30 novembre
Saint André, apôtre
« Hymnes à Saint André » de Saint Pierre Damien aux Saints
Voici deux Hymnes à Saint André, l'Apôtre et Martyr de la Croix, modèle de suite du Christ, et de courageux témoignage évangélique « André, tirez-nous dans vos filets » et « Voici qu'on célèbre la Fête d'André » de Saint Pierre Damien (1007-1072), Moine-ermite au Monastère de Fonte Avellana, fin théologien et écrivain latiniste qui va finir par accepter d’être Cardinal-Evêque d'Ostie en 1058.
La première Hymne à Saint André de St Pierre Damien « André, tirez-nous dans vos filets » :
« Autrefois pêcheur de poissons, maintenant pêcheur d'hommes, André, tirez-nous dans vos filets, du milieu des flots du monde. Ô vous dont la naissance corporelle fut commune avec celle de Pierre, votre mort ne sépara point l'ordre qu'avait établi la nature ; la Croix enfante au Ciel deux frères qu'une même chair avait engendrés. Ô fruits vraiment illustres ! Ô couronnes qui brillez d'un commun éclat ! Pères tendres de la Sainte Église, ils sont pareillement enfants de la Croix. Ô vous qui, pour aller à jésus, précédâtes votre frère, et lui indiquâtes Celui qui est la Vie, soyez aussi pour nous, infortunés, le guide d'un heureux voyage. Louange soit au Père non engendré, honneur soit au Fils unique, majesté souveraine soit au Saint-Esprit, égal à tous les deux ».
Ainsi soit-il.
La deuxième Hymne à Saint André de St Pierre Damien « Voici qu'on célèbre la Fête d'André » :
« Voici qu'on célèbre la Fête d'André ; une lumière éclatante se lève pour les cœurs pieux ; par elle ils quittent les ténèbres ; par elle ils reviennent à la vraie Lumière. Égéas frémit d'une rage menaçante contre l'Apôtre, à la voix duquel il voit le peuple d'Achaïe marcher à la suite du Seigneur. L'ardeur d'une foi embrasée ne sait redouter les menaces, ne peut céder aux tourments, ne sent point la violence du supplice. Attaché au gibet de la Croix, il y demeurait joyeux depuis deux jours : du sein de la mort même il fait couler des paroles de vie. Tout à coup, une Lumière tombée du ciel l'environne de toutes parts ; ainsi mérita de mourir celui qui était venu chercher l'Auteur de la lumière. Louange soit au Père non engendré ! Honneur soit au Fils unique ! Majesté souveraine soit au Saint-Esprit, égal à tous les deux ! »
Ainsi soit-il.
Saint Pierre Damien (1007-1072) - L'Année Liturgique : « Le Temps de l’Avent » de Prosper Guéranger, pages 271-273, chez Julien Lanier Cosnard et Cie éditeurs (1858)
« Hymne à Saint André » du Saint Pape Damase 1er
Voici une Hymne à Saint André, frère de Saint Pierre et le premier des Apôtres qui ait connu Jésus-Christ aussitôt après Son Baptême sur les bords du Jourdain « Ô André, Apôtre du Christ, daignez veiller sur nous » de Saint Damase 1er (304-384), 37ème Pape de 366 à 384 qui avait Saint Jérôme pour secrétaire et expert ès Écritures.
« Vous dont le nom glorieux et sacré présageait la vie, votre nom exprime aussi la beauté dont la Croix bienheureuse vous a noblement couronné. André, Apôtre du Christ, votre nom seul est un signe qui vous distingue, un mystique emblème de votre beauté. Ô vous que la Croix élève jusqu'aux Cieux, vous que la Croix aime avec tendresse, vous à qui l'amertume de la Croix prépare les joies de la lumière future ; en vous le Mystère de la Croix brille doublement imprimé : vous triomphez de l'opprobre par la Croix, et vous prêchez le Sang divin qui arrosa la Croix. Désormais donc réchauffez nos langueurs ; daignez veiller sur nous, afin que, par la victoire de la Croix, nous entrions dans la Patrie du Ciel ».
Ainsi soit-il.
Saint Damase 1er (304-384) - L'Année Liturgique : « Le Temps de l’Avent » de Prosper Guéranger, pages 269-270, chez Julien Lanier Cosnard et Cie éditeurs (1858)
"hymne à la croix" de saint André
Salut, croix, qui as été sanctifiée par le corps du Christ, et ornée de ses membres comme de pierres précieuses ! Avant que le Seigneur fût attaché sur toi, tu inspirais la peur terrestre ; mais, désormais, tu obtiens l’amour céleste, et l’on te souhaite comme un bienfait. Aussi vais-je à toi assuré et joyeux, pour que tu m’accueilles amicalement, moi, le disciple de Celui qu’on a pendu sur toi : car je t’ai toujours aimée, et ai aspiré à ton embrassement. Ô bonne croix, ennoblie et embellie par les membres du Seigneur ! Longtemps désirée, constamment aimée, sans cesse recherchée, prends-moi aux hommes et rends-moi à mon Maître, afin que celui-ci, m’ayant racheté par toi, me reçoive de toi !