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9 août
Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix - Edith Stein. Copatronne de l’Europe
Prière de Saint Jean de Cronstadt à la Sainte Trinité
Voici la Prière « Gloire à Vous, ô Seigneur, que nous adorons en Votre sainte Trinité » de Saint Jean de Cronstadt (1829-1908), Archiprêtre à la Cathédrale de Cronstadt près de Saint-Pétersbourg en Russie et membre du Saint-Synode de l’Église Orthodoxe Russe.
La prière à la Sainte Trinité de Saint Jean de Cronstadt « Gloire à Vous, ô Seigneur, que nous adorons en Votre sainte Trinité » :

« Gloire à Vous, ô Père qui êtes la vie, ô Fils qui êtes la vie, ô saint Esprit qui êtes la vie, ô Être simple, ô Dieu qui délivrez toujours notre âme de la mort, malgré nos passions qui la lui font subir ! Gloire à Vous, ô Seigneur, que nous adorons en Votre sainte Trinité ; gloire à Vous ! Car la seule invocation de votre Nom fait rayonner de joie les âmes et les corps et nous donne une paix qui surpasse tous nos biens terrestres et sensibles et tout entendement. Ce Dieu donc, que nous adorons en Sa sainte Trinité, est par Lui-même. Oui, c'est la Vérité, et ainsi soit-il ! »

Saint Jean de Cronstadt (1829-1908)

Le « Signe de Croix » selon le Curé d’Ars à la Sainte Trinité
Voici pourquoi et comment faire son « Signe de Croix » d’après Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859), Curé d’Ars-sur-Formans dans la petite paroisse des Dombes pendant 41 années surnommé le « Saint Curé d'Ars », canonisé en 1925 et nommé « Patron de tous les Curés de l'Univers » par le Pape Pie XI en 1929.
Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.


Le « Signe de Croix » du Saint Curé d’Ars

Le Mystère de la Sainte Trinité, qui est Un seul Dieu en Trois Personnes, c'est le Père qui nous a créés, c'est le Fils qui nous a rachetés par sa Mort et ses Souffrances et c’est le Saint-Esprit qui nous a sanctifiés dans le Saint Baptême.

Rien n'est plus frappant que ce Signe de Croix. Il nous représente :
1/ le Mystère de la Sainte Trinité ;
2/ par le mouvement que fait la main du front à l'estomac, il nous rappelle la descente de Jésus Christ du sein de son Père dans celui de la Vierge Marie ;
3/ le Crucifiement de Jésus Christ, par la Croix que nous formons ;
4/ le Jugement dernier, par le mouvement que fait la main de gauche à droite.

Il faut faire le Signe de la Croix avec un grand respect.

On commence par la tête : c'est le chef, la création, le Père ;
ensuite, le cœur : l'amour, la vie, la rédemption, le Fils ;
les épaules : la force, le Saint-Esprit.

Ainsi soit-il.

Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859)

Prière du Cardinal de Bérulle à la Sainte Trinité
Voici une Prière aux Trois Personnes Divines « Ô Cœur de Jésus vivant en Marie et par Marie ! » du Cardinal Pierre de Bérulle (1575-1629), Fondateur de la Société de l'Oratoire en 1611 avec 60 maisons pour proposer aux Prêtres séculiers les moyens d'une authentique vie spirituelle pour guider le peuple Catholique vers Dieu.
La Prière de Pierre de Bérulle aux Trois Personnes Divines « Ô Cœur de Jésus vivant en Marie et par Marie ! » :

« Ô Cœur de Jésus vivant en Marie et par Marie ! Ô Cœur de Marie vivant en Jésus et pour Jésus ! Ô liaison délicieuse de ces deux Cœurs ! Béni soit le Dieu d'Amour et d'Unité qui les unit ensemble ! Qu'Il unisse notre cœur à ces deux Cœurs, et qu'Il fasse que ces trois Cœurs vivent en unité, en l'honneur de l'Unité Sacrée qui est dans les Trois Personnes Divines ! »

Ainsi soit-il.

Cardinal Pierre de Bérulle (1575-1629)

Prière de St Pierre d’Alcantara à la Sainte Trinité
Voici la Prière « Ô Très bienfaisante Trinité, enseignez-moi, dirigez-moi et aidez-moi en toutes choses » de Saint Pierre d’Alcantara (1499-1562) né Pierre Garavito à Alcantara en Estrémadure, Prêtre Espagnol entré à 16 ans chez les Franciscains de la Custode du Saint Evangile, réputé pour sa pénitence qui dormait assis, mangeait un peu d’herbe tous les 3 jours et disait : « Entre mon corps et moi il y a un pacte : le corps a promis de se laisser maltraiter sur la terre et j'ai promis de le laisser se reposer dans le Ciel ».
La Prière de Pierre d’Alcantara « Ô Très bienfaisante Trinité, enseignez-moi, dirigez-moi et aidez-moi en toutes choses » :

« Très haute, Très clémente et Très bienfaisante Trinité, Père, Fils et Saint Esprit, un Seul vrai Dieu, enseignez-moi, dirigez-moi et aidez-moi, Seigneur, en toutes choses ! Ô Père tout Puissant, par la grandeur de votre Puissance infinie, établissez et affermissez ma mémoire en Vous et remplissez-la de saintes et de dévotes pensées ! Ô Fils très Puissant, par Votre éternelle Sagesse, éclairez mon entendement de la Lumière de la souveraine Vérité et ornez le de la connaissance de mon extrême bassesse ! Ô Esprit Saint, amour du Père et du Fils, par Votre incompréhensible Bonté, intimez-moi toutes Vos volontés et enflammez mon cœur d'un si grand Amour que toutes les eaux ne puissent L'éteindre ! Ô Trinité Sainte, mon seul Dieu et tout mon Bien, oh ! Si je pouvais Vous aimer et Vous louer comme Vous aiment et Vous louent les anges ! Oh ! Si j'avais l'amour de toutes les créatures, combien volontiers je Vous le donnerais et je le transporterais en Vous, bien que cet amour ne fût pas suffisant pour Vous aimer comme Vous le méritez. Il n'y a que Vous seul qui puissiez Vous louer et Vous aimer dignement, car il n'y a que Vous seul qui compreniez Votre incompréhensible Bonté, et ainsi Vous seul pouvez L'aimez autant qu'Elle le mérite : ce n'est donc que dans cette divine Poitrine que se garde la justice et l'amour. Ô Marie, Marie, Marie, Très Sainte Vierge, Mère de Dieu, Reine du Ciel, Maîtresse du monde, Sanctuaire du Saint Esprit, Lis de pureté, Rose de patience, Paradis de délices, Miroir de chasteté, Modèle d'innocence, priez pour ce pauvre exilé et pour ce pèlerin, et faites-lui part des surabondances de Votre très abondante Charité. Ô vous, bienheureux saints et saintes, ô vous esprits bienheureux qui brûlez d'amour pour votre Créateur, vous principalement séraphins qui embrasez les Cieux et la terre de votre amour, n'oubliez pas mon pauvre et misérable cœur, purifiez-le comme les lèvres d'Isaïe de toutes les souillures et de tous les péchés, et enflammez-le, brûlez-le du feu de votre très ardent amour, afin que je n'aime uniquement que Notre Seigneur seul, que je ne cherche que Lui seul, que je me repose et que je meure en Lui seul dans tous les siècles des siècles. »

Ainsi soit-il.

Saint Pierre d’Alcantara (1499-1562)

Prière du Bienheureux Dom Guillaume de Saint-Thierry à la Sainte Trinité
Voici une Prière d’invocation à la Trinite « Ô Toi, Trinité dans une seule nature, nous T'adorons et Te bénissons ! » du Bienheureux Dom Guillaume de Saint-Thierry (1070-1148), Théologien, Mystique et Père Abbé de l’Abbaye Bénédictine de Saint-Thierry près de Reims en 1121 qui démissionna en 1135 pour devenir un simple Moine Cistercien du Monastère de Signy dans les Ardennes et s’adonner ainsi à la rédaction de ses œuvres théologiques et spirituelles.
La Prière du Bx Guillaume de l’Abbaye de Saint-Thierry « Ô Toi, Trinité dans une seule nature, nous T'adorons et Te bénissons ! » :

« Ô Toi, Trinité dans une seule nature, Dieu unique dont nous tenons l'être, par qui, en qui nous avons l'être ; Toi dont nous nous sommes éloignés par le péché et dont nous avons perdu la ressemblance, mais qui n'as pas permis que nous périssions loin de Toi ; Toi le Principe vers lequel nous remontons, le Modèle que nous suivons, la Grâce qui nous donne la réconciliation, nous T'adorons et Te bénissons, à Toi la gloire dans les siècles ! »

Ainsi soit-il.

Guillaume de Saint-Thierry (1070-1148)

Prière de St Grégoire le Thaumaturge de Néocésarée à la Sainte Trinité
Voici la Prière « Par Vous, ô pleine de Grâce, la très sainte et consubstantielle Trinité est connue dans le monde » de Saint Grégoire le Thaumaturge (213-270), Évêque de sa ville natale Néocésarée du Pont en Cappadoce, l’actuelle Turquie, qui se rendit célèbre par sa doctrine, ses vertus, ses travaux apostoliques, les miracles qu’il accomplit et lui ont valu le surnom de Thaumaturge.
La Prière de Saint Grégoire de Néocésarée « Par Vous, ô pleine de Grâce, la très sainte et consubstantielle Trinité est connue dans le monde » :

« La Louange qui Vous est due, ô Très Sainte Vierge, à cause que le Fils de Dieu Vous a choisie pour sa Mère est au-dessus de toute louange. Toutes les créatures qui sont au ciel, sur la terre et sous la terre, sont obligées de Vous rendre l'honneur et le service qui est dû à la Mère de Dieu : car Vous êtes le Trône de la divine Majesté ; Vous êtes toute brillante d'une Lumière admirable que Vous répandez dans les régions de l'empire céleste, là où est glorifié le Père qui ne procède d'aucun principe, duquel la Puissance Vous a obombrée ; là où est adoré le Fils que Vous avez enfanté selon son humanité, et là où est magnifié le Saint-Esprit qui a opéré en Vous l'incarnation de ce Roi de gloire. Par Vous, ô pleine de Grâce, la très sainte et consubstantielle Trinité est connue dans le monde : daignez, s'il Vous plaît, nous rendre participants de votre Grâce et de la perfection de vos Vertus ».

Ainsi soit-il.

Saint Grégoire le Thaumaturge (213-270)

Né en Cappadoce maritime d'une famille païenne, Saint Grégoire le Thaumaturge se révéla très tôt être d'une intelligence hors du commun. Il contemplait l'harmonie du monde créé, délaissant les liaisons dangereuses que ses amis lui proposaient. Envoyé en Palestine pour poursuivre ses études, il y rencontre Origène qui lui fait découvrir la foi chrétienne. Retiré au désert pendant quelque temps, il revient à Néocésarée comme évêque. Son œuvre pastorale convertit la région, mais durant la persécution de Dèce, il préfère se cacher pour aider les plus faibles dans la foi. Il s'endormit dans la paix du Seigneur.

Prière de Louanges du Pape François à la Sainte Trinité
Voici la Prière « Loué sois-Tu ! » de notre Saint Père, le Pape François, donnée à Rome près de Saint Pierre le 24 mai 2015, jour de la solennité de Pentecôte, en la troisième année de son Pontificat, et extraite de son Encyclique « Laudate Si ».
La Prière du Pape François « Loué sois-Tu ! » extraite de son Encyclique « Laudate Si » :

« Nous Te louons, Père, avec toutes Tes créatures, qui sont sorties de ta Main puissante. Elles sont Tiennes, et sont remplies de ta Présence comme de ta Tendresse. Loué sois-Tu ! Fils de Dieu, Jésus, toutes choses ont été créées par Toi. Tu t’es formé dans le sein maternel de Marie, Tu as fait partie de cette terre, et Tu as regardé ce monde avec des yeux humains. Aujourd’hui Tu es vivant en chaque créature avec ta Gloire de ressuscité. Loué sois-Tu ! Esprit-Saint, qui par ta Lumière orientes ce monde vers l’Amour du Père et accompagnes le gémissement de la création, Tu vis aussi dans nos coeurs pour nous inciter au bien. Loué sois-Tu ! Ô Dieu, Un et Trine, communauté sublime d’amour infini, apprends-nous à Te contempler dans la beauté de l’univers, où tout nous parle de Toi. Éveille notre louange et notre gratitude pour chaque être que Tu as créé. Donne-nous la grâce de nous sentir intimement unis à tout ce qui existe. Dieu d’amour, montre-nous notre place dans ce monde comme instruments de ton Affection pour tous les êtres de cette terre, parce qu’aucun n’est oublié de Toi. Illumine les détenteurs du pouvoir et de l’argent pour qu’ils se gardent du péché de l’indifférence, aiment le bien commun, promeuvent les faibles, et prennent soin de ce monde que nous habitons. Les pauvres et la terre implorent : Seigneur, saisis-nous par ta Puissance et ta Lumière pour protéger toute vie, pour préparer un avenir meilleur, pour que vienne ton Règne de justice, de paix, d’amour et de beauté. Loué sois-tu ! Amen. »

Pape François - Rome, le 24 mai 2015

Notre Pape François :
Né en 1936 à Buenos Aires en Argentine, Jorge Bergoglio a suivi une formation d’ingénieur chimiste avant d’entrer au séminaire puis au noviciat de la Compagnie de Jésus en 1958. Successivement professeur de littérature et de psychologie, Provincial d’Argentine, recteur, curé de paroisse, il a été nommé archevêque de Buenos Aires en 1998 puis président de la Conférence Episcopale d'Argentine ; il est devenu le pape François le 13 mars 2013.

Prière de la Bienheureuse Élisabeth de la Trinité à la Sainte Trinité
Voici la Prière Trinitaire « Notre Demeure, la Trinité » de la Bienheureuse Élisabeth de la Trinité (1880-1906), Sœur Religieuse Carmélite de Dijon qui a écrit de nombreuses lettres, ainsi que des poèmes et des écrits spirituels sur la Sainte Trinité.
La Prière de la Bienheureuse Elisabeth de la Trinité « Notre Demeure, la Trinité » :

« Père, Je veux que là où Je suis ceux que Vous m'avez donnés y soient avec moi, afin qu'ils contemplent la gloire que Vous m'avez donnée, parce que Vous m'avez aimé avant la création du monde ». Telle est la dernière Volonté du Christ, sa Prière suprême avant de retourner à son Père. Il veut que là où Il est, nous y soyons aussi, non seulement durant l'éternité, mais déjà dans le temps, qui est l'éternité commencée, et toujours en progrès. Il importe donc de savoir où nous devons vivre avec Lui pour réaliser son Rêve divin. Le Lieu où est caché le Fils de Dieu, c'est le sein du Père, ou l'Essence divine, invisible à tout regard mortel, inaccessible à toute intelligence humaine, ce qui faisait dire à Isaïe : « Vous êtes vraiment un Dieu caché ». Et pourtant sa Volonté, c'est que nous soyons fixés en Lui, que nous demeurions où Il demeure, dans l'Unité d'Amour, que nous soyons, pour ainsi dire, comme l'ombre de Lui-même. Par le baptême, dit saint Paul, nous avons été présentés en Jésus-Christ. Et encore : « Dieu nous a fait asseoir dans les Cieux en Jésus-Christ afin de montrer aux siècles à venir les richesses de sa grâce ». Et plus loin : « Vous n'êtes plus des hôtes ou des étrangers, mais vous êtes de la Cité des saints et de la Maison de Dieu ». La Trinité, voilà notre demeure, notre « chez nous », la maison paternelle d'où nous ne devons jamais sortir. Le Maître l'a dit un jour : « L'esclave ne demeure pas toujours en la maison, mais le fils y demeure toujours ». « Demeurez en moi ». C'est le Verbe de Dieu qui donne cet ordre, qui exprime cette volonté. Demeurez en moi, non pas pour quelques instants, quelques heures qui doivent passer, mais « demeurez... » d'une façon permanente, habituelle. Demeurez en moi, priez en moi, adorez en moi, aimez en moi, souffrez en moi, travaillez, agissez en moi. Demeurez en moi pour vous présenter à toute personne ou à toute chose, pénétrez toujours plus avant en cette profondeur. C'est bien là vraiment la « solitude où Dieu veut attirer l'âme pour lui parler », comme le chantait le prophète. Mais pour entendre cette parole toute mystérieuse, il ne faut pas s'arrêter pour ainsi dire à la surface, il faut entrer toujours plus en l'Être divin par le recueillement. « Je poursuis ma course », s'écriait saint Paul ; ainsi nous devons descendre chaque jour en ce sentier de l'Abîme qui est Dieu ; laissons-nous glisser sur cette pente dans une confiance toute pleine d'amour. « Un abîme appelle un autre abîme ». C'est là tout au fond que se fera le choc divin, que l'abîme de notre néant, de notre misère, se trouvera en tête à tête avec l'Abîme de la miséricorde, de l'immensité du tout de Dieu. Là que nous trouverons la force de mourir à nous-mêmes et que, perdant notre propre trace, nous serons changés en Amour. Ainsi soit-il. »

Bienheureuse Elisabeth de la Trinité (1880-1906)

En société avec la Trinité :
« Saint Jean dans ses épîtres souhaite que nous ayons « société » avec la Sainte Trinité : ce mot est si doux, et c'est si simple ! Il suffit, saint Paul le dit, il suffit de croire. À tout instant du jour et de la nuit les Trois Personnes divines demeurent en toi. Tu ne possèdes pas la Sainte Humanité comme quand tu communies, mais la Divinité. Cette Essence que les bienheureux adorent dans le ciel, elle est dans ton âme. Alors, quand on sait cela, c'est une intimité toute adorable : on n'est plus jamais seule ! C'est si simple : pas besoin de belles pensées mais un épanchement du coeur. À Dieu encore, vivons avec Lui. »

Prière de la Bienheureuse Élisabeth de la Trinité à la Sainte Trinité
Voici la Prière « La Trinité, voilà la Maison paternelle d'où nous ne devons jamais sortir » de la Bienheureuse Élisabeth de la Trinité (1880-1906), Sœur Religieuse Carmélite de Dijon qui a écrit de nombreuses lettres, ainsi que des poèmes et des écrits spirituels.
La Prière de la Bienheureuse Elisabeth de la Trinité « La Trinité, voilà la Maison paternelle d'où nous ne devons jamais sortir » :

« Oui, « je l'ai trouvé, Celui qu'aime mon âme » (Ct 3, 14), « cet unique nécessaire » (Lc 10, 42) que nul ne peut me ravir. Qu'il est bon, qu'il est beau ! Je voudrais être toute silencieuse, toute adorante afin de pénétrer toujours plus en Lui, et d'en être si pleine que je puisse Le donner par la prière à ces pauvres âmes ignorantes du don de Dieu ! Je sais que vous priez pour moi chaque jour à la sainte Messe. Mettez-moi dans le calice afin que mon âme soit baignée dans ce Sang de mon Christ dont j'ai soif, afin d'être toute pure, toute transparente pour que la Trinité puisse se refléter en moi comme dans un cristal. La Trinité, voilà notre demeure, notre chez-nous, la maison paternelle d'où nous ne devons jamais sortir. Le Maître l'a dit un jour : « L’esclave ne demeure pas toujours en la maison, mais le fils y demeure toujours » (Jn 8, 35). Ainsi soit-il. »

Bienheureuse Elisabeth de la Trinité (1880-1906)


C'est dans un camp militaire près de Bourges, où vit la famille du capitaine Catez, qu’Élisabeth de la Trinité voit le jour. Puis les Catez s'installent près de Dijon. La petite fille a un caractère passionné, coléreux, voire violent, qu'elle va tâcher de dominer. Alors qu'elle n'a que 7 ans, son papa est terrassé par une crise cardiaque et meurt dans ses bras. A 8 ans, elle ressent l'appel de la Vocation Religieuse. Sa Première Communion réalise en elle une profonde transformation spirituelle. A 14 ans, au cours d'une action de grâce, elle se consacre dans son cœur totalement à Jésus et fait vœu de virginité. Élisabeth désire entrer au Carmel. Respectant avec obéissance la Volonté de Dieu, elle patiente jusqu'à 21 ans, du fait de l'opposition de sa mère. Elle développe une profonde intimité avec Dieu qui demeure en elle. Le 2 août 1901, elle entre enfin au Carmel de Dijon, prenant le nom d'Élisabeth de la Trinité. Elle écrit une ardente Prière à la Trinité et quelque temps après tombe malade. Elle meurt dans de grandes souffrances, s'offrant comme une hostie de louange à la Gloire de Dieu le 9 novembre 1906, à 26 ans.

Prière de la Bienheureuse Élisabeth de la Trinité à la Sainte Trinité
Voici une Prière à l'insondable Trinité « Immensus Pater, immensus Filius, immensus Spiritus Sanctus » de la Bienheureuse Élisabeth de la Trinité (1880-1906), Sœur Religieuse Carmélite de Dijon qui a écrit de nombreuses lettres, ainsi que des poèmes et des écrits spirituels, notamment axés sur la Trinité et la louange.
La Prière de la Bienheureuse Élisabeth de la Trinité à l'insondable Trinité « Immensus Pater, immensus Filius, immensus Spiritus Sanctus » :

« Qu'elle est belle cette créature ainsi dépouillée, délivrée d'elle-même! Elle est en état de « disposer des ascensions en son cœur, pour passer de la vallée des larmes vers le lieu qui est son but », ce « lieu spacieux », chanté par le Psalmiste, qui est, me semble-t-il, l'insondable Trinité : Immensus Pater, immensus Filius, immensus Spiritus Sanctus ! Elle monte ... Elle s'élève au-dessus des sens, de la nature : elle se dépasse elle-même ; elle surpasse toute joie comme toute douleur, et passe à travers tout pour ne se reposer que lorsqu'elle aura pénétré en l'intérieur de Celui qu'elle aime et qui lui donnera Lui-même « le repos de l'abîme spacieux », chanté par le Psalmiste, qui est, l'insondable Trinité. Et tout cela sans être sortie de la sainte forteresse ; le Maître lui a dit : « Hâte-toi de descendre ». C'est encore sans sortir de là qu'elle vivra à l'image de la Trinité immuable en un éternel présent, l'adorant toujours à cause d'Elle-même, et devenant par un regard toujours plus simple, plus unitif « la splendeur de sa gloire », autrement dit : l'incessante louange de gloire de ses perfections adorables. Ainsi soit-il. »

Bienheureuse Elisabeth de la Trinité (1880-1906)

Prière de Saint Gildas de Rhuys à la Sainte Trinité
Voici la Prière « Unité de la Trinité, viens à mon aide » de Saint Gildas de Rhuys (494-570), Moine écossais émigré en Bretagne et fondateur de l'Abbaye de Saint-Gildas de Rhuys avant de mourir sur l'île de Houat au large de Quiberon dans le Morbihan.
La Prière de Saint Gildas de Rhuys « Unité de la Trinité, viens à mon aide » :

« Viens à mon aide, Unité de la Trinité, aie pitié de moi, Trinité de l'Unité. De grâce, viens à mon aide, car je me trouve comme au milieu d'une grande mer périlleuse. Que ne m'entraînent avec elles ni l'épidémie de cette année, ni la vanité de ce monde. Et cela, je le demande aussi aux sublimes puissances de l'armée céleste. Qu'elles ne laissent pas les ennemis me déchirer mais me défendent maintenant par leurs armes puissantes. Que le Christ fasse avec moi un pacte irréfragable et que sa crainte fonde sur les troupes infernales. Amen. »

Saint Gildas de Rhuys (494-570)

Prière du Bienheureux Jacques Alberione à la Sainte Trinité
Voici une Prière de consécration à la Très Sainte Trinité « Ô Dieu Trinité, je T’adore, je Te remercie et je T’aime » du Bienheureux Père Jacques Alberione (1884-1971), Giacomo Alberione en italien, Fondateur de la Famille Paulinienne avec une dizaine d’institutions unies entre elles par le même idéal de sainteté et d'apostolat qui représente aujourd’hui 10 000 personnes en Italie, au Brésil, en Argentine et aux États-Unis.
La Prière du Bienheureux Jacques Alberione à la Très Sainte Trinité « Ô Dieu Trinité, je T’adore, je Te remercie et je T’aime » :

« Ô Dieu Trinité, Père, Fils et Esprit Saint, présent et agissant dans l’Église et en moi, je T’adore, je Te remercie et je T’aime. Par les mains de Marie, ma mère, je T’offre, je Te donne, je Te consacre tout mon être pour la vie et pour l’éternité. À Toi, Père des cieux, je m’offre, je me donne et je me consacre comme enfant. À Toi, Jésus Maître, je m’offre, je me donne et je me consacre comme frère et disciple. À Toi, Esprit Saint, je m’offre et je me donne comme « temple vivant » pour être consacré et sanctifié. Marie, Mère de l’Église et ma Mère, Toi qui vis en présence de la Sainte Trinité, enseigne-moi à m’unir intimement aux trois Personnes divines par la liturgie et les sacrements afin que ma vie entière soit un « Gloire au Père, au Fils et à l’Esprit Saint ». Amen. »

Père Jacques Alberione (1884-1971)

Prière du Bienheureux Dom Guillaume de Saint-Thierry à la Sainte Trinité
Voici la Prière « Je Vous demande, Seigneur, de souffrir que je Vous cherche encore » du Bienheureux Dom Guillaume de Saint-Thierry (1070-1148), Grand contemplatif par son Traité « De la contemplation de Dieu » composé en 1119, Moine à Reims puis Père Abbé de l’Abbaye Bénédictine de Saint-Thierry qui démissionna pour devenir un simple Moine Cistercien du Monastère de Signy dans les Ardennes.
La Prière du Bienheureux Dom Guillaume de Saint-Thierry « Je Vous demande, Seigneur, de souffrir que je Vous cherche encore » :

« Je Vous demande par votre Bonté toute puissante, Seigneur, par la Patience pleine de mansuétude que Vous me témoignez toujours, de souffrir que je Vous cherche encore, et de faire connaître à mon âme l'objet de ses désirs. Lorsqu'elle soupire après votre Face, elle est si aveugle, si troublée au-dedans d'elle-même qu'elle se consume de désir en ignorant l'objet de son désir. Et qui peut Vous voir comme Vous êtes ? Et qui est semblable à Vous ? Qui est tel que Vous, si grand que Vous ? Mais Vous n'avez ni tel mode ni telle grandeur, car Vous n'avez ni qualité ni quantité. Vous qui êtes ce que Vous êtes, une telle vision nous dépasse ; car voir ce que Vous êtes, c'est être ce que Vous êtes. Nul ne voit le Père sinon le Fils, nul ne voit le Fils sinon le Père, car c'est être pour le Fils que de voir le Père. Et nous lisons ensuite dans l'Évangile : et celui à qui le Fils a voulu Le révéler. Le Père et le Fils n'ont pas de volontés différentes mais ils ont une seule et même volonté qui est celle de l'Esprit Saint. La Trinité se révèle par l'Esprit Saint à l'âme de Dieu qu'Elle veut honorer d'une manière éminente. Amen. »

Guillaume de Saint-Thierry (1070-1148)

Prière de la Bienheureuse Élisabeth de la Trinité à la Sainte Trinité
Voici la Prière « Je serai bien Élisabeth de la Trinité ! » sur l’aspiration Trinitaire de la Bienheureuse Élisabeth de la Trinité (1880-1906) fêtée le 15 octobre qui renonce au nom d'Élisabeth de Jésus auquel elle aspirait, pour être placée sous le patronage de la Trinité. Elisabeth reconnaît que sa fonction et son nouveau nom : « de la Trinité » la vouent à devenir « une Louange de gloire à la Très Sainte Trinité ».
La Prière de la Bienheureuse Élisabeth de la Trinité sur son aspiration Trinitaire « Je serai bien Élisabeth de la Trinité ! » :

« Ce que vous me dites sur mon nom me fait du bien. Je l'aime tant ! Il me dit toute ma vocation. En y pensant, mon âme est emportée sous la grande vision du Mystère des mystères, en cette Trinité qui, dès ici-bas est notre cloître, notre demeure, l'Infini en lequel nous pouvons nous mouvoir à travers tout. Je lis en ce moment de bien belles pages dans notre Père saint Jean de la Croix sur la transformation de l'âme en les Trois Personnes divines. À quel abîme de gloire nous sommes appelés ! Oh ! Je comprends les silences, les recueillements des Saints qui ne pouvaient plus sortir de leur contemplation. Aussi, Dieu pouvait les emmener sur les sommet divins où l' « Un » se consomme, entre Lui et l'âme. L’Esprit Saint l'élève à une hauteur si admirable qu'Il la rend capable de produire en Dieu la même aspiration d'amour que le Père produit avec le Fils, et le Fils avec le Père, aspiration qui n'est autre que l'Esprit Saint Lui-même. Je voudrais y répondre en passant sur la terre comme la sainte Vierge, « gardant toutes ces choses en mon cœur », m'ensevelissant pour ainsi dire dans le fond de mon âme, afin de me perdre en la Trinité qui y demeure, pour me transformer en Elle. Alors ma devise sera réalisée : Je serai bien Élisabeth de la Trinité ! Ainsi soit-il. »

Bienheureuse Elisabeth de la Trinité (1880-1906)

Prière de la Bienheureuse Élisabeth de la Trinité à la Sainte Trinité
Voici la Prière « Ô Trinité, au centre de mon cœur je n'ai qu'à me cacher pour me perdre à jamais en Ta divine Essence » de la Bienheureuse Élisabeth de la Trinité (1880-1906) fêtée le 15 octobre qui renonce au nom d'Élisabeth de Jésus auquel elle aspirait, pour être placée sous le patronage de la Trinité. Son message spirituel a marqué de nombreuses âmes dont celle de Saint Jean Paul Il qui l’a béatifiée le 25 novembre 1984 à Saint-Pierre de Rome.
La Prière de la Bienheureuse Élisabeth de la Trinité « Ô Trinité, au centre de mon cœur je n'ai qu'à me cacher pour me perdre à jamais en Ta divine Essence » :

« Être infini, profondeur insondable, ravis, perdus dans Ta divinité, ô Trinité, Dieu trois fois immuable, nous Te voyons Toi-même en Ta clarté. Ce n'est pas au dehors que je dois Te chercher pour adhérer à Toi de substance à substance. Au centre de mon cœur je n'ai qu'à me cacher pour me perdre à jamais en Ta divine Essence. Dans le calme profond de Ton Être éternel daigne m'ensevelir, pour que, dès cette vie, je puisse, à travers tout, demeurer comme au ciel en Ta dilection et Ta paix infinie. Ainsi soit-il. »

Bienheureuse Elisabeth de la Trinité (1880-1906)

Prière du Père Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus à la Sainte Trinité
Voici la Prière « Ô Père, ô Fils, ô Esprit d’Amour… » du Père Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus (1894-1967), de son vrai nom Henri Grialou qui fut Prieur du Couvent des Carmes à Agen, Monaco, Tarascon, … Provincial de la province Avignon-Aquitaine, Définiteur général de l'Ordre du Carmel à Rome et Fondateur de l'Institut Notre-Dame de Vie à Venasque dans le Vaucluse.
La Prière du Père Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus « Ô Père, ô Fils, ô Esprit d’Amour… » :

« Ô Père, ô Fils, ô Esprit d’Amour… Donnez à chacune de nos âmes, cette beauté, cette grandeur, que vous avez rêvées pour elles de toute éternité. Nous vous le demandons humblement, ô Père Source de toute lumière, ô Jésus notre Frère, notre Maître, notre Roi, ô Esprit Saint, Amour substantiel, Architecte et ouvrier des desseins de Dieu. Réalisez tout entière cette pensée de Dieu. Que pas une étincelle de cet amour que vous nous destinez ne reste inemployée, mais qu’elle descende ici-bas. Unissez-nous à vous, entrevoyez déjà toute notre participation à votre vie trinitaire. Nous y trouverons notre bonheur, et je sais que vous aussi vous y trouverez une gloire, secondaire c’est vrai, mais dans laquelle vous saurez cependant vous complaire. Voilà la prière que nous faisons, ô Trinité Sainte. Elle est pour votre gloire, votre joie, pour l’expansion de votre vie trinitaire. Assurez son efficacité par une nouvelle emprise de l’Esprit Saint. Que chaque jour, chaque instant de notre vie marque une croissance de votre emprise. Et lorsque vous dominerez sur chacun de nous, nous porterons témoignage de vous, là où vous nous enverrez, comme vous nous enverrez. Et dans cet apostolat de témoignage, nous trouverons notre raison d’être, ô Père, ô Fils, ô Saint-Esprit. Considérez ce que vous avez fait, et réalisez complètement votre œuvre en nous, et par nous, en tous ceux que nous introduirons dans le même dessein d’amour, dans votre vie trinitaire, auprès de vous et en vous. Ainsi soit-il. »

Père Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus (1894-1967)

Prière du Bienheureux Giovanni Mazzucconi à la Sainte Trinité
Voici la Prière « Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit » du Bienheureux Giovanni Mazzucconi (1826-1855), Prêtre Italien et Missionnaire en Papouasie-Nouvelle-Guinée qui fut l'un des premiers membres de l'Institut Pontifical pour les Missions Etrangères (P.I.M.E). Giovanni Mazzucconi fut tué pour sa foi par les indigènes en débarquant à l'île de Woodlark en 1855.
La Prière d’Offrande de sa propre vie pour les Missions du Bienheureux Giovanni Mazzucconi « Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit » :

« Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, moi pauvre pécheur, animé des plus vifs sentiments de gratitude et d’amour envers Votre bonté infinie que par grâce inestimable j’ai eu la chance de connaître, et ému au plus profond de mon cœur par l’indicible disgrâce de tant de mes frères qui, dans les pays les plus reculés, ont jusqu’à présent été inaccessibles à la belle lumière de l’Evangile, j’ai décidé au prix de n’importe quel sacrifice, même de ma vie, de me donner entièrement pour le salut de ces âmes même si elles devaient coûter tout le sang de la Rédemption. Bienheureux ce jour où il me sera donné de souffrir beaucoup pour une cause aussi sainte et humaine, mais plus bienheureux encore celui où j’aurai été jugé digne de répandre pour elle mon sang et de trouver la mort au milieu des tourments. Mon Dieu, Vous qui m’inspirez ces buts tellement supérieurs à mes faibles forces, soutenez-moi avec cet Esprit tout puissant qui en premier a investi vos saints Apôtres. Très Sainte Mère Immaculée, notre Avocate et notre Mère très tendre, obtenez-nous la grâce de porter jusqu’aux extrémités de la terre le nom adoré de votre Fils divin et Votre aimable nom, Marie. Les Anges protecteurs des nations, les Saints Apôtres Pierre et Paul, saint François Xavier, priez pour nous ! »

Bienheureux Giovanni Mazzucconi (1826-1855)

La lettre du Bienheureux Giovanni Mazzucconi avant son dernier voyage :

« Demain je monterai à bord et samedi, après-demain, je serai déjà en haute mer vers Woodlark. Cette année, alors que je me trouvais en mer en direction de Sidney, nous fûmes, le mercredi de la Semaine Sainte, surpris par un ouragan qui déchira nos voiles, nos cordages et la moitié supérieure de notre mât ; puis qui nous obligea à errer en mer, pendant quatre jours, sans direction et avec très peu d’espoir, jusqu’à ce que le soleil de Pâque resplendisse comme quelque chose de nouveau au-dessus de nous, et nous, nous étions vraiment comme ressuscités. Et bien, ce Dieu qui me sauva alors sera avec moi dans ce voyage aussi, et si je ne L’abandonne pas, Il veut être avec moi toujours, et tant qu’Il est avec moi tout ce qui peut m’arriver sera toujours une grâce, une bénédiction pour laquelle je devrai Le remercier. Si au milieu du danger Il voudra se retirer, ou fera semblant de dormir à la pointe du bateau, moi, comme l’Apôtre, j’irai Le réveiller et Lui faire voir le danger que je cours. Et s’Il ne voudra pas m’écouter, je Lui dirai : Seigneur ordonne que je vienne à Toi, et mon âme marchera sur les eaux, elle se mettra à Tes pieds et sera contente pour toujours. Je ne sais pas ce qu’Il me prépare de nouveau pour ce voyage que je commence demain ; je sais seulement qu’Il est bon et qu’il m’aime immensément, tout le reste : le calme et la tempête, le danger et la sécurité, la vie et la mort, ne sont que des expressions changeantes et momentanées du cher Amour immuable, éternel. Oui, mes chers amis, nous avons un autre pays, une autre patrie, un royaume où nous devons nous retrouver tous, où il n’y aura plus ni séparations ni départs, où les douleurs et les dangers passés ne serviront qu’à augmenter la consolation, la gloire. »

Prière du Bienheureux Cardinal John Henry Newman à la Sainte Trinité
Voici la Prière « Donne-nous le sens de Ta présence, fais-nous réaliser Ton action » du Bienheureux Cardinal John Henry Newman (1801-1890), Prêtre anglican converti au Catholicisme en 1845, crée Cardinal en 1879 par le pape Léon XIII et béatifié le 19 septembre 2010 par le pape Benoît XVI.
La Prière du Bienheureux Cardinal John Henry Newman « Donne-nous le sens de Ta présence, fais-nous réaliser Ton action » :

« Donne-nous le sens de Ta présence, fais-nous réaliser Ton action. A Tes disciples, Tu as voulu Te montrer, les initier à Ton mystère, les habituer à Ton absence. Donne-nous le sens de Ta présence, fais-nous réaliser Ton action. Si Tu n’étais pas parti, l’Esprit ne serait pas descendu : Il vient Te rendre présent à tous. Donne-nous le sens de Ta présence, fais-nous réaliser Ton action. Qui Te sent présent doit rendre grâces. Qui T’a perdu ne doit pas désespérer. S’il Te cherche, c’est que Tu es là. Amen. »

Cardinal John Henry Newman (1801-1890)

« Prière Testamentaire » de Saint Marcellin Champagnat à la Sainte Trinité
Voici le Testament Spirituel sous la forme d’une Prière « Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Telle est ma volonté dernière et expresse pour la gloire de Jésus et de Marie. Ainsi soit-il. » de Saint Marcellin Joseph Benoît Champagnat (1789-1840), Prêtre, Supérieur et Fondateur des Petits Frères Maristes.
Le Testament Spirituel de Saint Marcellin Champagnat « Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Telle est ma volonté dernière et expresse pour la gloire de Jésus et de Marie. Ainsi soit-il. » :

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il. Ici, en la présence de Dieu, sous les auspices de la Très Sainte Vierge et de Saint Joseph, voulant faire connaître à tous les Frères de Marie l'expression de mes dernières et de mes plus chères volontés, je recueille toutes mes forces, pour rédiger, selon que je le crois le plus conforme à la volonté divine et le plus utile au bien de la Société, mon Testament Spirituel.

D'abord, je supplie très humblement tous ceux que je pourrais avoir offensés ou scandalisés en quelque manière, quoique je ne sache pas avoir fait volontairement de la peine à personne, de vouloir bien me pardonner en considération de la charité infinie de Notre Seigneur Jésus-Christ, et d'unir leurs prières aux miennes pour obtenir du bon Dieu qu'il daigne oublier les péchés de ma vie passée, et recevoir mon âme dans son infinie Miséricorde. Je meurs plein de respect, de reconnaissance et de soumission pour le Révérend Père Supérieur Général de la Société de Marie et dans les sentiments de la plus parfaite union pour tous les membres qui la composent, spécialement pour les Frères que Dieu avait confiés à ma sollicitude, et qui ont toujours été si chers à mon cœur.

Je désire qu'une entière et parfaite obéissance règne toujours parmi les Frères de Marie, que les inférieurs, envisageant dans les Supérieurs la personne de Jésus-Christ, leur obéissent de cœur et d'esprit, renonçant toujours, s'il est besoin, à leur volonté et à leur jugement propres. Qu'ils se souviennent que le Religieux obéissant remportera des victoires, et que c'est l'obéissance principalement qui est la base et le soutien d'une Communauté. Dans cet esprit, les Petits Frères de Marie se soumettront, non seulement aux premiers Supérieurs, mais encore à tous ceux qui seront préposés pour les diriger et les conduire. Ils se pénétreront bien de cette vérité de foi, que le Supérieur représente Jésus-Christ, et qu'il doit être obéi quand il commande, comme si c'était Jésus-Christ lui-même qui commandât.

Je vous prie aussi, Mes bien chers Frères, de toute l'affection de mon âme et par toute celle que vous avez pour moi, de faire en sorte que la sainte charité se maintienne toujours parmi vous. Aimez-vous les uns et les autres comme Jésus-Christ vous a aimés. Qu'il n'y ait parmi vous qu'un même cœur et un même esprit. Qu'on puisse dire des Petits Frères de Marie, comme des premiers chrétiens : Voyez comme ils s'aiment !... C'est le vœu de mon cœur le plus ardent, à ce dernier moment de ma vie. Oui, mes très chers Frères, écoutez les dernières paroles de votre Père, ce sont celles de notre bien-aimé Sauveur : Aimez-vous les uns les autres.

Je désire, mes biens chers Frères, que cette charité qui doit vous unir tous ensemble, comme les membres d'un même corps, s'étende aussi à toutes les autres congrégations. Ah! Je vous en conjure par la charité sans bornes de Jésus-Christ, gardez-vous de jamais porter envie à personne et surtout à ceux que le bon Dieu appelle à travailler, comme vous, dans l'état religieux, à l'instruction de la jeunesse. Soyez des premiers à vous réjouir de leurs succès et à vous affliger de leurs disgrâces. Recommandez-les souvent au bon Dieu et à la divine Marie. Cédez-leur sans peine. Ne prêtez jamais l'oreille à des discours qui tendraient à leur nuire. Que la seule gloire de Dieu et l'honneur de Marie soient votre unique but et toute votre ambition.

Comme vos volontés doivent se confondre avec celle des Pères de la Société de Marie, dans la volonté d'un Supérieur unique et général, je désire que vos cœurs et vos sentiments se confondent aussi toujours en Jésus et en Marie. Que leurs intérêts soient les vôtres, que votre plaisir soit de voler à leur secours, toutes les fois que vous en serez requis. Qu'un même esprit, un même amour vous unisse à eux, comme des branches à un même tronc, et comme les enfants d'une même famille à une bonne Mère, la divine Marie. Le Supérieur des Pères, l'étant également de la branche des Frères, doit être le centre d'union des uns et des autres. Comme je n'ai eu qu'à me louer de la soumission et de l'obéissance que m'ont toujours montrée les Frères de Marie, je désire et j'entends que le Supérieur général trouve toujours la même obéissance et la même soumission. Son esprit est le mien, et sa volonté est la mienne. Je regarde cet accord parfait et cette soumission entière comme la base et le soutien de la Société des Frères de Marie.

Je demande encore au bon Dieu et je souhaite de toute l'affection de mon âme, que vous persévériez fidèlement dans le saint exercice de la présence de Dieu, l'âme de la prière, de l'oraison, de toutes les vertus. Que l'obéissance et la simplicité soient toujours le caractère des Petits Frères de Marie. Qu'une dévotion tendre et filiale vous anime dans tous les temps et dans toutes les circonstances pour notre bonne Mère. Faites-la aimer partout, autant qu'il vous sera possible. C'est elle qui est la première Supérieure de toute la Société. Joignez à la dévotion à Marie la dévotion au glorieux Saint Joseph, son très digne époux; vous savez qu'il est un de nos premiers Patrons. Vous faites l'office d'Anges gardiens auprès des enfants qui vous sont confiés; rendez aussi à ces purs esprits un culte particulier d'amour, de respect et de confiance. Mes très chers Frères, soyez fidèles à votre vocation, aimez-la et persévérez-y avec courage. Conservez-vous dans un grand esprit de pauvreté et de détachement. Que l'observance journalière de vos saintes Règles vous préserve de manquer jamais au vœu sacré qui vous lie à la plus belle et à la plus délicate des vertus. Il y a des peines pour vivre en bon Religieux; mais la grâce adoucit tout : Jésus et Marie vous aideront; d'ailleurs la vie est bien courte, et l'éternité ne finira jamais.

Ah! Qu'il est consolant, au moment de paraître devant Dieu, de se rappeler qu'on a vécu sous les auspices de Marie et dans sa Société ! Daigne cette bonne Mère vous conserver, vous multiplier et vous sanctifier. Que la grâce de Notre Seigneur Jésus-Christ, l'amour de Dieu et la communication du Saint-Esprit soient toujours avec vous. Je vous laisse avec confiance dans les Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie, en attendant que nous puissions nous réunir tous ensemble dans la bienheureuse éternité.

Telle est ma volonté dernière et expresse pour la gloire de Jésus et de Marie.

Le présent Testament Spirituel sera remis entre les mains de M. Colin, Supérieur général de la Société de Marie.

« Fait à Notre Dame de l'Hermitage, le 18 mai 1840 ».

Saint Marcellin Champagnat (1789-1840)

Prière de Saint Grégoire de Nysse à la Sainte Trinité
Voici la Prière « Ô Toi l’au-delà de tout » de Saint Grégoire de Nysse (335-394), Évêque de Nysse, Théologien mystique et Père de l'Église Catholique.
La Prière de Saint Grégoire de Nysse « Ô Toi l’au-delà de tout » :

« Ô Toi l’au-delà de tout, n’est-ce pas là tout ce qu’on peut chanter de Toi ? Quelle hymne Te dira, quel langage ? Aucun mot ne T’exprime. A quoi l’esprit s’attachera-t-il, Tu dépasses toute intelligence. Seul, Tu es indicible, car tout ce qui se dit est sorti de Toi. Seul, Tu es inconnaissable, car tout ce qui se pense est sorti de Toi. Tous les êtres, ceux qui parlent et ceux qui sont muets, Te proclament. Tous les êtres, ceux qui pensent et ceux qui n’ont point la pensée, Te rendent hommage. Le désir universel, l’universel gémissement tend vers Toi. Tout ce qui est Te prie, et vers Toi tout être qui pense ton univers fait monter un hymne de silence. Tout ce qui demeure, demeure par Toi ; par Toi subsiste l’universel mouvement. De tous les êtres Tu es la fin ; Tu es tout être, et Tu n’en es aucun. Tu n’es pas un seul être, Tu n’es pas leur ensemble ; Tu as tous les noms, et comment Te nommerai-je, Toi le seul qu’on ne peut nommer ? Quel esprit céleste pourra pénétrer les nuées qui couvrent le ciel même. Prends pitié, Ô Toi, l’au-delà de tout, n’est-ce pas tout ce qu’on peut chanter de Toi ! Amen. »

Saint Grégoire de Nysse (335-394)

Prière de Saint Grégoire de Nysse à la Sainte Trinité
Voici la Prière du Credo « Il est un seul Dieu, Père du Verbe vivant » de Saint Grégoire de Nysse (335-394), Évêque de Nysse, Théologien mystique et Père de l'Église Catholique.
La Prière du Credo de Saint Grégoire de Nysse « Il est un seul Dieu, Père du Verbe vivant » :

« Il est un seul Dieu, Père du Verbe vivant qui est Sagesse subsistante, Puissance et Caractère éternels, parfait géniteur du parfait, père du Fils monogène. Il y a un seul Seigneur, unique de l'unique, Dieu de dieu, caractère et image de la divinité, verbe agissant, sagesse qui embrasse l'ordonnance de l'univers, et puissance qui a faite toute la création, Fils véritable du Père véritable, invisible de l'invisible, ineffable de l'ineffable, immortel de l'immortel, éternel de l'éternel. Et il y a un seul Saint-Esprit, qui tient son existence de Dieu, et est apparu par le Fils aux hommes, image parfaite du Fils parfait, vie, cause des vivants, sainteté, dispensateur de sanctification, dans lequel sont manifestés Dieu le Père, celui qui est au-dessus de tout et en tout, et Dieu le Fils, celui par qui sont toutes choses. Trinité parfaite, qui n'est divisée ni distinguée ni selon la gloire, ni selon l'éternité, ni selon la royauté. Dans la Trinité il n'y a rien de créé ou d'esclave, ni rien qui n'aurait pas existé auparavant, et qui y aurait été introduit par la suite. Ainsi, ni le Fils n'a jamais manqué au Père, ni l'Esprit au Fils. Amen. »

Saint Grégoire de Nysse (335-394)

Prière du Bienheureux Abbé Guerric d'Igny à la Sainte Trinité
Voici la Prière « La vraie Lumière, c'est de Te connaître » du bienheureux Guerric d'Igny (vers 1087-1157), Abbé Cistercien de Notre-Dame d'Igny en Champagne près de Reims, ami de saint Bernard et l'un des piliers du mouvement Cistercien.
La Prière du Bienheureux Guerric d'Igny « La vraie Lumière, c'est de Te connaître » :

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. »

Bienheureux Guerric d'Igny (vers 1087-1157)

Prière d'Isaac de l'Étoile à la Sainte Trinité
Voici la Prière « Ô unité uniquement une ! » d'Isaac de l'Étoile (1110-1178), Moine Cistercien anglais à Pontigny, puis Abbé de l’Abbaye de l'Étoile près de Poitiers et Fondateur du Monastère des Châteliers sur l'île de Ré.
La Prière d'Isaac de l'Étoile « Ô unité uniquement une ! » :

« Ô volonté miséricordieuse, volonté de Dieu digne de Dieu, volonté pleine de grâce et de charité, volonté pleine de vérité, étant volonté de la Vérité ! « Comme moi et toi nous sommes un, que de même ceux-ci soient un avec nous » (Jn 17,11 et 22). Voici jusqu'où va la promotion du serviteur, la réconciliation de l'ennemi : d'ennemi, il devient serviteur ; de serviteur, ami ; d'ami, fils ; de fils, héritier ; d'héritier, il devient un avec l'héritage, ou plutôt il s'identifie avec lui. Et ainsi, pas plus qu'il ne pourra être privé de soi-même, il ne pourra être privé de l'héritage qui est Dieu lui-même ; et c'est pourquoi il est dit : « Dieu est ma part pour toujours » (Ps 72,26). Voilà comment ils sont un avec nous. Ô unité unique ! Ô unité uniquement une ! Ô unité absolument nécessaire ! Ô unité pour laquelle il faut laisser toutes les douceurs du monde, supporter toutes les amertumes, fuir toutes les souillures, s'attacher à toutes les vertus ! Ainsi soit-il. »

Isaac de l'Étoile (1110-1178)

Prière du Bienheureux Dom Columba Marmion à la Sainte Trinité
Voici la Prière de Consécration à la Sainte Trinité du 25 décembre 1908 « Ô Père éternel, prosternés en humble adoration à vos pieds » du Bienheureux Dom Columba Marmion (1858-1923), Troisième Abbé Bénédictin de l'Abbaye de Maredsous en Belgique béatifié par Jean-Paul II en 2000.
La Prière du Bienheureux Dom Columba Marmion « Ô Père éternel, prosternés en humble adoration à vos pieds » :

« Ô Père éternel, prosternés en humble adoration à vos pieds, nous consacrons tout notre être à la gloire de votre Fils Jésus, le Verbe incarné. Vous l'avez constitué Roi de nos âmes; soumettez-lui nos âmes, nos cœurs, nos corps, et que rien en nous ne se meuve sans ses ordres, sans son inspiration. Qu'unis à lui, nous soyons portés dans votre Sein et consommés dans l'unité de votre Amour. Ô Jésus, unissez-nous à vous dans votre vie toute sainte, toute consacrée à votre Père et aux âmes. Soyez notre sagesse, notre justice, notre sanctification, notre Rédemption, notre tout. Sanctifiez-nous dans la vérité. Esprit-Saint, Amour du Père et du Fils, établissez-vous comme une fournaise d'amour au centre de nos cœurs et portez toujours, comme les flammes ardentes, nos pensées, nos actions, nos affections, en-haut; jusque dans le Sein du Père. Que notre vie entière soit un Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit. Ô Marie, Mère du Christ, Mère du Saint Amour, formez-nous vous-même selon le cœur de votre Fils. Ainsi soit-il. »

Bienheureux Dom Columba Marmion (1858-1923)

Prière de Saint Aelred de Rievaulx à la Sainte Trinité
Voici la Prière « Ô charité vraie et éternelle ! » de Saint Aelred de Rievaulx (1110-1167), Troisième Abbé de l’Abbaye Cistercienne de Rievaulx dans le Yorkshire en Angleterre considéré comme le « Docteur de la charité et de l'amitié » pour l’extraordinaire tendresse et patience à l'égard des Moines qui étaient à sa charge.
La Prière de Saint Aelred de Rievaulx « Ô charité vraie et éternelle ! » :

« Ô charité vraie et éternelle ! Ô éternité chère et vraie ! Ô Trinité éternelle, vraie et chère ! Ce sera le repos, la paix, la bienheureuse tranquillité, la tranquille félicité, le bonheur tranquille et bienheureux ! Que fais-tu donc, âme humaine, que fais-tu ? Pourquoi te laisser happer par diverses choses ? Il n'y a qu'une chose qui est nécessaire, pourquoi en chercher beaucoup ? Tout ce que tu désires trouver dans le multiple, tu l'as dans « l'un ». Si tu as envie d'exceller, de savoir, de jouir, d'abonder : tout cela tu le trouves là et parfaitement là, et nulle part ailleurs que là ! Amen. »

Aelred de Rievaulx (1110-1167)

Aelred de Rievaulx est né au début de l'année 1110 à Hexham en Angleterre. Très jeune, il est nommé gouverneur du palais par David, roi d'Ecosse. Remplissant cette charge à merveille, il s'attire l'estime de toute la cour. Aelred décide cependant d'entrer au monastère cistercien de Rievaulx où il est très vite apprécié des autres moines. Pendant trois ans, il aide à la nouvelle fondation de Revesby. Puis il est nommé malgré lui abbé de Rievaulx. Non seulement supérieur d'une communauté de 300 moines, il est également le supérieur de toutes les abbayes cisterciennes d'Angleterre. Aelred rédige de nombreux écrits historiques, poétiques et religieux. Il meurt en 1167.

Prière du Cardinal Pierre de Bérulle à la Sainte Trinité
Voici la Prière « Aie pitié de ceux qui croient en Toi » du Cardinal Pierre de Bérulle (1575-1629) à Dieu le Père, Fondateur de la Société de l'Oratoire en 1611 avec 60 maisons pour proposer aux Prêtres séculiers les moyens d'une authentique vie spirituelle afin de guider le peuple chrétien vers Dieu.
La Prière du Cardinal Pierre de Bérulle « Aie pitié de ceux qui croient en Toi » :

« Trinité sainte, divine et adorable en l’unité de votre essence, en la pluralité de vos personnes, en l’égalité de vos grandeurs, je vous loue et vous bénis, je vous adore et vous rends grâce de ce conseil divin tout admirable que vous avez tenu de toute éternité, d’unir un jour et pour jamais la nature humaine à votre divine essence ! Ô Père éternel et tout puissant, qui de votre puissance produisez en vous-même un fils unique égal à vous, et le produisez toujours, d’une production divine, sans fin et sans commencement, comme votre propre essence : je vous aime et vous adore comme toujours Père et toujours engendrant votre Fils ; je vous loue et vous bénis, comme donnant ce même Fils unique à cette humanité dérivée de la Vierge, et comme le donnant par amour infini. Ô Verbe éternel, vous êtes un avec le Père en unité d’essence et en unité de principe; source de vie divine et incréée, étant source de vie en la divinité, vous l’avez voulu être en notre humanité. Étant Fils de Dieu dans l’éternité, vous avez voulu être le Fils de l’Homme en la plénitude des temps. Amour anéantissant et anéantissement d’amour que je révère et adore comme donnant existence et subsistance à une nature humaine en la grandeur d’une personne divine, et comme ayant son origine dans l’excès d’un amour incréé et infini. Ô Saint-Esprit du Père et du Fils, procédant d’eux en unité d’origine, et les liant tous deux en unité d’amour et d’esprit, vous êtes en la Trinité sainte le lien sacré des personnes divines entre elles, et en l’Incarnation vous liez une personne divine à une personne humaine. Vous êtes l’Esprit d’amour, et vous faites en la terre cette opération d’amour, cette union divine, cette alliance incomparable qui joint la terre au ciel, l’être créé à l’être incréé, et Dieu à l’homme, d’une liaison si étroite que nous avons un Dieu-Homme et un Homme-Dieu pour jamais. Ainsi soit-il. »

Cardinal Pierre de Bérulle (1575-1629)

Prière de Saint Clément d'Alexandrie à la Sainte Trinité
Voici la Prière « Sois propice, ô divin Pédagogue, à Tes petits enfants » de Saint Clément d'Alexandrie (v.150-v.215), Père de l'Église, Premier Lettré grec chrétien qui chercha à harmoniser la pensée grecque et le christianisme, et la « Catéchèse de Benoît XVI » sur Saint Clément d'Alexandrie.
La Prière « Sois propice, ô divin Pédagogue, à Tes petits enfants » de Saint Clément d'Alexandrie :

« Sois propice, ô divin Pédagogue, à Tes petits enfants, ô Père, guide d'Israël, Père et Fils tout à la fois, Seigneur. Donne-nous qu'en suivant Tes préceptes, nous atteignions la ressemblance de l'Image, et que, selon nos forces, nous éprouvions la Bonté de Dieu, et non point la vindicte du Juge. Accorde-nous de vivre tous dans ta paix, de passer en Ta cité, de traverser avec calme les eaux du péché, paisiblement portés par le Saint-Esprit, ta Sagesse ineffable. Donne-nous de Te chanter un cantique d'action de grâces, nuit et jour, et jusqu'au dernier jour. Reçois notre louange, ô seul Père et Fils, ô Fils et Père, Fils, notre Pédagogue et Maître, avec le Saint-Esprit. Tout est à l'Unique, en qui tout est, par qui tout est un, par qui est l'éternité, dont nous sommes tous membres ; à Lui la gloire dans les siècles ! Tout est au Dieu bon, tout au Dieu beau, tout au Dieu sage, tout au Dieu juste. A Lui la gloire et maintenant et dans les siècles des siècles ! Amen. »

Saint Clément d'Alexandrie (v.150-v.215)

Le « CREDO » de Benoît XVI à la Sainte Trinité
Voici la Prière du « Credo » rédigée par le Pape Benoît XVI lors de son Homélie pour la Veillée Pascale du Samedi Saint du 22 mars 2008 en la Basilique Vaticane.
Prière du « Credo » du Pape Benoît XVI :

« Oui, je crois que le monde et ma vie ne proviennent pas du hasard, mais de la Raison éternelle et de l’Amour éternel, et qu’ils sont créés par le Dieu tout-puissant. Oui, je crois qu’en Jésus Christ, par son incarnation, par sa croix et sa résurrection, s’est manifesté le Visage de Dieu ; et qu’en Lui Dieu est présent au milieu de nous, qu’il nous unit et nous conduit vers notre but, vers l’Amour éternel. Oui, je crois que l’Esprit Saint nous donne la Parole de vérité et illumine notre cœur ; je crois que dans la communion de l’Église nous devenons tous un seul Corps avec le Seigneur et ainsi nous allons à la rencontre de la résurrection et de la vie éternelle. Le Seigneur nous a donné la lumière de la vérité. Cette lumière est en même temps feu, force qui vient de Dieu, force qui ne détruit pas, mais qui veut transformer nos cœurs, afin que nous devenions vraiment des hommes de Dieu et que sa paix devienne efficace en ce monde. Amen. »

Benoît XVI

Prière de Dom Prosper Guéranger à la Sainte Trinité
Voici la Prière « Esprit de lumière et de sagesse » de Dom Prosper Guéranger (1805-1875) à la Sainte Trinité. Dom Prosper Guéranger fut le restaurateur de la vie bénédictine en France et le premier Abbé de l’Abbaye de Solesmes.
Prière de Dom Prosper Guéranger : « Esprit de lumière et de sagesse » :

« Soyez béni, divin Esprit, pour cette lumière que vous répandez en nous, que vous y maintenez avec une si aimable persévérance. Aidez-nous toujours à discerner ce qui est vrai de ce qui est faux, ce qui est juste de ce qui est injuste. Que, selon la parole de Jésus, notre œil soit simple, afin que tout notre corps, c'est-à-dire l'ensemble de nos actes, de nos désirs et de nos pensées, soit dans la lumière; et sauvez-nous, divin Esprit, de cet œil que Jésus appelle mauvais et qui rend ténébreux le corps entier. Ô vous qui procédez de la Puissance et de la Sagesse, donnez-nous la sagesse. Celui qui est la Sagesse vous a envoyé vers nous pour nous réunir à lui. Enlevez-nous à nous-mêmes et unissez-nous à Celui qui s'est uni à notre faible nature. Moyen sacré de l'unité, soyez le lien qui nous unira pour jamais à Jésus, et Celui qui est la Puissance, le Père, nous adoptera pour ses héritiers et pour les cohéritiers de son Fils. Amen »

Dom Prosper Guéranger (1805-1875)

Prière pour la Béatification de Dom Guéranger :

« Dieu notre Père, ton serviteur Dom Prosper Guéranger, abbé de Solesmes, attentifs à l’Esprit-Saint, a permis à une multitude de fidèles de redécouvrir le sens de la liturgie, source du véritable esprit chrétien. Que son dévouement à la Sainte Eglise et que son amour filial envers la Vierge immaculée, puisés dans le mystère du Verbe incarné, soient une lumière pour les chrétiens de notre temps. Daigne, Seigneur, nous accorder la faveur que nous demandons par son intercession, afin que sa Sainteté soit reconnue de tous et que l’Eglise nous permette au plus tôt de l’invoquer comme l’un de tes Bienheureux et de tes Saints. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen ».