Ressources Catholiques Missel Romain

précédent

27e SEMAINE. SAMEDI

9. Prier la Mère de Jésus

— La Vierge Marie nous conduit toujours à son Fils.

— Le saint Rosaire, la prière préférée de la Vierge.

— Fruits de la dévotion à Marie.


I. Un jour, tandis que Jésus parlait à la foule, une femme du peuple éleva la voix et cria : Heureuse la mère qui t’a porté dans ses entrailles, et qui t’a nourri de son lait !01 En cet instant, Jésus pense sans doute à sa Mère et se réjouit de la louange de l’inconnue. Le Seigneur la regarde avec plaisir et gratitude. « Émue au plus profond de son cœur devant les enseignements de Jésus, devant son aimable visage, cette femme ne peut pas contenir son admiration. Dans ses paroles nous reconnaissons un témoignage authentique de la religiosité populaire toujours vive parmi les chrétiens tout au long de l’histoire. 02 » Ce jour-là commença à s’accomplir le Magnificat : …toutes les générations m’appelleront bienheureuse. Une femme, avec tout l’aplomb du peuple commence ce qui ne s’arrêtera plus jusqu’à la fin des temps.

Jésus, recueillant la louange, rend encore plus profond l’éloge de sa Mère : Heureux plutôt ceux qui entendent la parole de Dieu, et qui la gardent ! Marie est bienheureuse, c’est vrai, parce qu’Elle a porté en son sein très pur le Fils de Dieu et l’a allaité et a pris soin de Lui ; mais surtout, parce qu’Elle a accueilli avec une extrême fidélité la parole de Dieu. « Pendant la prédication de Jésus, Elle (Marie) entendit les paroles où son Fils, plaçant le Royaume au-dessus des rapports et des liens de la chair et du sang, proclama bienheureux ceux qui écoutent et gardent la parole de Dieu, ainsi qu’Elle le faisait avec fidélité (Cf. Lc 2, 19 et 51). 03 »

Ce passage de l’Évangile04 qu’on lit dans la Messe d’aujourd’hui enseigne une manière excellente de louer et d’honorer le Fils de Dieu : c’est de vénérer et exalter sa Mère. Comme les éloges de Marie plaisent à Jésus ! C’est pourquoi nous nous adressons si souvent à Elle avec tant d’oraisons jaculatoires et de dévotions, et surtout avec la prière du saint Rosaire. « De la même façon que cette femme de l’Évangile, disait le Pape Jean-Paul II, lança un cri de béatitude et d’admiration envers Jésus et sa Mère, ainsi vous aussi, dans votre affection et votre dévotion, vous avez l’habitude d’unir Marie avec Jésus. Vous comprenez que la Vierge Marie nous conduit à son Fils divin, et que Lui écoute toujours les prières qu’on adresse à sa Mère. 05 »La Vierge est le sentier le plus court pour arriver au Christ et, par Lui, à la Très Sainte Trinité. En honorant Marie, en étant vraiment ses enfants, nous imiterons le Christ et nous serons semblables à Lui. « Marie, en effet, qui, par son étroite participation à l’histoire du salut, unit en Elle et reflète pour ainsi dire les données les plus élevées de la foi, amène les croyants, quand Elle est l’objet de la prédication et du culte, à considérer son Fils, le sacrifice qu’Il a offert, et aussi l’amour du Père. 06 » Avec Elle, nous sommes tellement en sécurité !

II. Nous nous unissons ainsi à ce long cortège si divers, qui à travers les siècles a honoré Marie. Notre voix s’unit à cette clameur qui ne cessera jamais. Nous aussi nous avons appris à aller à Jésus en passant par Marie, et suivant la coutume de l’Église en ce mois, nous le faisons en prenant davantage soin de la prière du saint Rosaire, « source de vie chrétienne. Faites en sorte de le prier chaque jour, seuls ou en famille, en répétant avec une grande foi ces prières fondamentales du chrétien, que sont le Notre-Père, le Je vous salue Marie et le Gloire au Père, exhortait le Pontife Romain. Méditez les scènes de la vie de Jésus et de Marie que nous rappellent les mystères joyeux, douloureux et glorieux. Vous apprendrez ainsi dans les mystères joyeux à penser à Jésus qui se fit pauvre et petit : un enfant ! pour nous, pour nous servir ; et vous vous sentirez poussés à servir le prochain dans ses besoins. Dans les mystères douloureux vous vous rendrez compte du fait qu’accepter avec docilité et amour les souffrances de cette vie — comme le Christ dans sa Passion —, conduit au bonheur et à la joie qui s’expriment dans les mystères glorieux du Christ et de Marie dans l’attente de la vie éternelle. 07 »

Le chapelet est la prière préférée de Notre-Dame08, la prière qui arrive toujours à son Cœur de Mère et obtient d’innombrables grâces et biens. L’on a comparé cette dévotion à un escalier que le chrétien monte marche après marche, en allant « à la rencontre de la Dame, ce qui veut dire à la rencontre du Christ. Car voici une des caractéristiques du Chapelet, la plus importante et la plus belle de toutes : une dévotion qui à travers la Vierge nous conduit au Christ. Le Christ est le terme de cette longue et répétée invocation à Marie. On parle à Marie pour arriver au Christ. 09 »

Quelle paix nous donne le fait de redire lentement le Je vous salue Marie, en s’arrêtant peut-être sur l’une de ses parties : Je vous salue, Marie… ce salut répété sans doute des millions de fois, mais qui demeure toujours nouveau. Sainte Marie… Mère de Dieu !… priez pour nous… Maintenant ! Et Elle regarde. Et nous sentons sa protection maternelle. « La piété — de même que l’amour — ne se lasse pas de répéter sans cesse les mêmes paroles, parce que le feu de la charité qui les enflamme fait qu’elles contiennent toujours quelque chose de nouveau. 10 »

III. La dévotion à la Vierge n’est pas du tout « un sentimentalisme stérile et passager, ni une certaine crédulité vaine 11 », de personnes immatures ou peu cultivées. Au contraire, affirme le Concile Vatican II, elle procède « de la vraie foi, qui nous porte à reconnaître la prééminence de la Mère de Dieu, nous pousse à un amour de fils envers notre Mère et à l’imitation de ses vertus 12 ». L’amour envers la Vierge invite à L’imiter et, par conséquent, à accomplir fidèlement ses devoirs, à porter la joie partout où l’on va, à rejeter le péché, même le plus minime, à lutter contre ses défauts. Contempler sa docilité à l’action du Saint-Esprit dans son âme est un stimulant pour accomplir la volonté de Dieu en tout temps, même lorsque cela coûte. L’amour qui naît dans notre cœur lorsque nous la fréquentons est le meilleur remède contre la tiédeur et contre les tentations d’orgueil et de sensualité.

Faire un pèlerinage, visiter un sanctuaire consacré à Notre Mère du Ciel, c’est faire une bonne provision d’espérance. Spes nostra, notre espérance ! Chaque fois que nous prions avec attention le Chapelet et que nous nous arrêtons quelques instants pour méditer chacun des mystères qu’il nous propose, nous acquérons la force pour lutter avec plus de joie et le désir d’être meilleurs. « Il ne s’agit pas tant de répéter des formules, que de parler comme des personnes vivantes avec une personne vivante, que, même si vous ne la voyez pas avec les yeux du corps, vous pouvez cependant voir avec les yeux de la foi. La Vierge et son Fils Jésus, vivent dans le Ciel une vie beaucoup plus “vive” que la nôtre — mortelle — qui vivons ici-bas.

« Le Chapelet est un rendez-vous confidentiel avec Marie, une conversation pleine de confiance et d’abandon. C’est Lui confier nos peines, Lui manifester nos espoirs, Lui ouvrir notre cœur, nous déclarer à sa disposition pour tout ce qu’Elle, au nom de son Fils, nous demande ; Lui promettre fidélité en toute circonstance, même la plus douloureuse et difficile, sûrs de sa protection, sûrs de ce que, si nous le Lui demandons, Elle nous obtiendra toujours de son Fils toutes les grâces nécessaires pour notre salut. 13 »

Prenons la résolution, en ce samedi marial, de Lui offrir avec plus d’amour cette couronne de roses qu’est, selon son étymologie, le Rosaire. Non pas des roses fanées ou flétries par le manque d’affection et la négligence. « Le saint Rosaire. — Les joies, les douleurs et les gloires de la vie de la Vierge tissent une couronne de louanges, que redisent indéfiniment les Anges et les Saints du Ciel…, et ceux qui aiment notre Mère ici-bas, sur la terre.

« — Pratique quotidiennement cette sainte dévotion, et diffuse-la autour de toi. 14 »

À travers cette dévotion, Notre Mère du Ciel nous rendra l’espérance si, considérant tant de faiblesses, nous sentions dans l’âme l’ombre du découragement. « “Vierge Immaculée, je sais bien que je suis un pauvre misérable, que je ne fais qu’augmenter tous les jours le nombre de mes péchés…” Tu m’as dit que c’est ainsi que tu parlais à Notre Dame, l’autre jour.

« Et je t’ai conseillé, en toute certitude, de réciter le saint Rosaire : merveilleuse monotonie des “Je vous salue” qui purifie la monotonie de tes péchés !15 »


01. Lc 11, 27-28. – 02. Jean-Paul II, Allocution, 5 avril 1987. – 03. Concile Vatican II, Const. Lumen gentium, 58. – 04. Lc 11, 27-28. – 05. Jean-Paul II, loc. cit. – 06. Concile Vatican II, loc. cit., 65. – 07. Jean-Paul II, loc. cit. – 08. Paul VI, Enc. Mense maio, 29 avril 1965. – 09. Idem, Allocution, 10 mai 1964. – 10. Pie XI, Enc. Ingravescentibus malis, 29 septembre 1937. – 11. Concile Vatican II, loc. cit., 67. – 12. Idem. – 13. Jean-Paul II, Allocution, 25 avril 1987. – 14. Saint Josémaria Escriva, Forge, n. 621. – 15. Idem, Sillon, n. 475.



28e DIMANCHE. ANNÉE B

11. Le regard de Jésus

— La véritable sagesse consiste à rencontrer Jésus-Christ.

— Jésus et le jeune homme riche.

— Jésus nous invite à Le suivre chaque jour.


I. Les textes de la Messe de ce dimanche nous parlent de la sagesse divine, plus estimable que tout autre bien. Dans la première lecture01 nous lisons la demande que l’auteur du livre saint met sur les lèvres de Salomon : J’ai supplié, et l’esprit de la Sagesse est venu en moi. Je l’ai préférée aux trônes et aux sceptres ; à côté d’elle j’ai tenu pour rien la richesse ; je ne l’ai pas mise en balance avec les pierres précieuses ; tout l’or du monde auprès d’elle n’est qu’un peu de sable, et en face d’elle l’argent sera regardé comme de la boue. Qu’est-ce qui a plus de valeur que la connaissance de Dieu, qui fait participer à son intimité et donne un sens à la vie ? Je l’ai aimée plus que la santé et que la beauté ; je l’ai choisie de préférence à la lumière, parce que sa clarté ne s’éteint pas. Plus encore : Tous les biens me sont venus avec elle, et par ses mains une richesse incalculable.

Le Verbe de Dieu incarné, Jésus-Christ, est la Sagesse infinie, cachée dans le sein du Père depuis l’éternité et aujourd'hui accessible aux hommes qui sont disposés à ouvrir leur cœur avec humilité et simplicité. Près de Lui, tout l’or du monde n’est qu’un peu de sable, et l’argent sera regardé comme de la boue… Aimer le Christ, c’est tout posséder, car avec Il nous donne tous les biens. C’est pourquoi nous commettrions une grande erreur si nous préférions quelque chose (honneur, richesse, santé...) au Christ Lui-même quand Il nous rend visite. Qu’est-ce qui vaut la peine sans le Maître ?

« Seigneur, merci d’être venu. Tu aurais pu nous sauver sans venir. Il suffisait, en définitive, que tu aies voulu nous sauver. On ne voit pas la nécessité de l'Incarnation. Mais Tu as voulu nous montrer l’exemple accompli de toute perfection (...). Merci, Maître, d’être venu, d'être avec nous, homme parmi les hommes, l’Homme parmi les hommes (...), et, cependant, l’Homme qui attire tout à lui, parce que depuis qu’Il est venu il n’existe pas d’autre perfection.

« Merci d’être venu, parce que je peux Te regarder et alimenter ma vie en Toi.02 »  tre sage, Seigneur, c’est Te rencontrer et Te suivre.

II. Dans l’Évangile de la Messe03, saint Marc raconte une occasion perdue. Quelqu’un qui préféra ses biens au Christ Lui-même, qui l’invitait à Le suivre. Jésus sortait avec ses disciples pour se mettre en chemin, sur le point de partir à Jérusalem ; et voilà qu’un jeune homme04 arriva en courant, se mit à genoux devant Lui et Lui demanda : Bon Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? Le Seigneur commence par lui rappeler que les Commandements sont le plus sûr chemin pour atteindre le salut. Le jeune homme, avec simplicité, Lui répondit qu’il les accomplissait depuis son enfance. Alors Jésus, qui connaissait la pureté de son cœur et le fond de générosité et de don de soi qui existe en chaque homme, en chaque femme, posant son regard sur lui, se mit à l’aimer d’un amour de prédilection et l’invita à Le suivre, en abandonnant tout ce qu’il possédait.

Saint Marc, qui relate la catéchèse de saint Pierre, a sans doute écouté des lèvres de l’Apôtre, ce récit avec tous ses détails. Combien Pierre devait-il se rappeler ce regard qui s’était aussi posé sur lui au début de sa vocation et avait changé sa vie ! Le fixant du regard, Jésus lui dit : Tu es Simon, le fils de Jean : tu t’appelleras Céphas05. Et la vie de Pierre devint tout autre. Combien nous aimerions contempler ce regard de Jésus ! Regard parfois impérieux et affectueux, ou chargé de peine et de tristesse en voyant l’incrédulité des pharisiens06 ; plein de compassion devant le fils mort de la veuve de Naïm07 ; regard qui invite à tout laisser et à Le suivre, comme dans le cas de Matthieu08, qui saura émouvoir le cœur de Zachée, le poussant à la conversion09 ; qui s’attendrira devant la foi et la grandeur d’âme de la pauvre veuve qui donna tout ce qu’elle avait10. Regard pénétrant qui met l’âme à découvert devant Dieu, et suscite en même temps la contrition. C’est ainsi que Jésus regarda la femme adultère11, et Pierre lui-même, en l’amenant à pleurer amèrement sur sa lâcheté12.

Jésus regarda donc avec une grande estime ce jeune homme qui s’était approché : Iesus autem intuitus eum dilexit eum. Et Il l’invita : « Suis-moi. Marche sur mes pas. Viens à mon côté ! Demeure dans mon amour !13 » C’est l’invitation que nous avons peut-être reçue... et nous L’avons suivi ! « L’homme a besoin de ce regard amoureux ; il a besoin de se savoir aimé, de se savoir aimé éternellement et avoir été choisi de toute éternité (cf. Eph 1, 4). En même temps cet amour éternel d’élection divine accompagne l’homme pendant sa vie comme le regard d’amour du Christ. Et peut-être avec plus de force au moment de l’épreuve, de l’humiliation, de la persécution, de la défaite (...) ; alors la conscience de ce que le Père nous a toujours aimés en son Fils, de ce que le Christ aime chacun, toujours, devient un solide point d’appui pour toute notre existence humaine. Lorsque tout nous fait douter de nous-mêmes et du sens de notre propre existence, alors ce regard du Christ, c’est-à-dire la conscience de l’amour qui s’est montré en Lui plus fort que tout mal et que toute destruction, cette conscience nous permet de survivre.14 »

Chacun reçoit un appel particulier du Maître, et dans la réponse à cette invitation sont contenus la véritable paix et le véritable bonheur. L’authentique sagesse consiste à dire oui à chacune des invitations que le Christ, Sagesse infinie, nous fait tout au long de la vie, car Il continue de parcourir nos rues et nos places. Le Christ vit et appelle. « Un jour — je ne veux pas parler en termes généraux : ouvre ton cœur au Seigneur et raconte-Lui ton histoire — un ami peut-être, un chrétien ordinaire comme toi, t’a fait découvrir un panorama immense et nouveau, et pourtant vieux comme l’Évangile. Il t’a suggéré que tu pouvais t’engager sérieusement à la suite du Christ, en te faisant apôtre d’apôtres. Dès lors, tu as sans doute perdu la tranquillité, pour ne la retrouver, sous la forme d’une paix profonde, que lorsque, librement, parce que tu en avais envie — ce qui est la plus surnaturelle des raisons — tu as répondu “oui” à Dieu. Alors est venue la joie, forte, constante, qui ne disparaît que si tu t’éloignes de Lui. 15 » C’est la joie du don de soi. La tristesse, hélas, remplit l’âme du jeune homme riche qui ne voulut pas répondre affirmativement à l’appel du Maître…

III. Va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au Ciel ; puis viens et suis-moi, dit Jésus à ce jeune homme qui avait de grands biens. Et les paroles qui devaient lui donner une joie immense, lui laissèrent dans l’âme une grande tristesse : lui, à ces mots, devint sombre et s’en alla tout triste. « La tristesse de ce jeune homme nous fait réfléchir. Nous pourrons avoir la tentation de penser que posséder beaucoup de choses, beaucoup de biens d'ici-bas, peut nous rendre heureux. En revanche, nous voyons dans le cas du jeune homme de l’Évangile que les nombreuses richesses devinrent un obstacle pour accepter l’appel de Jésus à Le suivre. Il n’était pas disposé à dire oui à Jésus et non à lui-même, à dire oui à l’amour et non à la fuite ! L'amour vrai est exigeant. 16 » Constatons-nous dans notre cœur un arrière-goût de tristesse ? Ne serait-il pas dû au fait que le Seigneur nous demande quelque chose que nous refusons de Lui donner et que nous n’avons pas complètement libéré notre cœur d’attaches pour Le suivre pleinement ? C’est peut-être le moment de nous rappeler les paroles de Jésus à la fin de ce passage de l’Évangile : Amen, Je vous le dis : personne n’aura quitté, à cause de Moi et de l’Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre, sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions et, dans le monde à venir, la vie éternelle.

...Viens et suis-moi. Tous les témoins étaient dans l’attente de la réponse du jeune homme. C’est avec cette parole — suis-moi — que Jésus appelait ses plus intimes disciples. Cette invitation impliquait de L’accompagner dans son ministère, d’écouter sa doctrine, des explications plus détaillées, d’imiter sa façon de vivre... Depuis l’Ascension de Jésus aux Cieux, Le suivre ne veut certes plus dire L’accompagner sur les chemins et dans les villages de Palestine, mais rester là où Il nous a rencontrés, au milieu du monde, et faire nôtre sa vie et sa doctrine, parler avec Lui dans la prière, ne pas l’oublier dans le travail et le repos, dans les joies et les peines..., Le faire connaître par le témoignage joyeux d’une vie ordinaire et par la parole. Suivre le Seigneur comporte de se mettre en route, c’est-à-dire d’accepter l’exigence d’une vie d’effort et de lutte pour imiter le Maître. « J’ai distingué quatre degrés dans cet effort pour nous identifier au Christ : le chercher, le trouver, le fréquenter, l’aimer. Peut-être vous rendez-vous compte que vous en êtes à la première étape. Cherchez-le alors avec acharnement ; cherchez-le en vous-mêmes de toutes vos forces. Si vous agissez avec cette opiniâtreté, j’ose vous garantir que vous l’avez déjà rencontré et que vous avez commencé à le fréquenter et à l’aimer. 17 » Il ne cesse de nous appeler pour nous mettre en chemin vers la sainteté en suivant ses pas. Maintenant aussi Jésus vit et appelle, ce même Jésus qui parcourait les chemins de Palestine. Ne laissons pas passer les occasions qu’Il nous offre.


01. Sag 7, 7-11. – 02. J. Leclerq, Trente méditations sur la vie chrétienne. – 03. Mc 10, 17-30. – 04. Cf. Mt 19, 16. – 05. Jn 1, 42. – 06. Cf. Mc 2, 5. – 07. Cf. Lc 7, 13. – 08. Cf. Mt 9, 9. – 09. Cf. Lc 19, 5. – 10. Cf. Mc 12, 41-44. – 11. Cf. Jn 8, 10. – 12. Cf. Lc 22, 61; Mc 14, 72. – 13. Jean-Paul II, Homélie, 1er octobre 1979. – 14. Idem, Lettre à la jeunesse, 31 mars 1985, 7. – 15. Saint Josémaria Escriva, Quand le Christ passe, 1. – 16. Jean-Paul II, Homélie, 1er octobre 1979. – 17. Saint Josémaria Escriva, Amis de Dieu, 300.


suivant