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TP 5 Jeudi

V/ Dieu qui a ressuscité le Seigneur, alléluia.

R/ Nous ressuscitera aussi par sa puissance, alléluia.

Livre de l'Apocalypse (Ap 21, 9-27)

La Jérusalem nouvelle

À travers l'imagerie des théophanies et de la Jérusalem restaurée d'Ezéchiel (40-48), c'est l'annonce de la réussite finale de la création. Après la souffrance, le péché, la mort, assumés et transfigurée par le Christ, c'est le couronnement du plan de Dieu.

Un des sept anges qui tenaient les sept coupes pleines des sept derniers fléaux vint m'adresser la parole et me dit : Viens, je te montrerai la fiancée, l'épouse de l'agneau.

Il me transporta en esprit sur une grande et haute montagne, et il me montra la cité sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, d'auprès de Dieu. Elle brillait de la gloire même de Dieu. Son éclat rappelait une pierre précieuse, comme une pierre d'un jaspe cristallin. Elle avait d'épais et hauts remparts. Elle avait douze portes et, aux portes, douze anges et des noms inscrits : les noms des douze tribus des fils d'Israël. À l'orient trois portes, au nord trois portes, au midi trois portes et à l'occident trois portes. Les remparts de la cité avaient douze assises, et sur elles les douze noms des douze apôtres de l'agneau.

Celui qui me parlait tenait une mesure, un roseau d'or, pour mesurer la cité, ses portes et ses remparts. La cité était carrée : sa longueur égalait sa largeur. Il la mesura au roseau, elle comptait douze mille stades : la longueur, la largeur et la hauteur en étaient égales.

Il mesura les remparts, ils comptaient cent quarante-quatre coudées, mesure humaine que l'ange utilisait. Les matériaux de ses remparts étaient de jaspe, et la cité était d'un or pur semblable au pur cristal.

Les assises des remparts de la cité s'ornaient de pierres précieuses de toute sorte. La première assise était de jaspe, la deuxième de saphir, la troisième de calcédoine, la quatrième d'émeraude, la cinquième de sardoine, la sixième  de cornaline, la septième de chrysolithe, la huitième de béryl, la neuvième de topaze, la dixième de chrysoprase, la onzième d'hyacinthe, la douzième d'améthyste.

Les douze portes étaient douze perles. Chacune des portes était d'une seule perle. Et la place de la cité était d'or pur comme un cristal limpide.

Mais de temple, je n'en vis point dans la cité, car son temple, c'est le Seigneur, le Dieu tout-puissant ainsi que l'agneau. La cité n'a besoin ni du soleil ni de la lune pour l'éclairer, car la gloire de Dieu l'illumine, et son flambeau, c'est l'agneau. Les nations marcheront à sa lumière, et les rois de la terre y apporteront leur gloire. Ses portes ne se fermeront pas au long des jours, car, en ce lieu, il n'y aura plus de nuit.

On y apportera la gloire et l'honneur des nations. Il n'y entrera nulle souillure, ni personne qui pratique abomination et mensonge, mais ceux-là seuls qui sont inscrits dans le livre de vie de l'agneau.

 

R/ Ton Dieu sera ta beauté,

Ta lumière éternelle !

 

Jérusalem, tes portes seront de cristal

Et tes murs, de rubis,

Et l'on chantera sur tes places :

Alléluia, alléluia !

 

Ta splendeur illuminera

Toutes les contrées de la terre ;

Les peuples viendront de loin

Adorer le Seigneur dans tes murs.

 

HOMELIE PASCALE DE SAINT GAUDENCE DE BRESCIA

L'Eucharistie, Pâque du Seigneur.

Un seul est mort pour tous, et c'est le même qui, à travers toutes les maisons de l'Église, dans le mystère du pain et du vin, réconforte en étant immolé, donne la vie en étant cru, sanctifie ceux qui le consacrent en étant consacré.

C'est la chair, c'est le sang de l'Agneau. Car le pain qui est descendu du ciel a dit : Le pain que je donnerai, c'est ma chair, pour la vie du monde. Et son sang est fort bien signifié par l'apparence du vin, puisqu'en disant lui-même dans l'Évangile : Moi, je suis la vraie vigne, il montre clairement que son sang, c'est n'importe quel vin offert pour représenter sa passion. Aussi le saint patriarche Jacob avait-il fait cette prophétie sur le Christ : Il lave son vêtement dans le vin, son habit dans le sang de la grappe. Effectivement, il devait laver son vêtement, c'est-à-dire notre corps, dans son propre sang.

Lui qui est le Créateur et le Seigneur de la nature, qui fait sortir le pain de la terre, il fait avec du pain (parce qu'il le peut et qu'il l'a promis) son propre corps ; et lui qui a fait du vin avec de l'eau, il a fait son sang avec du vin.

C'est la Pâque du Seigneur, dit-il, c'est-à-dire son passage. Car tu ne dois pas penser que c'est un élément terrestre : en "passant" en lui, il en a fait une réalité céleste, il en a fait son corps et son sang.

Ce que tu reçois, c'est le corps qui provient de ce pain céleste, c'est le sang de cette vigne sainte. Car, lorsqu'il présentait le pain et le vin à ses disciples, il leur a dit : Ceci est mon corps ; ceci est mon sang. Croyons, je vous en prie, celui en qui nous avons mis notre foi ; il ignore le mensonge, lui qui est la vérité.

Lorsqu'il parla de manger son corps et de boire son sang, les foules furent stupéfaites, et elles protestaient : Ce qu'il dit là est intolérable, on ne peut pas continuer à l'écouter ! Aussi, pour purifier par le feu du ciel ces pensées, dont je vous ai dit qu'il faut les éviter, il ajouta : C'est l'Esprit qui fait vivre, la chair n'est capable de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie.

 

R/ Allons dans la joie puiser aux sources du salut !

 

Celui qui boira de l'eau que je lui donnerai

N'aura plus jamais soif.

 

L'eau que je vous donnerai deviendra en vous

Source jaillissant en vie éternelle.

Oraison

Dieu qui nous as sanctifiés et qui nous as donné le bonheur quand nous étions pécheurs et malheureux, prends soin de tes dons, prends soin de ton œuvre : à ceux que tu as justifiés par la foi, accorde la force de persévérer.


TP 5 Vendredi

V/ En ta résurrection, ô Christ, alléluia,

R/ Le ciel et la terre se réjouissent, alléluia.

Livre de l'Apocalypse (Ap 22, 1-9)

Le fleuve d'eau vive

La vie vient directement de Dieu et de l'Agneau comme d'une source toujours jaillissante.

L’Ange me montra un fleuve d'eau vive, brillant comme du cristal, qui jaillissait du trône de Dieu et de l'agneau. Au milieu de la place de la cité et des deux bras du fleuve, est un arbre de vie produisant douze récoltes. Chaque mois il donne son fruit, et son feuillage sert à la guérison des nations. Il n'y aura plus de malédiction. Le trône de Dieu et de l'agneau sera dans la cité, et ses serviteurs lui rendront un culte, ils verront son visage et son nom sera sur leurs fronts. Il n'y aura plus de nuit, nul n'aura besoin de la lumière du flambeau ni de la lumière du soleil, car le Seigneur Dieu répandra sur eux sa lumière, et ils régneront aux siècles des siècles.

Puis il me dit : Ces paroles sont certaines et véridiques ; le Seigneur, le Dieu des esprits des prophètes, a envoyé son ange, pour montrer à ses serviteurs ce qui doit arriver bientôt. Voici, je viens bientôt. Heureux celui qui garde les paroles prophétiques de ce livre.

Moi, Jean, j'ai entendu et j'ai vu cela. Et, après avoir entendu et vu, je me prosternai, pour l'adorer, aux pieds de l'ange qui me montrait cela. Mais il me dit : Garde-toi de le faire ! Je suis un compagnon de service, pour toi et pour tes frères les prophètes, et pour ceux qui gardent les paroles de ce livre. C'est Dieu que tu dois adorer.

 

R/ Nous marchons vers toi,

Source de vie, alléluia !

 

Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi,

Qu'il boive, celui qui croit en moi :

De mon sein couleront pour lui

Des fleuves d'eau vive.

 

Qui boira l'eau que je lui donnerai

N'aura plus jamais soif :

Cette eau deviendra en lui

Source jaillissant en vie éternelle.

 

HOMELIE D'ISAAC DE L'ETOILE POUR L'ASCENSION

Premier-né d'une multitude de frères.

De même que la tête d'un homme et son corps constituent cet homme dans son unité, de même le Fils de la Vierge, avec les membres qu'il a élus, constitue un homme unique, et un seul Fils de Dieu. C'est le Christ total et complet, Tête et corps, dont parle l'Écriture. Oui, tous les membres ensemble forment un seul corps qui, avec sa Tête, constitue l'unique Fils de l'homme. Et lui, avec le Fils de Dieu, constitue l'unique Fils de Dieu, de même qu'avec Dieu il constitue un seul Dieu.

Ainsi le corps tout entier, avec sa Tête, est Fils de l'homme et Fils de Dieu, et Dieu par conséquent. D'où cette parole : Père, je veux que, de même que moi et toi nous sommes un, eux aussi soient un avec nous.

C'est pourquoi, conformément à cette affirmation fréquente de l'Écriture, le corps n'est pas sans la Tête, ni la Tête sans le corps. Pas plus que la Tête et le corps ne sont sans Dieu. Tel est le Christ total. En conséquence, tous les membres forment un seul Dieu ; mais le Fils de Dieu est uni à Dieu par nature ; avec lui le Fils de l'homme est dans une unité de type personnel, tandis que son corps lui est uni sacramentellement.

Ainsi les membres croyants et spirituels du Christ peuvent dire en toute vérité qu'ils sont ce qu'il est lui-même, à savoir : Fils de Dieu, et Dieu. Mais ce qu'il est par nature, eux le sont comme membres associés ; ce qu'il est en plénitude, eux le sont par participation ; bref, s'il est Fils de Dieu par son origine, ses membres le sont par adoption, selon cette parole de l'Apôtre : Vous avez reçu un Esprit de fils adoptifs, qui nous fait nous écrier : Abba, Père.

En même temps que cet Esprit, il leur a donné pouvoir de devenir enfants de Dieu, afin que, selon l'enseignement du premier-né d'une multitude de frères, ils apprennent à dire : Notre Père qui es aux cieux. Il dit aussi, ailleurs : Je monte vers mon Père et votre Père.

Par cet Esprit, il est né du sein de la Vierge comme Fils de l'homme, et comme notre Tête ; par le même Esprit, nous renaissons pour notre part de la source baptismale comme fils de Dieu, comme son corps. Et de même que lui est né sans aucun péché, nous renaissons, nous, dans le pardon de tous nos péchés.

En effet, de même que dans son corps de chair, il a porté sur le bois tous les péchés de son corps tout entier, ainsi a-t-il donné au corps spirituel la grâce de la régénération, pour que ce corps ne se voie plus imputer aucun péché. L'Écriture le dit : Heureux l'homme à qui le Seigneur n'impute pas de péché. Cet homme heureux, c'est sans doute le Christ, car en tant qu'il est Tête du Christ, Dieu, il remet les péchés ; en tant qu'il est Tête du corps, homme unique, il n'a rien à se faire pardonner ; et en tant qu'il est le corps de la Tête, fait d'une multitude de membres, il ne se voit imputer aucun péché.

Il est juste en lui-même, et lui-même se rend juste. Il est l'unique Sauveur, l'unique sauvé. Car dans son corps, sur le bois, il a porté le péché que par l'eau il a emporté loin de son corps. De deux manières, par le bois et par l'eau, il sauve, lui l'Agneau de Dieu qui porte les péchés du monde, parce qu'il les a pris sur lui ; prêtre et sacrifice, il est aussi Dieu ; en s'offrant lui-même à lui-même, il s'est réconcilié avec lui-même, comme avec le Père et l'Esprit Saint.

 

Vers ton Père et notre Père,

Tu t'en vas, Sauveur du monde :

Emporte notre humanité dans ta gloire,

Et demeure au milieu de nous

Par ton Esprit Consolateur.

Que l'univers entier tressaille d'espérance

En écoutant nos cris de joie :

 

R/ Honneur au Fils de l'homme, alléluia !

Qui nous introduit près de Dieu, alléluia !

 

Tous les peuples, battez des mains,

Acclamez Dieu en éclats de joie.

 

Dieu monte parmi l'acclamation,

Le Seigneur, aux éclats du cor.

Oraison

Nous t'en prions, Dieu tout-puissant, conforme notre cœur à la vérité du mystère pascal que nous célébrons dans la joie : qu'il nous protège par sa force et nous apporte le salut.


TP 5 Samedi

V/ Tu nous as fait renaître, alléluia.

R/ Pour une vivante espérance, alléluia.

Livre de l'Apocalypse (Ap 22, 10-21)

Je viens bientôt

Fondée sur la parole des prophètes, l'espérance des biens à venir conduit le peuple de Dieu vers la cité sainte à la rencontre du Premier et du Dernier, l'étoile brillante du matin.

L’Ange me dit : Ne garde pas secrètes les paroles prophétiques de ce livre, car le temps est proche. Que l'injuste commette encore l'injustice et que l'impur vive encore dans l'impureté, mais que le juste pratique encore la justice et que le saint se sanctifie encore.

Voici, je viens bientôt, et ma rétribution est avec moi, pour rendre à chacun selon son œuvre. Je suis l'Alpha et l'Oméga, le Premier et le Dernier, le commencement et la fin. Heureux ceux qui lavent leurs robes, afin d'avoir droit à l'arbre de vie, et d'entrer, par les portes, dans la cité. Dehors les chiens et les magiciens, les impudiques et les meurtriers, les idolâtres et quiconque aime ou pratique le mensonge 

Moi, Jésus, j'ai envoyé mon ange pour vous apporter ce témoignage au sujet des Églises. Je suis le rejeton et la lignée de David, l'étoile brillante du matin.

L'Esprit et l'épouse disent : Viens ! Que celui qui entend dise : Viens ! Que celui qui a soif vienne, Que celui qui le veut reçoive de l'eau vive, gratuitement.

Je l'atteste à quiconque entend les paroles prophétiques de ce livre : Si quelqu'un y ajoute, Dieu lui ajoutera les fléaux décrits dans ce livre. Et si quelqu'un retranche aux paroles de ce livre prophétique, Dieu retranchera sa part de l'arbre de vie et de la cité sainte qui sont décrits dans ce livre.

Celui qui atteste cela dit : Oui, je viens bientôt.

Amen, viens Seigneur Jésus !

La grâce du Seigneur Jésus soit avec tous !

 

R/ Viens, Seigneur, oui, viens, Seigneur Jésus !

 

Je suis le Premier et le Dernier,

Le commencement et la fin.

 

Je suis le rejeton de la race de David,

L'Étoile radieuse du matin.

 

Venez à moi, vous tous qui avez soif,

Et buvez, sans argent, à la source de vie !

 

 

HOMELIE DE SAINT AUGUSTIN SUR LE PSAUME 148

L'Alléluia de Pâque.

La méditation, dans notre vie présente, doit consister à louer Dieu, car l'allégresse éternelle de notre vie future sera une louange de Dieu ; et personne ne peut être adapté à la vie future s'il ne s'y exerce pas dès maintenant. Maintenant donc nous louons Dieu, mais nous le supplions aussi. Notre louange comporte la joie ; notre supplication, le gémissement. Car on nous a promis quelque chose que nous ne possédons pas encore ; et parce que l'auteur de la promesse est véridique, nous trouvons notre joie dans l'espérance ; mais parce que nous ne possédons pas encore, notre désir nous fait gémir. Il nous est bon de persévérer dans le désir jusqu'à ce que vienne le bonheur promis, jusqu'à ce que le gémissement disparaisse et que la louange demeure seule.

Il y a donc deux époques : l'époque actuelle qui se passe dans les tentations et les épreuves de cette vie ; et une seconde époque, qui sera celle de la sécurité et de l'allégresse sans fin. Aussi deux époques ont-elle été instituées pour nous : avant Pâques et après Pâques. L'époque antérieure à Pâques symbolise l'épreuve où nous sommes maintenant ; et ce que nous célébrons en ces jours qui suivent Pâques symbolise la béatitude qui sera plus tard la nôtre. Avant Pâques nous célébrons donc ce que nous sommes en train de vivre ; après Pâques, ce que nous célébrons symbolise ce que nous ne possédons pas encore. C'est pourquoi, dans la première époque, nous nous entraînons par le jeûne et la prière ; mais dans l'époque présente, nous abandonnons le jeûne et nous vivons dans la louange. Tel est le sens de l'Alléluia que nous chantons.

L'une et l'autre époques nous ont été figurées, l'une et l'autre nous ont été manifestées dans notre chef. La passion du Seigneur nous montre la vie présente qui nous oblige à peiner, à subir les épreuves et finalement à mourir ; la résurrection et la glorification du Seigneur nous montrent la vie que nous recevrons.

Nous vous exhortons, mes frères, à louer Dieu en ce moment, et c'est ce que nous faisons tous lorsque nous disons : Alléluia. Loue le Seigneur. Tu le dis à un autre, lui-même te dit la même chose. Lorsque tous font la même exhortation, tous y répondent. Mais louez-le par tout vous-mêmes : c'est-à-dire que votre langue et votre voix ne doivent pas être seules à louer Dieu ; louez-le aussi par votre conscience, par votre vie, par vos actions.

Évidemment, nous le louons maintenant, quand nous sommes rassemblés dans l'église ; lorsque chacun s'en va chez soi, il semble cesser de louer Dieu. S'il ne cesse pas de bien vivre, il loue Dieu continuellement. Ta louange ne cesse que lorsque tu te détournes de la justice et de ce qui plaît à Dieu. Car si tu ne te détournes jamais de la vie vertueuse, ta bouche est muette, mais ta vie est une acclamation et Dieu prête l'oreille au chant de ton cœur. Comme nos oreilles entendent nos voix, c'est ainsi que Dieu entend nos pensées.

 

J'ai vu l'eau vive

Jaillissant du cœur du Christ, alléluia !

Tous ceux que lave cette eau

Seront sauvés et chanteront : Alléluia !

 

R/ Alléluia, Alléluia, Alléluia !

 

J'ai vu la source

devenir un fleuve immense, alléluia !

Les fils de Dieu rassemblés

Chantaient leur joie d'être sauvés, alléluia !

Oraison

Dieu qui donnes la vie éternelle aux hommes en les faisant renaître par le baptême, nous te prions : dans le Christ, tu nous as justifiés et rendus capables d'une existence immortelle ; conduis-nous désormais par ta grâce jusqu'à la gloire qu'il possède en plénitude.


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