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1er octobre
Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, vierge carmélite et docteur de l’Église
« Acte d’amour parfait » de Sainte Thérèse de Lisieux à Jésus-Christ
Voici une Prière d’un amour absolu et inconditionnel, sans condition et sans intérêt, un Acte d’amour parfait : « Ô mon Sauveur, ce qui m'enflamme d'amour pour Vous » de Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897), en religion Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus qui à 15 ans fait des pieds et des mains pour être acceptée au Carmel avant l'âge légal et, parvenue à son but, se lance dans la recherche effrénée d'une voie de sainteté qui la conduira au Ciel.
L’Acte d’amour parfait de Sainte Thérèse « Ô mon Sauveur, ce qui m'enflamme d'amour pour Vous » :

« Ô mon Sauveur, ce qui m'enflamme d'amour pour Vous, ce n'est pas la promesse que Vous me faites du bonheur du Ciel ; ce n'est point la crainte de l'enfer qui me détourne de Vous offenser. Ce qui touche mon coeur, ô mon Dieu, c'est de Vous voir suspendu à la Croix et accablé de souffrances ; ce qui m'attendrit, c'est de voir votre Corps sacré tout ensanglanté, c'est de Vous voir dans les angoisses de la mort. Ce qui me pénètre d'attendrissement, c'est votre Amour, et Il me touche si fort, que, n'y eût-il point de Ciel pour moi, je ne laisserais pas de Vous aimer ; n'y eût-il point d'enfer, je ne laisserais pas de Vous craindre. Non, ce n'est point l'intérêt qui excite mon amour, car, lors même que je n'espèrerais pas tout le bien que j'espère, je Vous aimerais autant que je Vous aime ».

Ainsi soit-il.

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897) - « Heures Catholiques d'Ars : prières d'un Serviteur de Dieu ou exercices de piété spécialement destinés aux pèlerins d'Ars », pages 131-132, chez H. Pélagaud et Roblot, 1875
« Cantique à Saint Joseph » de Sainte Thérèse d'Avila
Voici le Cantique à Saint Joseph « Joseph, votre admirable vie se passa dans l'humilité » de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus
Le Cantique à Saint Joseph de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus « Joseph, votre admirable vie se passa dans l'humilité » :

Joseph, votre admirable vie
Se passa dans l'humilité ;
Mais, de Jésus et de Marie,
Vous contempliez la beauté !

Joseph, ô tendre Père,
Protégez le Carmel !
Que vos enfants, sur cette terre,
Goûtent déjà la paix du ciel.

Le Fils de Dieu, dans son enfance,
Plus d'une fois, avec bonheur,
Soumis à votre obéissance,
S'est reposé sur votre cœur !

Comme vous, dans la solitude,
Nous servons Marie et Jésus ;
Leur plaire est notre seule étude ;
Nous ne désirons rien de plus.

Sainte Thérèse, notre Mère,
En vous se confiait toujours ;
Elle assure que sa prière,
Vous l'exauciez d'un prompt secours.

Quand l'épreuve sera finie,
Nous en avons le doux espoir
Près de la divine Marie,
Saint Joseph, nous irons vous voir.

Bénissez, tendre Père,
Notre petit Carmel ;
Après l'exil de cette terre
Réunissez-nous dans le ciel.

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus Manuscrits autobiographiques de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, t. I, Introduction, n° 39
« Prière pour les Prêtres » de Sainte Thérèse de Lisieux pour les Prêtres
Voici plusieurs « Prières pour la Sanctification des Prêtres » de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (1873-1897) qui disait : « Je suis entrée au Carmel pour sauver les âmes et surtout afin de prier pour les Prêtres » et un résumé de la « Vie de Sainte Thérèse de Lisieux ».
La Prière « Ô Jésus, Eternel souverain Prêtre :

« Ô Jésus, Eternel souverain Prêtre, gardez vos prêtres sous la protection de votre Sacré-Cœur, où personne ne peut leur faire de mal. Gardez sans tache leurs mains consacrées, qui touchent chaque jour votre Corps sacré. Gardez pures leurs lèvres, qui sont empourprées de votre Précieux Sang. Gardez pur et détaché leur cœur, qui est marqué du sceau sublime de votre glorieux Sacerdoce. Faites-les grandir dans l'amour et la fidélité envers Vous ; protégez-les de la contamination de l'esprit du monde. Donnez-leur avec le pouvoir de changer le pain et le vin, le pouvoir de changer les cœurs. Bénissez leurs travaux par des fruits abondants, donnez-leur un jour la couronne de la Vie éternelle. Ainsi soit-il. »

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897)

La Prière à « Notre-Dame du Sacerdoce » de Sainte Thérèse :

« Vierge Marie, Mère du Christ-Prêtre, Mère des prêtres du monde entier, Vous aimez tout particulièrement les prêtres, parce qu'ils sont les images vivantes de votre Fils Unique. Vous avez aidé Jésus par toute votre vie terrestre, et Vous l'aidez encore dans le Ciel. Nous Vous en supplions, priez pour les prêtres ! " Priez le Père des Cieux pour qu'il envoie des ouvriers à sa moisson ". Priez pour que nous ayons toujours des prêtres qui nous donnent les Sacrements, nous expliquent l'Evangile du Christ, et nous enseignent à devenir de vrais enfants de Dieu ! Vierge Marie, demandez Vous-même à Dieu le Père les prêtres dont nous avons tant besoin ; et puisque votre Cœur a tout pouvoir sur Lui, obtenez-nous, ô Marie, des prêtres qui soient des Saints ! Amen. »

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897)

La vie de Sainte Thérèse de Lisieux :

Thérèse Martin naquit à Alençon, en France, le 2 janvier 1873. Elle fut baptisée deux jours plus tard en l'église Notre-Dame, recevant les noms de Marie Françoise Thérèse. Ses parents étaient Louis Martin et Zélie Guérin. Après la mort de sa mère, le 28 août 1877, Thérèse s'installa avec toute sa famille à Lisieux.

Vers la fin de 1879 (presque 7ans), elle s'approche pour la première fois du sacrement de la Pénitence. Le jour de la Pentecôte 1883, elle reçoit la grâce insigne de la guérison d'une grave maladie, par l'intercession de Notre-Dame des Victoires. Formée par les Bénédictines de Lisieux, elle fait sa première communion le 8 mai 1884 (11 ans), après une préparation intense, couronnée par une expérience très vive de la grâce de l'union intime avec le Christ. Quelques semaines après, le 14 juin de la même année, elle reçoit le sacrement de la confirmation, accueillant en toute conscience le don de l'Esprit Saint dans une participation personnelle à la grâce de la Pentecôte.

Elle avait le désir d'entrer dans la vie contemplative, comme ses sœurs Pauline et Marie, au Carmel de Lisieux, mais son jeune âge l'en empêchait. Pendant un voyage en Italie, après avoir visité la Maison de Lorette et la Ville éternelle, au cours de l'audience accordée par le Pape aux pèlerins du diocèse de Lisieux le 20 novembre 1887, elle demanda à Léon XIII avec une audace filiale de pouvoir entrer au Carmel à l'âge de quinze ans.

Le 9 avril 1888 (15 ans), elle entra au Carmel de Lisieux. Elle prit l'habit le 10 janvier de l'année suivante et fit sa profession religieuse le 8 septembre 1890, en la fête de la Nativité de la Vierge Marie.

Au Carmel, elle s'engage sur le chemin de perfection tracé par la Mère fondatrice, Thérèse de Jésus, avec une ferveur et une fidélité authentiques, par l'accomplissement des divers services communautaires qui lui sont confiés. Éclairée par la Parole de Dieu, éprouvée très vivement par la maladie de son père bien-aimé, Louis Martin, qui meurt le 29 juillet 1894, elle avance vers la sainteté, inspirée par la lecture de l'Évangile, plaçant au centre de tout l'amour. Dans ses manuscrits autobiographiques, Thérèse nous a laissé non seulement les souvenirs de son enfance et de son adolescence, mais aussi le portrait de son âme, la description de ses expériences les plus intimes. Elle découvre et communique aux novices qui lui sont confiées la petite voie de l'enfance spirituelle; elle reçoit comme un don spécial la charge d'accompagner par le sacrifice et la prière deux « frères missionnaires ». Elle pénètre toujours plus le mystère de l'Église et sent croître en elle sa vocation apostolique et missionnaire, pour attirer tout le monde à sa suite, saisie par l'amour du Christ, son unique Époux.

Le 9 juin 1895, en la fête de la Très Sainte Trinité, elle s'offre en victime d'holocauste à l'Amour miséricordieux de Dieu. Elle rédige alors le premier manuscrit autobiographique qu'elle remet à Mère Agnès le jour de sa fête, le 21 janvier 1896.

Quelques mois après, le 3 avril, dans la nuit entre le jeudi et le vendredi saints, elle souffre d'une hémoptysie, première manifestation de la maladie qui la conduira à sa mort et qu'elle accueille comme une mystérieuse visite de l'Époux divin. Elle entre alors dans une épreuve de la foi qui durera jusqu'à sa mort et dont elle donnera un témoignage bouleversant dans ses écrits. Au mois de septembre, elle achève le manuscrit B qui illustre de manière impressionnante la maturité dans la sainteté à laquelle elle est parvenue, en particulier par la découverte de sa vocation au cœur de l'Eglise.

Alors que sa santé se dégrade et que le temps de l'épreuve se poursuit, elle commence au mois de juin le manuscrit C dédié à Mère Marie de Gonzague; de nouvelles grâces l'amènent à une plus haute perfection et elle découvre de nouvelles lumières pour la diffusion de son message dans l'Église au profit des âmes qui suivront sa voie. Le 8 juillet, elle est transférée à l'infirmerie. Ses sœurs et d'autres religieuses recueillent ses paroles, tandis que s'intensifient ses souffrances et ses épreuves, supportées avec patience, jusqu'à sa mort dans l'après-midi du 30 septembre 1897. « Je ne meurs pas, j'entre dans la vie » , avait-elle écrit à son frère spirituel missionnaire, l'Abbé M. Bellier. Ses dernières paroles, « Mon Dieu..., je vous aime ! » , scellent une existence qui s'éteint sur la terre à l'âge de vingt-quatre ans pour entrer, suivant son désir, dans une phase nouvelle de présence apostolique en faveur des âmes, dans la communion des saints, pour répandre une pluie de roses sur le monde.

Elle fut canonisée par Pie XI le 17 mai 1925 et proclamée Patronne universelle des missions, en même temps que saint François Xavier, par le même Pape, le 14 décembre 1927.

Sa doctrine et son exemple de sainteté ont été reçus par toutes les catégories de fidèles de ce siècle avec un grand enthousiasme, et aussi en dehors de l'Église catholique et du christianisme.

De nombreuses Conférences épiscopales, à l'occasion du centenaire de sa mort, ont demandé au Pape qu'elle soit proclamée Docteur de l'Église, à cause de la solidité de sa sagesse spirituelle, inspirée par l'Évangile, à cause de l'originalité de ses intuitions théologiques où brille sa doctrine éminente, et à cause de l’universalité de la réception de son message spirituel, accueilli dans le monde entier et diffusé par la traduction de ses œuvres dans une cinquantaine de langues.

Accueillant ces requêtes, le Saint-Père Jean-Paul II a voulu que soit étudiée l'opportunité de déclarer Thérèse de Lisieux Docteur de l'Église universelle par la Congrégation pour les Causes des Saints, compétente en la matière, avec l'avis de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi en ce qui concerne sa doctrine éminente. Le 24 août, au terme de la célébration eucharistique de la XII Journée mondiale de la Jeunesse à Paris, en présence de centaines d'Évêques et devant une immense foule de jeunes du monde entier, Jean-Paul II a annoncé son intention de proclamer Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face Docteur de l'Église universelle le 19 octobre 1997, le dimanche où l'on célèbre la Journée mondiale des Missions.
Prière de Sainte Thérèse de Lisieux à Jésus-Christ
Voici une Prière d’abandon sous la forme d’un poème « L’abandon est le fruit délicieux de l’Amour » de Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897), en religion Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, également connue sous le nom de la « petite Thérèse », et la « Catéchèse de Benoît XVI sur Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus », Religieuse carmélite proclamée Docteur de l'Église par Jean-Paul II en 1997 pour le centenaire de sa mort à 24 ans.
La Prière de Sainte Thérèse de Lisieux « L’abandon est le fruit délicieux de l’Amour » :

« Il est sur cette terre
Un Arbre merveilleux
Sa racine, ô mystère !
Se trouve dans les Cieux…

Jamais sous son ombrage
Rien ne saurait blesser
Là sans craindre l’orage
On peut se reposer.

De cet Arbre ineffable
L’Amour voilà le nom,
Et son fruit délectable
S’appelle l’Abandon.

Ce fruit dès cette vie
Me donne le bonheur
Mon âme est réjouie
Par sa divine odeur.

Ce fruit quand je le touche
Me paraît un trésor
Le portant à ma bouche
Il m’est plus doux encore.

Il me donne en ce monde
Un océan de paix
En cette paix profonde
Je repose à jamais.

Seul l’Abandon me livre
En tes bras, ô Jésus
C’est lui qui me fait vivre
De la vie des Elus.

A Toi je m’abandonne
Ô mon Divin Epoux
Et je n’ambitionne
Que ton regard si doux.

Moi je veux te sourire
M’endormant sur ton cœur
Je veux encore te redire
Que je t’aime, Seigneur !

Comme la pâquerette
Au calice vermeil
Moi petite fleurette
Je m’entrouvre au soleil.

Mon doux Soleil de vie
Ô mon Aimable Roi
C’est ta Divine Hostie
Petite comme moi…

De sa Céleste Flamme
Le lumineux rayon
Fait naître dans mon âme
Le parfait Abandon.

Toutes les créatures
Peuvent me délaisser
Je saurai sans murmures
Près de toi m’en passer

Et si tu me délaisses
Ô mon Divin Trésor
Privée de tes caresses
Je veux sourire encore.

En Paix je veux attendre
Doux Jésus ton retour
Et sans jamais suspendre
Mes cantiques d’amour.

Non, rien ne m’inquiète
Rien ne peut me troubler
Plus haut que l’alouette
Mon âme sait voler.

Au-dessus des nuages
Le Ciel est toujours bleu
On touche les rivages
Où règne le Bon Dieu.

J’attends en paix la gloire
Du céleste séjour
Car je trouve au Ciboire
Le doux fruit de l’Amour !

Ainsi soit-il. »

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897)
Prière pour la canonisation de Louis et Zélie Martin aux Saints
Les Bienheureux Louis (1823-1894) et Zélie (1831-1877) Martin, parents de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Ste Face (Sainte Thérèse de Lisieux) ne sont pas Saints pour avoir mis au monde une Sainte, mais pour avoir aspiré à la Sainteté en tant que couple. Ils étaient animés d'un désir réciproque, il y avait chez tous les deux la volonté de rechercher, dans l'état de vie qu'ils avaient embrassé, la volonté de Dieu et l'obéissance à son commandement : « Soyez Saints car je suis Saint ». Louis et Zélie Martin ont été l'humus, la terre féconde, où Thérèse est née et a vécu durant quinze ans, avant de devenir « la plus grande Sainte des temps modernes ». (Pie X)
« Dieu d'éternel amour, tu nous donnes dans les bienheureux époux Louis et Zélie Martin, un exemple de sainteté vécue dans le mariage. Ils ont gardé la foi et l'espérance au milieu des devoirs et des difficultés de la vie. Ils ont élevé leurs enfants pour qu'ils deviennent des Saints.
Puissent leur prière et leur exemple soutenir les familles dans leur vie chrétienne et nous aider tous à marcher vers la Sainteté. Si telle est Ta volonté, daigne nous accorder la Grâce que nous te demandons maintenant à travers leur intercession, et daigne les inscrire au nombre des Saints de ton Église. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur ».

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897)
Prière de Sainte Thérèse de Lisieux du Matin
Voici une Prière d’offrande « Mon Dieu, je Vous offre toutes les actions que je vais faire aujourd'hui » de Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897), en religion Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, également connue sous le nom de la « petite Thérèse », Religieuse carmélite proclamée Docteur de l'Église par Jean-Paul II en 1997 pour le centenaire de sa mort à 24 ans.
La Prière de Sainte Thérèse de Lisieux « Mon Dieu, je Vous offre toutes les actions que je vais faire aujourd'hui » :

« Mon Dieu, je Vous offre toutes les actions que je vais faire aujourd'hui, dans les intentions et pour la gloire du Cœur Sacré de Jésus ; je veux sanctifier les battements de mon cœur, mes pensées et mes œuvres les plus simples en les unissant à ses mérites infinis, et réparer mes fautes en les jetant dans la fournaise de son amour miséricordieux. Ô mon Dieu ! Je Vous demande pour moi et pour ceux qui me sont chers la grâce d'accomplir parfaitement Votre sainte volonté, d'accepter pour Votre amour les joies et les peines de cette vie passagère afin que nous soyons un jour réunis dans les Cieux pendant toute l'éternité. Ainsi soit-il. »

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897)
Prière Mariale de Sainte Thérèse de Lisieux à la Sainte Vierge
Voici la Prière « Pourquoi je T'aime, ô Marie ! » de Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897), en religion Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, également connue sous le nom de la « petite Thérèse », Religieuse carmélite proclamée Docteur de l'Église par Jean-Paul II en 1997 pour le centenaire de sa mort à 24 ans.
La Prière de Sainte Thérèse de Lisieux « Pourquoi je T'aime, ô Marie ! » :

« Pourquoi je T'aime, ô Marie ! Oh ! Je voudrais chanter, Marie, pourquoi je T'aime… Pourquoi ton nom si doux fait tressaillir mon cœur et pourquoi la pensée de ta grandeur suprême ne saurait à mon âme inspirer de frayeur. Si je te contemplais dans ta sublime gloire et surpassant l'éclat de tous les bienheureux que je suis ton enfant je ne pourrais le croire ; Ô Marie, devant toi, je baisserais les yeux ! Il faut pour qu'un enfant puisse chérir sa mère, qu'elle pleure avec lui, partage ses douleurs. Ô ma Mère chérie, sur la rive étrangère pour m'attirer à toi, que tu versas de pleurs. En méditant ta vie dans le saint Evangile, j'ose te regarder et m'approcher de toi, me croire ton enfant ne m'est pas difficile car je te vois mortelle et souffrant comme moi. Lorsqu'un ange du Ciel t'offre d'être la Mère du Dieu qui doit régner toute l'éternité, je te vois préférer, ô Marie, quel mystère ! L'ineffable trésor de ta virginité. Je comprends que mon âme, ô Vierge Immaculée soit plus chère au Seigneur que le divin séjour. Je comprends que ton âme, Humble et Douce Vallée peut contenir Jésus, l'Océan de l'Amour ! Oh ! Je t'aime, Marie, te disant la servante du Dieu que tu ravis par ton humilité, cette vertu cachée te rend toute puissante, elle attire en ton cœur la Sainte Trinité. Alors l'Esprit d'Amour te couvrant de son ombre, le Fils égal au Père en toi s'est incarné. De ses frères pêcheurs bien grands sera le nombre puisqu'on doit l'appeler : Jésus, ton premier-né ! Ô Mère bien-aimée, malgré ma petitesse, comme toi, je possède en moi Le Tout-Puissant mais je ne tremble pas en voyant ma faiblesse : le trésor de la Mère appartient à l'enfant et je suis ton enfant, ô ma Mère chérie. Tes vertus, ton amour, ne sont-ils pas à moi ? Aussi lorsqu'en mon cœur descend la blanche Hostie, Jésus, ton Doux Agneau, croit reposer en toi ! Tu me le fait sentir, ce n'est pas impossible de marcher sur tes pas, ô Reine des élus, l'étroit chemin du Ciel, tu l'as rendu visible en pratiquant toujours les plus humbles vertus. Auprès de toi, Marie, j'aime à rester petite, des grandeurs d'ici-bas je vois la vanité. Chez Sainte Elisabeth, recevant ta visite, j'apprends à pratiquer l'ardente charité. Là, j'écoute ravie, Douce Reine des anges, le cantique sacré qui jaillit de ton cœur. Tu m'apprends à chanter les divines louanges, à me glorifier en Jésus mon Sauveur. Tes paroles d'amour sont de mystiques roses qui doivent embaumer les siècles à venir. En toi le Tout-Puissant a fait de grandes choses, je veux les méditer, afin de l'en bénir. Quand le bon Saint Joseph ignore le miracle que tu voudrais cacher dans ton humilité, tu le laisses pleurer tout près du Tabernacle qui voile du Sauveur la divine beauté. Oh ! Que j'aime, Marie, ton éloquent silence ! Pour moi c'est un concert, doux et mélodieux qui me dit la grandeur et la toute-puissance d'une âme qui n'attend son secours que des Cieux. Plus tard à Bethléem, ô Joseph et Marie ! Je vous vois repoussés de tous les habitants. Nul ne veut recevoir en son hôtellerie de pauvres étrangers, la place est pour les grands. La place est pour les grands et c'est dans une étable que la Reine des Cieux doit enfanter un Dieu. Ô ma Mère chérie, que je te trouve aimable, que je te trouve grande, en un si pauvre lieu ! Quand je vois l'éternel enveloppe de langes, quand du Verbe Divin j'entends le faible cri, Ô ma Mère chérie, je n'envie plus les anges car leur puissant Seigneur est mon Frère chéri ! Que je t'aime, Marie, toi qui sur nos rivages as fait épanouir cette Divine Fleur. Que je t'aime écoutant les bergers et les mages et gardant avec soin toute chose en ton cœur. Je t'aime te mêlant avec les autres femmes qui vers le temple saint ont dirigé leurs pas. Je t'aime présentant le Sauveur de nos âmes au bienheureux Vieillard qui le presse en ses bras. D'abord en souriant j'écoute son cantique mais bientôt ses accents me font verser des pleurs. Plongeant dans l'avenir un regard prophétique, Siméon te présente un glaive de douleurs. Ô Reine des martyrs, jusqu'au soir de ta vie, ce glaive douloureux transpercera ton cœur. Déjà tu dois quitter le sol de ta patrie pour éviter d'un roi la jalouse fureur. Jésus sommeille en paix sous les plis de ton voile, Joseph vient te prier de partir à l'instant et ton obéissance aussitôt se dévoile : tu pars sans nul retard et sans raisonnement. Sur la terre d'Egypte, il me semble, ô Marie, que dans la pauvreté ton cœur reste joyeux, car Jésus n'est-il pas la plus belle Patrie ? Que t'importe l'exil, tu possèdes les Cieux ! Mais à Jérusalem, une amère tristesse comme un vaste océan vient inonder ton cœur. Jésus, pendant trois jours, se cache à ta tendresse… Alors c'est bien l'exil dans toute sa rigueur ! Enfin tu l'aperçois et la joie te transporte, tu dis au bel Enfant qui charme les docteurs : « Ô mon Fils, pourquoi donc agis-tu de la sorte ? Voilà ton père et moi qui te cherchions en pleurs ». Et l'Enfant Dieu répond (oh quel profond mystère !) à la Mère chérie qui tend vers lui ses bras : « Pourquoi me cherchiez-vous ? Aux œuvres de mon Père, il faut que je m'emploie ; ne le savez-vous pas ? » L'Evangile m'apprend que croissant en sagesse, à Joseph, à Marie, Jésus reste soumis et mon cœur me révèle avec quelle tendresse, Il obéit toujours à ses parents chéris. Maintenant je comprends le mystère du temple, les paroles cachées de mon Aimable Roi. Mère, ton doux Enfant veut que tu sois l'exemple de l'âme qui Le cherche en la nuit de la foi. Puisque le Roi des Cieux a voulu que sa Mère soit plongée dans la nuit, dans l'angoisse du cœur ; Marie, c'est donc un bien de souffrir sur la terre ? Oui, souffrir en aimant, c'est le plus pur bonheur ! Tout ce qu'il m'a donné, Jésus peut le reprendre. Dis-lui de ne jamais se gêner avec moi, Il peut bien se cacher, je consens à l'attendre jusqu'au jour sans couchant ou s'éteindra ma foi. Je sais qu'à Nazareth, Mère pleine de grâces, tu vis très pauvrement, ne voulant rien de plus, point de ravissement, de miracles, d'extases n'embellissent ta vie, ô Reine de Elus ! Le nombre des petits est bien grand sur la terre, ils peuvent sans trembler vers toi lever les yeux. C'est par la voie commune, incomparable Mère, qu'il te plait de marcher pour les guider aux Cieux. En attendant le Ciel, ô ma Mère chérie, je veux vivre avec toi, te suivre chaque jour. Mère, en te contemplant, je me plonge ravie, découvrant dans ton cœur des abîmes d'amour. Ton regard maternel bannit toutes mes craintes, il m'apprend à pleurer, il m'apprend à jouir. Au lieu de mépriser les joies pures et saintes, tu veux les partager, tu daignes les bénir. Des époux de Cana voyant l'inquiétude qu'ils ne peuvent cacher, car ils manquent de vin, au Sauveur tu le dis, dans ta sollicitude espérant le secours de son pouvoir divin. Jésus semble d'abord repousser ta prière : « Qu'importe », répond-t-il, « femme, à vous et à moi ? » Mais au fond de son cœur, Il te nomme sa Mère et son premier miracle, Il l'opère pout toi. Un jour que les pêcheurs écoutent sa doctrine de celui qui voudrait au Ciel les recevoir, je te trouve avec eux, Marie, sur la colline. Quelqu'un dit à Jésus que tu voudrais le voir, alors ton Divin Fils, devant la foule entière, de son amour pour nous montre l'immensité. Il dit : « Quel est mon frère et ma sœur et ma Mère, si ce n'est celui-là qui fait ma volonté ? » Ô Vierge Immaculée, des mères la plus tendre, en écoutant Jésus, tu ne t'attristes pas mais tu te réjouis qu'Il nous fasse comprendre que notre âme devient sa famille ici-bas. Oui, tu te réjouis qu'Il nous donne sa vie, les trésors infinis de sa divinité. Comment ne pas t'aimer, ô ma Mère chérie, en voyant tant d'amour et tant d'humilité ? Tu nous aimes, Marie, comme Jésus nous aime, et tu consens pour nous à t'éloigner de lui. Aimer c'est tout donner et se donner soi-même, tu voulus le prouver en restant notre appui. Le Sauveur connaissait ton immense tendresse, Il savait les secrets de ton cœur maternel, refuge des pêcheurs, c'est à toi qu'Il nous laisse quand il quitte la Croix pour nous attendre au Ciel. Marie, tu m'apparais au sommet du Calvaire, debout près de la Croix, comme un prêtre à l'autel offrant pour apaiser la justice du Père, ton bien-aimé Jésus, le doux Emmanuel. Un prophète l'a dit, ô Mère désolée, « Il n'est pas de douleur semblable à ta douleur ! » Ô Reine des Martyrs, en restant exilée, tu prodigues pour nous tout le sang de ton cœur ! La maison de Saint Jean devient ton seul asile, le fils de Zébédée doit remplacer Jésus. C'est le dernier détail que donne l'Evangile de la Reine des Cieux il ne me parle plus. Mais son profond silence, ô ma Mère chérie, ne révèle-t-il pas que le Verbe Eternel veut Lui-même chanter les secrets de ta vie pour charmer tes enfants, tous Elus du Ciel ? Bientôt je l'entendrai cette douce harmonie. Bientôt dans le beau Ciel, je vais aller te voir, Toi qui vins me sourire au matin de ma vie. Viens me sourire encore... Mère... voici le soir ! Je ne crains plus l'éclat de ta gloire suprême. Avec toi j'ai souffert et je veux maintenant chanter sur tes genoux, Marie, pourquoi je t'aime et redire à jamais que je suis ton enfant ! Ainsi soit-il. »

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897)
Prière de Sainte Thérèse de Lisieux de la Journée
Voici la Prière « Ô mon Dieu, pour T’aimer sur la terre, je n’ai rien qu’aujourd’hui » de Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897), en religion Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, également connue sous le nom de la « petite Thérèse », Religieuse carmélite proclamée Docteur de l'Église par Jean-Paul II en 1997 pour le centenaire de sa mort à 24 ans.
La Prière de Sainte Thérèse de Lisieux « Ô mon Dieu, pour T’aimer sur la terre, je n’ai rien qu’aujourd’hui » :

« La vie n’est qu’un instant, une heure passagère. Ma vie n’est qu’un seul jour qui m’échappe et qui fuit. Tu le sais, ô mon Dieu, pour T’aimer sur la terre, je n’ai rien qu’aujourd’hui. Oh ! Je T’aime, Jésus ! Vers Toi mon âme aspire pour un jour seulement, reste mon doux appui, viens régner dans mon cœur, donne-moi Ton sourire rien que pour aujourd’hui. Que m’importe, Seigneur, si l’avenir est sombre ? Te prier pour demain, oh non, je ne le puis. Conserve mon cœur pur, couvre-moi de Ton ombre rien que pour aujourd’hui. Si je songe à demain, je crains mon inconstance, je sens naître en mon cœur la tristesse et l’ennui. Mais je veux bien, mon Dieu, l’épreuve, la souffrance rien que pour aujourd’hui. Je dois Te voir bientôt sur la rive éternelle, ô Pilote Divin, dont la main me conduit sur les flots orageux, guide en paix ma nacelle rien que pour aujourd’hui. Ah ! Laisse-moi, Seigneur, me cacher en ta Face. Là je n’entendrai plus du monde le vain bruit. Donne-moi Ton amour, conserve-moi Ta grâce rien que pour aujourd’hui. Près de ton Cœur divin, j’oublie tout ce qui se passe, je ne redoute plus les craintes de la nuit. Ah ! Donne-moi, Jésus, dans ce Cœur une place rien que pour aujourd’hui. Pain vivant, Pain du ciel, divine Eucharistie, ô Mystère touchant que l'Amour a produit ! Viens habiter mon cœur, Jésus, ma blanche Hostie, rien que pour aujourd'hui ! Daigne m'unir à Toi, Vigne sainte et sacrée, et mon faible rameau Te donnera son fruit, et je pourrai T'offrir une grappe dorée, Seigneur, dès aujourd'hui. Cette grappe d'amour dont les grains sont les âmes, je n'ai pour la former que ce jour qui s'enfuit. Oh ! Donne-moi, Jésus, d'un apôtre les flammes, rien que pour aujourd'hui ! Ô Vierge Immaculée ! Ô Toi la douce Étoile qui rayonne Jésus et qui m'unit à Lui, ô Mère ! Laisse-moi me cacher sous Ton voile, rien que pour aujourd'hui ! Ô mon Ange gardien ! Couvre-moi de ton aile, éclaire de tes feux ma route, ô doux ami ! Viens diriger mes pas, aide-moi, je t'appelle, rien que pour aujourd'hui ! Je veux voir mon Jésus, sans voile, sans nuage ; cependant ici-bas je suis bien près de Lui... Il ne sera caché son aimable Visage rien que pour aujourd'hui ! Je volerai bientôt pour dire ses louanges, quand le jour sans couchant sur mon âme aura lui ; alors je chanterai sur la lyre des anges l'éternel aujourd'hui ! Ainsi soit-il. »

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897)
Prière de Sainte Thérèse de Lisieux devant le Saint Sacrement
Voici la Prière composée durant l’adoration du Saint-Sacrement le 26 février 1895 « Vivre d'Amour ! » de Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897), en religion Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, également connue sous le nom de la « petite Thérèse » ; Religieuse carmélite proclamée Docteur de l'Église Catholique par Jean-Paul II en 1997 pour le centenaire de sa mort à 24 ans.
La Prière de Sainte Thérèse de Lisieux « Vivre d'Amour ! » :

« Au soir d'Amour, parlant sans parabole, Jésus disait : « Si quelqu'un veut m'aimer toute sa vie, qu'il garde ma Parole : Mon Père et moi viendront le visiter et de son cœur faisant notre demeure, venant à lui, nous l'aimeront toujours ! Rempli de paix, nous voulons qu'il demeure en notre Amour ! » Vivre d'Amour, c'est te garder Toi-Même, Verbe incréé, Parole de mon Dieu, Ah ! Tu le sais, Divin Jésus, je T'aime ; l'Esprit d'Amour m'embrase de son feu ; c'est en T'aimant que j'attire le Père, mon faible cœur le garde sans retour. Ô Trinité ! Vous êtes Prisonnière de mon Amour ! Vivre d'Amour, c'est vivre de Ta vie, Roi glorieux, délice des élus. Tu vis pour moi, caché dans une hostie. Je veux pour Toi me cacher, ô Jésus ! A des amants, il faut la solitude, un cœur à cœur qui dure nuit et jour, Ton seul regard fait ma béatitude, je vis d'Amour ! Vivre d'Amour, ce n'est pas sur la terre fixer sa tente au sommet du Thabor. Avec Jésus, c'est gravir le Calvaire, c'est regarder la Croix comme un trésor ! Au Ciel je dois vivre de jouissance alors l'épreuve aura fui pour toujours ; mais exilée, je veux dans la souffrance vivre d'amour. Vivre d'Amour, c'est donner sans mesure, sans réclamer de salaire ici-bas. Ah ! Sans compter je donne étant bien sûre que lorsqu'on aime, on ne calcule pas ! Au Cœur Divin, débordant de tendresse, j'ai tout donné... légèrement je cours, je n'ai plus rien que ma seule richesse : vivre d'Amour. Vivre d'Amour c'est bannir toute crainte, tout souvenir des fautes du passé. De mes péchés, je ne vois nulle empreinte, en un instant l'amour a tout brulé... Flamme divine, ô très douce Fournaise ! En ton foyer je fixe mon séjour, c'est en tes feux que je chante à mon aise : « Je vis d'Amour ! » Vivre d'Amour, c'est naviguer sans cesse, semant la paix, la joie dans tous les cœurs. Pilote Aimé, la Charité me presse car je Te vois dans les âmes mes sœurs. La Charité voilà ma seule étoile, à sa clarté je vogue sans détour, j'ai ma devise écrite sur ma voile : « Vivre d'Amour ». Vivre d'Amour, lorsque Jésus sommeille, c'est le repos sur les flots orageux. Oh ! Ne crains pas, Seigneur, que je T'éveille. J'attends en paix le rivage des cieux... La Foi bientôt déchirera son voile, mon Espérance est de Te voir un jour. La Charité enfle et pousse ma voile, je vis d'Amour ! Vivre d'Amour, c'est, ô mon Divin Maître, Te supplier de répandre tes Feux en l'âme sainte et sacrée de ton Prêtre, qu'il soit plus pur qu'un séraphin des cieux ! Ah ! Glorifie ton Eglise Immortelle, à mes soupirs, Jésus ne sois pas sourd. Moi son enfant, je m'immole pour Elle, je vis d'Amour. Vivre d'Amour, c'est essuyer ta Face, c'est obtenir des pécheurs le pardon. Ô Dieu d'Amour ! Qu’ils rentrent dans ta Grâce et qu'à jamais, ils bénissent ton Nom... Jusqu'à mon cœur retentit le blasphème. Pour l'effacer, je veux chanter toujours : « Ton Nom Sacré, je l'adore et je l'Aime, Je vis d'Amour ! » Vivre d'Amour, c'est imiter Marie, baignant de pleurs, de parfums précieux, Tes pieds divins, qu'elle baise ravie les essuyant avec ses longs cheveux... Puis se levant, Elle brise le vase, Ton Doux Visage Elle embaume à son tour. Moi, le parfum dont j'embaume ta Face, c'est mon Amour !... « Vivre d'Amour, quelle étrange folie ! » me dit le monde, « Ah cessez de chanter, Ne perdez pas vos parfums, votre vie, utilement, sachez les employer ! » T'aimer, Jésus, quelle perte féconde ! Tous mes parfums sont à Toi sans retour, je veux chanter en sortant de ce monde : « Je meurs d'Amour ! » Mourir d'Amour, c'est un bien doux martyre et c'est celui que je voudrais souffrir. Ô Chérubins ! Accordez votre lyre, car je le sens, mon exil va finir ! Flamme d'Amour, consume-moi sans trêve ; vie d'un instant, ton fardeau m'est bien lourd ! Divin Jésus, réalise mon rêve : Mourir d'Amour ! Mourir d'Amour, voilà mon espérance quand je verrai se briser mes liens, mon Dieu sera ma Grande Récompense, je ne veux point posséder d'autres biens. De son Amour je veux être embrasée, je veux Le voir, m'unir à Lui toujours, voilà mon Ciel...voilà ma destinée : Vivre d'Amour !!! Ainsi soit-il. »

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897)
Prière de Sainte Thérèse de la Sainte-Face à Jésus-Christ
Voici la Prière « Jésus, ma joie, c’est de T’aimer ! » de Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897), en religion Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, également connue sous le nom de la « petite Thérèse » ; Religieuse carmélite proclamée Docteur de l'Église Catholique par Jean-Paul II en 1997 pour le centenaire de sa mort à 24 ans.
La Prière de Sainte Thérèse de Lisieux « Jésus, ma joie, c’est de T’aimer ! » :

« Il est des âmes sur la terre qui cherchent en vain le bonheur mais pour moi, c’est tout le contraire : la joie se trouve dans mon cœur. Cette joie n’est pas éphémère, je la possède sans retour comme une rose printanière, elle me sourit chaque jour. Vraiment je suis trop heureuse, je fais toujours ma volonté… Pourrais-je n’être pas joyeuse et ne pas montrer ma gaieté ? Ma joie, c’est d’aimer la souffrance, je souris en versant des pleurs, j’accepte avec reconnaissance les épines mêlées aux fleurs. Lorsque le Ciel bleu devient sombre et qu’il semble me délaisser, ma joie, c’est de rester dans l’ombre, de me cacher, de m’abaisser. Ma joie, c’est la Volonté Sainte de Jésus mon unique Amour ! Ainsi je vis sans nulle crainte, j’aime autant la nuit que le jour. Ma joie, c’est de rester petite aussi quand je tombe en chemin. Je puis me relever bien vite et Jésus me prend par la main. Alors le comblant de caresses, je Lui dis qu’Il est tout pour moi et je redouble de tendresses lorsqu’Il se dérobe à ma foi. Si parfois je verse des larmes, ma joie, c’est de les bien cacher. Oh ! Que la souffrance a de charmes quand de fleurs on sait la voiler ! Je veux bien souffrir sans le dire pour que Jésus soit consolé. Ma joie, c’est de Le voir sourire lorsque mon cœur est exilé. Ma joie, c’est de lutter sans cesse afin d’enfanter des élus. C’est le cœur brûlant de tendresse de souvent redire à Jésus : « Pour Toi, mon Divin petit Frère, je suis heureuse de souffrir, ma seule joie sur cette terre c’est de pouvoir Te réjouir ». Longtemps encore je veux bien vivre Seigneur, si c’est là Ton désir dans le Ciel je voudrais Te suivre si cela Te faisait plaisir. L’amour, ce feu de la Patrie ne cesse de me consumer que me font la mort ou la vie ? Jésus, ma joie, c’est de T’aimer ! Ainsi soit-il. »

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897)
Prière de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus à la Sainte Trinité
Voici la Prière, véritable acte d’offrande comme Victime d’Holocauste à l’Amour Miséricordieux de Dieu « Mon Dieu ! Trinité Bienheureuse, je désire Vous aimer et Vous faire aimer » de Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897), en religion Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, également connue sous le nom de la « petite Thérèse » ; Religieuse carmélite proclamée Docteur de l'Église Catholique par Jean-Paul II en 1997 pour le centenaire de sa mort à 24 ans.
La Prière de Sainte Thérèse de Lisieux « Mon Dieu ! Trinité Bienheureuse, je désire Vous aimer et Vous faire aimer » :

« Mon Dieu ! Trinité Bienheureuse, je désire Vous aimer et Vous faire aimer, travailler à la glorification de la Sainte Eglise en sauvant les âmes qui sont sur la terre et en délivrant celles qui souffrent dans le purgatoire. Je désire accomplir parfaitement Votre volonté et arriver au degré de gloire que Vous m’avez préparé dans Votre royaume, en un mot, je désire être Sainte, mais je sens mon impuissance et je Vous demande, ô mon Dieu ! D’être Vous-même ma Sainteté. Puisque Vous m’avez aimée jusqu’à me donner votre Fils unique pour être mon Sauveur et mon Epoux, les trésors infinis de ses mérites sont à moi, je Vous les offre avec bonheur, Vous suppliant de ne me regarder qu’à travers la Face de Jésus et dans son Cœur brûlant d’Amour. Je Vous offre encore tous les mérites des Saints qui sont au Ciel et sur la terre, leurs actes d’Amour et ceux des Saints Anges ; enfin je Vous offre, ô Bienheureuse Trinité ! L’Amour et les mérites de la Sainte Vierge, ma Mère chérie, c’est à Elle que j’abandonne mon offrande La priant de Vous la présenter. Son divin Fils, mon Epoux Bien-aimé, aux jours de sa vie mortelle, nous a dit : « Tout ce que vous demanderez à mon Père, en mon nom, il vous le donnera ! » Je suis donc certaine que Vous exaucerez mes désirs ; je le sais, ô mon Dieu ! Plus Vous voulez donner, plus Vous faites désirer. Je sens en mon cœur des désirs immenses et c’est avec confiance que je Vous demande de venir prendre possession de mon âme. Ah ! Je ne puis recevoir la Sainte Communion aussi souvent que je le désire, mais, Seigneur, n’êtes-Vous pas Tout-Puissant ? Restez en moi, comme au Tabernacle, ne vous éloignez jamais de votre petite hostie. Je voudrais Vous consoler de l’ingratitude des méchants et je Vous supplie de m’ôter ma liberté de Vous déplaire, si par faiblesse je tombe quelquefois qu’aussitôt votre Divin Regard purifie mon âme consumant toutes mes imperfections, comme le feu qui transforme toute chose en lui-même… Je Vous remercie, ô mon Dieu ! De toutes les grâces que Vous m’avez accordées, en particulier de m’avoir fait passer par le creuset de la souffrance. C’est avec joie que je Vous contemplerai au dernier jour portant le sceptre de la Croix ; puisque Vous avez daigné me donner en partage cette Croix si précieuse, j’espère au Ciel Vous ressembler et voir briller sur mon corps glorifié les sacrés stigmates de votre Passion… Après l’exil de la terre, j’espère aller jouir de Vous dans la Patrie, mais je ne veux pas amasser de mérites pour le Ciel, je veux travailler pour votre seul Amour, dans l’unique but de Vous faire plaisir, de consoler votre Cœur Sacré et de sauver des âmes qui Vous aimeront éternellement. Au soir de cette vie, je paraîtrai devant Vous les mains vides, car je ne vous demande pas, Seigneur, de compter mes œuvres. Toutes nos justices ont des taches à Vos yeux. Je veux donc me revêtir de votre propre Justice et recevoir de votre Amour la possession éternelle de Vous-même. Je ne veux point d’autre Trône et d’autre Couronne que Vous, ô mon Bien-Aimé ! A Vos yeux le temps n’est rien, un seul jour est comme mille ans, Vous pouvez donc en un instant me préparer à paraître devant vous… Afin de vivre dans un acte de parfait Amour, je m’offre comme victime d’holocauste à votre Amour miséricordieux, Vous suppliant de me consumer sans cesse, laissant déborder en mon âme les flots de tendresse infinie qui sont renfermés en Vous et qu’ainsi je devienne Martyre de votre Amour ô mon Dieu ! Que ce martyre après m’avoir préparée à paraître devant Vous me fasse enfin mourir et que mon âme s’élance sans retard dans l’éternel embrassement de Votre Miséricordieux Amour. Je veux, ô mon Bien-Aimé, à chaque battement de mon cœur Vous renouveler cette offrande un nombre infini de fois, jusqu’à ce que les ombres s’étant évanouies je puisse Vous redire mon Amour dans un Face à Face Eternel ! Ainsi soit-il. »

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897) - Fête de la Très Sainte Trinité du 9 juin 1895
Prières de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus à Jésus-Christ
Voici plusieurs Prières à l’Enfant-Jésus « Ô petit Enfant-Jésus ! », « Jésus, Tu connais mon nom, et Ton doux regard m'appelle » de Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897), en religion Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, également connue sous le nom de la « petite Thérèse » ; Religieuse carmélite proclamée Docteur de l'Église Catholique par Jean-Paul II en 1997 pour le centenaire de sa mort à 24 ans.
La Prière de Sainte Thérèse de Lisieux « Ô petit Enfant-Jésus ! » :

« Ô petit Enfant-Jésus ! Mon unique Trésor, je m'abandonne à Tes divins caprices, je ne veux pas d'autre joie que celle de Te faire sourire. Imprime en moi tes Grâces et tes Vertus enfantines, afin qu'au jour de ma naissance au ciel, les Anges et les Saints reconnaissent en Ta petite épouse: Thérèse de l'Enfant-Jésus. Ainsi soit-il. »

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897)

La Prière de Sainte Thérèse de Lisieux « Jésus, Tu connais mon nom, et Ton doux regard m'appelle » :

« Jésus, Tu connais mon nom, et Ton doux regard m'appelle ... Il me dit : « Simple abandon, je veux guider ta nacelle ». De Ta petite voix d'enfant, Oh ! Quelle merveille ! De Ta petite voix d'enfant, Tu calmes le flot mugissant, et le vent. Si Tu veux Te reposer, alors que l'orage gronde, sur mon cœur daigne poser Ta petite tête blonde. Que Ton sourire est ravissant lorsque Tu sommeilles ! Toujours avec mon plus doux chant, je veux Te bercer tendrement, Bel Enfant ! Ainsi soit-il. »

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897)
Prière de la « petite Thérèse » de Lisieux à Jésus-Christ
Voici la Prière « Mon doux Jésus, sur le sein de ta Mère, Tu m'apparais tout rayonnant d'amour » de Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897), en religion Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, également connue sous le nom de la « petite Thérèse » ; Religieuse carmélite proclamée Docteur de l'Église Catholique par Jean-Paul II en 1997 pour le centenaire de sa mort à 24 ans.
La Prière de la « petite Thérèse » de Lisieux « Mon doux Jésus, sur le sein de ta Mère, Tu m'apparais tout rayonnant d'amour » :

« Mon doux Jésus, sur le sein de ta Mère, Tu m'apparais tout rayonnant d'amour ; Daigne à mon cœur révéler le mystère qui t'exila du céleste séjour. Ah ! Laisse-moi me cacher sous le voile qui te dérobe à tout regard mortel. Près de toi seule, ô matinale étoile, mon âme trouve un avant-goût du ciel ! Quand, au réveil d'une nouvelle aurore, du soleil d'or on voit les premiers feux, la tendre fleur qui commence d'éclore attend d'en haut un baume précieux. C'est du matin la perle étincelante, mystérieuse et pleine de fraîcheur, qui, produisant une sève abondante, tout doucement fait entrouvrir la fleur. C'est toi, Jésus, la Fleur à peine éclose. Je te contemple à ton premier éveil ; C'est toi, Jésus, la ravissante rose, le frais bouton, gracieux et vermeil. Les bras si purs de ta Mère chérie forment pour toi : berceau, trône royal. Ton doux soleil, c'est le sein de Marie, et ta rosée est le lait virginal. Mon Bien-Aimé, mon divin petit Frère, en ton regard je vois tout l'avenir. Bientôt pour moi tu quitteras ta Mère. Déjà l'amour te presse de souffrir ! Mais sur la croix, ô Fleur épanouie ! Je reconnais ton parfum matinal ; Je reconnais les perles de Marie, Ton sang divin c'est le lait virginal ! Cette rosée, elle est au sanctuaire, l'Ange voudrait s'en abreuver aussi ; offrant à Dieu sa sublime prière, comme saint Jean il redit : « Le Voici !» Oui, le voici ce Verbe fait Hostie, Prêtre éternel, Agneau sacerdotal ! Le Fils de Dieu, c'est le Fils de Marie ... Le Pain de l'Ange est le lait virginal ! Le Séraphin se nourrit de la gloire, du pur amour et du bonheur parfait ; Moi, faible enfant, je ne vois au ciboire que la couleur, la figure du lait. Mais c'est le lait qui convient à l'enfance, du Cœur divin, l'amour est sans égal... Ô tendre amour, insondable puissance ! Ma blanche Hostie est le lait virginal ! Ainsi soit-il. »

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897)
« Prière à la sainte Face » de Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus à Jésus-Christ
Voici la Prière de Consécration à la sainte Face composée pour le Noviciat « Ô Face adorable de Jésus ! » de Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897), en religion Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, également connue sous le nom de la « petite Thérèse » ; Religieuse carmélite proclamée Docteur de l'Église Catholique par Jean-Paul II en 1997 pour le centenaire de sa mort à 24 ans.
La Prière de Consécration de Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus « Ô Face adorable de Jésus ! » :

« Ô Face adorable de Jésus ! Puisque Vous avez daigné choisir particulièrement nos âmes pour Vous donner à elles, nous venons Vous les consacrer. Il nous semble, ô Jésus, Vous entendre nous dire : « Ouvrez-moi, mes sœurs, mes épouses bien-aimées, car ma Face est couverte de rosée, et mes cheveux sont humides des gouttes de la nuit ». Nos âmes comprennent Votre langage d'amour ; nous voulons essuyer Votre doux Visage et Vous consoler de l'oubli des méchants. À leurs yeux, Vous êtes encore « comme caché ... ils Vous considèrent comme un objet de mépris ! » Ô Visage plus beau que les lis et les roses du printemps, Vous n'êtes pas caché à nos yeux ! Les larmes qui voilent Votre divin regard nous apparaissent comme des diamants précieux que nous voulons recueillir, afin d'acheter, avec leur valeur infinie, les âmes de nos frères. De Votre bouche adorée, nous avons entendu la plainte amoureuse. Comprenant que la soif qui Vous consume est une soif d'amour, nous voudrions, pour Vous désaltérer, posséder un amour infini ! Époux bien-aimé de nos âmes ! Si nous avions l'amour de tous les cœurs, cet amour serait à Vous ... Eh bien, donnez-nous cet amour, et venez Vous désaltérer en Vos petites épouses. Des âmes, Seigneur, il nous faut des âmes ! Surtout des âmes d'apôtres et de martyrs ; afin que, par elles, nous embrasions de Votre amour la multitude des pauvres pécheurs. Ô Face adorable, nous saurons obtenir de Vous cette grâce ! Oubliant notre exil, sur les bords des fleuves de Babylone, nous chanterons à Vos oreilles les plus douces mélodies. Puisque Vous êtes la vraie, l'unique patrie de nos âmes, nos cantiques ne seront pas chantés sur une terre étrangère. Ô Face chérie de Jésus ! En attendant le jour éternel, où nous contemplerons Votre gloire infinie, notre unique désir est de charmer Vos yeux divins, en cachant aussi notre visage, afin qu'ici-bas personne ne puisse nous reconnaître ... Votre regard voilé, voilà notre ciel, ô Jésus ! Ainsi soit-il. »

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897)
« Prière pour obtenir l'humilité » de la Petite Thérèse de l’Enfant-Jésus sur l'Humilité
Voici une merveilleuse Prière pour obtenir l'humilité « Je Vous supplie, mon divin Jésus, de m'envoyer une humiliation, chaque fois que j'essaierai de m'élever au-dessus des autres » composée pour une Novice par Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897), en religion Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, également connue sous le nom de la « petite Thérèse » ; Religieuse carmélite proclamée Docteur de l'Église Catholique par Jean-Paul II en 1997 pour le centenaire de sa mort à 24 ans.
La Prière de la Petite Thérèse de l’Enfant-Jésus pour obtenir l'humilité « Je Vous supplie, mon divin Jésus, de m'envoyer une humiliation, chaque fois que j'essaierai de m'élever au-dessus des autres » :

« Ô Jésus, lorsque Vous étiez voyageur sur la terre, Vous avez dit : « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur et vous trouverez le repos de vos âmes ». Puissant Monarque des Cieux, oui, mon âme trouve le repos en Vous voyant, revêtu de la forme et de la nature d'esclave, Vous abaisser jusqu'à laver les pieds de vos apôtres. Je me souviens alors de ces paroles que Vous avez prononcées, pour m'apprendre à pratiquer l'humilité : « Je vous ai donné l'exemple, afin que vous fassiez vous-même ce que j'ai fait. Le disciple n'est pas plus grand que le Maître ... Si vous comprenez ceci, vous serez heureux en le pratiquant ». Je les comprends, Seigneur, ces paroles sorties de votre Cœur doux et humble, je veux les pratiquer, avec le secours de Votre grâce. Je veux m'abaisser humblement et soumettre ma volonté à celle de mes sœurs, sans les contredire en rien, et sans rechercher si elles ont, ou non, le droit de me commander. Personne, ô mon Bien-Aimé, n’avait ce droit envers Vous, et cependant Vous avez obéi, non seulement à la sainte Vierge et à saint Joseph, mais encore à vos bourreaux. Maintenant, c'est dans l'Hostie que je Vous vois mettre le comble à Vos anéantissements. Avec quelle humilité, ô divin Roi de gloire, Vous Vous soumettez à tous Vos prêtres, sans faire aucune distinction entre ceux qui Vous aiment et ceux qui sont, hélas ! tièdes ou froids dans Votre service. Ils peuvent avancer, retarder l'heure du saint Sacrifice, toujours Vous êtes prêt à descendre du ciel à leur appel. Ô mon Bien-Aimé, sous le voile de la blanche Hostie, que Vous m'apparaissez doux et humble de cœur ! Pour m'enseigner l'humilité, Vous ne pouvez Vous abaisser davantage ; aussi je veux, pour répondre à Votre amour, me mettre au dernier rang, partager Vos humiliations, afin « d'avoir part avec Vous » dans le royaume des Cieux. Je Vous supplie, mon divin Jésus, de m'envoyer une humiliation, chaque fois que j'essaierai de m'élever au-dessus des autres. Mais, Seigneur, ma faiblesse Vous est connue ; chaque matin je prends la résolution de pratiquer l'humilité et, le soir, je reconnais que j'ai commis encore bien des fautes d'orgueil. À cette vue, je suis tentée de me décourager ; mais, je le sais, le découragement est aussi de l'orgueil ; je veux donc, ô mon Dieu, fonder sur Vous seul mon espérance puisque Vous pouvez tout, daignez faire naître en mon âme la vertu que je désire. Pour obtenir cette grâce de Votre infinie miséricorde, je Vous répéterai souvent : « Jésus, doux et humble de cœur, rendez mon cœur semblable au vôtre ». Je chanterai éternellement les miséricordes du Seigneur. Ainsi soit-il. »

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897)
Prière de la Sainte Petite Thérèse de l’Enfant-Jésus à Dieu le Père
Voici une Prière inspirée par une image représentant Sainte Jeanne d'Arc « Seigneur, Dieu des armées, armez-moi pour la lutte » de Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897), en religion Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, également connue sous le nom de la « petite Thérèse » ; Religieuse carmélite proclamée Docteur de l'Église Catholique par Jean-Paul II en 1997 pour le centenaire de sa mort à 24 ans.
La Prière de la Petite Thérèse de l’Enfant-Jésus « Seigneur, Dieu des armées, armez-moi pour la lutte » :

« Seigneur, Dieu des armées, qui nous avez dit dans votre Évangile : « Je ne suis pas venu apporter la paix mais le glaive », armez-moi pour la lutte ; je brûle de combattre pour Votre gloire ; mais, je Vous en supplie, fortifiez mon courage... Alors, avec le saint roi David, je pourrai m'écrier : « C'est Vous seul qui êtes mon bouclier ; c'est Vous, Seigneur, qui dressez mes mains à la guerre ». Ô mon Bien-Aimé ! Je comprends à quels combats Vous me destinez ; ce n'est point sur les champs de bataille que je lutterai... Je suis prisonnière de Votre Amour, j'ai librement rivé la chaîne qui m'unit à Vous et me sépare à jamais du monde. Mon glaive c'est l'Amour ! Avec lui je chasserai l'étranger du royaume, je Vous ferai proclamer Roi dans les âmes. Sans doute, Seigneur, un aussi faible instrument que moi ne Vous est pas nécessaire ; mais Jeanne, Votre virginale et valeureuse épouse, l'a dit : « II faut batailler pour que Dieu donne victoire ». Ô mon Jésus, je bataillerai donc pour Votre Amour jusqu'au soir de ma vie. Puisque Vous n'avez pas voulu goûter de repos sur la terre, je veux suivre Votre exemple ; alors cette promesse tombée de vos lèvres divines se réalisera pour moi : « Si quelqu'un me suit, en quelque lieu que je sois il y sera aussi ; et mon Père l'élèvera en honneur ». Être avec Vous, être en Vous, voilà mon unique désir; cette assurance que Vous me donnez de sa réalisation m'aide à supporter l'exil, en attendant le radieux jour du face à face éternel. Ainsi soit-il. »

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897)
Prière de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus aux Saints
Voici la Prière « À mes petits Frères du ciel, les Saints Innocents » de Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897), en religion Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus ou de la Sainte-Face, également connue sous le nom de la « petite Thérèse » ; Religieuse carmélite proclamée Docteur de l'Église Catholique qui sur son lit de mort à 24 ans le 30 septembre 1897 s’écria : « Oh ! je L’aime ! Mon Dieu ! je Vous aime ! ».
La Prière de Sainte Thérèse de la Sainte-Face « À mes petits Frères du ciel, les Saints Innocents » :

« Heureux petits enfants ! Avec quelles tendresses le Roi des cieux vous bénit autrefois, et combla de caresses vos fronts joyeux ! De tous les Innocents vous étiez la figure, et j'entrevois les biens que, dans le ciel, vous donne sans mesure le Roi des rois. Vous avez contemplé les immenses richesses du paradis, avant d'avoir connu nos amères tristesses, chers petits lys ! Ô boutons parfumés, moissonnés dès l'aurore par le Seigneur, le doux soleil d'amour qui sut vous faire éclore, ce fut son Cœur. Quels ineffables soins, quelle tendresse exquise, et quel amour vous prodigue ici-bas notre Mère l'Église, enfants d'un jour ! Dans ses bras maternels vous fûtes en prémices offerts à Dieu. Toute l'éternité vous ferez les délices du beau ciel bleu. Enfants, vous composez le virginal cortège du doux Agneau ; et vous pouvez redire, étonnant privilège ! Un chant nouveau. Vous êtes, sans combats, parvenus à la gloire des conquérants ; le Sauveur a pour vous remporté la victoire, vainqueurs charmants. On ne voit point briller de pierres précieuses dans vos cheveux, seul, le reflet doré de vos boucles soyeuses ravit les cieux. Les trésors des élus, leurs palmes, leurs couronnes, tout est à vous ! Dans la sainte patrie, enfants, vos riches trônes sont leurs genoux. Dans les bras de Marie, après toutes vos fêtes, vous accourez ; sous son voile étoilé cachant vos blondes têtes, vous sommeillez. Charmants petits lutins, votre enfantine audace plaît au Seigneur ; vous osez caresser son adorable Face, quelle faveur ! C'est vous que le Seigneur me donna pour modèle, Saints Innocents ! Je veux être ici-bas votre image fidèle, petits enfants. Ah ! Daignez m'obtenir les vertus de l'enfance ; votre candeur, votre abandon parfait, votre aimable innocence charment mon Cœur. Ainsi soit-il. »

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897)
Prière de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus à Jésus-Christ
Voici la Prière « Jésus, mon seul Amour, au pied de Ton calvaire, que j'aime, chaque soir, à Te jeter des fleurs ! » de Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897), en religion Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus ou de la Sainte-Face, également connue sous le nom de la « petite Thérèse » ; Religieuse carmélite proclamée Docteur de l'Église Catholique qui sur son lit de mort à 24 ans le 30 septembre 1897 s’écria : « Oh ! je L’aime ! Mon Dieu ! je Vous aime ! ».
La Prière de Sainte Thérèse de la Sainte-Face « Jésus, mon seul Amour, au pied de Ton calvaire, que j'aime, chaque soir, à Te jeter des fleurs ! » :

« Jésus, mon seul Amour, au pied de Ton calvaire, que j'aime, chaque soir, à Te jeter des fleurs ! En effeuillant pour Toi la rose printanière, je voudrais essuyer Tes pleurs ! Jeter des fleurs ! C’est T'offrir en prémices les plus légers soupirs, les plus grandes douleurs. Mes peines, mon bonheur, mes petits sacrifices : voilà mes fleurs ! Seigneur, de Ta beauté mon âme s'est éprise ; je veux Te prodiguer mes parfums et mes fleurs. En les jetant pour Toi sur l'aile de la brise, je voudrais enflammer les cœurs ! Jeter des fleurs ! Jésus, voilà mon arme lorsque je veux lutter pour sauver les pécheurs. La victoire est à moi : toujours je Te désarme avec mes fleurs ! Les pétales des fleurs caressant ton Visage Te disent que mon cœur est à Toi sans retour. De ma rose effeuillée, ah ! Tu sais le langage, et Tu souris à mon amour ... Jeter des fleurs ! Redire tes louanges, voilà mon seul plaisir sur la rive des pleurs. Au ciel j'irai bientôt avec les petits anges jeter des fleurs. Ainsi soit-il. »

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897)
Prière de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus à Dieu le Père
Voici la Prière « Seigneur, je voudrais être missionnaire » de Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897), en religion Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus ou de la Sainte-Face, également connue sous le nom de la « petite Thérèse » ; Religieuse carmélite proclamée Docteur de l'Église Catholique qui sur son lit de mort à 24 ans le 30 septembre 1897 s’écria : « Oh ! je L’aime ! Mon Dieu ! je Vous aime ! ».
La Prière de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus « Seigneur, je voudrais être missionnaire » :

« Seigneur, je voudrais être missionnaire. Malgré ma petitesse, je voudrais éclairer les âmes, comme les prophètes, les docteurs, j’ai la vocation d’être Apôtre… Je voudrais parcourir la Terre, prêcher Ton nom mais ô mon Bien-Aimé, une seule mission ne me suffit pas. Je voudrais en même temps annoncer l’Évangile dans les cinq parties du monde et jusque dans les îles les plus reculées… Je voudrais être missionnaire non seulement pendant quelques années, mais je voudrais l’avoir été depuis la création du monde et l’être jusqu’à la consommation des siècles. Ainsi soit-il. »

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897)
Prière de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus à Jésus-Christ
Voici la Prière « Petite clef, oh ! Je t'envie, toi qui peux ouvrir chaque jour la prison de l'Eucharistie, où réside le Dieu d'Amour » qui exprime tous les désirs près du Tabernacle de Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897), en religion Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus ou de la Sainte-Face, également connue sous le nom de la « petite Thérèse » ; Religieuse carmélite proclamée Docteur de l'Église Catholique.
La Prière de Sainte Thérèse devant le Tabernacle « Petite clef, oh ! Je t'envie, toi qui peux ouvrir chaque jour la prison de l'Eucharistie, où réside le Dieu d'Amour » :

« Petite clef, oh ! Je t'envie, toi qui peux ouvrir chaque jour la prison de l'Eucharistie, où réside le Dieu d'Amour. Mais je puis, quel touchant miracle, par un seul effort de ma foi, ouvrir aussi le Tabernacle, m'y cacher près du divin Roi. Je voudrais, dans le Sanctuaire, me consumant près de mon Dieu, toujours briller avec mystère, comme la lampe du saint Lieu. Ô bonheur ! En moi, j'ai des flammes. Et je puis gagner chaque jour, à Jésus, un grand nombre d'âmes, les embraser de son Amour ... À chaque aurore, je t'envie, ô pierre sainte de l'autel ! Comme dans l'étable bénie, sur toi veut naître l'Éternel. Écoute mon humble prière : viens-en mon âme, doux Sauveur ! Bien loin d'être une froide pierre, elle est le soupir de ton Cœur. Ô corporal entouré d'Anges, que je te porte envie encore ! Sur toi, comme en ses humbles langes, je vois Jésus, mon seul Trésor. Change mon cœur, Vierge Marie, en un corporal pur et beau, pour recevoir la blanche Hostie où se cache ton doux Agneau. Sainte patène, je t'envie ... Sur toi, Jésus vient reposer ! Oh ! Que sa Grandeur infinie, jusqu'à moi daigne s'abaisser ... Jésus, comblant mon espérance de l'exil n'attend pas le soir, Il vient en moi ! Par Sa présence, je suis un vivant ostensoir. Je voudrais être le calice où j'adore le Sang divin ! Mais je puis, au saint Sacrifice, Le recueillir chaque matin. Mon âme à Jésus est plus chère que les précieux vases d'or ; l'autel est un nouveau Calvaire, où, pour moi, son Sang coule encore. Jésus, Vigne sainte et sacrée, Tu le sais, ô mon divin Roi, je suis une grappe dorée qui doit disparaître pour Toi. Sous le pressoir de la souffrance, je Te prouverai mon amour. Je ne veux d'autre jouissance que de m'immoler chaque jour. Quel heureux sort ! Je suis choisie parmi les grains de pur froment qui, pour Jésus, perdent la vie ; bien grand est mon ravissement ! Je suis Ton épouse chérie, mon Bien-Aimé, viens vivre en moi. Oh ! Viens, ta Beauté m'a ravie, daigne me transformer en Toi ! Ainsi soit-il. »

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897)
Prière de Sainte Thérèse Martin de Lisieux à Dieu le Père
Voici la Prière « Vous le savez, ô mon Dieu, je n’ai jamais désiré que Vous aimer » de Sainte Thérèse Martin (1873-1897), en religion Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus ou de la Sainte-Face, également connue sous le nom de la « petite Thérèse » ou de Sainte Thérèse de Lisieux ; Religieuse carmélite proclamée Docteur de l'Église Catholique.
La Prière de Sainte Thérèse Martin « Vous le savez, ô mon Dieu, je n’ai jamais désiré que Vous aimer » :

« Vous le savez, ô mon Dieu, je n’ai jamais désiré que Vous aimer, je n’ambitionne pas d’autre gloire. Votre amour m’a prévenue dès mon enfance, il a grandi avec moi, et maintenant c’est un abîme dont je ne puis sonder la profondeur. L’Amour attire l’amour, aussi, mon Jésus, le mien s’élance vers Vous, il voudrait combler l’abîme qui l’attire, mais hélas ! Ce n’est pas même une goutte de rosée perdue dans l’océan !… Pour Vous aimer comme Vous m’aimez, il me faut emprunter Votre propre Amour, alors seulement je trouve le repos. Ô mon Jésus, c’est peut-être une illusion, mais il me semble que Vous ne pouvez combler une âme de plus d’amour que Vous n’en avez comblé la mienne ; c’est pour cela que j’ose Vous demander d’aimer ceux que Vous m’avez donnés comme Vous m’avez aimée moi-même (Jn 17,23). Un jour, au Ciel, si je découvre que Vous les aimez plus que moi, je m’en réjouirai, reconnaissant dès maintenant que ces âmes méritent votre Amour bien plus que la mienne ; mais ici-bas, je ne puis concevoir une plus grande immensité d’amour que celle qu’il Vous a plu de me prodiguer gratuitement sans aucun mérite de ma part (Rm 3,24). Ainsi soit-il. »

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897)
« Prière du Soir » de Sainte Thérèse de Lisieux du Soir
Voici la Prière « Jésus, fais que j'expire d'amour pour Toi ! » de Sainte Thérèse Martin (1873-1897), en religion Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus ou de la Sainte-Face, également connue sous le nom de la « petite Thérèse » ou de Sainte Thérèse de Lisieux ; Religieuse carmélite proclamée Docteur de l'Église Catholique.
La Prière du Soir de Sainte Thérèse Martin « Jésus, fais que j'expire d'amour pour Toi !  » :

« Dans Ton Amour, T'exilant sur la terre, Divin Jésus, Tu T'immolas pour moi. Mon Bien-Aimé, reçois ma vie entière ; Je veux souffrir, je veux mourir pour Toi. Seigneur, Tu nous l'as dit Toi-même : « L'on ne peut rien faire de plus que de mourir pour ceux qu'on aime ». Et mon Amour suprême, c'est Toi, Jésus ! Il se fait tard, déjà le jour décline, reste avec moi, céleste Pèlerin. Avec ta Croix je gravis la colline ; viens me guider, Seigneur, dans le chemin ! Ta voix trouve écho dans mon âme, je veux Te ressembler, Seigneur. La souffrance, je la réclame ... Ta parole de flamme, brûle mon Cœur ! Avant d'entrer dans l'éternelle gloire, « Il a fallu que l'Homme-Dieu souffrît », c'est par sa Croix qu'il gagna la Victoire ; ô doux Sauveur, ne nous l'as-Tu pas dit ? Pour moi, sur la rive étrangère, quels mépris n'as-Tu pas reçus ! Je veux me cacher sur la terre, être en tout la dernière, pour Toi, Jésus. Mon Bien-Aimé, Ton exemple m'invite à m'abaisser, à mépriser l'honneur pour Te ravir, je veux rester petite ; en m'oubliant, je charmerai ton Cœur. Ma paix est dans la solitude, je ne demande rien de plus. Te plaire est mon unique étude, et ma béatitude : c'est Toi, Jésus ! Toi, le grand Dieu que l'univers adore, Tu vis en moi, prisonnier nuit et jour, Ta douce Voix à toute heure m'implore, Tu me redis : « J'ai soif ! J’ai soif d'amour ! » Je suis aussi Ta prisonnière, et je veux redire à mon tour Ta tendre et divine prière, mon Bien-Aimé, mon Frère : « J'ai soif d'amour ! J'ai soif d'amour ! Comble mon espérance, augmente en moi, Seigneur, Ton divin Feu ! J'ai soif d'amour ! Bien grande est ma souffrance. Ah ! Je voudrais voler vers Toi, mon Dieu ! Ton amour est mon seul martyre ; plus je Le sens brûler en moi, et plus mon âme Te désire. Jésus, fais que j'expire d'amour pour Toi ! Ainsi soit-il. »

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897)
« Prière d’espérance » de Sainte Thérèse de Lisieux sur l'Espérance
Voici la Prière « Je voudrais déjà quitter la terre et contempler les Merveilles du Ciel » de Sainte Thérèse Martin (1873-1897), en religion Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus ou de la Sainte-Face, également connue sous le nom de la « petite Thérèse » ou de Sainte Thérèse de Lisieux ; Religieuse carmélite proclamée Docteur de l'Église Catholique fêtée le 1er octobre.
La Prière d’espérance de Sainte Thérèse de Lisieux « Je voudrais déjà quitter la terre et contempler les Merveilles du Ciel » :

« Je suis encore sur la rive étrangère ; mais, pressentant le Bonheur éternel, oh ! Je voudrais déjà quitter la terre et contempler les Merveilles du Ciel ! Lorsque je rêve à l'immortelle Vie, de mon exil je ne sens plus le poids ; bientôt, mon Dieu, vers ma seule Patrie je volerai pour la première fois ! Ah ! Donne-moi, Jésus, de blanches ailes, pour que, vers Toi, je prenne mon essor. Je veux voler aux Rives éternelles, je veux Te voir, ô mon divin Trésor ! Je veux voler dans les bras de Marie, me reposer sur ce Trône de choix, et recevoir de ma Mère chérie, le doux baiser pour la première fois ! Mon Bien-Aimé, de Ton premier Sourire fais-moi bientôt entrevoir la douceur ; ah ! Laisse-moi, dans mon brûlant délire, oui, laisse-moi me cacher en ton Cœur. Heureux instant ! Ô Bonheur ineffable ! Quand j'entendrai le doux son de Ta voix ... Quand je verrai, de ta Face adorable l'éclat divin, pour la première fois ! Tu le sais bien, mon unique martyre c'est Ton amour, Cœur sacré de Jésus ! Vers Ton beau ciel, si mon âme soupire, c'est pour T'aimer ... T'aimer de plus en plus ! Au ciel, toujours m'enivrant de tendresse, je T'aimerai sans mesure et sans lois. Et mon bonheur me paraîtra sans cesse aussi nouveau que la première fois ! Ainsi soit-il. »

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897)
« Lettre à sa sœur Céline » de Sainte Thérèse de Lisieux Sermons - Homélie - Méditations
Voici une des très belles lettres sur la Présence de Jésus dans nos vies « Ma Céline, la petite enfant de Jésus croit être toute seule dans une petite barque » du 23 Juillet 1893 de Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897) à sa sœur Céline (en religion Sœur Geneviève de la Sainte Face) avec cette phrase réconfortante et pleine d’espérance : « Sois sûre, ma Céline chérie, que ta barque est en pleine mer, déjà peut-être bien près du port. Le vent de douleur qui la pousse est un vent d'amour et ce vent-là est plus rapide que l'éclair... »
La Lettre de Sainte Thérèse de Lisieux à sa sœur Céline « Ma Céline, la petite enfant de Jésus croit être toute seule dans une petite barque » :

Ma chère petite Céline,

Je ne suis pas surprise que tu ne comprennes rien à ce qui se passe dans ton âme. Un petit enfant tout seul sur la mer, dans une barque perdue au milieu des flots orageux, pourrait-il savoir s'il est près ou loin du port ? Quand son œil contemple encore le rivage d'où il est parti il sait combien il a fait de chemin, en voyant la terre s'éloigner sa joie enfantine ne peut se contenir. Oh ! dit-il, me voilà bientôt au bout de mon voyage. Mais plus la plage s'éloigne plus aussi l'océan semble vaste, alors la science du petit enfant est réduite à néant, il ne sait plus où va sa nacelle ; ne connaissant pas la manière de conduire le gouvernail, l'unique chose qu'il puisse faire c'est de s'abandonner, de laisser sa voile flotter au gré du vent...
Ma Céline, la petite enfant de Jésus est toute seule dans une petite barque, la terre a disparu à ses yeux, elle ne sait pas où elle va, si elle avance ou si elle recule... La petite Thérèse sait bien, elle est sûre que sa Céline est en pleine mer, la nacelle qui la porte vogue à voiles déployées vers le port, le gouvernail que Céline ne peut pas même apercevoir n'est pas sans pilote. Jésus est là, dormant comme autrefois dans la barque des pêcheurs de la Galilée.
Il dort... et Céline ne le voit pas car la nuit est descendue sur la nacelle... Céline n'entend pas la voix de Jésus. Le vent souffle... elle l'entend ; elle voit les ténèbres... et Jésus dort toujours ; cependant s'Il se réveillait seulement un instant, Il n'aurait « qu'à commander au vent et à la mer et il se ferait un grand calme », la nuit deviendrait plus claire que le jour, Céline verrait le divin regard de Jésus et son âme serait consolée... Mais aussi Jésus ne dormirait plus et Il est si fatigué !... Ses pieds divins se sont lassés à poursuivre les pécheurs, et dans la nacelle de Céline Jésus se repose si doucement. Les apôtres lui avaient donné un oreiller. L'évangile nous rapporte cette particularité. Mais dans la petite barque de son épouse chérie N.S. trouve un autre oreiller beaucoup plus doux. C'est le cœur de Céline, là Il oublie tout, Il est chez Lui... Ce n'est pas une pierre qui soutient sa tête divine (cette pierre après laquelle Il soupirait pendant sa vie mortelle), c'est un cœur d'enfant, un cœur d'épouse. Oh que Jésus est heureux ! mais comment peut-Il être heureux alors que son épouse souffre, qu'elle veille pendant que Lui dort si doucement ? Ne sait-Il pas que Céline ne voit que la nuit, que son divin visage lui demeure caché, et même parfois le poids qu'elle sent sur son cœur lui semble si lourd... Quel mystère ! Jésus, le petit enfant de Bethléem que Marie portait comme «un léger fardeau», se rend lourd, si lourd que St Christophe s'en étonne... L'épouse des cantiques elle aussi dit que «Son bien-Aimé est un bouquet de myrrhe et qu'Il repose sur son sein». La myrrhe c'est la souffrance et c'est ainsi que Jésus repose sur le cœur de Céline... Et cependant Jésus est heureux de la voir dans la souffrance, Il est heureux de tout recevoir d'elle pendant la nuit... Il attend l'aurore et alors, oh alors quel réveil que celui de Jésus !!!...
Sois sûre, ma Céline chérie, que ta barque est en pleine mer, déjà peut-être bien près du port. Le vent de douleur qui la pousse est un vent d'amour et ce vent-là est plus rapide que l'éclair...
Que j'ai été touchée en voyant que Jésus t'avait inspiré l'idée des petits sacrifices ; je le lui avais demandé, ne comptant pas t'écrire si tôt. Jamais Notre Seigneur ne m'a encore refusé de t'inspirer ce que je L'avais prié de te dire. Toujours Il nous fait les mêmes grâces ensemble. Je suis même obligée d'avoir un chapelet de pratiques, je l'ai fait par charité pour une de mes compagnes, je te dirai cela en détail, c'est assez amusant... Je suis prise dans des filets qui ne me plaisent pas mais qui me sont très utiles dans l'état d'âme où je suis.

Sainte Thérèse de Lisieux - Lettre LT 144 du 23 Juillet 1893 au Carmel à sa sœur Céline
La « Prière à la Sainte-Face » de Sainte Thérèse de Lisieux à Jésus-Christ
Voici la Prière à la Sainte-Face « Ô Face adorable de Jésus, seule Beauté qui ravit mon cœur » de Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897), en religion Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus ou de la Sainte-Face, également connue sous le nom de la « petite Thérèse » ; Religieuse carmélite proclamée Docteur de l'Église Catholique et Patronne des Missions fêtée le 1er octobre.
La Prière à la Sainte-Face de Sainte Thérèse de Lisieux « Ô Face adorable de Jésus, seule Beauté qui ravit mon cœur » :

« Ô Face adorable de Jésus, seule Beauté qui ravit mon cœur, daigne imprimer en moi Ta divine Ressemblance, afin que Tu ne puisses regarder l'âme de Ta petite épouse sans Te contempler Toi-même. Ô mon Bien-Aimé, pour ton Amour, j'accepte de ne pas voir ici-bas la douceur de Ton regard, de ne pas sentir l'inexprimable baiser de Ta bouche, mais je Te supplie de m'embraser de ton Amour, afin qu'il me consume rapidement et fasse bientôt paraître devant Toi : Thérèse de la Sainte Face. Ainsi soit-il. »

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897)
« Hommage à la Sainte Trinité » de Sainte Thérèse de Lisieux à la Sainte Trinité
Voici la Prière à la Très Sainte Trinité « Ô bienheureuse Trinité, accordez-nous d'être fidèles » de Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897), en religion Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus ou de la Sainte-Face, également connue sous le nom de la « petite Thérèse » ; Religieuse carmélite proclamée Docteur de l'Église Catholique et Patronne des Missions fêtée le 1er octobre.
La Prière à la Sainte Trinité de Sainte Thérèse de Lisieux « Ô bienheureuse Trinité, accordez-nous d'être fidèles » :

« Ô mon Dieu, nous voici prosternées devant Vous. Nous venons implorer la grâce de travailler pour Votre gloire. Les blasphèmes des pécheurs ont retenti douloureusement à nos oreilles ; pour Vous consoler et réparer les injures que Vous font souffrir les âmes rachetées par Vous, ô Trinité adorable ! Nous voulons former un concert de tous les petits sacrifices que nous ferons pour votre Amour. Pendant quinze jours, nous Vous offrirons le chant des petits oiseaux du Ciel qui ne cessent de Vous louer et de reprocher aux hommes leur ingratitude. Nous Vous offrons aussi, ô mon Dieu ! La mélodie des instruments de musique et nous espérons que notre âme méritera d'être une lyre harmonieuse que Vous ferez vibrer pour Vous consoler de l'indifférence de tant d'âmes qui ne pensent pas à Vous. Nous voulons aussi pendant huit jours amasser des diamants et des pierres précieuses qui répareront l'empressement des pauvres mortels qui poursuivent les richesses passagères sans songer à celles de l'éternité. Ô mon Dieu ! Faites-nous la grâce d'être plus vigilantes à la recherche des sacrifices, que les âmes qui ne Vous aiment pas le sont à la poursuite des biens de la terre. Enfin, pendant huit jours, le parfum des fleurs sera recueilli par vos enfants qui veulent, par-là, réparer toutes les indélicatesses que Vous font souffrir les âmes sacerdotales et religieuses. Ô bienheureuse Trinité, accordez-nous d'être fidèles et faites-nous la grâce de Vous posséder après l'exil de cette vie ... Ainsi soit-il. »

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897)
Le « Cantique à la Sainte Face » de Sainte Thérèse de Lisieux à Jésus-Christ
Voici la Prière du Cantique à la Sainte Face « Jésus, vers Toi, je voudrais voler ! » de Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897), Carmélite, Docteur de l'Église et Patronne des Missions, qui a inspiré de nombreux croyants par sa théologie de « La petite voie », véritable chemin de sainteté par les actes du quotidien.
La Prière de Sainte Thérèse de Lisieux du Cantique à la Sainte Face « Jésus, vers Toi, je voudrais voler ! » :

« Jésus, ton ineffable Image est l'astre qui conduit mes pas ; Tu le sais bien, ton doux Visage est pour moi le ciel ici-bas ! Mon amour découvre les charmes de tes Yeux embellis de pleurs. Je souris à travers mes larmes, quand je contemple tes Douleurs. Oh ! Je veux pour Te consoler vivre ignorée et solitaire ; Ta beauté que Tu sais voiler me découvre tout son Mystère, et vers Toi je voudrais voler ! Ta Face est ma seule patrie, elle est mon royaume d'amour ; elle est ma riante prairie, mon doux soleil de chaque jour ; elle est le lis de la vallée dont le parfum mystérieux console mon âme exilée, lui fait goûter la paix des cieux. Elle est mon repos, ma douceur, et ma mélodieuse lyre ... Ton Visage, ô mon doux Sauveur, est le divin Bouquet de myrrhe que je veux garder sur mon cœur ! Ta Face est ma seule richesse ; je ne demande rien de plus. En elle, me cachant sans cesse, je Te ressemblerai, Jésus ! Laisse en moi la divine empreinte de tes Traits remplis de douceurs, et bientôt je deviendrai sainte, vers Toi j'attirerai les cœurs ! Afin que je puisse amasser une belle moisson dorée, de Tes feux daigne m'embraser ! Bientôt, de ta Bouche adorée, donne-moi l'éternel baiser ! Ainsi soit-il. »

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897)
Prière de Sainte Thérèse de Lisieux à Jésus-Christ
Voici la Prière pour garder les yeux baissés pendant les repas au réfectoire « Ô Jésus ! Regardez-nous avec Amour et donnez-nous Votre doux baiser » de Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897), Carmélite, Docteur de l'Église et Patronne des Missions, qui recommande à ses Novices Carmélites d'avoir toujours les yeux baissés même dans les repas pris en commun pour conserver l'esprit de solitude.
La Prière de Sainte Thérèse de Lisieux « Ô Jésus ! Regardez-nous avec Amour et donnez-nous Votre doux baiser » :

« Jésus, Vos petites épouses prennent la résolution de tenir les yeux baissés pendant le réfectoire afin d'honorer et d'imiter l'exemple que Vous leur avez donné chez Hérode (Lc 23, 9-11) Quand ce prince impie se moquait de Vous, ô Beauté infinie, pas une plainte ne sortait de Vos lèvres divines. Vous ne daigniez pas même fixer sur lui Vos yeux adorables. Oh ! Sans doute, divin Jésus, Hérode ne méritait pas d'être regardé de Vous, mais nous qui sommes Vos épouses, nous voulons attirer sur nous Votre Regard divin ; nous Vous demandons de nous récompenser par un Regard d'amour à chaque fois que nous nous priverons de lever les yeux, et même nous Vous prions de ne pas nous refuser ce doux Regard quand nous serons tombées puisque nous compterons nos défaillances. Nous formerons un bouquet que Vous ne rejetterez pas, nous en avons la confiance. Vous verrez dans ces fleurs notre désir de Vous aimer, de Vous ressembler et Vous bénirez Vos pauvres enfants. Ô Jésus ! Regardez-nous avec Amour et donnez-nous Votre doux baiser. Ainsi soit-il. »

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897)
« Citations » de Sainte Thérèse de Lisieux aux Saints
Voici quelques courtes citations « Je veux passer mon Ciel à faire du bien sur la Terre », « Après ma mort, je ferai tomber une pluie de roses sur la Terre », « Je reviendrai sur la Terre pour faire aimer l’Amour », … de Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897), Carmélite, Docteur de l'Église et Patronne des Missions, connue comme la « Sainte des petits chemins » pour faire les petits gestes de la vie avec attention et avec beaucoup d’amour : « faire les choses ordinaires de façon extraordinaire ».
Quelques « Citations » de Sainte Thérèse de Lisieux :

« Je t’assure que le Bon Dieu est bien meilleur que tu le crois. Il se contente d’un regard, d’un soupir d’amour… » (LT 191)

« Oui je le sens, quand même j’aurais sur la conscience tous les péchés qui se peuvent commettre, j’irais, le cœur brisé de repentir, me jeter dans les bras de Jésus, car je sais combien Il chérit l’enfant prodigue qui revient à Lui » (Ms C, 36r-37v)

« Ah ! Mon cher petit Frère, depuis qu’il m’a été donné de comprendre aussi l’amour du Cœur de Jésus, je vous avoue qu’il a chassé de mon cœur toute crainte. Le souvenir de mes fautes m’humilie, me porte à ne jamais m’appuyer sur ma force qui n’est que faiblesse, mais plus encore ce souvenir me parle de miséricorde et d’amour » (LT 247)

« Comment lorsqu’on jette ses fautes avec une confiance toute filiale dans le brasier dévorant de l’Amour, comment ne seraient-elles pas consumées sans retour ? » (LT 247)

« Je ne puis craindre un Dieu qui s’est fait pour moi si petit… je L’aime !… car Il n’est qu’Amour et Miséricorde ! » (LT 266)

« Puisse Jésus me donner toujours de comprendre que Lui seul est le bonheur parfait, même quand Lui-même paraît absent ! » (LT 76)

« Le Christ est mon Amour, il est toute ma vie » (PN 26)

« Ma voie est toute de confiance et d’amour, je ne comprends pas les âmes qui ont peur d’un si tendre ami » (LT 226)

« L’unique bonheur sur la terre, c’est de s’appliquer à toujours trouver délicieuse la part que Jésus nous donne » (LT 257)

« Je ne souffre qu’un instant. C’est parce qu’on pense au passé et à l’avenir qu’on se décourage et qu’on désespère » (JEV 135)

« Quelle douce joie de penser que le Bon Dieu est Juste, c’est-à-dire qu’Il tient compte de nos faiblesses, qu’Il connaît parfaitement la fragilité de notre nature. De quoi donc aurais-je peur ? » (MS, A 83)

« Se croire soi-même imparfaite et trouver les autres parfaits, voilà le bonheur » (Conseils et souvenirs, 25)

« Aimer, c’est tout donner et se donner soi-même » (PN 54)

« Autrefois il me semblait que je ne tenais à rien, mais depuis que j’ai compris les paroles de Jésus, je vois que dans les occasions je suis bien imparfaite » (MS, C 16)

« Ô Marie, si j’étais la Reine du Ciel et que vous soyez Thérèse, je voudrais être Thérèse afin que vous soyez la Reine du Ciel ! » (PRI 21)

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897)
Prière de Sainte Thérèse de Lisieux à Jésus-Christ
Voici la Prière « Ô Verbe divin, c'est Toi l'Aigle adoré que j'aime et qui m'attire » de Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897), Carmélite, Docteur de l'Église et Patronne des Missions.
La Prière de Sainte Thérèse de Lisieux « Ô Verbe divin, c'est Toi l'Aigle adoré que j'aime et qui m'attire » :

« Ô Verbe divin, c'est Toi l'Aigle adoré que j'aime et qui m'attire, c'est Toi qui T'élançant vers la terre d'exil as voulu souffrir et mourir afin d'attirer les âmes jusqu'au sein de l'éternel foyer de la Trinité bienheureuse, c'est Toi qui remontant vers l'inaccessible lumière qui sera désormais ton séjour, c'est Toi qui restes encore dans la vallée des larmes, caché sous l'apparence d'une blanche Hostie ... Aigle éternel, Tu veux me nourrir de ta divine Substance, moi, pauvre petit être, qui rentrerais dans le néant si ton divin Regard ne me donnait la vie à chaque instant. Ô Jésus ! Laisse-moi dans l'excès de ma reconnaissance, laisse-moi Te dire que ton Amour va jusqu'à la folie. Comment veux-Tu devant cette folie que mon cœur ne s'élance pas vers Toi ? Comment ma confiance aurait-elle des bornes ... Ah ! Pour Toi, je le sais, les saints ont fait aussi des folies, ils ont fait de grandes choses puisqu'ils étaient des aigles. Jésus, je suis trop petite pour faire de grandes choses et ma folie à moi, c'est d'espérer que ton Amour m'accepte comme victime. Ma folie consiste à supplier les aigles mes frères de m'obtenir la faveur de voler vers le soleil de l'amour avec les propres ailes de l'Aigle divin. Ainsi soit-il. »

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897)
Prière de Sainte Thérèse de Lisieux à Jésus-Christ
Voici la Prière du billet de Profession Religieuse du 8 septembre 1890, le « second baptême » qui rend à l'âme sa « robe d'innocence » au moment de la grande prostration, bras en croix, sur le tapis de bure « Ô Jésus, mon divin époux ! » de Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897), Carmélite, Docteur de l'Église et Patronne des Missions.
La Prière de Profession Religieuse de Sainte Thérèse de Lisieux « Ô Jésus, mon divin époux ! » :

« Ô Jésus, mon divin époux ! que jamais je ne perde la seconde robe de mon Baptême, prends-moi avant-que je fasse la plus légère faute volontaire. Que je ne cherche et ne trouve jamais que Toi seul, que les créatures ne soient rien pour moi et que je ne sois rien pour elles mais Toi Jésus soit tout !... Que les choses de la terre ne puissent jamais troubler mon âme que rien ne trouble ma paix, Jésus je ne Te demande que la paix, et aussi l'amour, l'amour infini sans limite autre que Toi, l'amour qui ne soit plus moi mais Toi mon Jésus. Jésus que pour Toi je meure martyre, le martyre du cœur ou du corps, ou plutôt tous les deux..... Donne-moi de remplir mes vœux dans toute leur perfection et fais-moi comprendre ce que doit être une épouse à Toi. Fais que je ne sois jamais à charge à la communauté mais que personne ne s'occupe de moi, que je sois regardée foulée aux pieds oubliée comme un petit grain de sable à Toi, Jésus. Que Ta volonté soit faite en moi parfaitement, que j'arrive à la place que Tu as été devant me préparer...... Jésus fais que je sauve beaucoup d'âmes, qu'aujourd'hui il n'y en ait pas une seule de damnée et que toutes les âmes du purgatoire soient sauvées.... Jésus pardonne-moi si je dis des choses qu'il ne faut pas dire, je ne veux que Te réjouir et Te consoler. Ainsi soit-il. »

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897)
« Prière des Fleurs Mystiques » de Sainte Thérèse de Lisieux à Jésus-Christ
Voici la Prière pour préparer Sr Marie-Madeleine de Lisieux à sa profession Religieuse du 20 novembre 1894 « Fleurs Mystiques destinées à former ma Corbeille de Noces » composée par Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897), Carmélite, Docteur de l'Église et Patronne des Missions.
La Prière de Sainte Thérèse de Lisieux « Fleurs Mystiques » :

« Madeleine ! Mon Epouse Bien-Aimée ! Je suis tout à toi et tu es à moi pour toujours » (Ct 2, 16)

Fleurs Mystiques destinées à former ma Corbeille de Noces. Une voix s'est fait entendre : « Voici l'Epoux qui vient, allez au-devant de Lui » (Mt 25, 6)

Des Roses Blanches : Ô Jésus ! Purifiez mon âme afin qu'elle devienne digne d'être Votre épouse !

Des Pâquerettes : Ô Jésus ! Faites-moi la grâce de faire toutes mes actions pour plaire à Vous seul !

Des Violettes Blanches : Jésus, doux et humble de Cœur, rendez mon cœur semblable au Vôtre ! (Mt 11, 29)

Du Muguet : Sainte Thérèse, ma Mère, apprenez-moi à sauver les âmes afin que je devienne une vraie carmélite !

Des Eglantines : Ô Jésus ! C’est Vous seul que je sers en servant mes Mères et mes Sœurs.

Des Roses Thé : Jésus, Marie, Joseph, faites-moi la grâce de faire une bonne retraite et préparez mon âme pour le beau jour de ma Profession.

Des Clochettes Blanches : Ô Sainte Madeleine ! Obtenez-moi que ma vie ne soit qu'un acte d'Amour.

Du Chèvrefeuille : Ô Jésus ! Apprenez-moi à me renoncer toujours pour faire plaisir à mes sœurs.

Des Pervenches Blanches : Mon Dieu, je Vous aime de tout mon cœur !

Des Pivoines Blanches : Ô mon Dieu, regardez la Face de Jésus, et des pauvres pécheurs faites autant d'élus.

Du Jasmin : Ô Jésus, je ne veux goûter de joie qu'en Vous seul !...

Des Myosotis Blancs : Ô mon Saint Ange gardien ! Couvrez-moi toujours de vos ailes afin que je n'aie jamais le malheur d'offenser Jésus. (Ps 91, 4)

De la Reine des Prés : Ô Marie ! Ma bonne Mère, faites-moi la grâce de ne jamais ternir la robe d'innocence que Vous me donnerez au jour de ma Profession.

Des Verveines Blanches : Mon Dieu, je crois en Vous, j'espère en Vous, je Vous aime de tout mon cœur.

Des Iris Blancs : Mon Dieu, je Vous remercie de toutes les grâces que Vous m'avez faites pendant ma retraite.

Le Grand Jour est Arrivé ! (Ct 2, 16) Des Lys : Mon Jésus Bien-Aimé, Vous êtes maintenant tout à moi et moi je suis pour toujours Votre petite Epouse !!!.....

Ainsi soit-il. » ''

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897)
Prière de Sainte Thérèse de Lisieux du Soir
Voici la « Prière 7 » à Jésus au Tabernacle pour faire le soir l’examen de sa journée « Ô Dieu caché dans la prison du Tabernacle ! » composée le 16 juillet 1895 par Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897) pour une de ses novices : Sr Marthe de Jésus.
La Prière du soir de Sainte Thérèse de Lisieux « Ô Dieu caché dans la prison du Tabernacle ! » :

« Ô Dieu caché dans la prison du Tabernacle ! C’est avec bonheur que je reviens près de Vous chaque soir, afin de Vous remercier des grâces que Vous m'avez accordées et d'implorer mon pardon pour les fautes que j'ai commises pendant la journée qui vient de s'écouler comme un songe. Ô Jésus ! Que je serais heureuse si j'avais été bien fidèle, mais hélas ! Souvent le soir je suis triste car je sens que j'aurais pu mieux répondre à Vos grâces... Si j'étais plus unie à Vous, plus charitable avec mes sœurs, plus humble et plus mortifiée, j'aurais moins de peine à m'entretenir avec Vous dans l'oraison. Cependant, ô mon Dieu ! Bien loin de me décourager par la vue de mes misères, je viens à Vous avec confiance, me souvenant que : « Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades ». Je Vous supplie donc de me guérir, de me pardonner, et moi je me souviendrai, Seigneur, « que l'âme à laquelle Vous avez remis davantage doit aussi Vous aimer plus que les autres ! » Je Vous offre tous les battements de mon cœur comme autant d'actes d'amour et de réparation et je les unis à Vos mérites infinis. Je Vous supplie, ô mon Divin Epoux, d'être Vous-même le Réparateur de mon âme, d'agir en moi sans tenir compte de mes résistances, enfin je ne veux plus avoir d'autre volonté que la Vôtre ; et demain, avec le secours de Votre grâce, je recommencerai une nouvelle vie dont chaque instant sera un acte d'amour et de renoncement. Après être ainsi venue chaque soir au pied de votre Autel, j'arriverai enfin au dernier soir de ma vie, alors commencera pour moi le jour sans couchant de l'éternité où je me reposerai sur votre Divin Cœur des luttes de l'exil ! Ainsi soit-il. »

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897) – Le 16 juillet 1895
Prière de Ste Thérèse de Lisieux pour les Prêtres
Voici la Prière pour Monsieur l'Abbé Maurice Bellière « Ô mon Jésus, je confie l'âme d’un futur Prêtre » composée en octobre 1895 par Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897) à l'intention de son nouveau frère spirituel séminariste.
La Prière de Ste Thérèse de Lisieux pour l'Abbé Bellière « Ô mon Jésus, je confie l'âme d’un futur Prêtre » :

« Ô mon Jésus ! Je Vous remercie de combler un de mes plus grands désirs, celui d'avoir un frère, prêtre et apôtre... Je me sens bien indigne de cette faveur, cependant puisque Vous daignez accorder à votre pauvre petite épouse la grâce de travailler spécialement à la sanctification d'une âme destinée au Sacerdoce, je Vous offre pour elle avec bonheur, toutes les prières et les sacrifices dont je puis disposer ; je Vous demande, ô mon Dieu ! de ne pas regarder ce que je suis, mais ce que je devrais et voudrais être, c'est-à-dire une religieuse tout embrasée de votre Amour. Vous le savez, Seigneur, mon unique ambition est de Vous faire connaître et aimer, maintenant mon désir sera réalisé; je ne puis que prier et souffrir mais l'âme à laquelle Vous daignez m'unir par les doux liens de la charité ira combattre dans la plaine pour Vous gagner des cœurs, et moi sur la montagne du Carmel je Vous supplierai de lui donner la victoire (Ex 17, 9-13). Divin Jésus, écoutez la prière que je Vous adresse pour celui qui veut être votre Missionnaire, (Jn 17, 15) gardez-le au milieu des dangers du monde, faites-lui sentir de plus en plus le néant et la vanité des choses passagères et le bonheur de savoir les mépriser pour votre Amour. Que déjà son sublime apostolat s'exerce sur ceux qui l'entourent, qu'il soit un apôtre, digne de votre Cœur Sacré.... Ô Marie ! Douce Reine du Carmel, c'est à Vous que je confie l'âme du futur prêtre dont je suis l'indigne petite sœur. Daignez lui enseigner déjà avec quel amour Vous touchiez le Divin Enfant Jésus et l'enveloppiez de langes, afin qu'il puisse un jour monter au Saint Autel et porter en ses mains le Roi des Cieux. Je Vous demande encore de le garder toujours à l'ombre de votre manteau virginal, jusqu'au moment heureux où quittant cette vallée de larmes, il pourra contempler votre splendeur (Ps 83, 7) et jouir pendant toute l'éternité des fruits de son glorieux apostolat. Ainsi soit-il. »

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897) – entre le 17 et le 21 octobre 1895
Prière de Ste Thérèse de Lisieux à Dieu le Père
Voici la Prière « Ô mon Dieu, nous Vous demandons que jamais Vos deux lys ne soient séparés sur la terre » composée pour Noël 1895 par Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897) à l'intention de sa sœur Céline : Sœur Geneviève de la Sainte Face (1869-1959). Cette Prière se trouve au verso d'une image à dentelle représentant un Enfant Jésus fauchant des lys avec le texte : « Heureux le lys resté sans tache jusqu'à l'heure de la moisson, sa blancheur brillera éternellement au Paradis ». Sous deux lys fauchés, on lit « Thérèse » et « Céline ».Cette image va être déposée dans la sandale de la novice, la nuit de Noël. Ce geste très simple souligne que Thérèse reste présente, vigilante dans l'affection fraternelle, au milieu des difficultés que rencontre sœur Geneviève pour son admission à la Profession.
« Je vous le dis, si deux d'entre vous s'accordent sur la terre, quelque chose qu'ils demandent, ils l'obtiendront de mon Père qui est dans les Cieux. Car là où deux sont réunis en mon nom, je suis au milieu d'eux » . (Mt 18,19-20)

La Prière de Ste Thérèse de Lisieux à sa sœur Céline « Ô mon Dieu, nous Vous demandons que jamais Vos deux lys ne soient séparés sur la terre » :

« Ô mon Dieu ! Nous Vous demandons que jamais Vos deux lys ne soient séparés sur la terre. Qu'ils Vous consolent ensemble du peu d'amour que Vous trouvez en cette vallée de larmes (Ps 84, 7) et que pendant l'éternité leurs corolles brillent du même éclat et répandent le même parfum lorsqu'elles s'inclineront vers Vous ! Ainsi soit-il. »

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897) – Souvenir de la nuit de Noël 1895
Prière à SAINT JOSEPH pour obtenir la pureté sur la Pureté
Voici une Prière à Saint Joseph pour demander la pureté « Ô Saint Joseph, faites que je serve constamment Jésus et Marie dans une pureté parfaite » de Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897), en religion Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus ou de la Sainte-Face, également connue sous le nom de la « petite Thérèse » ; Religieuse carmélite proclamée Docteur de l'Église Catholique et Patronne des Missions fêtée le 1er octobre.
Dans « Histoire d'une âme », Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus écrit : « Je priai aussi Saint Joseph de veiller sur moi; depuis mon enfance, ma dévotion pour lui se confondait avec mon amour pour la Très Sainte Vierge. Chaque jour, je récitais cette prière : II me semblait donc être bien protégée et tout à fait à l'abri du danger »

La Prière de Ste Thérèse de Lisieux « Ô Saint Joseph, faites que je serve constamment Jésus et Marie dans une pureté parfaite » :

« Glorieux Saint Joseph, père et protecteur des vierges, gardien fidèle à qui Dieu confia Jésus, l'Innocence même, et Marie, la Vierge des vierges, je vous en supplie et je vous en conjure, par Jésus et Marie, ce double dépôt qui vous fut si cher, faites que, préservé de toute souillure, pur d'esprit et de cœur, chaste de corps, je serve constamment Jésus et Marie dans une pureté parfaite. Ainsi soit-il. »

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897) – « Histoire d'une âme »
Prière de Ste Thérèse de Lisieux pour les Enfants
Voici la Prière « Père Eternel, je Vous demande d'appeler aux joies du Ciel d'innombrables petits enfants » composée durant l'été 1896 par Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897), en religion Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus ou de la Sainte-Face, également connue sous le nom de la « petite Thérèse » ; Religieuse carmélite proclamée Docteur de l'Église Catholique et Patronne des Missions fêtée le 1er octobre.
« Tout ce que vous demanderez à mon Père, en mon Nom, Il vous le donnera »
(Jn 16, 23)

La Prière de Ste Thérèse de Lisieux « Père Eternel, je Vous demande d'appeler aux joies du Ciel d'innombrables petits enfants » :

« Père Eternel, votre Fils unique, le doux Enfant Jésus est à moi puisque Vous me l'avez donné. Je Vous offre les mérites infinis de Sa divine Enfance et je Vous demande en son Nom d'appeler aux joies du Ciel d'innombrables phalanges de petits enfants qui suivront éternellement Le Divin Agneau. Ainsi soit-il. »

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897) – Prières N°13
Méditation de Sainte Thérèse de Lisieux sur la Miséricorde
Voici la Méditation « Longtemps je me suis demandé pourquoi le bon Dieu avait des préférences » extraite de « Histoire printanière d'une petite fleur blanche » de Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897), en religion Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus ou de la Sainte-Face, également connue sous le nom de la « petite Thérèse » ; Religieuse carmélite proclamée Docteur de l'Église Catholique et « Patronne des Missions » fêtée le 1er octobre.
« Jésus étant monté sur une montagne, Il appela à Lui ceux qu'Il Lui plut ; et ils vinrent à Lui » . (Mc 3, 13)

La Méditation de Ste Thérèse de Lisieux sur les Vocations « Longtemps je me suis demandé pourquoi le bon Dieu avait des préférences » :

« Voilà bien le mystère de ma vocation, de ma vie tout entière et surtout le mystère des Privilèges de Jésus sur mon âme. Il n'appelle pas ceux qui en sont dignes, mais ceux qu'Il Lui plaît ou comme le dit saint Paul : « Dieu a pitié de qui Il veut et Il fait Miséricorde à qui Il veut faire Miséricorde. Ce n'est donc pas l'ouvrage de celui qui veut ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait Miséricorde » (Rm 9,15-16) ».

« Longtemps je me suis demandé pourquoi le bon Dieu avait des préférences, pourquoi toutes les âmes ne recevaient pas un égal degré de Grâces. Jésus a daigné m'instruire de ce Mystère. Il a mis devant mes yeux le livre de la nature et j'ai compris que toutes les fleurs qu'Il a créées sont belles, que l'éclat de la rose et la blancheur du lys n'enlèvent pas le parfum de la petite violette ou la simplicité ravissante de la pâquerette. J'ai compris que si toutes les petites fleurs voulaient être des roses, la nature perdrait sa parure printanière, les champs ne seraient plus émaillés de fleurettes. Ainsi en est-il dans le monde des âmes qui est le Jardin de Jésus. Il a voulu créer les grands Saints qui peuvent être comparés au lys et aux roses mais il en a créé aussi de plus petits et ceux-ci doivent se contenter d'être des pâquerettes ou des violettes destinées à réjouir les Regards du Bon Dieu lorsqu'il les abaisse à Ses pieds ; la perfection consiste à faire Sa volonté, à être ce qu'Il veut que nous soyons. J'ai compris encore que l'Amour de Notre Seigneur se révèle aussi bien dans l'âme la plus simple qui ne résiste en rien à sa Grâce que dans l'âme la plus sublime ; en effet le propre de l'Amour étant de s'abaisser, si toutes les âmes ressemblaient à celles des Saints docteurs qui ont illuminé l'Église par la clarté de leur doctrine, il semble que le Bon Dieu ne descendrait pas assez bas en venant jusqu'à leur cœur, mais il a créé l'enfant qui ne sait rien et ne fait entendre que de faibles cris, il a créé le pauvre sauvage n'ayant pour se conduire que la loi naturelle et c'est jusqu'à leur cœur qu'il daigne s'abaisser, ce sont là ses fleurs des champs dont la simplicité Le ravit. En descendant ainsi le Bon Dieu montre sa Grandeur infinie. De même que le soleil éclaire en même temps les cèdres et chaque petite fleur comme si elle était seule sur la terre, de même Notre Seigneur s'occupe aussi particulièrement de chaque âme que si elle n'avait pas de semblables. Ainsi soit-il. »

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897) - Histoire printanière d'une petite fleur blanche
Prière de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus à Jésus-Christ
Voici la Prière « Ô Jésus, prenez-moi dans vos Bras et élevez-moi » de Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897), en religion Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus ou de la Sainte-Face, également connue sous le nom de la « petite Thérèse » ; Religieuse carmélite proclamée Docteur de l'Église Catholique et « Patronne des Missions » fêtée le 1er octobre.
La Prière de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus « Ô Jésus, prenez-moi dans vos Bras et élevez-moi » :

« Nous sommes dans un siècle d'inventions; maintenant, ce n'est plus la peine de gravir les marches d'un escalier ; un ascenseur le remplace avantageusement. Moi, je voudrais trouver un ascenseur pour m'élever jusqu'à Jésus, car je suis trop petite pour monter le rude escalier de la perfection. Alors j'ai recherché dans les Livres Saints l'indication de l'ascenseur ; et j'ai lu ces mots : « Si quelqu'un est tout petit, qu'il vienne à moi » (Proverbes 9, 4). Alors je suis venue, devinant que j'avais trouvé ce que je cherchais. Et voulant savoir, ô mon Dieu, ce que Vous feriez au tout-petit qui répondrait à votre Appel, j'ai continué mes recherches et voici ce que j'ai trouvé : « Comme une mère caresse son enfant, ainsi je vous consolerai, je vous porterai sur mon sein, je vous balancerai sur mes genoux » (Isaïe 66, 13). Ah, jamais paroles plus tendres, plus mélodieuses ne sont venues réjouir mon âme ; l'ascenseur qui doit m'élever jusqu'au ciel, ce sont vos Bras, ô Jésus ! Pour cela, je n'ai pas besoin de grandir, au contraire, il faut que je reste petite, que je le devienne de plus en plus. Ô mon Dieu, Vous avez dépassé mon attente ! Je veux « chanter vos Miséricordes » ! (Psaumes 88, 2). Ainsi soit-il. »

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897) - Histoire printanière d'une petite fleur blanche
Prière de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus aux Saints Anges
Voici la Prière « Je vous supplie, ô bienheureux habitants du Ciel, de m'adopter pour enfant » de Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897), en religion Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus ou de la Sainte-Face, également connue sous le nom de la « petite Thérèse » ; Religieuse carmélite proclamée Docteur de l'Église Catholique et « Patronne des Missions » fêtée le 1er octobre.
« Employez les richesses qui rendent injustes à vous faire des amis qui vous reçoivent dans les tabernacles éternels » (Lc16, 9).

Voilà, Seigneur, le conseil que Tu donnes à Tes disciples après leur avoir dit que « les enfants de ténèbres sont plus habiles dans leurs affaires que les enfants de lumière ». Enfant de lumière, j'ai compris que mon désir d'embrasser toutes les vocations était une richesse qui pouvait me rendre injuste, alors je m'en suis servie à me faire des amis. Me souvenant de la prière d'Élisée à son père Élie lorsqu'il osa lui demander son « double esprit » (2R2, 9), je me suis présentée devant les anges et les saints, et je leur ai dit cette Prière :

La Prière de Ste Thérèse « Je vous supplie, ô bienheureux habitants du Ciel, de m'adopter pour enfant » :

« Je suis la plus petite des créatures, je connais ma misère, mais je sais aussi combien les cœurs nobles aiment à faire du bien, je vous supplie donc, ô bienheureux habitants du Ciel, de m'adopter pour enfant. À vous seuls sera la gloire que vous me ferez acquérir, mais daignez exaucer ma prière ; elle est téméraire, je le sais, cependant j’ose vous demander de m'obtenir votre double Amour. Ainsi soit-il. »

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897)
Le « Cantique des Cantiques » pour Sainte Thérèse de Lisieux à Jésus-Christ
Voici un commentaire sur le Cantique des Cantiques « Jésus est un trésor caché et le monde aime ce qui brille » de Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897), en religion Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus ou de la Sainte-Face, également connue sous le nom de la « petite Thérèse » ; Religieuse carmélite proclamée Docteur de l'Église Catholique et « Patronne des Missions » fêtée le 1er octobre.
« J'ai cherché celui que mon cœur aime. Je l'ai cherché, mais ne l'ai point trouvé ! Je me lèverai donc et parcourrai la ville... j'ai trouvé celui que mon cœur aime. Je l'ai saisi et ne le lâcherai point » (Ct 3, 1-4).

« L'épouse du Cantique des Cantiques dit qu'elle se leva de son lit pour chercher son Bien-aimé dans la ville, mais ce fut en vain ; après être sortie de la cité elle trouva Celui que son cœur aimait (Ct 3, 1-4). Jésus ne veut pas que nous trouvions dans le repos sa présence adorable, il se cache. Oh, quelle mélodie pour mon cœur que ce silence de Jésus. Il se fait pauvre afin que nous puissions lui faire la charité, il nous tend la main comme un mendiant afin qu'au jour radieux du jugement, alors qu'il paraîtra dans sa gloire, il puisse nous faire entendre ces douces paroles : « Venez, les bénis de mon Père, car j'ai eu faim et vous m'avez donné à manger, j'ai eu soif et vous m'avez donné à boire, je ne savais où loger et vous m'avez donné un asile, j'étais en prison, malade, et vous m'avez secouru » (Mt 25, 34-36). C'est Jésus lui-même qui a prononcé ces mots, c'est lui qui veut notre amour, qui le mendie. Il se met pour ainsi dire à notre merci, il ne veut rien prendre sans que nous le lui donnions. Jésus est un trésor caché, un bien inestimable que peu d'âmes savent trouver car il est caché et le monde aime ce qui brille. Ah, si Jésus avait voulu se montrer à toutes les âmes avec ses dons ineffables, sans doute il n'en est pas une seule qui l'aurait dédaigné, mais il ne veut pas que nous l'aimions pour ses dons, c'est lui-même qui doit être notre récompense. Pour trouver une chose cachée, il faut se cacher soi-même ; notre vie doit donc être un mystère, il nous faut ressembler à Jésus, à Jésus dont le visage était caché (Is 53, 3). Jésus t'aime d'un amour si grand que si tu le voyais tu serais dans une extase de bonheur, mais tu ne le vois pas et tu souffres. Bientôt Jésus « se lèvera pour sauver tous les doux et les humbles de la terre » (Ps 75, 10). Ainsi soit-il. »

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897) - Lettre 145

Thérèse Martin naquit à Alençon, en France, le 2 janvier 1873. Elle fut baptisée deux jours plus tard en l’église Notre-Dame, recevant les noms de Marie Françoise Thérèse. Ses parents étaient Louis Martin et Zélie Guérin. Après la mort de sa mère, le 28 août 1877, Thérèse s’installa avec toute sa famille à Lisieux.

Vers la fin de 1879, elle s’approche pour la première fois du Sacrement de la Pénitence. Le jour de la Pentecôte 1883, elle reçoit la Grâce insigne de la guérison d’une grave maladie, par l’intercession de Notre-Dame des Victoires. Formée par les Bénédictines de Lisieux, elle fait sa première Communion le 8 mai 1884, après une préparation intense, couronnée par une expérience très vive de la grâce de l’union intime avec le Christ. Quelques semaines après, le 14 juin de la même année, elle reçoit le Sacrement de la Confirmation, accueillant en toute conscience le don de l’Esprit Saint dans une participation personnelle à la grâce de la Pentecôte.

Elle avait le désir d’entrer dans la vie contemplative, comme ses sœurs Pauline et Marie, au Carmel de Lisieux, mais son jeune âge l’en empêchait. Pendant un voyage en Italie, après avoir visité la Maison de Lorette et la Ville éternelle, au cours de l’audience accordée par le Pape aux pèlerins du diocèse de Lisieux le 20 novembre 1887, elle demanda à Léon XIII avec une audace filiale de pouvoir entrer au Carmel à l’âge de quinze ans. Le 9 avril 1888, elle entra au Carmel de Lisieux. Elle prit l’habit le 10 janvier de l’année suivante et fit sa profession religieuse le 8 septembre 1890, en la fête de la Nativité de la Vierge Marie.

Au Carmel, elle s’engage sur le chemin de perfection tracé par la Mère fondatrice, Thérèse de Jésus, avec une ferveur et une fidélité authentiques, par l’accomplissement des divers services communautaires qui lui sont confiés. Éclairée par la Parole de Dieu, éprouvée très vivement par la maladie de son père bien-aimé, Louis Martin, qui meurt le 29 juillet 1894, elle avance vers la sainteté, inspirée par la lecture de l’Évangile, plaçant au centre de tout l’amour. Dans ses manuscrits autobiographiques, Thérèse nous a laissé non seulement les souvenirs de son enfance et de son adolescence, mais aussi le portrait de son âme, la description de ses expériences les plus intimes. Elle découvre et communique aux novices qui lui sont confiées la petite voie de l’enfance spirituelle ; elle reçoit comme un don spécial la charge d’accompagner par le sacrifice et la prière deux « frères missionnaires ». Elle pénètre toujours plus le mystère de l’Église et sent croître en elle sa vocation apostolique et missionnaire, pour attirer tout le monde à sa suite, saisie par l’amour du Christ, son unique Époux.

Le 9 juin 1895, en la fête de la Très Sainte Trinité, elle s’offre en victime d’holocauste à l’Amour miséricordieux de Dieu. Elle rédige alors le premier manuscrit autobiographique qu’elle remet à Mère Agnès le jour de sa fête, le 21 janvier 1896.

Quelques mois après, le 3 avril, dans la nuit entre le jeudi et le vendredi saints, elle souffre d’une hémoptysie, première manifestation de la maladie qui la conduira à sa mort et qu’elle accueille comme une mystérieuse visite de l’Époux divin. Elle entre alors dans une épreuve de la foi qui durera jusqu’à sa mort et dont elle donnera un témoignage bouleversant dans ses écrits. Au mois de septembre, elle achève le manuscrit B qui illustre de manière impressionnante la maturité dans la sainteté à laquelle elle est parvenue, en particulier par la découverte de sa vocation au cœur de l’Eglise.

Alors que sa santé se dégrade et que le temps de l’épreuve se poursuit, elle commence au mois de juin le manuscrit C dédié à Mère Marie de Gonzague ; de nouvelles grâces l’amènent à une plus haute perfection et elle découvre de nouvelles lumières pour la diffusion de son message dans l’Église au profit des âmes qui suivront sa voie. Le 8 juillet, elle est transférée à l’infirmerie. Ses sœurs et d’autres religieuses recueillent ses paroles, tandis que s’intensifient ses souffrances et ses épreuves, supportées avec patience, jusqu’à sa mort dans l’après-midi du 30 septembre 1897.

« Je ne meurs pas, j’entre dans la vie » , avait-elle écrit à son frère spirituel missionnaire, l’Abbé M. Bellier. Ses dernières paroles, « Mon Dieu..., je vous aime ! » , scellent une existence qui s’éteint sur la terre à l’âge de vingt-quatre ans pour entrer, suivant son désir, dans une phase nouvelle de présence apostolique en faveur des âmes, dans la Communion des Saints, pour répandre une pluie de roses sur le monde.

Elle fut canonisée par Pie XI le 17 mai 1925 et proclamée Patronne universelle des missions, en même temps que Saint François Xavier, par le même Pape, le 14 décembre 1927. Sa doctrine et son exemple de sainteté ont été reçus par toutes les catégories de fidèles de ce siècle avec un grand enthousiasme, et aussi en dehors de l’Église Catholique et du christianisme. De nombreuses Conférences épiscopales, à l’occasion du centenaire de sa mort, ont demandé au Pape qu’elle soit proclamée Docteur de l’Église, à cause de la solidité de sa sagesse spirituelle, inspirée par l’Évangile, à cause de l’originalité de ses intuitions théologiques où brille sa doctrine éminente, et à cause de l’universalité de la réception de son message spirituel, accueilli dans le monde entier et diffusé par la traduction de ses œuvres dans une cinquantaine de langues.
Accueillant ces requêtes, le Saint-Père Jean-Paul II a voulu que soit étudiée l’opportunité de déclarer Thérèse de Lisieux Docteur de l’Église universelle par la Congrégation pour les Causes des Saints, compétente en la matière, avec l’avis de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi en ce qui concerne sa doctrine éminente. Le 24 août, au terme de la célébration eucharistique de la XII Journée mondiale de la Jeunesse à Paris, en présence de centaines d’Évêques et devant une immense foule de jeunes du monde entier, Jean-Paul II a annoncé son intention de proclamer Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face Docteur de l’Église universelle le 19 octobre 1997, le dimanche où l’on célèbre la Journée mondiale des Missions.
Prière de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face à Jésus-Christ
Voici la très belle Prière « Ma seule Paix, mon seul Bonheur, mon seul Amour, c'est Toi Seigneur ! » de Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897), en religion Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus ou de la Sainte-Face, également connue sous le nom de la « petite Thérèse » ; Religieuse carmélite proclamée Docteur de l'Église Catholique et « Patronne des Missions » fêtée le 1er octobre.
La Prière de Ste Thérèse de Lisieux « Ma seule Paix, mon seul Bonheur, mon seul Amour, c'est Toi Seigneur ! » :

« Ô Toi qui sus créer le cœur des Mères
Je trouve en Toi le plus tendre des Pères !
Mon seul Amour, Jésus, Verbe Eternel
Pour moi ton Cœur est plus que maternel
A chaque instant, Tu me suis, Tu me gardes
Quand je T'appelle, ah ! Jamais Tu ne tardes
Et si parfois Tu sembles Te cacher
C'est Toi qui viens m'aider à Te chercher.

C'est à Toi seul, Jésus que je m'attache
C'est en Tes bras que j'accours et me cache,
Je veux T'aimer comme un petit enfant
Je veux lutter comme un guerrier vaillant
Comme un enfant plein de délicatesses
Je veux, Seigneur, Te combler de caresses
Et dans le champ de mon apostolat
Comme un guerrier je m'élance au combat !

Ton Cœur qui garde et qui rend l'innocence
Ne saurait pas tromper ma confiance !
En Toi, Seigneur, repose mon espoir
Après l'exil, au Ciel, j'irai Te voir....
Lorsqu'en mon cœur s'élève la tempête
Vers Toi, Jésus, je relève la tête
En ton Regard miséricordieux
Je lis : « Enfant, pour toi, j'ai fait les Cieux ».

Je le sais bien, mes soupirs et mes larmes
Sont devant Toi, tout rayonnants de charmes.
Les Séraphins au Ciel forment Ta cour
Et cependant, Tu mendies mon amour !
Tu veux mon cœur, Jésus, je Te le donne
Tous mes désirs, je Te les abandonne
Et ceux que j'aime, ô mon Époux, mon Roi
Je ne veux plus les aimer que pour Toi.

Ma seule paix, mon seul bonheur
Mon seul Amour, c'est Toi Seigneur !

Ainsi soit-il. »

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897)
Prière de Sainte Thérèse de Lisieux pour les Vocations
Voici une Prière pour nous aider à discerner notre vocation « Ô mon Jésus, j’ai enfin trouvé ma vocation : c’est l’Amour ! » de Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897), en religion Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus ou de la Sainte-Face, également connue sous le nom de la « petite Thérèse » ; Religieuse carmélite proclamée Docteur de l'Église Catholique et « Patronne des Missions » fêtée le 1er octobre.
La Prière de Ste Thérèse « Ô mon Jésus, j’ai enfin trouvé ma vocation : c’est l’Amour ! » :

« Être Ton épouse, ô Jésus, être Carmélite, être par mon union avec Toi la mère des âmes, cela devrait me suffire. Il n'en est pas ainsi. Sans doute, ces trois privilèges sont bien ma vocation - carmélite, épouse et mère - cependant je sens en moi d'autres vocations. Je sens le besoin, le désir d'accomplir pour Toi, jésus, toutes les œuvres les plus héroïques. Malgré ma petitesse, je voudrais éclairer les âmes comme les prophètes, les docteurs ; j'ai la vocation d'être Apôtre. Je voudrais parcourir la terre, prêcher ton Nom et planter sur le sol infidèle ta Croix glorieuse, mais, ô mon Bien-Aimé, une seule mission ne me suffirait pas, je voudrais en même temps annoncer l'Évangile dans les cinq parties du monde et jusque dans les îles les plus reculées. Je voudrais être Missionnaire non seulement pendant quelques années, mais je voudrais l'avoir été depuis la création du monde et l'être jusqu'à la consommation des siècles. Ô mon Jésus ! À toutes mes folies que vas-Tu répondre ? Y a-t-il une âme plus petite, plus impuissante que la mienne ? Cependant à cause même de ma faiblesse Tu t'es plu, Seigneur, à combler mes petits désirs enfantins, et Tu veux aujourd'hui combler d'autres désirs plus grands que l'univers... J'ai compris que l'Amour renfermait toutes les vocations, que l'Amour était Tout, qu'Il embrassait tous les temps et tous les lieux ; en un mot qu'Il était Éternel. Ma vocation, enfin je l'ai trouvée, ma vocation, c'est l'Amour ».

Ainsi soit-il.

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897) - Manuscrit autobiographique B, 2v° -3v°
Prière de la « petite Thérèse » de Lisieux pour Pâques
Voici une Prière qui s’approprie la Prière Sacerdotale du Christ (Jn 17, 1-26) : « Ô mon Jésus, j'ose emprunter les Paroles que Vous avez adressées au Père Céleste le dernier soir » de Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897), en religion Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus ou de la Sainte-Face, également connue sous le nom de la « petite Thérèse » ; Religieuse carmélite proclamée Docteur de l'Église Catholique et « Patronne des Missions » fêtée le 1er octobre.
La « Prière Sacerdotale » d’oblation et d’intercession du Sauveur à l’heure de son Sacrifice selon l’Evangile de Jésus-Christ selon Saint Jean :

« Ainsi parla Jésus. Puis il leva les yeux au ciel et dit : « Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie. Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire. Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe. J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole. Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi, car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé. Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi. Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux. Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. Père saint, garde-les unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné, pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes. Quand j’étais avec eux, je les gardais unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné. J’ai veillé sur eux, et aucun ne s’est perdu, sauf celui qui s’en va à sa perte de sorte que l’Écriture soit accomplie. Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, dans le monde, pour qu’ils aient en eux ma joie, et qu’ils en soient comblés. Moi, je leur ai donné ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu’ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi je n’appartiens pas au monde. Je ne prie pas pour que tu les retires du monde, mais pour que tu les gardes du Mauvais. Ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi, je n’appartiens pas au monde. Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité. De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde. Et pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité. Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi. Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes UN : moi en eux, et toi en moi. Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde. Père juste, le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu, et ceux-ci ont reconnu que tu m’as envoyé. Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux » (Jn 17, 1-26)

La Prière de la petite Thérèse « Ô mon Jésus, j'ose emprunter les Paroles que Vous avez adressées au Père Céleste le dernier soir » :

« Seigneur, Vous le savez, je n'ai point d'autres trésors que les âmes qu'il Vous a plu d'unir à la mienne ; ces trésors, c'est Vous qui me les avez confiés, aussi j'ose emprunter les Paroles que Vous avez adressées au Père Céleste le dernier soir : « Je Vous ai glorifié sur la terre ; j'ai accompli l’œuvre que Vous m'avez donnée à faire ; j'ai fait connaître votre Nom à ceux que Vous m'avez donnés : ils étaient à Vous, et Vous me les avez donnés. Mon Père, je souhaite qu'où je serai, ceux que Vous m'avez donnés y soient avec moi, et que le monde connaisse que Vous les avez aimés comme Vous m'avez aimée moi-même ». Oui Seigneur, voilà ce que je voudrais répéter après Vous, avant de m'envoler en Vos bras. C'est peut-être de la témérité ? Mais non, depuis longtemps Vous m'avez permis d'être audacieuse avec Vous, comme le père de l'enfant prodigue parlant à son fils aîné, Vous m'avez dit : « Tout ce qui est à moi est à toi » (Luc 15, 31). Vos Paroles, ô Jésus, sont donc à moi et je puis m'en servir pour attirer sur les âmes qui me sont unies les faveurs du Père Céleste. Je veux demander simplement qu'un jour nous soyons tous réunis dans Votre beau Ciel ».

Ainsi soit-il.

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897) - Manuscrit C
Prière de la Petite Thérèse de Lisieux pour les Prêtres
Voici une Prière à un frère Prêtre : « Ô mon Frère, que vous seriez à plaindre si Jésus Lui-même ne soutenait les bras de votre Moïse ! » de Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897) qui était entré au Carmel pour « sauver les âmes et prier pour les Prêtres ». A la demande de sa Prieure, elle avait pris en charge deux Prêtres dont le Père Roulland, Missionnaire en Chine, à qui elle adresse cette Prière le 1er novembre 1896 et qui deviendra son frère spirituel.
La Prière de la Petite Thérèse « Ô mon Frère, que vous seriez à plaindre si Jésus Lui-même ne soutenait les bras de votre Moïse ! » :

« Vous me promettez, mon Frère, de continuer chaque matin de dire au Saint Autel : « Mon Dieu, embrasez ma sœur de votre Amour », je vous en suis profondément reconnaissante et je n'ai pas de peine à vous assurer que vos conditions sont et seront toujours acceptées. Tout ce que je demande à Jésus pour moi, je le demande aussi pour vous ; lorsque j'offre mon faible amour au Bien-Aimé, je me permets d'offrir le vôtre en même temps. Comme Josué vous combattez dans la plaine, moi je suis votre petit Moïse, et sans cesse mon cœur est élevé vers le Ciel pour obtenir la victoire. Ô mon Frère, que vous seriez à plaindre si Jésus Lui-même ne soutenait les bras de votre Moïse !... Mais avec le secours de la prière que tous les jours vous adressez pour moi au Divin Prisonnier d'amour, j'espère que vous ne serez jamais à plaindre, et qu'après cette vie pendant laquelle nous aurons ensemble semé dans les larmes, nous nous retrouverons joyeux portant des gerbes en nos mains ».

Ainsi soit-il.

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897) - LT 201 au P. Roulland, 1er novembre 1896
Prière de la « Petite Thérèse » de Lisieux à Jésus-Christ
Voici la Prière « Ce qui me porte à Vous aimer, ô mon Dieu ! » de Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897), en religion Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus ou de la Sainte-Face, également connue sous le nom de la « petite Thérèse » ; Religieuse Carmélite proclamée Docteur de l'Église Catholique et « Patronne des Missions » fêtée le 1er octobre.
La Prière de la Petite Thérèse « Ce qui me porte à Vous aimer, ô mon Dieu ! » :

« Ce qui me porte à Vous aimer, ô mon Dieu ! Ce n'est point le Ciel que Vous m'avez promis ; ce qui me porte à vouloir ne plus Vous offenser jamais, ce n'est point l'enfer tant redouté. Ce qui me touche, ô mon Dieu ! C'est Vous-même. Ce qui me touche, c'est de Vous voir cloué à cette Croix et indignement bafoué ; ce qui me touche, c'est de voir Votre corps tout ensanglanté ; ce qui me touche, ce sont les Angoisses de Votre mort. Voilà ce qui me touche ; de telle sorte que, n'y eût-il pas de Ciel, je Vous aimerais encore, et, n'y eût-il pas d'enfer, je Vous craindrais toujours. Pour que je Vous aime, ô mon Dieu ! Vous n'avez rien à me donner ; car, lors même que je n'attendrais pas de Vous tout ce que j'en attends, je Vous aimerais encore autant que je Vous aime ».

Ainsi soit-il.

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897) - LT 201 au P. Roulland, 1er novembre 1896
Prière de Sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus sur la Foi
Voici une Prière pour des temps d'obscurité, de nuit de la foi « Je remercie mon Jésus, de me faire marcher dans les ténèbres » de Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897), en religion Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus ou de la Sainte-Face, également connue sous le nom de la « petite Thérèse » ; Religieuse Carmélite proclamée Docteur de l'Église Catholique et « Patronne des Missions » fêtée le 1er octobre.
La Prière de Sœur Thérèse de Lisieux « Je remercie mon Jésus, de me faire marcher dans les ténèbres » :

« Je remercie mon Jésus, de me faire marcher dans les ténèbres ; j'y suis dans une paix profonde. Volontiers je consens à rester toute ma vie religieuse dans ce souterrain obscur où Il m'a fait entrer ; je désire seulement que mes ténèbres obtiennent la Lumière aux pécheurs. Je suis heureuse, oui bien heureuse de n'avoir aucune consolation ».

Ainsi soit-il.

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897)
Prière de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus devant le Saint Sacrement
Voici la Prière « Mon Ciel à moi ! » de Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897), en religion Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus ou de la Sainte-Face, également connue sous le nom de la « petite Thérèse » ; Religieuse Carmélite proclamée Docteur de l'Église Catholique et « Patronne des Missions » fêtée le 1er octobre.
La Prière de Sainte Thérèse de Lisieux « Mon Ciel à moi ! » :

« Mon Ciel est de sentir en moi la ressemblance du Dieu qui me créa de son Souffle puissant. Mon Ciel est de rester toujours en sa Présence, de L'appeler mon Père et d'être Son enfant. Entre Ses bras divins, je ne crains pas l'orage. Le total abandon voilà ma seule loi. Sommeiller sur son Cœur tout près de son Visage : voilà mon Ciel à moi ! Mon Ciel, il est caché dans la petite hostie où Jésus, mon Époux, se voile par Amour. À ce Foyer divin je vais puiser la vie et là, mon doux Sauveur m'écoute nuit et jour. Oh ! Quel heureux instant lorsque dans Ta tendresse Tu viens, mon bien-aimé, me transformer en Toi. Cette union d'amour, cette ineffable ivresse voilà mon Ciel à moi ! »

Ainsi soit-il.

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897)
Prière de Sainte Thérèse de Lisieux pour la France
Voici une Prière sous la forme d’un dialogue entre la France et Sainte Jeanne d’Arc « Ô Jeanne, souviens-toi que tu sauvas la France » de Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897), en religion Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus ou de la Sainte-Face, également connue sous le nom de la « petite Thérèse » ; Religieuse Carmélite proclamée Docteur de l'Église Catholique et « Patronne des Missions » fêtée le 1er octobre.
La Prière de Sainte Thérèse pour la France « Ô Jeanne, souviens-toi que tu sauvas la France » :

Dans le lointain on entend la voix de la France qui chante :

« Rappelle-toi, Jeanne, de ta patrie !
Rappelle-toi de tes vallons en fleurs !
Rappelle-toi la riante prairie
Que tu quittas pour essuyer mes pleurs !
Ô Jeanne ! Souviens-toi que tu sauvas la France
Comme un ange des Cieux tu guéris ma souffrance
Écoute dans la nuit
La France qui gémit
Rappelle-toi !
Rappelle-toi, Jeanne de tes victoires
Rappelle-toi de Reims et d’Orléans
Rappelle-toi que tu couvris de gloire
Au nom de Dieu, le royaume des Francs !
Maintenant, loin de toi, je souffre et je soupire
Daigne encor me sauver ! Jeanne, douce Martyre !
Oh ! Viens briser mes fers !
Des maux que j’ai soufferts
Rappelle-toi ! »

Sainte Jeanne d’Arc :

« Ô France ! Ô ma belle Patrie !
Il faut t’élever jusqu’aux Cieux
Si tu veux retrouver la vie
Et que ton nom soit glorieux.
Le Dieu des Francs dans sa clémence
A résolu de te sauver
Mais c’est par moi, Jeanne de France
Qu’il veut encor te racheter
Viens à moi
Patrie si belle
Je prie pour toi
Ma voix t’appelle
Reviens à moi ».

Ainsi soit-il.

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897) - « Jeanne d’Arc accomplissant sa Mission », représentation donnée le 21 janvier 1895 pour la récréation de la communauté du Carmel
Prière de Sainte Thérèse de Lisieux aux Saints Anges
Voici la Prière « Ô mon Ange Gardien, glorieux Gardien de mon âme » de Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897), en religion Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus qui à 15 ans fait des pieds et des mains pour être acceptée au Carmel avant l'âge légal et, parvenue à son but, se lance dans la recherche effrénée d'une voie de sainteté.
La Prière de Sainte Thérèse de Lisieux « Ô mon Ange Gardien, glorieux Gardien de mon âme » :

« Glorieux Gardien de mon âme,
Toi qui brilles dans le beau ciel
Comme une douce et pure flamme
Près du trône de l'Éternel,
Tu descends pour moi sur la terre
Et m'éclairant de ta splendeur,
Bel ange, tu deviens mon frère,
Mon ami, mon consolateur !

Connaissant ma grande faiblesse
Tu me diriges par la main
Et je te vois avec tendresse
Ôter la pierre du chemin.
Toujours ta douce voix m'invite
À ne regarder que les Cieux
Plus tu me vois humble et petite
Et plus ton front est radieux.
Ô toi qui traverses l'espace
Plus promptement que les éclairs

Je t'en supplie, vole à ma place
Auprès de ceux qui me sont chers.
De ton aile sèche leurs larmes
Chante combien Jésus est Bon,
Chante que souffrir a des charmes
Et tout bas, murmure mon nom...

Je veux pendant ma courte vie
Sauver mes frères les pécheurs
O Bel Ange de la Patrie
Donne-moi tes saintes ardeurs
Je n’ai rien que mes sacrifices
Et mon austère pauvreté
Avec tes célestes délices
Offre-les à la Trinité.

A toi le Royaume et la Gloire,
Les Richesses du Roi des rois.
A moi l’humble Hostie du ciboire,
A moi le trésor de la Croix.
Avec la Croix, avec l’Hostie
Avec ton céleste secours
J’attends en paix de l’autre vie
Les joies qui dureront toujours. »
Ainsi soit-il.

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897)

Thérèse de Lisieux : l'enfant chérie du monde
Édith Piaf lui parlait tous les jours : Thérèse l'avait guérie enfant. Édith, Thérèse ... deux mômes qui ont beaucoup vécu d'amour. À 4 ans, Thérèse est dévastée par la mort de sa mère, Zélie Martin. Ses quatre sœurs et son père, Louis, sont prévenants, mais rien n'y fait, sa force et sa gaieté de caractère se sont envolées. Elle souffre d'hypersensibilité et sa santé physique s'en ressent. Regards, mots, aspérités des réalités familiales ou scolaires, tout lui fait de l'effet, un effet irrépressible. L’entrée au carmel de Lisieux de sa sœur Pauline, qui lui tenait lieu de seconde mère, n'arrange rien. Thérèse a 9 ans. Elle tombe gravement malade, « le sourire de la Sainte Vierge » la sauve. Ce réconfort marial est intense mais Thérèse reste fragile. Inquiet, son père la retire de l'école à 11 ans. Il s'agit de lui « éviter toute émotion forte ou contrariété », Là se produit le grand basculement : le soir de Noël, Jésus rend Thérèse « forte et courageuse », « Depuis cette nuit bénie, la source de mes larmes fut tarie ... » Libérée du diktat de ses émotions, Thérèse peut enfin s'oublier et être heureuse. À 15 ans, elle fait des pieds et des mains pour être acceptée au Carmel avant l'âge légal et, parvenue à son but, se lance dans la recherche effrénée d'une voie de sainteté. Impossible de grimper les marches de la perfection à la façon de la grande Thérèse d'Avila ; la « petite » est lente, maladroite, peu endurante dans la prière ... Il lui faut élaborer une stratégie : on installe des ascenseurs dans les maisons bourgeoises pour éviter les escaliers, il doit bien exister un facilitateur spirituel pour les « incapables ». Saint Paul lui donne sa réponse : « J'aurais beau ... J'aurais beau ... S'il me manque l'amour, cela ne me sert de rien » (cf. 1 Co 13, 1-3). L’amour en tout, voilà le raccourci qu'elle cherchait. Elle se concentre alors exclusivement sur cette « petite voie » qui la tient debout même dans le doute et l'assèchement du cœur, durs mais bons moyens après tout « de comprendre les incroyants et les pécheurs », ceux-là précisément qu'elle avait ardemment voulu sauver en entrant au Carmel. Confiante et maligne en tout, Thérèse accomplit à 24 ans son ultime et fulgurante ascension. (Ombeline Adrian, journaliste et biographe, Magnificat N°311 octobre 2018)
Prière de Sainte Thérèse de Lisieux sur l'Espérance
Voici la Prière languissante pleine d’espérance d'une âme en exil qui désire être unie à Dieu en quittant ce monde « Ô Jésus, qu'elle est longue cette vie que l'on dit si courte » de Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897), en religion Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus qui à 15 ans fait des pieds et des mains pour être acceptée au Carmel avant l'âge légal et, parvenue à son but, se lance dans la recherche effrénée d'une voie de sainteté qui la conduira au Ciel.
La Prière de Sainte Thérèse « Ô Jésus, qu'elle est longue cette vie que l'on dit si courte » :

« Hélas ! Seigneur, qu'il est long le temps de mon exil ! Combien mon âme y languit dans le désir ardent qu'elle a de Vous contempler ! Ô Jésus, qu'elle est longue cette vie que l'on dit si courte ! Elle est courte, il est vrai, pour gagner le bonheur éternel ; mais qu'elle paraît longue à celui qui brûle de jouir de votre Présence, ô le bien-aimé de mon âme ! Jusqu’à quand prolongerez-Vous mon attente ? Ô vie trop longue, vie qui n'est point une vie ! Jusqu'à quand, Seigneur, jusqu'à quand ? Mon âme, blessée des traits de votre Amour, ne trouve point ici-bas de remède à sa blessure ; il n'est pour elle de repos qu'en Vous, et pourtant Vous la laissez sur la terre. Ah ! Mon Dieu, qu'il en soit comme Vous le voulez ; il n'est pas juste de jouir avant d'avoir souffert, mais mon âme est dans une prison trop pénible pour ne pas désirer sa liberté. Ô mort ! Comment pourrais-je t'appréhender, puisque c'est toi qui fais arriver à la vie ? Ô vie ennemie de mon bonheur, ah ! Quand finiras-tu ? Je te souffre parce que Dieu te souffre, mais ne me trahis pas. Oh ! Quand viendra cet heureux jour où j'aurai perdu la malheureuse liberté de pécher, où je serai réunie à mon Dieu ? Ô mon âme ! Pourquoi es-tu triste, et pourquoi te troubles-tu ? Espère au Seigneur. Un jour viendra où mes soupirs s'uniront à Sa gloire, et ma joie ne sera plus altérée par le souvenir de mes fautes. C'est alors, ô mon âme, que cesseront nos soupirs et nos craintes. Jusque-là, Seigneur, ne m'abandonnez pas ; en Vous, disposez de moi comme Il vous plaira ».

Ainsi soit-il.

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897) - « Heures Catholiques d'Ars : prières d'un Serviteur de Dieu ou exercices de piété spécialement destinés aux pèlerins d'Ars », pages 130-131, chez H. Pélagaud et Roblot, 1875