JEAN VI : 30 octobre 701 - 11 janvier 705
JEAN VII : 1er mars 705 - 18 octobre 707
SISINNIUS : 15 janvier - 4 février 708
CONSTANTIN Ier : 25 mars 708 - 9 avril 715
GREGOIRE II : 19 mai 715-11 février 731
Lettre " désiderabilem mihi " à Boniface 22 novembre 726.
Forme et ministre du baptême.
DS 580
Tu as fait savoir que certains ont été baptisés sans interrogation sur le Symbole par des prêtres adultères et indignes. En cette affaire, ta charité doit tenir l'antique coutume de l'Église : si quelqu'un a été baptisé au nom du Père et du Fils et de l'Esprit Saint, il n'est permis d'aucune manière de le rebaptiser ; ce n'est pas en effet au nom de celui qui baptise, mais au nom de la Trinité qu'il a reçu le don de cette grâce. Et il faut tenir ce que dit l'Apôtre : un seul Dieu, une seule foi, un seul baptême
Ep 4,5. Mais nous te prescrivons de donner à ceux-là, avec plus de zèle encore un enseignement spirituel.
Lettre " ta grammata " à l'empereur Léon III, entre 726 et 730
La vénération des saintes images
DS 581
Et tu affirmes que nous nous prosternons devant des pierres, des murs et des planches de bois. Il n'en est rien, ô empereur ; nous y trouvons un rappel et un stimulant : ils élèvent vers le ciel notre esprit lourd et épais, ce qui est la raison d'être de leurs noms, de leurs titres inscrits, de leurs traits distinctifs ; mais nous n'en faisons pas des dieux, comme tu le prétends - et puisse cela ne pas arriver ! - car nous ne mettons pas notre espérance en eux. Et si c'est une image du Seigneur, nous disons : seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu, secours-nous et sauve-nous. Si c'en est une de sa sainte Mère, nous disons : Toi qui as porté Dieu, sainte Mère du Seigneur, intercède auprès de ton fils, notre vrai Dieu, pour le salut de nos âmes. Et pour un martyr : saint Étienne, premier martyr, toi qui as versé ton sang pour le Christ, puisque tu peux lui parler librement, intercède pour nous. Et pour tous ceux qui dans le martyre ont témoigné de leur foi, voilà ce que nous disons, voilà les prières que nous adressons par leur intercession ; et il n'est pas vrai, comme tu le prétends, ô empereur, que nous appelions " dieux " les martyrs.
GREGOIRE III : 18 mars 731-28 (29 ?) novembre 741
Lettre " Magna nos habuit " à l'évêque Boniface, vers 732
Le baptême de validité douteuse.
DS 582
Pour ce qui concerne ceux dont tu as dit qu'ils ont été baptisés par des païens, s'il en est ainsi, nous te commandons de les baptiser à nouveau au nom de la Trinité. ... Mais nous te prescrivons aussi que soient baptisés également ceux qui doutent s'ils ont été baptisés ou non, ou qui l'ont été par un presbytre qui sacrifie à Jupiter et qui mange des viandes immolées.
Sacrifice de la messe pour des défunts.
DS 583
Tu as cherché à savoir s'il est permis de présenter des oblations pour des défunts. La sainte Église tient que chacun peut présenter des oblations pour ses morts véritablement chrétiens, et que les presbytres peuvent faire mémoire d'eux. Et bien que tous nous soyons soumis au péché, il convient que le prêtre fasse mémoire des catholiques défunts et intercède pour eux. Mais cela, il ne sera pas permis de le faire pour des impies, même s'ils ont été chrétiens.
ZACHARIE : 10(3 ?) décembre 741-22(15 ?) mars 752
Lettre " Suscipientes sanctissimae fraternitatis " à l'archevêque Boniface de Mayence, 5 novembre 744
Simonie
DS 586
(02) Nous avons trouvé (dans une lettre de Boniface au pape)... qu'il nous a été rapporté par toi que nous serions des corrupteurs des canons et que nous chercherions à abroger les traditions des Pères, et que par là - ce qu'à Dieu ne plaise ! - nous succomberions avec nos clercs à l'hérésie simoniaque, en acceptant des récompenses ou en demandant à ceux à qui nous conférons le pallium de nous accorder des récompenses en leur demandant de l'argent, ... (Il est demandé à Boniface de ne pas écrire à nouveau de telles choses), parce que nous considérons cela comme outrecuidant et injurieux si on nous attribue ce que nous abominons totalement. Loin de nous et de nos clercs la pensée de vendre pour de l'argent ce que nous avons reçu par la grâce de l'Esprit Saint. ... Nous anathématisons en effet tous ceux qui oseraient vendre pour de l'argent un don de l'Esprit Saint.
Concile de Rome, 3ème session, 25 octobre 745.
La descente du Christ au enfers.
DS 587
...Clément, qui dans sa stupidité rejette les déterminations des saints Pères et tous les actes synodaux, et qui introduit aussi pour les chrétiens le judaïsme lorsqu'il affirme qu'on peut prendre pour femme la veuve d'un frère défunt, et qui de surcroît proclame aussi que le Seigneur Jésus Christ, en descendant aux enfers. en a arraché à la fois les pieux et les impies, doit être dépouillé de tout office sacerdotal et jeté dans les liens de l'anathème.
Lettre " Virgilius et Sedonius " à l'archevêque Boniface de Mayence, 1er juillet 746 (745 ?).
L'intention et la forme requises pour le baptême.
DS 588
Ils ont rapporté en effet qu'il y avait dans cette province un prêtre qui ignorait totalement la langue latine et qui, lorsqu'il baptisait, ne connaissant pas la prononciation latine, disait en déformant la langue : " Baptizo te in nomine Patria et Filia et Spiritus Sancti ". Et pour cette raison ta vénérable fraternité a pensé à rebaptiser. Mais... si celui qui a baptisé, en baptisant, a prononcé comme nous venons de dire non pas pour introduire une erreur ou une hérésie, mais seulement par ignorance du parler romain, nous ne pouvons pas accepter qu'ils soient baptisés à nouveau...
Lettre " Sacris liminibus ", à l'archevêque Boniface de Mayence, 1er mai 748.
L'intention et la forme requises pour le baptême
DS 589
Dans ce (synode des Anglais) on a manifestement prescrit de façon ferme et démontré avec soin la décision et la résolution selon laquelle quiconque a été purifié sans l'invocation de la Trinité n'avait pas le sacrement de la régénération. Ce qui est tout à fait vrai ; car si quelqu'un a été plongé dans la fontaine du baptême sans l'invocation de la Trinité, il n'est pas parfait, s'il n'a pas été baptisé au nom du Père et du Fils et de l'Esprit Saint. ... Les prêtres du synode susdit ont voulu que soit observé également que si quelqu'un, lors du baptême, omet de nommer l'une seulement des Personnes de la Trinité, cela ne peut pas être un baptême, ce qui est certainement vrai ; car celui qui n'a pas confessé un seul de la sainte Trinité, ne peut pas être un chrétien parfait.
ETIENNE II (III) : 26 mars 752-26 avril 757
Réponses de Qierzy (Oise), 754
La forme du baptême.
DS 592
(Réponse 14). Pour ce qui concerne ce presbytre qui a baptisé de façon si grossière : Je plonge au nom du Père, et je plonge au nom du Fils et je plonge au nom de l'Esprit Saint, et qui même comme prêtre ne sait pas si c'est un évêque qui l'a béni : celui-là, qui est dans l'ignorance quant à son ordination, il doit absolument être déposé... ; mais les enfants qu'il a baptisés, bien que de façon grossière, puisqu'ils ont été baptisés au nom de la sainte Trinité, qu'ils demeurent dans ce baptême.
PAUL Ier : 29 mai 757 - 28 juin 767
ETIENNE III (IV) : 7 août 768 - 24 janvier 772
ADRIEN Ier : 9 février 772-25 décembre 795
Lettre " Institutio universalis " aux évêques d'Espagne, entre 785 et 79I.
L'erreur des adoptianistes.
DS 595
... De votre région est venue jusqu'à nous la nouvelle attristante que quelques évêques qui y séjournent, à savoir Eliphand et Ascaricus avec d'autres qui sont en accord avec eux, ne rougissent pas de confesser le Fils de Dieu comme fils adoptif, lors même qu'aucun hérésiarque n'a osé proférer un tel blasphème, à l'exception de ce Nestorius impie qui confessait le Fils de Dieu comme un simple homme. ...
La prédestination
DS 596
Mais ce que disent d'autres dans leurs rangs, à savoir que la prédestination à la vie ou à la mort est au pouvoir de Dieu et non au nôtre ; les uns disent : " Pourquoi nous efforçons-nous de vivre, puisque cela est au pouvoir de Dieu ? " d'autres disent : " Pourquoi prions-nous Dieu de ne pas être vaincus par la tentation, puisque cela est en notre pouvoir, de par le libre arbitre ? "
En vérité ils ne peuvent ni le justifier, ni entendre raison, puisqu'ils ne connaissent pas les écrits du bienheureux Fulgence au presbytre Eugippius contre le propos d'un pélagien : " Dieu a donc préparé dans l'éternité de son immutabilité des œuvres de miséricorde et de justice... ; il a donc préparé des mérites pour les hommes qui doivent être justifiés ; pour les mêmes, qui doivent être glorifiés, il a préparé aussi des récompenses ; mais pour les méchants il n'a pas préparé des volontés mauvaises ou des œuvres mauvaises, mais il leur a préparé des supplices justes et éternels. Telle est la prédestination éternelle des œuvres à venir de Dieu, et nous l'annonçons avec autant de confiance que nous savons qu'elle nous est toujours proposée par la doctrine apostolique ".
2e Concile de NICEE (7e œcuménique) 24 septembre - 23 octobre 787
7e session, 13 octobre 787.
Définition concernant les saintes images
DS 600
... Avançant sur la voie royale et nous attachant à l'enseignement divinement inspiré de nos saint Pères et à la tradition de l'Église catholique, dont nous reconnaissons qu'elle est celle de l'Esprit habitant en elle, nous décidons ceci, avec toute la précision et la justesse possibles : comme pour la représentation de la précieuse et vivifiante croix, qu'on place les vénérables et saintes images, mosaïques ou œuvres faites de toute autre matière convenable, dans les saintes églises de Dieu, sur les objets ou vêtements sacrés, les murs et des tableaux, dans les maisons et les chemins ; l'image de notre Seigneur, Dieu et Sauveur Jésus Christ, celle de notre Dame sans tache, la sainte Mère de Dieu, celle des anges, dignes de notre respect, celle de tous les saints et justes.
DS 601
En effet, plus on les voit, grâce à leur représentation par l'image, plus en contemplant leurs images on est amené à se rappeler et à aimer les modèles originaux et à leur donner salutations et respectueuse vénération ; non pas l'adoration véritable propre à notre foi, qui convient à la nature divine seule, mais comme on le fait pour la représentation de la glorieuse et vivifiante croix, pour les saints évangiles et tous les autres objets sacrés ; et on fera en leur honneur des encensements et l'apport de lumières, selon la pieuse coutume des Anciens. Car " l'honneur rendu à l'image s'en va au modèle original " et celui qui vénère l'image vénère en elle la personne de celui qu'elle représente.
DS 602
Ainsi sont confirmés l'enseignement de nos saints Pères, la tradition de l'Église catholique, Église qui d'un bout à l'autre de la terre a accueilli l'Évangile ; ainsi nous nous attachons à Paul, qui parlait dans le Christ
2Co 2,17 à toute la divine assemblée des apôtres et à la sainteté de nos Pères, tenant fermement les traditions que nous avons reçues
2Th 2,15 ; ainsi nous chantons prophétiquement les hymnes célébrant la victoire de l'Église : " Réjouis-toi, fille de Sion, élève la voix, fille de Jérusalem, réjouis-toi et jubile de tout ton cœur ; le Seigneur a fait disparaître autour de toi les injustices de tes adversaires, tu es délivrée de la main de tes ennemis ; le Seigneur est roi au milieu de toi ; tu ne verras plus le malheur ", et la paix sera sur toi pour toujours
So 3,14ss. .
DS 603
Ceux qui osent penser ou enseigner autrement, ou à la suite des hérétiques maudits mépriser les traditions de l'Église et imaginer quelque nouveauté, ou rejeter l'un des objets consacrés offerts à l'Église, évangiles, représentations de la croix, tableau ou saintes reliques d'un martyr ; ou imaginer de tortueuses et fourbes manœuvres pour renverser quelque chose dans les légitimes traditions de l'Église catholique ; ou encore faire servir à des usages profanes les objets sacrés ou les saints monastères : tous ceux-là, s'ils sont évêques ou clercs, nous ordonnons de les déposer ; s'ils sont moines ou laïcs, de les exclure de la communion.
8ème session, 23 octobre 787.
Les élections aux ministères sacrés
DS 604
Toute élection d'un évêque, d'un prêtre ou d'un diacre faite par des princes demeure nulle, selon le canon (canon des apôtres 30) qui dit : Si un évêque recourant à des princes séculiers entre par eux en possession d'une église, qu'il soit déposé, et que soient excommuniés tous ceux qui acceptent sa communion. Car celui qui doit être élevé à l'épiscopat doit être élu par des évêques, comme il a été décidé par les saints Pères réunis à Nicée, dans le canon (can. 4) qui dit : le plus convenable est qu'un évêque soit établi par tous les évêques de la province ; si la chose se révélait difficile, soit en raison d'une nécessité urgente, soit à cause de la longueur de la route, il faut de toute façon que trois évêques se réunissent au même endroit - les absents donnant aussi leur suffrage et exprimant leur consentement par écrit -, et fassent alors l'ordination. La pleine autorité sur ce qui se fait est donnée dans chaque province au métropolite.
Sur les images, l'humanité du Christ et la tradition de l'Église
DS 605
Nous admettons les vénérables images ; ceux qui ne jugent pas ainsi, nous les soumettons à l'anathème,..
DS 606
Si quelqu'un ne confesse pas que le Christ notre Dieu est l'imité (homologue) selon l'humanité, qu'il soit anathème...
DS 607
Si quelqu'un n'admet pas les présentations de l'Évangile qui se font par des images, qu'il soit anathème.
DS 608
Si quelqu'un ne salue pas ces images, faites au nom du Seigneur et de ses saints, qu'il soit anathème.
DS 609
Si quelqu'un rejette toute la tradition ecclésiastique écrite ou non écrite, qu'il soit anathème...
Lettre " Si tamen licet " aux évêques d'Espagne, entre 793 et 794.
L'hérésie de l'adoptianisme
DS 610
La justification avancée pour l'hérésie de l'adoption de Jésus Christ, le Fils de Dieu, doit être rejetée comme d'autres choses parce que s'appuyant sur des argumentations fausses ; on peut y lire l'ivraie des paroles hérétiques, d'une plume désordonnée. Cela l'Église catholique ne l'a jamais cru, ne l'a jamais enseigné, et jamais elle n'a donné son assentiment à ceux qui croyaient cela faussement..
DS 611
Lui-même en effet (le Christ) a fait savoir au sujet de lui même de qui il est le fils, lorsqu'il dit qu'il a annoncé aux hommes le nom du Père. Il dit en effet : " J'ai manifesté ton nom aux hommes, que tu m'as donnés du milieu du monde "
Jn 17,6. Le nom du Père, il l'a jadis manifesté aux hommes, lorsqu'il s'est fait connaître comme le Fils véritable, non putatif, propre et non adoptif. Mais il faut remarquer qu'il est dit : " aux hommes que tu m'as donnés ". De ces hommes en effet que le Père lui avait donnés, et même qu'il avait élus avant la constitution du monde, ne font pas partie ceux qui le confessent comme le fils adoptif et non comme son propre Fils, comme si un moment il avait été étranger au Père, ou s'il s'était éloigné de lui en prenant chair, alors que c'était une unique volonté du Père et du Fils que le Verbe devienne chair, comme il est écrit : " Que je fasse ta volonté ; mon Dieu, je l'ai voulu "
Ps 40,9.
C'est pourquoi il dit ailleurs : " Je monte vers mon Père et votre Père "
Jn 20,17 Il dit en effet de façon précise " mon " et " votre ",c'est-à-dire le sien non pas par grâce mais par nature, mais le nôtre par la grâce de l'adoption. En outre jamais le Fils n'a pas été, parce que jamais le Père n'a pas été. Toujours et partout il l'appelle expressément son Père. " Mon Père, dit-il, est à l'œuvre jusqu'à présent, et moi aussi je suis à l'œuvre "
Jn 5,17 ; et encore : " Père, glorifie ton Fils, pour que ton fils te glorifie "
Jn 17,1, et : " Ce que mon Père m'a donné, est plus grand que tout "
Jn 10,29
Mais si dans leurs tergiversations pleines d'astuce ils pensent que tout ce que nous avons avancé ne doit être rapporté qu'à la divinité du Fils de Dieu, qu'ils disent où il a jamais dit d'un commun sentiment avec nous " notre Père ". " Votre Père, dit-il, sait en effet ce qui vous est nécessaire "
Mt 6,8. Il ne dit pas " notre ", comme s'il avait été adopté avec nous par grâce. Et ailleurs : " Soyez donc parfaits vous aussi, comme votre Père des cieux est parfait "
Mt 5,48. Pourquoi n'a-t-il pas dit " notre " ? Parce qu'il est autrement le nôtre, et autrement le sien. Alors il dit encore : " Si vous, qui êtes mauvais, savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père céleste donnera l'esprit bon à ceux qui le prient ? "
Lc 11,13 etc. Alors Paul, le vase d'élection, dit : " Dieu n'a pas épargné son propre Fils, mais il l'a livré pour nous tous "
Rm 8,32. Nous savons en effet qu'il n'a pas été livré selon la divinité, mais selon qu'il était un homme véritable.
Concile de Francfort (Main), vers juin 794.
a) Lettre synodale des évêques du royaume franc aux évêques d'Espagne.
DS 612
.. Nous avons en effet trouvé par écrit au début de votre lettre que vous affirmez : " Nous confessons et croyons que Dieu, le Fils de Dieu, a été engendré du Père avant tous les siècles et sans commencement, coéternel et consubstantiel, non par adoption mais selon la descendance ". De même on a lu peu après au même endroit : " Nous confessons et croyons que, fait de la femme, fait sous la loi
Ga 4,4, il n'est pas Fils de Dieu selon la descendance mais par adoption, non par nature mais par grâce. " Voilà le serpent qui se tient caché entre les arbres fruitiers du paradis afin de tromper tous les imprudents...
DS 613
De même ce que vous avez ajouté dans ce qui suit, nous ne l'avons pas trouvé affirmé dans la profession de foi du symbole de Nicée : " dans le Christ deux natures et trois substances " Lettre " regi regum " à l'empereur Constantin IV vers août 682 et " homme déifié " et " Dieu humanisé ". Qu'est la nature de l'homme, sinon âme et corps ? ou quelle différence entre " nature " et " substance ", de sorte qu'il faudrait parler de trois substances et non pas plus simplement, comme le disent les saints Pères, confesser notre Seigneur Jésus Christ vrai Dieu et vrai homme en une seule personne ?
Mais la personne du Fils est demeurée dans la sainte Trinité ; à cette personne s'est jointe la nature humaine, en sorte qu'il y a une unique personne, Dieu et homme, non pas un homme divinisé et un Dieu humanisé, mais Dieu homme et homme Dieu : en raison de l'unité de la personne, un seul Fils de Dieu, et le même Fils d'homme, Dieu parfait, homme parfait.
L'homme n'est parfait qu'avec l'âme et le corps ... ; nous non plus nous ne nions pas que dans le Christ ces trois sont vraiment présents, à savoir la divinité, l'âme et le corps. Mais parce qu'il est appelé en vérité Dieu et homme, dans le nom de " Dieu " est désigné tout ce qui est de Dieu, et dans celui d'" homme " est entendu tout ce qu'est l'homme. C'est pourquoi il suffit de confesser en lui l'une et l'autre : la substance parfaite de la divinité, et la substance parfaite de l'humanité ... La coutume ecclésiastique a l'habitude de nommer dans le Christ deux substances, à savoir celle de Dieu et celle de l'homme....
DS 614
S'il est donc Dieu véritable, celui qui est né de la Vierge, comment peut-il être fils adoptif ou esclave ? Car vous n'osez aucunement confesser Dieu comme esclave ou comme fils adoptif ; et même si le prophète l'a appelé esclave, ce n'est pas en raison de la condition de servitude mais en raison de l'obéissance de l'humilité par laquelle il est devenu pour le Père " obéissant jusqu'à la mort "
Ph 2,8.
b) Capitulaire du concile.
Condamnation des adoptianistes.
DS 615
Can. 1... Au début des chapitres on a commencé par l'hérésie impie et blasphématoire de l'évêque Eliphand de Tolède et de Félix d'Urgel et de leurs adeptes, qui dans leur pensée fausse affirmaient pour le Fils de Dieu une adoption : ce qu'ont contredit d'une seule voix et ont rejeté tous les très saints Pères susdits, et ils décidèrent que cette hérésie devait être éradiquée complètement de la sainte Église.
LEON III : 27 décembre 795-12 juin 816
Concile de Frioul, 796 ou 797 : profession de foi.
La Trinité divine.
DS 616
(Après le symbole de Constantinople suit ceci) : Mais la sainte Trinité, parfaite, inséparable, ineffable et vraie, c'est-à-dire le Père et le Fils et l'Esprit Saint, je la confesse sans division dans l'unité de la nature, parce que Dieu est trine et un ; à savoir trine par la distinction des personnes, un par la substance inséparable de la divinité. Nous croyons donc que ces trois personnes... ne sont pas en apparence seulement ou comme conjecturées, mais vraies, subsistantes, coéternelles, coégales et consubstantielles...
DS 617
Car le Père, vrai Dieu, est vraiment et proprement Père, qui à partir de lui-même, c'est-à-dire de sa substance, a engendré en dehors du temps et sans commencement le vrai Fils, coéternel, consubstantiel et coégal à lui.
Et le Fils, vrai Dieu, est vraiment et proprement Fils, qui a été engendré du Père tous les siècles. ... Et jamais le Père n'a été sans le Fils, ni le Fils sans le Père. ...
DS 618
Et l'Esprit Saint, vrai Dieu, est vraiment et proprement Esprit Saint : ni engendré, ni créé, mais procédant en dehors du temps et inséparablement du Père et du Fils. Il a été, est et sera toujours consubstantiel, coéternel et égal au Père et au Fils. Et jamais le Père ou le Fils n'a été sans l'Esprit Saint, ni l'Esprit Saint sans le Père et le Fils.
Et c'est pourquoi les œuvres de la Trinité sont toujours inséparables, et il n'y a dans la Trinité rien de divers, de dissemblable ou d'inégal : rien n'est divisé dans la nature, rien n'est confondu dans les personnes, rien n'est plus grand ou plus petit, rien n'est antérieur ou postérieur, rien n'est supérieur ; mais une puissance unique et égale, une même majesté, pour toujours, coéternelle et consubstantielle....
Le Christ, le Fils de Dieu par nature, non par adoption.
DS 619
Mais de cette Trinité ineffable, seule la personne du Verbe, c'est-à-dire le Fils... est descendu des cieux dont il ne s'est jamais éloigné. Il s'est incarné de l'Esprit Saint et est devenu vrai homme de Marie toujours vierge, et il demeure vrai Dieu.
Et la naissance humaine et dans le temps n'a pas porté préjudice à cette naissance hors du temps, mais le vrai Fils de Dieu et le vrai Fils d'homme sont dans l'unique personne du Christ Jésus ; ce n'est pas un autre qui est Fils d'homme et un autre qui est Fils de Dieu, mais un seul et même est Fils de Dieu et Fils d'homme, dans les deux natures, la divine et l'humaine, vrai Dieu et vrai homme ; il n'est pas Fils de Dieu putatif, mais vrai ; non pas fils adoptif, mais le propre Fils, car jamais la nature humaine qu'il a prise ne l'a éloigné du Père.
Lui seul en effet est né homme sans péché, puisque seul il s'est incarné, homme nouveau, de l'Esprit Saint et de la Vierge immaculée. Il est consubstantiel à Dieu Père en sa nature, c'est-à-dire divine ; consubstantiel aussi à la mère, sans la souillure du péché, en notre nature, c'est-à-dire la nature humaine. C'est pourquoi nous confessons que dans chacune des deux natures, il est le propre Fils de Dieu et non pas son fils adoptif, parce que, sans confusion et sans séparation, après avoir pris la nature humaine, un seul et même est Fils de Dieu et Fils d'homme. Il est fils du père par nature selon la divinité, et Fils de la mère par nature selon l'humanité, mais proprement Fils du Père en l'un et l'autre.
ETIENNE IV : 22 juin 816 - 24 janvier 817
PASCAL Ier : 25 janvier 817 - 11 février 824
EUGENE II : février - mai 824 - août 827
VALENTIN : août - septembre 827
GREGOIRE IV : septembre ( ?) 827 - janvier 844
SERGE II : janvier 844 - 27 janvier 847
LEON IV : 10 avril 847-17 juillet 855
Concile de Pavie, 850.
Le sacrement de l'onction des malades.
DS 620
(08) Ce sacrement salutaire aussi que recommande l'apôtre Jacques en disant : " L'un de vous est-il malade ?.. il lui sera pardonné "
Jc 5,14 doit être porté à la connaissance des peuples par une prédication adroite : c'est en effet un mystère grand et très désirable, par lequel, s'il est demandé dans la foi, le péché est remis et par suite aussi la santé corporelle rétablie. ... Mais il faut savoir que si celui qui est malade est livré à la pénitence publique, il ne peut pas recevoir le remède de ce mystère, à moins qu'ayant d'abord obtenu la réconciliation, il ait pu recevoir le corps et le sang du Christ. Car à celui à qui les autres sacrements sont interdits, il ne sera en aucun cas permis d'user de celui-là.
Concile de Quierzy, Mai 853
Le libre arbitre de l'homme et la prédestination.
DS 621
Chap. 1. Dieu tout-puissant a créé l'homme droit, sans péché, et avec le libre arbitre, et il l'a placé dans le paradis, voulant qu'il demeure dans la sainteté de la justice, L'homme, ayant mal usé de son libre arbitre, a péché et est tombé, et il est devenu " masse de perdition "(St Augustin), de tout le genre humain. Mais Dieu, bon et juste, a choisi parmi cette masse de perdition, selon sa prescience, ceux qu'il a prédestinés par grâce
Rm 8,29 Ep 1,11 à la vie, et il les a prédestinés à la vie éternelle ; les autres, ceux que le jugement de sa justice a hissés dans la masse de perdition, il a su par avance qu'ils seraient perdus, mais il ne les a pas prédestinés à la perdition ; cependant il les a prédestinés à une peine éternelle parce qu'il est juste. Et pour cela nous parlons d'une seule prédestination, qui a trait soit au don de la grâce, soit à la rétribution de la justice.
DS 622
Chap. 2. Nous avons perdu le libre arbitre dans le premier homme et nous l'avons reçu par le Christ notre Seigneur, et le libre arbitre, nous l'avons pour le bien, prévenu et aidé par la grâce, et le libre arbitre, nous l'avons pour le mal, abandonné par la grâce. Mais le libre arbitre nous l'avons, parce qu'il est libéré par la grâce et guéri de la corruption par la grâce.
DS 623
Chap. 3. Dieu tout-puissant veut que " tous les hommes " sans exception " soient sauvés "
1Tm 2,4, bien que tous ne soient pas sauvés. Que certains se sauvent, c'est le don de celui qui sauve ; que certains se perdent, c'est le salaire de ceux qui se perdent.
DS 624
Chap. 4. De même qu'il n'y a eu, qu'il n'y a ou qu'il n'y aura aucun homme dont la nature n'ait été assumée dans le Christ Jésus notre Seigneur, de même il n'y a, il n'y a eu et il n'y aura aucun homme pour qui il n'ait pas souffert, bien que tous pourtant ne soient pas rachetés par le mystère de sa Passion. Que tous ne soient pas rachetés par le mystère de sa Passion ne concerne ni la grandeur ni l'abondance du rachat, mais la partie des infidèles et de ceux qui ne croient pas de cette foi qui " agit par la charité "
Ga 5,6 ; car la coupe du salut de l'humanité, faite de notre faiblesse et de la puissance divine, contient bien ce qui est utile à tous ; mais si l'on n'y boit pas, on n'est pas guéri.
Concile de Valence, 8 janvier 855.
La prédestination.
DS 625
Can. 1... Les nouveautés dans les expressions et les bavardages présomptueux qui peuvent avoir davantage pour résultat d'attiser les braises des disputes et des scandales entre frères que de susciter une quelconque édification dans la crainte de Dieu, nous les évitons en y mettant tout notre effort. Sans hésitation cependant nous prêtons écoute avec révérence et nous soumettons notre intelligence avec obéissance aux docteurs qui traitent la parole de vérité de façon pieuse et juste, et à ceux qui ont expliqué les saintes Écritures de façon particulièrement lumineuse, c'est-à-dire à Cyprien, Hilaire, Ambroise, Jérôme, Augustin et aux autres qui reposent dans la piété catholique, et de toute nos forces nous embrassons ce qu'ils ont écrit pour notre salut. En effet, au sujet de la prescience de Dieu et de la prédestination, et des autres questions à propos desquelles il est apparu que les frères ont éprouvé un scandale qui n'est pas minime, nous croyons qu'il ne faut tenir très fermement que ce que pour notre joie nous avons puisé du sein maternel de l'Église.
DS 626
Can. 2. Nous tenons fidèlement que "Dieu sait et a su par avance de toute éternité et le bien que feraient les bons, et le mal que commettraient les méchants", car nous avons la parole de l'Écriture qui dit : " Dieu éternel qui connais les choses cachées, qui connais toutes choses avant qu'elles soient "
Da 13,42 ; et il nous plaît de tenir qu'"il a su par avance, absolument, que les bons seraient bons par sa grâce, et qu'ils recevraient par cette même grâce les récompenses éternelles ; qu'il a su par avance que les méchants seraient mauvais par leur propre malice, et qu'ils seraient condamnés par sa justice au châtiment éternel " ; comme selon le Psalmiste : " Parce que Dieu a la puissance et le Seigneur la miséricorde qui rend à chacun selon ses œuvres "
Ps 62,12 ss., et comme il en va dans la doctrine apostolique : " A ceux qui par la persévérance à bien faire recherchent gloire, honneur et incorruptibilité, la vie éternelle ; mais a ceux qui par révolte n'acquiescent pas à la vérité, mettant leur confiance dans l'injustice, colère et indignation, tribulation et angoisse pour toute âme humaine qui commet le mal "
Rm 2,7-10.
Dans le même sens le même dit ailleurs : " Dans la révélation de notre Seigneur Jésus Christ depuis le ciel avec les anges de sa puissance, tirant vengeance dans un feu de flammes de ceux qui ne connaissent pas Dieu et qui n'obéissent pas à l'Évangile de notre Seigneur Jésus Christ, qui subiront des peines éternelles dans la ruine,...lorsqu'il viendra pour être glorifié en ses saints et pour être admiré dans tous ceux qui auront cru "
2Th 1,7-10
DS 627
Au reste la prescience de Dieu n'a imposé à aucun méchant une nécessité qui l'eût empêché d'être autre, mais ce que celui-ci serait de par sa propre volonté, en tant que Dieu qui sait toutes choses avant qu'elles soient, il l'a su par avance eu raison de sa majesté toute-puissante et immuable. " Nous ne croyons pas non plus que quelqu'un est condamné en raison d'un jugement qu'il (Dieu) a porté par avance, mais qu'il l'est en raison de sa propre iniquité ". " Et ces méchants ne périssent pas parce qu'ils n'ont pas pu être bons, mais parce qu'ils n'ont pas voulu être bons et que par leur vice ils sont demeurés dans la masse de damnation, soit par démérite originel, soit aussi par démérite actuel ".
DS 628
Can. 3. Au sujet de la prédestination également nous avons décidé, et nous nous y tenons fidèlement, selon l'autorité apostolique qui dit : " Le potier n'a-t-il pas le pouvoir de faire de la même masse une masse destinée à être un vase noble, et un autre destiné à un usage vil ? "
Rm 9,21, en ajoutant aussitôt : " Si donc Dieu voulant montrer sa colère et manifester sa puissance, a supporté avec beaucoup de patience les vases de colère prêts ou préparés pour la perdition, afin de montrer les richesses de sa grâce dans les vases de miséricorde qu'il a préparés pour la gloire "
Rm 9,22 ss. : nous affirmons avec confiance la prédestination des élus à la vie, et la prédestination des impies à la mort ; dans l'élection cependant de ceux qui doivent être sauvés la miséricorde de Dieu précède le mérite, tandis que dans la damnation de ceux qui doivent périr le démérite précède le juste jugement de Dieu. " Par la prédestination Dieu a seulement déterminé ce que lui-même ferait soit par miséricorde gratuite, soit par juste jugement ", selon l'Écriture qui dit : " Il a fait ce qui sera "
Is 45,118 ; chez les méchants cependant il a su par avance leur malice, parce qu'elle provient d'eux ; il ne l'a pas prédestinée, parce qu'elle ne provient pas de lui.
DS 629
Mais la peine qui suit leur démérite, en tant que Dieu qui voit tout par avance, il l'a sue et destinée à l'avance parce qu'il est juste, lui, auprès de qui se trouve, comme le dit Saint Augustin, pour absolument toute chose aussi bien un jugement fixé qu'une prescience certaine. A cela correspond la parole du Sage : " Les jugements sont préparés pour les moqueurs et les masses qui frappent pour les corps des insensés "
Pr 19,29.
De cette immuabilité de la prescience et de la prédestination de Dieu, par laquelle auprès de lui les choses futures sont déjà advenues, la parole de l'Ecclésiaste peut elle aussi bien se comprendre : " J'ai reconnu que toutes les œuvres que Dieu a faites demeurent pour toujours. Nous ne pouvons rien ajouter ni rien retrancher de ce que Dieu a fait pour qu'on le craigne "
Qo 3,14. " Mais qu'il y ait des hommes prédestinés au mal par la puissance divine ", de telle sorte que pour ainsi dire ils ne puissent pas être autre chose, " non seulement nous ne le croyons pas, mais s'il en est qui voulaient croire une chose aussi mauvaise, avec toute notre détestation ", comme aussi le concile d'Orange, " nous leur disons : anathème "
397 .
DS 630
Chap. 4. De même au sujet de la Rédemption par le sang du Christ : en raison de la très grande erreur qui a surgi à ce sujet, au point que certains, comme leurs écrits l'indiquent, définissent qu'il a été versé également pour ces impies qui, depuis le commencement du monde jusqu'à la Passion du Seigneur, sont morts dans leur impiété et ont été punis de la damnation éternelle, et cela contre cette parole prophétique : " Je serai ta mort, ô mort, je serai ton fléau, en fer "
Os 13,14, nous avons décidé qu'il faut tenir et enseigner simplement et fidèlement selon la vérité de l'Évangile et des apôtres que nous devons tenir que ce prix a été donné pour ceux-là seulement dont notre Seigneur lui-même dit : " De même que Moïse a élevé le serpent dans le désert, de même le Fils de l'homme doit être élevé pour que tout homme qui croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle. Dieu en effet a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, pour que tout homme qui croit en lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle "
Jn 3,14-16, et l'Apôtre dit : " Le Christ a été offert une fois pour toutes pour enlever les péchés de beaucoup "
He 9,28.
DS 631
Quant aux - (quatre chapitres qui ont été imprudemment acceptés par le concile de nos frères, en raison de leur inutilité et même de leur nocivité, et de l'erreur contraire à la vérité ; mais aussi aux autres) - dix-neuf chapitres, résultant de raisonnements ineptes et qui - même si on s'en vante - ne s'appuient sur aucune érudition séculière, dans lesquels on trouve davantage une invention du diable qu'un argument quelconque de la foi : nous les éloignons totalement de l'ouïe pieuse des fidèles, et pour que ceux-ci soient gardés en tout de telles choses et d'autres semblables, nous les interdisons par l'autorité du Saint-Esprit ; nous estimons aussi que ceux qui introduisent des nouveautés doivent être châtiés pour n'être pas frappés plus sévèrement encore.
DS 632
De même nous croyons qu'il faut tenir très fermement que toute la multitude des fidèles qui a été régénérée " de l'eau et de l'Esprit Saint "
Jn 3,5, qui par là a été vraiment incorporée à l'Église et, selon la doctrine apostolique, baptisée dans la mort du Christ
Rm 6,3 a été lavée de ses péchés dans son sang ; car il n'aurait pas pu y avoir de vraie régénération en eux s'il n'y avait pas eu aussi une vraie Rédemption ; il n'y a rien en effet dans les sacrements de l'Église qui soit vain, rien qui soit trompeur, mais tout est vrai et soutenu par sa vérité et sa sincérité.
Toutefois de cette multitude même des fidèles et des rachetés, les uns sont sauvés par un salut éternel, parce que par la grâce de Dieu ils sont demeurés fidèles dans sa Rédemption, portant dans leur cœur la parole du Seigneur lui-même : " Celui... qui aura persévéré jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé "
Mt 10,22 Mt 24,13 ; les autres, qui n'ont pas voulu demeurer dans le salut de la foi qu'ils ont reçue au début, et qui ont préféré annuler la grâce de la Rédemption par une doctrine ou une vie dépravées plutôt que de la conserver, ne parviennent d'aucune manière à la plénitude du salut et à l'obtention de la béatitude éternelle.
Rm 6,3 Ga 3,27 He 10,22 He 26,28.
DS 633
Chap.6. De même au sujet de la grâce par laquelle sont sauvés ceux qui croient, et sans laquelle la créature raisonnable n'a jamais vécu de façon bienheureuse, et au sujet du libre arbitre blessé par le péché dans le premier homme mais rétabli et guéri par la grâce du Seigneur Jésus, nous confessons de la façon la plus ferme et d'une foi pleine cela même que les saints Pères sur l'autorité des saintes Écritures nous ont enseigné à tenir, ce qu'ont professé le concile africain
222 et celui d'Orange
370-397, ce que les très bienheureux pontifes du Siège apostolique
238-249 ont tenu par la foi catholique, et au sujet de la nature et de la grâce également nous ne nous permettons d'aucune manière d'aller dans une autre direction.
Quant aux arguties ineptes et aux commérages de vieilles femmes
1Tm 4,7 et quant à la bouillie des disciples de Scot qui répugne jusqu'à la nausée à la pureté de la foi - en ce qui en ces temps très dangereux et difficiles, et pour augmenter encore notre labeur, s'est accru de façon misérable et déplorable jusqu'à rompre la charité -, nous le rejetons complètement pour que les esprits chrétiens n'en soient pas corrompus et ne dévient pas de la simplicité et de la pureté de la foi qui est dans le Christ Jésus
2Co 11,3 et dans la charité du Christ nous exhortons la charité fraternelle à réfréner son ouïe en se gardant de telles choses.