Ressources Catholiques Magistère

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BENOIT III : juillet 855-17 avril 858
NICOLAS Ier : 24 avril 858-13 novembre 867
Concile de Rome, 862.
L'hérésie des théopaschites
DS 635
Chap. 1 (07). Il faut certes croire réellement et professer à tous égards que notre seigneur Jésus Christ, Dieu et Fils de Dieu, a enduré la Passion de la croix seulement selon la chair, mais qu'en sa divinité il est demeuré impassible, comme l'enseigne l'autorité apostolique et la splendide doctrine des très saints Pères.
DS 636
Chap. 2. (08) Quant à ceux qui disent que notre Rédempteur et Seigneur Jésus Christ et Fils de Dieu a enduré la Passion de la croix selon la divinité, ce qui est impie et exécrable pour des esprits catholiques, qu'ils soient anathèmes.
L'effet du baptême
DS 637
Chap.9 (04).Tous ceux qui disent que ceux qui sont renés de la source du très saint baptême en croyant au Père et au Fils et au Saint-Esprit, ne sont pas également lavés du péché originel, qu'ils soient anathèmes.
Lettre " Proposueramus quidem " à l'empereur Michel, 28 septembre 865
DS 638
...Le juge ne sera jugé ni par l'empereur, ni par tout le clergé, ni par les rois, ni par le peuple... " Le premier Siège ne sera jugé par personne "...
DS 639
Où donc avez-vous lu que les empereurs, vos prédécesseurs, auraient pris part aux assemblées synodales à l'exception peut-être de celles dans lesquelles il a été traité de la foi, qui est universelle, qui est commune à tous, qui ne concerne pas seulement les clercs, mais également les laïcs et en fait tous les chrétiens ?... Plus une plainte est adressée au jugement d'une autorité supérieure, plus il faut se tourner vers une instance plus élevée, jusqu'à ce que, pas à pas, on parvienne à ce Siège dont le jugement est soit modifié en mieux par lui-même, si l'importance de l'affaire l'exige, soit réservé, sans interrogation, au seul jugement de Dieu.
DS 640
En outre, si vous ne Nous écoutez pas, il en résultera que nécessairement vous serez pour Nous tels que notre Seigneur prescrit de considérer ceux qui dédaignent écouter l'Église de Dieu ; d'autant plus que les privilèges de l'Église romaine, confirmés par la bouche du Christ dans le bienheureux Pierre, disposés dans l'Église elle-même, reconnus depuis les temps anciens, célébrés par les saints synodes universels, et vénérés constamment par toute l'Église, ne peuvent d'aucune manière être diminués, limités et modifiés, car le fondement que Dieu a posé, une entreprise humaine ne peut pas l'écarter et ce que Dieu a établi tient de façon ferme et solide... Ces privilèges donc, conférés à cette sainte Église par le Christ qui n'ont pas été conférés par les synodes, mais seulement célébrés et vénérés par eux... Nous contraignent et Nous poussent à " avoir la sollicitude de toutes les Églises " de Dieu 2Co 11,28 ..
DS 641
Car puisque selon les canons le jugement des instances inférieures doit être déféré à l'autorité supérieure pour être annulé ou confirmé, il est manifeste que le jugement du Siège apostolique, pour lequel il n'y a pas d'autorité plus grande, ne doit être réexaminé par personne 232, " et qu'il n'est permis à personne de juger de son jugement. Car les canons ont voulu qu'on fasse appel auprès de lui de toutes les parties du monde ; mais il n'est permis à personne de faire appel de son jugement "...
Si donc on admet que ce qui a trait au jugement de l'évêque de Rome ne doit plus être examiné - car la coutume le veut elle aussi -, nous ne nions pas que le jugement de ce Siège puisse être modifié en mieux lorsque quelque chose lui a échappé, ou que lui-même, compte tenu des circonstances et du moment, ou en raison d'une grave nécessité, avait décidé d'ordonner quelque chose de façon exceptionnelle, car l'excellent apôtre Paul a lui aussi, comme nous le lisons, fait certaines choses de façon exceptionnelle qu'ensuite, nous le savons, il a réprouvées ; mais dans le cas seulement où celle-ci, à savoir l'Église romaine, après examen attentif, a ordonné que cela soit fait, et non quand elle-même a refusé que ce qui a été bien défini soit examiné à nouveau...
DS 642
Quant à vous, nous le demandons, ne portez pas préjudice à l'Église de Dieu : car elle, elle ne porte aucun préjudice à votre empire puisque, au contraire, elle supplie la divinité éternelle pour sa stabilité, et qu'elle prie, avec une dévotion incessante, pour votre conservation et votre salut. Ne vous arrogez pas ce qui lui revient : ne cherchez pas à lui enlever ce qui a été commis à elle seule : car vous le savez, autant il ne convient pas à un clerc, à un homme au service de Dieu, de se mêler aux affaires du siècle, autant assurément un homme chargé des affaires de ce monde doit rester à l'écart des choses sacrées.
Enfin Nous ignorons absolument comment ceux à qui il est permis seulement de présider aux choses humaines et non aux choses divines, osent juger ceux qui s'occupent de ces choses divines. Cela a existé avant la venue du Christ, lorsque certains étaient de façon exemplaire à la fois rois et prêtres ; l'histoire sainte rapporte que saint Melchisédech l'a été Gn 14,18 et cela le diable l'a imité dans ses membres, lui qui toujours cherche à revendiquer pour lui-même, de façon tyrannique, ce qui revient au culte divin, de sorte que les empereurs païens furent appelés en même temps " Souverains pontifes ". Mais dès que l'on fut parvenu à celui qui est à la fois le roi et le pontife véritable, l'empereur ne s'est plus arrogé les droits du pontificat, ni le pontife le nom impérial.
Car le même " médiateur de Dieu et des hommes, l'homme Christ Jésus " 1Tm 2,5 a séparé les fonctions des deux pouvoirs selon des activités propres et des dignités distinctes - voulant qu'elles soient portées vers le haut par leur propre - humilité, et non pas ramenées vers les profondeurs par l'orgueil humain - en sorte que les empereurs aient besoin des pontifes pour la vie éternelle et que les pontifes fassent usage des lois de l'empereur pour le cours des affaires purement temporelles : afin que l'activité spirituelle soit loin des incursions charnelles, et que donc celui qui est au service de Dieu ne se mêle d'aucune manière des affaires séculières 2Tm 3,4 et que d'autre part l'on ne voie pas présider aux affaires divines celui qui est mêlé aux affaires séculières ; en sorte que tout à la fois il soit pourvu à la modestie des deux ordres, afin qu'ils ne s'élèvent pas en s'appuyant sur l'un et l'autre, et que la fonction soit adaptée à chaque fois à ce que sont les actions.
Réponses " Ad consulta vestra " aux Bulgares, 13 novembre 866.
La forme essentielle du mariage.
DS 643
Chap. 3... Il suffira selon les lois du seul consentement de ceux dont on considère l'union ; si ce seul consentement devait faire défaut lors des noces, tout le reste, même réalisé avec l'union charnelle elle-même, sera vain, comme l'atteste le grand docteur Jean Chrisostome qui dit : " Ce qui fait le mariage, ce n'est pas l'union charnelle, mais le consentement ".
Forme et ministre du baptême.
DS 644
Chap. 15. Vous demandez si les hommes qui ont reçu le baptême de ce (pseudo-prêtre) sont chrétiens ou s'ils doivent être baptisés à nouveau. Mais s'ils ont été baptisés au nom de la Trinité très haute et indivisible, ils sont réellement chrétiens, et quel qu'ait été le chrétien par qui ils ont été baptisés, il ne convient pas qu'ils soient baptisés à nouveau ; car... " le baptême... même conféré par un adultère ou par un voleur, parvient comme un don intact à celui qui le reçoit " 356 ...
Et c'est pourquoi le méchant, lorsqu'il procure le bien, ce n'est pas aux autres mais à lui-même qu'il fait subir un surcroît de dommage ; et c'est pourquoi il est certain que ceux que ce Grec a baptisés, aucune part de la blessure ne les atteint, en raison de ceci : " C'est lui qui baptise " Jn 1,33, c'est-à-dire le Christ, et encore : " Dieu donne la croissance " 1Co 3,7, sous-entendu : et non pas l'homme.
DS 645
Chap. 71. Personne, aussi impur qu'il soit, ne peut rendre impurs les sacrements divins, qui sont le remède qui purifie de toutes les souillures. De même un rayon de soleil qui passe par les cloaques et les latrines ne peut pas en recevoir de souillure ; aussi, quelle que soit la qualité du prêtre, il ne peut pas polluer ce qui est saint ; c'est pourquoi, jusqu'au moment où il sera rejeté par un jugement des évêques, on doit recevoir de lui la communion, car lorsque les méchants procurent un bien, c'est à eux-mêmes seulement qu'ils portent un tort, et une torche qui est allumée cause certes une perte à elle-même, mais aux autres elle donne la lumière dans les ténèbres... Recevez donc avec intrépidité le mystère du Christ de tout prêtre, car tout est purifié dans la foi.
DS 646
Chap. 104. Vous dites que dans votre patrie beaucoup ont été baptisés par un juif - vous ne savez pas s'il est chrétien ou païen - et vous demandez quelle conduite avoir à leur sujet. Si ceux-ci ont été vraiment baptisés au nom de la sainte Trinité ou seulement au nom du Christ, comme nous le lisons dans les Actes des Apôtres 1Co 2,38 1Co 19,5 (car c'est là une seule et même chose comme l'expose Ambroise), il est établi qu'ils ne doivent pas être baptisés à nouveau ; mais d'abord il faut rechercher si ce juif était chrétien ou païen, ou s'il est devenu chrétien ensuite, encore que nous croyions qu'il ne faut pas négliger ce que le bienheureux Augustin dit du baptême : " Nous l'avons déjà assez démontré, dit-il, le baptême qui est consacré par les paroles de l'Évangile n'est pas mis en jeu par l'erreur du ministre qui a sur le Père, le Fils ou le Saint-Esprit une opinion différente de ce qu'enseigne la doctrine céleste ", et à nouveau : " Il en est aussi dans ce nombre certains qui mènent une vie scandaleuse ou même qui traînent dans l'hérésie ou dans les superstitions des gentils ; et pourtant même là " le Seigneur connaît les siens " 2Tm 2,19. Car dans cette ineffable prescience de Dieu, beaucoup de ceux qui paraissent au-dehors sont au-dedans ".
Et dans un autre passage : " Même des esprits assez lents comprennent, comme je le pense, que nulle perversité humaine, du ministre ou du sujet, ne peut faire violence au baptême du Christ " ; et encore : " Quelqu'un qui est séparé peut transmettre, comme quelqu'un qui est séparé peut posséder, mais transmettre de manière funeste ; quant à celui à qui il transmet, il peut recevoir pour son salut si lui-même ne reçoit pas en étant séparé.
Aucun emploi de la force dans l'acceptation de la foi.
DS 647
Chap. 41. Au sujet de ceux qui refusent de recevoir le bien du christianisme, nous ne pouvons rien vous écrire d'autre, sinon que vous devez les convaincre d'accéder à la vraie foi par des monitions, des exhortations et des instructions, plutôt que de les convaincre par la force de ce que leur pensée est vanité.
Par ailleurs, en aucune manière, il ne doit leur être fait violence pour qu'ils croient. Car tout ce qui ne provient pas d'un désir, ne peut être bon Ps 53,8 Ps 118,108 Ps 27,7 ; Dieu commande en effet une soumission volontaire, et qui soit manifestée par des volontaires seulement, car s'il avait voulu mettre en œuvre la force, personne n'aurait pu résister à sa toute-puissance.
L'aveu d'un crime ne doit pas être extorqué par la torture.
DS 648
Chap. 86. Vous dites que chez vous, lorsqu'un voleur ou un brigand a été pris et qu'il a nié ce qui lui est reproché, le juge frappe sa tête avec des verges et pique ses flancs avec des pointes de fer jusqu'à ce qu'il produise la vérité ; cela, ni la Loi divine, ni la loi humaine ne l'admet, d'aucune manière, car un aveu ne doit pas être involontaire mais spontané, et il ne doit pas être provoqué par la violence mais proféré de façon volontaire ; s'il arrive en fin de compte qu'après avoir infligé ces tourments vous ne trouviez absolument rien de ce qui est reproché à celui qui les a subis, ne rougissez-vous pas au moins alors et ne reconnaissez-vous pas de quelle façon impie vous jugez ?
Et de même si un homme accusé, qui a subi cela et qui ne peut pas le supporter, dit qu'il a perpétré ce qu'il n'a pas perpétré : ers qui, je le demande, se retourne toute l'ampleur d'une telle impiété, sinon vers celui qui l'a contraint à avouer cela de façon mensongère ? Pourtant on sait qu'il n'avoue pas, mais qu'il parle, celui qui dit de sa bouche ce qu'il n'a pas dans son cœur !...
Par ailleurs lorsqu'un homme libre a été appréhendé pour un crime et que - à moins qu'il ait déjà été trouvé coupable d'un crime auparavant, ou que, confondu par trois témoins, il subisse la peine, ou qu'il n'ait pas pu être confondu - il jure sur le saint Évangile qui lui est présenté qu'il ne l'a pas commis, il sera absous, et ensuite il sera mis un terme à cette affaire comme l'atteste l'apôtre des nations plusieurs fois mentionné lorsqu'il dit : " pour confirmer le terme qui est mis à toute controverse entre eux, il y a le serment "
HADRIEN II : 14 décembre 867-14 décembre 872
4e Concile de CONSTANTINOPLE (8ème œcuménique) 5 octobre 869 - 28 février 870 10ème session, 28 février 870 : canons.
La tradition, règle pour la foi.
DS 650
(traduction du bibliothécaire Anastase)
Can. 1. Désireux de marcher sans encombre sur la voie droite et royale de la justice divine, nous devons garder comme flambeaux toujours brillants, illuminant nos pas qui vont à la suite de Dieu, les ordonnances et la pensée des saints Pères.
(Version grecque abrégée : " VGA " - 1. Désireux de marcher sans encombre sur la voie droite et royale de la justice divine, nous devons garder comme des flambeaux toujours brillants les ordonnances et la pensée des saints Pères ;
DS 651
C'est pourquoi, à l'instar du grand et très sage Denys, nous les regardons et les considérons comme une seconde Parole divine ; et de même, à leur sujet, nous chantons avec le plus vif empressement, avec le divin David : " Le commandement lumineux de Dieu, clarté pour les yeux ". Ps 19,9 Ps 119,105 Pr 6,23 Is 26,9 ..
C'est en effet à la lumière qu'à juste titre sont comparées les recommandations et les interdictions des canons divins, c'est grâce à eux que l'on distingue le meilleur du pire, et que l'on discerne ce qui est utile et profitable de ce qui n'est pas utile mais nuisible.
DS 652
Donc, les règles qui ont été transmises à la sainte Église catholique et apostolique tant par les saints et très illustres apôtres que par les conciles œcuméniques et locaux des orthodoxes, ou même par n'importe quel Père porte-parole de Dieu et docteur de l'Église, nous déclarons les observer et les garder.
Réglant sur eux nos mœurs et notre propre vie, nous décrétons que l'ensemble des prêtres ainsi que ceux qui sont comptés sous le nom de chrétiens, son canoniquement soumis aux peines et condamnations, et, à l'opposé, aux réintégrations et aux justifications qui ont été définies par ces règles ;
de fait, à conserver les traditions que nous avons reçues oralement ou par écrit des saints qui brillèrent autrefois, le grand Apôtre nous exhorte ouvertement. (VGA - donc les règles qui ont été transmises à la sainte Église catholique et apostolique tant par les saints et très illustres apôtres que par les conciles œcuméniques orthodoxes ou locaux, ou même par un Père porte-parole de Dieu et docteur de l'Église, nous déclarons les observer et les garder. De fait, à conserver les traditions que nous avons reçues oralement ou par écrit des saints qui brillèrent autrefois, le grand apôtre Paul nous exhorte ouvertement 2Th 2,15.)
La vénération des saintes images.
DS 653
Can. 3. Nous décrétons que l'image sacrée de notre Seigneur Jésus Christ, libérateur et sauveur de tous les hommes, doit être vénérée avec les mêmes honneurs que le livre des saints évangiles. (VGA - 3. Nous décrétons que l'image de notre Seigneur Jésus Christ doit être vénérée avec les mêmes honneurs que le livre des saints évangiles).
DS 654
En effet, de même que, grâce aux paroles qui se composent des syllabes contenues dans le livre, nous parvenons tous au salut, de même, grâce à l'action que ces images exercent par leurs couleurs, tous, les savants aussi bien que les ignorants, tirent un utile parti de ce qu'ils ont sous les yeux. En effet, ce qui est dit dans les syllabes, l'expression qui emploie les couleurs le proclame et le rehausse ;
et il convient, conformément à la raison et à la plus antique tradition, à cause de l'honneur - parce qu'il renvoie aux modèles eux-mêmes - qu'indirectement les images soient honorées, et vénérées comme le livre sacré des saints évangiles et la figure de la précieuse croix. (VGA - En effet, de même que, grâce aux paroles contenues dans le livre, tous parviennent au salut, de même grâce à l'action que ces images exercent par leurs couleurs, tous, les savants aussi bien que les ignorants, tirent un utile parti de ce qu'ils ont sous les yeux. En effet, ce qui est dit dans les syllabes, l'écriture en couleurs elle aussi le proclame et le représente par les couleurs).
DS 655
Donc, si quelqu'un ne vénère pas l'image du Christ Sauveur, il n'en verra pas non plus la forme, quand il viendra dans la gloire de son Père pour être glorifié et glorifier ses saints 2Th 1,10 ; qu'il soit tenu à l'écart de sa communion et de sa gloire. (VGA - Donc si quelqu'un ne vénère pas l'image du Christ Sauveur, il ne verra pas non plus sa forme lors de la deuxième venue).
DS 656
Il en sera de même pour qui ne vénère pas l'image de Marie sa mère immaculée et mère de Dieu. Nous peignons en outre les images des saints anges, comme la divine Écriture les représente par des mots ; nous honorons et vénérons aussi les images des apôtres dignes de tant de louanges, des prophètes, des martyrs, des hommes consacrés, et de tous les saints.
Que ceux qui ne se conduisent pas ainsi soient anathèmes au nom du Père, du Fils, et du Saint-Esprit. (VGA - Nous honorons et vénérons de même l'image de sa mère immaculée et les images des saints anges comme la divine Écriture les représente par des mots, et aussi celles de tous les saints ; et que tous ceux qui ne se conduisent pas ainsi soient anathèmes).
L'unicité de l'âme humaine.
DS 657
Can. 11. Alors que l'Ancien et le Nouveau Testament enseignent que l'homme a une seule âme raisonnable et intellectuelle, et que tous les Pères et docteurs porte-parole de Dieu dans l'Église affirment la même doctrine, des individus, consacrant leurs efforts à inventer des maux, en sont venus à un tel degré d'impiété qu'ils enseignent impudemment que l'homme a deux âmes, et qu'ils tentent... d'affermir leur hérésie par des efforts irrationnels. (VGA - 10. Alors que l'Ancien et le Nouveau Testament enseignent que l'homme a une seule âme raisonnable et intellectuelle, et que tous les Pères et les docteurs porte-parole de Dieu dans l'Église affirment la même doctrine, des individus enseignent que l'homme a deux âmes, et affermissent leur hérésie par des démonstrations insensées).
DS 658
C'est pourquoi ce saint concile œcuménique ... anathématise d'une voix puissante les inventeurs et fauteurs d'une telle impiété, ainsi que ceux qui partagent leur point de vue ;
le concile définit et promulgue qu'absolument personne ne doit posséder ni conserver d'une quelconque manière les textes des auteurs de cette impiété.
Si quelqu'un a l'audace d'agir à l'encontre de ce grand et saint concile, qu'il soit anathème, et exclu de la foi et de la religion chrétiennes. (VGA - C'est pourquoi ce saint concile œcuménique anathématise d'une voix puissante les auteurs d'une telle impiété, ainsi que ceux qui partagent leur point de vue.
Si quelqu'un à l'avenir a l'audace de dire le contraire, qu'il soit anathème.
La liberté dans la direction de l'Église.
DS 659
Can. 12. (n'existe plus en grec - VGA -) Comme les canons apostoliques et conciliaires interdisent formellement les promotions et consécrations d'évêques accomplies sous l'influence et avec la recommandation des archontes, nous déclarons nous aussi et décidons, en accord avec ces canons, que si un évêque, grâce à la fourberie ou à la tyrannie des puissants, reçoit de cette façon la consécration de sa dignité, il sera de toute manière déposé, comme un homme qui non pas selon la volonté de Dieu, mais d'après la volonté du sentiment charnel, a voulu posséder ou a accepté la maison de Dieu de la part des hommes et par l'intermédiaire des hommes.
DS 660
Can. 17. (lat.) Par ailleurs, nous avons rejeté loin de nos oreilles comme une affirmation odieuse ce propos tenu par des ignorants : un synode ne peut être tenu sans la présence d'un archonte. En effet, jamais les saints canons n'ont prescrit la présence des princes séculiers aux synodes, mais seulement celle des évêques. Aussi constatons-nous que les archontes n'ont jamais participé aux conciles, à l'exception des conciles œcuméniques : en effet il ne faut pas que les archontes séculiers soient témoins de ce qui arrive parfois aux prêtres de Dieu. (VGA - 12 Il est venu à nos oreilles qu'un synode ne peut pas être tenu sans la présence de l'archonte. Mais jamais les saints canons ne prescrivent que les archontes séculiers soient présents aux synodes, mais seulement les évêques. Aussi nous ne constatons pas non plus qu'ils aient été présents, à l'exception des conciles œcuméniques : en effet, il ne faut pas que les archontes séculiers soient témoins de ce qui arrive aux prêtres de Dieu).
La prééminence romaine parmi les sièges patriarcaux.
DS 661
Can. 21 (n'existe pas en grec - VGA). La parole de Dieu, que le Christ a dite aux saints apôtres et à ses disciples : " Qui vous reçoit me reçoit " Mt 10,40 " et qui vous méprise me méprise " Lc 10,16, nous croyons qu'elle a été adressée aussi à tous ceux qui, après eux et à leur exemple, sont devenus souverains pontifes et chefs de pasteurs dans l'Église catholique. Nous ordonnons donc qu'absolument aucun des puissants de ce monde n'outrage ni tente de chasser de son trône l'un de ceux qui occupent les sièges patriarcaux, mais qu'au contraire chacun les juge dignes de tout honneur et respect, avant tout le très saint pape de l'ancienne Rome, ensuite le patriarche de Constantinople, puis ceux d'Alexandrie, d'Antioche et de Jérusalem. En outre, que personne ne rédige ni ne compose des écrits et des discours contre le très saint pape de l'ancienne Rome, sous prétexte de prétendues fautes qu'il aurait commises ; ce qu'a fait récemment Photius, et Dioscore bien avant lui.
DS 662
Quiconque donc montrera assez de présomption et d'audace pour adresser par écrit ou sans écrit des insultes au siège de Pierre, le premier des apôtres, comme l'ont fait Photius et Dioscore, subira une condamnation pareille et identique à la leur. (VGA -
13. Quiconque montrera assez d'audace pour adresser par écrit ou sans écrit des insultes au siège de Pierre, le premier des apôtres, comme l'ont fait Photius et Dioscore, subira une condamnation identique à la leur).
DS 663
Si quelqu'un jouissant de quelque pouvoir séculier, ou si quelque puissant tente de chasser du Siège apostolique le susdit pape ou l'un des autres patriarches, qu'il soit anathème.
DS 664
De plus, si l'on réunit un concile œcuménique, et s'il apparaît quelque contestation à propos de la sainte Église des Romains, ou quelque controverse, il faut, respectueusement et avec la révérence voulue, s'informer sur le point litigieux, puis adopter une solution dont on tire profit ou dont les autres tirent profit, mais ne jamais avoir l'audace de prononcer une sentence contre les souverains pontifes de l'ancienne Rome. (VGA - Mais si l'on réunit un concile œcuménique et s'il apparaît quelque contestation à propos de l'Église des romains, on peut, avec prudence et avec la révérence voulue, s'informer sur le point litigieux, et trouver de l'aide ou aider, mais ne jamais avoir l'audace de porter une accusation contre les Évêques de l'ancienne Rome).
JEAN VIII : 14 décembre 872-16 décembre 882
Lettre " Unum est " aux princes de Sardaigne, vers septembre 873.
L'esclavage de personnes humaines doit être aboli
DS 668
Il est une chose pour laquelle nous devons paternellement vous admonester ; si vous ne la corrigez pas, vous encourrez un grand péché, et par elle ce ne sont pas les gains que vous accroîtrez, comme vous l'espérez, mais bien plutôt les dommages. Comme nous l'avons appris, à l'instigation des Grecs, beaucoup qui ont été enlevés captifs par les païens sont donc vendus dans vos régions et, après avoir été achetés par vos compatriotes, ils sont gardés sous le joug de l'esclavage ; alors qu'il est avéré qu'il est pieux et saint, comme il convient pour des chrétiens, que lorsqu'ils les ont achetés des Grecs, vos compatriotes les renvoient libres pour l'amour du Christ, et qu'ils reçoivent leur récompense non pas des hommes, mais de notre Seigneur Jésus Christ lui-même. C'est pourquoi nous vous exhortons et nous vous commandons, avec un amour paternel, si vous leur avez acheté des captifs, de les laisser aller libres pour le salut de votre âme.
MARIN Ier : 16 décembre 882-15 mai 884
ADRIEN III : 17 mai 884-septembre 885
ETIENNE V (VI) : septembre 885-14 septembre 891
Lettre " Consuluisti de infantibus ", à l'archevêque Ludbert de Mayence, entre 887 et 888
Condamnation des ordalies.
DS 670
Tu nous as consulté au sujet des petits enfants qui, dormant dans un même lit avec leurs parents, sont trouvés morts, pour savoir si les parents doivent se purifier par le fer ardent ou par l'eau bouillante ou par une autre épreuve pour attester qu'ils ne les ont pas étouffés. Les parents en effet doivent être avertis et conjurés de ne pas placer des enfants aussi tendres dans le même lit qu'eux, de crainte que, s'ils se produit une imprudence, ils soient étouffés ou écrasés, et que de ce fait eux-mêmes soient trouvés coupables d'homicide. Car, qu'un aveu soit extorqué à quelqu'un par le fer ardent ou par l'eau bouillante, les saints canons ne l'approuvent pas ; et ce qui n'a pas été établi par les saints Pères ne doit pas être présumé par une invention superstitieuse.
Des délits rendus publics par un aveu spontané ou par l'attestation de témoins ont en effet été confiés à notre gouvernement pour être jugés, puisqu'on avait sous les yeux la crainte de Dieu ; mais ce qui est caché et inconnu doit être laissé au jugement de Celui " qui seul connaît les cœurs des fils des hommes. 1R 8,39.
Mais ceux dont il est prouvé qu'ils sont coupables d'un tel forfait ou qui en font l'aveu, ta charité doit les châtier ; car si celui qui a détruit par avortement ce qui a été conçu dans le sein est homicide, combien plus celui qui a tué un petit enfant âgé d'un jour au moins ne pourra-t-il pas s'excuser d'être un meurtrier.
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