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Jean chap. 16 verset 23. - En ce jour-là, vous ne m'interrogerez plus sur rien. En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous demandez quelque chose à mon Père en mon nom, il vous le donnera. - Deux autres avantages infiniment précieux, que procurera aux disciples cette bienheureuse période inaugurée par le second “ un peu de temps ”, c'est-à-dire par la Pentecôte : une connaissance parfaite de la vérité et la toute-puissance d'intercession. - En ce jour-là. Cf. v. 26, et 14, 20 (avec la note). Au jour où Jésus sera de nouveau présent aux siens, quoique d'une autre manière. - Vous ne m’interrogerez plus sur rien. Il y a quelques instants à peine, v. 5, Notre Seigneur se plaignait de ce qu'aucun de ses apôtres ne songeât à l'interrompre ; maintenant il affirme tout au contraire qu'il sera inutile de lui poser des questions, car ils verront alors toutes choses, grâce aux révélations du Paraclet. Cf. v. 13. La meilleure traduction du verbe grec ερωτησετε est “ interrogerez ”. Cf. vv. 5 et 19. Le sens de “ prier, adresser des requêtes ”, est possible en cet endroit ; mais il est moins en harmonie avec le contexte. - En vérité, en vérité... Encore le sceau du serment sur une solennelle promesse. Cf. v. 20. - Si vous demandez quelque chose à mon Père... Cf. 14, 13 ; 15, 16. Dans le texte grec, le verbe ne peut désigner que la prière. - Il vous le donnera. Quelques manuscrits (entre autres א, B, C, L), et divers critiques à leur suite (Tischendorf, Tregelles, Westcott) placent les mots en mon nom à la fin du verset ; ce qui modifie légèrement le sens : Si vous demandez quelque chose à mon Père, il vous le donnera en mon nom.

Jean chap. 16 verset 24. - Jusqu'à présent vous n'avez rien demandé en mon nom. Demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite. - Jusqu'à présent (jusqu'au moment présent) vous n'avez rien demandé en mon nom. Ils ne le pouvaient pas dans le sens strict ; car, pour prier au nom de N.-S. Jésus-Christ, il fallait que le Sauveur fût assis triomphant à la droite de son Père, après avoir mérité par ses souffrances et par sa mort le titre de médiateur parfait. Ces paroles ne contiennent donc aucun reproche ; elles constatent simplement un fait. - Demandez, et vous recevrez (voyez la note du v. 14). Comparez une promesse identique dans les évangiles synoptiques, Matth. 7, 8 ; Marc. 11, 24 ; Luc. 11, 9. - Afin que votre joie soit parfaite : “ afin que ” marque le résultat à atteindre ; et ce résultat est exprimé très énergiquement dans le grec par la construction (notez le participe parfait) : “ soit ayant été accompli ”. C'est une joie à laquelle rien ne manque et qui demeure à jamais. Cf. 3, 29 ; 15, 11 ; 17, 13.

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