41Mais il leur dit : Comment dit-on que le Christ est fils de David, 42puisque David lui-même dit dans le livre des Psaumes : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, 43jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis l’escabeau de tes pieds ? 44David l’appelle donc Seigneur ; alors, comment est-il son fils ?
Jésus s'est tenu assez longtemps sur la défensive ; il attaque maintenant à son tour. Des trois rédactions, celle de S. Luc est la plus courte, celle de S. Matthieu la plus complète (voyez le commentaire, p. 435 et s.).
Luc chap. 20 versets 41-43. - Mais il leur dit : Comment dit-on que le Christ est fils de David, 42puisque David lui-même dit dans le livre des Psaumes : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, 43jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis l’escabeau de tes pieds ? - La scène se passa encore dans le temple (Marc. 12, 35), et de nombreux Pharisiens étaient alors réunis autour de Jésus (Matth. 22, 41). - Comment dit-on… ? D'une manière générale : Dans quel sens dit-on … - Puisque David lui-même… c'est-à-dire : Et pourtant David lui-même semble affirmer le contraire. - Le Seigneur a dit à mon Seigneur. La traduction littérale du texte hébreu serait : Oracle du Seigneur (Jéhovah) à mon Seigneur (Adonaï). - Assieds-toi à ma droite. C'est la place d'honneur que Jéhovah donne à son Christ, symbole des pouvoirs égaux aux siens qu'il lui confie. - Jusqu'à ce que je fasse… Cfr. 1 Cor. 15, 25.
Luc chap. 20 verset 44. - David l’appelle donc Seigneur ; alors, comment est-il son fils ? - A la fin de son raisonnement, Jésus réitère sa question en la précisant davantage : Comment est-il possible d'être en même temps l'inférieur et le supérieur de quelqu'un ? Aujourd'hui, un enfant du catéchisme répondrait à cette difficulté. Le Messie, dirait-il, est fils de David par sa génération temporelle, et le Seigneur de David par sa génération éternelle. Mais c'était alors la plus délicate, la plus complexe des questions théologiques. Aussi, pour la seconde fois dans ce jour mémorable, les Docteurs furent-ils contraints d'avouer leur ignorance. Cfr. v. 7.