Collège Romain dont il fut aussi le Recteur.
La Prière de Saint Roberto Bellarmino « Seigneur, nous voulons Te suivre, la Croix sur les épaules, par un chemin étroit rempli d'épines et de ronces » :
« Seigneur, nous voulons Te rendre amour pour amour et si le désir de Te suivre ne procède pas encore de notre amour pour Toi, car il est bien faible, qu'il vienne du moins de l'amour de ton Amour. Si tu nous attires après Toi, nous courrons à l'odeur de tes Parfums. Nous ne désirons pas seulement T'aimer et Te suivre, mais nous décidons de mépriser le monde et tout ce qu'il contient, de le fuir avec l'aide de ta Grâce ; nous y sommes fermement résolus. Surtout lorsque nous voyons que Toi, notre Chef, Tu as négligé les jouissances toute ta Vie. Nous Te voyons affronter la mort, non dans un lit mais sur le bois de justice ; ne pas goûter d'autre nourriture que le fiel et le vinaigre ; et quoique véritablement Roi, ne pas avoir d'autre trône que le gibet ; ne pas porter d'autre couronne qu'un turban d'épines, d'autre pourpre que Ta nudité rougie de Ton propre Sang ; n'avoir pas d'autre escorte que deux misérables suspendus à la potence. Entraînés par ton Exemple de Roi plein de Sagesse, nous repoussons les invités du monde, de son luxe et de ses plaisirs ; et, la Croix sur les épaules, nous nous proposons de Te suivre, Toi seul, par un chemin étroit rempli d'épines et de ronces. Accorde nous seulement l'aide nécessaire, Toi qui nous as donné l'ordre ; et Toi qui nous as montré l'exemple, rends-nous assez forts pour le suivre. Ainsi soit-il. »
Saint Robert Bellarmin (1542-1621)
Prière de Saint Robert Bellarmin sur la Persévérance
Voici la Prière « Ô Seigneur, nous ne désirons pas seulement T'aimer et Te suivre mais nous sommes résolus à mépriser ce monde » extraite de « La Montée de l'âme vers Dieu » de Saint Roberto Bellarmino (1542-1621), francisé en Robert Bellarmin, Cardinal Archevêque italien de Capoue, Théologien Jésuite, grande figure de la Contre-Réforme et Docteur de l'Église Catholique Romaine.
La Prière de Robert Bellarmin « Ô Seigneur, nous ne désirons pas seulement T'aimer et Te suivre mais nous sommes résolus à mépriser ce monde » :
« Ô Seigneur, tout ce que Tu nous enseignes pourrait sembler trop difficile, trop lourd, si Tu parlais d'une autre tribune ; mais puisque Tu nous instruis plus par l'exemple que par la parole, Toi qui es « Seigneur et Maître » (Jn 13,14), comment oserons-nous dire le contraire, nous qui sommes les serviteurs et les élèves ? Ce que Tu dis est parfaitement vrai, ce que Tu ordonnes parfaitement juste ; cette Croix d'où Tu parles l'atteste. Ce Sang qui coule à flots témoigne aussi ; Il crie de toutes ses forces (Gn 4,10). Et enfin, cette mort même : si elle a pu déchirer à distance le voile du Temple et fendre les pierres les plus dures (Mt 27,51), comment ne ferait-elle pas de même, et plus encore, pour le cœur des croyants ; comment ne les amènerait-elle pas à se soumettre ? Seigneur, nous voulons Te rendre amour pour amour ; et si le désir de Te suivre ne procède pas encore de notre amour pour Toi, car il est bien faible, qu'il vienne du moins de notre amour de ton Amour. Si tu nous attires après Toi, « nous courrons à l'odeur de Tes parfums » (Ct 1,4 LXX) : nous ne désirons pas seulement T'aimer, Te suivre, mais nous sommes résolus à mépriser ce monde...lorsque nous voyons que Toi, notre Chef, Tu n'as pas accaparé les joies de cette vie. Nous Te voyons affronter la mort, non dans un lit, mais sur le bois qui rend la justice ; bien que Roi, Tu ne veux pas avoir d'autre trône que ce gibet... Entraînés par Ton exemple de Roi plein de sagesse, nous repoussons l'appel de ce monde et de son luxe, et prenant ta Croix sur nos épaules, nous nous proposons de Te suivre, Toi seul... Accorde-nous seulement l'aide nécessaire ; rends-nous assez forts pour Te suivre. Ainsi soit-il. »
Saint Robert Bellarmin (1542-1621) - « La Montée de l'âme vers Dieu » (trad. rev. Tournay)
« Acte de Contrition » du Cardinal Bellarmin sur la Repentance
Voici l’Acte de Contrition « Mon Dieu, je suis grandement affligé de Vous avoir offensé » composé par Saint Robert Bellarmin (1542-1621), Cardinal Archevêque italien de Capoue, Théologien Jésuite, grande figure de la Contre-Réforme et Docteur de l'Église Catholique Romaine.
L’Acte de Contrition du Saint Cardinal Bellarmin « Mon Dieu, je suis grandement affligé de Vous avoir offensé » :
« Mon Dieu, je suis grandement affligé de Vous avoir offensé ; et je me repens de tout mon cœur de mes péchés : je les hais et les déteste au-dessus de tout autre mal, parce que, en péchant, non-seulement j'ai perdu le Paradis et mérité l'Enfer, mais bien plus encore parce que je Vous ai offensé, Bonté infinie, digne d'être aimée par-dessus toutes choses ; je fais un ferme propos de ne jamais plus Vous offenser à l'avenir, moyennant Votre divine Grâce, et de fuir l'occasion du péché ».
Ainsi soit-il.
Saint Robert Bellarmin (1542-1621) - L'Année Liturgique : « Le Temps de l’Avent » de Prosper Guéranger, page 37, chez Julien Lanier Cosnard et Cie éditeurs (1858)
Prière du Saint Cardinal Bellarmin sur l'Humilité
Voici une Prière sur cette précieuse vertu d'humilité « Ô Seigneur Jésus, donnez-moi votre Humilité » de Saint Robert Bellarmin (1542-1621), Cardinal Archevêque italien de Capoue, Théologien Jésuite, grande figure de la Contre-Réforme et Docteur de l'Église Catholique Romaine.
Jésus dit une parabole aux invités lorsqu’il remarqua comment ils choisissaient les premières places, et il leur dit : « Quand quelqu’un t’invite à des noces, ne va pas t’installer à la première place, de peur qu’il ait invité un autre plus considéré que toi. Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendra te dire : “Cède-lui ta place” ; et, à ce moment, tu iras, plein de honte, prendre la dernière place. Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira : “Mon ami, avance plus haut”, et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui seront à la table avec toi. En effet, quiconque s’élève sera abaissé ; et qui s’abaisse sera élevé » (Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc, chapitre 14, versets 7 à 11)
La Prière sur l’humilité du Saint Cardinal Bellarmin « Ô Seigneur Jésus, donnez-moi votre Humilité » :
« Vous serez donc sage, ô mon âme, si vous vous placez toujours au dernier rang. Gardez-vous de jamais ravir la Gloire de Dieu ; descendez dans votre néant, qui seul vous appartient, et dès lors le monde entier ne saurait vous inspirer de l'orgueil. Mais parce que cette précieuse vertu d'humilité avait presque disparu de ce monde, et qu'elle ne se trouvait plus ni dans les livres des philosophes, ni dans les mœurs des nations, le Maître de toutes les vertus est descendu du Ciel ; et quoiqu’Il eût la nature de Dieu, quoiqu’Il fût égal à Dieu son Père; cependant Il s'est anéanti Lui-même en prenant la nature d'esclave, et Il s'est rabaissé, se rendant obéissant jusqu'à la mort, et Il a dit aux hommes : « Apprenez de, moi que je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos de vos âmes » (Math. 11). Ô mon âme, si vous rougissez d'imiter l'humilité des hommes, au moins ne rougissez pas d'imiter Celle d'un Dieu, qui ne peut tromper, ni être trompé ; qui résiste aux superbes, et donne sa Grâce aux humbles »
Ainsi soit-il.
Saint Robert Bellarmin (1542-1621) - « Échelle du Ciel » ou Moyens efficaces de parvenir au vrai bonheur en considérant selon Dieu les Œuvres de la Création, Premier degré : « Considération de l'homme »