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6. La circoncision de Jésus 2, 21

21Le huitième jour, auquel l’enfant devait être circoncis, étant arrivé, on lui donna le nom de Jésus, que l’ange avait indiqué avant qu’il fût conçu dans le sein de sa mère.

« Jésus souffre d'être mis au rang des pécheurs : il va comme un vil esclave porter sur sa chair un caractère servile, et la marque du péché de notre origine ». Bossuet, 1è Élévat. De la 17è semaine. « Certes, a-t-on dit encore fort justement, une histoire inventée n'eût pas supposé des rites qui semblaient contredire sa pureté originelle, et qui n'étaient que les signes de sa complète inféodation à son peuple et à l'humanité ». A peine né de la femme, comme s'exprime S. Paul, Gal. 4, 4, Jésus est soumis à la loi. Comp. Rom. 8, 3 ; Hebr. 2, 17. A peine son sang est-il formé, qu'il en verse pour nous les premières gouttes en attendant qu'il le répande « à gros bouillons » sur le Calvaire. Mais ne dira-t-il pas un jour, Matth. 3, 15 et 5, 17, qu'il convient d'accomplir toute justice, qu'il est venu pour accomplir la Loi, non pour la renverser ? Il agit déjà d'après ces grands principes.

Luc chap. 2 verset 21. - Le huitième jour, auquel l’enfant devait être circoncis, étant arrivé, on lui donna le nom de Jésus, que l’ange avait indiqué avant qu’il fût conçu dans le sein de sa mère. - Prise à la lettre, cette formule indiquerait le neuvième jour, tandis qu'elle désigne seulement le huitième, selon la façon juive de parler. Cfr. 1, 59. - On lui donna le nom de Jésus. L'évangéliste ne mentionne pas directement le fait de la circoncision du Sauveur, auquel il n'attachait qu'une importance secondaire ; le principal pour lui était l'imposition du nom, ordinairement associée à cette sanglante cérémonie (voir 1 , 59 et l'explication), et c'est sur ce second point qu'il insiste surtout. Notre Seigneur reçut donc alors pour la première fois le nom sacré de Jésus, nom de tout temps cher aux Juifs, parce qu'il leur rappelait l'illustre capitaine qui avait conquis la terre promise, et le grand-prêtre qui en avait repris possession après l'exil de Babylone (cfr. Esdr. 2, 2 ; 3, 2 ; Zach. 3, 1) ; nom plus cher encore aux chrétiens, pour lesquels il est, suivant le mot si juste de S. Bernard, « miel dans la bouche, mélodie dans les oreilles, joie dans le cœur ». Philon, de Mutat. Nom. § 21, en donne le véritable sens : salut du Seigneur. - Que l'ange avait indiqué… Comp. 1, 31. - « Nous autres chrétiens, nous avons le baptême, rite plein de grâce et dégagé de toute souffrance. Nous devons néanmoins pratiquer la circoncision du cœur ». S. Bonavent. Vita Christi, 5. Tableaux de Guerchin, de Barbieri, du Parmesan, etc.).

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