Luc chap. 21 versets 29-31. - Et il leur proposa cette comparaison : Voyez le figuier et tous les arbres. 30Lorsqu’ils commencent à produire leur fruit, vous savez que l’été est proche. 31De même, quand vous verrez arriver ces choses, sachez que le royaume de Dieu est proche. - Petite parabole pour résumer et pour faire ressortir, à l'aide d'une image claire et simple, les enseignements des vv. 25-28. - Et il leur proposa cette comparaison. De nouveau (cfr. v. 10) S. Luc interrompt le discours de Jésus par une formule de transition qui lui est propre. - Voyez le figuier… Jésus se trouvait alors sur le mont des Oliviers, et cet arbre y croissait en abondance, comme l'indique le nom de Bethphagé, « maison des figues ». De plus, le mouvement de la végétation avait déjà commencé. Cfr. Matth. 21, 19. - Et tous les arbres est une particularité de S. Luc. Les autres synoptiques ne citent que le figuier. - Lorsqu'ils commencent à produire leurs fruits. Le mot fruit n'est pas dans le texte grec, où le verbe signifie émettre des fleurs ou des feuilles. Un manuscrit latin (a) porte « fleurissent ». Comparez les nuances des récits parallèles. - De même, quand vous verrez… Morale de la parabole. Elle est exprimée en termes à peu près identiques dans les trois synoptiques : notre évangéliste a seulement le royaume de Dieu (le royaume du Messie dans sa glorieuse consommation) au lieu de la vague locution « à votre porte » de S. Matthieu et de S. Marc.
Luc chap. 21 versets 32 et 33. - En vérité, je vous le dis, cette race ne passera pas, que tout ne s’accomplisse. 33Le ciel et la terre passeront ; mais mes paroles ne passeront pas. - Conclusion de la partie prophétique du Discours, vv. 8-31. Ici encore il existe une ressemblance frappante entre les trois récits. Voyez l'explication dans l'Evang. selon S. Matth. p. 468 et s. - Mes paroles ne passeront pas… « Car tirées de l’éternité, elles possèdent en elles le pouvoir de demeurer. Mais les autres choses, i.e. le ciel et la terre, en vertu de leur condition même de créatures tirées du néant, sont nécessairement par elles-mêmes vouées au changement et au non être », S. Hilaire, Hom. in Evang. h. l