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27. L'aveugle de Jéricho. 18, 35-43. - Parall. Matth. 20, 29-34 ; Marc. 10, 46-52.

35Or il arriva, comme il approchait de Jéricho, qu’un aveugle était assis au bord du chemin, demandant l’aumône. 36Et entendant la foule passer, il demanda ce que c’était. 37On lui dit que c’était Jésus de Nazareth qui passait. 38Et il cria, en disant : Jésus, Fils de David, ayez pitié de moi. 39Et ceux qui marchaient en avant le reprenaient rudement pour qu’il se tût ; mais il criait encore plus : Fils de David, ayez pitié de moi. 40Alors Jésus, s’arrêtant, ordonna qu’on le lui amenât. Et lorsqu’il se fut approché, il l’interrogea, 41en disant : Que veux-tu que je te fasse ? Il répondit : Seigneur, que je voie. 42Et Jésus lui dit : Vois ; ta foi t’a sauvé. 43Et aussitôt il vit, et il le suivait, en glorifiant Dieu. Et tout le peuple, ayant vu cela, rendit gloire à Dieu.

Luc chap. 18 verset 35. - Or il arriva, comme il approchait de Jéricho, qu’un aveugle était assis au bord du chemin, demandant l’aumône. - C'était alors le 7 ou le 8 nisan, une semaine environ avant la mort de Notre-Seigneur. Sur les antilogies apparentes des récits évangéliques à propos de ce miracle, voyez l'Evang. selon S. Matth., p. 397. L'exégèse est impuissante à résoudre le problème d'une manière entièrement satisfaisante, malgré les nombreux systèmes d'harmonie (on en compte au moins une quinzaine) proposés tour à tour par les apologistes ; mais aucun homme sérieux, même dans le camp rationaliste, n'oserait en induire aujourd'hui le défaut de véracité des Évangiles.

Luc chap. 18 verset 36. - Et entendant la foule passer, il demanda ce que c’était. - La foule qui se pressait sur les pas de Jésus était sans doute en grande partie composée de pèlerins, qui allaient à Jérusalem pour la Pâque. - Il demanda ce que c'était : Détail propre à S. Luc.

Luc chap. 18 versets 37-38. - On lui dit que c’était Jésus de Nazareth qui passait. 38Et il cria, en disant : Jésus, Fils de David, ayez pitié de moi. - La foule désigne simplement le Sauveur par son nom populaire, « Jésus de Nazareth » (v. 37).  L'aveugle plein de foi lui donne sans hésiter son vrai titre, « Fils de David », c'est-à-dire Messie. Cfr. Matth. 1, 1 ; 9, 27 et le commentaire.

Luc chap. 18 verset 39. - Et ceux qui marchaient en avant le reprenaient rudement pour qu’il se tût ; mais il criait encore plus : Fils de David, ayez pitié de moi. - Ceux qui marchaient en avant, c'est-à-dire ceux qui étaient en tête du cortège. Ce trait est spécial au troisième Évangile. - Comme précédemment les apôtres (v. 18), ces gens voulaient débarrasser Jésus d'un mendiant importun. L'intention était bonne ; mais qu'ils connaissaient mal celui qu'ils prétendaient protéger de la sorte !

Luc chap. 18 verset 40. - Alors Jésus, s’arrêtant, ordonna qu’on le lui amenât. Et lorsqu’il se fut approché, il l’interrogea - Jésus ordonna qu'on le lui amenât. Détail pittoresque, bien naturel dans la circonstance, et propre à S. Luc. S. Marc raconte dans les termes les plus charmants comment l'aveugle sut courir lui-même auprès de Jésus.

Luc chap. 18 verset 41. - en disant : Que veux-tu que je te fasse ? Il répondit : Seigneur, que je voie. - Que je voie. Ainsi interpellé, ce n'est plus une vague prière qu'il adresse à Jésus : il le conjure instamment de lui rendre la vue.

Luc chap. 18 versets 42 et 43. - Et Jésus lui dit : Vois ; ta foi t’a sauvé. 43Et aussitôt il vit, et il le suivait, en glorifiant Dieu. Et tout le peuple, ayant vu cela, rendit gloire à Dieu. - Vois est encore une particularité de S. Luc. - De même en glorifiant Dieu, et tout le peuple… rendit gloire à Dieu. On a remarqué que notre évangéliste aime à signaler les sentiments de reconnaissance auxquels donnaient lieu les miracles du Sauveur. Cfr. 5, 26 ; 7, 17 ; 9, 43 ; 13, 37 ; 17, 15 ; 23, 47.

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