63Ceux qui tenaient Jésus se moquaient de lui, en le frappant. 64Et ils lui voilèrent la face, et ils le frappaient au visage ; et ils l’interrogeaient, en disant : Prophétise, qui est-ce qui t’a frappé ? 65Et ils proféraient contre lui beaucoup d’autres blasphèmes.
La narration de S. Luc est la plus complète des trois.
Luc chap. 22 verset 63. - Ceux qui tenaient Jésus se moquaient de lui, en le frappant. - Ceux qui tenaient Jésus : c'est-à-dire les appariteurs du grand Conseil, qu'on avait donnés à Jésus pour gardiens. Cfr. S. Marc, l. c. - Se moquaient de lui. L'imparfait dénote la continuité, la répétition des outrages, de même que dans les deux versets suivants. - Le frappant. Les synoptiques emploient quatre expressions différentes pour décrire les cruelles voies de fait que Jésus eut alors à endurer.
Luc chap. 22 verset 64. - Et ils lui voilèrent la face, et ils le frappaient au visage ; et ils l’interrogeaient, en disant : Prophétise, qui est-ce qui t’a frappé ? - Ils lui voilèrent la face. Voyez Marc. 14, 65 et le commentaire. Fra Angelico a reproduit admirablement ce détail. « Par une innovation qui demandait quelque chose de plus que du génie, il a couvert les yeux du Sauveur d'un bandeau transparent, à travers lequel on voit reluire, outre la majesté de ses traits, la douce autorité de son regard » (Rio). - Et ils le frappaient au visage. Cette phrase est omise dans les manuscrits Sinait., B, K, L, M, etc. - Prophétise (S. Matth. ajoute : « Christ »)… Odieuse parodie du rôle prophétique attribué au Messie dans les saintes Écritures.
Luc chap. 22 verset 65. - Et ils proféraient contre lui beaucoup d’autres blasphèmes. - C'est là une précieuse particularité de S. Luc. Elle nous montre combien Jésus eut à souffrir durant la dernière nuit de sa vie.