1er décembre
Bienheureux Charles de Foucauld
« Prière pendant l’Avent » de Charles de Foucauld pour l'Avent
Voici une Prière pour le Temps de l’Avent, de l’espérance, de la vigilance, du renoncement et de l’attente joyeuse car « Vous êtes là mon Dieu, caché dans le sein de Marie » du Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), ancien officier brillant et mondain qui après une conversion radicale en 1890 à l’âge de 28 ans, va tout laisser pour suivre le Christ dans le Sahara algérien à Béni-Abbés avec les berbères et mourir assassiné le 1er décembre 1916 à la porte de son ermitage.
La Prière de Charles de Foucauld « Vous êtes là mon Dieu, caché dans le sein de Marie » :
« Encore vingt jours ! Le Temps approche … mais si ce Jour attendu sera Bienheureux, comme le présent est doux déjà ! Vous êtes là mon Dieu, caché dans le sein de Marie, Vous êtes là dans cette petite maison, adoré d’Elle et de Joseph et des anges. Mettez-moi avec Eux mon Seigneur. Mon Seigneur et mon Dieu, quand je suis dans votre Sanctuaire, au pied du Tabernacle, n’êtes-Vous pas aussi près de moi que Vous l’êtes de Saint Joseph pendant l’Avent ? Quand Vous Vous donnez à moi dans la Sainte Communion n’êtes-Vous pas aussi près de moi, aussi en moi, que Vous étiez en la Sainte Vierge ? Mon Dieu, que je suis heureux, que je suis heureux. Mais Seigneur, je Vous en supplie, convertissez-moi, faites que je sois au pied du Tabernacle, que je sois dans la Sainte Communion, ce que je dois être ; que je ne sois plus indifférent, endormi devant votre Autel, que je ne reçoive plus tièdement votre Corps divin. Convertissez-moi, convertissez-moi, mon Seigneur, je Vous le demande en votre Nom ! Souvenez-Vous que Vous avez promis d’accorder tout ce qu’on Vous demanderait en votre Nom, et de donner le bon esprit à qui le demanderait. Mon Dieu, donnez-moi le bon esprit, votre Esprit, et faites-moi passer cet Avent et tous les jours de ma vie de manière à Vous glorifier autant que possible, autant qu’il m’est possible à moi, autant que c’est votre Volonté pour moi, non pas autant qu’il est possible à la Sainte Vierge ou à Saint Joseph, autant que c’est votre Volonté pour moi, autant que cela est possible avec les Grâces que Vous me donnez à moi ; mettez-moi avec Vos saints Parents bien amoureusement, humblement, noyé et perdu d’admiration, de contemplation, d’amour, à Vos pieds et durant cet Avent et toujours. Et ce que je Vous demande pour moi, je Vous le demande pour tous les hommes, et surtout pour ceux pour qui je dois prier particulièrement, en Vous, par Vous et pour Vous. »
Ainsi soit-il.
Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916) – « Considérations sur les Fêtes de l’année », page 54, Nouvelle Cité, 1987
Prière d'abandon "Mon Père, je m’abandonne à Toi" à Dieu le Père
Cette Prière d'abandon « Mon Père, je m’abandonne à Toi » de Charles de Foucauld (1858-1916), sur la confiance en Dieu le Père est devenue le symbole de toute sa spiritualité… Puisse-t-elle devenir la Nôtre !
« Mon Père, je m’abandonne à Toi, fais de moi ce qu’il Te plaira. Quoi que Tu fasses de moi, je Te remercie, je suis prêt à tout, j’accepte tout. Pourvu que ta volonté se fasse en moi, en toutes tes créatures, je ne désire rien d’autre mon Dieu. Je remets mon âme entre tes mains. Je Te la donne, mon Dieu, avec tout l’amour de mon cœur, parce que je T’aime, et que ce m’est un besoin d’amour de me donner, de me remettre entre tes mains sans mesure, avec une infinie confiance, car Tu es mon Père ».
Charles de Foucauld (1858-1916)
Le Bienheureux Charles de Foucauld (Frère Charles de Jésus) naquit à Strasbourg en 1858. Orphelin à six ans, il fut élevé par son grand-père, dont il suivit les déplacements dus à sa carrière militaire. Adolescent, il s'éloigna de la foi. Connu pour son goût de la vie facile, il révéla cependant une volonté forte et constante dans les difficultés. Il entreprit une périlleuse exploration au Maroc (1883-1884). Le témoignage de la foi des musulmans réveilla en lui la question de Dieu : « Mon Dieu, si vous existez, faites que je vous connaisse ». De retour en France, touché par l'accueil affectueux et discret de sa famille profondément chrétienne, il se mit en quête. Guidé par un Prêtre, l'abbé Huvelin, il retrouva Dieu en octobre 1886. Il avait 28 ans. « Aussitôt que je crus qu'il y avait un Dieu, je compris que je ne pouvais faire autrement que de ne vivre que pour lui ». Un pèlerinage en Terre Sainte lui révéla sa vocation : suivre Jésus dans sa vie de Nazareth. Il passa sept années à la Trappe, d'abord à Notre-Dame des Neiges, puis à Akbès, en Syrie. Il vécut ensuite seul dans la prière et l'adoration près des Clarisses de Nazareth. Ordonné prêtre à 43 ans (1901), il partit au Sahara, d'abord à Beni-Abbès, puis à Tamanrasset parmi les Touaregs du Hoggar. Il voulait rejoindre ceux qui étaient le plus loin, « les plus délaissés, les plus abandonnés ». Il voulait que chacun de ceux qui l'approchaient le considère comme un frère, « le frère universel ». Il voulait « crier l'Évangile par toute sa vie » dans un grand respect de la culture et de la foi de ceux au milieu desquels il vivait. « Je voudrais être assez bon pour qu'on dise : Si tel est le serviteur, comment donc est le Maître ? ». Le soir du 1er décembre 1916, il fut tué pas une bande qui avait encerclé sa maison. Il avait toujours rêvé de partager sa vocation avec d'autres : après avoir écrit plusieurs règles religieuses, il pensa que cette « vie de Nazareth » pouvait être vécue partout et par tous. Après la mort de Charles de Foucauld, René Bazin écrit sa biographie en 1921, un best-seller qui va très fortement contribuer à la notoriété actuelle du Bienheureux de Charles de Foucauld. Aujourd'hui, la « famille spirituelle de Charles de Foucauld » comprend plusieurs associations de fidèles, des communautés religieuses et des instituts séculiers de laïcs ou de Prêtres.
Prière de Charles de Foucauld à Dieu le Père
Voici la Prière : « Être en présence de Dieu » de Charles de Foucauld (1858-1916), Officier de l'armée française devenu explorateur et géographe, puis religieux chrétien catholique, ermite et béatifié en 2005 par le pape Benoît XVI.
La Prière de Charles de Foucauld « Être en présence de Dieu » :
« Mon Dieu, daigne me donner le sentiment continuel de ta présence; de ta présence en moi et autour de moi et en même temps cet amour craintif qu'on éprouve en présence de ce qu'on aime passionnément et qui fait qu'on se tient devant la personne aimée sans pouvoir détacher d'elle les yeux, avec un grand désir et une volonté de faire tout ce qui lui plaît, tout ce qui est bon pour elle, et une grande crainte de faire, dire ou penser quelque chose qui lui déplaise ou lui fasse mal. Amen. »
Cette même Prière de Charles de Foucauld avec le « vouvoiement » :
« Mon Dieu, daignez me donner ce sentiment continuel de Votre présence, de Votre présence en moi et autour de moi et, en même temps, cet amour craintif qu'on éprouve en présence de ce qu'on aime passionnément, et qui fait qu'on se tient devant la personne aimée, sans pouvoir détacher d'elle les yeux, avec un grand désir et une volonté de faire tout ce qui lui plait, tout ce qui est bon pour elle, et une grande crainte de faire, dire ou penser quelque chose qui lui déplaise ou lui fasse du mal... En Vous, par Vous et pour Vous. Amen. »
Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916)
Prière de Charles de Foucauld sur le Pardon
Voici la Prière « Pardon mon Dieu et convertissez-moi ! » de Charles de Foucauld (1858-1916), Officier de l'armée française devenu explorateur et géographe, puis religieux chrétien catholique, ermite et béatifié en 2005 par le pape Benoît XVI.
La Prière de Charles de Foucauld « Pardon mon Dieu et convertissez-moi ! » :
« Mon Dieu, pardon, pardon, pardon de ma tiédeur, pardon de ma lâcheté, pardon de ma dissipation, pardon de mon orgueil, pardon de mon attachement à ma volonté propre, pardon de ma faiblesse et de mon inconstance, pardon du désordre de mes pensées, pardon de me souvenir si peu, parfois, que je suis en votre présence. Pardon de toutes mes fautes, de toutes les fautes de ma vie et surtout de celles que j’ai commises depuis le commencement de ma conversion ! Merci de toutes vos grâces, mon Dieu. Merci, merci, merci ! Mon Dieu, secourez-moi, secourez celui que vous avez comblé de tant de dons afin qu’il fasse pleinement ce que vous attendez de lui… Mon Dieu, convertissez-moi ! Convertissez-moi, mon Dieu, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ. Vous qui pouvez transformer des pierres en enfants d’Abraham, vous qui pouvez tout en moi, convertissez-moi, Seigneur. Donnez-moi le bon esprit, la sagesse que vous avez promis de donner à ceux qui les demanderaient. Convertissez-moi, et faites que je vous glorifie le plus possible jusqu’à mon dernier soupir et pendant l’éternité. Je vous le demande, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ. Amen. »
Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916)
Prière de Charles de Foucauld à Dieu le Père
Voici la Prière « Secours-moi, mon Dieu, fais mourir en moi le vieil homme » de Charles de Foucauld (1858-1916), Officier de l'armée française devenu explorateur et géographe, puis religieux chrétien catholique, ermite et béatifié en 2005 par le pape Benoît XVI.
La Prière de Charles de Foucauld « Secours-moi, mon Dieu, fais mourir en moi le vieil homme » :
« Secours-moi, mon Dieu, fais mourir en moi le vieil homme lâche, tiède, ingrat, et crée en moi un cœur nouveau, chaud, courageux, reconnaissant, fidèle. Fais que mon avenir rachète mon passé et soit employé tout entier à faire Ta volonté. Mon Dieu, tout ce que Tu veux, je le veux, tout ce que Tu veux que je fasse, je veux le faire. Je t’aime de tout mon cœur, par-dessus tout. Fais-moi clairement connaître Ta volonté, donne-moi la force de l’accomplir, de l’accomplir fidèlement jusqu’au bout, dans la reconnaissance et l’amour. Ainsi soit-il. »
Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916)
Prière de Charles de Foucauld à Dieu le Père
Voici la Prière « Ô mon Dieu, apprenez-moi à prolonger de plus en plus ces heures de prière nocturne et solitaire » de Charles de Foucauld (1858-1916), Officier de l'armée française devenu explorateur et géographe, puis religieux chrétien catholique, ermite et béatifié en 2005 par le pape Benoît XVI.
« Il monta dans la montagne, seul, pour y prier. Et, le soir venu, Il était là tout seul... » (Mt 14, 23)
La Prière de Charles de Foucauld « Ô mon Dieu, apprenez-moi à prolonger de plus en plus ces heures de prière nocturne et solitaire » :
« Ô mon Seigneur et mon Dieu, faites-moi, à Votre exemple, n'avoir pas de plus chers moments, pas de plus vrai repos, pas d'heures plus suaves et plus enviées que ces heures de prière nocturne et solitaire ! Apprenez-moi à prolonger de plus en plus ces heures où, pendant que tout sommeille, je veille seul à vos pieds, où, sans que personne sache ni partage mon bonheur, je jouis, dans la solitude de la nuit, de la présence de mon Dieu ! Ô mon Dieu, si ces veilles solitaires et fortunées pouvaient dévorer de plus en plus toutes mes nuits, que je serais heureux ! Combien de saints ont eu ce bonheur ! Mon Dieu, si cela est, comme je le pense, conforme à Votre volonté, faites-moi cette grâce, je vous le demande par toutes les grâces que Vous m'avez déjà faites et par votre Cœur ! Amen. »
Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916)
Prière de Charles de Foucauld sur la Louange
Voici la Prière de Louanges « Ô mon Dieu, apprenez-moi à trouver toute ma joie à Vous louer » de Charles de Foucauld (1858-1916), Officier de l'armée française devenu explorateur et géographe, puis religieux chrétien catholique, ermite et béatifié en 2005 par le pape Benoît XVI.
La Prière du Bienheureux Charles de Foucauld « Ô mon Dieu, apprenez-moi à trouver toute ma joie à Vous louer » :
« Mon Seigneur et mon Dieu, apprenez-moi à trouver toute ma joie à Vous louer, c'est-à-dire à Vous répéter sans fin que Vous êtes infiniment parfait et que je Vous aime infiniment. Apprenez-moi à me délecter en Vous, dans la vue de Vos infinies beautés et le murmure amoureux et incessant à Vos pieds de vos Louanges ! Amen. »
Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916)
Prières à notre ANGE GARDIEN aux Saints Anges
Voici plusieurs « Prières pour prier notre Saint Ange Gardien » de Saint Vincent Ferrier, Saint Jean Eudes, Charles de Foucauld, … Les Anges sont les serviteurs de Dieu et ses messagers auprès des hommes. Nos Anges gardiens nous aident, nous gardent du mal et nous conduisent sur le chemin vers Dieu. A travers eux, nous prions Dieu notre Père; ils intercèdent pour nous auprès de Lui et ils Lui portent notre prière. Nous pouvons avoir confiance en eux !
« Ange de Dieu, qui êtes mon fidèle gardien, et aux soins duquel j'ai été confié par la Bonté suprême, daignez, durant cette journée (ou cette nuit), m'éclairer, me garder, me conduire et me gouverner. Amen. ».
« Ange de Dieu, toi mon Gardien, à tout instant veille sur moi : la nuit, le jour, le soir et le matin, toute ma vie soit mon soutien. Garde-moi de tout mal et guide-moi vers la vie éternelle. Amen »
« Béni sois tu, Saint Ange, puisque dans son amour pour moi, Dieu t'a choisi pour prendre soin de ma vie, toi qui dès le premier instant de mon existence, ne m'a jamais abandonné, qui, jour et nuit, m'assiste pour me détourner du mal, et m'aider à faire le bien.
Je te rends grâce, pour ce que tu as déjà fait pour moi, et je te demande, de continuer à me protéger. Sois mon secours dans mes besoins, ma consolation dans mes peines, mon soutien dans mes découragements, défends moi contre les ennemis de mon salut, éloigne de moi les occasions de pécher, obtiens moi la grâce de t'être fidèle et docile.
Mais surtout, protège moi à l'heure de la mort, et ne me quitte pas, avant de m'avoir conduit auprès de mon Seigneur.
O mon ange gardien, puisque dans son amour, le Seigneur m'a confié à toi, éclaire moi, guide moi, garde moi et gouverne moi ».
Amen.
Prière à notre ANGE GARDIEN de Charles de Foucauld (1858-1916) :
« Mon bon ange, compagnon, maître, gouverneur, seigneur, roi, prince chéri et bienfaisant, toi qui veilles sur moi avec tant de bonté, toi en qui j'ai tant de confiance et je n'en aurai jamais assez, toi qui me soutiens en tous les instants de la vie... Prie pour moi.
Ancien militaire devenu explorateur au Maroc, Charles de Foucauld se convertit à 30 ans lors d’un séjour à Paris. Il part vivre en ermite à Nazareth, rentre en France où il est ordonné Prêtre, puis quitte l’Europe pour le Sahara. À Tamanrasset, il mène une vie simple, unie au Christ dans la pauvreté et la prière. Seul chrétien en pays musulman, charitable et fraternel, il demeure disponible à tous ceux qu’il rencontre. « Mon Père, je m’abandonne à Toi, fais de moi ce qu’il Te plaira », prie-t-il. Assassiné le 1er décembre 1916, il est béatifié en novembre 2005.
Prière liturgique à nos Anges Gardiens du Missel Romain :
« Seigneur, dans ta mystérieuse providence, tu envoies les anges nous garder; daigne répondre à nos prières en nous assurant le bienfait de leur protection et la joie de vivre en leur compagnie pour toujours. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur. Amen. »
Prière de la Liturgie des Heures à nos Anges Gardiens aux Complies :
« Nous t'en supplions, Seigneur, visite cette maison, et repousse d'elle toutes les embûches de l'ennemi; que tes saints anges viennent l'habiter pour nous garder dans la paix; et que ta bénédiction demeure à jamais sur nous. Par Jésus le Christ, notre Seigneur. Amen. »
Prière à notre ANGE GARDIEN de Saint Vincent Ferrier (1350-1419) :
« Ange de Dieu, qui êtes mon gardien, par un bienfait de la divine providence, éclairez-moi, protégez-moi, dirigez-moi et gouvernez-moi. Ainsi soit-il. »
Prière à notre ANGE GARDIEN de Saint Jean Eudes (1601-1680) :
« O mon Saint Ange, je m'offre à vous, offrez-moi à Jésus et à sa très sainte Mère, et priez-les qu'ils me donnent la grâce de les honorer et aimer en toute la perfection qu'ils demandent de moi. Ainsi soit-il. »
Prière de consécration à mon Saint Ange gardien :
« Saint Ange gardien, vous que Dieu m'a donné pour être mon protecteur et mon guide dès le début de mon existence, ici, en présence de Dieu mon Seigneur et Maître, de Marie, ma céleste Mère, de tous les Anges et des Saints, moi, pauvre pécheur, je me consacre aujourd'hui à vous ; je vous supplie de me prendre par la main et de ne plus me lâcher. Par cette main devenue la vôtre, je promets fidélité et obéissance constantes à Dieu et à la sainte Église ; je promets de vénérer toujours Marie, comme ma Souveraine, ma Reine et ma Mère et d'imiter sa vie ; je promets aussi de toujours vous vénérer, vous, mon saint protecteur, et de propager selon mes moyens la dévotion aux saints Anges, afin d'obtenir les secours de votre protection, qui sont spécialement promis en ces temps-ci où des combats spirituels se livrent pour ou contre le Royaume de Dieu. Obtenez-moi, je vous en prie, saint Ange de Dieu, que l'Amour parfait me consume, et qu'une foi à toute épreuve me garde de tout faux pas. Par votre main puissante, écartez de moi les assauts de l'enfer. Je vous demande par l'humilité de Marie, de nous libérer de tous les dangers, afin que, sous votre égide, je parvienne aux portes de la Cité céleste. Ainsi soit-il. »
« Prière à Saint Martin » du Bienheureux Charles de Foucauld aux Saints
Voici la Prière à Saint Martin « Grand saint Martin » du Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), Officier de l'armée française devenu explorateur et géographe, puis religieux chrétien catholique, ermite et béatifié en 2005 par le pape Benoît XVI.
La Prière à Saint Martin du Bienheureux Charles de Foucauld « Grand saint Martin » :
« Grand saint Martin, patron des moines, patron de ceux qui ont aimé jusqu’à l’adoration la pauvreté évangélique, patron de ceux qui ont vu Jésus dans leur prochain et se sont dépouillés de leurs propres vêtements pour l’en couvrir dans ses pauvres ; ô bon pasteur, qui avez gardé et soigné et votre troupeau monastique et les ouailles de votre diocèse avec tant d’amour ! Ô grand apôtre qui avez évangélisé tant de provinces et converti à Jésus tant de païens ; ô bon soldat qui vous êtes présenté sans armes au premier rang de l’armée un premier jour de bataille pour être fidèle à la loi divine, vous dont j’ai vu à Candes le lieu mortuaire, priez pour moi, protégez-moi, apprenez-moi à pratiquer vos vertus, à imiter Jésus, à aimer le prochain, et à faire dans mon obscurité, dans l’obscurité de Nazareth, ce que vous fîtes avec tant d’éclat : passer sur la terre en faisant le bien, vivre et mourir avec vos derniers mots sur les lèvres et dans le cœur : « Mon Dieu, je soupire après Vous, je voudrais quitter la vie pour Vous être réuni, cependant, si je suis encore utile ici-bas, je ne refuse pas le travail... Mon Dieu, que Votre volonté se fasse » Ainsi soit-il. »
Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916)
Prière de Charles de Foucauld pour l'Annonciation
Voici une Prière pour l’Annonciation de notre Seigneur Jésus Christ à la Très Sainte Vierge Marie « Notre Dame, apprends-nous à dire « OUI » comme Toi » de Charles de Foucauld (1858-1916), Officier de l'armée française devenu explorateur et géographe, puis religieux chrétien catholique, ermite et béatifié en 2005 par le pape Benoît XVI.
La Prière de Charles de Foucauld sur l’Annonciation « Notre Dame, apprends-nous à dire « OUI » comme Toi » :
« Notre Dame qui, par ton « Oui » a changé la face du monde, prends près de Toi ceux qui veulent dire « oui » pour toujours. Tu sais le prix de ce mot, fais que nous ne reculions pas devant ce qu’il exige de nous ; apprends-nous à le dire comme Toi, dans l’humilité, la simplicité et l’abandon à la Volonté du Père. Demande à ton fils, Jésus, que nos « oui » quotidiens servent plus parfaitement la Volonté de Dieu pour notre bonheur et celui du monde entier. Amen. »
Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916)
Prière de Charles de Jésus à Dieu le Père
Voici la Prière « Mon Dieu, que Vous êtes bon ! » du Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), Officier de l'armée française devenu explorateur et géographe, puis religieux chrétien Catholique qui choisit de se faire appeler « Frère Charles de Jésus », ermite, prêtre, missionnaire et béatifié en 2005 par le Pape Benoît XVI.
La Prière du Frère Charles de Jésus (de Foucauld) « Mon Dieu, que Vous êtes bon ! » :
« Que Vous êtes bon, mon Dieu, et comme Vous vous appliquez à relever les pécheurs, à crier « Espérance » aux coupables. Comme Vous vous montrez dès les premières lignes de l’Évangile, le Bon Pasteur, le Père de l’enfant prodigue, le divin Médecin venu pour les malades. Il semble que Vous preniez à tâche dès les premières lignes de l’Évangile de nous répéter : « Je ne veux pas la mort du pécheur mais qu’il se repente et qu’il vive ». Ô Dieu, Père des miséricordes, Vous voulez nous dire qu’il y a espérance et grâce même pour les coupables, même pour les plus déchus, les plus souillés. Ceux qui aux yeux des hommes sont irrémédiablement avilis et tombés sont encore nobles et beaux à Vos yeux. Qu’ils se repentent, qu’ils disent comme David : « J’ai péché ». Vous ouvrez si largement pour ces âmes, que le monde croyait si perdues et que Vous avez si pleinement retrouvées, relevées, purifiées, embellies, Vous leur ouvrez si largement le trésor de Vos faveurs qu’aucune grâce ne leur est refusée, qu’aucune grandeur ne leur est inaccessible. Quelque bas que nous tombions, ne désespérons jamais. La bonté de Dieu est au-dessus de tout mal possible. « Quand vos péchés seraient comme l’écarlate, je vous rendrais plus blanc que la neige ». Il n’est pas un moment dans notre vie où nous ne puissions commencer une existence nouvelle, séparée comme par un mur de nos infidélités passées. Amen. »
Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916)
Prière du Bienheureux Charles de Foucauld sur l'Espérance
Voici une Prière d’Espérance « Espérons, nous tous qui pleurons de désir de voir Dieu » du Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), Officier de l'armée française devenu explorateur et géographe, puis religieux chrétien Catholique qui choisit de se faire appeler « Frère Charles de Jésus », ermite, prêtre, missionnaire et béatifié en 2005 par le Pape Benoît XVI.
La Prière du Bienheureux Charles de Foucauld « Espérons, nous tous qui pleurons de désir de voir Dieu » :
« Espérons, espérons, nous tous qui pleurons, qui versons des larmes innocentes ; espérons, si nous pleurons les douleurs de notre corps ou de notre âme : elles nous servent de purgatoire, Dieu s'en sert pour nous faire lever les yeux vers Lui, nous purifier, nous sanctifier. Espérons encore plus si nous pleurons les douleurs des autres, car cette charité nous est inspirée de Dieu et Lui plaît ; espérons encore plus si nous pleurons nos péchés, car cette componction est mise dans nos âmes par Dieu Lui-même. Espérons encore plus si nous pleurons d'un cœur pur les péchés des autres, car cet amour de la Gloire de Dieu et de la sanctification des âmes nous sont inspirés de Dieu et sont de grandes grâces. Espérons, si nous pleurons de désir de voir Dieu et de douleur d'être séparés de Lui ; car ce désir amoureux est l'œuvre de Dieu en nous. Espérons encore plus si nous pleurons seulement parce que nous aimons, sans rien désirer ni craindre, voulant pleinement tout ce que Dieu veut et ne voulant que cela, heureux de sa Gloire, souffrant de Ses Souffrances passées, pleurant tantôt de compassion au souvenir de sa Passion, tantôt de joie à la pensée de son Ascension et de sa Gloire, tantôt simplement d'émotion parce que nous L'aimons à en mourir ! Ô très doux Jésus, faites-moi pleurer pour toutes ces causes ; faites-moi pleurer toutes les larmes que fait répandre l'Amour en Vous, par Vous et pour Vous. Amen. »
Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916)
Prière du Bienheureux Frère Charles de Jésus sur la Foi
Voici la Prière « Faites-moi donc la Grâce, ô mon Dieu, d’avoir foi en Vous » du Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), Officier de l'armée française devenu explorateur et géographe, puis religieux chrétien Catholique qui choisit de se faire appeler « Frère Charles de Jésus », ermite, prêtre, missionnaire et béatifié en 2005 par le Pape Benoît XVI.
La Prière du Bienheureux Frère Charles de Jésus « Faites-moi donc la Grâce, ô mon Dieu, d’avoir foi en Vous » :
« Ayez foi en Dieu ! Combien de fois Vous nous répétez ces Paroles, mon Dieu, dans tous les Evangiles, et dans les mêmes termes ! Combien il faut qu'elles soient importantes pour que Vous nous les inculquiez avec tant d'insistance ! Faites-moi donc la grâce, ô mon Dieu, de bien m'en pénétrer. Tout ce que je Vous demande, pourvu que je Vous le demande avec foi, avec confiance que je le recevrai de Vous, Vous me l'accorderez : pourvu toutefois que je ne Vous demande pas une chose qui me soit nuisible, ou un bien médiocre qui paraît grand à mes yeux et à la place duquel Vous voulez me donner un bien vraiment grand. Vous êtes un Père, un Père tout-puissant et infiniment Sage, comme infiniment Bon et Tendre : Vous dites à votre petit enfant, tout petit, bégayant à peine, ne marchant qu'à l'aide de votre Main ; Vous lui dites : tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, pourvu que tu le demandes avec confiance. Et Vous le lui donnez, avec quelle facilité cela va sans dire : avec quel empressement, quand ses demandes sont raisonnables, surtout quand elles répondent à vos Désirs, aux sentiments que Vous voulez voir en lui, quand elles sont conformes à ce que Vous désirez Vous-même plus ardemment que lui ! S'il Vous demande des jouets coupants, tranchants, dangereux, Vous les lui refusez, par bonté pour lui, mais Vous l'en consolez en lui donnant à la place d'autres douceurs sans danger : s'il Vous demande avec grande instance d'aller dans un lieu où Vous voyez qu'il ne retirera pas grand bien, Vous ne lui donnez pas le bien faux qu'il demande, mais Vous lui accordez le bien vrai qu'il demanderait s'il voyait clair et Vous le prenez par la main pour le conduire non où il avait envie d'aller mais où il est, pour lui, le meilleur qu'il aille. Amen. »
Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916)
Prière du Bienheureux Charles de Foucauld à Jésus-Christ
Voici la Prière de Consécration au Cœur sacré de Jésus « Cœur de Jésus, que nous avons raison de Vous adorer ! » du Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), Officier de l'armée française devenu explorateur et géographe, puis religieux chrétien Catholique qui choisit de se faire appeler « Frère Charles de Jésus », ermite, prêtre, missionnaire et béatifié en 2005 par le Pape Benoît XVI.
La Prière de Consécration du Bx Charles de Foucauld « Cœur de Jésus, que nous avons raison de Vous adorer ! » :
« Cœur de Jésus, que nous avons raison de Vous adorer ! Qui peut se faire une idée de ce que votre Cœur contient d'amour ? Cœur sacré de Jésus, je Vous adore de toute mon âme, je me donne et je me consacre entièrement à Vous et je veux que tous les instants de ma vie soient employés à Vous consoler le plus possible. Ainsi soit-il. »
Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916)
Prière de Charles de Foucauld à Dieu le Père
Voici la Prière « Ô mon Dieu, ma Mère, Jésus, faites-moi Vous aimer ! » du Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), Officier de l'armée française devenu explorateur et géographe, puis religieux chrétien Catholique qui choisit de se faire appeler « Frère Charles de Jésus », ermite, prêtre, missionnaire et béatifié en 2005 par le Pape Benoît XVI.
La Prière du Bienheureux Charles de Foucauld « Ô mon Dieu, ma Mère, Jésus, faites-moi Vous aimer ! » :
« Ô mon Dieu faites-moi Vous aimer ! Faites-moi Vous regarder sans cesse et Vous prier sans cesse, Vous qui à tous les instants de votre Vie m'avez regardé, avez souffert pour moi, Vous que tous les instants de ma vie peuvent consoler, tant Vous m'aimez. Ô ma Mère, faites-moi Vous aimer et aimer Jésus autant que le Cœur de Jésus le veut ! Mère bien-aimée, je remets mon âme entre Vos mains. Ainsi soit-il. »
Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916)
Prière du Bienheureux Charles de Foucauld à Dieu le Père
Voici la Prière « Merci mon Seigneur et mon Dieu de me permettre de Vous prier » du Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), Officier de l'armée française devenu explorateur et géographe, puis religieux chrétien Catholique qui choisit de se faire appeler « Frère Charles de Jésus », ermite, prêtre, missionnaire et béatifié en 2005 par le Pape Benoît XVI.
La Prière du Bx Charles de Foucauld « Merci mon Seigneur et mon Dieu de me permettre de Vous prier » :
« Merci de me permettre de Vous prier, de Vous parler, de Vous regarder, de m'entretenir avec Vous, Vous mon Seigneur et mon Dieu, mon Bien-aimé, mon bonheur et ma vie ! Que je suis heureux ! Et non seulement je veux Vous remercier pour nous, mais pour tous les hommes, nos frères, vos enfants, mon Dieu, que je dois aimer, que je veux aimer si tendrement ! Merci pour tous les hommes, toutes les âmes du Purgatoire, tous les Anges, tous les Saints, pour ceux que Vous m'avez donnés à aimer davantage, merci surtout pour la Très Sainte Vierge, merci par-dessus tout pour Vous, mon Seigneur et mon Dieu, dont la Gloire et la Béatitude infinies font mon bonheur, bonheur ferme et assuré, source inépuisable de joie que rien ne peut m'enlever. Ainsi soit-il. »
Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916)
Prière du Bienheureux Charles de Foucauld à Dieu le Père
Voici une Prière où Dieu nous parle « Mes enfants, quoi qu'il vous arrive, souvenez-vous que Je suis toujours avec vous » du Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), Officier de l'armée française, explorateur, géographe, noceur, mondain qui connu une révélation mystique un jour d'octobre dans l'église Saint-Augustin à Paris et devint un religieux chrétien Catholique qui choisit de se faire appeler « Frère Charles de Jésus », ermite, prêtre, missionnaire au Sahara et béatifié en 2005 par le Pape Benoît XVI.
La Prière du Bienheureux Charles de Foucauld « Mes enfants, quoi qu'il vous arrive, souvenez-vous que Je suis toujours avec vous » :
« Mes enfants, quoi qu'il vous arrive, souvenez-vous que Je suis toujours avec vous. Souvenez-vous que, visible ou invisible, paraissant agir ou paraissant dormir et vous oublier, Je veille toujours, Je suis partout, et Je suis tout-Puissant. N'ayez jamais nulle crainte, nulle inquiétude : Je suis là, Je veille, Je vous aime ..., Je suis tout-Puissant. Que vous faut-il de plus ? Souvenez-vous de ces tempêtes que J'ai apaisées d'un mot, leur faisant succéder un grand calme. Souvenez-vous de la façon dont J'ai soutenu Pierre marchant sur les eaux (Mt 14, 28s). Je suis toujours aussi près de chaque homme que Je l'étais alors de vous ...Ayez confiance, foi, courage ; soyez sans inquiétude pour votre corps et votre âme (Mt 6, 25), puisque Je suis là, tout-Puissant et vous aimant. Mais ... que votre confiance ne naisse pas de l'insouciance, de l'ignorance, des dangers, ni de la confiance en vous ou en d'autres créatures... Les dangers que vous courez sont imminents : les démons, ennemis forts et rusés, votre nature, le monde, vous font constamment une guerre acharnée ... En cette vie, la tempête est presque continuelle, et votre barque est toujours près de sombrer. Mais moi Je suis là, et avec moi elle est insubmersible. Défiez-vous de tout, et surtout de vous, mais ayez en Moi une confiance totale qui bannisse toute inquiétude. Ainsi soit-il. »
Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916)
Prière du Bienheureux Charles de Foucauld avant, pendant et après la Sainte Communion
Voici une Prière sur la Sainte Communion « Vous êtes, mon Seigneur Jésus, dans la Sainte Eucharistie » du Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), Officier de l'armée française devenu explorateur et géographe, puis religieux chrétien Catholique qui choisit de se faire appeler « Frère Charles de Jésus », ermite, prêtre, missionnaire au Sahara et béatifié en 2005 par le Pape Benoît XVI qui rappelait que nous pouvons résumer notre foi en ces mots : « Iesus Caritas, Jésus Amour », qui sont les mots mêmes que Charles de Foucauld avait choisis comme devise qui exprimât sa spiritualité.
La Prière du Bx Charles de Foucauld « Vous êtes, mon Seigneur Jésus, dans la Sainte Eucharistie » :
« Vous êtes, mon Seigneur Jésus, dans la Sainte Eucharistie, Vous êtes là, à un mètre de moi dans ce Tabernacle ! Votre Corps, Votre âme, Votre humanité, Votre divinité, Votre être tout entier est là, dans sa double nature ; que Vous êtes près, mon Dieu, mon Sauveur, mon Jésus, mon Frère, mon Epoux, mon Bien-Aimé ! Vous n'étiez pas plus près de la Sainte Vierge, pendant les neuf mois qu'elle Vous porta dans son sein, que Vous ne l'êtes de moi quand Vous venez sur ma langue dans la Communion ! Vous n'étiez pas plus près de la Sainte Vierge et de Saint Joseph dans la grotte de Bethléem, dans la maison de Nazareth, dans la fuite en Egypte, pendant tous les instants de cette divine vie de famille, que Vous l'êtes de moi en ce moment et si, si souvent dans ce Tabernacle ! Sainte Magdeleine n'était pas plus près de Vous, assise à Vos pieds à Béthanie, que je ne le suis au pied de cet autel ! Vous n'étiez pas plus près de Vos apôtres quand Vous étiez assis au milieu d'eux, que Vous n'êtes près de moi maintenant, mon Dieu ! Que je suis heureux ! Que je suis heureux ! Que je suis heureux ! Ainsi soit-il. »
Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916)
Prière du Bienheureux Charles de Foucauld pour les Conversions
Voici la Prière de conversion « Mon Dieu, si Vous existez, faites que je Vous connaisse ! » du Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916) en l’église Saint Augustin à Paris fin octobre 1886 à l’âge de 28 ans. Aventurier hors pair, le vicomte Charles de Foucauld explore le Maroc, interdit aux Européens à partir de 1883. L'Afrique du Nord sera son noviciat profane avant sa conversion en l'église Saint-Augustin à Paris.
La Prière de conversion de Charles de Foucauld « Mon Dieu, si Vous existez, faites que je Vous connaisse ! » :
« En me faisant entrer dans le confessionnal de l'Abbé Huvelin, Vous m'avez donné tous les biens, mon Dieu : s'il y a de la joie dans le Ciel à la vue d'un pécheur se convertissant, il y en a eu quand je suis entré dans ce confessionnal ! Quel jour béni ! Et depuis ce jour toute ma vie n'a été qu'un enchaînement de Bénédictions ! Vous m'avez mis sous les ailes de Saint Augustin et j'y suis resté : Vous m'avez porté par ses mains depuis ce temps et ce n'a été que Grâce sur Grâce. Je demandais des leçons de religion : il me fit mettre à genoux et me fit me confesser, et m'envoya communier séance tenante ... Je ne puis m'empêcher de pleurer en y pensant, et ne veux pas empêcher ces larmes de couler, elles sont trop justes, mon Dieu ! Quels ruisseaux de larmes devraient couler de mes yeux au souvenir de telles Miséricordes ! Que Vous avez été bon ! Que je suis heureux ! Qu'ai-je fait pour cela ? Aussitôt que je crus qu'il y avait un Dieu, je compris que je ne pouvais faire autrement que de ne vivre que pour Lui : ma vocation religieuse date de la même heure que ma foi : Dieu est si grand ! Il y a une telle différence entre Dieu et tout ce qui n'est pas Lui ! Ainsi soit-il. »
Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916)
Prière du Bx Charles de Foucauld à Jésus-Christ
Voici une Prière pour la Fête du Sacré-Cœur de Jésus « Que Vous nous aimez, ô Cœur de Jésus ! » du Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), Officier de l'armée française devenu explorateur et géographe, puis Religieux Catholique, Ermite qui fut abattu d'une balle dans la tête par un garçon qu'il connaissait et qu'il avait aidé et béatifié par le Pape Benoît XVI en 2005.
La Prière du Bx Charles de Foucauld « Que Vous nous aimez, ô Cœur de Jésus ! » :
« Que Vous nous aimez, ô Cœur de Jésus ! Il ne Vous a pas suffi de contenir tous les hommes, tous ces hommes si ingrats, pendant toute votre Vie, Vous avez voulu encore leur être ouvert et être blessé pour eux après Votre mort. À tous, même aux plus indignes, votre Coeur est ouvert ; pour tous, Il a été percé ! Vous aimez tous les vivants, Vous les appelez tous à Vous, Vous leur offrez à tous le Salut jusqu'à leur dernière heure, leur dernier instant. Vous êtes venu apporter l'Amour sur la terre ; Vous êtes venu mettre au milieu de nous les Flammes de votre Coeur. Que Vous êtes Bon ! Ayons une grande dévotion à ce Cœur Sacré de Jésus, par Lequel Dieu a allumé le feu sur la terre ! Ô mon Dieu, faites brûler ce Feu dans mon cœur et dans celui de tous les hommes ! Ainsi soit-il. »
Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916)
Prière du Bienheureux Charles de Foucauld à Jésus-Christ
Voici la Prière « Ô mon Seigneur Jésus, voici donc cette divine Pauvreté ! » du Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), ancien militaire de la France coloniale qui, une fois touché par la Grâce, était parti en Algérie ni pour conquérir ni pour catéchiser mais pour vivre auprès des Touareg et nous fournir leurs poèmes, leurs légendes, leurs lois, ainsi que le premier dictionnaire de leur langue.
« Le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer sa tête »
La Prière de Charles de Foucauld « Ô mon Seigneur Jésus, voici donc cette divine Pauvreté ! » :
« Ô mon Seigneur Jésus, voici donc cette divine pauvreté ! Comme il faut que ce soit Vous qui m'en instruisiez ! Vous l'avez tant aimée ! ... Dans Votre vie mortelle, Vous avez fait d'elle Votre compagne fidèle. Vous l'avez laissée en héritage à Vos saints, à tous ceux qui veulent Vous suivre, à tous ceux qui veulent être Vos disciples. Vous l'avez enseignée par les exemples de toute Votre vie ; Vous l'avez glorifiée, béatifiée, proclamée nécessaire par Vos paroles. Vous avez choisi pour parents de pauvres ouvriers ; Vous êtes né dans une grotte servant d'étable ; Vous avez été pauvre dans les travaux de Votre enfance. Vos premiers adorateurs sont des bergers. À votre Présentation au Temple, on a offert le don des pauvres. Vous avez vécu trente ans pauvre ouvrier, dans ce Nazareth que j'ai le bonheur de fouler, où j'ai la joie...de ramasser du fumier. Puis pendant Votre vie publique, Vous avez vécu d'aumônes au milieu de pauvres pêcheurs que Vous aviez pris comme compagnons. « Sans une pierre pour poser votre tête ». Sur le Calvaire, Vous avez été dépouillé de Vos vêtements, Votre seule possession, et les soldats les ont joués entre eux. Vous êtes mort nu, et Vous avez été enseveli par aumône, par des étrangers. « Bienheureux les pauvres ! » (Mt 5,3). Mon Seigneur Jésus, comme il sera vite pauvre celui qui, Vous aimant de tout son cœur, ne pourra souffrir d'être plus riche que son Bien-aimé ! Ainsi soit-il. »
Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916)
Prière de Charles de Foucauld devant le Saint Sacrement
Voici une Prière pour prier auprès du Tabernacle « La Sainte Eucharistie, c'est Jésus, c'est tout Jésus ! » du Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), Officier de l'armée française, ami des Touaregs, qui va devenir une figure marquante de la présence aux pauvres et de la vie contemplative au cœur des masses et mourir assassiné dans le Hoggar.
La Prière du Père Charles de Foucauld « La Sainte Eucharistie, c'est Jésus, c'est tout Jésus ! » :
« Puisque Vous êtes toujours avec nous dans la Sainte Eucharistie, soyons toujours avec Elle, tenons-Lui compagnie au pied du Tabernacle, ne perdons pas par notre faute un seul des moments que nous passons devant notre Bien-Aimé, notre Tout, est là, Il nous invite à Lui tenir compagnie et nous ne nous y précipiterions pas, et nous passerions ailleurs un seul des instants qu'Il nous permet de passer à Ses pieds ! Quand il dépend de nous d'aller devant la Sainte Eucharistie, n'allons jamais ailleurs : la Sainte Eucharistie, c'est Jésus, c'est tout Jésus ! Tout le reste, ce n'est qu'une créature morte. Dans la Sainte Eucharistie, Vous êtes tout entier, tout vivant, mon bien-aimé Jésus, aussi pleinement que Vous étiez dans la maison de la Sainte Famille de Nazareth, dans la maison de Magdeleine à Béthanie, que Vous étiez au milieu de vos Apôtres ... Oh ! Ne soyons jamais hors de la Présence de la Sainte Eucharistie, pendant un seul des instants où Jésus nous permet d'y être. Ainsi soit-il. »
Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916)
Prions pour la conversion des musulmans pour les Conversions
Voici la Prière « Prions pour la conversion des musulmans d’Afrique du Nord » que souhaitait ardemment le Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916) « pour que l’Afrique du Nord soit couverte de Religieux, Religieuses et de bons Chrétiens, pour prendre contact avec tous ces pauvres musulmans, pour les rapprocher doucement, pour les instruire, les civiliser, et enfin en faire des chrétiens ».
La Prière du Bienheureux Charles de Foucauld « Prions pour la conversion des musulmans » :
« Priez pour tous les musulmans de notre empire nord-ouest africain, maintenant si vaste. L’heure présente est grave pour leurs âmes comme pour la France. Depuis quatre-vingts ans qu’Alger est à nous, on s’est si peu occupé du salut des âmes des musulmans, qu’on peut dire qu’on ne s’en est pas occupé. Si les chrétiens de France ne comprennent pas qu’il est de leur devoir d’évangéliser leurs colonies, c’est une faute dont ils rendront compte, et ce sera la perte d’une foule d’âmes qui auraient pu être sauvées. Si la France n’administre pas mieux les indigènes de sa colonie qu’elle ne l’a fait, elle la perdra, et ce sera un recul de ces peuples vers la barbarie, avec perte d’espoir de christianisation pour longtemps. Il semble qu’avec les musulmans, la voie soit de les civiliser d’abord, de les instruire d’abord, d’en faire des gens semblables à nous ; ceci fait, leur conversion sera chose presque faite elle aussi, car l’islamisme ne tient pas devant l’instruction ; l’histoire et la philosophie en font justice sans discussion : il tombe comme la nuit devant le jour. L’œuvre à faire ici, comme avec tous les musulmans, est donc une œuvre d’élévation morale : les élever moralement et intellectuellement par tous les moyens ; se rapprocher d’eux, prendre contact avec eux, lier amitié avec eux ; faire tomber, par les relations journalières et amicales, leurs préventions contre nous, par la conversation et l’exemple de notre vie, modifier leurs idées ; procurer l’instruction proprement dite ; faire enfin l’éducation entière de ces âmes : leur enseigner, au moyen d’écoles et de collèges, ce qui s’apprend dans les écoles et les collèges ; leur enseigner par un contact journalier, étroit ce qu’on apprend dans la famille ; se faire leur famille… Ce résultat obtenu, leurs idées seront infiniment modifiées, leurs mœurs améliorées par là même, et le passage à l’Evangile se fera facilement. Ainsi soit-il. »
Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916)
Prière du Bienheureux Charles de Foucauld à Dieu le Père
Voici une Prière « Ô mon Dieu, toutes beautés ne sont que les plus pâles reflets de la Vôtre » du Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), ancien militaire de la France coloniale qui, une fois touché par la Grâce, était parti en Algérie ni pour conquérir ni pour catéchiser mais pour vivre auprès des Touareg et nous fournir leurs poèmes, leurs légendes, leurs lois, ainsi que le premier dictionnaire de leur langue.
La Prière de Charles de Foucauld « Ô mon Dieu, toutes beautés ne sont que les plus pâles reflets de la Vôtre » :
« Mon Créateur, mon Père, mon Bien-Aimé, Vous êtes la Beauté suprême ! Toute beauté créée, beauté de la nature, du ciel au coucher du soleil, de la mer unie comme une glace sous un ciel bleu, des forêts sombres, des jardins fleuris, des montagnes, des grands horizons du désert, des neiges et des glaciers, beauté d'une belle âme se reflétant sur un beau visage, beauté d'une belle action, d'une belle vie, d'une grande âme, toutes ces beautés ne sont que les plus pâles reflets de la Vôtre, mon Dieu. Tout ce qui a charmé mes yeux en ce monde n'est que le plus pauvre, le plus humble reflet de votre Beauté infinie ».
Ainsi soit-il.
Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916) - Retraite à Nazareth, novembre1897, dans « Un temps avec Charles de Foucauld », Cerf, Paris, 1998, p. 37
Prière du Bienheureux Charles de Foucauld devant le Saint Sacrement
Voici une Prière pour trouver sa joie dans la contemplation de Celle de Jésus « Seigneur Jésus qui vivez au Ciel entouré des Anges et des Saints dont Vous faites le bonheur » du Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), ancien officier brillant et mondain, saisi par Dieu en 1890 à l’âge de 28 ans, qui va tout laisser pour suivre le Christ en Algérie, devenir ami des Touareg après sept années passées à la Trappe en Ardèche puis en Syrie en allant là au milieu des pauvres du Sahara où il y a extrême disette de Prêtres et de Religieux et grand nombre d'âmes à sauver.
La Prière du Bx Charles de Foucauld « Seigneur Jésus qui vivez au Ciel entouré des Anges et des Saints dont Vous faites le bonheur » :
« Mon Seigneur Jésus, Vous vivez au Ciel, Vous vivez dans la Sainte Eucharistie, Vous vivez dans votre Église, dans les âmes des fidèles... Au Ciel, dans la Sainte Eucharistie, Vous êtes tout entier, homme et Dieu, corps et âme... Dans l'Église et l'âme fidèle, Vous êtes par votre Grâce et Vous êtes comme Dieu, puisque Dieu est partout. Vous êtes au Ciel, dans la Gloire infinie, entouré des Anges et des Saints dont Vous faites le bonheur. Ils voient en vous Dieu le souverain Bien, ils voient en Vous leur Sauveur bien-aimé ; ils voient unis en Votre unique Personne le Dieu infini qui est leur Tout et le Tout de toutes choses, et le plus beau des enfants des hommes ineffablement uni à Dieu et ne faisant qu'une seule personne avec Lui... Vous nous appelez, nous attendez, Vous nous tendez la main et nous soutenez de la main pour que nous aussi nous allions jouir de ce bonheur, pour que nous « soyons où Vous êtes » et que nous vivions au Ciel à Vos pieds pendant l'éternité... Quel bonheur de Vous savoir si heureux ! Quel bonheur d'être appelés par Vous à venir partager ce bonheur ineffable ! Que nous sommes heureux ! Que vous êtes Bon ! ».
Ainsi soit-il.
Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916) - Ecrits spirituels, Seuil 1950
Prière du Bienheureux Charles de Jésus à Dieu le Père
Voici la Prière « Mon Dieu, daignez me donner ce sentiment continuel de votre Présence en moi et autour de moi » du Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), ancien officier brillant et mondain, saisi par Dieu en 1890 à l’âge de 28 ans, qui va tout laisser pour suivre le Christ en Algérie et mourir assassiné dans le Hoggar.
La Prière du P. de Foucauld « Mon Dieu, daignez me donner ce sentiment continuel de votre Présence en moi et autour de moi » :
« Mon Dieu, daignez me donner ce sentiment continuel de votre Présence, de votre Présence en moi et autour de moi… et, en même temps, cet amour craintif qu’on éprouve en présence de ce qu’on aime passionnément, et qui fait qu’on se tient devant la personne aimée sans pouvoir détacher d’elle les yeux, avec un grand désir et une pleine volonté de faire tout ce qui lui plaît, et une grande crainte de dire ou de penser quelque chose qui lui déplaise ».
Ainsi soit-il.
Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916)
« Prière d’abandon » du Bx Charles de Foucauld sur la Volonté de Dieu
Voici une autre Prière d’abandon à la Volonté divine « Seigneur, rendez donc nos pensées, paroles, actions, conformes aux Vôtres et conformes à ce que Vous feriez » du Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), ancien officier brillant et mondain qui après une conversion radicale en 1890 à l’âge de 28 ans, va tout laisser pour suivre le Christ dans le Sahara algérien à Béni-Abbés avec les berbères et mourir assassiné le 1er décembre 1916 à la porte de son ermitage. Déclaré Bienheureux par Benoît XVI, le Bienheureux Charles de Foucauld a développé un nouveau style d'apostolat, voulant prêcher non pas par les discours, mais par son exemple
La Prière de Charles de Foucauld « Seigneur, rendez donc nos pensées, paroles, actions, conformes aux Vôtres et conformes à ce que Vous feriez » :
« Vous résidez en l'âme fidèle, mon Seigneur : « Nous venons en elle et nous y faisons notre demeure ». Vous devenez comme l’âme de cette âme, votre Grâce la soutient en tout, éclaire son intelligence, dirige sa volonté. Ce n’est plus elle qui agit, c’est Vous qui agissez en elle. Vous lui donnez la vie, Vous lui donnez la vérité, lui dessillez les yeux, lui faites voir les choses des yeux de la foi. Vous la mettez ainsi dans la Lumière divine, bien au-dessus des ténèbres du monde. Vous continuez en elle votre Œuvre. Rendez donc nos pensées, paroles, actions, conformes aux Vôtres, conformes à ce que Vous feriez. Vivez en nous, régnez en nous, que ce ne soit plus nous qui vivions, mais que ce soit Vous qui viviez en nous et que, Vous servant de notre corps et de notre âme que nous Vous avons donnés sans réserve, Vous continuiez, par leurs moyens, votre Vie et votre Œuvre en ce monde ».
Ainsi soit-il.
Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916)
« Prière pour augmenter sa Foi » du Bienheureux Charles de Foucauld sur la Foi
Voici une Prière pour avoir vraiment la Foi, cette Foi qui inspire toutes les actions « Mon Dieu, je crois, mais augmentez ma Foi ! » du Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), ancien officier brillant et mondain qui après une conversion radicale en 1890 à l’âge de 28 ans, va tout laisser pour suivre le Christ dans le Sahara algérien à Béni-Abbés avec les berbères et mourir assassiné le 1er décembre 1916 à la porte de son ermitage.
« Et voici qu’une femme souffrant d’hémorragies depuis douze ans s’approcha par-derrière et toucha la frange de son vêtement. Car elle se disait en elle-même : « Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée ». Jésus se retourna et, la voyant, lui dit : « Confiance, ma fille ! Ta foi t’a sauvée ». Et, à l’heure même, la femme fut sauvée ». (Évangile de Jésus-Christ selon Saint Matthieu, chapitre 9, versets 20-22)
La Prière du Bx Charles de Foucauld pour avoir vraiment la Foi « Mon Dieu, je crois, mais augmentez ma Foi ! » :
« Avoir vraiment la Foi, la Foi qui inspire toutes les actions, cette Foi au surnaturel qui fait qu'on ne voit que Lui partout, qui dépouille le monde de son masque et montre Dieu en toutes choses, qui fait disparaître toute impossibilité, qui fait que ces mots d'inquiétude, de péril, de crainte, n'ont plus de sens, qui fait marcher dans la vie avec un calme, une paix, une joie profonde, comme un enfant à la main de sa mère, qui établit l'âme dans un détachement si absolu de toutes les choses sensibles dont elle voit clairement le néant et la puérilité, qui donne une telle confiance dans la prière, la confiance de l'enfant demandant une chose juste à son père, cette Foi qui nous montre que « hors faire ce qui est agréable à Dieu, tout est mensonge », cette Foi qui fait voir tout sous un autre jour - les hommes comme des images de Dieu, qu'il faut aimer et vénérer comme les portraits de notre Bien-Aimé et à qui il faut faire tout le bien possible, cette Foi qui, faisant entrevoir la Grandeur de Dieu, nous fait voir notre petitesse, qui fait entreprendre sans hésiter, sans rougir, sans craindre, sans reculer jamais, tout ce qui est agréable à Dieu. Oh ! Que cette Foi est rare ! Mon Dieu ! Donnez-La moi ! Mon Dieu, je crois, mais augmentez ma Foi ! Mon Dieu, faites que je crois et que j'aime, je Vous le demande au nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ ».
Ainsi soit-il.
Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916)
La « Résurrection de Jésus-Christ » avec Charles de Foucauld Mystères Glorieux
Récitons notre Chapelet en méditant la « Résurrection de Jésus-Christ », premier Mystère Glorieux du Rosaire des mercredi et dimanche, avec des textes de Charles de Foucauld.
- Premier Mystère Glorieux : « La Résurrection de Jésus-Christ »
« Pourquoi cherchez-vous parmi les morts Celui qui est vivant ? Il n'est pas ici : Il est ressuscité ! ». (Lc 24, 5-6)
Fruit du Mystère Glorieux de la Résurrection de Jésus-Christ :
la Foi
Textes de méditation sur la « Résurrection de Jésus-Christ » de Charles de Foucauld :
Minuit, Alléluia, alléluia, alléluia ! Minuit sonne. Mon Seigneur est ressuscité ! Alléluia, alléluia, alléluia ! Mon Dieu n'est plus dans le tombeau, le tombeau n'est pas ouvert : la porte reste fermée, les scellés n'ont pas été touchés, mais le tombeau est vide, mon Dieu n'y est plus : il est ressuscité, comme il l'avait dit (resurrexit sicut dixit) alléluia, alléluia ! J'adorais devant cette froide pierre, et mon Dieu n'y est plus. Je pleurais contre ce sépulcre, et mon Dieu n'y est plus. J'étais venu pleurer sous ces arbres, sous les froids rayons de la blanche lune ... J'étais venu pleurer mon Seigneur mort, enseveli ici et bien-aimé. Il n'est plus mort, il n'est plus enseveli : mais il est toujours bienaimé ! Il n'est plus dans ce jardin, il n'est plus près de ces arbres sombres. Il est vivant pour l'éternité.
Où allez-vous, Marie-Magdeleine, en compagnie des saintes femmes ? Où marchez-vous de ce pas rapide ? Vous allez vers le sépulcre. « Jésus n'est plus là : il est ressuscité comme il l'avait dit. Vous cherchez mort celui qui est vivant ».
Votre bien-aimé Seigneur est ressuscité, glorieux pour toujours, heureux pour toujours, ô Magdeleine ! Votre bonheur se tait maintenant, vous baisez ses pieds, vous n'avez plus de paroles, mais seulement des baisers et des larmes : votre Bien-Aimé est bienheureux, toujours.
Vous êtes infiniment heureux pour l'éternité ; je jouis pleinement de ce que je désire le plus au monde : quoi qu'il arrive aux autres ou à moi, j'ai en votre Résurrection, en votre bonheur intarissable, un fond de bonheur que rien ne peut m'ôter. Vous êtes heureux : je suis heureux, ô mon Bien-aimé ! Alléluia, alléluia, alléluia !
Vous remplissez tout : cette cellule où je suis, ce corps où est mon âme, vous en remplissez toutes les parties. En vous, je suis; je me meus, je nage, je suis submergé ; de vous je suis plein, « vous êtes en moi et je suis en vous » et vous êtes bienheureux, incommensurablement, infiniment, éternellement heureux ! Merci de votre bonheur qui fait le mien.
Alléluia, alléluia ! Mon Seigneur est ressuscité ! Alléluia ! Mon Bien-Aimé est ressuscité ! Alléluia ! Mon Dieu est ressuscité ! Alléluia ! Celui que je pleurais mort est vivant pour toujours ! Alléluia !
Ô nuit, illumine-toi ! Ombres, disparaissez ! L'éternelle Lumière a paru ! Béni soit le Seigneur ! Alléluia ! La lumière du Christ brille, la nuit s'illumine, la nuit étincelle, le Christ est ressuscité ! Alleluia !
(Textes extraits des sermons, homélies, lettres et écrits de Charles de Foucauld)
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Le « Baptême de Jésus-Christ dans le Jourdain » avec Charles de Foucauld Mystères Lumineux
Récitons notre Chapelet en méditant le « Baptême de Jésus-Christ dans le Jourdain », premier Mystère Lumineux du Rosaire des jeudi avec des textes du Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), Officier de l'armée française devenu explorateur et géographe, puis religieux chrétien catholique, ermite et béatifié en 2005 par le pape Benoît XVI.
- Premier Mystère Lumineux : « Le Baptême de Jésus-Christ dans le Jourdain »
« Alors paraît Jésus. Il était venu de Galilée jusqu’au Jourdain auprès de Jean, pour être baptisé par lui ». (Mt 3, 13)
Fruit du Mystère Lumineux du Baptême de Jésus-Christ dans le Jourdain :
la fidélité aux promesses de notre Baptême
Textes de méditation sur le « Baptême de Jésus-Christ dans le Jourdain » de Charles de Foucauld :
Après trente ans entiers de vie cachée, je me suis fait baptiser, pour vous, par amour pour vous. Voyez encore une fois que tous mes actes je les fais par amour pour vous, et que par conséquent je vous appelle par tous mes actes à deux choses, à m'aimer par reconnaissance de cet amour dont je vous aime, et à vous aimer les uns les autres pour m'imiter dans cet amour où je vous embrasse tous. Ainsi, tous mes actes vous prêchent avant toute autre chose :
l'amour de Dieu, l'amour du prochain. Je vous ai dit, et je vous dirai jusqu'à la fin, que ces deux amours sont vos deux premiers devoirs, vos deux grands devoirs.
Que vous êtes bon, mon Dieu, de vous faire baptiser pour notre bien ; tout ce que vous faites, vous le faites pour glorifier Dieu, pour le glorifier par la perfection de vos œuvres et par le perfectionnement de tous les hommes : amour, vous faites tout par amour, par amour pour Dieu d'abord, et en deuxième lieu, par suite de cet amour immense dont Dieu enveloppe les hommes. Dans votre baptême, vous répandez comme en tous les instants de votre vie, un amour infini vers Dieu, et un amour divin sur les hommes. Bonté, charité, amour, tendre compassion, miséricorde se répandant en une pluie de bienfaits ... Voilà ce que nous montrent toutes les pages de l'Evangile :
« Dieu est amour » (1Jn 4, 16)
Le résumé de toute la religion, c'est mon cœur : mon cœur dont la vue vous rappelle l'amour que Dieu a pour vous, et l'amour que vous devez rendre à Dieu.
Par mon baptême, je vous apprends aussi à vous purifier. Purifiez-vous, vous qui avez tant besoin d'effacer vos souillures sans cesse renaissantes, puisque vous me voyez me purifier, moi si pur ! Souvenez-vous combien la
réconciliation, l'acte de demander et d'obtenir le pardon, de rentrer en grâce, sont un pressant besoin pour l'âme qui aime, combien elle n'a pas de repos jusqu'à ce qu'elle ait obtenu cette assurance répétée que tout est oublié.
Qu'est-ce que je vous apprends en outre par mon baptême ? A vous humilier, vous pécheurs, en me voyant, moi le saint des saints, me mettre au rang des pécheurs.
Mon Seigneur Jésus,
rendez-moi humble ! C'est un monde que l'humilité : il faut être humble en tout ! Mon Seigneur Jésus, gardez-moi de tout orgueil, de cet orgueil qui est votre ennemi.
« Regardez-moi, je suis doux et humble du fond du cœur » (Mt 11, 29). Faites ceci et vous trouverez le repos de vos âmes, la paix, le salut dans cette vie et dans l'autre ; non seulement le salut, mais la consolation, la joie, un doux repos pour l'âme.
Votre baptême glorifie Dieu ! Votre baptême sanctifie les hommes ! Merci, que Vous êtes bon !
(Textes extraits des sermons, homélies, lettres et écrits de Charles de Foucauld)
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« L’Institution de l’Eucharistie » avec Charles de Foucauld Mystères Lumineux
Récitons notre Chapelet en méditant l’ « Institution de la Sainte Eucharistie », cinquième Mystère Lumineux du Rosaire des jeudi avec des textes de Charles de Foucauld.
- Cinquième Mystère Lumineux : « L’Institution de l’Eucharistie par Jésus-Christ »
« J’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur, et je vous l’ai transmis : la nuit où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain, puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi ». Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi ». Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne ». (1 Co 11, 23-26)
Fruit du cinquième Mystère Lumineux de l’Institution de l’Eucharistie par Jésus-Christ :
la Dévotion au Très Saint Sacrement
Textes de méditation sur l’« Institution de l’Eucharistie » de Charles de Foucauld :
A la veille de mourir j'instituerai la sainte Eucharistie, vous apprenant combien je vous aime et combien vous devez vous aimer les uns les autres, puisque je vous aime tant, puisque je me donne tout entier à chacun de vous et que je veux vivre et être toujours en chacun de vous.
Ô mon Dieu, quelles immensités d'amour ! Quels horizons infinis ! Que l'être aimé se donne à celui qui l'aime, quelle douceur, quel bonheur ! Non, mon Dieu, je ne puis rien dire, je ne puis qu'adorer, me prosterner, me taire, me confondre, défaillir dans une gratitude anéantie ... Mon Dieu, que Vous nous aimez !
Puisque Vous êtes toujours avec nous dans la sainte Eucharistie, soyons toujours avec Elle. La sainte Eucharistie, c'est Jésus, c'est tout Jésus !
Dans la sainte Eucharistie, Vous êtes tout entier, tout vivant, mon bien-aimé Jésus, aussi pleinement que Vous étiez dans la maison de la sainte Famille à Nazareth, dans la maison de Magdeleine à Béthanie, que Vous étiez au milieu des apôtres. De même, Vous êtes ici, mon Bien-Aimé et mon Tout.
Recevons Jésus notre vie, le plus souvent qu'il dépendra de nous, recevons notre Bien-Aimé en préparant le mieux possible notre âme à Sa visite ; recevons-le en lui faisant le meilleur accueil possible, comme on reçoit le Bien-Aimé non seulement venant à nous, mais venant en nous, et se donnant, se livrant, s'abandonnant pour être totalement possédé par nous.
« Si vous ne mangez la chair du Fils de l'homme, vous n'aurez pas la vie en vous » (Jn 6,53). Que Vous êtes bon, mon Dieu, de nous faire un précepte si sévère de la chose du monde qui nous est la plus douce ! Que Vous êtes bon, en instituant la sainte Eucharistie et en nous ordonnant si fortement de La recevoir et de La recevoir souvent, de prendre un moyen si fort pour nous unir à Vous par l'amour, pour nous établir dans Votre amour.
Ô mon Jésus, comment n'aimerions-nous pas Dieu, quand Vous l'aimez Vous-même en nous si souvent ? Comment n'aimerions-nous pas Dieu, quand la Source de toute perfection et de tout amour s'unit à nous si étroitement ?
Mon Dieu, je Vous adore en moi où Vous êtes. Vous êtes en moi, mon Bien-Aimé, que me faut-il de plus ? Vous êtes en moi, rien ne peut me séparer de Vous, ni la terre, ni les hommes, ni les anges, ni les principautés, ni rien de ce qui est sur la terre ni sous la terre. Vous êtes en moi, toujours, toujours je Vous ai dans mon âme, toujours, toujours je puis Vous adorer, Vous tenir compagnie, Vous parler... Que je suis heureux ! Que m'importe tout le reste ? Vous êtes en moi, mon Bien-Aimé, rien ne peut me priver de Vous, que me faut-il de plus ? Rien, mon Dieu, que de profiter de mon bonheur ! Faites, ô Jésus, que je le fasse !
(Textes extraits des sermons, homélies, lettres et écrits de Charles de Foucauld)
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La Vie du du Bienheureux Charles de Foucauld :
Charles de Foucauld est né à Strasbourg le 15 septembre 1858 ; il est orphelin de père et de mère à l'âge de 6 ans. Sa jeunesse est orageuse; Il a 28 ans lorsqu'il est touché par une grâce de conversion : « Aussitôt que je crus qu'il y avait un Dieu, je compris que je ne pouvais faire autrement que de ne vivre que pour lui » (cf lettre du 14 août 1901). L'appel à suivre Jésus dans l'imitation de sa vie cachée à Nazareth se précise pour lui lors d'un voyage en Terre Sainte. Pour répondre à cette vocation, il entre au monastère de la Trappe de Notre-Dame des Neiges en Ardèche, puis à sa fondation encore plus pauvre d'Akbès en Syrie. Désireux de reproduire par toute sa vie celle du Fils de Dieu, simple ouvrier, à partir de février 1897 il remplit l'emploi de domestique chez les Clarisses de Nazareth et de Jérusalem : « J'ai embrassé l'existence humble et obscure de Dieu, ouvrier de Nazareth » (Lettre du 12 avril 1897). Il revient en France où il sera ordonné Prêtre par l'Evêque de Viviers en Ardèche le 9 juin 1901. L'attirance vers des populations plus démunies, ignorantes encore du message chrétien, le conduit dans le Sud algérien, puis dans le désert du Hoggar parmi les Touareg. L'imitation du Christ motive sa recherche d'une vie qu'il désire toujours plus conforme à la vie menée par Jésus. Par la prière prolongée souvent la nuit, un amour passionné de l'Evangile, dans le rayonnement de la présence eucharistique, par une humble vie de travail, l’accueil de tous avec une prédilection pour les petits et les pauvres, Charles de Foucauld répond à sa vocation : il devient « un autre Christ ». La grâce transformante qui l'identifie au Fils Unique fait de lui le « frère universel qui aime intensément tous les hommes avec le Cœur même du Christ : « Jésus Caritas ». Son itinéraire, il le parcourt seul :
« Je resterai seul... heureux, très heureux d'être seul avec Jésus, seul pour Jésus ! » (Lettre du 26 août 1905). « Si le grain de blé ne tombe en terre et ne meurt, il reste seul ; s’il meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jn 12, 24) : Charles de Foucauld meurt lâchement assassiné le premier décembre 1916. Il avait écrit quelques heures auparavant : « Notre anéantissement est le moyen le plus puissant que nous, ayons de nous unir a Jésus et de faire du bien aux âmes » (cf Lettre du 1er décembre 1916). Charles de Foucauld a été béatifié par Jean-Paul II le 13 novembre 2005.
La « Nativité de Jésus-Christ » avec Charles de Foucauld Mystères Joyeux
Récitons notre Chapelet en méditant la « Nativité de Jésus-Christ », troisième Mystère Joyeux du Rosaire des lundi et samedi, avec des textes du Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), Officier de l'armée française devenu explorateur et géographe, puis religieux chrétien catholique, ermite et béatifié en 2005 par le pape Benoît XVI.
- Troisième Mystère Joyeux : « La Nativité de Jésus-Christ »
« Marie mit au monde son fils premier-né, l'enveloppa de langes et le coucha dans une crèche parce qu'il n’y avait pas de place pour eux à l'hôtellerie ». (Lc 2, 7)
Fruit du Mystère Joyeux de la Nativité de Jésus-Christ :
l’esprit de pauvreté, le dénuement, le détachement des biens de ce monde
Textes de méditation sur la « Nativité de Jésus-Christ » de Charles de Foucauld :
L'instant fixé par Dieu de toute éternité pour son apparition parmi les hommes est arrivé ... Noël, Noël, Dieu est à nous, Emmanuel, Dieu est avec nous ! La grotte s'est illuminée tout à coup : les cantiques des anges la remplissent, un petit enfant paraît entre les bras de Marie : un enfant nous est né !
Au dehors, c'est le froid et la neige, images du monde ... Mais dans la petite grotte, éclairée par Jésus, qu'on est bien ! Comme elle est douce, chaude, lumineuse ...
Quand Vous êtes entré dans le monde, on ne Vous a pas reçu : toutes les portes de Bethléem se sont fermées devant Vous à votre Naissance. Voilà comment la terre a reçu son Dieu, et Vous ne l'avez pas maudite, mon Dieu ! Vous la quitterez en la bénissant !
Mon Seigneur Jésus, le monde ne Vous a pas reçu. Oh ! Je veux Vous recevoir ! Mais hélas, avec tous mes désirs, qu'ai-je à Vous offrir ? Ai-je mieux à Vous offrir qu'une grotte froide, obscure, souillée, habitée par le bœuf et l'âne, par la nature brute, les pensées terrestres, les sentiments bas et grossiers ? Hélas, mon Dieu, je le reconnais, c'est la triste hospitalité que je Vous offre. Mais ce que je n'ai pas fait, faites-le Seigneur Jésus ! Illuminez cette grotte de mon âme, ô Divin Soleil !
Les premiers adorateurs, la première société que Notre Seigneur veut en sa crèche est celle des plus humbles, des plus rustiques, des plus petits, des plus simples aussi : des bergers ! Il ne se contente pas de les agréer, Il les appelle, Il les fait appeler par les purs esprits, supérieurs en pureté, en intelligence, en amour, en puissance, que sont les anges...
Quel baume Vous avez mis jusqu'à la fin des siècles au cœur des pauvres, des petits, des dédaignés du monde, en leur montrant dès Votre naissance qu'ils sont Vos privilégiés, Vos favoris, les premiers appelés : les toujours appelés autour de Vous qui avez voulu être un des leurs et être dès Votre berceau et toute Votre vie entouré par eux.
Dans ma naissance, je me donne à Vous complètement : je me mets entre Vos mains. Désormais, Vous pourrez me voir, me toucher, m'écouter, me posséder, me servir, me consoler.
Ne craignez pas, ne soyez pas intimidés devant ce petit enfant si doux qui vous sourit et vous tend les bras. Il est votre Dieu, mais il est plein de douceur et de sourires : ne craignez pas. Soyez toute tendresse, tout amour, et toute confiance.
Jésus, enfant si doux ! Appel à la contemplation de ce spectacle si ravissant, si suave !
(Textes extraits des sermons, homélies, lettres et écrits de Charles de Foucauld)
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Le « Pain quotidien » d’après Charles de Foucauld Sermons - Homélie - Méditations
Voici une méditation sur le Saint Sacrifice de la Messe « Dans la Sainte Communion, Dieu entre en nous corporellement » du Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), ancien militaire de la France coloniale qui, une fois converti à 28 ans par la Grâce, est parti en Algérie, devint ami des Touareg par sa présence aux pauvres et sa vie contemplative au cœur des masses et fut assassiné à Tamanrasset.
« Donnez-nous aujourd'hui notre Pain substantiel »
La Méditation de Charles de Foucauld sur la Sainte Eucharistie « Dans la Sainte Communion, Dieu entre en nous corporellement » :
« Que demandons-nous par-là, ô mon Dieu ? Nous demandons pour aujourd'hui et en même temps pour la vie présente, qui ne dure qu'un jour, le Pain qui est au-dessus de toute autre substance, c'est-à-dire le Pain surnaturel, le Seul qui nous soit nécessaire, le Seul dont nous ayons absolument besoin pour atteindre notre fin : ce seul Pain nécessaire, c'est la Grâce.
Toutefois il est un autre Pain surnaturel, qui, sans être absolument indispensable comme la Grâce, est indispensable pour beaucoup et est le Bien des biens. Cet autre Pain, dont le seul nom de pain nous donne la pensée, et qui est un Bien si doux, un Bien suprême, c'est la Très Sainte Eucharistie. Mais par-dessus tout, il faut remarquer qu'en demandant ce double Pain de la Grâce et de l'Eucharistie, je ne le demande pas pour moi seul, mais pour nous, c'est-à-dire pour tous les hommes. Je ne fais aucune demande pour moi seul, tout ce que je demande dans le Pater, je le demande ou pour Dieu ou pour tous les hommes.
La Religion Catholique nous nourrit sur la voie de la Croix, sur le chemin de l'imitation de Notre Seigneur Jésus, par une Nourriture admirable et divine qui est notre Pain quotidien et notre « Vie ». Cette nourriture, ce vrai « Pain quotidien », cette « Vie », c'est la Sainte Eucharistie, Jésus même, Dieu et homme, se donnant, se livrant tout entier à nous, tel qu'il est présentement au ciel, sous l'apparence d'une petite hostie. Dans la Sainte Communion, Dieu entre en nous corporellement ; nous touchons de notre bouche le Corps de Notre Seigneur, comme Le touchèrent les lèvres de Marie, de Joseph, de Magdeleine : Il entre en nous comme Il repose dans le sein de Marie : Il s'unit à nous du plus chaste des Mariages, devenant le divin Époux de nos âmes, se donnant, se livrant, s'abandonnant à nous, à posséder et à aimer dans le temps et dans l'éternité... L'Eucharistie, c'est Jésus enfant nous tendant les bras de Sa crèche pour nous offrir et nous demander un baiser ; c'est Jésus devenant notre Époux et s'unissant à nous dans une union infiniment chaste et infiniment étroite, ne faisant qu'un avec nous par un miracle de puissance et d'amour. L'Eucharistie, ce n'est pas seulement la Communion, le Baiser de Jésus, le Mariage avec Jésus : c'est aussi le Tabernacle et l'Ostensoir, Jésus présent sur nos autels « tous les jours jusqu'à la consommation des siècles », vrai Emmanuel, « vrai Dieu avec nous », s'exposant à toute heure, sur toutes les parties de la terre, à nos regards, à notre adoration et à notre amour et changeant, par cette Présence perpétuelle, la nuit de notre vie en une illumination délicieuse... L'Eucharistie, c'est Dieu avec nous, c'est Dieu en nous, c'est Dieu se donnant perpétuellement à nous, à aimer, adorer, embrasser et posséder, A Lui Gloire, Louange, Honneur et Bénédiction dans les siècles des siècles ».
Ainsi soit-il.
Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916) - Ecrits spirituels, Seuil 1950