Ressources Catholiques Magistère
CONGRÉGATION POUR LE CLERGÉ
DIRECTOIRE POUR LE MINISTÈRE ET LA VIE DES PRÊTRES
Nouvelle édition - Copyright LEV
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PLAN 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 79 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 100 101 102 103 104 105 106 107 108 109 110 111 112 113 114 115
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PRÉSENTATION
Le phénomène de la “sécularisation” autrement dit, la tendance à vivre dans une projection horizontale, en ignorant ou en neutralisant la dimension transcendante de l’existence tout en acceptant volontiers le discours religieux, concerne tous les baptisés. Ce phénomène a pris tellement d’ampleur au cours des dernières décennies qu’il a obligé ceux qui, par mandat divin, ont pour tâche de guider l’Église, à adopter une position claire. Une de ces répercussions est l’éloignement de la pratique religieuse accompagné d’un refus – parfois conscient, parfois induit par des habitudes imposées sournoisement par une culture décidée à déchristianiser la société civile – tant du déposta fidei tel qu’il est authentiquement enseigné par le Magistère catholique, que de l’autorité et du rôle des ministres sacrés appelés par le Christ (Mc3, 13-19) à coopérer à son dessein salvifique et à conduire les hommes à l’obéissance de la foi (Sir 48, 10 ; He 4, 1-11 ; Catéchisme de l’Église Catholique, n. 144ss.) D’où l’engagement particulièrement déployé par Benoît XVI, dès le tout début de son pontificat, à revaloriser la doctrine catholique comme une présentation cohérente de la sagesse révélée authentiquement par Dieu et qui a trouvé dans le Christ son accomplissement, doctrine dont la valeur véridique est à la portée de l’intelligence de tous les hommes (CCC, n. 27ss.).
S’il est vrai que l’Église existe, vit et se perpétue dans le temps dans sa mission évangélisatrice (cf. Conc. Œcum. Vat.II, Décret Ad Gentes), il apparaît clairement que l’effet le plus délétère de cette sécularisation déferlante est la crise du ministère sacerdotal. Celle-ci se manifeste d’une part, par une diminution sensible des vocations et, de l’autre, par la diffusion à la fois d’une perte du sens du caractère surnaturel de la mission sacerdotale et par la propagation de formes inauthentiques qui souvent, dans leurs manifestations extrêmes, ont créé des situations de grandes souffrances. C’est pour cette raison que la réflexion sur le futur du sacerdoce coïncide avec le futur de l’évangélisation et par conséquent, avec le futur de l’Église elle-même. En 1992, le bienheureux Jean-Paul II avait déjà amplement exposé ce que nous sommes en train d’affirmer dans l’exhortation post-synodale Pastores dabo vobis et avait insisté pour que ce problème soit pris au sérieux. Parmi toutes les initiatives prises ensuite, il convient de rappeler d’une manière spéciale la promulgation de l’Année sacerdotale 2009-2010 en concomitance avec le 150ème anniversaire de la mort de saint Jean-Marie Vianney, patron des curés et des prêtres ayant charge d’âmes.
C’est pour toutes ces principales raisons qu’après une longue série de consultations et d’avis, nous nous sommes trouvés impliqués dans la rédaction de la première édition du Directoire pour le ministère et la vie des prêtres en 1994, un instrument apte à éclairer et servir de guide dans l’engagement du renouvellement spirituel des ministres sacrés, apôtres toujours plus désorientés, plongés dans un monde difficile et en continuelle mutation. L’expérience bénéfique de l’Année sacerdotale (dont l’écho est encore tout proche), la promotion d’une « nouvelle évangélisation », les indications récentes et précieuses du magistère de Benoît XVI, et, hélas, les blessures douloureuses qui ont atteint l’Église suite au comportement de certains de ses ministres, nous ont amenés à envisager une nouvelle édition du Directoire pour mieux répondre au moment historique que nous vivons actuellement. Nous avons conservé la structure originale du document ainsi que, bien entendu, l’enseignement pérenne de la théologie et de la spiritualité du sacerdoce catholique. Les intentions en sont clairement spécifiées dans sa brève introduction : « Il semble dès lors opportun de rappeler quelques éléments doctrinaux fondamentaux qui se trouvent au centre de l’identité, de la spiritualité et de la formation permanente des prêtres pour les aider à approfondir l’essence de leur identité et à grandir dans leur relation exclusive avec Jésus, le Christ, Chef et Pasteur. Toute la personne du prêtre ne pourra qu’en retirer des bienfaits sur le plan de l’être et de l’agir ». Ce texte ne sera pas une élaboration stérile dans la mesure où il sera concrètement accueilli par ses destinataires directs. « Ce Directoire est un document d’édification et de sanctification pour les prêtres qui vivent dans un monde en grande partie sécularisé et indifférent ».
Il convient de reprendre certains thèmes traditionnels qui ont, petit à petit, été relégués dans l’ombre ou parfois même rejetés en faveur d’une vision fonctionnaliste du prêtre comme « professionnel du sacré », ou d’une conception “politique” qui ne lui reconnaît dignité et valeur que dans la mesure où il est actif dans le social. Tout cela a fréquemment dévalorisé la dimension plus spécifique que l’on pourrait définir “sacramentelle”, du ministre qui, lorsqu’il dispense les trésors de la grâce divine, devient un autre Christ, mystérieuse présence dans le monde, tout en conservant les limites d’une humanité blessée par le péché.
Avant toute chose, la relation du prêtre avec le Dieu-Trinité. La révélation de Dieu comme Père, Fils et Esprit Saint est liée à la manifestation de Dieu comme l’Amour qui crée et sauve. Or donc, si la rédemption est une sorte de création et son prolongement (on la déclare en effet “nouvelle”), alors le prêtre, ministre de la rédemption, étant par son être source de vie nouvelle, devient lui-même instrument de la nouvelle création. Cela seul suffirait pour réfléchir sur la grandeur du ministre ordonné, indépendamment de ses capacités et de ses talents, de ses limites et de ses misères. C’est ce qui poussa saint François d’Assise à déclarer dans son testament : « Eux et tous les autres, je veux les respecter, les aimer et les honorer comme mes seigneurs. Je ne veux pas considérer en eux le péché ; car c’est le Fils de Dieu que je discerne en eux et ils sont réellement mes seigneurs. Si je fais cela, c’est parce que, du très haut Fils de Dieu, je ne vois rien de sensible en ce monde, si ce n’est son Corps et son Sang très saints, que les prêtres reçoivent et dont ils sont les seuls ministres ». Ce Corps et ce Sang qui régénèrent le genre humain.
Un autre point important sur lequel on insiste peu d’habitude mais d’où découlent toutes les implications pratiques, est celui de la dimension ontologique de la prière dans laquelle la liturgie des Heures joue un rôle particulier. On souligne souvent que du point de vue liturgique elle est une sorte de prolongement du sacrifice eucharistique (Psaume 49 : « Qui offre le sacrifice d’action de grâce, celui-là me rend gloire ») et sur le plan juridique, un devoir incontournable. Mais dans la vision théologique du sacerdoce ordonné comme participation ontologique à la personne du Christ, Chef et Tête, la prière du ministre sacré, quelle que soit sa condition morale, est à tous les effets prière du Christ, avec la même dignité et la même efficacité. En outre, de par l’autorité que les pasteurs ont reçu du Fils de Dieu, de « lier » le ciel pour les questions décidées sur terre pour le bénéfice de la sanctification des croyants (cf. Mt 18,18), celle-ci satisfait pleinement le commandement du Seigneur de prier toujours, en tout moment, sans se lasser (Lc 18,1 ; 21, 36). Ceci est un point sur lequel il convient d’insister. « Comme chacun sait, Dieu n’exauce pas les pécheurs, mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce » (Jn 9, 31). Qui donc, plus que le Christ en personne honore le Père et accomplit parfaitement sa volonté ? Si donc le prêtre agit in persona Christi, dans ses activités de participation à la rédemption – avec toutes ses particularités selon qu’il s’agit de l’enseignement, de l’orientation des fidèles vers le salut et de leur sanctification –, rien dans sa nature pécheresse ne peut offusquer la puissance de sa prière. Cela évidemment ne doit pas nous induire à minimiser l’importance pour tout ministre d’un comportement moral sain et droit (comme d’ailleurs pour tout baptisé), dont la mesure doit être la sainteté de Dieu (Lv 20, 8 ; 1P 1,15-16). Bien au contraire, cela doit souligner que le salut vient de Dieu qui a besoin de prêtres pour le perpétuer dans le temps. Ceci ne demande pas des pratiques ascétiques compliquées ni des formes particulières de spiritualité pour que tous les hommes puissent jouir, en particulier grâce à la prière des pasteurs choisis pour eux, des effets bénéfiques du sacrifice du Christ.
Une fois de plus nous insistons sur l’importance de la formation du prêtre qui doit être intégrale, sans privilégier un aspect au détriment d’un autre. L’essence de la formation chrétienne, de toute manière, ne peut pas être comprise comme “un entrainement” qui touche les facultés spirituelles humaines (intelligence et volonté) dans, pour ainsi dire, leur manifestation extérieure. Il s’agit là de la transformation de l’être même de l’homme, et tout changement ontologique ne peut venir que de Dieu, par l’action de son Esprit dont la fonction, comme nous le dit le Credo, est de “donner la vie”. “Former” signifie donner l’aspect de quelque chose et dans notre cas de Quelqu’un. « Nous le savons, quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien, puisqu’ils sont appelés selon le dessein de son amour. Ceux qu’il connaissait par avance, il les a aussi destinés à être l’image de son Fils » (Rm 8,28-29). La formation spécifique du prêtre requiert donc, parce qu’il est, comme nous l’avons dit plus haut, une sorte de “co-créateur”, un abandon singulier à l’action de l’Esprit Saint, en évitant, tout en valorisant ses propres talents, de tomber dans le piège de l’activisme et de penser que l’efficacité de son action pastorale dépend de ses propres prouesses. Un tel abandon redonnera confiance à ceux qui, dans un monde largement sécularisé et sourd aux instances de la foi, pourraient rapidement glisser dans le découragement et, de ce fait, dans une médiocrité pastorale, dans la tiédeur et, enfin, dans la mise en cause de cette mission qu’ils avaient accueillie au début avec un enthousiasme très sincère.
Une bonne connaissance des sciences humaines (en particulier de la philosophie et de la bioéthique) pour relever à tête haute les défis du laïcisme ; la valorisation et l’utilisation des moyens de communication de masse comme concours efficace pour annoncer la Parole ; la spiritualité eucharistique comme élément spécifique de la spiritualité sacerdotale (l’Eucharistie est le sacrement du Christ, amour total et inconditionné pour le Père et les frères et doit l’être également pour celui qui est participation du Christ-don) et dont dépend le sens du célibat (auquel beaucoup s’opposent parce qu’ils ne le comprennent pas) ; la relation avec la hiérarchie ecclésiastique et la fraternité sacerdotale ; l’amour pour Marie, Mère des prêtres dont le rôle dans l’économie du salut est au premier plan, non pas comme un élément décoratif ou optionnel, mais essentiel. Ces points et bien d’autres encore seront examinés successivement dans le présent Directoire, dans une démarche claire et complète, utile pour purifier les idées équivoques ou déformées sur l’identité et la fonction du ministre de Dieu dans l’Église et dans le monde. Puisse-t-il être réellement utile à chaque prêtre et l’aider à se sentir fier d’être un membre spécial de ce merveilleux plan d’amour de Dieu qu’est le salut du genre humain.
Mauro Card. Piacenza
Préfet
+ Celso Morga Iruzubieta
Archevêque tit. de Alba marittima
Secrétaire


INTRODUCTION
Dans son discours aux participants du Congrès promu par la Congrégation pour le Clergé le 12 mars 2010, Benoît XVI a rappelé que « le thème de l’identité sacerdotale […] est déterminant pour l’exercice du sacerdoce ministériel à l’heure actuelle et à l’avenir ». Ces paroles soulignent une des questions centrales pour la vie de l’Église, celle de la compréhension du ministère ordonné.
Il y a plusieurs années, en s’inspirant de la riche expérience de l’Église sur le ministère et la vie des prêtres, condensée dans divers documents du Magistère[01]et en particulier dans l’Exhortation post-synodale Pastores dabo vobis,[02] ce Dicastère avait présenté le Directoire pour le Ministère et la Vie des Prêtres.[03]
La publication de ce document répondait alors à une exigence fondamentale : « La tâche pastorale prioritaire de la nouvelle évangélisation incombe à tout le peuple de Dieu, et demande une nouvelle ardeur, de nouvelles méthodes et un nouveau langage pour l’annonce et le témoignage évangéliques. Il exige que les prêtres soient radicalement et totalement plongés dans le mystère du Christ et capables de réaliser un nouveau style de vie pastorale ».[04]Le Directoire à peine cité, était en 1994 une réponse à cette exigence ainsi qu’aux demandes avancées par de nombreux évêques au cours du Synode de 1990 et lors de la consultation générale de l’épiscopat promue par ce Dicastère.
Après 1994, le magistère du bienheureux Jean-Paul II a offert de riches contenus sur le sacerdoce, thème que le pape Benoît XVI a approfondi avec ses nombreux enseignements. L’Année sacerdotale 2009-2010 fut un temps particulièrement propice pour méditer sur le ministère sacerdotal et pour promouvoir un authentique renouvellement spirituel des prêtres.
Et enfin, avec la compétence pour les séminaires qui est passée de la Congrégation pour l’Éducation Catholique à celle pour le Clergé, Benoît XVI a voulu souligner le lien incontournable entre l’identité sacerdotale et la formation de ceux qui sont appelés au ministère sacré.
Il nous semblait dès lors opportun d’élaborer une nouvelle version du Directoire qui reprenne les richesses du magistère récent.[05]
La nouvelle rédaction respecte bien entendu, le schéma du document original qui avait été bien accueilli par l’Église et particulièrement par les prêtres. En articulant les divers contenus, on avait tenu compte des suggestions de l’épiscopat mondial expressément consulté, ainsi que des idées issues des travaux de la réunion plénière de la Congrégation qui eut lieu au Vatican en octobre 1993 et finalement des réflexions de nombreux théologiens, canonistes et experts en la matière provenant des divers horizons géographiques et insérés dans les situations pastorales actuelles.
Dans la nouvelle version du Directoire, l’accent est mis sur les aspects les plus importants de l’enseignement magistériel relatif au ministère sacré de 1994 à nos jours, avec des références aux principaux documents du bienheureux Jean-Paul II et de Benoît XVI. Les indications pratiques utiles pour lancer des initiatives ont été gardées, tout en évitant d’entrer dans ces détails laissés à la prudence et au zèle des Pasteurs et qui relèvent des pratiques locales légitimes ainsi que des conditions réelles de chaque diocèse et conférence épiscopale.
Dans le climat culturel actuel il convient d’affirmer que l’identité du prêtre comme homme de Dieu n’est pas obsolète. Il semble dès lors opportun de rappeler quelques éléments doctrinaux fondamentaux qui se trouvent au centre de l’identité, de la spiritualité et de la formation permanente des prêtres pour les aider à approfondir l’essence de leur identité de prêtre et à grandir dans leur relation exclusive avec Jésus Christ, Chef et Pasteur. Toute la personne du prêtre ne pourra qu’en retirer des bienfaits sur le plan de l’être et de l’agir.
Et enfin, comme le disait aussi l’introduction à la première édition du Directoire, la présente version mise à jour ne se veut pas un exposé exhaustif sur le sacerdoce ordonné, ni ne veut se limiter à une simple répétition de ce qui est authentiquement déclaré par le Magistère de l’Église ; elle souhaite plutôt répondre aux principales questions d’ordre doctrinal, disciplinaire et pastoral que les défis de la nouvelle évangélisation – pour laquelle Benoît XVI a institué un nouveau Conseil pontifical – posent aux prêtres.[06]
Par exemple, un accent particulier a été mis sur la dimension christologique de l’identité du prêtre ainsi que sur la communion, l’amitié et la fraternité sacerdotales, considérées comme des biens d’importance vitale au vu de leur incidence sur la vie du prêtre. La même chose peut être dite de la spiritualité presbytérale fondée sur la Parole et les sacrements, en particulier celui de l’Eucharistie. Finalement, il est apparu nécessaire d’offrir quelques conseils pour une formation permanente appropriée pour aider les prêtres à vivre leur vocation avec joie et responsabilité.
Ce Directoire est un document d’édification et de sanctification pour les prêtres qui vivent dans un monde en grande partie sécularisé et indifférent. Ce texte est avant tout destiné, par le biais des évêques, aux prêtres de l’Église latine, même si nombre de ses contenus peuvent s’avérer bénéfiques à ceux qui appartiennent à d’autres rites. Ses directives s’adressent en particulier aux prêtres du clergé séculier diocésain, bien que, nombre d’entre elles doivent être tenues en compte avec les adaptations nécessaires, par les prêtres membres des Instituts religieux et des Sociétés de vie apostolique.
Puisse cette nouvelle édition du Directoire pour le Ministère et la Vie des Prêtres constituer pour chaque prêtre un outil dans l’approfondissement de son identité et de sa spiritualité. Puisse-t-il être pour chacun un encouragement dans son ministère et un soutien pour sa formation permanente dont chacun est le premier responsable ; puisse-t-il être une référence pour un apostolat riche et authentique pour le bien de l’Église et du monde entier.
Puisse Marie faire résonner dans nos cœurs chaque jour et spécialement lorsque nous nous préparons à célébrer le Sacrifice de l’autel, l’invitation faite aux noces de Cana de Galilée : « Faites tout ce qu’Il vous dira » (Jn 2, 5). Faisons confiance à Marie, Mère des prêtres, avec la prière du Pape Benoît XVI :
Mère de l’Église,
nous, prêtres,
nous voulons être des pasteurs
qui ne paissent pas pour eux-mêmes,
mais qui se donnent à Dieu pour leurs frères,
trouvant en cela leur bonheur.
Non seulement en paroles, mais par notre vie,
nous voulons répéter humblement,
jour après jour,
notre “me voici”.
Guidés par toi,
nous voulons être des Apôtres
de la Miséricorde Divine,
heureux de célébrer chaque jour
le Saint Sacrifice de l’Autel
et d’offrir à tous ceux qui nous le demandent
le Sacrement de la Réconciliation.
Avocate et Médiatrice de la grâce,
Toi qui es entièrement immergée
dans l’unique médiation universelle du Christ,
demande à Dieu, pour nous,
un cœur complètement renouvelé,
qui aime Dieu de toutes ses forces
et serve l’humanité comme toi-même tu l’as fait.
Redis au Seigneur
cette parole efficace :
« ils n’ont pas de vin » (Jn 2, 3),
afin que le Père et le Fils répandent sur nous,
comme dans une nouvelle effusion
l’Esprit Saint.[07]
I. IDENTITÉ DU PRÊTRE
Dans son exhortation apostolique post-synodale Pastores dabo vobis, le bienheureux Jean-Paul II présente et définit l’identité du prêtre : « Dans l’Église et pour l’Église, les prêtres représentent sacramentellement Jésus Christ Tête et Pasteur, ils proclament authentiquement la Parole, ils répètent ses gestes de pardon et d’offre du salut, surtout par le Baptême, la Pénitence et l’Eucharistie, ils exercent sa sollicitude pleine d’amour, jusqu’au don total d’eux-mêmes, pour le troupeau qu’ils rassemblent dans l’unité et conduisent au Père par le Christ dans l’Esprit ».[08]
Le sacerdoce comme don
01. L’Église tout entière participe de l’onction sacerdotale du Christ dans l’Esprit Saint. Dans l’Église, en effet « tous les chrétiens deviennent un sacerdoce saint et royal, offrant des sacrifices spirituels à Dieu par Jésus-Christ, et proclamant les hauts faits de Celui qui les a appelés des ténèbres à son admirable lumière (cf. 1P 2, 5.9) ».[09]Dans le Christ, tout le Corps mystique est uni au Père par le Saint-Esprit, en vue du salut de tous les hommes.
L’Église, cependant, ne peut remplir seule cette mission : toute son activité a intrinsèquement besoin de la communion avec le Christ, Tête de son Corps. Indissolublement liée à son Seigneur, elle reçoit constamment la grâce et la vérité, le gouvernement et le soutien, (cf. Col 2, 19) afin de pouvoir être pour tous et pour chacun « signe et instrument de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain ».[10]
Le sacerdoce ministériel trouve sa raison d’être dans cette perspective de l’union vitale et opérationnelle de l’Église avec le Christ. En effet, grâce à ce ministère, le Seigneur continue à exercer au milieu de son Peuple les fonctions qui ne reviennent qu’à Lui en tant que Tête de son Corps. Par conséquent, le sacerdoce ministériel rend tangible l’activité propre du Christ-Tête, et prouve que le Christ n’a pas abandonné son Église mais qu’il continue à lui donner la vie grâce à son sacerdoce éternel. Pour cette raison, L’Église considère le sacerdoce ministériel comme un don qui lui est fait dans le ministère de certains de ses fidèles.
Ce don, institué par le Christ pour continuer sa mission salvifique, a d’abord été conféré aux apôtres et se continue dans l’Église, à travers leurs successeurs, les évêques qui le transmettent à un degré subordonné aux prêtres en tant que coopérateurs de l’ordre épiscopal. C’est pour cette raison que l’identité de ces derniers dans l’Église découle de leur conformation à la mission de l’Église qui, pour le prêtre, se réalise dans la communion avec son Évêque.[11] « La vocation du prêtre est donc une très haute vocation qui reste un grand mystère, également pour ceux qui l’ont reçue en don. Nos limites et nos faiblesses doivent nous pousser à vivre et à conserver avec une foi profonde ce don précieux avec lequel le Christ nous a configurés à Lui en nous faisant participer à sa mission salvifique ».[12]
Fondement sacramentel
02. Par l’ordination sacramentelle, réalisée par l’imposition des mains et la prière consécratoire prononcée par l’Évêque, il se produit dans le prêtre « un lien ontologique spécifique qui unit le prêtre au Christ, Prêtre Suprême et Bon Pasteur ».[13]
L’identité du prêtre, par conséquent, découle de sa participation spécifique au Sacerdoce du Christ, par laquelle le sujet ordonné devient, dans l’Église et pour l’Église, image réelle, vivante et transparente du Christ Prêtre, « une représentation sacramentelle du Christ Tête et Pasteur ».[14]Grâce à la consécration, le prêtre « reçoit le don d’un “pouvoir” spirituel qui est participation à l’autorité avec laquelle Jésus Christ, par Son Esprit, guide son Église ».[15]Cette identification sacramentelle avec le Prêtre Suprême et Éternel, insère spécifiquement le prêtre dans le mystère trinitaire et, à travers le mystère du Christ, dans la communion ministérielle de l’Église pour servir le Peuple de Dieu,[16]non comme un fonctionnaire chargé des questions religieuses, mais comme le Christ « qui n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rachat pour la multitude » (Mt 20, 28). Il ne faut pas s’étonner dès lors que « le principe intérieur, la vertu qui anime et guide la vie spirituelle du prêtre en tant que configuré au Christ, Tête et Pasteur », soit « la charité pastorale, participation à la charité pastorale du Christ Jésus : don gratuit de l’Esprit Saint et, en même temps, engagement et appel à une réponse libre et responsable de la part du prêtre ».[17]
Il ne faut pas oublier en outre, que chaque prêtre, comme toute autre personne, est unique et irremplaçable. Dieu n’efface pas la personnalité du prêtre, au contraire, il la demande totalement pour s’en servir – la grâce construit sur la nature – pour que le prêtre puisse transmettre les vérités les plus profondes et précieuses. Dieu respecte la personnalité de chaque prêtre et demande que les autres le fassent également.
1.1 Dimension trinitaire
En communion avec le Père, le Fils et l’Esprit Saint
03. Par son baptême, le chrétien entre en communion avec Dieu, Un et Trine qui lui communique sa propre vie divine afin qu’il devienne son fils adoptif dans son unique Fils ; par conséquent il est invité à reconnaître Dieu comme son Père et, par cette filiation divine, à expérimenter la providence paternelle qui n’abandonne jamais ses enfants. Si cela est vrai pour tout chrétien, il est aussi vrai que, grâce à la consécration reçue dans le sacrement de l’Ordre, le prêtre est placé dans une relation particulière et spécifique avec le Père, le Fils, et le Saint-Esprit. En effet, « notre identité a son origine ultime dans la charité du Père. Nous sommes unis au Fils, envoyés par lui, Souverain Prêtre et Bon Pasteur, au moyen du sacerdoce ministériel, par l’action de l’Esprit Saint. La vie et le ministère du prêtre sont une continuation de la vie et de l’action du Christ. C’est cela notre identité, notre véritable dignité, la source de notre joie, la certitude de notre vie ».[18]
L’identité, le ministère et l’existence du prêtre sont donc essentiellement en relation avec la très sainte Trinité, en vue du service sacerdotal de l’Église et de tous les hommes.
Dans la dynamique trinitaire du salut
04. Le prêtre, « comme prolongement visible et sacramentel du Christ, et à sa propre place en face de l’Église et du monde, comme origine permanente et toujours nouvelle du salut »[19], se trouve inséré avec une responsabilité particulière dans la dynamique trinitaire. Son identité provient du ministerium Verbi et sacramentorum, qui est en relation essentielle avec le mystère de l’amour salvifique du Père (cf. Jn 17, 6-9. 24 ; 1Co 1,1 ; 2Co 1,1), avec l’être sacerdotal du Christ – qui choisit et appelle personnellement son ministre pour qu’il demeure avec Lui (cf. Mc 3, 15) – et avec le don de l’Esprit (cf. Jn 20, 21), qui communique au prêtre la force nécessaire pour donner vie à une multitude de fils de Dieu, convoqués dans son unique Peuple, en chemin vers le Royaume du Père.
Relation intime avec la Trinité
05. On peut en déduire le caractère essentiellement “relationnel” (cf. Jn 17, 11. 21)[20]de l’identité du prêtre.
La grâce et le caractère indélébile conférés par l’onction sacramentelle du Saint-Esprit [21] mettent par conséquent le prêtre “en relation” personnelle avec la Trinité, puisqu’elle est la source de l’être et de l’agir sacerdotal.
Le Décret conciliaire Presbyterorum Ordinis souligne dès le préambule la relation fondamentale qui existe entre le prêtre et la très sainte Trinité en nommant clairement les trois personnes divines : « La fonction des prêtres, en tant qu’elle est unie à l’ordre épiscopal, participe à l’autorité par laquelle le Christ édifie, sanctifie et gouverne son Corps. C’est pourquoi le sacerdoce des prêtres, s’il repose sur les sacrements de l’initiation chrétienne, est cependant conféré au moyen du sacrement particulier qui, par l’onction du Saint-Esprit, les marque d’un caractère spécial, et les configure ainsi au Christ Prêtre pour les rendre capables d’agir au nom du Christ Tête en personne […]. Ainsi donc, la fin que les prêtres poursuivent dans leur ministère et dans leur vie, c’est de rendre gloire à Dieu le Père dans le Christ ».[22]
Cette relation doit donc nécessairement être vécue par le prêtre de manière intime et personnelle, dans un dialogue d’adoration et d’amour avec les trois Personnes divines, conscient que le don reçu lui a été conféré pour le service de tous.
1.2 Dimension christologique
Identité spécifique
06. La dimension christologique, tout comme la dimension trinitaire, provient directement du sacrement qui le configure ontologiquement au Christ Prêtre, Maître, Sanctificateur et Pasteur de son Peuple.[23] Les prêtres participent en outre à l’unique sacerdoce du Christ en tant que collaborateurs des évêques : ceci relève de l’ordre sacramentel et ne peut, par conséquent, être interprété comme relevant simplement de l’organisation.
Les fidèles qui, tout en restant insérés dans le sacerdoce commun ou baptismal, sont choisis et constitués dans le sacerdoce ministériel, reçoivent une participation indélébile à l’unique sacerdoce du Christ dans la dimension publique de la médiation et de l’autorité pour la sanctification, l’enseignement et le gouvernement de tout le Peuple de Dieu. Ainsi, d’une part, le sacerdoce commun des fidèles et le sacerdoce ministériel ou hiérarchique sont nécessairement ordonnés l’un à l’autre parce que l’un et l’autre, chacun à sa manière, participent de l’unique sacerdoce du Christ ; et d’autre part, ils diffèrent essentiellement l’un de l’autre et pas seulement de degré.[24]
Dans ce sens, l’identité du prêtre est « nouvelle » par rapport à celle de tous les chrétiens qui, par le baptême, participent déjà ensemble de l’unique sacerdoce du Christ et sont appelés à lui rendre témoignage sur toute la terre.[25] Toutefois, la spécificité du sacerdoce ministériel se définit non par une soi-disant "supériorité" par rapport au sacerdoce commun, mais par le service qu’il est appelé à réaliser envers tous les fidèles pour qu’ils puissent adhérer à la médiation et à la seigneurie du Christ, rendues visibles par l’exercice du sacerdoce ministériel.
Dans cette identité christologique particulière, le prêtre doit avoir conscience que sa vie est un mystère totalement inséré dans le mystère du Christ et de l’Église, de manière nouvelle et spécifique, et que ceci l’engage totalement dans l’activité pastorale qui donne un sens à son existence.[26]Cette conscience de son identité est particulièrement importante dans le contexte culturel sécularisé actuel où « le prêtre apparaît souvent “étranger” au sentiment commun, précisément en raison des aspects les plus fondamentaux de son ministère, comme ceux d’être l’homme du sacré, en retrait du monde pour intercéder en faveur du monde, constitué, dans cette mission, par Dieu et non par les hommes (cf. He 5, 1) ».[27]
07. Cette conscience fondée sur le lien ontologique avec le Christ s’écarte « des catégories plus “fonctionnalistes” qui ont présenté le prêtre presque comme un agent social ou administrateur des rites sacrés, risquant de trahir le sacerdoce du Christ lui-même »[28]en réduisant la vie du prêtre à un ensemble de devoirs qu’il doit accomplir. Tous les hommes ont un désir religieux naturel qui les distingue de tout autre être vivant et en fait des chercheurs de Dieu. Par conséquent les gens recherchent chez le prêtre l’homme de Dieu auprès duquel ils peuvent découvrir Sa Parole, Sa Miséricorde et le Pain du ciel qui « donne la vie au monde » (Jn 6, 33) : « En fin de compte, Dieu est la seule richesse que les hommes désirent trouver chez un prêtre ».[29]
Conscient de son identité, le prêtre lorsqu’il se trouve aux prises avec l’exploitation, la misère ou l’oppression, la mentalité sécularisée et relativiste ou tant d’autres situations de la culture post moderne, qui remettent en question les vérités fondamentales de notre foi, y verra l’occasion d’exercer son ministère de pasteur appelé à annoncer au monde l’évangile. Le prêtre « toujours pris parmi les hommes, est chargé d’intervenir en faveur des hommes dans leurs relations avec Dieu » (He 5, 1). Il annoncera aux âmes le mystère du Christ qui seul peut éclairer vraiment le mystère de l’homme.[30]
Consécration et mission
08. Le Christ associe les Apôtres à sa propre mission : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie » (Jn 20, 21). Dans l’ordination sacrée, la dimension missionnaire est ontologiquement présente. Le prêtre est choisi, consacré et envoyé pour rendre efficace aujourd’hui cette mission éternelle du Christ,[31]dont il devient l’authentique représentant et messager : Il ne s’agit pas d’une simple fonction de représentation extrinsèque, mais bien d’un authentique instrument de transmission de la grâce de la rédemption : « Celui qui vous écoute, c’est moi qu’il écoute, et celui qui vous rejette, rejette celui qui m’a envoyé » (Lc 10, 16).
On peut donc dire que la configuration au Christ, par le moyen de la consécration sacramentelle, définit le prêtre au sein du Peuple de Dieu, en le faisant participer d’une façon qui lui est propre au pouvoir sanctificateur, magistériel et pastoral de Jésus Christ lui-même, Tête et Pasteur de l’Église.[32]Le prêtre en devenant plus semblable au Christ est, grâce à Lui et non par lui-même, un collaborateur du salut de ses frères : ce n’est plus lui qui vit et agit, mais le Christ en lui (cf. Gal 2, 20).
Agissant in persona Christi Capitis, le prêtre devient le ministre des actions salvifiques essentielles ; il transmet les vérités nécessaires au salut et fait paître le Peuple de Dieu, en le conduisant vers la sainteté.[33]
La configuration du prêtre au Christ ne s’opère pas uniquement par l’activité évangélisatrice, sacramentelle et pastorale. Elle se vérifie également dans l’oblation de soi et dans l’expiation, autrement dit, en acceptant avec amour les souffrances et les sacrifices propres au ministère sacerdotal.[34]L’apôtre saint Paul a exprimé cette dimension qualifiante du ministère avec cette célèbre expression : « Je trouve la joie dans les souffrances que je supporte pour vous, car ce qu’il reste à souffrir des épreuves du Christ, je l’accomplis dans ma propre chair, pour son corps qui est l’Église » (Col 1, 24).
1.3 Dimension pneumatologique
Caractère sacramentel
09. Dans son ordination presbytérale, le prêtre a reçu le sceau de l’Esprit-Saint qui fait de lui un homme marqué par le caractère sacramentel afin d’être pour toujours ministre du Christ et de l’Église. Conforté par la promesse selon laquelle le Consolateur demeurera « avec lui pour toujours » (cf. Jn 14, 16-17), le prêtre sait qu’il ne perdra jamais la présence et le pouvoir efficace du Saint-Esprit, pour pouvoir exercer son ministère et vivre la charité pastorale – source, critère et mesure de l’amour et du service – comme un don total de soi pour le salut de ses frères. Cette même charité oriente le prêtre dans son mode de penser, d’agir et de se comporter avec autrui.
Communion personnelle avec le Saint-Esprit
10. C’est aussi le Saint-Esprit qui, dans l’ordination, confère au prêtre le devoir prophétique d’annoncer et d’expliquer, avec autorité, la Parole de Dieu. Inséré dans la communion de l’Église avec tout l’ordre sacerdotal, le prêtre sera guidé par l’Esprit de Vérité, que le Père a envoyé par le Christ, et qui enseigne toute chose, rappelant tout ce que Jésus a dit aux Apôtres. Par conséquent le prêtre, avec l’aide de l’Esprit Saint, et grâce à l’étude de la Parole de Dieu dans les Écritures, à la lumière de la Tradition et du Magistère,[35] découvre la richesse de la Parole qu’il doit annoncer à la communauté ecclésiale qui lui est confiée.
Invocation de l’Esprit
11. L’onction de l’Esprit Saint ne confère pas simplement au prêtre un don et un signe indélébile, mais l’obligation d’invoquer sans cesse le Paraclet – don du Christ ressuscité – sans lequel son ministère sacerdotal serait stérile. Chaque jour le prêtre invoque les lumières de l’Esprit saint pour imiter le Christ.
Par la vertu du caractère sacramentel, identifiant son intention avec celle de l’Église, le prêtre est toujours en communion avec l’Esprit saint dans la célébration de la liturgie, et surtout de l’Eucharistie et des autres sacrements. Dans chaque sacrement en effet, c’est le Christ qui agit en faveur de l’Église, par le Saint-Esprit invoqué dans sa puissance efficace par le prêtre célébrant in persona Christi.[36]
La célébration sacramentelle, par conséquent, tire son efficacité de la parole du Christ qui l’a instituée et de la puissance de l’Esprit que l’Église invoque souvent par le moyen de l’épiclèse.
Ceci est particulièrement évident dans la Prière eucharistique où le prêtre, invoquant la puissance de l’Esprit saint sur le pain et le vin, prononce les paroles de Jésus pour que se réalise la transsubstantiation du pain dans le corps « livré » du Christ et du vin dans le sang « versé » du Christ et rende sacramentellement présent son unique sacrifice rédempteur.[37]
Force pour guider la communauté
12. C’est finalement dans la communion de l’Esprit saint que le prêtre trouve la force pour guider la communauté qui lui est confiée et pour la maintenir dans l’unité voulue par le Seigneur.[38]La prière du prêtre à l’Esprit Saint peut prendre exemple de la prière sacerdotale de Jésus Christ (cf. Jn 17). Il doit donc prier pour l’unité des fidèles afin qu’ils soient « Un », pour que le monde croie que le Père a envoyé le Fils pour le salut de tous.
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01PRÉSENTATION
01INTRODUCTION
01I. IDENTITÉ DU PRÊTRE
01Le sacerdoce comme don
02Fondement sacramentel
031.1 Dimension trinitaire
03En communion avec le Père, le Fils et l’Esprit Saint
04Dans la dynamique trinitaire du salut
05Relation intime avec la Trinité
061.2 Dimension christologique
06Identité spécifique
08Consécration et mission
091.3 Dimension pneumatologique
09Caractère sacramentel
10Communion personnelle avec le Saint-Esprit
11Invocation de l’Esprit
12Force pour guider la communauté
131.4 Dimension ecclésiologique
13“Dans” et “face” à l’Église
14Participant à la sponsalité du Christ
15Universalité du sacerdoce
16Dimension missionnaire du sacerdoce pour une nouvelle évangélisation
24Paternité spirituelle
25Autorité comme “amoris officium”
26Tentation du démocratisme et de l’égalitarisme
27Distinction entre sacerdoce commun et sacerdoce ministériel
291.5 Communion sacerdotale
29Communion avec la Trinité et le Christ
30Communion avec l’Église
31Communion hiérarchique
32Communion dans la célébration eucharistique
33Communion dans l’activité ministérielle
34Communion dans le presbyterium
35Incardination, authentique lien juridique avec une valeur spirituelle
36Le presbyterium, lieu de sanctification
37Amitié sacerdotale fraternelle
38Vie commune
41Communion avec les fidèles laïcs
42Communion avec les membres des Instituts de vie consacrée
43Pastorale des vocations
44Engagement politique et social
45II. SPIRITUALITÉ SACERDOTALE
452.1 Contexte historique actuel
45Savoir interpréter les signes des temps
46L’exigence de la conversion pour l’évangélisation
47Le défi des sectes et des nouveaux cultes
48Lumières et ombres de l’activité ministérielle
492.2 Demeurer avec le Christ dans la prière
49Primauté de la vie spirituelle
50Moyens de la vie spirituelle
51Imiter le Christ qui prie
52Imiter l’Église qui prie
53Prière comme communion
542.3 Charité pastorale
54Manifestation de la charité du Christ
55Au-delà du fonctionnalisme
562.4 L’obéissance
56Fondement de l’obéissance
57Obéissance hiérarchique
58Autorité exercée avec charité
59Respect des normes liturgiques
60Unité dans les plans pastoraux
61Importance et obligation de l’habit ecclésiastique
622.5 Prédication de la Parole
62Fidélité à la Parole
63Parole et vie
65Parole et catéchèse
662.6 Le sacrement de l’Eucharistie
66Le mystère eucharistique
67Bien célébrer l’Eucharistie
68Adoration eucharistique
69Les intentions de Messe
702.7 Le sacrement de la pénitence
70Ministre de la réconciliation
71Dévouement au ministère de la Réconciliation
72Nécessité de se confesser
73Direction spirituelle pour soi et les autres
742.8 La liturgie des Heures
772.9 Guide de la communauté
77Prêtre pour la communauté
77Sentir avec l’Église
782.10 Le célibat sacerdotal
78Ferme volonté de l’Église
80Motifs théologiques et spirituels du célibat
81Exemple de Jésus
82Difficultés et objections
832.11 L’esprit sacerdotal de pauvreté
83Pauvreté comme disponibilité
842.12 Dévotion à Marie
84Imiter les vertus de la Mère
86L’Eucharistie et Marie
87III. FORMATION PERMANENTE
873.1 Principes
87Nécessité de la formation permanente aujourd’hui
89Instrument de sanctification
90Elle doit être donnée par l’Église
91Elle doit être permanente
92Elle doit être complète
93Formation humaine
94Formation spirituelle
95Formation intellectuelle
96Formation pastorale
97Cette formation doit être cohérente et complète
98Cette formation doit être personnalisée
993.2 Organisation et moyens
99Rencontres sacerdotales
100L’année pastorale
101Temps “sabbatiques”
102Maison du clergé
103Récollections et exercices spirituels
104Nécessité d’une programmation
1053.3 Les responsables
105Le prêtre lui-même
106L’aide des confrères
107L’Évêque
108La formation des formateurs
109Collaboration entre Églises
110Collaboration de centres d’étude et de spiritualité
1113.4 Tranches d’âge et situations spéciales
111Premières années de sacerdoce
112Après quelques années
113L’âge avancé
114Prêtres en situations spéciales
115Solitude du prêtre
116CONCLUSION