Ressources Catholiques Missel Romain
4 octobre
Saint François d’Assise, fondateur des Frères mineurs
« Prière d’amour » de St François d'Assise à Jésus-Christ
Voici la Prière d’amour « Ô mon Dieu et mon Tout, je Vous ai déjà consacré mon cœur et mon corps sans réserve » de Saint François d'Assise (1182-1226) qui fonda l'Ordre Mendiant des Franciscains qui portent un habit brun et ont fait vœu de pauvreté en renonçant à tous les biens de ce monde et en dépendant de la charité pour prier.
La Prière d’amour de St François d'Assise « Ô mon Dieu et mon Tout, je Vous ai déjà consacré mon cœur et mon corps sans réserve » :

« Ô mon Dieu et mon Tout ! Qui êtes-Vous, et qui suis-je, moi, Votre indigne et vil serviteur ? Ô Dieu Très-Saint, je désire Vous aimer, oui, Dieu tout Bon, je désire Vous aimer. Jésus mon Dieu, je Vous ai déjà consacré mon cœur et mon corps sans réserve ; mais combien je voudrais, s'il m'était possible, faire quelque chose de plus pour votre Amour ! Faites, je Vous en conjure, que la délicieuse violence de votre Amour détache entièrement mon âme de tous les objets d'ici-bas, afin que je meure pour l'amour de votre Amour, comme Vous avez daigné mourir pour l'Amour de mon amour ».

Ainsi soit-il.

Saint François d'Assise (1182-1226) - « Heures Catholiques d'Ars : prières d'un Serviteur de Dieu ou exercices de piété spécialement destinés aux pèlerins d'Ars », pages 132-133, chez H. Pélagaud et Roblot, 1875
Prière de Saint François d'Assise à Jésus-Christ
Voici une Prière de Saint François d'Assise (1182-1226) : « Seigneur, fais de moi un instrument de Ta paix ! » et la « Catéchèse de Benoit XVI sur Saint François d'Assise ». Né à Assise, en Italie en 1182, d'où l'appellation « François d'Assise », c'est dans la prière que Saint François d'Assise trouve toute sa force pour aimer et pour aider les autres.
Prière de Saint François d'Assise :

« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix ! Là où est la haine, que je mette l'amour. Là où est l'offense, que je mette le pardon. Là où est la discorde, que je mette l'union. Là où est l'erreur, que je mette la vérité. Là où est le doute, que je mette la foi. Là où est le désespoir, que je mette l'espérance. Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière. Là où est la tristesse, que je mette la joie. O Seigneur, que je ne cherche pas tant à être consolé qu'à consoler, à être compris qu'à comprendre, à être aimé qu'à aimer. Car c'est en se donnant qu'on reçoit, c'est en s'oubliant qu'on se retrouve, c'est en pardonnant qu'on est pardonné, c'est en mourant qu'on ressuscite à l'éternelle vie. Ainsi soit-il ! »

Saint François d'Assise (1182-1226)

Au début du XIIIe siècle, Saint François d'Assise, fils d’un riche marchand drapier, mène une vie dissipée. Au cours d’une guerre, François est fait prisonnier et tombe malade. Quand il rentre chez lui, sa vie prend un nouveau tournant : Saint François d'Assise décide de se mettre au service de Dieu et de vivre pauvrement, au grand dam de son père. Peu à peu, des compagnons le rejoignent pour suivre le même idéal que lui, caractérisé par la louange, l’annonce de la Parole, la pauvreté, la joie et l’humilité : c’est la naissance de l’ordre franciscain.

Saint François d'Assise d’après Benoit XVI, lors de l’audience générale du Mercredi 27 janvier 2010 :

Chers frères et sœurs,

Dans une récente catéchèse, j'ai déjà illustré le rôle providentiel que l'Ordre des frères mineurs et l'Ordre des frères prêcheurs, fondés respectivement par saint François d'Assise et par saint Dominique Guzman, eurent dans le renouveau de l'Eglise de leur temps. Je voudrais aujourd'hui vous présenter la figure de François, un authentique « géant » de sainteté, qui continue à fasciner de très nombreuses personnes de tous âges et de toutes religions.

« Surgit au monde un soleil ». A travers ces paroles, dans la Divine Comédie (Paradis, chant XI), le plus grand poète italien Dante Alighieri évoque la naissance de François, survenue à la fin de 1181 ou au début de 1182, à Assise. Appartenant à une riche famille – son père était marchand drapier –, François passa son adolescence et sa jeunesse dans l'insouciance, cultivant les idéaux chevaleresques de l'époque. A l'âge de vingt ans, il participa à une campagne militaire, et fut fait prisonnier. Il tomba malade et fut libéré. De retour à Assise, commença en lui un lent processus de conversion spirituelle, qui le conduisit à abandonner progressivement le style de vie mondain qu'il avait mené jusqu'alors. C'est à cette époque que remontent les célèbres épisodes de la rencontre avec le lépreux, auquel François, descendu de cheval, donna le baiser de la paix, et du message du Crucifié dans la petite église de saint Damien. Par trois fois, le Christ en croix s'anima, et lui dit: « Va, François, et répare mon église en ruine ». Ce simple événement de la parole du Seigneur entendue dans l'église de Saint-Damien renferme un symbolisme profond. Immédiatement, saint François est appelé à réparer cette petite église, mais l'état de délabrement de cet édifice est le symbole de la situation dramatique et préoccupante de l'Eglise elle-même à cette époque, avec une foi superficielle qui ne forme ni ne transforme la vie, avec un clergé peu zélé, avec un refroidissement de l'amour; une destruction intérieure de l'Eglise qui comporte également une décomposition de l'unité, avec la naissance de mouvements hérétiques. Toutefois, au centre de cette église en ruines se trouve le crucifié, et il parle: il appelle au renouveau, appelle François à un travail manuel pour réparer de façon concrète la petite église de Saint-Damien, symbole de l'appel plus profond à renouveler l'Eglise même du Christ, avec la radicalité de sa foi et l'enthousiasme de son amour pour le Christ. Cet événement qui a probablement eu lieu en 1205, fait penser à un autre événement semblable qui a eu lieu en 1207: le rêve du Pape Innocent III. Celui-ci voit en rêve que la Basilique Saint-Jean-de-Latran, l'église mère de toutes les églises, s'écroule et un religieux petit et insignifiant la soutient de ses épaules afin qu'elle ne tombe pas. Il est intéressant de noter, d'une part, que ce n'est pas le Pape qui apporte son aide afin que l'église ne s'écroule pas, mais un religieux petit et insignifiant, dans lequel le Pape reconnaît François qui lui rend visite. Innocent III était un Pape puissant, d'une grande culture théologique, et d'un grand pouvoir politique, toutefois, ce n'est pas lui qui renouvelle l'église, mais le religieux petit et insignifiant: c'est saint François, appelé par Dieu. Mais d'autre part, il est intéressant de noter que saint François ne renouvelle pas l'Eglise sans ou contre le Pape, mais seulement en communion avec lui. Les deux réalités vont de pair: le Successeur de Pierre, les évêques, l'Eglise fondée sur la succession des apôtres et le charisme nouveau que l'Esprit Saint crée en ce moment pour renouveler l'Eglise. C'est ensemble que se développe le véritable renouveau.

Retournons à la vie de saint François. Etant donné que son père Bernardone lui reprochait sa générosité exagérée envers les pauvres, François, devant l'évêque d'Assise, à travers un geste symbolique, se dépouille de ses vêtements, montrant ainsi son intention de renoncer à l'héritage paternel: comme au moment de la création, François n'a rien, mais uniquement la vie que lui a donnée Dieu, entre les mains duquel il se remet. Puis il vécut comme un ermite, jusqu'à ce que, en 1208, eut lieu un autre événement fondamental dans l'itinéraire de sa conversion. En écoutant un passage de l'Evangile de Matthieu – le discours de Jésus aux apôtres envoyés en mission –, François se sentit appelé à vivre dans la pauvreté et à se consacrer à la prédication. D'autres compagnons s'associèrent à lui, et en 1209, il se rendit à Rome, pour soumettre au Pape Innocent III le projet d'une nouvelle forme de vie chrétienne. Il reçut un accueil paternel de la part de ce grand Souverain Pontife, qui, illuminé par le Seigneur, perçut l'origine divine du mouvement suscité par François. Le Poverello d'Assise avait compris que tout charisme donné par l'Esprit Saint doit être placé au service du Corps du Christ, qui est l'Eglise; c'est pourquoi, il agit toujours en pleine communion avec l'autorité ecclésiastique. Dans la vie des saints, il n'y a pas d'opposition entre charisme prophétique et charisme de gouvernement, et si apparaissent des tensions, ils savent attendre avec patience les temps de l'Esprit Saint.

En réalité, certains historiens du XIXe siècle et même du siècle dernier ont essayé de créer derrière le François de la tradition, un soi-disant François historique, de même que l'on essaie de créer derrière le Jésus des Evangiles, un soi-disant Jésus historique. Ce François historique n'aurait pas été un homme d'Eglise, mais un homme lié immédiatement uniquement au Christ, un homme qui voulait créer un renouveau du peuple de Dieu, sans formes canoniques et sans hiérarchie. La vérité est que saint François a eu réellement une relation très directe avec Jésus et avec la Parole de Dieu, qu'il voulait suivre sine glossa, telle quelle, dans toute sa radicalité et sa vérité. Et il est aussi vrai qu'initialement, il n'avait pas l'intention de créer un Ordre avec les formes canoniques nécessaires, mais simplement, avec la parole de Dieu et la présence du Seigneur, il voulait renouveler le peuple de Dieu, le convoquer de nouveau à l'écoute de la parole et de l'obéissance verbale avec le Christ. En outre, il savait que le Christ n'est jamais « mien », mais qu'il est toujours « nôtre », que le Christ, je ne peux pas l'avoir « moi » et reconstruire « moi » contre l'Eglise, sa volonté et son enseignement, mais uniquement dans la communion de l'Eglise construite sur la succession des Apôtres qui se renouvelle également dans l'obéissance à la parole de Dieu.

Et il est également vrai qu'il n'avait pas l'intention de créer un nouvel ordre, mais uniquement de renouveler le peuple de Dieu pour le Seigneur qui vient. Mais il comprit avec souffrance et avec douleur que tout doit avoir son ordre, que le droit de l'Eglise lui aussi est nécessaire pour donner forme au renouveau et ainsi réellement il s'inscrivit de manière totale, avec le cœur, dans la communion de l'Eglise, avec le Pape et avec les évêques. Il savait toujours que le centre de l'Eglise est l'Eucharistie, où le Corps du Christ et son Sang deviennent présents. A travers le Sacerdoce, l'Eucharistie est l'Eglise. Là où le Sacerdoce, le Christ et la communion de l'Eglise vont de pair, là seul habite aussi la parole de Dieu. Le vrai François historique est le François de l'Eglise et précisément de cette manière, il parle aussi aux non-croyants, aux croyants d'autres confessions et religions.

François et ses frères, toujours plus nombreux, s'établirent à la Portioncule, ou église Sainte-Marie des Anges, lieu sacré par excellence de la spiritualité franciscaine. Claire aussi, une jeune femme d'Assise, de famille noble, se mit à l'école de François. Ainsi vit le jour le deuxième ordre franciscain, celui des Clarisses, une autre expérience destinée à produire d'insignes fruits de sainteté dans l'Eglise.

Le successeur d'Innocent III lui aussi, le Pape Honorius III, avec sa bulle Cum dilecti de 1218 soutint le développement singulier des premiers Frères mineurs, qui partaient ouvrir leurs missions dans différents pays d'Europe, et jusqu'au Maroc. En 1219, François obtint le permis d'aller s'entretenir, en Egypte, avec le sultan musulman, Melek-el-Kâmel, pour prêcher là aussi l'Evangile de Jésus. Je souhaite souligner cet épisode de la vie de saint François, qui est d'une grande actualité. A une époque où était en cours un conflit entre le christianisme et l'islam, François, qui n'était volontairement armé que de sa foi et de sa douceur personnelle, parcourut concrètement la voie du dialogue. Les chroniques nous parlent d'un accueil bienveillant et cordial reçu de la part du sultan musulman. C'est un modèle dont devraient s'inspirer aujourd'hui encore les relations entre chrétiens et musulmans: promouvoir un dialogue dans la vérité, dans le respect réciproque et dans la compréhension mutuelle (cf. Nostra Aetate, n. 3). Il semble ensuite que François ait visité la Terre Sainte, jetant ainsi une semence qui porterait beaucoup de fruits: ses fils spirituels en effet firent des Lieux où vécut Jésus un contexte privilégié de leur mission. Je pense aujourd'hui avec gratitude aux grands mérites de la Custodie franciscaine de Terre Sainte.

De retour en Italie, François remit le gouvernement de l'ordre à son vicaire, le frère Pietro Cattani, tandis que le Pape confia à la protection du cardinal Ugolino, le futur Souverain Pontife Grégoire IX, l'Ordre, qui recueillait de plus en plus d'adhésions. Pour sa part, son Fondateur, se consacrant tout entier à la prédication qu'il menait avec un grand succès, rédigea la Règle, ensuite approuvée par le Pape.

En 1224, dans l'ermitage de la Verna, François vit le Crucifié sous la forme d'un séraphin et de cette rencontre avec le séraphin crucifié, il reçut les stigmates; il devint ainsi un avec le Christ crucifié: un don qui exprime donc son intime identification avec le Seigneur.

La mort de François – son transitus – advint le soir du 3 octobre 1226, à la Portioncule. Après avoir béni ses fils spirituels, il mourut, étendu sur la terre nue. Deux années plus tard, le Pape Grégoire IX l'inscrivit dans l'album des saints. Peu de temps après, une grande basilique fut élevée en son honneur, à Assise, destination encore aujourd'hui de nombreux pèlerins, qui peuvent vénérer la tombe du saint et jouir de la vision des fresques de Giotto, le peintre qui a illustré de manière magnifique la vie de François.

Il a été dit que François représente un alter Christus, qu'il était vraiment une icône vivante du Christ. Il fut également appelé « le frère de Jésus ». En effet, tel était son idéal: être comme Jésus; contempler le Christ de l'Evangile, l'aimer intensément, en imiter les vertus. Il a en particulier voulu accorder une valeur fondamentale à la pauvreté intérieure et extérieure, en l'enseignant également à ses fils spirituels. La première béatitude du Discours de la Montagne – Bienheureux les pauvres d'esprit car le royaume des cieux leur appartient (Mt 5, 3) a trouvé une réalisation lumineuse dans la vie et dans les paroles de saint François. Chers amis, les saints sont vraiment les meilleurs interprètes de la Bible; ils incarnent dans leur vie la Parole de Dieu, ils la rendent plus que jamais attirante, si bien qu'elle nous parle concrètement. Le témoignage de François, qui a aimé la pauvreté pour suivre le Christ avec un dévouement et une liberté totale, continue à être également pour nous une invitation à cultiver la pauvreté intérieure afin de croître dans la confiance en Dieu, en unissant également un style de vie sobre et un détachement des biens matériels.

Chez François, l'amour pour le Christ s'exprima de manière particulière dans l'adoration du Très Saint Sacrement de l'Eucharistie. Dans les Sources franciscaines, on lit des expressions émouvantes, comme celle-ci: « Toute l'humanité a peur, l'univers tout entier a peur et le ciel exulte, lorsque sur l'autel, dans la main du prêtre, il y a le Christ, le Fils du Dieu vivant. O grâce merveilleuse! O fait humblement sublime, que le Seigneur de l'univers, Dieu et Fils de Dieu, s'humilie ainsi au point de se cacher pour notre salut, sous une modeste forme de pain » (François d'Assise, Ecrits, Editrice Francescane, Padoue 2002, 401).

En cette année sacerdotale, j'ai également plaisir à rappeler une recommandation adressée par François aux prêtres: « Lorsqu'ils voudront célébrer la Messe, purs de manière pure, qu'ils présentent avec respect le véritable sacrifice du Très Saint Corps et Sang de notre Seigneur Jésus Christ » (François d'Assise, Ecrits, 399). François faisait toujours preuve d'un grand respect envers les prêtres et il recommandait de toujours les respecter, même dans le cas où ils en étaient personnellement peu dignes. Il donnait comme motivation de ce profond respect le fait qu'ils avaient reçu le don de consacrer l'Eucharistie. Chers frères dans le sacerdoce, n'oublions jamais cet enseignement: la sainteté de l'Eucharistie nous demande d'être purs, de vivre de manière cohérente avec le Mystère que nous célébrons.

De l'amour pour le Christ naît l'amour envers les personnes et également envers toutes les créatures de Dieu. Voilà un autre trait caractéristique de la spiritualité de François: le sens de la fraternité universelle et l'amour pour la création, qui lui inspira le célèbre Cantique des créatures. C'est un message très actuel. Comme je l'ai rappelé dans ma récente encyclique Caritas in veritate, seul un développement qui respecte la création et qui n'endommage pas l'environnement pourra être durable (cf. nn. 48-52), et dans le Message pour la Journée mondiale de la paix de cette année, j'ai souligné que l'édification d'une paix solide est également liée au respect de la création. François nous rappelle que dans la création se déploient la sagesse et la bienveillance du Créateur. Il comprend la nature précisément comme un langage dans lequel Dieu parle avec nous, dans lequel la réalité devient transparente et où nous pouvons parler de Dieu et avec Dieu.

Chers amis, François a été un grand saint et un homme joyeux. Sa simplicité, son humilité, sa foi, son amour pour le Christ, sa bonté envers chaque homme et chaque femme l'ont rendu heureux en toute situation. En effet, entre la sainteté et la joie existe un rapport intime et indissoluble. Un écrivain français a dit qu'il n'existe qu'une tristesse au monde: celle de ne pas être saints, c'est-à-dire de ne pas être proches de Dieu. En considérant le témoignage de saint François, nous comprenons que tel est le secret du vrai bonheur: devenir saints, proches de Dieu!

Que la Vierge, tendrement aimée de François, nous obtienne ce don. Nous nous confions à Elle avec les paroles mêmes du Poverello d'Assise : « Sainte Vierge Marie, il n'existe aucune femme semblable à toi née dans le monde, fille et servante du très haut Roi et Père céleste, Mère de notre très Saint Seigneur Jésus Christ, épouse de l'Esprit Saint: prie pour nous... auprès de ton bien-aimé Fils, Seigneur et Maître » (François d'Assise, Ecrits, 163).

Benoit XVI
Prière du Matin de Saint François d’Assise du Matin
Voici une « Prière du Matin de Saint François d'Assise » (1182-1226), né Giovanni di Pietro Bernardone, Fondateur de l'ordre des Franciscains, le Défenseur des pauvres, le Symbole du dépouillement et de la modestie, …
Prière du Matin de Saint François d'Assise :

« Seigneur, dans le silence de ce jour naissant, je viens vous demander la paix, la sagesse et la force. Je veux regarder aujourd'hui le monde avec des yeux remplis d'amour ; être patient, compréhensif, doux et sage ; voir vos enfants au-delà des apparences, comme vous les voyez vous-même, et ainsi, ne voir que le bien en chacun. Fermez mes oreilles à toute calomnie, gardez ma langue de toute malveillance et que seules les pensées qui bénissent demeurent en mon esprit. Que je sois si bienveillant et si joyeux que tous ceux qui m'approchent sentent votre puissance et votre présence. Revêtez-moi de votre beauté, Seigneur, et qu'au long du jour je vous révèle. Ainsi soit-il. »

Saint François d'Assise (1182-1226)
Le « Cantique des créatures » ou le « Cantique de frère soleil » à Dieu le Père
Le « Cantique de frère soleil » de Saint François d'Assise (1182-1226), ou « Cantique des créatures » est l'aboutissement de ses enseignements sur le respect et l'amour que tous les humains doivent porter envers toutes les créatures de Dieu.
Le « Cantique de frère soleil » de Saint François d'Assise :

Très haut, tout-puissant, bon Seigneur, à toi sont les louanges, la gloire, l'honneur, et toute bénédiction.
A toi seul, Très-Haut, ils conviennent, et nul homme n'est digne de te nommer.
Loué sois-tu, mon Seigneur, avec toutes tes créatures, spécialement messire frère soleil qui est le jour, et par lui tu nous illumines.
Et il est beau et rayonnant avec grande splendeur, de toi, Très-Haut, il porte le signe.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour soeur lune et les étoiles, dans le ciel tu les as formées claires, précieuses et belles.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère vent, et pour l'air et le nuage et le ciel serein et tous les temps, par lesquels à tes créatures tu donnes soutien.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour soeur eau, qui est très utile et humble, et précieuse et chaste.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère feu, par lequel tu illumines la nuit, et il est beau et joyeux, et robuste et fort.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour soeur notre mère la terre, qui nous soutient et nous gouverne, et produit divers fruits avec les fleurs colorées et l'herbe.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour ceux qui pardonnent par amour pour toi et supportent maladies et tribulations.
Heureux ceux qui les supporteront en paix, car par toi, Très-Haut, ils seront couronnés.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour soeur notre mort corporelle, à qui nul homme vivant ne peut échapper.
Malheur à ceux qui mourront dans les péchés mortels, heureux ceux qu'elle trouvera dans tes très saintes volontés, car la seconde mort ne leur fera pas mal.
Louez et bénissez mon Seigneur, et rendez-lui grâces et servez-le avec grande humilité.

Saint François d'Assise (1182-1226)
Le « Pater Noster » de Saint François d'Assise à Dieu le Père
Voici la version paraphrasé du « Pater Noster » de Saint François d'Assise (1182-1226) pour mieux prier Notre Père comme nous l’a enseigné Jésus Christ, notre Seigneur.
Le « Pater Noster » paraphrasé de Saint François d'Assise

NOTRE PERE TRES SAINT, notre Créateur, notre rédempteur, notre Sauveur et notre Consolateur.

QUI ES AUX CIEUX, dans les Anges et dans les Saints, les illuminant pour qu'ils te connaissent, car tu es, Seigneur, la lumière ; les enflammant pour qu'ils t'aiment, car tu es, Seigneur, l'amour ; habitant en eux et les emplissant de ta divinité, pour qu'ils aient le bonheur, car tu es, Seigneur, le bien souverain, le bien éternel, de qui vient tout bien, sans qui n'est aucun bien.

QUE TON NOM SOIT SANCTIFIE, que devienne toujours plus lumineuse en nous la connaissance que nous avons de toi, afin que nous puissions mesurer la largeur de tes bienfaits, la longueur de tes promesses, la hauteur de ta majesté, la profondeur de tes jugements.

QUE TON REGNE VIENNE, règne en nous dès maintenant par la grâce, introduis-nous un jour en ton royaume où sans ombre enfin nous te verrons, où deviendra parfait notre amour pour toi, bienheureuse notre union avec toi, éternelle notre jouissance de toi.

QUE TA VOLONTE SOIT FAITE SUR LA TERRE COMME AU CIEL, que nous t'aimions de tout notre coeur en pensant toujours à toi ; de toute notre âme en te désirant toujours ; de tout notre esprit en dirigeant vers toi tous nos élans et ne poursuivant toujours que ta seule gloire ; de toutes nos forces en dépensant toutes nos énergies et tous les sens de notre âme et de notre corps au service de ton amour et de rien d'autre. Que nous aimions nos proches comme nous-mêmes ; en les attirant tous à ton amour selon notre pouvoir, en partageant leur bonheur comme s'il était le nôtre, en les aidant à supporter leurs malheurs, en ne leur faisant nulle offense.

DONNE-NOUS AUJOURD'HUI NOTRE PAIN DE CE JOUR, ton Fils bien-aimé, notre Seigneur Jésus-Christ, pour que nous puissions nous rappeler, mieux comprendre et vénérer l'amour qu'il a eu pour nous, et tout ce que pour nous il a dit, fait et souffert.

PARDONNE-NOUS NOS OFFENSES, par ta miséricorde ineffable, par la vertu de la Passion de ton Fils bien-aimé, par les mérites et par l'intercession de la Vierge Marie et de tous les élus.

COMME NOUS PARDONNONS AUSSI A CEUX QUI NOUS ONT OFENSES, et ce que nous ne pardonnons pas pleinement, toi, Seigneur, fais que nous le pardonnions pleinement : que nous aimions vraiment nos ennemis à cause de toi, que nous arrivions à te prier sincèrement pour eux ; qu'à personne nous ne rendions le mal pour le mal, mais que nous tâchions de faire du bien à tous, en toi !

ET NE NOUS LAISSE PAS ENTRER EN TENTATION, qu'elle soit manifeste ou sournoise, soudaine, ou lancinante et prolongée.

MAIS DELIVRE-NOUS DU MAL, passé, présent et futur.

Amen.

Saint François d'Assise (1182-1226)
Prière Mariale de Saint François d'Assise à la Sainte Vierge
Voici plusieurs Prières de « Salutation à la Vierge Marie » de Saint François d'Assise (1182-1226), Fondateur de l'ordre des Franciscains, le Défenseur des pauvres, le Symbole du dépouillement et de la modestie.
Prière Mariale de Saint François d'Assise : « Salutation à la Vierge Marie »

« Salut, Marie, Dame sainte, Reine, Sainte mère de Dieu, vous êtes la Vierge devenue Eglise ; choisie par le très saint Père du ciel, consacrée par lui comme un temple avec son Fils bien-aimé et l'Esprit Paraclet ; vous en qui fut et demeure toute plénitude de grâce et Celui qui est tout bien. Salut, Palais de Dieu ! Salut, Tabernacle de Dieu ! Salut, Maison de Dieu ! Salut, Vêtement de Dieu ! Salut, Servante de Dieu ! Salut, Mère de Dieu ! Et salut à vous toutes, saintes Vertus, qui, par la grâce et l'illumination de l'Esprit-Saint, êtes versées dans le cœur des fidèles, vous qui, d'infidèles que nous sommes, nous rendez fidèles à Dieu ! Amen. »

« Sainte Mère de Dieu, douce et belle, prie pour nous le Roi livré à la mort, ton Fils très doux, notre Seigneur Jésus-Christ, de nous accorder, par sa bonté et par la vertu de sa très sainte incarnation et de sa mort très amère, le pardon de nos péchés. Amen. »

« Je vous salue, ô sainte dame, reine très sainte, Marie, Mère de Dieu, toujours Vierge, choisie du haut du ciel par le Père très saint, consacrée par lui et par son très saint Fils bien-aimé et par l'Esprit consolateur, vous en qui ont été et sont toute plénitude de la grâce et tout bien. Je vous salue, ô palais de Dieu. Je vous salue, son tabernacle. Je vous salue, sa demeure. Je vous salue, son vêtement. Je vous salue, sa servante. Je vous salue, sa mère, et vous toutes, ô saintes vertus, qui, par la grâce et l'illumination du Saint-Esprit, êtes répandues dans les cœurs des fidèles, pour, d'infidèles qu'ils sont, les rendre fidèles à Dieu. Ainsi soit-il. »

« Salut, ô sainte Dame, Reine très sainte, Mère de Dieu, Marie, Vous la Vierge perpétuelle, choisie du haut du Ciel par le Père très saint, consacrée par Lui et par Son très saint cher Fils et l'Esprit consolateur, Vous en qui se sont trouvés unis et résident la plénitude de la Grâce et le Bien universel. Salut, Palais de Dieu ! Salut, Tabernacle de Dieu ! Salut, Maison du Seigneur ! Salut, Vêtement du Seigneur ! Salut, Servante du Seigneur ! Salut, Mère de Dieu ! Salut, ô Vous toutes, saintes Vertus qui, par la grâce et l'illumination du Saint-Esprit, vous infusez dans le cœur des fidèles et faites des infidèles les disciples de Dieu. Ainsi soit-il ».

Saint François d'Assise (1182-1226)
Prière de Saint François d'Assise à Dieu le Père
Voici la Prière « Tu es le seul saint, Seigneur Dieu » de Saint François d'Assise (1182-1226), Fondateur de l'ordre des Franciscains qui se caractérise par la prière, la joie, la pauvreté, l'évangélisation et le respect de la Création.
La Prière de Saint François d'Assise « Craignez le Seigneur et rendez-Lui hommage » :

« « Tu es le seul saint, Seigneur Dieu, Toi qui fais des merveilles. Tu es fort. Tu es grand. Tu es souverain. Tu es tout-puissant toi, Père saint, roi du ciel et de la terre. Tu es Trinité en même temps qu'unité, Seigneur Dieu. Tu es le bien, tout le bien, le bien suprême, Seigneur Dieu, vivant et vrai. Tu es amour et charité, Tu es sagesse, Tu es humilité, Tu es patience. Tu es sécurité. Tu es le repos. Tu es la gaieté et la joie. Tu es justice et tempérance. Tu es la beauté. Tu es la douceur. Tu es notre abri, notre gardien, notre défenseur. Tu es la force. Tu es la fraîcheur. Tu es notre foi. Tu es notre grande douceur. Tu es notre vie éternelle, grand et admirable Seigneur, Dieu tout-puissant, bon Sauveur plein de miséricorde. Amen. »  »

Saint François d'Assise (1182-1226)

Autre « version de cette Prière de Louange » de Saint François d'Assise :

Tu es Saint, Seigneur Dieu, Toi seul qui fais des merveilles.
Tu es fort.
Tu es grand.
Tu es très haut.
Tu es roi tout-puissant, ô Père saint, roi du ciel et de la terre.
Tu es trine et un, Seigneur Dieu.
Tu es le bien, tout le bien, le souverain bien, le Seigneur Dieu vivant et vrai.
Tu es charité, amour.
Tu es sagesse.
Tu es humilité.
Tu es patience.
Tu es assurance.
Tu es quiétude.
Tu es joie et liesse.
Tu es justice et tempérance.
Tu es toute richesse et notre suffisance.
Tu es beauté.
Tu es calme.
Tu es notre protecteur.
Tu es gardien et défenseur.
Tu es force.
Tu es rafraîchissement.
Tu es notre espérance.
Tu es notre foi.
Tu es notre grande douceur.
Tu es notre vie éternelle, Grand et admirable, Seigneur, Dieu tout-puissant, miséricordieux Sauveur. Amen.
Prière de Saint François d'Assise sur la Louange
Voici la Prière « Louange et gloire à jamais ! » composée et récitée par Saint François d'Assise (1182-1226), Fondateur de l'ordre des Franciscains, à toutes les Heures du jour et de la nuit avant l'Office de la Sainte Vierge Marie.
La Prière de Saint François d'Assise « Louange et gloire à jamais ! » :

« Saint, trois fois saint, le Seigneur Dieu celui qui est, qui était et qui reviendra : louange et gloire à jamais ! Tu es digne, Seigneur notre Dieu, de recevoir honneur, louange et gloire, et d'être proclamé béni : louange et gloire à jamais ! Digne est l'Agneau qui a été immolé, d'être appelé Dieu fort, sage et puissant de recevoir honneur et gloire, et d'être proclamé béni : louange et gloire à jamais ! Bénissons le Père et le Fils, avec le Saint Esprit : louange et gloire à jamais ! Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur : louange et gloire à jamais ! Chantez les louanges de notre Dieu, vous tous ses serviteurs, et vous qui craignez Dieu, petits et grands : louange et gloire à jamais ! Loué soit le Dieu de gloire par le ciel et par la terre : louange et gloire à jamais ! Par toute créature au ciel, sur terre, sous terre, et par la mer et tout ce qu'elle renferme : louange et gloire à jamais ! Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit : louange et gloire à jamais ! Comme il était au commencement, maintenant et toujours, dans les siècles des siècles. Amen : louange et gloire à jamais ! »

Prions : « Tout puissant, très saint, très haut et souverain Dieu, souverain bien, bien universel, bien total, Toi qui seul es bon, puissions-nous Te rendre toute louange, toute gloire, toute grâce, tout honneur et toute bénédiction ; puissions-nous toujours rapporter à Toi seul tous les biens ! Amen. »

Saint François d'Assise (1182-1226)
Prière de Saint François d'Assise à Dieu le Père
Voici la Prière de demande des trois vertus théologales « Dieu très haut et glorieux » de Saint François d'Assise (1182-1226), Fondateur de l'ordre des Franciscains, récitée devant le Crucifix.
La Prière de Saint François d'Assise « Dieu très haut et glorieux » :

« Dieu très haut et glorieux, viens éclairer les ténèbres de mon cœur ; donne-moi une foi droite, une espérance solide et une parfaite charité ; donne-moi de sentir et de connaître, afin que je puisse l'accomplir, Ta volonté sainte qui ne saurait m'égarer. Amen. »

Saint François d'Assise (1182-1226)
Prière de Saint François d'Assise à Dieu le Père
Voici une Prière sur les vertus de la Sagesse, de la Simplicité, de la Pauvreté, de l’Humilité, de la Charité et de l’Obéissance « Saintes Vertus, que le Seigneur vous garde » de Saint François d'Assise (1182-1226), Fondateur de l'ordre des Franciscains. Né à Assise, en Italie en 1182, d'où l'appellation « François d'Assise », c'est dans la prière que Saint François d'Assise trouve toute sa force pour aimer et pour aider les autres.
La Prière sur les vertus de Saint François d'Assise « Saintes Vertus, que le Seigneur vous garde » :

« Salut, reine Sagesse, que le Seigneur te garde, avec ta sœur, sainte et pure Simplicité. Dame sainte Pauvreté, que le Seigneur te garde, avec ta sœur, sainte Humilité. Dame sainte Charité, que le Seigneur te garde, avec ta sœur, sainte Obéissance. Vous toutes, saintes Vertus, que le Seigneur vous garde, Lui de qui vous procédez et venez. Nul homme en ce monde, si d'abord il ne meurt, ne peut posséder une seule d'entre vous. Qui possède l'une et ne blesse pas les autres, il les possède toutes. Qui blesse l'une les blesse toutes et n'en possède aucune. Chacune d'elles met en déroute les vices et péchés : Sainte Sagesse confond Satan et toutes ses malices. Pure et sainte Simplicité confond toute sagesse de ce monde et toute sagesse de la chair. Sainte Pauvreté confond cupidité, avarice, et les soucis matériels de ce monde. Sainte Humilité confond l'orgueil et tous les vaniteux de ce monde et toutes les prétentions de ce monde. Sainte Charité confond toutes les tentations qu'elles viennent du diable ou de la chair et toutes les craintes égoïstes. Sainte Obéissance confond toute volonté propre et tout charnel attachement et toute charnelle obstination. C'est elle qui tient le corps mortifié pour qu'il obéisse à l'esprit, pour qu'il obéisse à son frère. C'est elle qui rend l'homme docile et soumis à n'importe quel homme de ce monde, et non seulement aux hommes, mais aux bêtes et aux fauves eux-mêmes, les laissant disposer de lui comme ils veulent, autant que d'en haut leur permet le Seigneur. Amen. »

Saint François d'Assise (1182-1226)
Prière de Saint François d'Assise à Dieu le Père
Voici la Prière « Je crie vers Toi, Ô mon Dieu » de Saint François d'Assise (1182-1226), Fondateur de l'ordre des Franciscains. Né à Assise, en Italie en 1182, d'où l'appellation « François d'Assise », c'est dans la prière que Saint François d'Assise trouve toute sa force pour aimer et pour aider les autres.
La Prière de Saint François d'Assise « Je crie vers Toi, Ô mon Dieu » :

« Je crie vers Toi, Ô mon Dieu, je prononce ton Nom très saint, mais sans pouvoir jamais Te saisir ! Seigneur mon Dieu, Tu es plus grand que nos paroles, plus silencieux que notre silence, plus profond que nos pensées, plus élevé que nos désirs… Donne-nous, ô Dieu souverain, si grand et si proche, un cœur vivant, des yeux nouveaux, pour Te découvrir et pour T’accueillir quand Tu viens à nous. Amen. »

Saint François d'Assise (1182-1226)
Prière de Saint François d'Assise à Dieu le Père
Voici la Prière « Craignez le Seigneur et rendez-Lui hommage » de Saint François d'Assise (1182-1226), Fondateur de l'ordre des Franciscains. Né à Assise, en Italie en 1182, d'où l'appellation « François d'Assise », c'est dans la prière que Saint François d'Assise trouve toute sa force pour aimer et pour aider les autres.
La Prière de Saint François d'Assise « Craignez le Seigneur et rendez-Lui hommage » :

« Craignez le Seigneur et rendez-Lui hommage. Digne est le Seigneur de recevoir honneur et louange. Vous tous qui craignez le Seigneur, louez-Le ! Salut, Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec Toi. Louez Le, ciel et toute la terre. Tous les fleuves, louez le Seigneur. Fils de Dieu, bénissez le Seigneur. Voici le jour que le Seigneur a fait, jour d'allégresse et jour de joie, Alléluia, alléluia, alléluia, Roi d'Israël. Que tout esprit loue le Seigneur ! Louez le Seigneur, car Il est bon ; Vous tous qui lisez ceci, bénissez le Seigneur. Toutes les créatures, louez le Seigneur. Tous les oiseaux du ciel, louez le Seigneur. Tous les enfants, louez le Seigneur. Jeunes gens et jeunes filles, louez le Seigneur. Digne est l'Agneau immolé de recevoir honneur et gloire. Bénie soit la sainte Trinité et l'indivise Unité. Saint Michel archange, défends nous dans le combat. Amen. »

Saint François d'Assise (1182-1226)
Prière de Saint François d'Assise à Dieu le Père
Voici une courte et belle Prière pour les temps d’épreuve et de souffrance « Je Te rends grâces, Seigneur Dieu, pour toutes ces douleurs que j'éprouve » de Saint François d'Assise (1182-1226), Fondateur de l'ordre des Franciscains. Né à Assise, en Italie en 1182, d'où l'appellation « François d'Assise », c'est dans la prière que Saint François d'Assise trouve toute sa force pour aimer et pour aider les autres.
La Prière de Saint François d'Assise « Je Te rends grâces, Seigneur Dieu, pour toutes ces douleurs que j'éprouve » :

« Je Te rends grâces, Seigneur Dieu, pour toutes ces douleurs que j'éprouve ; je Te demande, ô mon Seigneur, de m'en envoyer cent fois plus encore si tel est Ton bon plaisir, car j'accepterais très volontiers que Tu m'affliges sans m'épargner, puisque c'est pour moi une consolation surabondante que d'accomplir Ta très sainte volonté. Amen. »

Saint François d'Assise (1182-1226)
Prière de Saint François d'Assise à Jésus-Christ
Voici une Prière pour « Supporter volontiers pour l'Amour du Christ les peines, les injures, les opprobres et les incommodités » de Saint François d'Assise (1182-1226), Fondateur de l'ordre des Franciscains. Né à Assise, en Italie en 1182, d'où l'appellation « François d'Assise », c'est dans la prière que Saint François d'Assise trouve toute sa force pour aimer et pour aider les autres.
La Prière de Saint François d'Assise « Supporter volontiers pour l'Amour du Christ les peines, les injures, les opprobres et les incommodités » :

« Au-dessus de toutes les grâces et dons de l'Esprit Saint que le Christ accorde à ses amis, il y a celui de se vaincre soi-même, et de supporter volontiers pour l'Amour du Christ les peines, les injures, les opprobres et les incommodités ; car de tous les autres dons de Dieu nous ne pouvons-nous glorifier, puisqu'ils ne viennent pas de nous mais de Dieu, selon ce que dit l'Apôtre : « Qu'as-tu que tu ne l'aies reçu de Dieu ? » et si tu l'as reçu de Lui, pourquoi t'en glorifies-tu comme si tu l'avais de toi-même ? Mais dans la croix de la tribulation et de l'affliction, nous pouvons nous glorifier parce que cela est à nous ; c'est pourquoi l'Apôtre dit : « Je ne veux point me glorifier si ce n'est dans la Croix de Notre Seigneur Jésus Christ ». A qui soit toujours honneur et gloire dans les siècles des siècles. Amen. »

Saint François d'Assise (1182-1226)
Prière de Saint François d'Assise sur la Volonté de Dieu
Voici une Prière pour demander de faire la Volonté de Dieu « Dieu Tout-Puissant, donne-nous d'agir selon Ta volonté » de Saint François d'Assise (1182-1226), Fondateur de l'ordre des Franciscains. Né à Assise, en Italie en 1182, d'où l'appellation « François d'Assise », c'est dans la prière que Saint François d'Assise trouve toute sa force pour aimer et pour aider les autres.
La Prière de Saint François d'Assise « Dieu Tout-Puissant, donne-nous d'agir selon Ta volonté » :

« Dieu Tout-Puissant, éternel, juste et bon, par nous-mêmes nous ne sommes que néant et pauvreté ; mais Toi, à cause de Toi-même, donne-nous d'agir selon Ta volonté, telle que nous La connaissons, et de vouloir toujours ce qui Te plaît ; ainsi nous deviendrons capables, intérieurement purifiés, illuminés et embrasés par le feu du Saint-Esprit, de suivre les traces de ton Fils, Notre Seigneur Jésus-Christ, et par Ta seule grâce, de parvenir jusqu'à Toi, Très-Haut, qui, en Trinité parfaite et très simple Unité, vis et règnes et reçois toute gloire, Dieu Tout-Puissant dans tous les siècles des siècles. Amen. »

Saint François d'Assise (1182-1226)
Antienne Mariale de Saint François d'Assise à la Sainte Vierge
Voici l’Antienne Mariale « Sainte Vierge Marie, aucune n'est semblable à Toi parmi les femmes de ce monde » de Saint François d'Assise (1182-1226), Fondateur de l'ordre des Franciscains. Né à Assise, en Italie en 1182, d'où l'appellation « François d'Assise », c'est dans la prière que Saint François d'Assise trouve toute sa force pour aimer et pour aider les autres.
L’Antienne Mariale de Saint François d'Assise « Sainte Vierge Marie, aucune n'est semblable à Toi parmi les femmes de ce monde » :

« Sainte Vierge Marie, aucune n'est semblable à Toi parmi les femmes de ce monde : fille et servante du Roi très haut, Père céleste, mère de notre très saint Seigneur Jésus-Christ, épouse du Saint-Esprit. Avec l'archange Saint Michel, avec toutes les Vertus des cieux et tous les saints, prie pour nous ton Fils très saint et bien-aimé, notre Seigneur et notre Maître. Amen. »

Saint François d'Assise (1182-1226)

Autre traduction de cette Antienne Mariale de Saint François d'Assise « Vierge sainte Marie, aucune autre femme née en ce monde ne T'es comparable » :

« Vierge sainte Marie, aucune autre femme née en ce monde ne T'es comparable : Tu es la Fille et la Servante du TRES-HAUT et souverain Roi, le Père qui est aux cieux ; Tu es la Mère du très saint, Notre-Seigneur Jésus-Christ ; Tu es l'épouse de l'Esprit-Saint ! Par Ta prière, entourée de l'archange saint Michel, et de tous les anges des cieux, et de tous les saints, avive nos prières, Toi qui es près de ton saint et bien-aimé Fils, le Seigneur et le Maître. Gloire au Père, et au Fils et à l'Esprit-Saint, comme il était au commencement, et maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen. »

Saint François d'Assise (1182-1226)
Prière d’offrande de Saint François d'Assise à Jésus-Christ
Voici une Prière d’offrande totale au Christ « Seigneur, je T'en prie » de Saint François d'Assise (1182-1226), Fondateur de l'ordre des Franciscains. Né à Assise, en Italie en 1182, d'où l'appellation « François d'Assise », c'est dans la prière que Saint François d'Assise trouve toute sa force pour aimer et pour aider les autres.
La Prière d’offrande totale de Saint François d'Assise « Seigneur, je T'en prie » :

« Seigneur, je T'en prie, que la force brûlante et douce de ton Amour prenne possession de mon âme et l'arrache à tout ce qui est sous le ciel, afin que je meure par amour de ton Amour, comme Tu as daigné mourir par Amour de mon amour. Amen. »

Saint François d'Assise (1182-1226)
« Psaume de Noël » de Saint François d'Assise pour Noël
Voici le Psaume de Noël « En ce jour le Seigneur a envoyé sa Grâce » de Saint François d'Assise (1182-1226), Fondateur de l'ordre des Franciscains qui eut la vocation de « sauveur d'humanité » dont il eut un jour la lumière quand il contemplait le Crucifix de Saint-Damien.
Le Psaume de Noël de Saint François d'Assise « En ce jour le Seigneur a envoyé sa Grâce » :

« Criez de joie à Dieu, Il est notre secours ! Dans l'allégresse, acclamez le Seigneur Dieu, vivant et vrai. Car le Seigneur, TRES-HAUT, redoutable, est Roi puissant sur toute la terre. Le Père très saint, notre Roi dès l'origine, a envoyé de son ciel son Fils bien-aimé, qui est né de la Bienheureuse vierge, sainte Marie. Il m'a invoqué : « Tu es mon Père » et je l'établirai comme premier-né, bien au-dessus des rois de la terre. En ce jour le Seigneur a envoyé sa Grâce, en cette nuit, à Lui les chants ! Voici le jour que le Seigneur a fait, jour d'allégresse et jour de joie : car le très saint Enfant bien-aimé nous a été donné et Il est né pour nous en chemin et Il a été déposé dans une crèche ; il n'y avait pas de place à l'hôtellerie. Gloire à Dieu, Seigneur, au plus haut des cieux et sur la terre paix aux hommes de bonne volonté ! Que les cieux se réjouissent et que la terre exulte, que bondisse la mer, oui toute entière, que jubilent les campagnes et tout ce qu'elles portent ! Chantez-Lui un cantique nouveau, chantez le Seigneur, terre entière ! Car le Seigneur est grand et digne de toute louange, Il est redoutable, plus que tous les dieux ! Apportez au Seigneur, familles des nations, apportez au Seigneur, gloire et honneur, apportez au Seigneur, la gloire due à son Nom. Donnez-Lui vos corps en offrande et portez Sa sainte Croix et accomplissez jusqu'au bout Ses très saints Commandements. Amen. »

Saint François d'Assise (1182-1226)

Jeune bourgeois d'Assise, Saint François entend un jour l'appel du Christ crucifié et glorifié, tandis qu'il se cherche et prie à l'église Saint-Damien. Cette voix du Seigneur se trouve amplifiée et précisée lorsqu'il entend l'Evangile à la messe des Apôtres dans la chapelle de la Portioncule. Des compagnons se joignent à lui, comme lui à eux : ce sont des Frères. Ensemble, ils mènent la vie commune de pauvreté et de louange. Bientôt, après un temps d'apostolat, François se rend avec eux à Rome pour y faire approuver par le Pape leur Règle de vie. Par ce fait, François se situe dans un Ordre religieux ; il tiendra à y rester jusqu'à sa mort, vivant sous l'autorité d'un gardien - supérieur immédiat des religieux de l'Ordre. Il veillera à ce que son Ordre ne soit jamais dénaturé ; pour ce, il prendra appui sur Pierre. De vivre dans la vie religieuse canonique n'exilera pas François de son temps, ni des hommes diversement insérés dans la société par des liens et des structures souvent contraignants. A de tels hommes, à tous, il propose la paix, la joie ; celles que le Sauveur offre inlassablement à chacun, quelle que soit sa condition. Il chantera la fraternité de tous les êtres. Ainsi accomplira-t-il la vocation de sauveur d'humanité dont il eut un jour la lumière quand il contemplait le crucifix de Saint-Damien.
Prière de Saint François d'Assise pour les Malades
Voici la Prière « Seigneur Jésus, je Te prie de m'accorder deux Grâces avant que je ne meure » de Saint François d'Assise (1182-1226), Fondateur de l'ordre mendiant des Franciscains qui est aujourd'hui l'Ordre le plus important en nombre au sein de l'Église Catholique.
La Prière de Saint François d'Assise « Seigneur Jésus, je Te prie de m'accorder deux Grâces avant que je ne meure » :

« Mon Seigneur Jésus-Christ, je Te prie de m'accorder deux Grâces avant que je ne meure : la première est que, durant ma vie, je sente dans mon âme et dans mon corps, autant qu'il est possible, cette douleur que Toi, ô doux Jésus, Tu as endurée à l'heure de Ta très cruelle Passion ; la seconde est que je sente dans mon cœur autant qu'il est possible, cet Amour sans mesure dont Toi, Fils de Dieu, Tu étais embrasé et qui Te conduisait à endurer volontiers une telle Passion pour nous pécheurs. Ainsi soit-il. »

Saint François d'Assise (1182-1226)
Prière de Saint François d'Assise pour l'Eglise Catholique
Voici la Prière testamentaire « Le Seigneur me donna ainsi à moi, frère François, de commencer à faire pénitence » écrite en 1226, peu avant sa mort, par Saint François d'Assise (1182-1226), le « Poverello » qui épousa dame Pauvreté et fonda l'ordre mendiant des Franciscains
Le Testament de Saint François d'Assise « Le Seigneur me donna ainsi à moi, frère François, de commencer à faire pénitence » :

« Le Seigneur me donna ainsi à moi, frère François, de commencer à faire pénitence : comme j'étais dans les péchés, il me semblait extrêmement amer de voir des lépreux. Et le Seigneur Lui-même me conduisit parmi eux et je fis miséricorde avec eux. Et en m’en allant chez eux, ce qui me semblait amer fut changé pour moi en douceur de l'esprit et pour le corps ; et après cela, je ne restai que peu de temps et je sortis du siècle. Et le Seigneur me donna une telle foi dans les églises que je priais ainsi simplement et disais : « Nous T’adorons, Seigneur Jésus Christ, et à toutes Tes églises qui sont dans le monde entier, et nous Te bénissons, car par Ta sainte Croix Tu as racheté le monde ». Après cela, le Seigneur me donna et me donne une si grande foi dans les Prêtres qui vivent selon la forme de la Sainte Eglise romaine, à cause de leur ordre, que même s’ils me persécutaient, je veux recourir à eux. Et si j’avais autant de sagesse que Salomon et si je trouvais de pauvres prêtres de ce siècle, je ne veux pas prêcher dans les paroisses où ils demeurent outre leur volonté. Et ceux-là et tous les autres, je veux les craindre, les aimer et les honorer comme mes seigneurs. Et je ne veux pas considérer en eux le péché, car je discerne en eux le Fils de Dieu et ils sont mes seigneurs. Et je fais cela, car dans ce siècle je ne vois rien corporellement du très haut Fils de Dieu, sinon son très saint Corps et son très saint Sang qu’eux-mêmes reçoivent et qu’eux seuls administrent aux autres. Et ces très saints Mystères, je veux qu’ils soient par-dessus tout honorés, vénérés et placés en des lieux précieux. Ses très saints Noms et ses Paroles écrites, partout où je les trouverai en des lieux illicites, je veux les recueillir et je prie qu’on les recueille et qu’on les place en un lieu honnête. Et tous les théologiens et ceux qui administrent les très saintes Paroles divines, nous devons les honorer et les vénérer comme ceux qui nous administrent l’esprit et la vie. Et après que le Seigneur m’eut donné des frères, personne ne me montrait ce que je devais faire, mais le Très-Haut Lui-même me révéla que je devais vivre selon la forme du saint Evangile. Et moi, je le fis écrire en peu de mots et simplement, et le Seigneur Pape me confirma. Et ceux qui venaient pour recevoir cette vie, tout ce qu’ils pouvaient avoir, ils le donnaient aux pauvres ; et ils se contentaient d’une seule tunique, rapiécé et des braies. Et nous ne voulions pas avoir plus. Nous disions l’office, les clercs comme les autres clercs, les laïcs disaient le Pater noster ; et nous demeurions bien volontiers dans les églises. Et nous étions illettrés et soumis à tous. Et moi je travaillais de mes mains et je veux travailler ; et je veux fermement que tous les autres frères travaillent d’une besogne qui relève de l’honnêteté. Que ceux qui ne savent pas apprennent, non à cause du cupide désir de recevoir le prix du travail, mais à cause de l’exemple et pour chasser l’oisiveté. Et quand on ne nous donnerait pas le prix du travail, recourons à la table du Seigneur en demandant l’aumône de porte en porte. Comme salutation, le Seigneur me révéla que nous devions dire : « Que le Seigneur te donne la Paix ». Que les frères prennent garde de ne recevoir absolument église, pauvres habitations et tout ce qu’on construit pour eux, si cela n’est pas conforme à la sainte pauvreté que nous avons promise dans la Règle, logeant toujours là comme des étrangers et des pèlerins. J’interdis fermement, par obéissance, à tous les frères, ou qu’ils soient, d’oser demander aucune lettre à la curie romaine par eux-mêmes ou par personne interposée, ni pour une église, ni pour un autre lieu, ni sous prétexte de prédication, ni en raison de la persécution de leurs corps ; mais partout où ils ne seraient pas reçus, qu’ils fuient en une autre terre pour faire pénitence avec la Bénédiction de Dieu. Et je veux fermement obéir au Ministre général de cette fraternité et à l’autre Gardien qu’il lui aura plu de me donner. Et je veux être tellement pris entre ses mains que je ne puisse aller ou agir outre son obédience et sa volonté, car il est mon seigneur. Et quoique je sois simple et malade, je veux toutefois avoir toujours un clerc qui me fasse l’office, comme il est contenu dans la Règle. Et que tous les autres frères soient tenus d’obéir ainsi à leurs gardiens et de faire l’office selon la Règle. Et si on en trouvait qui ne fassent pas l’office selon la Règle et qui veuillent diverger d’une manière, ou qui ne soient pas catholiques, que tous les frères, où qu’ils soient, soient tenus par obéissance, partout où ils trouveraient l’un d’eux, de le présenter au custode le plus proche du lieu où ils l’auront trouvé. Et que le custode soit fermement tenu par obéissance de le garder fortement jour et nuit comme un homme dans les liens, en sorte qu’il ne puisse être enlevé de ses mains, jusqu’à ce qu’il le remette personnellement aux mains de son ministre. Et que le ministre soit fermement tenu par obéissance de l’envoyer, escorté par des frères qui le gardent jour et nuit comme un homme dans les liens, jusqu’à ce qu’ils le présentent devant le Seigneur d’Ostie, qui est seigneur protecteur et correcteur de toute la fraternité. Et que les frères ne disent pas : « Ceci est une autre Règle » ; car c’est un souvenir, une admonition, une exhortation et mon testament que moi, frère François, tout petit, je vous fais, mes frères bénis, pour que nous observions mieux catholiquement la Règle que nous avons promise au Seigneur. Et que le ministre général et tous les autres ministres et custodes soient tenus par obéissance de ne rien ajouter ni retrancher à ces paroles. Et qu’ils aient toujours cet écrit avec eux à côté de la Règle. Et dans les chapitres qu’ils tiennent, quand ils lisent la Règle, qu’ils lisent aussi ces paroles. Et à tous mes frères, clercs et laïcs, j’interdis fermement par obéissance de mettre des gloses ni à la Règle ni à ces paroles en disant qu’on doit ainsi les comprendre. Mais comme le Seigneur m’a donné de dire et d’écrire simplement et purement la Règle et ces paroles, et sans glose, et observez-les et mettez-les en oeuvre, saintement jusqu’à la fin. Et quiconque observera cela, qu’il soit comblé au ciel de la Bénédiction du Père très haut, et qu’il soit comblé sur la terre de la Bénédiction de son Fils bien-aimé avec le très saint Esprit Paraclet et toutes les vertus des cieux et tous les saints. Et moi, frère François, tout petit, votre serviteur, je vous confirme, autant que je le puis, au-dedans et au-dehors, cette très sainte bénédiction. Ainsi soit-il. »

Saint François d'Assise (1182-1226)
Prière de Saint François d'Assise à Dieu le Père
Voici la Prière « Ô Dieu, que nous Te désirions avec vérité et humilité » de Saint François d'Assise (1182-1226), l’Alter Christus qui voulait « suivre nu le Christ nu », le « Poverello » qui épousa dame Pauvreté et fonda l'Ordre mendiant des Franciscains qui compte aujourd’hui 17 000 membres sans compter les Capucins, les Clarisses, … qui composent la Famille Franciscaine de plus de 400 000 séculiers.
La Prière de Saint François d'Assise « Ô Dieu, que nous Te désirions avec vérité et humilité » :

« Il convient que nous ne désirions et ne veuillions rien d'autre, que nous n'accueillions avec joie rien d'autre que notre Créateur, et Rédempteur, et Sauveur, le seul vrai Dieu, qui est le Bien parfait, le Bien tout entier, le Bien véritable et suprême, qui est seul Bon, Pieux et Doux, Indulgent et Tendre, qui est seul Saint, Droit, et Véridique, qui seul est Innocent et Pur, et duquel et par lequel, et dans lequel, sont tout Pardon, toute Grâce et toute Grandeur pour tous les pénitents, tous les justes, tous les bienheureux dans le ciel. Et, donc, que rien ne nous éloigne de Lui, que rien ne nous en sépare ! Tous et partout, en chaque temps et à chaque heure, journellement et constamment, croyons en Dieu avec vérité et humilité, et conservons-Le dans notre cœur, et aimons-Le et honorons-Le, adorons-Le, servons-Le, louons-Le, et glorifions-Le, et Lui chantons des louanges, et Le remercions, le triple et l'unique, le Père, et le Fils, et le Saint-Esprit, le Créateur de tous, le Rédempteur de ceux qui croient en Lui, et qui L'aiment, Dieu sans commencement et sans fin, Immuable, Invisible, Ineffable, Insaisissable, et Béni, et Loué, et Célébré, et Glorifié, et très Haut, et très Doux et très Tendre, et digne d'être toujours et pardessus tout aimé et désiré, dans les siècles des siècles !. Ainsi soit-il. »

Saint François d'Assise (1182-1226)
« Chemin de Croix » de Saint François d'Assise Chemins de Croix
Voici un « Chemin de Croix » avec les paroles de Saint François d'Assise (1182-1226), l’Alter Christus, Fondateur de l'Ordre des Franciscains qui voulait « suivre nu le Christ nu »…
Le « CHEMIN DE CROIX de Saint François d'Assise » :

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

Saint François d’Assise pleura souvent en songeant aux plaies du Christ, signes de l’Amour débordant du Fils de Dieu pour chacun. Les stigmates qu’il recevra exprimeront son désir de s’unir à Jésus. Les premiers frères mineurs encourageront la mémoire « en actes » de la Passion du Seigneur en refaisant en pensée et avec cœur le chemin parcouru du prétoire au Golgotha. Marchons nous aussi sur les traces du Christ pauvre et humble. Brûlants d’amour pour Lui et désirant nous conformer davantage à Lui, nous Le contempleront dans l’anéantissement de la Croix, trône de miséricorde. Portons dans notre prière les souffrances des hommes d’aujourd’hui.

(Brève pause en silence)

Première Station : Jésus est condamné à mort

Le Prêtre : « Nous T’adorons, ô Christ et nous Te bénissons ! »
Les Fidèles : « Parce que Tu as racheté le monde par Ta sainte Croix ! »

« Voici que nous montons à Jérusalem, et que va s'accomplir tout ce que les prophètes ont écrit du Fils de l'homme. Il sera livré aux Princes des Prêtres, aux scribes et aux anciens ; ils le condamneront à mort » (Mc 10, 3) ; « Pilate livra Jésus aux Juifs, pour qu'il fût crucifié » (Jn 19, 16)

Bienheureux le serviteur qui supporte, avec autant de patience que s'il se les infligeait lui-même, les avertissements, accusations et réprimandes, qui lui viennent d'autrui. Bienheureux le serviteur qui n'est pas prompt à s'excuser, et supporte humblement qu'on lui fasse affront de lui reprocher une faute, même s'il n'en est pas coupable (23e admonition).

Que par la Miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent dans la paix. Ainsi soit-il.

Deuxième Station : Jésus est chargé de la Croix

Le Prêtre : « Nous T’adorons, ô Christ et nous Te bénissons ! »
Les Fidèles : « Parce que Tu as racheté le monde par Ta sainte Croix ! »

« Jésus sortit, portant lui-même sa Croix » (Jn 19, 17) ; « Comme une brebis, Il est mené à la boucherie » (Is 53, 7)

Frère Léon, supposons que, mourant de faim, accablés de froid, menacés de la nuit bien proche, nous frappions encore pour qu'on nous ouvre, et que le portier nous jette à terre dans la neige et la boue, et nous frappe tellement qu'il nous couvre de plaies sur tout le corps. Si nous supportons avec joie tous ces maux, injures et coups, pensant que nous devons supporter et porter en toute patience les peines du Christ béni ; ô frère Léon, écris que là est la joie parfaite. (Fioretti)

Que par la Miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent dans la paix. Ainsi soit-il.

Troisième Station : Jésus tombe pour la première fois

Le Prêtre : « Nous T’adorons, ô Christ et nous Te bénissons ! »
Les Fidèles : « Parce que Tu as racheté le monde par Ta sainte Croix ! »

« Jésus partit vers le lieu qui s'appelle le Calvaire, et qu'on nomme en hébreu Golgotha » (Jn 19, 17) ; « et, tombé sur ses genoux, Il priait » ( Lc 22, 4-12).

Tous les frères auront soin de ne jamais se troubler ni s'irriter à cause du péché ou du mauvais exemple d'autrui. Le démon, par le péché d'un seul, cherche à en corrompre beaucoup d'autres. Mais, de leur mieux, ils viendront en aide spirituellement au coupable. Car « ce ne sont pas les bienportants qui ont besoin du médecin, mais les malades » (1 Règle).

Que par la Miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent dans la paix. Ainsi soit-il.

Quatrième Station : Jésus rencontre Sa mère

Le Prêtre : « Nous T’adorons, ô Christ et nous Te bénissons ! »
Les Fidèles : « Parce que Tu as racheté le monde par Ta sainte Croix ! »

« Des femmes qui L'avaient suivi de Galilée, étaient là et, parmi elles, Marie, Sa mère » (Mc 15, 40) ; « Votre mère est là, dehors, qui vous cherche » (Mc 3, 32).

Frère, quand tu vois un pauvre, c'est le miroir du Christ et de sa mère pauvre, qui t'est présenté devant les yeux. Pareillement, dans les malades, considère les infirmités qu'il a lui-même prises sur lui (Legenda Major).

Que par la Miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent dans la paix. Ainsi soit-il.

Cinquième Station : Simon aide Jésus à porter la Croix

Le Prêtre : « Nous T’adorons, ô Christ et nous Te bénissons ! »
Les Fidèles : « Parce que Tu as racheté le monde par Ta sainte Croix ! »

« Comme ils sortaient de la ville, ils rencontrèrent un homme de Cyrène, nommé Simon. Ils le contraignirent à porter la Croix avec Jésus » (Mt 21, 7, 32).

Bienheureux l'homme qui, selon ce que lui permet sa propre faiblesse, soutient son prochain autant qu'il voudrait être soutenu par lui dans un cas analogue (18 Admonition).

Que par la Miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent dans la paix. Ainsi soit-il.

Sixième Station : Une femme essuie le Visage de Jésus

Le Prêtre : « Nous T’adorons, ô Christ et nous Te bénissons ! »
Les Fidèles : « Parce que Tu as racheté le monde par Ta sainte Croix ! »

« Mon visage s'est enflé à force de pleurer. Et mes paupières sont noyées de larmes » (Job 42, 8)

Que les frères ne résistent pas au méchant, mais si on les frappe sur une joue, qu'ils tendent l'autre. Qu'ils montrent, par leurs œuvres, l'amour qu'ils se portent entre eux, ainsi que le dit l'apôtre : « N'aimons point de parole et de bouche, mais en action et en vérité » (1 Règle).

Que par la Miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent dans la paix. Ainsi soit-il.

Septième Station : Jésus tombe une deuxième fois

Le Prêtre : « Nous T’adorons, ô Christ et nous Te bénissons ! »
Les Fidèles : « Parce que Tu as racheté le monde par Ta sainte Croix ! »

« Il m'a environné de ses lances, et il m'a percé les reins sans pitié » (Job 16, 13) ; « Ma force m'a quitté, et ceux qui en veulent à ma vie, usent de violence » (Ps. 37, 13) ; « Poussé rudement, j'ai été renversé pour que je tombe, et le Seigneur m'a soutenu » (Ps. 117, 13).

Seigneur, Tu nous a fais à Ton image et selon Ta ressemblance. Tu nous a placés, dans le paradis. Et nous, par notre faute, nous sommes tombés (1 Règle).

Que par la Miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent dans la paix. Ainsi soit-il.

Huitième Station : Jésus parle aux femmes de Jérusalem

Le Prêtre : « Nous T’adorons, ô Christ et nous Te bénissons ! »
Les Fidèles : « Parce que Tu as racheté le monde par Ta sainte Croix ! »

« Une troupe le suivaient et, parmi la foule, des femmes. Celles-ci pleuraient et se lamentaient sur Lui » ( Lc 23, 27).

Frère, méditant chaque jour sur les exemples d'humilité du Fils de Dieu, j'en retire tant de douceur et de consolation, que, même si je vivais jusqu'à la fin du siècle, il ne me serait nullement nécessaire d'entendre lire ou méditer d'autres écritures que celle-ci : « Mon âme n'a pas voulu être consolée » (Legenda Antique).

Que par la Miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent dans la paix. Ainsi soit-il.

Neuvième Station : Jésus tombe pour la troisième fois

Le Prêtre : « Nous T’adorons, ô Christ et nous Te bénissons ! »
Les Fidèles : « Parce que Tu as racheté le monde par Ta sainte Croix ! »

« Ils arrivèrent au lieu qu'on appelle Golgotha » (Mt 37, 33) ; « Et, s'avançant un peu plus loin, Il tomba sur la face, priant » __'' (Mt 26, 39).

Serais-tu le plus beau et le plus riche des hommes, et ferais-tu même des miracles, au point de chasser les démons, tout cela se retourne contre toi, tu n'y es pour rien et il n'y a rien là dont tu puisses tirer gloire. Mais ce dont nous pouvons tirer gloire, c'est de nos faiblesses, c'est notre part quotidienne à la Sainte Croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ (5e Admonition).

Que par la Miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent dans la paix. Ainsi soit-il.

Dixième Station : Jésus est dépouillé de Ses vêtements

Le Prêtre : « Nous T’adorons, ô Christ et nous Te bénissons ! »
Les Fidèles : « Parce que Tu as racheté le monde par Ta sainte Croix ! »

« Ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel, Puis, ils partagèrent ses vêtements, les tirant au sort » (Mt 27, 34-35).

Quand tu vois un pauvre, tu dois considérer celui au nom de qui il vient, le Christ qui a voulu revêtir notre pauvreté et notre faiblesse. La pauvreté et la faiblesse de ce pauvre est comme un miroir sur lequel nous devons observer et considérer avec piété la pauvreté et la faiblesse que Notre seigneur Jésus-Christ a supportées dans son corps pour le salut de l'humanité (Legenda Antique).

Que par la Miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent dans la paix. Ainsi soit-il.

Onzième Station : Jésus est cloué à la Croix

Le Prêtre : « Nous T’adorons, ô Christ et nous Te bénissons ! »
Les Fidèles : « Parce que Tu as racheté le monde par Ta sainte Croix ! »

« Ils pont percé mes mains et mes pieds. Ils ont compté tous mes os » (Ps. 21, 28) ; « Ils Le crucifièrent et, avec Lui, deux voleurs, l'un à Sa droite, l'autre à Sa gauche » (Jn 19, 18).

Ô homme, ce ne sont pas les démons qui ont crucifié le Christ ; c'est toi qui, avec eux, L'as crucifié et c'est toi qui Le crucifies encore en prenant plaisir au vice et au péché (5e Admonition).

Que par la Miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent dans la paix. Ainsi soit-il.

Douzième Station : Jésus meurt sur la Croix

Le Prêtre : « Nous T’adorons, ô Christ et nous Te bénissons ! »
Les Fidèles : « Parce que Tu as racheté le monde par Ta sainte Croix ! »

« Quand Jésus eut pris le vinaigre, Il dit : tout est accompli. Et, inclinant la tête, Il rendit l'esprit » (Jn 19, 30).

La Volonté du Père fut que son Fils béni et glorieux, qu'Il nous a donné et qui est né pour nous, s'offrît Lui-même, par son propre Sang, en sacrifice et en victime sur l'autel de la Croix. Non pour Lui-même, par qui toutes choses ont été faites mais pour nos péchés. Il nous laisse un exemple afin que nous suivions Ses traces. (Lettre à tous les fidèles)

Que par la Miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent dans la paix. Ainsi soit-il.

Treizième Station : Jésus est descendu de la Croix

Le Prêtre : « Nous T’adorons, ô Christ et nous Te bénissons ! »
Les Fidèles : « Parce que Tu as racheté le monde par Ta sainte Croix ! »

« Près de la Croix de Jésus, se tenaient sa Mère, Marie-Madeleine et le disciple qu'il aimait » (Jn 19, 25) ; « Joseph d'Arimathie et Nicodème prirent le Corps de Jésus, et L'entourèrent de bandelettes avec des aromates, selon la manière d'ensevelir en usage parmi les Juifs » (Jn 19, 40).

Sainte Mère de Dieu, douce et belle, prie pour nous le Roi livré à la mort, ton Fils très doux, Notre-Seigneur Jésus-Christ, pour que, par Sa clémence et par la Puissance de Sa très sainte Incarnation et de sa Mort si cruelle, Il nous accorde le pardon de nos péchés. (Prières à la Sainte Vierge)

Que par la Miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent dans la paix. Ainsi soit-il.

Quatorzième Station : Jésus est déposé dans le tombeau

Le Prêtre : « Nous T’adorons, ô Christ et nous Te bénissons ! »
Les Fidèles : « Parce que Tu as racheté le monde par Ta sainte Croix ! »

« Or, il y avait dans le lieu où Jésus avait été crucifié au jardin, et dans ce jardin, un sépulcre neuf. Ce fut donc là qu'ils déposèrent le Sauveur » (Jn 19, 41-42)

Nous Te rendons grâces parce que, comme Tu nous as créés par ton Fils, Tu as voulu nous racheter de notre captivité par sa Croix, son Sang et sa Mort. Et nous Te rendons grâces parce que ce même Fils reviendra dans la Gloire de sa Majesté, pour envoyer les maudits, qui n'ont pas fait pénitence : « Venez, les bénis de mon Père, recevez le Royaume ! » Ainsi soit-il ! (1e Règle)

Que par la Miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent dans la paix. Ainsi soit-il.

A la fin, Bénédiction de l’assemblée avec la Croix de Procession utilisée pour le Chemin de la Croix.

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

Saint François d'Assise (1182-1226)
Prière de Saint François d'Assise sur la Charité
Voici la Prière « Amour de charité, pourquoi m'as-Tu ainsi blessé ? » de Saint François d'Assise (1182-1226), l’Alter Christus qui voulait « suivre nu le Christ nu », le « Poverello » qui épousa dame Pauvreté et fonda l'Ordre mendiant des Franciscains qui compte aujourd’hui 17 000 membres sans compter les Capucins, les Clarisses, … qui composent la Famille Franciscaine de plus de 400 000 séculiers.
La Prière de St François d'Assise « Amour de charité, pourquoi m'as-Tu ainsi blessé ? » :

« Amour de charité,
Pourquoi m'as-Tu ainsi blessé ?
J'ai le cœur tout fendu.
Il brûle d'amour.

Pour acheter l’Amour, j'ai tout donné,
Le monde et moi-même tout entier en échange.
Si tout était à moi, tout ce qui est créé
Pour l’Amour, sans pacte aucun, je l'aurais donné.

Aussi de l’Amour je suis devenu le jouet,
M'étant vendu sans réserve, et je ne sais où l'on me traîne.
Par l’Amour à ce point je suis défiguré,
Que partout l'on me prend pour un fou.

Mais, puisque je suis vendu,
De fait, ne suis-je pas devenu pour moi sans valeur
Mes parents me croyaient rappeler à eux,
Mes amis qui sont hors de cette voie ;

Mais qui s'est donné une fois, à d'autres ne se peut plus donner,
A d'autres ne se peut plus vendre, le serf qui fuit son seigneur.
La pierre pourrait s'amollir bien des fois
Avant l’Amour qui en Son pouvoir me tient...

Pour moi, je ne puis plus voir la créature ;
Vers le Créateur crie toute mon âme.
Ni le ciel ni la terre ne me donnent de douceur ;
Au prix du Christ-Amour tout m'est à dégoût ;
La lumière du soleil me paraît ténèbres,
Quand je regarde sa Face resplendissante.

Les chérubins ne sont rien,
Si beaux qu'ils soient par leur science,
Non plus que les séraphins éclatants d'amour,
Pour qui voit le Seigneur.

Le ciel et la terre crient et clament sans cesse,
Et toutes choses avec eux, que je dois aimer.
Chacun me dit : « De tout ton cœur aime ;
L’Amour qui nous a fait efforce-toi d'embrasser,
Car cet Amour est de toi si désireux,
Que tous Il nous a fait pour t'attirer à Lui par nous.

Oh ! Avec quelle profusion je La vois s'épancher,
La Bonté et la Courtoisie
De cette douce Lumière
Qui partout se répand au dehors ! »

Ainsi soit-il.

Saint François d'Assise (1182-1226)
Cantique de Saint François d'Assise à Jésus-Christ
Voici un Cantique pour plonger nos cœurs dans l’Amour du Christ « Amour, plus quelqu'un T'embrasse plus il Te réclame encore » de Saint François d'Assise (1182-1226), qui épousa dame Pauvreté, fonda l'Ordre Mendiant des Franciscains et se sentait transformé en Jésus par l’Amour puisé dans la contemplation de la Croix.
Le Cantique de Saint François d'Assise « Amour, plus quelqu'un T'embrasse plus il Te réclame encore » :

« Amour, Amour, toute créature Te proclame ;
Amour, Amour, Tu es Chose si profonde !
Plus quelqu'un T'embrasse,
Plus il Te réclame encore.
Amour, Amour, Jésus, je touche au port ;
Amour, Amour, Jésus, donne-moi réconfort ;
Amour, Amour, Jésus, Tu m'as tellement ravi le cœur !
Amour, fais-moi sentir toujours Tes saintes Ardeurs !
Avec Toi, transforme-moi en Charité
Et en souveraine Vérité.
Amour, Amour, Amour ! »

Ainsi soit-il.

Saint François d'Assise (1182-1226)
Prière de Saint François d'Assise pour les Malades
Voici la Prière du chrétien malade « Je Vous rends grâce, ô mon Dieu, de toutes les douleurs auxquelles je suis soumis en ce moment » de Saint François d'Assise (1182-1226), qui épousa dame Pauvreté, fonda l'Ordre Mendiant des Franciscains et se sentait transformé en Jésus par l’Amour puisé dans la contemplation de la Croix.
La Prière de François d'Assise « Je Vous rends grâce, ô mon Dieu, de toutes les douleurs auxquelles je suis soumis en ce moment » :

« Je Vous rends grâce, ô mon Dieu, de toutes les douleurs auxquelles je suis soumis en ce moment, et je Vous prie, ô mon Seigneur, de les augmenter cent fois plus, si c'est Votre bon Plaisir. Il me sera, par-dessus tout, agréable qu'en me faisant passer par les souffrances, Vous ne m'épargniez pas. Car l'accomplissement de Votre sainte Volonté est pour moi la Consolation suprême. »

Ainsi soit-il.

Saint François d'Assise (1182-1226) - Commentaire du XIII Sermon (Traduction de M. Berthaumier)

Saint François d'Assise : le Petit Pauvre, « il Poverello », est un des Saints les plus célèbres. Né à Assise en Ombrie (Italie), François, fils de drapier, mène une vie opulente pleine de plaisirs jusqu'à ce qu'il épouse « Dame Pauvreté », renonce à tous ses biens et mène une vie intégralement évangélique. Chargé par Dieu à Saint-Damien de réparer son église en ruine, il fonde l’Ordre des Frères Mineurs en 1209. Sa spiritualité se distingue par une adoration aimante et joyeuse du Christ et par son imitation dans la pauvreté, l'humilité et la charité. La règle de l’Ordre Mendiant est approuvée par Innocent III, qui l'avait vu en rêve. En 1212, François accueille Claire Offreduccio parmi les siens et fonde avec elle l’Ordre des Pauvres Dames, appelées plus tard « Sœurs Clarisses ». Au premier Chapitre Général, dix ans seulement après sa fondation, cinq mille Frères étaient présents. François part la même année en Palestine et en Égypte en vue d'annoncer le Christ aux musulmans. À son retour, il envoie ses Frères dans toute l'Europe et renonce à la Direction de l’Ordre, qui avait pris des directions qu'il n'approuvait pas. François est sans doute le Saint dont la vie a reproduit le plus à la lettre Celle de Jésus, ce que Jésus confirme Lui-même en le marquant de stigmates en 1224. En 1226, au milieu de très grandes souffrances, François compose son « Cantique des créatures », et le 3 octobre, étendu à terre, accueille sa « sœur la mort corporelle ».
Prière de Saint François d'Assise à la Sainte Vierge
Voici une Prière en l’honneur de la pauvreté « Ô notre Dame la Pauvreté, Reine de toutes les vertus, pouvoir rien posséder en propre sous le Ciel » de Saint François d'Assise (1182-1226), qui épousa dame Pauvreté, fonda l'Ordre Mendiant des Franciscains et se sentait transformé en Jésus par l’Amour puisé dans la contemplation de la Croix.
Le Cantique en l’honneur de la pauvreté de St. François d'Assise « Ô notre Dame la Pauvreté, Reine de toutes les vertus, pouvoir rien posséder en propre sous le Ciel » :

« Ô mon Seigneur, ô compatissant Jésus-Christ, ayez pitié de moi et de notre Dame la Pauvreté ; car son amour me met hors de moi, et sans elle je ne puis goûter le repos. Vous le savez bien, Vous, mon Seigneur, puisque c'est Vous qui avez blessé mon cœur de cet amour. Or, la Pauvreté demeure plongée dans la tristesse, elle est repoussée de tous les hommes. Elle, la Reine de l'univers, la voilà devenue semblable à une veuve délaissée ; elle apparaît vile, digne de mépris, alors qu'elle est la Reine de toutes les vertus. Assise dans la fange, elle se plaint d'avoir vu ses amis la mépriser et se transformer en ennemis. Depuis longtemps ils lui ont prouvé qu'ils sont des adultères et non pas des époux. Ô Seigneur Jésus, si la Pauvreté est la Reine des vertus, c'est que Vous-même, quittant le séjour des Anges, Vous êtes descendu sur la terre pour Vous la fiancer par un amour à jamais durable, et afin de former en elle, d'elle et par elle tous ceux qui sont des enfants de perfection. De son côté, elle s'est attachée à Vous avec une inviolable fidélité. Elle a commencé à Vous donner ses soins empressés dès le sein de Votre Mère, alors que Vous revêtant d'un corps animé, Vous l'avez pris si misérable. Au sortir du sein de Marie, elle Vous reçut dans la sainte crèche et dans l'étable, et, tandis que Vous demeuriez dans le monde, elle Vous a retranché toutes choses jusqu'à ne pas Vous laisser où reposer Votre tête. Compagne d'une fidélité à toute épreuve, lorsque Vous engageâtes le combat de notre rédemption, elle Vous accompagna résolument, et, comme un écuyer inséparable, elle se tint à Vos côtés dans la lutte de votre Passion. Vos disciples se retiraient, ils reniaient Votre nom ; mais elle ne Vous abandonna pas, et elle Vous entoura fidèlement du long cortège dont elle marche environnée. Votre Mère Elle-même, qui cependant Vous honora avec tant de constance et s'unit à Vos angoisses avec un sentiment si profond de douleur, Votre Mère, dis-je, et une telle Mère ! Ne pouvait arriver jusqu'à Vous à cause de la Croix ; mais notre Dame la Pauvreté s'en vint avec toute sa suite de souffrances, comme avec autant de serviteurs ; elle s'attacha à Vous plus étroitement que jamais, elle s'y unit plus intimement par la douleur. Elle ne prit pas le temps de polir votre Croix, ni même d'y donner une façon grossière ; elle ne forgea pas, comme on le croit, les clous en nombre suffisant pour Vos blessures, elle n'en aiguisa pas la pointe, elle n'en fit pas disparaître les aspérités ; mais elle en prépara seulement trois, grossiers, rudes et obtus, très propres à aider Votre supplice. Tandis que Vous étiez consumé par l'ardeur de la soif, cette épouse fidèle Vous assista avec une vive sollicitude, pour empêcher qu'il Vous fut possible d'avoir au moins un peu d'eau, et, par les mains des satellites impies elle Vous composa un breuvage d'une telle amertume, qu'il Vous devint plus facile d'y goûter que de le boire. Vous avez donc rendu l'esprit au milieu des embrassements étroits de cette épouse. Mais alors même, toujours persévérante, elle présida aux dispositions de Votre sépulture, et ne Vous permit pas d'avoir un tombeau, des parfums et un linceul, autrement qu'à titre d'emprunt. Cette épouse très sainte fut également présente à votre Résurrection ; elle jouissait de Vos embrassements ; lorsque Vous sortîtes glorieux du tombeau ; car Vous laissiez là ce que Vous aviez emprunté et ce qu'on Vous avait donné. Vous l'avez conduite avec Vous au ciel ; puis Vous avez remis à notre Dame la Pauvreté le sceau du Royaume des Cieux, pour en marquer les élus qui désirent s'avancer dans le chemin de la perfection. Oh ! Qui donc n'aimera pas notre Dame la Pauvreté de préférence à tout le reste ? Je Vous demande d'être marqué d'un tel sceau, je désire être enrichi d'un tel trésor. Que mon partage et celui des miens, ô très pauvre Jésus, soit de ne pouvoir rien posséder en propre sous le Ciel, à cause de votre Nom. »

Ainsi soit-il.

Saint François d'Assise (1182-1226) - Commentaire du XIII Sermon (Traduction de M. Berthaumier)
Prière de Saint François d'Assise à Jésus-Christ
Voici la Prière du dernier cri d'amour « Que je crie donc en tout temps : Amour ! Amour ! Amour ! » de Saint François d'Assise (1182-1226) qui fonda l'Ordre Mendiant des Franciscains et se sentait transformé en Jésus par l’Amour puisé dans la contemplation de la Croix.
La Prière de St. François d'Assise « Que je crie donc en tout temps : Amour ! Amour ! Amour ! » :

« Amour, Amour, qui m'as blessé de la sorte, non, je ne puis que crier : Amour ! Amour, Amour, qui m'as ravi si fortement, mon cœur en tout temps se répand en amour, et pour Toi je veux défaillir d'amour. Amour, c'est Toi seul que je veux connaitre. Amour, au nom de ta Bonté, fais-moi mourir d'amour. Amour, Amour, ô Jésus, je touche au port. Amour, Amour, ô Jésus, viens à mon secours. ô Amour, fais que je demeure toujours embrasé, et qu'avec Toi je sois transformé dans la Vérité et la Charité suprêmes. Amour ! Amour ! Amour ! Toute chose me crie : Amour ! Amour, telle est Ta profondeur, que plus on s'attache à Toi, plus on Te désire. Amour, Amour, Tu es le Cercle qui environne mon cœur de toutes parts et qui le retient pour qu'il T'aime à jamais ; Tu es ma Nourriture, Tu es mon Vêtement, Tu es pour moi toute Douceur. Que je crie donc en tout temps : Amour ! Amour ! Amour ! Tout ce que Tu fis pour moi, ô Amour, je ne saurais le reconnaitre. Amour, Amour, fais-moi passer en Toi. Ô Jésus, mon Espérance, que je m'endorme dans l'Amour ! »

Ainsi soit-il.

Saint François d'Assise (1182-1226)
Prière de Saint François d'Assise sur la Charité
Voici la Prière de la Première Règle « Aimons tous, notre Seigneur Dieu, de tout notre cœur » de Saint François d'Assise (1182-1226) qui fonda l'Ordre Mendiant des Franciscains et se sentait transformé en Jésus par l’Amour puisé dans la contemplation de la Croix.
La Prière de la Première Règle de St. François d'Assise « Aimons tous, notre Seigneur Dieu, de tout notre cœur » :

« Et tous ceux qui dans la Sainte Église Catholique et apostolique veulent servir le Seigneur Dieu, et tous les ordres suivants : prêtres, diacres, sous-diacres, acolytes, exorcistes, lecteurs, portiers et tous les clères, tous les religieux et toutes les religieuses, tous les convers et tous les enfants, les pauvres et les indigents, les rois et les princes, les travailleurs et les agriculteurs, les serviteurs et les seigneurs, toutes les vierges et celles qui gardent la continence et celles qui sont mariées, les laïcs, hommes et femmes, tous les petits enfants, les adolescents, les jeunes et les vieux, les bien portants et les malades, tous les petits et les grands, et tous les peuples, les races, les tribus et les langues, toutes les nations et tous les hommes, partout sur la terre, qui sont et qui seront, humblement nous les prions et supplions, nous tous frères mineurs, serviteurs inutiles, de persévérer tous dans la vraie foi et dans la pénitence, car personne ne peut être sauvé autrement. Aimons tous, de tout notre cœur, de toute notre âme, de tout notre esprit, de toute notre puissance et de toute notre force, de toute notre intelligence, de toutes nos énergies, de tout notre effort, de toute notre affection, de toutes nos entrailles, de tous nos désirs et de toutes nos volontés, le Seigneur Dieu qui nous a donné et qui nous donne à tous tout notre corps, toute notre âme et toute notre vie, qui nous a créés, rachetés et qui nous sauvera par Sa seule Miséricorde, qui à nous misérables et miséreux, putrides et fétides, ingrats et mauvais, nous a fait et nous fait tout bien. Ne désirons donc rien d'autre, ne veuillons rien d'autre, que rien d'autre ne nous plaise et ne nous délecte que notre Créateur et Rédempteur et Sauveur, le Seul vrai Dieu, qui est le Bien plénier, tout Bien, tout le Bien, le vrai et souverain Bien, qui Seul est Bon, Indulgent, Aimable, Suave et Doux, qui Seul est Saint, Juste, Vrai, Saint et Droit, qui Seul est Bienveillant, Innocent, Pur, de qui et par qui et en qui est tout Pardon, toute Grâce, toute Gloire de tous les pénitents et de tous les justes, de tous les bienheureux qui se réjouissent ensemble dans les Cieux. Ainsi donc, que rien ne nous arrête, que rien ne nous sépare, que rien ne s'interpose. Partout, en tout lieu, à toute heure et en tout temps, chaque jour et continuellement, nous tous, croyons vraiment et humblement et gardons dans notre cœur et aimons, honorons, adorons, servons, louons et bénissons, glorifions et exaltons au-dessus de tout, magnifions et rendons grâces au Très Haut et Souverain Dieu éternel, Trinité et Unité, Père et Fils et Saint-Esprit, Créateur de toutes choses et Sauveur de tous ceux qui croient et espèrent en Lui et qui L'aiment, Lui qui est sans commencement et sans fin, immuable, invisible, inénarrable, ineffable, incompréhensible, insondable, béni, loué, glorifié, exalté au-dessus de tout, sublime, élevé, suave, aimable, délectable, et tout entier par-dessus tout désirable dans les siècles. »

Ainsi soit-il.

Saint François d'Assise (1182-1226)
Prière de Saint François d'Assise d'action de Grâce
Voici la Prière d’action de Grâces « Ô Très Saint et Souverain Dieu nous Te rendons grâces à cause de Toi-même » de Saint François d'Assise (1182-1226) qui fonda l'Ordre Mendiant des Franciscains et se sentait transformé en Jésus par l’Amour puisé dans la contemplation de la Croix.
La Prière de St François d'Assise « Ô Très Saint et Souverain Dieu nous Te rendons grâces à cause de Toi-même » :

« Ô Tout-Puissant, Très Haut, Très Saint et Souverain Dieu, Père Saint et Juste, Seigneur, Roi du Ciel et de la terre, nous Te rendons grâces à cause de Toi-même, parce que par Ta sainte Volonté et par ton Fils unique dans l'Esprit Saint, Tu as créé toutes les choses, spirituelles et corporelles ; Tu nous as faits à ton Image et Ressemblance, Tu nous a placés dans le paradis ; et nous, par notre faute, nous sommes tombés. Nous Te rendons grâces parce que, comme Tu nous as créés par ton Fils, ainsi par le véritable et saint Amour dont Tu nous as aimés, Tu as fait naître ton Fils, vrai Dieu et vrai homme, de la glorieuse, toujours Vierge et Très Bienheureuse Sainte Marie, et par sa Croix, son Sang et sa Mort Tu as voulu nous racheter de notre captivité. Et nous Te rendons grâces parce que ce même Fils reviendra dans la Gloire de sa Majesté, pour envoyer les maudits, qui n'ont pas fait pénitence et ne T'ont pas connu, au feu éternel, et pour dire à tous ceux qui T'ont connu, adoré, servi dans la pénitence : « venez, les Bénis de mon Père, recevez le Royaume qui vous a été préparé dès l'origine du monde ». Et parce que, misérables et pécheurs que nous sommes tous, nous ne sommes pas dignes de Te nommer, nous prions et supplions que Notre-Seigneur Jésus-Christ, ton Fils bien-aimé, en qui Tu Te complais, Te rende grâces, avec le Saint-Esprit Paraclet, comme il Te plaît et comme il Leur plaît, pour toutes choses, Lui qui toujours Te suffit en tout et par qui Tu as tant fait pour nous. Alléluia. Et Sa glorieuse Mère, la Très Bienheureuse Marie toujours Vierge ; les bienheureux Michel, Gabriel, Raphaël, et tous les chœurs des esprits bienheureux : Séraphins, Chérubins et Trônes, Dominations, Principautés et Puissances, Vertus, Anges, Archanges ; les bienheureux Jean-Baptiste, Jean l'Evangéliste, Disciples, Martyrs, Confesseurs, Vierges; les bienheureux Elie et Enoch ; et tous les Saints qui furent, seront et sont : pour ton Amour nous les supplions humblement de rendre grâces pour tous biens, comme il Te plaît, à Toi le Dieu souverain, vivant, éternel et vrai, avec ton Fils très cher Notre-Seigneur Jésus-Christ et le Saint Esprit Paraclet, dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia. »

Ainsi soit-il.

Saint François d'Assise (1182-1226)

Saint François d’Assise, le Poverello ami de toute la Création :

Qui est François d’Assise (1182-1226), ce saint vénéré comme l’un des disciples de Jésus qui a radicalement pratiqué son Évangile, et qui reste l’un des personnages préférés des chrétiens ? Fondateur de la famille franciscaine basée sur des valeurs de pauvreté, de charité et d’humilité, François mourra à l’âge de 44 ans. Une vie relativement courte mais qui a décidément marqué l’histoire, l’Église et la conscience occidentale.

Sa jeunesse : François est né en Italie, à Assise (province d’Ombrie, à 180 km au nord de Rome), fils de Pietro di Bernardone, bourgeois d’une commune qui allait bientôt s’émanciper, riche marchand qui fréquentait les marchés et les foires d’Italie du Nord, de France et de Flandre, et d’une mère probablement d’origine provençale ou française. D’abord baptisé Giovanni (Jean), il prend le nom de Francesco (François) en souvenir de notre pays, qui rappelle à son père des souvenirs de prospérité. Pour nous Français, François est le contemporain du règne de Philippe Auguste, roi de France de 1180 à 1223. Dans l’Église, il est partiellement le contemporain du grand Pape Innocent III, couronné en 1198 et mort en 1216. Toute la jeunesse de François fut marquée par les rivalités entre Pape et Empereur et par le mouvement d’émancipation communale, déjà commencé dans le Nord de l’Europe, mais qui atteignait maintenant Assise. Ce mouvement signifiait la fin de la féodalité comme modèle unique de société.

Une jeunesse guerrière : François a 16 ans quand sa ville se soulève contre les nobles, vassaux de l’Empereur. Il a 18 ans quand Assise se proclame commune libre, il participe aux combats, à la démolition de la forteresse (« la Rocca »), et à la construction d’une enceinte fortifiée pour la ville. Il a 20 ans quand la ville d’Assise déclare la guerre à sa rivale Pérouse, cité pontificale. Il est fait prisonnier et passe deux ans en captivité dans les geôles de Pérouse, mais malade, il est libéré. En 1205, dans l’espoir d’accomplir de hauts faits militaires (il est un lecteur passionné de romans de chevalerie) il s’équipe richement et veut rejoindre Gauthier de Brienne, mercenaire du Pape, pour une expédition dans les Pouilles, au sud de l’Italie.

Processus de conversion, à partir de 1205 : À peine arrivé à Spolète, à quelques kilomètres d’Assise, il fait un songe qui l’invite à renoncer à la gloire des armes pour servir le Christ. Retour à Assise, et commencement d’un lent processus de conversion dont voici les étapes : prière assidue et recherche de la solitude ; amour pour les pauvres et fréquentation des lépreux, les exclus par excellence. François lui-même, dans son Testament, date sa conversion à la fréquentation des lépreux : « J’exerçais la miséricorde à leur égard, puis j’attendis peu et je sortis du siècle... » Il quitte en effet le monde en se retirant dans la chapelle Saint-Damien dans les environs d’Assise, où il jouit d’une vision : le Christ peint au-dessus de l’autel s’anime et lui parle : « François, va et répare ma maison qui, tu le vois, tombe en ruines... » Cet événement est pour François une expérience décisive conjuguée avec l’expérience du Christ souffrant dans les pauvres et les exclus. Ayant entendu la voix du Crucifié, il croit tout d’abord qu’il reçoit du Christ l’ordre de rebâtir la vieille chapelle Saint-Damien, et il se fait maçon. Mais son Père lui réclame l’argent qu’il avait pris pour cet ouvrage et François est cité au tribunal de l’évêque au printemps 1206. Là, devant sa famille et les amis de son père, il se dépouille de tout, y compris de ses vêtements, et proclame : « Désormais je ne dirai plus mon père Pierre Bernardone, mais Notre Père des Cieux...! » L’évêque recouvre sa nudité avec son manteau : symboliquement, c’est l’Église qui prend François sous sa protection. Renonçant à son père terrestre, à la recherche de son Père céleste, il part dans la campagne et mène quelque temps une vie d’ermite et de pénitent. Très vite, il y ajoute la prédication populaire de l’Évangile, rejoint par quelques compagnons, ses camarades d’enfance de la cité d’Assise et quelques jeunes du voisinage. Alors qu’il cherche dans l’Évangile une indication sur sa vocation, après avoir restauré plusieurs chapelles, il tombe sur le texte de l’envoi des disciples en Mission (Évangile de la fête de Saint Matthias), et avec ses compagnons, décide d’appliquer à la lettre ce qui est dit dans ce texte : une vie de prédicateur itinérant, pratiquant une pauvreté radicale.

La fondation d’une nouvelle famille religieuse :_ Dès que François a réuni quelques compagnons, il se soucie de faire approuver son mouvement par le Pape. Cela lui semble indispensable pour se démarquer de tous les mouvements de laïcs qui prétendent faire un retour à l’Évangile, tout en critiquant très vivement l’Église cléricale de ce temps... Le pape Innocent III accepte d’autant plus facilement qu’il avait vu saint François en songe soutenir la basilique Saint-Jean de Latran. Le succès de la nouvelle « Fraternité évangélique » est foudroyant. François donne le nom de « Frères Mineurs » à ses Frères pour souligner l’humilité qu’ils visent. En 1217, on compte déjà près de 5 000 Frères. Ils seront plus de 35 000 à la fin du XIIIe siècle, présents dans toute l'Europe occidentale, jusqu'aux pays scandinaves et dans le pourtour de la Méditerranée. Une branche féminine, l’Ordre des Pauvres dames (les futures Clarisses), démarre dès 1212 avec Claire Offreduccio.

La vie en « fraternité » : François a établi sa famille religieuse non pas comme un Ordre monastique, mais comme une « fraternité ». Il a résisté avec vigueur aux ecclésiastiques qui auraient bien voulu faire entrer son mouvement dans les catégories canoniques existantes. Il inventa pour cela un nouveau vocabulaire pour les dénominations des divers services de la Fraternité. Ses compagnons sont tous « frères », qu’ils soient prêtres ou laïcs. Ce culte de l’humilité est lié à la pauvreté ; ainsi, dans la Première Règle qu’il écrivit avec ses Frères, on trouve cette curieuse admonition : « Tous les Frères s’appliqueront à suivre l’humilité de notre Seigneur Jésus-Christ... Ils doivent se réjouir quand ils se trouvent parmi des gens de basse condition et méprisés, des pauvres, des infirmes, des malades et des lépreux et des mendiants des rues... » (1e Règle 9, 1, 3). François se fait alors connaître sous le nom affectueux de « Poverello d’Assise », le « Petit Pauvre ».

François en Orient, la rencontre du Sultan : En 1219, François part pour l’Orient, dans l’idée de risquer le martyre, de visiter les lieux saints, d’être présent auprès des « croisés ». Mais en fait il est vite déçu par l’attitude guerrière et l’absence de références évangéliques de l’armée des chrétiens, et il conçoit le projet fou d’annoncer l’Évangile au Sultan. Il réussit à rencontrer près de Damiette le Sultan d’Égypte, Melek-el-Kamil, un Mamelouk humaniste, soucieux de comprendre ses adversaires. François l’aborde en toute simplicité et réussit à revenir sain et sauf d’une aventure qui aurait dû lui coûter la vie. Si rocambolesque que paraisse cet épisode, il est parfaitement attesté au plan historique, dans les biographies de François et, en dehors de l’Ordre franciscain, dans les chroniques contemporaines de l’événement. Cette rencontre pacifique avec l’ennemi des chrétiens marque un changement décisif dans l’attitude de la chrétienté vis-à-vis des infidèles (l’époque de la fin des croisades est proche). François d’Assise souhaite désormais annoncer l’Évangile et la fraternité même aux infidèles. Il envoie ses fils relancer la mission de l’Église auprès des Sarrasins, recommandant aux Frères mineurs d’être humbles et soumis à tous et de voir en tout homme un frère.

François, le Mystique : Aux yeux de ses compagnons et de ses contemporains, François apparaît comme un homme de prière. D’une prière à la fois traditionnelle et rénovée, fondée sur l’Écriture Sainte et sur la Liturgie, mais aussi, prière de familiarité avec Dieu, de simplicité, d’émerveillement, d’action de grâces émue. Il contemple sans cesse le Mystère du Christ, l’amour de Dieu manifesté dans la création et surtout dans le Salut. La Passion de Jésus est contemplée comme la preuve suprême de l’amour et de la bonté de Dieu pour les pécheurs. François accède à une compassion telle que son corps sera marqué des stigmates du Christ. Il est le premier stigmatisé connu dans l’histoire, mais surtout le seul que l’Église glorifiera comme tel, au point d’établir une fête liturgique de la stigmatisation de François d’Assise (fixée au 17 septembre). Cet événement mystique se produisit en 1224, durant une retraite qu’il fit pour la fête de l’Exaltation de la Croix, dans l’ermitage du Mont Alverne (Toscane). Son amour pour le Christ s’exprime également à travers une dévotion particulière envers la Vierge Marie, pour laquelle il écrit des prières de salutation. Il a aussi laissé son empreinte par la création des crèches de Noël (à Greccio, dans le nord du Latium, en 1223). Enfin, son amour pour la nature a eu une influence considérable : il est devenu le saint patron des louveteaux (branche cadette du scoutisme), celui des animaux (Journée mondiale des animaux créée en 1931) et celui des écologistes (proclamation par le pape saint Jean-Paul II le 29 novembre 1979).

Quand François meurt le 4 octobre 1226, dépouillé de tout, étendu sur la terre nue, entouré par ses frères qui lui lisent le récit de l’Institution eucharistique, il est déjà considéré comme un saint, et beaucoup sont au courant du miracle des stigmates. À commencer par le Cardinal Hugolin, son ami, futur pape Grégoire IX, qui s’empressa de le canoniser le 16 juillet 1228, 18 mois seulement après la mort de François d’Assise. La rapide expansion de sa famille religieuse contribua, et contribue toujours, à diffuser ses idées et à en imprégner l’Église tout entière.

Frère Luc Mathieu (ofm) - Prêtre et théologien, spécialiste de la spiritualité franciscaine
Prière de Saint François d'Assise sur la Piété
Voici une Prière pour veiller et prier en tout temps « Gardons-nous bien de la malice et de la ruse de Satan » de Saint François d'Assise (1182-1226) qui fonda l'Ordre Mendiant des Franciscains qui portent un habit brun et ont fait vœu de pauvreté en renonçant à tous les biens de ce monde et en dépendant de la charité pour prier.
La Prière de St François d'Assise « Gardons-nous bien de la malice et de la ruse de Satan » :

« Gardons-nous bien de la malice et de la ruse de Satan, qui veut empêcher l'homme de tenir son esprit et son cœur tournés vers le Seigneur ; il rôde et voudrait bien s'emparer du cœur de l'homme par l'attrait de quelque récompense ou de quelque avantages, étouffer dans la mémoire de l'homme la Parole et les Préceptes du Seigneur, aveugler le cœur de l'homme par les affaires et les soucis du monde, et finalement s'y établir. Soyons donc tous très vigilants, frères ; que l'attrait d'une récompense à obtenir, d'un travail à faire, ou d'un avantage quelconque ne vienne pas pervertir et disputer au Seigneur Dieu notre esprit et notre cœur. Faisons-Lui donc toujours, en nous, un temple et une demeure ; pour Lui, le Seigneur Dieu Tout Puissant, Père, Fils et Saint-Esprit, qui nous dit : « Veillez et priez en tout temps », afin que vous soyez jugés dignes d'échapper à tous les maux à venir, et de paraître devant le Fils de l'homme. »

Ainsi soit-il.

Saint François d'Assise (1182-1226) – « Admonition aux Frères »
Prière de Saint François d'Assise sur la Volonté de Dieu
Voici la Prière « Si tu veux éviter la peur, donne-toi à l’Amour » de Saint François d'Assise (1182-1226) qui fonda l'Ordre Mendiant des Franciscains qui portent un habit brun et ont fait vœu de pauvreté en renonçant à tous les biens de ce monde et en dépendant de la charité pour prier.
La Prière de St François d'Assise « Si tu veux éviter la peur, donne-toi à l’Amour » :

« Si tu veux éviter la peur, donne-toi à l’Amour. Si tu veux éviter l’ignorance, recherche la sagesse. Si tu veux éviter la colère, cultive la patience. Si tu veux éviter le trouble, sois humble. Si tu veux éviter le désir de posséder, laisse-toi appauvrir. Si tu veux éviter l’avarice, sois joyeux. Si tu veux éviter les préoccupations mauvaises, cherche la paix intérieure. Si tu veux éviter l’errance de l’esprit, aime la méditation. Si tu veux éviter la dureté du cœur, découvre la Miséricorde. »

Ainsi soit-il.

Saint François d'Assise (1182-1226)
Prière de Saint François d'Assise pour les Malades
Voici une Prière en temps de maladie « Je Te rends grâces, Seigneur, pour toutes ces douleurs que j'éprouve » de Saint François d'Assise (1182-1226) qui fonda l'Ordre Mendiant des Franciscains qui portent un habit brun et ont fait vœu de pauvreté en renonçant à tous les biens de ce monde et en dépendant de la charité pour prier.
La Prière de St François d'Assise « Je Te rends grâces, Seigneur, pour toutes ces douleurs que j'éprouve » :

« Je Te rends grâces, Seigneur, pour toutes ces douleurs que j'éprouve ; je Te demande, ô mon Seigneur, de m'en envoyer cent fois plus, si cela Te plaît ; car j'agréerais très volontiers que Tu m'affliges sans m'épargner, puisque l'accomplissement de Ta sainte Volonté est pour moi une consolation surabondante. »

Ainsi soit-il.

Saint François d'Assise (1182-1226)
« Prière d’action de grâce » de St François d'Assise d'action de Grâce
Voici une Prière d’action de grâce « Seigneur, Roi du ciel et de la terre, nous Te rendons grâces » de Saint François d'Assise (1182-1226) qui fonda l'Ordre Mendiant des Franciscains qui portent un habit brun et ont fait vœu de pauvreté en renonçant à tous les biens de ce monde et en dépendant de la charité pour prier.
La Prière de St François d'Assise « Seigneur, Roi du ciel et de la terre, nous Te rendons grâces » :

« Tout-Puissant, Très Haut, Très Saint et Souverain Dieu, Père saint et juste, Seigneur, Roi du ciel et de la terre, nous Te rendons grâces à cause de Toi-même, parce que par ta sainte Volonté et par ton Fils unique dans l'Esprit Saint, Tu as créé toutes les choses, spirituelles et corporelles ; Tu nous as faits à Ton image et ressemblance, Tu nous a placés dans le paradis ; et nous, par notre faute, nous sommes tombés. Nous Te rendons grâces parce que, comme Tu nous as créés par ton Fils, ainsi par le véritable et saint Amour dont Tu nous as aimés, Tu as fait naître ton Fils, vrai Dieu et vrai homme, de la glorieuse, toujours Vierge et très bienheureuse Sainte Marie, et par sa Croix, son Sang et sa Mort Tu as voulu nous racheter de notre captivité. Et nous Te rendons grâces parce que ce même Fils reviendra dans la gloire de sa Majesté, pour envoyer les maudits, qui n'ont pas fait pénitence et ne T'ont pas connu, au feu éternel, et pour dire à tous ceux qui T'ont connu, adoré, servi dans la pénitence : Venez, les bénis de mon Père, recevez le Royaume qui vous a été préparé dès l'origine du monde. Et parce que, misérables et pécheurs que nous sommes tous, nous ne sommes pas dignes de Te nommer, nous prions et supplions que Notre-Seigneur Jésus-Christ, ton Fils bien-aimé, en qui Tu te complais, Te rende grâces, avec le Saint-Esprit Paraclet, comme il Te plaît et comme il leur plaît, pour toutes choses, Lui qui toujours Te suffit en tout et par qui Tu as tant fait pour nous. Alléluia. Et sa glorieuse Mère, la très bienheureuse Marie toujours Vierge; les bienheureux Michel, Gabriel, Raphaël, et tous les chœurs des esprits bienheureux: Séraphins, Chérubins et Trônes, Dominations, Principautés et Puissances, Vertus, Anges, Archanges ; les bienheureux Jean-Baptiste, Jean l'Evangéliste, Disciples, Martyrs, Confesseurs, Vierges; les bienheureux Elie et Enoch ; et tous les Saints qui furent, seront et sont : pour ton Amour nous les supplions humblement de rendre grâces pour tous biens, comme il Te plaît, à Toi le Dieu souverain, vivant, éternel et vrai, avec ton Fils très cher Notre-Seigneur Jésus-Christ et le Saint Esprit Paraclet, dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia. Tous ceux qui, dans la sainte Eglise Catholique et apostolique, veulent servir le Seigneur Dieu ; tous les ordres ecclésiastiques, prêtres, diacres, sous-diacres, acolytes, exorcistes, lecteurs, portiers et tous les clercs ; tous les religieux et toutes les religieuses, tous les enfants et les petits, les pauvres et les indigents, les rois et les princes, les travailleurs, les laboureurs, les serviteurs et les maîtres; toutes les vierges, les veuves et les épouses ; les laïcs, hommes et femmes, enfants et adolescents, jeunes et vieux, bien portants et malades, petits et grands ; tous les peuples, races, tribus, langues ; enfin toutes les nations et tous les hommes, partout sur la terre, qui sont et seront: humblement nous les prions et supplions, nous tous, frères Mineurs et serviteurs inutiles, de persévérer tous ensemble, dans la vraie foi et dans la pénitence: car autrement nul ne peut être sauvé. Aimons-nous tous, de tout notre cœur, de toute notre âme, de tout notre esprit, de tout notre pouvoir et courage, de toute notre intelligence, de toutes nos forces, de tout notre effort, de toute notre affection, de toutes nos entrailles, de tous nos désirs, de toutes nos volontés, le Seigneur Dieu qui nous a donné et nous donne à nous tous tout notre corps, toute notre âme, toute notre vie; qui nous a créés et rachetés ; qui nous sauvera par sa seule Miséricorde ; qui, malgré nos faiblesses et nos misères, nos corruptions et nos hontes, nos ingratitudes et notre malice, ne nous a fait et ne nous fait que du bien. N'ayons donc d'autre désir, d'autre volonté, d'autre plaisir et d'autre joie que notre Créateur, Rédempteur et Sauveur, le seul vrai Dieu, qui est le bien plénier, entier, total, vrai et souverain ; qui seul est bon, miséricordieux, et aimable, suave et doux ; qui seul est saint, juste, vrai et droit; qui seul est bienveillant, innocent et pur ; de qui, par qui et en qui est tout pardon, toute grâce et toute gloire, pour tous les pénitents et tous les justes, pour tous les bienheureux qui se réjouissent avec Lui dans le ciel. Supprimons donc tout empêchement, toute barrière, tout écran (entre Dieu et nous). Partout, en tout lieu, à toute heure et en tout temps, chaque jour et sans discontinuer, tous, croyons d'une foi véritable et humble, gardons dans notre cœur, aimons, honorons, adorons, servons, louons et bénissons, glorifions et surexaltons, magnifions et remercions le très haut et souverain Dieu éternel, Trinité et Unité, Père, Fils et Saint-Esprit, Créateur de toutes choses, Sauveur de tous ceux qui mettent en Lui leur foi, leur espérance et leur amour ; Lui qui est sans commencement et sans fin, immuable, invisible, inénarrable, ineffable, incompréhensible, impénétrable, béni, louable, glorieux, surexalté, sublime, élevé, doux, aimable, délectable et tout désirable plus que toutes choses dans les siècles des siècles. »

Ainsi soit-il.

Saint François d'Assise (1182-1226) - Traduit du latin par le P. Damien Vorreux.o.f.m
« Prière sur Madame la Pauvreté » de St François d'Assise à la Sainte Vierge
Voici la Prière Mariale sur Madame la Pauvreté « Seigneur, ayez pitié de moi et de Madame la Pauvreté » de Saint François d'Assise (1182-1226) qui fonda l'Ordre Mendiant des Franciscains qui portent un habit brun et ont fait vœu de pauvreté en renonçant à tous les biens de ce monde et en dépendant de la charité pour prier.
La Prière de St François d'Assise sur Madame la Pauvreté « Seigneur, ayez pitié de moi et de Madame la Pauvreté » :

« Seigneur, ayez pitié de moi et de Madame la Pauvreté. Et voici qu’elle est assise sur le fumier, elle qui est la Reine des vertus ; elle se plaint de ce que ses amis l’ont dédaignée et se sont rendus ses ennemis. Souvenez-Vous, Seigneur, que Vous êtes venu du séjour des anges, afin de la prendre pour épouse, et d’en avoir un grand nombre de fils qui fussent parfaits. C’est elle qui Vous reçut dans l’étable et dans la crèche, et qui, Vous accompagnant tout le long de la vie, prit soin que Vous n’eussiez pas où reposer la tête. Quand Vous commençâtes la guerre de notre Rédemption, la Pauvreté vint s’attacher à Vous comme un écuyer fidèle ; elle se tint à Vos côtés pendant le combat, elle ne se retira point quand les disciples prenaient la fuite. Enfin, tandis que votre Mère, qui du moins Vous suivit jusqu’au bout et prit sa part de toutes Vos douleurs, tandis qu’une telle Mère, à cause de la hauteur de la Croix, ne pouvait plus atteindre jusqu’à Vous, en ce moment Madame la Pauvreté Vous embrassa de plus près que jamais. Elle ne voulut point que votre Croix fût travaillée avec soin, ni que les clous fussent en nombre suffisant, aiguisés et polis ; mais elle n’en prépara que trois, elle les fit durs et grossiers pour mieux servir les intentions de votre Supplice. Et pendant que Vous mouriez de soif, elle eut soin qu’on Vous refusât un peu d’eau; en sorte que ce fut dans les étroits embrassements de cette épouse que Vous rendîtes l’âme. Oh ! Qui donc n'aimerait pas Madame la Pauvreté par-dessus toutes choses ».

Ainsi soit-il.

Saint François d'Assise (1182-1226)