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4 novembre
Saint Charles Borromée, évêque-cardinal
Prière de Saint Charles Borromée à Jésus-Christ
Voici la Prière « Ce qui m’attire vers Vous, Seigneur c’est Vous ! » de Saint Charles Borromée (1538-1584), Cardinal à 22 ans et Archevêque de Milan qui fonda six Séminaires, huit cents écoles dans lesquelles six mille Prêtres se forment et fit rédiger le célèbre « Catéchisme du Concile de Trente ».
La Prière de St Charles Borromée « Ce qui m’attire vers Vous, Seigneur c’est Vous ! » :

« Ce qui m’attire vers Vous, Seigneur c’est Vous ! Vous seul, cloué à la Croix avec le corps déchiré par les agonies de la mort. Et Votre Amour s’est tellement emparé de mon cœur que, quand bien même il n’y eût pas le Paradis, je Vous aimerais quand même. Vous n’avez rien à me donner pour provoquer mon amour parce que même si je n’espérais pas ce que j’espère, je Vous aimerais comme je Vous aime ».

Ainsi soit-il.

Saint Charles Borromée (1538-1584)
Prières de Saint Charles Borromée aux Saints Anges
Voici les Prières « Ange saint qui adorez toujours la Face du Père éternel », « Ô Saint Ange de Dieu » et « Ô mon très tendre Gardien » de Saint Charles Borromée (1538-1584), Cardinal et Archevêque de Milan canonisé par le pape Paul V
La Prière de Saint Charles Borromée « Ange saint qui adorez toujours la Face du Père éternel » :

« Ange saint qui adorez toujours la Face du Père éternel, comme vous la voyez toujours ; puisque Sa bonté suprême vous a commis le soin de mon âme, secourez-la sans cesse par sa grâce, éclairez-la dans ses ténèbres, consolez-la dans ses peines, échauffez-la dans ses froideurs, défendez-la dans ses tentations, gouvernez-la dans toute la suite de sa vie. Daignez prier avec moi ; et parce que mes prières sont froides et languissantes, embrasez-les du feu dont vous brûlez, et portez-les jusqu'au trône de Dieu pour les lui offrir. Faites par votre intercession que mon âme soit humble dans la prospérité et courageuse dans l'adversité ; qu'elle s'anime dans la ferveur de sa foi et par la joie de son espérance, et que, ne travaillant dans cet exil qu'à avancer vers sa céleste patrie, elle aspire de plus en plus, par les gémissements d'un ardent amour pour Jésus son Sauveur, à L'adorer éternellement, et à jouir enfin avec vous, dans la compagnie de tous les saints Anges, de cette gloire ineffable qu'Il possède dans tous les siècles. Ainsi soit-il. »

Saint Charles Borromée (1538-1584)

Autre Prière de Saint Charles Borromée à son Ange gardien « Ô mon très tendre Gardien » :

« Regardez mon âme comme vous étant toute confiée, ô mon très tendre Gardien; et au sortir de la prison de mon corps, daignez la remettre entre les mains de son Créateur et Rédempteur, afin qu'avec vous et avec tous les saints du ciel, elle puisse jouir de Sa présence, L'aimer parfaitement et Le posséder pleinement pendant toute l'éternité. Amen. »

Saint Charles Borromée (1538-1584)

Autre Prière de Saint Charles Borromée à son Ange gardien « Ô Saint Ange de Dieu » :

« Au nom de la Très Sainte Trinité, moi, malheureux et misérable pécheur, je proteste en votre présence, ô Saint Ange de Dieu, de vouloir absolument mourir en l’Eglise catholique, apostolique et romaine, en laquelle sont morts tous les Saints qui ont été jusqu’à présent, et, hors de laquelle il n’y a point de salut. Inspirez-moi ces sentiments à l’article de la mort et à tous mes associés. Je proteste encore, ô mon cher Ange, que sous votre garde et votre protection, je veux sortir de cette vie, avec une grande confiance en votre secours, et entière espérance en la Miséricorde de mon Dieu. Combattez les ennemis de mon salut à ce moment, recevez mon âme à la sortie de mon corps, rendez-moi mon divin Jésus favorable après la mort. Je proteste pareillement, mon bienheureux Ange, que je demande du plus intime de mon cœur, de participer aux mérites du Sang de mon Jésus. Je déteste tous les péchés que j’ai commis, par les œuvres, par pensées, par paroles ; je pardonne à tous mes ennemis ; je veux mourir en serrant la Croix sur mon cœur, pour dire que je fonde mon espérance sur les mérites de Celui qui l’a teinte de son Sang. Je proteste aussi, ô mon très fidèle protecteur, qui ne m‘abandonnerez pas en ce dernier passage, que dans le désir je suis prêt à souffrir ce qui plaira à la Justice de mon Dieu. Que je crois tout ce que l’Eglise croit ; que je déteste tous les péchés, parce qu’ils Lui déplaisent ; que je les jette dans son Cœur amoureux ; que j’espère dans sa Miséricorde ; que je meurs volontiers, parce qu’il le veut ainsi ; que je recommande ma pauvre âme et celle de mes associés entre Ses mains ; et que je veux L’aimer toute l’éternité. Amen. »

Saint Charles Borromée (1538-1584)
« Homélie sur le Sacerdoce » de Saint Charles Borromée Sermons - Homélie - Méditations
Voici une « Homélie sur le Sacerdoce » pour les Prêtres de Saint Charles Borromée (1538-1584), Cardinal et Archevêque de Milan canonisé par le pape Paul V, qui réalisa en sa personne le modèle de l'évêque proposé par le Concile de Trente. Il travailla à réformer le clergé, en tenant des synodes et en fondant des séminaires. Il voulut restaurer les mœurs chrétiennes dans le peuple par ses visites pastorales, donnant à tous l'exemple d'une vie authentiquement fidèle à l'Évangile.
L’« Homélie sur le Sacerdoce » de Saint Charles Borromée :

Nous sommes tous faibles, je le reconnais, mais le Seigneur Dieu nous a donné des moyens où nous pouvons facilement trouver du secours si nous le voulons. Voici un prêtre qui voudrait mener la vie irréprochable à laquelle il se sait obligé, qui voudrait être chaste et avoir la conduite digne des anges qui lui convient ; mais il ne décide pas d'employer les moyens voulus : le jeûne, la prière, la fuite des relations mauvaises, des familiarités nuisibles et dangereuses.

Cet autre, lorsqu'il entre au chœur pour la psalmodie ou lorsqu'il va célébrer la messe, se plaint de ce que mille pensées se présentent aussitôt à son esprit et le distraient de Dieu. Mais avant d'aller au chœur ou de célébrer la messe, qu'a-t-il fait à la sacristie, comment s'est-il préparé, quels moyens a-t-il pris pour maîtriser son attention ?

Veux-tu que je t'enseigne comment progresser sans cesse de vertu en vertu et, si déjà tu étais attentif au chœur, comment tu pourras l'être davantage une autre fois pour que tes hommages plaisent à Dieu encore plus ? Écoute-moi bien. Si un petit feu d'amour divin est déjà allumé en toi, ne le montre pas tout de suite, ne l'expose pas au vent ; garde fermée la porte du four, pour ne pas laisser perdre la chaleur. Cela veut dire : fuis, autant que possible, les distractions, demeure recueilli en Dieu, évite les conversations frivoles.

Tu as la charge de la prédication et de renseignement ? Étudie, applique-toi à tout ce qui est nécessaire pour bien exercer cette charge. Soucie-toi d'abord de prêcher par ta vie et tes mœurs ; évite qu'en te voyant dire une chose et en faire une autre, les gens ne se moquent de tes paroles en hochant la tête.

Tu as charge d'âmes ? Ce n'est pas une raison pour négliger la charge de toi-même et pour te donner si généreusement aux autres qu'il ne reste plus rien de toi-même pour toi. Car tu dois te souvenir des âmes dont tu es le supérieur, mais sans t'oublier toi-même.

Comprenez, mes frères, que rien n'est aussi nécessaire, pour des hommes d'Église, que l'oraison mentale qui doit précéder toutes nos actions, les accompagner et les suivre. « Je chanterai », dit le Prophète, « et je serai attentif ». Si tu administres les sacrements, mon frère, pense à ce que tu fais ; si tu célèbres la messe, pense à ce que tu offres ; si tu psalmodies au chœur, réfléchis à qui tu parles et à ce que tu dis ; si tu diriges les âmes, songe au sang qui les a lavées ; ainsi faites tout avec amour. C'est ainsi que nous pourrons vaincre facilement les innombrables difficultés que nous rencontrons nécessairement chaque jour, du fait de notre position. C'est ainsi que nous aurons la force d'engendrer le Christ en nous et chez les autres.

Saint Charles Borromée (1538-1584)
Prière de St Charles Borromée devant le Saint Sacrement
Voici la Prière « Nous voici en votre Présence, ô Jésus » de Saint Charles Borromée (1538-1584) nommé Cardinal par son oncle maternel le Pape Pie IV, Archevêque de Milan à vingt-deux ans et principal promoteur de la Contre-Réforme en Italie, canonisé par le Pape Paul V.
La Prière de Charles Borromée devant le Saint Sacrement « Nous voici en votre Présence, ô Jésus » :

« Nous voici en votre Présence, ô Jésus, Vous êtes là, nous le savons, nous le proclamons: notre foi ne saurait nous tromper. Et cependant nous n'osons lever les yeux vers Vous : ah ! Vous, du moins, arrêtez sur nous ces Regards de tendresse et de miséricorde que Vous jetiez sur Pierre. Nous sommes là avec nos misères, incapables de rester plus longtemps à Vos pieds, si Vous ne nous pardonnez nos iniquités. N’êtes-Vous pas le Sauveur qui Seul purifie ? N'êtes-Vous pas le Médecin qui Seul guérit ? Purifiez donc nos âmes, guérissez-les, sauvez-les, et qu'ainsi nous devenions moins indignes de votre Grâce ».

Ainsi soit-il.

Saint Charles Borromée (1538-1584)
Prière de Saint Charles Borromée aux Saints Anges
Voici une Prière de Protestation à son Ange gardien « Ô Saint Ange de Dieu, je proteste que je veux mourir en la seule vraie Foi de la Sainte Église Catholique » de Saint Charles Borromée (1538-1584), Cardinal et Archevêque de Milan exemplaire qui réalisa en sa personne le modèle de l’Évêque proposé par le Concile de Trente, soit l'exemple d'une vie authentiquement fidèle à l'Évangile pour devenir le Patron des Catéchistes et des Catéchumènes et qui fut canonisé par le Pape Paul V.
La Prière de Saint Borromée « Ô Saint Ange de Dieu, je proteste que je veux mourir en la seule vraie Foi de la Sainte Église Catholique » :

« Au Nom de la Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, moi ..................., infortuné et misérable pécheur, je proteste, en Votre présence, ô Saint Ange de Dieu, mon fidèle Gardien : que je veux mourir en la seule vraie Foi que tient et enseigne la Sainte Église Catholique, Apostolique, Romaine, dans laquelle sont morts tous les Saints, et hors de laquelle il n'y a point de salut. Je proteste encore, ô mon saint Ange, qu'aidé et soutenu de Votre protection, je veux sortir de cette vie animé d'une grande confiance en la Miséricorde de Dieu. Pareillement, ô bienheureux Ange, que j'ai un grand désir, malgré l'énormité de mes crimes, de participer aux Mérites infinis de Notre-Seigneur Jésus-Christ, dont la Tendresse et la Miséricorde ne rebutent jamais personne. Enfin, ô mon très cher et très sage Gardien, je proteste que je Vous constitute l'exécuteur de ma dernière volonté. Obtenez-moi, je Vous prie, de mon Dieu, ces trois dernières Grâces : la première, que je ne sorte pas de cette vie sans avoir reçu dignement les Sacrements de l'Église ; la seconde, que Notre-Seigneur Jésus-Christ daigne alors adoucir et calmer les douleurs de mon âme, par une de ces Larmes, par un de ces Soupirs qu’Il a laissé échapper sur la Croix; et que Sa très douce Mère, abaissant sur moi un de ces tendres Regards qu’Elle porta du pied de la Croix sur Son divin Fils expirant, daigne m'admettre au nombre de ceux qui, sous Sa protection, obtiennent l'éternelle récompense au Jour de la justice ; la troisième enfin, est que Vous, mon saint Ange et fidèle Gardien, Vous daigniez me secourir à cette dernière heure où mon âme se séparera de son corps, et que Vous lui rendiez favorable Jésus-Christ mon Juge, dont le Cœur était embrasé sur la Croix d'un si ardent désir pour le salut des pauvres pécheurs. Regardez donc mon âme comme Vous étant toute confiée, ô mon très tendre Gardien; et au sortir de la prison de son corps, daignez la remettre entre les Mains de son Créateur et Rédempteur, afin qu'avec Vous et avec tous les Saints du Ciel, elle puisse jouir de sa Présence, L'aimer parfaitement et Le posséder pleinement pendant toute l'éternité ».

Ainsi soit-il.

Saint Charles Borromée (1538-1584)

Issu par sa mère de la famille Médicis et neveu du Pape Pie IV, Saint Charles Borromée est nommé Cardinal à 22 ans et se retrouve à la tête de nombreuses charges, telle l'administration du diocèse de Milan, qui lui assurent des rentes abondantes. Mais conscient de son devoir, il s'impose par sa rigueur et son travail, œuvrant notamment à la reprise du Concile de Trente interrompu quelques années. Il s'attache à réformer les abus qui s'étaient introduits dans l'Église et fait rédiger le célèbre Catéchisme du Concile de Trente. À la mort de son frère, Charles aurait pu se séculariser pour assumer la charge de la famille, mais il se convertit en 1563, renonce à sa fortune, à la chasse et à la musique qu'il affectionnait, et demande à devenir Prêtre. Il agit comme un Evêque zélé, altruiste et magnanime dans son diocèse, qu'il réforme avec fermeté. Il se heurte alors à l'hostilité de nombreux fidèles, clercs et laïcs, et échappe même à un attentat. Il fonde six Séminaires, huit cents écoles, dans lesquelles six mille Prêtres se forment. Lors de la peste qui ravage Milan en 1576, il porte partout secours aux malades, ignorant les menaces de l'épidémie. « Pour éclairer, la chandelle doit se consumer » , disait-il. Il meurt épuisé à 46 ans. Ses réformes entreprises à Milan serviront de modèle dans d'autres pays. On peut dire en cela qu'il est l'un des piliers de la Contre-Réforme.