Ressources Catholiques Magistère

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FORMOSE : 6 octobre 891-4 avril 896
BONIFACE VI : avril 896
ETIENNE VI (VII) : mai 896-août 897
ROMANUS : août - novembre 897
THEODORE II : décembre 897
JEAN IX : janvier 898-janvier 900
BENOIT IV : janvier (février ?) 900-juillet 903
LEON V : juillet - septembre 903
SERGE III : 29 janvier 904-14 avril 911
ANASTASE III : avril 911-juin 913
LANDO : juillet 913-février 914
JEAN X : mars 914-mai 928
LEON VI : mai - décembre 928
ETIENNE VII (VIII) : décembre 928-février 931
JEAN XI : février/mars 931-décembre 935
LEON VII : 3 janvier 936-13 juillet 939
ETIENNE VIII (IX) : 14 juillet 939-octobre 942
MARIN II : 30 octobre 942-mai 946
AGAPET II : 1O mai 946-décembre 955
JEAN XII : 16 décembre 955-14 mai 964
(En raison de la déposition de Jean XII (4/12/963) et de Benoît V (23/6/964) la liste des papes est scindée. Étant donné qu'il y a controverse sur le point de savoir quel est chaque fois le pape légitime. on indique les deux)
LEON VIII : 6 (4 ?) décembre 963-1er mars 965
BENOIT V : 22 mai 964-4 juillet 966
JEAN XIII : 1er octobre 965-6 septembre 972
BENOIT VI : 19janvier 973-juin 974
BENOIT VII : octobre 974-10 juillet 983
JEAN XIV : décembre 983-20 août 984
JEAN XV : août 985-mars 996
Encyclique " Cum conventus esset " aux évêques et aux abbés de France et d'Allemagne, 3 février 993.
La vénération des saints
DS 675
(02).. D'un commun conseil nous avons décrété que sa mémoire - celle du saint évêque Ulrich - doit être vénérée d'une pieuse affection et d'une dévotion fidèle : car lorsque nous révérons et vénérons les reliques des martyrs et des confesseurs, c'est celui dont ils sont les martyrs et les confesseurs que nous révérons ; nous honorons les serviteurs, pour que l'honneur déborde vers le Seigneur qui a dit : " Qui vous reçoit, me reçoit " Mt 10,40, et qu'ainsi nous, qui n'avons pas confiance en notre propre justice, par leurs prières et leurs mérites, nous ayons toujours un secours auprès du Dieu très clément ; car les préceptes divins très salutaires et les enseignements des saints canons et des vénérables Pères - en tenant compte avec piété de l'avis de toutes les Églises, mais aussi grâce à l'appui du gouvernement apostolique - ont poussé de façon instante à ce que l'on parvienne à une solution utile et sûre, de manière que la mémoire du vénérable évêque Ulrich déjà évoqué soit vouée au culte divin, et qu'elle puisse être toujours profitable lors de l'accomplissement très dévot de la louange de Dieu.
GREGOIRE V : 3 mai 996 - 18 février 999
SILVESTRE II : 2 avril 999 - 12 mai 1003
JEAN XVII : juin - décembre 1003
JEAN XVIII : janvier l004 - juillet 1009
SERGE IV : 31 juillet 1009 - 12 mai 1012
BENOIT VIII : 18 mai 1012 - 9 avril 1024
JEAN XIX avril - mai 1024 - 1032
BENOIT IX : 1032 - 1044
(Déposé pour la première lois en 1044 après avoir retrouvé son siège à deux reprises. en 1045 et en 1047, il fut déposé à nouveau)
SILVESTRE III : 20 janvier - 10 février 1045
BENOIT IX : 10 avril - 1er mai 1045
GREGOIRE VI : 5 mai 1045 - 20 décembre 1046
CLEMENT II : 25 décembre 1046 - 9 octobre 1047
BENOIT IX : 8 novembre 1047 - 17 juillet 1048
DAMASE II : 17 juillet - 9 août 1048
LEON IX : 12 février 1049-19 avril 1054
Lettre " Congratulamur vehementer " à Pierre patriarche d'Antioche, 13 avril 1053
Profession de foi.
DS 680
Je crois fermement ... que la sainte Trinité, le Père, le Fils et l'Esprit Saint, est un seul Dieu tout-puissant, et que toute la divinité dans la Trinité est coessentielle et consubstantielle, de même éternité et de même toute-puissance, d'une unique volonté, puissance et majesté : créateur de toutes les créatures, de qui, par qui, en qui sont toutes choses Rm 11,36, celles qui sont dans le ciel et celles qui sont sur la terre, les choses visibles et invisibles. Je crois également que chacune des personnes qui sont dans la sainte Trinité, sont un seul Dieu véritable, plein et parfait.
DS 681
Je crois également que le Fils de Dieu Père, le Verbe de Dieu, qui est né du Père de toute éternité avant tous les temps, consubstantiel au Père en tout, de même toute-puissance et coégal en divinité, est né, dans le temps, de l'Esprit Saint, de Marie toujours vierge, avec une âme rationnelle ; il a deux nativités, l'une éternelle du Père, l'autre temporelle de la mère ; il a deux volontés et deux opérations ; il est vrai Dieu et vrai homme, propre dans chacune des natures et parfait, n'ayant subi ni mélange ni division ; ni fils adoptif, ni être imaginaire ; Dieu unique et un, Fils de Dieu en deux natures, mais dans la singularité d'une unique personne ; impassible et immortel en divinité, il a cependant souffert dans l'humanité pour nous et pour notre salut d'une vraie passion de la chair et a été enseveli ; et il st ressuscité des morts le troisième jour d'une vraie Résurrection de la chair ; pour la confirmer il a mangé avec les disciples, non pas par besoin de nourriture, mais uniquement par sa volonté et sa puissance ; le quarantième jour après la Résurrection il est monté au ciel avec la chair avec laquelle il est ressuscité et avec l'âme, et il siège à la droite du Père ; de là, le dixième jour, il a envoyé l'Esprit Saint et de là il viendra, comme il est monté, pour juger les vivants et les morts, et il rétribuera chacun selon ses œuvres.
DS 682
Je crois aussi en l'Esprit Saint, pleinement, parfaitement et vraiment Dieu, qui procède du Père et du Fils, égal et coessentiel en tout au Père et au Fils, de même toute-puissance et de même éternité en tout, qui a parlé par les prophètes.
DS 683
Cette Trinité sainte et indivise, non pas trois dieux, mais en trois personnes et en une unique nature ou essence, un seul Dieu tout-puissant, éternel, invisible et sans changement, je la crois et la confesse en professant vraiment que le Père est non engendré, le Fils unique engendré, l'Esprit Saint ni engendré ni non engendré, mais procédant du Père et du Fils.
DS 684
(Divers :) Je crois que la sainte Église catholique et apostolique est l'unique vraie Église, dans laquelle sont donnés l'unique baptême et la vraie rémission de tous les péchés. Je crois aussi en la vraie résurrection de cette chair que je porte maintenant, et en la vie éternelle.
DS 685
Je crois également que le Dieu et Seigneur tout-puissant Est l'unique auteur de l'Ancien et du Nouveau Testament, de la Loi, des prophètes et des apôtres ; que Dieu a prédestiné seulement les choses bonnes, mais qu'il a su à l'avance les bonnes et les mauvaises. Je crois et je professe que la grâce de Dieu prévient et suit l'homme, de telle sorte cependant que je ne dénie pas le libre arbitre à la créature raisonnable. Je crois et je proclame que l'âme n'est pas une partie de Dieu mais qu'elle est créée de rien et que sans le baptême elle est soumise au péché originel.
DS 686
En outre j'anathématise toute hérésie qui se lève contre la sainte Église catholique, et de même quiconque aura cru qu'il faut considérer comme ayant autorité d'autres écritures que celles que l'Église catholique reçoit, ou qui les aura vénérées.
Je reçois à tous les égards les quatre conciles et les vénère comme les quatre Évangiles ; car l'Église universelle se tient dans les quatre parties du monde fermement établies sur eux, comme sur une pierre quadrangulaire 472 ... De la même manière je reçois et je vénère les trois autres conciles... Tout ce que les sept conciles susdits, saints et universels, ont tenu et ont approuvé, je le tiens et l'approuve, et tous ceux qu'ils ont anathématisés, je les anathématise.
Lettre " Ad splendidum nitentis ", à Pierre Damien, 1054.
La malice des égarements sexuels
DS 687
... Il convient que, comme tu le désires, nous fassions intervenir notre autorité apostolique de manière à enlever aux lecteurs tout doute inquiet, et pour qu'il soit établi pour tous que tout ce que contient cet écrit (le Liber Gomorrhianus), qui s'oppose au feu diabolique comme de l'eau, a plu à notre jugement. Afin donc que ne se répande pas, impunie, la licence d'un désir immonde, il est nécessaire qu'elle soit repoussée par le blâme de la sévérité apostolique qui convient, et que soit entreprise une tentative de rigueur à leur égard.
Voici, tous ceux qui se souillent par l'une des abominations des quatre sortes qui sont mentionnées, sont chassés de tous les degrés de l'Église immaculée par la censure équitable qui est prévue, et cela selon le jugement des saints canons comme selon le nôtre. Mais parce que nous agissons avec une grande humanité, nous voulons et commandons, confiants en la divine miséricorde, que ceux qui, soit avec leurs mains, soit entre eux, ont fait jaillir leur semence, ou qui l'ont répandue entre les cuisses, et qui ne l'ont pas fait par une longue habitude ou avec plusieurs, s'ils ont réfréné leur sensualité et s'ils ont expié leurs actes infâmes par une juste pénitence, soient admis dans ces mêmes degrés dans lesquels ils ne seraient pas demeurés pour toujours s'ils étaient demeurés dans leur forfait ; aux autres doit être enlevé l'espoir de retrouver leur rang : à ceux qui, soit pendant longtemps avec eux-mêmes ou avec d'autres, soit avec plusieurs, même pendant peu de temps, se seront souillés par l'une des deux abominations que tu décris, ou qui - chose abominable à dire et à entendre - se sont mis sur le dos d'autrui. Si quelqu'un devait oser juger notre décret de sanction apostolique ou aboyer contre lui, qu'il sache qu'agissant ainsi il met en péril son propre rang.
VICTOR II : 16 avril 1055-28 juillet 1057
ETIENNE IX (X) : 3 août 1O57-29 mars 1058
NICOLAS II : 6 décembre 1058-27 juillet 1061
Concile de Rome 1059.
La profession de foi en l'Eucharistie prescrite à Béranger
DS 690
Moi Bérenger... je reconnais la foi vraie et apostolique, j'anathématise toute hérésie, en particulier celle dont j'ai été accusé jusqu'ici : elle ose affirmer que le pain et le vin qui sont posés sur l'autel, après la consécration sont seulement un sacrement et non le vrai corps et le vrai sang de notre Seigneur Jésus Christ, et qu'ils ne peuvent pas être tenus ou brisés par les mains des prêtres ou broyés par les dents des fidèles de façon sensible, sinon dans le seul sacrement. Or je suis en accord avec la sainte Église romaine et avec le Siège apostolique, et je professe de bouche et de cœur qu'au sujet du sacrement de la table du Seigneur je tiens cette foi que le seigneur et vénérable pape Nicolas et ce saint concile, par l'autorité évangélique et apostolique a transmise pour être tenue et m'a confirmée : à savoir que le pain et le vin qui sont posés sur l'autel, après la consécration ne sont pas seulement un sacrement, mais également le vrai corps et le vrai sang de notre Seigneur Jésus Christ et qu'ils sont touchés et brisés par les mains des prêtres et broyés par les dents des fidèles de façon sensible, non pas seulement dans le sacrement, mais en vérité ; je le juge par la Trinité sainte et consubstantielle, et par les très saints évangiles du Christ. Quant à ceux qui se dressent contre cette foi, j'affirme qu'avec leurs doctrines et leurs disciples ils sont dignes de l'anathème éternel.
Concile du Latran, avril 1060.
Ordinations simoniaques
DS 691
Le seigneur pape Nicolas qui présidait le synode dans la basilique de Constantin dit : (Par 1) Nous décidons qu'aucune miséricorde ne doit être exercée à l'encontre des simoniaques pour ce qui est du maintien de leur rang ; au contraire nous les condamnons conformément aux sanctions des canons et des décrets des saints Pères, et nous décrétons en vertu de l'autorité apostolique qu'ils doivent être déposés.
DS 692
(Par 2) Pour ce qui est de ceux qui ont été ordonnés par des simoniaques, non pour de l'argent mais gratuitement - car cette question a été débattue depuis longtemps -, nous dénouons tout nœud de doute en ce que nous ne permettons pas qu'à l'avenir quelqu'un ait encore des doutes au sujet de ce chapitre. ... Ceux qui jusqu'ici ont été consacrés gratuitement par des simoniaques..., nous permettons qu'ils demeurent dans les ordres qu'ils ont reçus.
Cependant en vertu de l'autorité des saints apôtres Pierre et Paul, nous interdisons de toutes les manières qu'un de nos successeurs tire ou établisse une règle pour lui-même ou pour quelqu'un de cette permission que nous avons donnée : car ce n'est pas l'autorité des Pères anciens qui a promulgué cela en l'ordonnant ou en le concédant, mais c'est la détresse trop grande du temps qui nous a contraint à le permettre.
DS 693
(Par 3) Pour le reste, si quelqu'un désormais permet qu'il soit consacré par quelqu'un dont il ne doute pas qu'il est simoniaque, celui qui consacre aussi bien que celui qui est consacré ne doivent pas faire l'objet d'une sentence de condamnation inégale, mais tous deux doivent être déposés, faire pénitence, et demeurer privés de leur dignité.
DS 694
(Par. 5) L'évêque Nicolas à tous les évêques : Nous avons émis un décret au sujet de la triple hérésie simoniaque : à savoir au sujet des simoniaques qui ordonnent ou qui ont été ordonnés de façon simoniaque, des simoniaques qui ont été ordonnés de façon simoniaque par des non-simoniaques, et des simoniaques qui ont été ordonnés de façon non simoniaque par des simoniaques :
Les simoniaques qui ont été ordonnés ou qui ordonnent de façon simoniaque doivent être déchus de leur degré conformément aux canons ecclésiastiques. De même les simoniaques qui ont été ordonnés de façon simoniaque par des non-simoniaques doivent être écartés de la même manière de l'office acquis de mauvaise manière. Quant aux simoniaques qui ont été ordonnés de façon non simoniaque par des simoniaques, nous concédons en raison des nécessités du temps que par miséricorde ils peuvent demeurer dans leur office par imposition des main.
ALEXANDRE II : 1er octobre 1061-21 avril 1073
Lettre " Super causas " à l'évêque Reinald de Côme, 1063.
Condamnation des ordalies.
DS 695
Nous avons consulté publiquement au sujet de ton presbytre Guillandus (Gisandus) soupçonné du meurtre de son évêque, ton prédécesseur... S'il n'existe pas d'accusateurs qui soient certains, alors, selon ce que dicte la justice et sans qu'il y ait de controverse, le presbytre doit recevoir à nouveau tout ce qu'il a perdu pour cette raison de façon injuste, aussi bien le sacerdoce que la totalité de ses bénéfices ; mais nous laissons à ton jugement, s'il n'y a pas d'accusateur, qu'il présente de lui-même une justification à deux prêtres qui lui sont liés.
Enfin nous voulons que tu n'utilises pas toi-même et que tu ne demandes d'aucune manière la loi populaire et appuyée par aucune sanction canonique, à savoir le contact d'eau bouillante ou glacée, ou d'un fer ardent, ou toute invention populaire (car ce sont de purs inventions où l'envie est à l'œuvre) bien plus nous le prohibons très fermement en vertu de l'autorité apostolique.
Lettre " Licet ex " au prince Landolfe de Bénévent, 1065.
Tolérance à l'égard de la conviction religieuse d'autrui.
DS 698
Bien que nous ne doutions pas que ce soit par un effet du zèle de la dévotion que ton excellence ordonne de mener les juifs au culte de la chrétienté, nous n'en avons pas moins estimé nécessaire de t'envoyer notre lettre pour t'admonester, puisque tu sembles le faire par un zèle désordonné. Notre Seigneur Jésus Christ en effet, comme on le lit, n'a contraint personne à son service par force, mais, toute liberté de juger par lui-même étant laissée à chacun, tous ceux qu'il a prédestinés à la vie éternelle il ne les a pas rappelés de l'erreur en jugeant, mais en répandant son propre sang. ...
De même le bienheureux Grégoire interdit dans une de ses lettres que ce même peuple soit amené à la foi par la violence (cf. 480).
GREGOIRE VII : 22 avril 1073-25 mai 1085
Concile de Rome profession de foi de Bérenger de Tours, 11 février 1079
La présence eucharistique du Christ.
DS 700
Moi Bérenger, je crois de cœur et confesse de bouche que le pain et le vin qui sont sur l'autel sont, par le mystère de la prière sainte et par les paroles de notre Rédempteur, changés substantiellement en la chair véritable, propre et vivifiante, et au sang de notre Seigneur Jésus Christ, et qu'après la consécration ils sont le vrai corps du Christ, qui est né de la Vierge, qui, offert pour le salut du monde, a été suspendu à la croix, qui siège à la droite du Père, ainsi que le vrai sang du Christ qui a coulé de son côté, non pas de façon figurative seulement et par la vertu du sacrement, mais dans sa nature propre et dans la vérité de la substance. Comme ce bref exposé le contient, comme je l'ai lu et comme vous le comprenez, ainsi je le crois et je n'enseignerai plus désormais contre cette foi. Que Dieu me vienne en aide et ces saints évangiles de Dieu.
VICTOR III : 24 mai 1086-16 septembre 1087
URBAIN II : 12 mars 1088-29 juillet 1099
Lettre " Debent subditi " à l'évêque Pierre de Pistoia et à l'abbé Rusticus de Vallombreuse, 1088.
L'invalidité de l'ordination reçue d'un simoniaque
DS 701
... Comme nous l'avons appris par son aveu, Daibert a été certes ordonné diacre par le simoniaque Guezelo, mais non de façon simoniaque, et par le jugement du bienheureux pape Innocent il fut déclaré, on le sait, qu'en tant qu'hérétique, Guezelo, dont il est établi qu'il fut ordonné par des hérétiques, du moment qu'il n'avait rien, n'a rien pu donner à celui à qui il a imposé les mains. Confirmés par l'autorité d'un si grand pape et fortifiés par le témoignage du pape Damase qui dit : " Il faut réitérer ce qui a été mal fait ", puisque les besoins de l'Église sont pressants, nous établissons à nouveau comme diacre Daibert qui s'est détaché de corps et d'âme des hérétiques, et qui s'applique de toutes ses forces au bien de l'Église. Nous estimons que cela ne doit pas être considéré comme une réitération, mais seulement comme une pleine collation du diaconat, puisque, comme nous le disions, celui qui n'avait rien n'a rien pu donner.
Lettre " Gaudemus filii " à Lanzo, Rudolf et d'autres, 1er février 1091.
L'invalidité de l'ordination reçu d'un simoniaque.
DS 702
Ceci cependant doit être examiné absolument, à savoir si (Poppo) a été ordonné de façon simoniaque par les mains dudit archevêque de Trèves. En effet, tout ce qu'il a reçu de lui de façon extraordinaire et indigne, nous le tenons pour nul selon le jugement du Saint-Esprit, et en vertu de l'autorité présente en nous, nous ordonnons qu'il reçoive ces ordres d'un évêque catholique. Quelqu'un, en effet, qui ordonne et qui n'a rien n'a rien à donner.
Concile de Bénévent, commencé le 18 mars 1091.
Le caractère sacramentel du diaconat
DS 703
Can. 1. Nul désormais ne peut être élu évêque s'il n'a pas été trouvé pieux dans les ordres sacrés. Or nous appelons ordres sacrés le diaconat et le presbytérat. De ceux-là en effet on lit que l'Église primitive les avait ; pour eux seuls nous avons un précepte de l'Apôtre.
PASCAL II : 14 août 1099-21 janvier 1118
Concile du Latran, carême 1102
L'obéissance à l'Église.
DS 704
J'anathématise toute hérésie et principalement celle qui perturbe l'état présent de l'Église, qui enseigne et qui affirme qu'il faut négliger un anathème et dédaigner les lois de l'Église. Et je promets obéissance au pontife du Siège apostolique, au seigneur Pascal et à ses successeurs, en prenant à témoin le Christ et l'Église, affirmant ce qu'affirme l'Église sainte et universelle, et condamnant ce qu'elle condamne.
Concile de Guastalla, 22 Octobre 1106
Ordinations hérétiques et simoniaques
DS 705
(04) Depuis de nombreuses années déjà l'étendue de l'empire teutonique est séparée de l'unité du Siège apostolique. Or dans ce schisme le danger est devenu tellement grand - nous le disons avec une grande douleur - qu'à peine on trouve encore quelques prêtres ou clercs catholiques dans des contrées aussi étendues. Puisque donc beaucoup de fils se trouvent jetés dans cette dévastation, la nécessité de la paix chrétienne exige que le cœur maternel de l'Église s'ouvre sur eux.
Instruits par les exemples et les écrits de nos Pères qui, à différentes époques, ont reçu dans leurs ordres des novatiens, des donatistes et d'autres hérétiques, nous recevons dans l'office épiscopal les évêques de cet empire qui ont été ordonnés dans le schisme, à moins qu'ils se révèlent être des intrus, des simoniaques ou des criminels. Nous déterminons la même chose pour les clercs, quel que soit leur ordre, que leur vie et leur science recommandent.
Concile du Latran, 7 mars 1110.
Pillage des naufragés et simonie.
DS 706
Can. 9. Quiconque pille les biens des naufragés, qu'il soit exclu du seuil de l'Église comme les pillards et les fratricides.
DS 707
Can. 10. Ce qui a été décidé pour les simoniaques, nous aussi nous le confirmons selon le jugement du Saint-Esprit de par notre autorité apostolique. (02) Aussi tout ce qui été acquis, soit dans les ordres sacrés, soit dans les affaires ecclésiastiques, moyennant la promesse ou le don d'argent, nous décidons que cela est nul et ne peut jamais avoir aucune valeur. (04) Quant à ceux qui sciemment ont accepté d'être consacrés - ou mieux : profanés - par des simoniaques, nous déclarons leur consécration totalement nulle.
DS 708
Can. 15. Nous prescrivons également que pour le chrême, le baptême et la sépulture rien ne sera jamais exigé.
GELASE II : 24.1.1118 - 28.1.1119
CALIXTE II : 2.2.1119 - 13.12.1124
1er concile du LATRAN (9e œcuménique) 18-27 mars-(6 avril ?) 1123
Canons, 27 mars 1123
Simonie, célibat, investiture.
DS 710
Can. 1 " Suivant l'exemple des saints Pères ", et renouvelant le devoir de notre charge, .nous défendons de toute manière, par l'autorité du Siège apostolique, que l'on ordonne ou promeuve qui que ce soit dans l'Église de Dieu pour de l'argent. Si quelqu'un a obtenu dans l'Église ordination ou promotion de cette manière, qu'il soit totalement privé de la dignité obtenue.
DS 711
Can. 3 (autres 7). Nous interdisons absolument aux prêtres, aux diacres et aux sous-diacres d'avoir sous leur toit des concubines ou des épouses et de cohabiter avec d'autres femmes, à l'exception de celles dont le concile de Nicée (Can.3) a permis qu'elles habitent avec eux en raison seulement des nécessités, à savoir la mère, la sœur, la tante paternelle ou maternelle ou d'autres femmes semblables, ne pouvant donner lieu à aucun soupçon justifié.
DS 712
Can.4 (autres 8). En outre, conformément à l'ordonnance du bienheureux pape Étienne, nous statuons que les laïcs, si religieux qu'ils soient, n'ont aucun pouvoir de disposer en quoi que ce soit des biens ecclésiastiques ; mais, selon les Canons des apôtres (can.38, autres 39), que l'évêque ait la charge de toutes les affaires ecclésiastiques et les dispense comme sous le regard de Dieu. (Autres can. 9) Si donc l'un des princes ou des autres laïcs s'était arrogé le droit de disposer, de donner ou de posséder des biens ecclésiastiques, qu'il soit regardé comme sacrilège.
HONORIUS II : 15.12.1124 - 13.2.1130
INNOCENT II : 14.2.1130 - 24.9.1143
2e concile du LATRAN (10ème œcuménique) commencé le 4 avril 1139
Simonie et usure
DS 715
Can. 2. Si poussé par l'exécrable passion de l'avarice quelqu'un a acquis à prix d'argent une prébende, un prieuré, un doyenné, un honneur ou une promotion ecclésiastique ou quelque réalité sacrée de l'Église, comme le saint chrême, l'huile sainte, la consécration d'autels ou d'églises, il sera privé de l'honneur mal acquis ; et acheteur aussi bien que vendeur et intermédiaire seront frappés d'infamie. Et ni pour la subsistance, ni sous le couvert de quelque coutume, rien ne sera exigé de personne avant ou après, et le bénéficiaire lui-même ne donnera rien, car c'est de la simonie ; mais il jouira librement et sans aucune atténuation de la dignité et du bénéfice qui lui ont été conférés.
DS 716
Can. 13. Détestable et scandaleuse au regard des lois divines et humaines et rejetée par l'Écriture dans l'Ancien et le Nouveau Testament est l'insatiable rapacité des usuriers : aussi la condamnons-nous et l'excluons-nous de toute consolation de l'Église, ordonnant qu'aucun archevêque, aucun évêque ou abbé de quelque ordre que ce soit ou aucun clerc ordonné n'ose admettre des usuriers aux sacrements sans une extrême prudence. Qu'ils soient tenus pour infâmes toute leur vie et privés de sépulture ecclésiastique s'ils ne viennent pas à résipiscence.
Fausse pénitence et existence des sacrements.
DS 717
Can. 22. " Parmi d'autres, une chose trouble profondément la sainte Église : la fausse pénitence ; nous demandons donc à nos frères dans l'épiscopat et aux prêtres de ne pas souffrir que les âmes des laïcs soient trompées par les fausses pénitences et ainsi enchaînées en enfer. Il appert qu'il y a fausse pénitence lorsque, méprisant la plupart des péchés, on ne fait pénitence que d'un seul, ou lorsqu'on ne le fait que d'un seul sans renoncer à un autre. Aussi est-il écrit : " Celui qui a observé toute la loi, mais trébuche sur un seul point, devient coupable de tous " Jc 2,10, c'est-à-dire en ce qui concerne la vie éternelle. En effet, qu'il ait été impliqué dans tous les péchés, ou qu'il persiste seulement dans un seul, il ne franchira pas la porte de la vie éternelle.
Il y a aussi fausse pénitence lorsque le pénitent ne renonce pas à une charge curiale ou commerciale qu'il ne peut en aucune manière exercer sans péché, ou si la haine habite son cœur, ou s'il ne rend pas satisfaction à celui qu'il a offensé, ou si étant offensé il ne pardonne pas à l'offenseur, ou si l'on prend les armes contre la justice ".
DS 718
Can. 23. " Quant à ceux qui, sous couleur de religion, condamnent le sacrement du corps et du sang du Seigneur, le baptême des enfants, le sacerdoce, et les autres ordres ecclésiastiques ainsi que le lien des mariages légitimes, nous les chassons de l'Église de Dieu et les condamnons comme hérétiques, et nous ordonnons qu'ils soient soumis à la contrainte des pouvoirs séculiers. Nous lions aussi par le lien de la même condamnation ceux qui prennent leur défense. "
Concile de Sens. commencé le 2 juin 1140 (1141 ?)
Erreurs de Pierre Abélard.
DS 721
1. Le Père est la puissance pleine, le Fils a une certaine puissance, l'Esprit Saint n'est aucune puissance.
DS 722
2. L'Esprit Saint n'est pas de la substance du Père, mais l'âme du monde.
DS 723
3. Le Christ n'a pas assumé la chair pour nous libérer du joug du diable.
DS 724
4. Ni le Dieu-et-homme, ni cette personne qu'est le Christ n'est la troisième personne de la Trinité.
DS 725
5. Le libre arbitre suffit par lui-même pour un certain bien.
DS 726
6. Dieu peut faire seulement ce qu'il fait, et permettre ce qu'il permet, ou seulement de cette manière ou à ce moment et non autrement.
DS 727
7. Dieu ne doit ni ne peut empêcher le mal.
DS 728
8. D'Adam nous n'avons pas contracté la faute, mais seulement la peine.
DS 729
9. Ceux-là n'ont pas péché qui ont crucifié le Christ sans le savoir.
DS 730
10. Ce qui est fait par ignorance ne doit pas être imputé à faute.
DS 731
11. Dans le Christ il n'y avait pas l'esprit de la crainte du Seigneur.
DS 732
12. Le pouvoir de lier et de délier a été donné seulement aux apôtres, et non à leurs successeurs.
DS 733
13. De par les œuvres, l'homme ne devient ni meilleur ni pire.
DS 734
14. Au Père, parce qu'il n'est d'aucun autre, appartient au sens propre et spécial la toute-puissance, mais non pas également la sagesse et la bonté.
DS 735
15. La crainte religieuse également est exclue de la vie future.
DS 736
16. Le diable suscite des inspirations par l'apposition de pierres ou d'herbes.
DS 737
17. La venue à la fin des siècles pourrait être attribuée au Père.
DS 738
18. L'âme du Christ n'est pas descendue aux enfers par elle-même, mais seulement par sa puissance.
DS 739
19. Ni l'œuvre ni la volonté, ni la concupiscence ni le plaisir qui la meut n'est péché, et nous ne devons pas vouloir qu'elle soit éteinte.
Lettre " Apostolicam Sedem " à l'évêque de Crémone, date incertaine.
Le baptême de désir
DS 741
Le presbytre dont tu as dit qu'il a fini ses jours sans l'eau du baptême, nous affirmons sans hésiter que puisqu'il a persévéré dans la foi de la sainte Mère l'Église et dans la profession du nom du Christ, il a été libéré du péché originel et a obtenu la joie de la patrie céleste. Lis en outre le huitième livre De civitate Dei d'Augustin où on lit entre autres : " Le baptême est administré de façon invisible lorsque ce n'est pas le mépris de la religion mais la barrière de la nécessité qui l'exclut ". Ouvre également le livre du bienheureux Ambroise De obitu Valentiani qui affirme la même chose. Les questions s'étant donc apaisées, tiens les conceptions des Pères docteurs, et fais présenter constamment dans ton Église des prières et des offrandes pour le presbytre que tu as mentionné.
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