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10 novembre
Saint Léon le Grand, pape et docteur de l’Église
« Sermon pour Noël » de Saint Léon le Grand pour Noël
Voici le Sermon pour Noël « Notre Sauveur est né aujourd'hui : réjouissons-nous ! » de Saint Léon le Grand (390-461), 45ième Pape de l'Eglise Catholique Romaine de 440 à 461 et proclamé Docteur de l'Église en 1754 qui a laissé de très nombreuses homélies, prières liturgiques et lettres, pleines d'enseignements.
Le Sermon de Saint Léon le Grand pour Noël « Notre Sauveur est né aujourd'hui : réjouissons-nous ! » :

« Notre Sauveur, mes bien-aimés, est né aujourd'hui : réjouissons-nous ! Il n'est pas permis d'être triste, lorsqu'on célèbre l'anniversaire de la vie. Celui-ci détruit la crainte d'avoir à mourir, Il nous donne la joie de l’Éternité promise.

Personne n'est tenu à l'écart de cette allégresse, car le même motif de joie est commun à tous. Notre Seigneur, chargé de détruire le péché et la mort, n'ayant trouvé personne qui en fût affranchi, est venu en affranchir tous les hommes. Que le saint exulte, car il approche du triomphe. Que le pécheur se réjouisse, car il est invité au pardon. Que le païen prenne courage, car il est appelé à la vie.

En effet, le Fils de Dieu, à la plénitude des temps fixée dans la profondeur impénétrable du plan divin, a épousé la nature humaine pour la réconcilier avec son Créateur ; c'est ainsi que le démon, inventeur de la mort, allait être vaincu par cette nature même qu'il avait vaincue.

À la Naissance du Seigneur, les anges bondissent de joie et chantent : Gloire à Dieu dans les Hauteurs ; ils annoncent : Paix sur la terre aux hommes que Dieu aime. Ils voient en effet la Jérusalem céleste qui se construit avec toutes les nations du monde. Combien la pauvre humanité doit-elle se réjouir devant cette Œuvre inouïe de la Bonté divine, puisque Celle-ci inspire une telle joie à la nature sublime des anges eux-mêmes !

Mes bien-aimés, il nous faut donc rendre Grâce à Dieu le Père, par son Fils, dans l'Esprit Saint ; avec la grande Miséricorde dont Il nous a aimés, Il nous a pris en pitié, et lorsque nous étions morts par suite de nos fautes, Il nous a fait revivre avec le Christ pour que nous soyons en Lui une nouvelle création, une nouvelle œuvre de Ses mains.

Rejetons donc l'homme ancien avec ses agissements, et puisque nous sommes admis à participer à la Naissance du Christ, renonçons à notre conduite charnelle.

Chrétien, prends conscience de ta dignité. Puisque tu participes maintenant à la nature divine, ne dégénère pas en venant à la déchéance de ta vie passée. Rappelle-toi à quel chef tu appartiens, et de quel corps tu es membre. Souviens-toi que tu as été arraché au pouvoir des ténèbres pour être transféré dans la Lumière et le Royaume de Dieu. Par le Sacrement de Baptême, tu es devenu temple du Saint-Esprit. Garde-toi de mettre en fuite un hôte si noble par tes actions mauvaises, et de retomber ainsi dans l'esclavage du démon, car tu as été racheté par le Sang du Christ ».

Ainsi soit-il.

Saint Léon 1er le Grand (390-461)
Prière de Saint Léon le Grand pour Pâques
Voici la Prière « Tu as tout attiré à Toi, Seigneur, car ta Croix est la Source de toutes les Bénédictions » de Saint Léon le Grand (390-461), Pape de l'Eglise Catholique Romaine de 440 à 461 et Docteur de l'Église. Le 45ième Pape Léon Ier avait pour conseiller Saint Pierre Chrysologue.
« Une fois élevé de terre, j'attirerai tout à moi » (Jean 12, 32).

La Prière de Saint Léon le Grand « Tu as tout attiré à Toi, Seigneur, car ta Croix est la Source de toutes les Bénédictions » :

« Puissance admirable de la Croix ! Gloire inexprimable de la Passion ! Là se trouve le Tribunal du Seigneur, le Jugement du monde et la Victoire du Crucifié. Oui, Tu as tout attiré à Toi, Seigneur, et lorsque « Tu étendais Tes mains tout le jour vers un peuple incroyant et rebelle » (Isaïe 65, 2 ; Romains 10, 21), le monde a compris qu'il devait rendre gloire à ta Majesté... Tu as tout attiré à Toi, Seigneur, car, quand le voile du Temple s'est déchiré (Matthieu 27, 51), le symbole du Saint des saints s'est manifesté en vérité, la prophétie trouve son accomplissement, et la Loi ancienne devient l'Évangile. Tu as tout attiré à Toi, Seigneur, afin que le culte de toutes les nations soit célébré en plénitude par le Mystère qui, jusqu'alors voilé sous des symboles dans un seul temple en Judée, est enfin manifesté ouvertement. Car ta Croix est la Source de toutes les Bénédictions, la cause de toute Grâce. De la faiblesse de la Croix les croyants reçoivent la force ; de son opprobre, la gloire ; de Ta mort, la vie. Maintenant, en effet, les sacrifices multiples prennent fin : l'offrande unique de ton Corps et de ton Sang mène à leur achèvement tous les différents sacrifices offerts de par le monde, car Tu es le véritable Agneau de Dieu, Toi qui enlèves le péché du monde (Jn 1, 29). Tu achèves en Toi toutes les religions de tous les hommes afin que tous les peuples ne fassent plus qu'un seul Royaume. Ainsi soit-il. »

Saint Léon 1er le Grand (390-461) - Homélie sur la Passion
« Sermon pour la Passion » de Saint Léon le Grand Sermons - Homélie - Méditations
Voici le Sermon pour la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ repris dans la Liturgie des Heures du Vendredi Saint comme Lecture patristique « Gloire et Puissance de la Croix » de Saint Léon le Grand (390-461), Pape de l'Eglise Catholique Romaine de 440 à 461 et proclamé Docteur de l'Église, « Docteur de l'Incarnation », en 1754. Le 45ième Pape Léon Ier laissa de très nombreuses homélies, prières liturgiques et lettres, pleines d'enseignement.
Le Sermon pour la Passion du Pape Léon le Grand « Gloire et Puissance de la Croix » :

« Le Seigneur est livré à ceux qui Le haïssent. Pour insulter Sa dignité royale, on L'oblige à porter Lui-même l'instrument de Son supplice. Ainsi s'accomplissait l'oracle du prophète Isaïe : Il a reçu sur ses épaules le pouvoir. En se chargeant ainsi du bois de la Croix, de ce bois qu'il allait transformer en sceptre de Sa force, c'était certes aux yeux des impies un grand sujet de dérision mais, pour les fidèles, un Mystère étonnant : Le Vainqueur glorieux du démon, l'Adversaire tout-Puissant des puissances du mal, présentait sur Ses épaules, avec une patience invincible, le Trophée de Sa victoire, le Signe du salut, à l'adoration de tous les peuples.

Comme la foule allait avec Jésus au lieu du supplice, on rencontra un certain Simon de Cyrène, et on fit passer le bois de la Croix des épaules du Seigneur sur les siennes. Ce transfert préfigurait la foi des nations, pour qui la Croix du Christ devait devenir, non un opprobre, mais une gloire. En vérité, le Christ, notre Pâque, a été immolé. Il s'est offert au Père en sacrifice nouveau et véritable de réconciliation, non dans le Temple, dont la dignité avait déjà pris fin, mais à l'extérieur et hors du camp, pour qu'à la place des victimes anciennes dont le mystère était aboli, une nouvelle victime fût présentée sur un nouvel autel, et que la croix du Christ fût cet autel, non plus du temple, mais du monde.

Devant le Christ élevé en Croix, il nous faut dépasser la représentation que s'en firent les impies, à qui fut destinée la parole de Moïse : Votre vie sera suspendue sous vos yeux, et vous craindrez jour et nuit, sans pouvoir croire à cette vie. Pour nous, accueillons d'un cœur libéré la Gloire de la Croix qui rayonne sur le monde. Pénétrons d'un regard éclairé par l'Esprit de vérité le sens de la Parole du Seigneur annonçant l'imminence de sa Passion : C'est maintenant le jugement du monde, c'est maintenant que le prince de ce monde va être jeté dehors. Et moi, une fois élevé de terre, j'attirerai tout à moi.

Ô admirable Puissance de la Croix ! Ô Gloire inexprimable de la Passion ! En elle apparaît en pleine lumière le jugement du monde et la victoire du Crucifié ! Oui, Seigneur, Tu as tout attiré à Toi ! Alors que Tu avais tendu les mains tout le jour vers un peuple rebelle, le monde entier comprit qu'il devait rendre gloire à Ta majesté. Tu as tout attiré à Toi, Seigneur, puisque, le voile du temple déchiré, le saint des saints devenu béant, la figure a fait place à la réalité, la prophétie à son accomplissement, la Loi à l'Évangile. Tu as tout attiré à Toi, Seigneur, puisque la piété de toutes les nations célèbre partout, au vu et au su de tous, le Mystère qui jusqu'alors était voilé sous des symboles dans un temple unique de Judée.

Ta Croix, ô Christ, est la Source de toutes les bénédictions, la cause de toute Grâce. Par Elle, les croyants tirent de leur faiblesse la force, du mépris reçu la gloire, et de la mort la vie. Désormais, l'unique offrande de ton Corps et de ton Sang donne leur achèvement à tous les sacrifices, car Tu es, ô Christ, le véritable Agneau de Dieu, Toi qui enlèves le péché du monde. L'ensemble des Mystères trouve en Toi seul son sens plénier : au lieu d'une multitude de victimes, il n'y a plus qu'un unique Sacrifice.

Amen. »

Saint Léon 1er le Grand (390-461)
Prière du Saint Pape Léon 1er le Grand pour Noël
Voici la Prière « Réveille-toi, ô homme, et reconnais la dignité de ta nature ! » de Saint Léon le Grand (390-461), Pape de l'Eglise Catholique Romaine de 440 à 461 et proclamé Docteur de l'Église « Docteur de l'Incarnation » en 1754. Le 45ième Pape Léon Ier laissa de très nombreuses homélies, prières liturgiques et lettres, pleines d'enseignement.
La Prière du Pape Léon le Grand « Réveille-toi, ô homme, et reconnais la dignité de ta nature ! » :

« En naissant comme un homme véritable, notre Seigneur Jésus Christ n’a jamais cessé d’être vrai Dieu ; Il a réalisé en Lui les débuts d’une création nouvelle et Il a donné au genre humain, par la manière dont Il est né, un principe spirituel. Quel esprit pourrait comprendre ce Mystère, quelle langue pourrait décrire ce Bienfait divin ? L’iniquité revient à l’innocence, la vieillerie retrouve la nouveauté. Les étrangers reçoivent l’adoption et les gens de l’extérieur sont admis à l’héritage. Réveille-toi, ô homme, et reconnais la dignité de ta nature ! Rappelle-toi que tu as été créé à l’image de Dieu. Si, en Adam, elle a été dégradée, dans le Christ elle a été restaurée. Use des créatures visibles, comme il faut en user, comme tu uses de la terre, de la mer, du ciel, de l’air, des sources et des fleuves. Tout ce qu’il y a en eux de beau et d’admirable, rapporte-le à la Louange et à la Gloire du Créateur. Expérimente par les sens de ton corps la lumière sensible, mais avec tout l’élan de ton esprit embrasse cette lumière qui éclaire tout homme venant en ce monde et qui fait dire au Prophète : Approchez-vous d’elle et soyez éclairés, et vos visages ne connaîtront pas la honte. Car, si nous sommes le temple de Dieu et si l’Esprit de Dieu habite en nous, ce que chaque fidèle porte dans son âme a plus de valeur que ce qu’on admire dans le ciel. Fils bien-aimés, nous ne voulons pas pour autant vous prescrire ou vous conseiller de mépriser les Œuvres de Dieu, ou de juger qu’il y ait quelque chose d’opposé à votre foi dans ces choses bonnes que le Dieu bon a créées. Nous voulons seulement que vous usiez raisonnablement et avec réserve de toute la beauté des créatures qui font l’ornement de l’univers. Car, dit l’Apôtre, ce qui se voit est dérisoire, mais ce qui ne se voit pas est éternel. Nous sommes nés au monde présent, nous sommes renés pour le monde futur. Aussi nous ne devons pas nous consacrer aux biens temporels, mais tendre aux biens éternels. Et pour que nous puissions considérer de plus près ce qui fait notre espérance, réfléchissons à ce que la Grâce divine a procuré à notre nature. Écoutons ce que dit l’Apôtre : Vous êtes morts avec le Christ, et votre vie reste cachée avec Lui en Dieu. Quand paraîtra le Christ, votre vie, alors, vous aussi, vous paraîtrez avec Lui en pleine gloire ; qui vit et règne avec le Père et le Saint-Esprit pour les siècles des siècles. Amen. »

Saint Léon 1er le Grand (390-461) - Homélie de Noël, 7, 26
Sermon de Saint Léon le Grand pour l'Ascension Sermons - Homélie - Méditations
Voici le Sermon pour l'Ascension sur « Ce qui s'est passé entre la Résurrection et l'Ascension » de Saint Léon le Grand (390-461), 45ième Pape de l'Eglise Catholique Romaine de 440 à 461 et proclamé Docteur de l'Église en 1754 qui a laissé de très nombreuses homélies, prières liturgiques et lettres, pleines d'enseignements.
Le Sermon de Saint Léon le Grand pour l'Ascension sur « Ce qui s'est passé entre la Résurrection et l'Ascension » :

« Les jours qui s'écoulèrent entre la résurrection du Seigneur et son ascension, mes bien-aimés, n'ont pas été dépourvus d'événements : de grands mystères y ont reçu leur confirmation, de grandes vérités y ont été révélées.

C'est alors que la crainte d'une mort amère est écartée, et que l'immortalité, non seulement de l'âme mais aussi de la chair, est manifestée. C'est alors que, par le souffle du Seigneur, le Saint-Esprit est communiqué à tous les Apôtres ; et le bienheureux Apôtre Pierre, après avoir reçu les clefs du Royaume, se voit confier, de préférence aux autres, la garde du bercail du Seigneur.

En ces jours-là, le Seigneur se joint à deux disciples et les accompagne en chemin ; et, afin de dissiper en nous toute l'obscurité du doute, il reproche à ces hommes apeurés leur lenteur à comprendre. Les cœurs qu'il éclaire voient s'allumer en eux la flamme de la foi ; ils étaient tièdes, et ils deviennent brûlants lorsque le Seigneur leur fait comprendre les Écritures. À la fraction du pain, les yeux des convives s'ouvrent. Ils ont un bonheur bien plus grand, eux qui voient se manifester la glorification de leur nature humaine, que nos premiers parents qui conçoivent de la honte pour leur désobéissance.

Pendant tout ce temps qui s'est écoulé entre la résurrection du Seigneur et son ascension, voilà, mes bien-aimés, de quoi la providence divine s'est occupée, voilà ce qu'elle a enseigné, voilà ce qu'elle a fait comprendre aux yeux et aux cœurs de ses amis : on reconnaîtrait que le Seigneur Jésus était vraiment ressuscité, lui qui vraiment était né, avait souffert et était mort vraiment.

Aussi les bienheureux Apôtres et tous les disciples que la mort de la croix avait apeurés et qui doutaient de la foi en la résurrection furent-ils raffermis par l'évidence de la vérité ; si bien que, lorsque le Seigneur partit vers les hauteurs des cieux, ils ne furent affectés d'aucune tristesse, mais comblés d'une grande joie.

Certes, c'était pour eux un motif puissant et indicible de se réjouir puisque, devant le groupe des Apôtres, la nature humaine recevait une dignité supérieure à celle de toutes les créatures célestes ; elle allait dépasser les chœurs des anges et monter plus haut que les archanges ; les êtres les plus sublimes ne pourraient mesurer son degré d'élévation, car elle allait être admise à trôner auprès du Père éternel en étant associée à sa gloire, puisque la nature divine lui était unie dans la personne du Fils.

Amen. »

Saint Léon 1er le Grand (390-461) - Sermon pour l'Ascension
Prière du Pape Saint Léon le Grand pour Noël
Voici la Prière « Hosannah au Fils de David ! » de Saint Léon le Grand (390-461), 45ième Pape de l'Eglise Catholique Romaine de 440 à 461 et proclamé Docteur de l'Église en 1754 qui a laissé de très nombreuses homélies, prières liturgiques et lettres, pleines d'enseignements.
La Prière du Pape Léon 1er « Hosannah au Fils de David ! » :

« Il est bien juste que nous vous rendions partout d'incessantes actions de grâces, ô mon Dieu, en immolant l'éternel Sacrifice, dont Abel a été la figure et l'Agneau pascal le symbole, qu'Abraham et Melchisédech ont mystiquement célébré, mais que le Christ, qui vient de naitre, véritable Agneau et éternel Pontife, a offert, Lui seul, dans toute Sa plénitude. Nous offrons donc à Votre infinie Majesté, ô Très Miséricordieux Seigneur, le sacrifice de louange et d'actions de grâces, adorant, du plus profond de notre cœur, votre Fils coéternel, qui, à cause de nous, s'est fait petit enfant ; qui, pour nous, est né dans la pauvreté ; qui a voulu, pour nous, coucher sur la paille. Gloire à ce Dieu, Hosannah au Fils de David ! »

Ainsi soit-il.

Saint Léon 1er le Grand (390-461)