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Second avis, relatif au pardon des injures. vv. 3-4

3Prenez garde à vous. Si ton frère a péché contre toi, reprends-le ; et s’il se repent, pardonne-lui. 4S’il pèche contre toi sept fois dans un jour, et que sept fois dans un jour il revienne à toi, en disant : Je me repens, pardonne-lui.

Luc chap. 17 verset 3. - Prenez garde à vous. Si ton frère a péché contre toi, reprends-le ; et s’il se repent, pardonne-lui.  - Comparez Matth. 18, 15, 21, 22 et le commentaire. Les mots prenez garde à vous peuvent se rattacher soit à l'avis qui précède, comme un nota bene solennel (prenez garde vous-mêmes de scandaliser vos frères!) soit au présent enseignement (remarquez bien cette autre chose que je vais vous dire, et pratiquez-la). On donne en général la préférence à la première de ces deux connexions. - Reprends-le. Le mot est énergique ; mais il faut que la charité chrétienne sache l'interpréter avec modération ; car le reproche en question ne pouvant avoir d'autre fin que l'amendement d'un frère égaré, le but désiré serait tout à fait manqué si l'on aigrissait ce frère au lieu de le calmer. - S'il se repent… l'offensé a des droits légitimes dont Jésus ne lui refuse pas l'exercice ; mais il a aussi un grand et noble devoir que le divin Maître lui rappelle, le devoir du pardon, de l'amnistie plénière, aussitôt que le coupable témoigne du repentir.

Luc chap. 17 verset 4. - S’il pèche contre toi sept fois dans un jour, et que sept fois dans un jour il revienne à toi, en disant : Je me repens, pardonne-lui. - Hypothèse à coup sûr peu vraisemblable dans les relations ordinaires de la vie, car, hormis les enfants, qui donc, ayant vraiment la contrition d'une faute, y retombera néanmoins sept fois dans une journée ? Mais ici, comme en maint autre passage, Jésus a recours au paradoxe pour mieux inculquer son précepte. Sept (le concret pour l'abstrait, à la façon orientale) est d'ailleurs un nombre indéterminé pour signifier : toujours. - Il revienne à toi. Trait pittoresque, si l'on prend cette expression au sens propre. Mais elle peut aussi désigner d'une manière figurée le retour intérieur à des meilleurs sentiments. - Dans S. Matthieu, l. c., répondant à S. Pierre, ce n'est pas seulement jusqu'à sept fois que Jésus réclame le pardon des injures, mais jusqu'à soixante-dix fois sept fois.

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