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Messe du Pape François à Sainte-Marthe, Vendredi 17 Janvier 2020
Texte intégral en espagnol
L'essentiel est notre relation avec Dieu
Le pardon est le véritable remède des maladies de l'âme: c’est ce qu’a affirmé le Pape François ce vendredi matin, alors qu’il commentait dans son homélie le récit de la guérison du paralytique par Jésus. Il est juste de guérir les maladies du corps, a-t-il pointé, mais pense-t-on à celles du cœur, qui ont, elles aussi, besoin de guérison ?

L’Évangile de ce vendredi, en saint Marc (Mc 2, 1-12), nous raconte la guérison d'un paralytique par Jésus. Le Christ est à Capharnaüm et la foule se rassemble autour de lui. C’est alors qu’un homme paralysé, que ses amis font descendre par une ouverture pratiquée dans le toit de la maison où ils se trouvent, lui est présenté. Tous espèrent que Jésus le guérisse d’entrée, mais le Seigneur les surprend en disant: «mon enfant, tes péchés sont pardonnés». Ce n’est qu’après cela qu’il dira au paralytique de se lever, de prendre sa civière et de rentrer chez lui. «C’est un homme de Dieu» qui guérit, mais il n’est pas un guérisseur; il enseigne, mais il est plus qu’un maitre et devant son auditoire, il va à l’essentiel: «la guérison du corps et la santé physique sont un don que nous devons que nous devons chérir, mais le Seigneur nous enseigne que nous devons aussi chérir la santé du cœur, la santé spirituelle».

La peur d'aller là où l’on rencontre le Seigneur

Jésus va aussi à l'essentiel avec la femme pécheresse; devant ses pleurs, Jésus lui assure aussi que ses péchés sont pardonnés, au grand dam des témoins présents. «Quand Jésus va à l'essentiel, ils sont scandalisés, car il y a la prophétie, il y a la force». Il agit de même en guérissant le paralytique de la piscine de Bethzata (Jn 5, 1-18): «va, et ne pèche plus», lui dit-il. « L’essentiel est notre relation avec Dieu. Et nous l'oublions souvent, comme si nous avions peur d'aller là où il y a la rencontre avec le Seigneur, avec Dieu», souligne le Pape. «Nous nous donnons tellement de travail pour notre santé physique, nous nous donnons des conseils sur les médecins et les médicaments, et c'est une bonne chose, mais est-ce que nous pensons à la santé du cœur ?» s’interroge encore le Saint-Père, qui enjoint à penser davantage au pardon, qui est la médecine du cœur.

La force du pardon

Peut-être quelqu’un ne trouvera pas en lui-même des péchés à confesser, fait remarquer le Pape, mais c’est alors qu’il manque «une conscience du péché». Ces «péchés concrets», ces «maladies de l’âme» doivent être guéries, grâce au remède du pardon. «C'est une chose simple que Jésus nous enseigne quand il va à l'essentiel. L'essentiel est la santé, celle du corps et de l'âme. Gardons bien celle du corps, mais aussi celle de l'âme. Et allons voir le médecin qui peut nous guérir, qui peut pardonner nos péchés. Jésus est venu pour cela, il a donné sa vie pour cela», a conclu le Saint-Père.



El perdón de los pecados

El Evangelio de Marcos (2,1-12) presenta un episodio de curación realizada por Jesús a un paralítico. Jesús está en Cafarnaúm y la muchedumbre se agolpa a su alrededor. A través de una apertura hecha en el techo de la casa, algunos le llevan a un hombre en una camilla. Esperan que Jesús cure al paralítico, pero Él descoloca a todos diciéndole: “Hijo, tus pecados te son perdonados”. Solo después le ordenará levantarse, tomar la camilla y volver a casa. Con sus palabras, Jesús nos permite ir a lo esencial. Él es un hombre de Dios: curaba, pero no era un curandero, enseñaba pero era más que un maestro y, ante la escena que se le presenta, va a lo esencial: mira al paralítico y le dice: “tus pecados te son perdonados”. La curación física es un don, la salud física es un don que debemos cuidar. Pero el Señor nos enseña que también la salud del corazón, la salud espiritual debemos cuidarla.

Jesús va a lo esencial también con la mujer pecadora, cuando ante su llanto le dice: “Tus pecados quedan perdonados” (Lc 7,48). Los demás se escandalizan cuando Jesús va a lo esencial; se escandalizan, porque ahí está la profecía, ahí está la fuerza. Del mismo modo, “Ve y no peques más” (Jn 5,14), dice Jesús al hombre de la piscina que nunca llega a tiempo para meterse en el agua y ser curado. Y a la Samaritana, que le hace tantas preguntas –ella hacía un poco la parte de la teóloga–, Jesús le pregunta por su marido. Va a lo esencial de la vida, y lo esencial es tu trato con Dios. Y muchas veces olvidamos esto, como si tuviésemos miedo de ir justo allí donde está el encuentro con el Señor, con Dios. Nos preocupamos tanto por nuestra salud física, nos damos consejos sobre médicos y medicinas, y es algo bueno, pero ¿pensamos en la salud del corazón? Estas palabras de Jesús quizá nos ayuden: “Hijo, tus pecados te son perdonados”. ¿Estamos acostumbrados a pensar en esa medicina del perdón de nuestros pecados, de nuestros errores? Preguntémonos: ¿Tengo que pedir perdón a Dios de algo? “Sí, sí, sí, en general, todos somos pecadores”, y así la cosa se diluye y pierde fuerza, esa fuerza de profecía que Jesús tiene cuando va a lo esencial. Y hoy Jesús a cada uno nos dice: “Yo quiero perdonarte los pecados”.

Quizá alguno no encuentre pecados para confesarse porque le falta la conciencia de los pecados, de pecados concretos, de las enfermedades del alma que deben ser curadas, y la medicina para curar es el perdón. Es algo sencillo, que Jesús nos enseña cuando va a lo esencial. Lo esencial es la salud, toda: del cuerpo y del alma. Cuidemos bien la del cuerpo, pero también la del alma. Y vayamos a aquel Médico que puede curarnos, que puede perdonar los pecados. Jesús vino para esto, ¡dio la vida para esto!